00:00Il faudrait que les gouvernements européens arrivent à découvrir l'existence de l'Europe, ce qui n'est pas tous
00:05les matins le cas.
00:06Moi, je reviens d'une tournée européenne. J'ai vu cinq chefs d'État et de gouvernement. Je vais continuer
00:10à me déplacer.
00:12J'étais en Espagne avec Pedro Sanchez, en Grèce avec le Premier ministre Mitsotakis, aux Pays-Bas avec le Premier
00:16ministre Yéten, et en Estonie avec le Premier ministre Miral.
00:19Quand on cite tous les premiers ministres qu'on vient de rencontrer, c'est qu'on est candidat à quelque
00:22chose ?
00:22Non, c'est qu'on se préoccupe de l'avenir de l'Europe d'abord. Mais moi, ce que je
00:26vois, c'est qu'il y a une prise de conscience.
00:29Ceux que vous venez de nommer ne sont pas ceux des gouvernements qui sont les plus difficiles à mettre en
00:35mouvement.
00:36C'est pour ça que je vais continuer à me déplacer, comme je l'ai dit. Mais ce que je
00:38vois, c'est qu'il y a largement une prise de conscience dans les opinions publiques et aussi dans les
00:42gouvernements.
00:43Ce que je vois ensuite, c'est que les solutions, elles sont assez bien identifiées, finalement.
00:47Vous avez un certain nombre de rapports qui ont été émis, le rapport Draghi, le rapport l'État, qu'on
00:50a largement commenté dans les médias.
00:52Ce qui pêche, c'est toujours la rapidité d'exécution.
00:55Soit parce qu'on a des procédures qui sont trop longues, soit parce qu'effectivement, sur certains sujets, on n
00:59'arrive pas à mettre tout le monde d'accord.
01:01Moi, ce que je crois, c'est que l'avenir de l'Europe, pour qu'elle soit puissance, c'est
01:04une Europe des géométries variables.
01:05On assume que certains pays avancent davantage ensemble sur certains sujets et que les autres ont qu'à les rejoindre
01:12ensuite avec une force d'attraction.
Commentaires