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  • il y a 12 heures
Jérôme Guedj, député Parti socialiste de l'Essonne et candidat à la présidentielle, est revenu sur les salaires : «Je continue à défendre une augmentation du Smic».

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Transcription
00:00Je vais prendre les deux questions dans l'ordre.
00:02Est-ce que la dignité au travail est une rémunération digne ?
00:06Là aussi, j'évoquais les préoccupations premières sur le pouvoir d'achat.
00:09Évidemment que c'est le sujet dont on parle partout.
00:14Il y a deux questions.
00:15Est-ce que les entreprises peuvent augmenter les salaires ?
00:18Je pense que oui.
00:20Avec les charges qui pèsent sur elles ?
00:21Je continue à défendre une augmentation du SMIC.
00:24Vous savez, aujourd'hui au SMIC, les charges,
00:27moi je préfère le terme de cotisation sociale, qu'elle soit patronale ou salariale.
00:31Il n'y en a quasiment plus.
00:32Les exonérations de cotisation sociale au niveau du SMIC,
00:35je crois qu'une entreprise paye 73 euros de cotisation patronale
00:38pour un niveau du SMIC.
00:41Vous avez regardé sur votre feuille de paye ?
00:41Vous avez vu les charges ?
00:42Je vous parle là.
00:42Vous voyez les petites lignes là où il y a marqué les charges.
00:44Je connais par cœur.
00:45Je suis un amoureux du financement de la protection sociale
00:47parce que ça finance notre modèle.
00:49Là où vous avez raison, c'est qu'il faut que
00:53le financement de notre modèle de protection sociale,
00:55a fortiori dans une évolution avec le recours à la robotisation
00:58et à l'intelligence artificielle, soit différent.
01:02Le financement de la Sécu, il repose aux deux tiers aujourd'hui
01:06sur la masse salariale.
01:08Il faut qu'on revoie ça.
01:09Il faut que l'intelligence artificielle,
01:11les investissements dans les entreprises
01:14soient mis à contribution pour financer le modèle social.
01:17Mais il faut aussi qu'on ait des contreparties à tout ça.
01:20Je reprends une proposition de Marylise Léon,
01:22la patronne de la CFDT, qui est souvent connue
01:25pour des positions modérées.
01:26Si on fait des exonérations de cotisations sociales,
01:29alors il faut qu'il y ait des contreparties,
01:31ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
01:32Je vous prends un exemple et un sujet
01:34sur lequel moi je souhaite me battre.
01:36Si le salarié reste au SMIC,
01:38on pourrait considérer que le SMIC,
01:39c'est le salaire d'entrée
01:40pour des métiers faiblement qualifiés.
01:42Mais s'il reste 2 ans, 3 ans, 4 ans, 6 ans, 7 ans au SMIC,
01:46est-ce que c'est légitime de maintenir
01:48les exonérations de cotisations sociales ?
01:50Moi, je reprends la proposition de la CFDT qui dit
01:52qu'au-delà de 2 années au SMIC,
01:55l'entreprise ne doit plus bénéficier
01:56d'exonérations de cotisations.
01:57Et donc, elle va être incitée
02:00à augmenter les salaires.
02:01Il faut réviser les grilles de classification.
02:03Donc, le SMIC,
02:04une négociation salariale
02:06et un élargissement du financement
02:08de la sécurité sociale
02:09à d'autres ressources
02:10que sont notamment
02:13l'intelligence artificielle,
02:14la robotisation.
02:15Bref, à chaque fois que la machine
02:17va remplacer un salarié,
02:19eh bien, il faut que cette machine
02:21elle cotise d'une manière ou d'une autre
02:22à la sécurité sociale,
02:23ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
02:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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