- il y a 7 semaines
Retrouvez notre soirée spéciale "Ormuz : la France se dit prêt à sécuriser le détroit", présentée par Maxime Switek, sur BFMTV ce mercredi 6 mai 2026.
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00:00Donald Trump en direct de la Maison Blanche ce soir sur BFM TV.
00:04Bonsoir à toutes et à tous.
00:05L'optimisme de Trump, important à noter.
00:07À nouveau ce soir, il est persuadé qu'un accord va être conclu avec l'Iran
00:11et persuadé aussi qu'il n'a pas besoin, qu'il n'a plus besoin de fixer un ultimatum.
00:18Pas d'ultimatum, pas de date butoir.
00:20Ça prendra le temps qu'il faudra.
00:21Voilà ce que dit ce soir Donald Trump qui reste quand même fixé sur son objectif.
00:25L'Iran ne doit pas avoir la bombe nucléaire.
00:27Toute l'équipe est là avec moi.
00:29Je commence par vous, Sergei Jernoff.
00:31Qu'est-ce que vous retenez de ce que vient de dire Donald Trump ?
00:33Il a raison sur le pétrole et sur les bourses, effectivement.
00:36Tout est en vert, sauf en Moscou, sauf en Arabie Saoudite, en Israël et encore quelque part.
00:43Mais le reste du monde, c'est en vert, effectivement.
00:47Dow Jones n'a pas dépassé les 50 000, comme il a dit.
00:49Il est à 49,948.
00:54Mais c'est vrai que toutes les bourses sont en vert, oui, effectivement.
00:57Après, c'est du Trump.
00:59On a entendu tellement de fois déjà que tout va bien, que tout va se régler.
01:05Donc il y a un effet immédiat aussi sur la baisse de pétrole.
01:08Effectivement, on est loin de 125 dollars le baril il y a une semaine.
01:14Et donc, bien évidemment, ça a son effet.
01:17Après, est-ce que ça va réussir ?
01:20Est-ce que nous aurons quelque chose de concret ?
01:22Parce que rien que par rapport à son opération d'il y a deux jours, on peut dire TACO.
01:28– TACO, il s'est encore dégonflé.
01:31– Voilà.
01:31– En stoppant son opération dans le détroit d'Hormuz.
01:34En tout cas, l'opération qui devait permettre de libérer le détroit est stoppée.
01:38Une image, une première info très importante à vous donner ce soir.
01:41Regardez, le Charles de Gaulle se rapproche du détroit d'Hormuz.
01:44Regardez ces toutes dernières images.
01:46On les a reçues ce soir.
01:47Le porte-avions français qui était en Méditerranée depuis deux mois
01:49a passé le canal de Suez aujourd'hui.
01:51Ce sont ces images-là précisément que vous voyez,
01:53accompagnées évidemment de son groupe aéronaval.
01:56Frégate de défense antiaérienne, bâtiment ravitailleur, frégate multimission.
01:59Et le tout pour aller se positionner beaucoup plus au sud,
02:03au large du Yémen, à la limite entre la mer Rouge et le golfe d'Aden.
02:06La France, visiblement, prête ce soir sous condition,
02:09et j'insiste sous condition, et avec une quarantaine de pays,
02:12à aller sécuriser le détroit d'Hormuz.
02:15Général du Tartre, quel est le but de la manœuvre de cette opération ?
02:18D'envoyer ce soir le Charles de Gaulle se rapprocher du détroit d'Hormuz.
02:23– Je crois que c'est avant tout un symbole politique et diplomatique extrêmement important,
02:27pour montrer qu'il y a des discussions en ce moment entre les Iraniens et les Américains.
02:34Les Européens veulent faire partie quelque part,
02:37ou que ces discussions amènent, notamment pour la liberté de circulation dans le détroit,
02:42pas n'importe quel expédient, c'est-à-dire qu'on puisse participer quelque part à la discussion.
02:47Et rien de tel, effectivement, que de montrer qu'on a un élément de force qui est très important.
02:53C'est le plus important d'Europe, et la France le montre en premier.
02:56Elle a travaillé déjà depuis des semaines et des mois sur une coalition entre guillemets des volontaires,
03:01je dis bien pour sécuriser le détroit, mais il faut attendre bien sûr que les négociations aboutissent,
03:07parce que le président français a été clair là-dessus, il est hors de question d'intervenir tant qu'il
03:12y a le conflit.
03:12– Oui, la précision est très importante, Didier François.
03:15L'idée là, ça n'est pas d'aller maintenant, ce soir, se positionner à proximité d'Hormuz, pas encore.
03:21– Non, vous avez bien compris, on a une première phase de conflit,
03:24qui a été lancée par les Américains et les Israéliens, et dans laquelle nous n'avons rien à voir.
03:28Enfin, on n'était pas consulté, comme l'a dit le président, on n'y a pas participé.
03:31En revanche, on en subit les conséquences.
03:34À trois niveaux, dans un premier temps, ça avait tiré sur Chypre, rappelez-vous.
03:38On a eu des prix des drones sur un territoire de l'Union Européenne par le Hezbollah.
03:42Donc là, on a déployé, première phase, ce porte-avions, ce groupe Renéa et Huronaval,
03:47je vous prie de m'excuser, face à Chypre, pour pouvoir agglomérer autour de nous
03:52une défense européenne, une protection de l'Europe autonome,
03:55avec une incapacité d'appréciation de situation.
03:57Évidemment, à ce moment-là, on savait bien que le problème principal se poserait
04:01soit sur Babel Manded, le fameux détroit entre le Yémen…
04:06– Exactement, qui est au sud vraiment du canal de Chypre.
04:08– Mais d'où passe l'essentiel du commerce maritime pour l'Europe, avec l'Asie,
04:12et puis en deux, la question d'Orbouz.
04:15On n'a pas voulu s'y mettre les pieds tant que c'était le nid de frolon, d'accord
04:20?
04:20Et on a juste fait d'un soutien militaire à nos alliés dans la région,
04:25les Qataris, les Émiratis, les Jordaniens et les Égyptiens.
04:30Phase 2, rappelez-vous, hier soir, nous avons eu cette discussion,
04:33nous sommes même quittés dans la discussion…
04:35– Pas fâchés.
04:36– Pas du tout, mais où, d'un seul coup, Trump nous disait avec Rubio
04:40« Ah bon, on va faire une résolution au Conseil de sécurité avec ce qui est très important,
04:45les Saoudiens, les Émiratis, les Qataris, les Omanais qui sont nos alliés de la région. »
04:52Donc on ne pouvait pas rester sans rien faire et se laisser imposer ou refiler un bébé,
04:56d'autant que Trump, là pour le coup, fait un appel aux Nations Unies, donc au droit international.
05:02Donc phase 2, la réponse française a été de faire avancer d'un cran supplémentaire
05:08le porte-avions en direction, pas encore d'Hormuz, mais du golfe d'Aden.
05:14Donc là, on n'est pas très loin de Djibouti si on doit faire un peu de réparation.
05:18On est sur le détroit de Babel-Mendet, c'est important,
05:21mais on est surtout à 48 heures d'Hormuz pour peser sur les discussions internationales,
05:26pour peser sur les possibles solutions diplomatiques qu'on voit s'esquisser.
05:31On n'est pas sûr qu'elles vendaient aboutir.
05:33Mais on ne pouvait pas rester sans rien faire ou juste à dire non,
05:36ce qu'on disait hier soir, parce qu'on a le prix du pétrole quand même,
05:39qui nous intéresse, on a nos alliés dans la région qu'on ne peut pas lâcher,
05:42et donc on fait ce qu'on fait de mieux.
05:44Avec notre porte-avions, on se repositionne là,
05:47en disant, nous avions discuté avec les Britanniques, avec les Indiens,
05:50avec des pays d'Asie, de faire une coalition qui, hors de la guerre,
05:53dans le cadre du droit national et de la diplomatie,
05:55propose une solution alternative.
05:57Nous mettons notre plus beau navire,
06:00notre navire amiral à disposition de cette coalition.
06:03Rejoignez-nous, c'est ce pas-là.
06:05J'ai une question impossible, Romuald Sura.
06:08Quelle réaction possible pour Trump ce soir ?
06:11Il n'y a pas de déclaration pour l'instant de Donald Trump,
06:12en tout cas je ne l'ai pas vu.
06:14Il fait comme si ça n'existait pas.
06:16dit Didier François.
06:17Quelle réaction possible face à ce mouvement de l'armée française,
06:20en direction, pas encore à proximité,
06:22mais en direction du détroit d'Hormuz ?
06:24Comme cela vient d'être dit, il fera comme si cela n'existe pas.
06:27De toute façon, je crois que cela l'indiffère, pour l'instant.
06:31Il avait appelé les alliés à l'aide.
06:33Pour lui, ce sont des quards, comme on dit en anglais,
06:35des lâches qui ne sont pas venus à son appel,
06:38et donc il les méprise.
06:39Pour l'instant, pour lui, cela n'existe pas,
06:42ça n'a pas d'incidence.
06:42D'aucune manière, ça ne peut être vu comme un geste envers l'allié américain.
06:47On a un souci avec Hormuz, on vient vous aider d'une certaine manière.
06:51Ce serait vraiment délicat quand même,
06:54parce qu'après nous avoir appelé régulièrement,
06:57instamment à participer au déblocage,
07:00là si vous voulez,
07:01c'est une succession d'échecs, contre-échecs, échecs et maths.
07:05Chacun essaie de montrer qu'il répond aux instances, aux exigences,
07:09et à se présenter blanc comme neige devant la communauté internationale.
07:15Effectivement, la France ne pouvait pas accepter,
07:17simplement rester passive face à la perspective de cette résolution américaine,
07:22qui en plus propose d'emmener Russes et Chinois dans le même bateau,
07:27si vous me passez l'expression.
07:28Et la France joue avec tous les atouts qu'elle a en main,
07:32notamment cet atout unique pour nous, le Charles de Gaulle,
07:37mais aussi une volonté très claire et assez cohérente
07:40avec ce qu'on a énoncé depuis le début, en mars, le 17 avril à Paris,
07:44et qu'on répète avec nos alliés, notamment britanniques,
07:47et maintenant les 40 pays aussi qui sont embarqués.
