00:00Je suis très heureux, j'en suis même assez ému, parce qu'il y a un an et demi,
00:03Philippine a été assassinée dans le bois de Boulogne, Philippine habitait ma circonscription.
00:07Et à cette époque, on s'était réunis à plusieurs et on avait pris des engagements vis-à-vis de
00:10la famille.
00:11Le premier, c'était de porter un texte qui respectait l'état de droit et qui trouvait le juste équilibre
00:16entre la protection de liberté publique et le renforcement assumé de la sécurité des Français.
00:22Et la deuxième des choses, c'était de bâtir un texte transpartisan.
00:25Et ce texte a été totalement transpartisan.
00:27Il a été travaillé avec des gouvernements successifs, il a été travaillé avec une large majorité.
00:32Et j'en suis heureux, parce que c'est la preuve que dans cette assemblée morcelée,
00:37l'alliance de la droite et du centre, ça veut dire quelque chose.
00:40Et le fait d'adopter des textes à une aussi large majorité montre que l'action parlementaire est possible.
00:45Et donc je remercie mes collègues de l'avoir adopté avec moi.
00:48Charles Rodouel, ça concernerait combien de personnes, d'individus, chaque année, selon vos estimations ?
00:58Alors sur chaque article du texte qui touche à des choses différentes,
01:02on est sur quelques dizaines à quelques centaines d'individus par an.
01:06Notre objectif a été ciblé, si je puis dire, le haut du spectre.
01:09Donc des personnes extrêmement dangereuses.
01:11Des personnes qui sont coupables de faits de terrorisme,
01:14ou des personnes qui sont des criminels,
01:16qui ont commis des actes de torture, de barbarie, de séquestration aggravée, de viol, d'attaque à ma armée.
01:22Je tiens à souligner que pendant les débats, vous avez quand même la gauche,
01:25notamment la France insoumise, avec le soutien de toute la gauche,
01:28qui a affirmé que l'honneur de la France, c'était de régulariser ces personnes plutôt que de les enfermer.
01:33Je crois à tout l'inverse, que le respect de l'état de droit ne doit jamais nous condamner
01:37à l'impuissance sécuritaire et migratoire.
01:39Et c'est bien la raison pour laquelle nous avons pris ces mesures,
01:42qui certes protègent une liberté publique,
01:44mais dont nous assumons la fermeté pour renforcer la sécurité des Français.
01:48Charles Ruzuel, à l'instant, le Premier ministre se félicite de l'adoption de votre texte.
01:52Il dit face au terrorisme, la République doit agir plus rapidement, évidemment.
01:57Ça, c'est aussi insatisfaisside pour vous ?
02:02C'est un grand honneur, surtout que le gouvernement a été coûte que coûte en soutien de ce texte.
02:07D'abord, il faut bien le dire, le gouvernement de Michel Barnier,
02:10puis le gouvernement de François Bayrou.
02:12Nous avons notamment beaucoup travaillé avec Bruno Retailleau et Gérald Darmanin,
02:16et le soutien des quatre groupes du socle commun.
02:18Ce qui prouve une chose, Laurence Ferrari, c'est qu'aujourd'hui, nous travaillons ensemble.
02:22Il n'y a donc aucun sens à ce que nous partions diviser
02:25en nous affrontant les uns les autres dans les combats qui viennent.
02:28Ce texte, parmi d'autres, illustre à quel point nous savons travailler ensemble.
02:33Il serait dommage que nous partions diviser.
02:35Je crois même que nos électeurs ne nous le pardonneraient jamais,
02:37puisqu'ils voient bien aujourd'hui qu'on est capable de gouverner ensemble.
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