00:00Vous proposez un patron de France Télévisions nommé par le Président de la République.
00:05Non, ce n'est pas le cas.
00:05Ça j'ai du...
00:06Oui, mais alors, il y a surtout un risque...
00:07Il y a beaucoup de fausses informations qui ont circulé.
00:09Alors allez-y, dites-nous ce que vous proposez sur la nomination.
00:12Je propose de revenir à l'article 13 de la Constitution,
00:14qui est l'article qui détermine généralement la nomination et la désignation
00:17de bon nombre de patrons d'entreprises publiques.
00:19Et dans cet article 13, on voit qu'il y a une proposition faite par le Président de la République
00:23qui est soumise à un vote à l'Assemblée Nationale et au Sénat.
00:25On a eu tendance à réduire ça par c'est une nomination directe du Président de la République,
00:30c'est un retour à l'ORTF.
00:31Il n'en est rien.
00:32Il y a au contraire une volonté, selon moi,
00:34de faire preuve de davantage de démocratie, de transparence et de pluralisme
00:37en faisant voter les représentants des Français à l'Assemblée et au Sénat
00:41et en donnant un avis à l'ARCOM.
00:43Et qui demain...
00:44Allons jusqu'au bout.
00:45Et qui demain décidera si telle chaîne de télé ou de radio publique est pluraliste ou pas ?
00:50Alors ça, c'est l'ARCOM.
00:51Non, non, non.
00:53Qui et sur quels critères ?
00:55Mais c'est l'ARCOM qui est une autorité publique indépendante chargée du contrôle
00:58et c'est aussi pour ça que dans mes recommandations,
00:59j'estime qu'une autorité publique indépendante qui est chargée de la nomination
01:03telle qu'elle est aujourd'hui et aussi du contrôle,
01:05c'est en certains cas être un peu jugé parti.
01:08Donc j'estime qu'il faut que l'ARCOM arrête d'être à la fois
01:10l'autorité de nomination des présidents de groupes de dizaines publics
01:13et aussi l'autorité qui contrôle parce que ça peut valoir une forme de partialité.
01:18Donc l'ARCOM est l'autorité qui contrôle le pluralisme
01:22et l'Assemblée nationale, le Sénat sur proposition du président de la République
01:26et l'autorité en tout cas est l'organe institutionnel et démocratique
01:30qui nomme et qui désigne.
01:31– J'ai une autre question parce qu'une proposition…
01:34– Non, l'ORTF c'est une nomination directe du président de la République.
01:36Arrêtez de me faire ce mauvais procès,
01:38il y a un vote à l'Assemblée nationale et au Sénat,
01:40c'est considérer que les représentants des Français
01:41n'ont pas une légitimité démocratique et pluraliste.
01:43– Et vous avez le droit, mais il faut l'assumer.
01:45– Non, vous allez dire de vous en défendre.
01:47– L'ORTF c'est une nomination sèche du président de la République
01:49sans garde-fous et contre-pouvoir.
01:51C'est un mauvais procès qu'il me fait,
01:53c'est considérer qu'un vote à l'Assemblée nationale et au Sénat
01:56n'est pas une forme de nomination pluraliste, transparente et démocratique.
02:01– Et l'autre contradiction, si vous me permettez,
02:03vous voulez défendre le service public,
02:05mais si j'ai bien compris, vous voulez couper un milliard d'euros de financement.
02:08Donc a priori, lui retirer des moyens,
02:10ce n'est pas vraiment la meilleure façon de le faire.
02:12– En supprimant minimum.
02:12– Quand vous avez 130 chaînes publiques de télévision et de radio
02:15qui sont payées à hauteur de la moitié du budget du ministère de l'Agriculture,
02:19je pense effectivement qu'on peut faire mieux avec des moyens optimisés.
02:22Je vous disais par exemple pour France 2 et France 5,
02:24quand vous avez 9 cases de jeux par jour sur France 2,
02:26je pense qu'on peut laisser plus de place à des contenus de missions d'intérêt général,
02:30de culture d'investigation et d'information.
02:32Au contraire, on retrouvera des chaînes qui rassemblent davantage les Français
02:35et qui épousent vraiment des missions de services publics.
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