07:50Ensemble, on témoigne aussi qu'il existe une autre approche
07:53pour résoudre ce conflit,
07:55et en tout cas une urgence aussi à Hormuz.
07:58Tout en sachant que la France précise tout le temps
08:01« Nous ne participons pas à cette guerre ».
08:04Absolument.
08:06Pour un peu parier Trump,
08:11ce n'est pas notre guerre.
08:13Et donc la France ne participera en aucun cas
08:17dans les opérations à Hormuz
08:19qu'en cas de paix qui est installée.
08:22Et donc du coup, Trump dit à ce moment-là
08:25« À quoi vous me servez ? »
08:27Parce qu'en réalité, quand il faut se battre, vous n'êtes pas là,
08:30vous refusez de se battre à côté de moi,
08:33et vous voulez venir uniquement quand il y a la paix,
08:36mais quand il y a la paix, je n'ai pas besoin de vous.
08:38Et remarquez,
08:39quand il y a eu l'attaque de navires,
08:44l'armateur est français.
08:45Et qu'est-ce que dit le gouvernement français
08:48par la voix de sa porte-parole ?
08:51La France n'a pas été visée.
08:54Quand il y avait les soldats français
08:56qui étaient partis du Finul au Liban,
09:00qu'est-ce qu'elle a dit ?
09:01La France n'a pas été visée.
09:02Donc la France, en fait, ne fait tout
09:04pour ne pas qu'on la croie impliquée dans ces guerres.
09:08– On ne peut pas s'y entraîner aussi,
09:10parce qu'il y a une volonté de nous entraîner.
09:12– Général, je vous voyais regarder attentivement
09:15les photos que l'on déroule là sur l'écran.
09:18À terme, en phase 3 ou 4,
09:21pour reprendre l'expression de Didier tout à l'heure,
09:22je ne sais pas où on en sera à ce moment-là,
09:23quand il faudra aller débloquer Ormouz,
09:25réellement, que la paix sera installée, etc.
09:27– On phase 5.
09:27– Oui, au moins, peut-être au moins 5.
09:31On ne va pas envoyer le Charles de Gaulle
09:34à l'intérieur du Détroit.
09:37Donc, on sait qu'il y a ces navires qui l'accompagnent,
09:40une frégate multimission, un bâtiment ravitailleur,
09:43une frégate de défense anti-aérienne,
09:44ce sont les photos que l'on voyait.
09:45Il y a un sous-marin qui doit traîner dans les parages,
09:48évidemment, pour accompagner le Charles de Gaulle.
09:49Qui fait quoi dans ces cas-là ?
09:51Qui peut faire quoi dans ce qu'on envoie là-bas ?
09:54– Comme toujours, l'aviation.
09:56– C'est un aviateur qui le dit.
09:57– Comment la chasse m'est-t-il ?
09:59– La chasse m'est-t-il ?
10:00– Vous me donnez l'occasion,
10:01je vous rappelle que dans Port-Avion, il y a Port-Avion.
10:03– Donc, vous rajoutez quand même,
10:06d'abord, une plateforme qui est extraordinaire,
10:09qui est un Port-Avion.
10:10Évidemment, ça porte des avions,
10:11c'est un territoire français qui est extrêmement symbolique.
10:14Et positionné dans la mer d'Arabie,
10:18peut intervenir en soutien de n'importe quelle mission.
10:21Mais effectivement, en mon sens,
10:22il n'est pas question que le Port-Avion s'approche du détroit d'Hormuz.
10:26Lorsqu'il faudra sécuriser, escorter,
10:28ou être en mesure de répliquer s'il y avait,
10:31ou de protéger des navires civils,
10:34c'est surtout des frégates qui seront à la manœuvre,
10:38éventuellement une couverture aérienne régulière
10:40qui soit prête à intervenir.
10:42Mais la symbolique est quand même forte.
10:45Et donc, vis-à-vis des Américains,
10:48vis-à-vis de la France, vis-à-vis des Européens,
10:50vis-à-vis de nos partenaires dans le Golfe,
10:53avec les pays que soient les Émirats, le Qatar,
10:56l'Omane ou le Koweït,
10:58l'Arabie saoudite, c'est bien de montrer qu'on est là.
11:00D'un mot encore, Didier, avant de donner l'autre affaire importante de la soirée.
11:04Vous vouliez réagir ?
11:05Sinon j'avance.
11:06Non, on peut avancer, mais il y avait juste un truc,
11:08regardez quand même une chose qui est intéressante.
11:10Dès lors que le Port-Avion a été déployé,
11:13le président Macron a passé un coup de téléphone
11:16au président iranien.
11:17Avant Trump, il n'a toujours pas eu Trump au téléphone.
11:19Il lui a expliqué à l'Iranien ce qu'il voulait faire.
11:21Donc vous voyez bien qu'il y a une volonté, y compris de montrer,
11:23que la logique n'est pas du tout,
11:25je ne suis pas sûr, après je ne sais pas comment ça se passe avec Trump,
11:27mais vous êtes à l'armor que des Américains.
11:30Voilà, c'est clairement pas convergent pour l'instant.
11:33On va rester dans le Détroit d'Ormouz,
11:35justement parce que l'autre information clé de la soirée,
11:36c'est donc qu'un navire d'un armateur français a été touché,
11:39sans doute par un missile de croisière iranien,
11:41on va en parler, il y a des blessés, il y a des dégâts,
11:43vous voyez cette photo.
11:44Voici ce bateau, le San Antonio, un porte-conteneur
11:47qui appartient à la compagnie CMA-CGM,
11:50par ailleurs propriétaire de BFM TV.
11:52Le San Antonio a été frappé hier soir,
11:54alors qu'il tentait de passer le Détroit d'Ormouz,
11:57alors qu'il était sous la protection des Américains,
12:00la précision est importante,
12:01et je vous le disais, plusieurs marins ont été blessés
12:03et évacués vers la terre ferme.
12:05Didier, je reste avec vous.
12:06Que sait-on précisément de ce qui s'est passé hier soir ?
12:09Quelle histoire on découvre,
12:12je veux dire au fil des heures,
12:13parce qu'on a encore des précisions il y a quelques minutes ?
12:15Oui, alors, on n'a pas encore tous les éléments,
12:18parce que c'était dans le cadre, visiblement,
12:21de l'opération Project Freedom,
12:25qui n'est pas une opération d'accompagnement,
12:28c'est-à-dire que les navires marchands
12:32passaient le long de la côte d'Omane
12:34et étaient en train de sortir du Détroit d'Ormouz.
12:37Ils étaient deux navires, comme vous l'avez dit,
12:40deux portes-conteneurs,
12:42et l'un d'entre eux a été touché par un tir.
12:46Il semblerait...
12:47La plupart des sources disent que c'est un missile anti-navire.
12:50Voilà, on n'a pas encore la confirmation de cette affaire,
12:52mais qui en tout cas a touché la chambre des machines,
12:56ce qui explique le nombre de blessés importants
12:59dans la chambre des machines,
13:00et qui a arrêté le navire
13:03qui ne pouvait plus continuer à faire route,
13:05si ce n'est que le deuxième lui a réussi à passer.
13:07Donc, on voit bien qu'il était effectivement
13:09sous pavillon maltais avec un équipage philippin.
13:14Néanmoins, c'est quand même le bateau d'un armateur français
13:19et les Iraniens ne pouvaient pas ne pas le savoir.
13:21Et qui plus est, ils ont quand même ouvert le feu
13:22sur un navire de commerce,
13:25ce qui est un acte de piraterie
13:28et qui est un acte totalement interdit.
13:30Donc, voilà.
13:31Aujourd'hui, la France a dit que ce n'était pas la France
13:33qui a été visée automatiquement, peut-être.
13:35Je trouve que c'est un peu inélégant.
13:37Il y a quand même un geste qui a été fait là
13:38de la part des Iraniens,
13:40qui était clairement une tentative d'arrêter
13:43le fameux projet Freedom,
13:44qui est une attaque assez inqualifiable
13:46à la liberté de circulation.
13:48Je ne dis pas ça parce que c'est CGF,
13:49ça aurait été Marsque ou autre.
13:52C'est un vrai sujet qui est...
13:54Alors, bon, qui semble pour l'instant repousser,
13:57puisque finalement, l'air de l'in,
13:58cette opération aura quand même permis
14:00de sortir de l'attente
14:02dans laquelle on était,
14:03du blocage sur les négociations,
14:05puisqu'il y a le mémorandum
14:06qui pourrait être tout à l'heure.
14:08Mais voilà, on est quand même sur quelque chose
14:10qui est un acte grave
14:11et qui, de toute façon,
14:14faisait que, je pense qu'aujourd'hui,
14:16ni les armateurs,
14:17ni les assureurs
14:22n'ont confiance
14:23dans les paroles données
14:24sur la possibilité de traverser
14:26ce détroit d'Ormousse
14:27tant qu'il n'y aura pas d'accord
14:28qui sera signé.
14:29Je vais lire le communiqué
14:30de la CMA-CGM
14:31parce qu'il y a un mot
14:32très important.
14:33La CMA-CGM,
14:34le CMA-CGM San Antonio
14:35a donc été la cible
14:36d'une attaque hier
14:37lors de son passage
14:37dans l'étroit d'Ormousse
14:38entraînant des blessures
14:39parmi les membres d'équipage.
14:40L'attaque a également entraîné
14:41des dommages sur le navire.
14:42Les membres d'équipage blessés
14:43ont été évacués
14:44et reçoivent les soins médicaux nécessaires.
14:46Général,
14:46le CMA-CGM San Antonio
14:48a été la cible d'une attaque.
14:50Ce bateau a été ciblé,
14:53délibérément,
14:54ciblé en connaissance de cause
14:55par les Iraniens.
14:56Quand vous envoyez
14:57un missile anti-navire,
14:59quand vous envoyez
14:59un missile de croisière,
15:00il y a une destination
15:01qui est préréglée
15:03et qui est choisie
15:03par celui qui l'envoie.
15:05Oui, c'est vrai
15:05qu'on manque d'éléments,
15:06comme disait Didier,
15:07sur le type de missile
15:08qui est envoyé.
15:09Parce qu'en fonction
15:09du type de missile,
15:10ce n'est pas tout à fait...
15:11Qu'est-ce que ça pourrait changer
15:12en fonction du type de missile ?
15:12C'est-à-dire que
15:13si vous envoyez
15:14un missile anti-navire,
15:16là vous ciblez bien,
15:17vous accrochez votre cible.
15:19Et en avant.
15:19Donc elle a accroché
15:20et donc le missile
15:22va exactement
15:23sur le bateau
15:24que vous avez visé.
15:26Et pardon,
15:26elle va exactement
15:27vers la salle des machines,
15:28c'est-à-dire éventuellement
15:29un point chaud.
15:30C'est fait pour ça.
15:31A priori,
15:31à mon avis,
15:32c'est effectivement ça
15:32qui nous fait dire
15:33que ce serait plutôt,
15:34avec Didier,
15:35un missile anti-navire.
15:38Les sources militaires
15:39qu'on a ici ?
15:39Qu'est-ce que c'est ça ?
15:40Attends,
15:41un drone sera arrivé
15:42sur le poste de commandement,
15:44le poste d'équipage.
15:45Un missile de croisière,
15:46ce n'est pas fait pour ça.
15:47Non.
15:48Donc, même au niveau
15:49de ce qu'on appelle
15:50du targeting
15:50ou du ciblage,
15:51il ne sait pas très bien faire,
15:52il va sur coordonnées
15:53et comme un bateau,
15:54lui, il bouge.
15:56Donc, ce n'est pas très bon.
15:57Donc, probablement
15:58un missile anti-navire.
16:00Alors, je ne sais pas
16:01où se trouvaient
16:02les destroyers américains
16:03parce qu'il semblerait
16:04qu'il y en a deux,
16:05mais là,
16:05ils n'étaient pas là.
16:06Ils étaient en face à Abu Dhabi.
16:07Ils étaient à 55 kilomètres
16:08d'Abu Dhabi.
16:08Ils étaient en face à Abu Dhabi.
16:09Ça veut dire
16:10que ce n'est pas de l'escorte ?
16:11Non.
16:11Ils étaient sur une bouche de protection.
16:13Alors, qu'est-ce que ça veut dire
16:14dans ces cas-là ?
16:14C'est là qu'il y a une difficulté.
16:16C'est-à-dire qu'on l'a vu hier,
16:17par exemple, avant-hier,
16:18lorsqu'ils sont passés,
16:19je m'excuse,
16:20mais quand ils sont passés
16:21la première fois,
16:23les destroyers américains
16:24ont été pris à partie
16:26et ont réussi à tirer.
16:27Mais pourquoi ?
16:28Parce qu'ils ont tiré
16:28avec leurs propres armes
16:29et surtout
16:30leur propre radar de guise,
16:31leur propre conduite de tir.
16:33Ils ont des radars
16:34et à bord
16:35des missiles anti-missiles
16:37sur les destroyers
16:39de la classe
16:41à l'Ai-Burk
16:41qui peuvent le faire.
16:43Là, il aurait fallu
16:44utiliser
16:45du missile anti-missile
16:48en étant soit
16:49très à côté,
16:50parce que là,
16:51pour le coup,
16:51ils auraient utilisé,
16:52s'il y avait une escorte,
16:53ils auraient pu utiliser
16:54leur radar
16:56de conduite de bord,
16:58soit ça devenait compliqué
17:00parce que le fait,
17:01effectivement,
17:02sur un missile anti-navire
17:04de type C-802
17:06qui passe à ras des flots
17:07et qui va taper,
17:09honnêtement,
17:09si vous n'êtes pas
17:13le destroyer
17:14qui a des capacités
17:16anti-balistiques à bord
17:17sur un navire
17:18de commerce,
17:19même à double coque,
17:22en fait,
17:23il n'a aucune chance.
17:24C'est très difficile
17:24à intercepter.
17:25Mais quel est le message
17:27des Iraniens
17:27ou d'une partie
17:28du régime iranien,
17:29El Zavidal ?
17:29Vous êtes chez nous,
17:31le D3 est à nous,
17:32on contrôle encore le D3 ?
17:33C'est ce qu'ils essayent
17:34effectivement d'entendre,
17:36de faire entendre
17:36le plus fortement possible,
17:37c'est qu'ils ont acquis
17:39un contrôle sur les passages
17:41dans le détroit d'Hormuz
17:42et ça,
17:43c'est un trésor pour eux.
17:45C'est un véritable gain stratégique.
17:47Donc,
17:47ils ne peuvent pas se permettre
17:49de brader ce gain.
17:50Peu importe
17:51les efforts américains
17:52en face,
17:52à moins qu'ils ne soient
17:53véritablement cataclysmiques,
17:55les Iraniens ont tout intérêt
17:57à rester,
17:58à prouver
17:58qu'ils ont la capacité
18:00à maintenir un contrôle,
18:01ne serait-ce que partiel
18:02et à base de nuisances,
18:05ce qu'ils ont utilisé
18:05depuis le début,
18:06dans cette fameuse défense
18:08du faible au fort,
18:10votre capacité de nuisance
18:12est votre premier atout.
18:13Aucune raison
18:14de changer de stratégie
18:16puisqu'elle a marché jusque-là
18:17et c'est ce qui appelait d'ailleurs,
18:19amené, pardon,
18:20le président du Parlement,
18:22Khalibaf,
18:23Mohamed Khalibaf,
18:24à dire,
18:24attention,
18:25en fait,
18:25ça va continuer,
18:26il faut être prêt
18:26à ce que ça continue,
18:28on n'a pas encore commencé.
18:30– Il y a quelque chose
18:32qui s'est passé
18:33les deux derniers jours,
18:35vous savez,
18:36les Iraniens
18:36ont obligé
18:38les bateaux
18:38passer chez eux
18:39dans leur
18:41zone territoriale
18:42parce qu'ils disaient
18:44là-bas,
18:44c'est les mines.
18:45En fait,
18:46les Américains
18:46ont prouvé
18:47les 48 heures
18:51dernières
18:51qu'il n'y a pas de mines,
18:53qu'en fait,
18:54ils peuvent passer,
18:55on peut passer
18:56côté Omanet
18:57et donc,
18:58en fait,
18:58on peut ouvrir
19:00le détroit,
19:00mais vous avez remarqué
19:02que les bateaux
19:03qui étaient
19:04côté Omanet,
19:05les Iraniens
19:06tiraient là-dessus.
19:07Ça veut dire
19:07que ce qui les embête,
19:09c'est qu'en fait,
19:10on ouvre réellement
19:12le détroit.
19:13Et il y a autre chose,
19:15en fait,
19:15ils ont annoncé
19:16aussi ces jours-ci
19:17la création
19:18d'une administration
19:20du détroit
19:21de Dormuz
19:22et donc,
19:23ils disent
19:23maintenant,
19:24tout le monde
19:24doit s'adresser
19:25à cette administration.
19:27Donc,
19:27en fait,
19:27ils ont proclamé
19:28la propriété
19:29du détroit
19:32d'une manière
19:34unilatérale
19:34et ils veulent absolument,
19:36comme disait Elsa,
19:38garder cette capacité
19:40parce que
19:40c'est leur seule arme
19:42dans la région.
19:43On verra
19:43dans une seconde,
19:44Général,
19:44que Trump
19:45a décidé
19:46de suspendre
19:47son opération
19:49Project Freedom
19:50qui devait servir
19:51normalement
19:52à protéger
19:52les navires commerciaux
19:53qui voulaient passer
19:54le détroit d'Ormuz.
19:56Hier,
19:56ce projet
19:57était toujours en cours,
19:58la protection
19:58était toujours là,
20:00le navire français
20:01qui passe
20:01de la CMA-CGM
20:03est normalement
20:04sous protection américaine.
20:05C'est quand même
20:06une protection toute relative.
20:07Oui,
20:08alors moi,
20:08je n'avais pas
20:09c'est une protection.
20:10Ils ont montré
20:11qu'ils pouvaient ouvrir,
20:12mais je ne suis pas surpris,
20:14en fait,
20:15si vous voulez,
20:15que les Iraniens
20:16aient tiré sur ce bateau
20:18sans viser spécialement
20:19la France.
20:20Je suis sûr
20:21que l'opérateur
20:22qui était derrière,
20:23CMA-CGM,
20:24ce n'est pas ce que c'est.
20:24Donc,
20:25ils ne savent pas
20:26que c'est un amateur français
20:28et le troisième
20:29amateur au monde.
20:31Mais par contre,
20:32je vous rappelle
20:33qu'ils n'ont pas tiré
20:34que sur ce bateau.
20:36Ils ont tiré
20:36sur d'autres bateaux
20:37comme l'évoquait Didier.
20:38Les destroyers américains
20:40qui sont passés,
20:40ils ont sûrement
20:41subi des tirs.
20:42Je rappelle qu'ils ont tenté
20:43de faire des opérations
20:45avec leur micro-flotte,
20:47c'est-à-dire qu'il y a
20:47quand même sept navires rapides
20:50ou en tout cas
20:51semi-rigides
20:53iraniens
20:53qui se sont aventurés
20:56dans le Golfe
20:57et qui ont été
20:58neutralisés complètement.
20:59Donc, ça,
21:00ça les a refroidis aussi.
21:01Donc,
21:01ils tirent avec les piscines.
21:02Donc, je pense, moi,
21:03que ces 48 heures
21:04étaient très intéressants
21:05parce qu'ils ont montré
21:06qu'on pouvait faire des choses
21:09de la bataille.
21:10On n'a pas voulu
21:11aller plus loin.
21:11On n'a pas voulu faire
21:12une véritable bataille
21:12du Détroit
21:14mais que les Iraniens
21:15vont faire très attention.
21:16S'ils poursuivent
21:18dans ce domaine-là,
21:21ils vont subir
21:22à un moment
21:22une campagne de bombardement
21:23et pour l'instant,
21:24ce n'est pas ce que souhaite
21:25Donald Trump.
21:26Il souhaite
21:28un moyen d'accord
21:29mais il n'a pas envie
21:30de reprendre tout de suite
21:31des bombardements.
21:31Petite question
21:32générale d'aviation.
21:35Hier,
21:35il y avait des avions
21:37dans l'air.
21:37Il y avait les hélicoptères,
21:38il y avait les avions,
21:39il y avait les aguacs,
21:41etc.
21:41Aujourd'hui,
21:42il n'y avait rien apparemment.
21:43Non, non,
21:43parce que l'opération
21:44est suspendue.
21:45Si, si,
21:45je peux vous dire
21:46qu'il y a toujours
21:46des drones
21:47qui tournent autour.
21:48Non seulement,
21:49il y avait quelqu'un,
21:50il y a un chasseur F-18
21:51tout à l'heure
21:51qui a tiré
21:52sur un pétrolier iranien
21:55et qui l'a détourné
21:56de son truc.
21:57C'est plus loin, oui.
21:58Oui, oui,
21:58mais c'est quand même
22:00dans le Détroit,
22:01en approche du Détroit.
22:02Parce qu'il faut rappeler
22:03quand même un élément important
22:04que ce soir,
22:05tout ça intervient
22:06alors que Donald Trump
22:07a suspendu son opération
22:09Project Freedom.
22:09Il l'a lancée
22:10la nuit dernière,
22:11opération qui devait
22:11justement sécuriser
22:12le passage du Détroit.
22:13Vous voyez son message,
22:14le projet Liberté
22:15sera mis en pause
22:16pour une courte période
22:17afin de voir
22:18si l'accord peut être
22:19finalisé et signé.
22:21Cette opération,
22:22Romuald Sera,
22:23aura donc duré 48 heures.
22:25Comment vous la qualifiez
22:26ce soir ?
22:27Pathétique.
22:28Écoutez, pathétique.
22:29On a un président américain
22:30qui, de toute façon,
22:30on en a déjà parlé
22:31sur ce plateau,
22:32est acculé,
22:32cherche une sortie de secours
22:33depuis déjà plusieurs semaines
22:34et craint absolument
22:36la reprise des combats.
22:37Comme l'a dit le général,
22:38oui, s'il devait y être forcé,
22:40évidemment qu'il y retournerait
22:41et qu'il frapperait très fort.
22:42Mais à l'heure qu'il est,
22:43il est prêt à tout
22:44pour passer un compromis.
22:45Ce fameux bout de papier
22:46dont on parlait hier soir,
22:48Trump doit se sortir
22:49du guépier iranien
22:50et brandir une feuille de route,
22:52un papier, un accord,
22:53appelez ça comme vous le voulez,
22:54face à ses électeurs.
22:56Donc oui, c'est pathétique.
22:57Il y a eu des avancées,
22:59des négociations.
23:00Mais pourquoi il suspend ?
23:01Il suspend tout simplement
23:03pour faire plaisir
23:05à la partie adverse.
23:06Vous savez, il y a des choses...
23:07C'est les Saoudiens.
23:07Comment ?
23:08Il y a eu une demande des Saoudiens.
23:10Oui, et au-delà de cela...
23:12La Chine.
23:13La Chine aussi.
23:13Au-delà de cela,
23:14il y a rendez-vous
23:15dans une semaine
23:15avec Xi Jinping.
23:16Il a besoin de Xi.
23:18Il doit d'abord arriver
23:19à ce rendez-vous,
23:20non pas dans la position
23:21d'un loser
23:21qui est complètement englué
23:23dans le conflit iranien.
23:25Donc, il doit faire
23:25des concessions
23:26à, effectivement,
23:27ses partenaires,
23:28à la Chine,
23:29mais aussi à l'Iran
23:30pour essayer d'avoir un deal.
23:31Il faut quand même oublier
23:32que cet après-midi,
23:33le gouvernement iranien,
23:34via son porte-parole,
23:35a rejeté la proposition de Trump
23:37et a dit qu'ils allaient faire
23:38une contre-proposition.
23:39Donc, Trump a besoin
23:40d'une contre-proposition
23:41qui soit un minimum crédible
23:43pour qu'il puisse
23:44au moins prétendre
23:45que les négociations
23:46avancent à grands pas
23:47avant de voir le président chinois.
23:49– Je vais inverser les choses.
23:50Est-ce que vous,
23:51vous parlez d'un mouvement pathétique,
23:54on a beaucoup entendu
23:54le mot de fiasco, etc.
23:55Est-ce que finalement,
23:56ce n'est pas un succès ?
23:57Est-ce que le but de Trump,
23:58au départ,
23:58en lançant cette manœuvre,
23:59c'était un peu de secouer les choses
24:02en faisant passer
24:03ces deux destroyers ?
24:04Alors certes,
24:05il y a peu de bateaux commerciaux
24:05qui sont passés sans encombre,
24:06il y en a deux,
24:08mais ça a fait bouger les choses.
24:09– Ça a fermé des options.
24:11Moi, honnêtement,
24:11aujourd'hui,
24:12je pensais un peu tôt pour dire,
24:14je ne crois pas
24:14que ce soit un élan de succès,
24:15je ne crois pas
24:16que ce soit un fiasco,
24:16comme d'habitude.
24:17D'abord,
24:18on n'a pas assez de recul
24:19pour pouvoir prendre
24:19des positions aussi tranchées.
24:21C'est ce que je pense.
24:22Je pense qu'il y avait
24:24un blocage,
24:25clairement.
24:26Il y a toujours un problème,
24:27c'est que le pouvoir iranien
24:29est toujours divisé
24:30sur l'accord ou pas.
24:31Trump n'est pas toujours
24:32très clair sur ce qu'il veut obtenir,
24:33mais il y avait deux choses,
24:34on l'avait dit déjà hier aussi.
24:35Les négociations poursuivaient,
24:36se poursuivaient.
24:37Elles n'avançaient plus,
24:38elles étaient un peu bloquées,
24:39elles se poursuivaient.
24:39Le fait d'avoir montré
24:40qu'on était capable
24:41de faire entrer
24:41des navires de guerre
24:43et de sortir,
24:44que les Iraguiens
24:45ont quand même essayé
24:46de les arrêter.
24:46Ils ont tiré 15 missiles,
24:48je vous rappelle,
24:48pour essayer de les abattre.
24:49Les 15 missiles ont été abattus.
24:50Donc, ce n'est pas rien.
24:52Nous, on voit toujours,
24:53comme on parle de nos...
24:54On voit les faiblesses occidentales,
24:56on ne voit jamais
24:56les faiblesses iraniennes.
24:59Attention, c'est normal,
25:00on est en démocratie.
25:00Donc, nous, c'est clair
25:01ce qui se passe chez nous,
25:02c'est beaucoup moins clair
25:03ce qui se passe chez eux.
25:04Je pense que l'air de rien,
25:06c'est un peu entre les deux.
25:07Je pense que, oui,
25:09Trump, ce n'était pas
25:09un grand succès.
25:10On l'a vu avec le problème
25:11que les navires commerciaux
25:13ne peuvent pas passer
25:13puisqu'il y a des navires
25:15qui ont été touchés.
25:16Donc, ça, c'est un échec.
25:17Mais le fait que
25:18les navires militaires
25:20puissent, eux, passer,
25:21et en fait, ça prouve
25:22que ça ne serait pas
25:23si simple pour ça
25:24pour les Iraniens,
25:24je pense qu'ils l'ont intégré.
25:26Donc, tout ça fait que,
25:28finalement, c'est pour ça
25:29qu'on peut-être parler,
25:32de ce mémorandum d'entente
25:34qui est loin d'être un accord,
25:36mais qui est où il commence là.
25:38On commence quand même
25:38à rentrer dans le mur
25:39parce qu'on a des retours
25:40aussi des Pakistanais
25:41et d'autres, etc.,
25:42qui font que là,
25:43ils ont quand même trouvé,
25:45ils sont vraiment
25:45en train de discuter sérieusement
25:46le cadre de négociations.
25:48Et dans ce cadre
25:49de négociations,
25:50à la différence
25:51de ce qu'il y avait avant,
25:52il y a tous les paramètres
25:53que les Américains voulaient mettre.
25:54On va reparler des négociations.
25:55Il y a une précision importante
25:56quand même, c'est que
25:57Trump suspend son projet Liberté
25:59et son Project Freedom
26:00qui consistait
26:02à protéger les navires
26:04qui voudraient passer.
26:04Ça ne veut pas dire évidemment
26:05que les Américains
26:06arrêtent leur blocus
26:08de cette zone
26:09et du Notre-Dameau.
26:09C'est pas du tout.
26:11Blocus infranchissable,
26:12c'est ce que dit Trump ce soir.
26:13La situation est sous contrôle.
26:15Le blocus est incroyable.
26:17La marine a été formidable.
26:19Le travail qu'ils font
26:20est extraordinaire.
26:21C'est comme un mur
26:22d'acier infranchissable.
26:24Les Iraniens n'arrivent pas
26:26à faire passer quoi que ce soit.
26:28Murs infranchissables,
26:29dit Trump.
26:30Laura Cambo
26:30vous retrouve du côté
26:31de Doha au Qatar en direct.
26:33Un navire iranien a d'ailleurs
26:34été ciblé ces dernières heures
26:36par les Américains.
26:40Effectivement,
26:41c'est ce qu'explique
26:41le CENCOM,
26:42le centre de commandement
26:43américain
26:44sur les réseaux sociaux.
26:46Il parle de cette opération
26:47qui se serait déroulée
26:49cet après-midi
26:49non loin du golfe d'Omane.
26:51Le CENCOM
26:52qui dit avoir immobilisé
26:53un petrolier iranien
26:55non chargé,
26:56le Hasna,
26:57qui tentait de rejoindre
26:58un port iranien
27:00donc dans le golfe d'Omane.
27:01Les militaires américains
27:03disent avoir émis
27:03des avertissements
27:05à de nombreuses reprises
27:06en expliquant
27:06qu'il y avait donc
27:07ce blocus américain
27:08qui s'appliquait.
27:09Le Hasna a refusé
27:11de s'arrêter.
27:12Le Hasna qui a tenté
27:13de poursuivre son chemin
27:15et c'est à ce moment-là
27:15que les militaires américains
27:16ont donc tiré
27:17à l'aide d'un avion de chasse
27:19qui se trouvait
27:20sur un porte-avions américain
27:21sur le USS
27:22Abraham Lincoln.
27:24Alors il faut savoir
27:25que très souvent
27:26il y a une guerre
27:26de communication
27:27entre Washington
27:28et Téhéran
27:29mais cette fois-ci
27:30les gardiens de la révolution
27:31n'ont pas démenti
27:33ce qui se passait.
27:34Avec cette opération,
27:35le CENCOM veut montrer
27:37que selon eux
27:37ce blocus américain
27:39fonctionne toujours
27:40et il y a d'ailleurs
27:40toujours ce décompte
27:41qui est donné tous les jours.
27:43Là on en est
27:43à plus de 50 navires iraniens
27:46qui n'ont pas pu rejoindre
27:47leur port
27:47grâce à ces manœuvres.
27:49Laura Cambeau,
27:50Mathieu Le Penier
27:50en direct de Doha
27:51au Qatar.
27:52Général,
27:53ce que réclamait tout le monde
27:54c'était la fin du blocus
27:55ce n'était pas forcément
27:56la fin du Project Freedom
27:56c'était qu'on arrête
27:57le blocus des deux côtés.
27:59Ce soir on n'y est pas du tout.
28:00Ah non il n'y est pas du tout
28:01mais pour aller dans le sens
28:03de Didier
28:03je pense que l'opération
28:04elle n'est pas si un échec que ça
28:06c'est quand même un test
28:07grandeur nature
28:07de ce qui est possible de faire.
28:09D'envoyer deux destroyers
28:10ce n'est pas neutre
28:11parce que je peux vous dire
28:12que les Iraniens
28:13s'ils avaient pu afficher
28:13comme tableau de chasse
28:15toucher même simplement
28:16un destroyer
28:17ça aurait été considéré
28:18comme un énorme succès.
28:19Ça n'a pas été le cas.
28:21Il disait
28:2115 missiles qui ont été tirés
28:22aucun n'a touché son but
28:24qu'il y en ait un
28:25qui ait touché un pétrolier
28:26qui n'était pas directement
28:28protégé.
28:29Ce n'est pas étonnant en fait.
28:30En fait on pourrait
28:31on ne peut pas répondre
28:33à ce que disait Didier.
28:34On ne peut pas à l'heure actuelle
28:35vraiment répondre à la question
28:36parce qu'il faudrait pour cela
28:37comprendre
28:38et savoir si ce blocus
28:40des ports iraniens
28:41c'est un moyen
28:43pour faire aboutir
28:44une négociation
28:45ou si c'est un repli américain
28:48après l'échec
28:50des bombardements.
28:51Est-ce qu'ils se sont repliés
28:52sur cette solution
28:53et est-ce qu'ils se disent
28:54mon Dieu cette solution
28:55elle aussi est bancale
28:56et je vais donc
28:57à la table des négociations.
28:58Et tant qu'on ne saura pas ça
28:59tant qu'on ne connaîtra pas
29:01la logique
29:01on ne pourra pas vraiment dire
29:03ou alors dans un peu plus longtemps
29:04en voyant les effets
29:05s'il s'agit d'un échec
29:07ou d'une réussite.
29:07Et pardon le fait
29:08que Trump dise ce soir
29:09et on en parlera
29:10dans un instant
29:10mais qu'on commence
29:12à avoir un début de plan
29:13etc.
29:14que Trump dise ce soir
29:15on avance
29:16on va avoir un accord
29:17etc.
29:18Oui mais c'est certain
29:19que là c'est
29:20c'est pas faux
29:21mais le truc c'est
29:22qu'en fait
29:23la semaine dernière
29:24on était bloqués
29:25on était bloqués
29:26des deux côtés
29:27ça veut dire que
29:28les deux parties
29:29ont constaté
29:30qu'ils ne pouvaient plus avancer
29:32et souvenez-vous
29:33depuis deux jours
29:35ce qu'on dit
29:35c'est que finalement
29:36le plan
29:37de cette opération
29:39c'est pour une fois
29:40c'est quelque chose
29:41de construit
29:42c'est quelque chose
29:43de pensé
29:43c'est quelque chose
29:44d'assez réfléchi
29:46parce que
29:47à ce point
29:48que moi j'étais persuadé
29:50que c'est même pas
29:50Trump
29:51qui l'a écrit
29:52et donc
29:53il y avait
29:54Marco Orbiot
29:54qui est apparu
29:55sur scène
29:56lui
29:56il ne voulait pas
29:57se mouiller
29:58dans l'opération
29:58iranienne
29:59et donc en fait
30:00il y a cette proposition
30:01des Nations Unies
30:02le retour
30:03à la loi internationale
30:05aux Nations Unies
30:06au vote
30:07de conseil de sécurité
30:08c'est un vrai manuel
30:09de diplomatie
30:09il y avait
30:10quelque chose
30:11qui apparaissait
30:13différent
30:14qui apparaissait
30:15qui donnait
30:16une issue
30:17différente
30:18et donc
30:18en fait
30:19quand les Américains
30:21pour la première fois
30:21hier
30:22ont commencé
30:23enfin lundi
30:23ont commencé
30:24à le faire
30:24il y a eu quand même
30:25des tirs
30:26mais Trump
30:27a voulu
30:28ne pas les regarder
30:29il a dit
30:29surtout pas répondre
30:30surtout pas
30:31secouer le cocotier
30:32on va attendre
30:33et puis
30:34essayer
30:35et c'est encore
30:35ce qu'il dit ce soir
30:36pas de deadline
30:37pas de date butoir
30:38on avance
30:38on se retrouve
30:39dans un tout petit instant
30:39petite pause
30:40dans cette édition spéciale
30:41à tout de suite
30:44en direct
30:45sur BFM TV
30:46pour la suite
30:46de cette édition spéciale
30:48on a trois infos
30:49à vous donner
30:50dans le prochain quart d'heure
30:50les principales informations
30:52de ce mercredi
30:53qui a été très très dense
30:55actualité très très dense
30:56ce soir
30:57et on va commencer
30:57par ces images
30:58regardez
30:58les toutes dernières images
31:00du porte-avions Charles de Gaulle
31:01parce que c'est l'une
31:02des infos de la soirée
31:03même la principale
31:03le Charles de Gaulle
31:04se rapproche ce soir
31:05du détroit d'Hormuz
31:06vous voyez sur ces images
31:07qu'il passe
31:08le canal de Suez
31:10direction donc
31:11d'abord le golfe d'Aden
31:13pour ensuite
31:14dans une prochaine phase
31:15se rapprocher
31:16du détroit d'Hormuz
31:17accompagné évidemment
31:19de son groupe aéronaval
31:19avec différentes frégates
31:20frégates de défense antiaérienne
31:22frégates multimission
31:23un bâtiment ravitailleur
31:24vous voyez ces images
31:26qui sont ici
31:26la carte
31:27la voici
31:28pour bien comprendre
31:30ce qu'est en train
31:30de faire le porte-avions
31:31au Charles de Gaulle
31:32je le disais
31:32il a passé le canal de Suez
31:34voilà
31:34et il est en train
31:35d'aller se positionner
31:37au large du Yémen
31:38à la limite
31:39entre la mer Rouge
31:40et le golfe d'Aden
31:41nous en rejoint
31:43Benoît Grémard
31:43bonsoir Benoît
31:44merci d'être avec nous
31:45chercheur associé
31:46à l'Institut d'études
31:47de stratégie et de défense
31:48et ancien officier de marine
31:49à l'escadrille
31:50des sous-marins nucléaires
31:51il y a forcément
31:51un sous-marin dans les parages
31:52évidemment
31:53toujours un sous-marin
31:54avec un groupe aéronaval
31:55toujours
31:56bonsoir Bertrand Gallichet
31:57bonsoir Maxime
31:58ravi de vous retrouver
31:59Bertrand
32:00grand reporter
32:00et spécialiste des questions
32:02internationales
32:02quelle est l'idée
32:03Bertrand Gallichet
32:04pourquoi ce mouvement-là
32:05ce soir ?
32:06Parce que la France
32:08a besoin d'affirmer
32:09sa présence
32:10et de faire quelque chose
32:13dans ce grand bazar
32:15diplomatico-militaire
32:17les Européens
32:18pour l'instant
32:19vous l'avez constaté
32:20ne sont pas très présents
32:22et donc
32:22il y a
32:23la nécessité
32:24de marquer
32:27le territoire
32:28parce que
32:29les Européens
32:30doivent être
32:31présents
32:31parce qu'ils sont
32:32impactés
32:33par cette crise
32:33qu'ils n'ont pas voulu
32:34qu'ils n'ont pas souhaité
32:35et pour laquelle
32:36ils n'ont pas été consultés
32:37Mais que va faire
32:38le Charles de Gaulle
32:39Benoît ?
32:40Essentiellement
32:40déjà de la présence
32:41puisque c'est d'abord
32:42diplomatique
32:42pour montrer aussi
32:43à la France
32:44qu'elle est présente
32:46mais aussi avec
32:46la coalition des volontaires
32:47que souhaitent mettre en place
32:48le Royaume-Uni
32:49et la France
32:50Pardon juste
32:50la coalition des volontaires
32:52très bien
32:52pour l'instant
32:53la coalition
32:54sur le terrain
32:54c'est nous
32:55Oui pour l'instant
32:56C'est le Charles de Gaulle
32:57et les frégates
32:58qui vont avec
32:58Tout comme à Chypre
32:59lorsque Chypre avait été attaquée
33:00la France a été la première
33:01puisque justement
33:02elle a une des marines
33:03les plus performantes au monde
33:04notamment au niveau du déploiement
33:05elle a cette habitude-là
33:06puisqu'elle est océanique
33:06Donc déjà en fait
33:07montrer
33:08mettre si vous voulez
33:09un acteur supplémentaire
33:11sur le terrain
33:11même si la France
33:12a déjà des bases militaires
33:13aux Iméras Arabes Unis
33:14pour montrer effectivement
33:15que la guerre
33:17américano-iranienne
33:18au niveau des Trois-Dormuz
33:20doit justement
33:21avoir une sorte de voie de sortie
33:24Et ça peut aider
33:24le Charles de Gaulle
33:25peut aider à trouver
33:26cette voie de sortie
33:28Voilà
33:29C'est dur
33:30C'est dur à répondre
33:30dans le sens où
33:31ça dépend aussi beaucoup
33:32du tempérament
33:33de Donald Trump
33:34et des négociations
33:35avec les Iraniens
33:36dans le sens où
33:36le conflit peut se prolonger
33:37comme il peut s'arrêter
33:37du jour au lendemain
33:38Effectivement
33:39On peut tout à fait faire
33:39un déploiement
33:40comme on avait déployé
33:41des gesteurs de mines
33:41en préventif
33:43au cours du mois d'avril
33:44vers la zone
33:46mais sans aller jusqu'à déminer
33:48C'est-à-dire que
33:49le Charles de Gaulle
33:50agira
33:51si les affrontements
33:54en fait
33:54se sont véritablement calmés
33:56Justement Didier François
33:57les Français ont bien insisté
33:59l'Elysée notamment
34:00a bien insisté
34:00Ah non d'ailleurs
34:01je vais poser la question
34:01à Elza Vidal
34:02Parce que
34:03vous avez eu les infos
34:05cet après-midi de l'Elysée
34:06L'Elysée insiste bien
34:07que tout ça se fera sous condition
34:08On n'y est pas
34:09On ne va pas envoyer ce soir
34:10le Charles de Gaulle
34:10faire la police
34:11dans les droits d'Hormuz
34:13Tout ça se fera
34:14la participation de la France
34:15se fera sous condition
34:16Quelles conditions ?
34:17En fait c'est véritablement
34:18un appel
34:19lancé par la France
34:20tant aux Etats-Unis
34:21qu'à l'Iran
34:22de saisir l'opportunité
34:24des négociations actuelles
34:25pour sortir
34:26de la phase
34:27d'escalade
34:28et de confrontation
34:29Donc c'est ça
34:30la condition
34:31c'est que l'Iran
34:33accepte
34:33les négociations
34:35et que les Etats-Unis
34:36renoncent
34:36à leur blocus
34:37des ports iraniens
34:38en échange de quoi
34:38la France pourrait escorter
34:40les bateaux iraniens
34:41pour s'assurer
34:42qu'ils puissent passer
34:43On en est loin
34:44On en est très très loin
34:46d'ailleurs
34:46d'idée François
34:47Tout d'ailleurs on disait
34:47on est à la phase 2
34:48il a d'abord été en Méditerranée
34:49puis il se rapproche
34:50du golfe d'Adenla
34:52et ensuite ?
34:53L'idée c'était d'abord
34:54de lancer un message politique
34:55et de montrer
34:56que la réunion
34:57qu'on avait organisée
34:58à Paris
34:59avec les Britanniques
34:59la semaine dernière
35:00pour mettre en place
35:01une coalition des pays
35:02qui sont concernés
35:03et impactés par cette guerre
35:05sans l'avoir déclenchée
35:06il fallait quand même
35:07lui donner un peu de
35:08comme on voyait
35:09que ça commençait à bouger
35:10sur le plan diplomatique
35:12etc
35:12il fallait commencer
35:13à lui donner un peu de corps
35:14et essayer de faire
35:15que les autres pays
35:17puissent se rallier
35:18autour de quelque chose
35:20de concret
35:20Mais encore une fois
35:22Est-ce qu'il y a d'autres bateaux
35:23d'autres pays
35:23qui font route ?
35:24À ce stade
35:24pour l'instant
35:25je pense que les Britanniques
35:26vont rejoindre
35:27Il y aura certainement
35:28des navires européens
35:29entre autres
35:29peut-être qu'il y a un Italien
35:33un Espagnol
35:33et un Irlandais
35:35qui sont dans le groupe
35:36aéronaval
35:37donc évidemment
35:38que tout ça a été discuté
35:39on va laisser chaque pays
35:40faire ses annonces
35:41puisque là pour le coup
35:42les Français
35:42ne vont pas faire
35:43des annonces
35:43pour tout le monde
35:44sinon ça se passerait mal
35:45ils ne le prendraient pas bien
35:47c'est aussi un geste
35:48à l'égard des pays du Golfe
35:50dont je rappelle
35:52qu'ils ont signé
35:54la demande
35:55de résolution
35:55du Conseil de sécurité
35:57avec les Américains
35:58hier soir
35:58et ce sont nos partenaires
36:00il y a dedans
36:00il y a l'Arabie Saoudite
36:02les Émirats Arabes Unis
36:03le Qatar
36:03on ne pouvait pas non plus
36:04ne rien faire
36:05et voilà
36:06je fais une petite parenthèse
36:07c'est une bouée à la mer
36:08pas une petite parenthèse
36:09mais Benoît
36:10qu'est-ce qu'on voit
36:11sur les images
36:11tout simplement
36:12sur les images
36:13qui sont fournies
36:13par l'armée française
36:14quel type d'appareil
36:15on est sur le Charles-de-Gaulle
36:16encore une fois
36:17qui est en train de passer
36:17le canal de Suez
36:18quel type d'appareil
36:19on n'a plus les images
36:20vous avez notamment
36:21un AWAC
36:22c'est-à-dire en fait
36:22c'est celui que l'on voit là
36:23avec la pizza sur le toit
36:25la pizza
36:26le radar au-dessus
36:27effectivement
36:28c'est pareil
36:29ça fait partie aussi
36:30du déploiement
36:31que vous avez
36:31dans un groupe aéronaval
36:32de manière à pouvoir
36:33assurer une surveillance
36:35de la zone
36:35pouvoir voir ce qui se passe
36:36pour détecter
36:37les éventuelles attaques
36:39qui pourraient
36:40amoindrir
36:41les différents bâtiments
36:42du groupe aéronaval
36:43derrière ce sont des rafales ?
36:44oui
36:45des rafales marines
36:46oui tout à fait
36:47il faut pas oublier
36:48que
36:50vous avez aussi en fait
36:52parfois embarqué
36:52la FANU
36:53la force aéronaval nucléaire
36:55parce que le portail
36:56en Chagol
36:57peut très bien porter
36:57une bombe nucléaire
36:58aussi en son sein
36:59là c'est pas forcément le cas
37:00ou alors on ne dit pas
37:00ce genre de choses
37:01on ne le dit pas
37:02généralement on ne le dit pas
37:02mais il faut savoir
37:04ça fait partie des caractéristiques
37:05du bâtiment
37:05ce qui fait que
37:06c'est aussi un bâtiment diplomatique
37:08il y a une soute particulière
37:09dans laquelle on ne va pas
37:10et qui peut le faire
37:11ok j'aime bien quand Didier François
37:13lâche des phrases comme ça
37:14hop voilà
37:15cette porte là
37:16on ne l'ouvre pas
37:17je ne l'ouvre pas
37:18très bien
37:18vous voulez réagir
37:20ce n'est pas un hasard
37:22que
37:23Charles de Gaulle
37:24traverse le canal de Suède
37:26aujourd'hui
37:27parce que hier
37:28il a été prononcé le mot
37:30comme l'a précédé
37:31Didier François
37:33la résolution de l'ONU
37:34ça veut dire que
37:35hier
37:36il y avait une ouverture
37:37diplomatique internationale
37:39le retour de droit
37:41au droit international
37:42ça nous est surpris
37:43voulu en tout cas
37:44affiché par les américains
37:45par les américains
37:46on veut aller à l'ONU
37:47pour avoir une résolution
37:48pour débloquer
37:49ce qui se passe
37:49dans les trois normaux
37:50et donc en plus
37:51il y a Marc Rubio
37:53qui était absent
37:53complètement
37:54de la crise iranienne
37:56d'ailleurs
37:56il n'en voulait pas
37:57au niveau politique
37:58il ne veut pas se mouiller
37:59dans cette histoire
38:00parce que ça le dessert
38:01pour la future présidentielle
38:03etc
38:03il était là
38:04très actif
38:05sur le Cuba
38:05sur Venezuela
38:06mais absolument pas
38:07sur les rangs
38:07et là
38:08on l'a sorti du chapeau
38:09et du coup
38:10comme par hasard
38:11le Charles de Gaulle
38:12aujourd'hui
38:13il traverse le Suez
38:14il se rapproche
38:15de la zone
38:16bien évidemment
38:17il ne va absolument rien faire
38:18il va être placé
38:21être placé
38:22pour dire
38:22je suis là
38:23on est là
38:24on est là
38:24on ne fait rien
38:25on attend la paix
38:26mais on est là
38:26dans un instant
38:27on vous donnera
38:28la deuxième information
38:28de la journée importante
38:29c'est qu'un navire
38:31d'un armateur français
38:32a été ciblé
38:33visiblement par un missile
38:34anti-navire
38:35dans le détroit d'armus
38:36ciblé et touché
38:38on reviendra
38:38sur cette image
38:39d'avant
38:39juste une précision
38:40Bertrand Gallichet
38:41qui est importante
38:42pour les téléspectateurs
38:43qui nous regardent
38:43on sait ce qui se passe
38:44dans le détroit d'armus
38:45des doubles blocages
38:46etc
38:46et les déclarations
38:47de Donald Trump
38:49l'idée que ça peut renvoyer
38:50quand on voit que la France
38:51envoie le porte-avion
38:52Charles de Gaulle
38:53c'est que la France
38:53arrive à la rescousse
38:54que la France va aider
38:56c'est plus compliqué que ça
38:57oui pour l'instant
38:58c'est un signal
38:59un signal important
39:00un signal fort
39:01diplomatique
39:02politique
39:03avec
39:04vous l'avez montré
39:05tout à l'heure
39:05des images
39:06très impressionnantes
39:07magnifiques d'ailleurs
39:08envoyées par l'état-major français
39:10de la traversée
39:11du canal de Suez
39:13par le Charles de Gaulle
39:14c'est très impressionnant
39:16bon
39:16au-delà de ça
39:17ça veut dire quoi
39:18ça veut dire que la France
39:19reprend l'initiative
39:21dans le cadre
39:22d'une possibilité
39:23d'un retour
39:25au droit international
39:26avec évidemment
39:28cette résolution
39:29de l'ONU
39:30qui pourrait
39:30un peu cadrer
39:31les choses
39:32mais la proposition française
39:34et ça c'est un bémol important
39:35elle est finalement
39:37celle de décorréler
39:39la question
39:40des négociations
39:41de la question
39:42du détroit d'Hormuz
39:43or c'est une proposition
39:45faite déjà
39:46il y a longtemps
39:47par l'Iran
39:47et qui avait été
39:48catégoriquement rejetée
39:50par Trump
39:51pourquoi ?
39:52parce que
39:52si on
39:54dissocie
39:54ces deux questions
39:55et bien la question
39:56du nucléaire
39:56va être mise
39:57sous le coude
39:58et ça peut prendre
39:59des mois
40:00et des années
40:01pour que
40:01ce sujet central
40:03pour les américains
40:04soit enfin évoqué
40:05donc
40:06cette proposition
40:07n'a aucune chance
40:08en l'état
40:09d'être acceptée
40:10par l'un et par l'autre
40:12on vous donne
40:12toutes les informations
40:13importantes de la soirée
40:14en une quinzaine de minutes
40:15la première c'était donc
40:16que le Charles de Gaulle
40:16fait route
40:17et a passé le canal de Suez
40:18et fait route
40:19ce soir plus au sud
40:20pour aller se rapprocher
40:21se rapprocher
40:22seulement du détroit d'Hormuz
40:23deuxième information importante
40:24c'est ce navire
40:25d'un armateur français
40:26qui a été touché
40:27je vous le disais
40:27sans doute par un missile
40:28anti-navire
40:29dans le détroit d'Hormuz
40:30alors qu'il tentait
40:31de franchir le détroit
40:32il y a des blessés
40:32des dégâts
40:33le bateau vous le voyez
40:34il s'appelle le San Antonio
40:35c'est un porte-conteneur
40:36qui appartient à la compagnie
40:37CMA-CGM
40:38par ailleurs propriétaire
40:40et on le précise à chaque fois
40:41de BFM TV
40:42le San Antonio
40:43frappé hier soir
40:44alors qu'il tentait
40:45de passer le détroit d'Hormuz
40:46je vous le disais
40:46plusieurs marins blessés
40:47plusieurs marins évacués
40:49vers la Terre Femme
40:50vous voyez ça s'est passé
40:51aux alentours de 18h30
40:53hier soir
40:54Didier François
40:55qu'est-ce qui fait penser
40:56à un missile anti-navire
40:59quels sont les indices ce soir
41:02qui nous permettent de penser
41:03que ce navire français
41:05a été frappé par un missile anti-navire
41:07alors en mettant les doutes
41:09qui vont
41:10parce qu'on n'a pas de confirmation
41:11à ce stade
41:13deux choses
41:13un ça ne correspond visiblement pas
41:17pour ce que nous disent
41:19des militaires
41:22ça ne ressemblait pas
41:23à un drone
41:23en termes de forme d'attaque
41:25qui ne serait pas arrivé
41:26de cette façon-là
41:29puisque c'est quand même
41:30quelque chose
41:30qui est arrivé à ras défaut
41:31et qui a été tapé directement
41:33dans la salle des machines
41:33c'est pour ça qu'il y a
41:35huit blessés
41:35qui étaient essentiellement
41:37là-bas dedans
41:38et puis ça ne correspond pas
41:39non plus à un missile de croisière
41:40puisque le missile de croisière
41:41ça ne sert pas à ça
41:44et il faut vraiment
41:45un autodirecteur
41:46qui suive une cible
41:48qui bouge
41:49donc le plus probable
41:50mais j'insiste sur le fait
41:52que ce n'est qu'une probabilité
41:53ce serait un missile anti-navire
41:55tiré du sol
41:56et pas tiré de la mer
41:57et ce qui explique aussi
41:59pourquoi
41:59c'était difficile
42:01y compris pour
42:01la protection globale américaine
42:03parce qu'il était sous protection américaine
42:05ce navire ?
42:05oui en fait il était dans le cadre
42:07du projet
42:08du projet de liberté
42:09du projet de freedom
42:11mais non escorté
42:13donc on l'a vu
42:15quand les destroyers américains
42:18sont passés
42:18ils ont été pris à partie
42:19par les mêmes types
42:20de missiles
42:21mais eux
42:22à bord
42:23ont
42:23de l'anti-balistique
42:25et avec leur propre conduite
42:26de tir
42:27avec leur radar
42:27donc eux
42:29ils sont en autodéfense
42:33là s'ils ne sont pas à côté
42:34du navire de commerce
42:36attaqué
42:36qui par définition
42:38n'est pas armé
42:39puisque c'est
42:39c'est un navire civil
42:40qui fait du commerce
42:41et qui normalement
42:42a droit de liberté
42:43et qui ne devrait pas
42:44être pris pour cible
42:45alors là il est bien ciblé
42:47c'est d'ailleurs
42:47dans le communiqué
42:48ce que dit la CMA CGM
42:49le navire a été ciblé
42:50il a bien été ciblé
42:51donc le problème est là
42:53c'est que c'est très difficile
42:54d'intercepter un missile
42:55de cette nature là
42:55si vous n'êtes pas équipé
42:57en tant que missile de guerre
42:58en tant que d'ervi de guerre
43:00de capacité antimissile
43:01je vous donne la parole
43:02dans un instant
43:02Sergueil Benoît
43:03j'ai besoin de vous
43:04sur un point
43:04quelle est la différence
43:05entre des navires commerciaux
43:06comme celui-là
43:07qui seraient escortés
43:08et des navires
43:09qui seraient simplement
43:10protégés par les américains
43:12tout simplement
43:13l'affût 9 mm
43:14qui est à bord
43:14l'idée c'est que
43:15vous avez en fait
43:16un navire américain
43:17qui protège
43:18il met sous une bulle
43:19sous une protection
43:20les différents navires
43:21avec un rayon de tir
43:22qui permet justement
43:23de les protéger intégralement
43:25pour assurer le passage
43:25là on peut effectivement
43:28voir que
43:28la distance était
43:30beaucoup trop longue
43:31par rapport
43:31aux navires américains
43:32et en fait
43:33aux navires civils
43:35pour que
43:37les outils
43:38les outils militaires américains
43:41puissent en fait
43:42intercepter
43:43ce missile
43:44pour vous donner un exemple
43:45quand
43:46les navires français
43:48font de l'accompagnement
43:50de bâtiments
43:50dans le détroit d'Hormuz
43:51quand on sait
43:52qu'il y a une menace
43:53missile ou drone
43:54en fait la frégate
43:55qui accompagne
43:56les navires
43:57la colonne
43:59parce qu'en fait
43:59ils se mettent en rail
44:01ils font
44:02le petit train
44:02la frégate
44:05elle
44:05va se mettre
44:06en fait en protection
44:07en bouclier
44:08sur le flanc
44:09des navires
44:10qui risquent
44:12d'être attaqués
44:12en se mettant
44:14entre la menace
44:15et le navire à protéger
44:16pourquoi ?
44:17parce qu'à ce moment là
44:18l'ensemble de ces capteurs radar
44:19et de ces capteurs
44:21et de ces conduites de tir
44:23sont face à la menace
44:24et la prennent en compte
44:25puisqu'elle vient sur lui
44:26si vous n'êtes pas
44:27dans cette configuration là
44:28c'est beaucoup plus compliqué
44:29parce que
44:30vous n'êtes pas dans l'axe
44:31de la menace
44:31et donc pour pouvoir
44:32l'intercepter
44:33ça devient un peu rock'n'roll
44:34il y a trois choses
44:36capitales qui se sont passées
44:38depuis dimanche
44:39Trump a publié
44:41donc cette histoire
44:42de Project Liberty
44:45qui est construit
44:46qui est élaboré
44:48où il se passe
44:49il se place comme un sauveur du monde
44:51comme un protecteur humanitaire
44:53des marins
44:54de 900 navires
44:55et 20 000 marins
44:56qui sont bloqués
44:59depuis trois mois
45:00dans le golfe Persique
45:01donc ça c'est la première chose
45:03deuxième chose
45:03des navires à deux reprises
45:05des navires militaires américains
45:07ont franchi
45:08le détroit d'Hormuz
45:10donc en fait
45:11ils ont bravé
45:11l'interdiction iranienne
45:13on leur a montré
45:15en gros
45:16un geste
45:19qu'on pourrait qualifier
45:21d'un peu osé
45:22donc ça c'est
45:23donc en fait
45:24ils ont affronté
45:25mais vraiment affronté
45:26c'est une provocation militaire
45:27d'ailleurs
45:28les Iraniens
45:29les ont attaqués
45:30et ils étaient
45:31défiés dans cette attaque
45:33et troisième chose
45:34vous avez compris
45:35il n'y a pas de mine
45:36dans le détroit d'Hormuz
45:38en fait
45:39et ça fait écrouler
45:40toute construction iranienne
45:43ça veut dire que
45:43surtout ne passez pas
45:44dans la partie centrale
45:46et la partie omanienne
45:47parce qu'il n'y a que chez nous
45:49que c'est
45:49que c'est
45:51que c'est normal
45:51et donc en fait
45:52ils ne pouvaient pas
45:53le laisser passer
45:54et c'est pour ça
45:55qu'ils ont attaqué ce navire
45:56c'est pour dire
45:57qu'on ne vous laissera pas passer
46:00dans le détroit
46:01même
46:01dans
46:02de l'autre côté
46:02avant la troisième information
46:04de la soirée
46:04il y a une précision importante
46:05l'Elysée
46:06insiste sur le fait
46:07que ça n'était pas la France
46:08qui était visée
46:08on va rappeler
46:11pavillon maltais
46:12personnel
46:13marin philippin
46:14mais propriétaire
46:16français
46:17la CMA CGM
46:18c'est pour ça
46:19que la réaction
46:19de l'Elysée
46:20elle est assez théorique
46:21finalement
46:22puisque chacun comprend bien
46:23que c'était
46:25que c'est un bateau français
46:26même si
46:27vous l'avez dit
46:28c'était un pavillon
46:29maltais
46:30équipage philippin
46:31mais ça rappelle
46:32quand même quelque chose
46:33rappelez-vous
46:34la réaction
46:34du chef de l'Etat
46:35à propos des deux soldats
46:37français de la Finule
46:38tués au sud Liban
46:39première réaction immédiate
46:41ce n'est pas la France
46:41qui est visée
46:42donc ça veut dire
46:43qu'on est toujours
46:44dans une forme de déni
46:45en quelque sorte
46:46pour ne pas être impliqué
46:48c'est-à-dire
46:48et d'ailleurs l'Elysée
46:49le rappelle
46:50ces dernières heures
46:50dit
46:51nous restons à distance
46:52des belligérants
46:53la réalité
46:54c'est qu'on a quand même
46:54très peur
46:56d'être pris
46:57dans cet engrenage
46:58et d'avoir à réagir
46:59donc on essaye
47:00surtout avec les Iraniens
47:01d'ailleurs
47:01exactement
47:02parce qu'avec les Américains
47:03on n'a pas trop de problème
47:04en fait
47:04et de dire
47:05non mais c'est pas nous
47:06qui sommes visés
47:07en réalité
47:08ce bateau
47:09il n'a pas été tapé
47:09par hasard
47:10certes c'est un tir
47:11d'opportunité
47:12mais c'est quand même
47:14fondamentalement
47:14un bateau français
47:15donc il y a un vrai
47:16problème de crédibilité
47:17pour la France
47:18troisième information
47:19ce soir
47:19c'est l'optimisme
47:20de Donald Trump
47:21qui le dit
47:21il est persuadé
47:22le président américain
47:23et on va l'entendre
47:25oui vous soupirez
47:26mais il le dit quand même
47:27c'est à Gajernoff
47:28il est persuadé
47:31voilà sa déclaration
47:32que la guerre en Iran
47:33a de très bonnes chances
47:34de se terminer
47:34et si ça ne se termine pas
47:36il faudra recommencer
47:37à les bombarder à outrance
47:37je vais garder
47:38tout le monde me regarde
47:40en disant
47:40ben oui
47:42il le dit depuis deux mois
47:44vous faites pas un métier facile
47:45monsieur
47:46monsieur Switek
47:48il y a une chose
47:49sur laquelle il a raison
47:51ça veut dire que
47:51le baril a baissé
47:53attendez point baril
47:54Lisa Hadef
47:55point baril
47:56101 dollars et 32 centimes
47:57ça fait moins 8%
48:00moins 8%
48:00par rapport à hier
48:02ou par rapport à ce matin
48:03par rapport à hier
48:04ça veut dire que c'est
48:06moins 25 dollars
48:07par rapport à il y a une semaine
48:08donc là c'est la chute
48:10là c'est la première chose
48:11là j'ai regardé aussi
48:12les bourses
48:13les bourses mondiales
48:14toutes vertes
48:15à l'exception
48:17des russes
48:17des hongrois
48:19des israéliens
48:20des saoudiens
48:21et c'est tout
48:22tout le reste
48:23c'est vert
48:24mais grand vert
48:25Dow Jones
48:26il arrive presque
48:29à 50 000
48:29oui
48:31Elsa Vidal
48:32Trump
48:32est persuadé
48:34et c'était les échos
48:35qu'on avait dans la presse
48:35on en parlera aussi ce soir
48:37évidemment
48:37qu'on n'est jamais allé
48:39aussi loin
48:40dans les négociations
48:41entre iraniens
48:42et américains
48:43en tout cas ces derniers mois
48:44ces derniers mois
48:45c'est évident
48:45puisqu'il avait lui
48:46porté au sommet
48:48la tension
48:49avec les iraniens
48:50on était allé
48:51beaucoup plus loin
48:52avec les iraniens
48:53dans la période
48:53où on avait négocié
48:54activement
48:55européens
48:55américains
48:56pour essayer
48:58d'encadrer
48:58les progrès
48:59du programme nucléaire
49:01militaire iranien
49:03là
49:04effectivement
49:05on approche
49:06d'une séquence
49:06où il est important
49:07en tout cas
49:08pour Donald Trump
49:09de mettre sur pause
49:10pas seulement
49:10l'opération Project Freedom
49:12mais aussi
49:13toute l'attention
49:14tout l'aspect militaire
49:15de la guerre
49:15il va garder le discours
49:17offensif
49:18très contraignant
49:18menaçant
49:19d'une reprise
49:20si ça se passe mal
49:21on vous bombarde
49:21comme on l'a jamais fait
49:22comment le plus tôt possible
49:24et pendant la période
49:25où il sera à Pékin
49:26les 14 et 15 mai prochains
49:29il est important pour lui
49:30pour être en position d'égalité
49:32face à Xi Jinping
49:34que les hostilités
49:35soient mises sur pause
49:36alors attention
49:37rien n'est fait
49:37mais néanmoins
49:39à sa décharge
49:41on est quand même là
49:42dans une ébauche de solutions
49:44en tout cas parce qu'il n'y a pas
49:45que lui qui le dit
49:45les Pakistanais
49:46les Saoudiens
49:47enfin tous les gens
49:48qui connaissent un peu autour
49:48se disent attention là
49:49on tient peut-être quelque chose
49:51il y a toujours des difficultés
49:52parce qu'il y a une partie du régime
49:53qui ne veut pas
49:55mais on n'est pas
49:56et c'est loin d'être terminé
49:59mais on a là
50:01pour la première fois
50:02et peut-être que c'est
50:03ce qui s'est passé
50:04ces derniers jours
50:04mais on approche
50:06ce qu'on appelle
50:07un mémorandum d'entente
50:08un mémorandum d'entente
50:10c'est idiot
50:11c'est une page
50:14c'est ça
50:15mais qui fixe
50:17le cadre des négociations
50:19c'est pas un accord
50:21rien n'est résolu
50:23mais au moins
50:24pour la première fois
50:25ils sont d'accord
50:26sur quoi ils vont parler
50:28sur quoi ils vont négocier
50:29c'est déjà un grand progrès
50:31dont la question
50:32de l'enrichissement
50:33la question des 440 kg
50:35d'uranium à 60%
50:37la question des missiles balistiques
50:39et il se donne
50:41un cadre de 30 jours
50:43qui est en plus
50:45en fait
50:46avec des mesures
50:48de rétorsion
50:49qui fait que si
50:50par exemple
50:50pendant ces 30 jours
50:51de négociation
50:52les circulations
50:54ne fonctionnent pas
50:54ça repousse d'autant
50:55donc encore une fois
50:58même cet accord
50:59ce qu'on appelle
51:00ce mémorandum
51:01n'est pas encore signé
51:02et Donald Trump
51:03se donne une semaine
51:03pour y arriver
51:05néanmoins
51:05c'est la première fois
51:06qu'on voit
51:07la possibilité
51:07rappelez-vous
51:08quand les diplomates
51:09qu'on a invité
51:10nous disaient
51:10il faut trouver quelque chose
51:11un peu de cette nature-là
51:12c'est la première fois
51:13qu'on a l'ébauche
51:15de quelque chose
51:16qui pourrait nous sortir
51:17de la crise
51:17donc Trump
51:18a raison
51:18d'être optimiste
51:19ce soir
51:20il a forcé
51:22un peu son optimisme
51:23comme il le fait
51:24très régulièrement
51:25mais là
51:26où il y a des éléments
51:27qui plaident
51:28dans le sens
51:29de ce que vient
51:29de dire Didier
51:30c'est que
51:32finalement
51:32les actions militaires
51:35des uns
51:35et des autres
51:36sont plutôt
51:36au niveau
51:37des escarmouches
51:38même s'il y a eu
51:39des blessés
51:40malheureusement
51:40sur le bateau
51:42de la CMA
51:43CGM
51:43mais en réalité
51:44on voit bien
51:45qu'il n'y a pas
51:46une volonté
51:46d'escalade
51:47les américains
51:48ont tapé
51:48un bateau iranien
51:49qui essayait
51:50de passer
51:51ces dernières heures
51:53mais ils n'ont pas été
51:54dans une riposte
51:56et dans
51:56finalement
51:57quelque chose
51:58de plus fort
51:59qui aurait pu
51:59embraser
52:00toute la région
52:01je pense que
52:02Trump
52:02pour l'instant
52:03se garde
52:03effectivement
52:04cette possibilité
52:05assez mince
52:07mais qui existe
52:08de négocier
52:09avec les iraniens
52:10pour tourner la page
52:11et essayer
52:12de présenter
52:13finalement
52:13une sortie de crise
52:15qui soit acceptable
52:15aux yeux des américains
52:16parce que c'est ça
52:17le fond du sujet
52:18et il reste aussi
52:20avec quand même
52:21son armada
52:22sous le coude
52:23prête à dégainer
52:24au cas où les choses
52:25allaient dégénérer
52:26vous avez droit
52:27un mot
52:28plus Israël
52:29qui est toujours prêt
52:31et plus la Chine
52:33qui dit
52:33dans 8 jours
52:34Trump est chez nous
52:35nous on en a marre aussi
52:36de ne pas avoir
52:37le pétrole
52:38le pétrole iranien
52:40donc
52:41on verra
52:42ces 8 jours
52:43ça va être intéressant
52:44ça va être intéressant
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