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Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE
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00:00Il est 17h, bonsoir, je suis très heureux de vous retrouver pour votre punchline du dimanche.
00:0517h-18h, une heure d'émission seulement, car à 18h on va vous diffuser notre grand reportage Racisme anti-blanc.
00:11La fin du silence suivi d'un débat animé par Elliot Deval.
00:16Mais durant cette heure, beaucoup de sujets à évoquer et à mes côtés pour débattre.
00:19Caroline Pilas est avec nous, bonsoir Caroline.
00:22Très heureux de vous retrouver.
00:23Amaury Brelet, fidèle de cette émission, bonsoir mon cher Amaury.
00:26Driss Galli est avec nous, essayiste, bonsoir mon cher Driss.
00:29Sans oublier Célia Barotte, notre spécialiste police-justice.
00:34On va commencer notre émission en prenant la direction de Grenoble.
00:37Grenoble qui en a plus qu'assez, je mesure mes mots, des règlements de compte qui se succèdent depuis plusieurs
00:45mois.
00:45Des fusillades, une mobilisation citoyenne a été organisée ce dimanche à Grenoble.
00:52Une marche blanche, on va retrouver Nicolas Roger et Timothée Forgé.
00:56Nicolas, racontez-nous comment s'est déroulé et dans quelle ambiance cette marche blanche.
01:06Oui, alors une centaine de personnes étaient réunies aujourd'hui dans les rues de Grenoble pour dire stop au trafic
01:12de drogue et aux violences qui y sont liées.
01:14Il s'agissait donc, vous l'avez dit, d'une marche citoyenne.
01:16À l'origine de l'initiative, il y a un homme, Azedine Miaoui, un ancien champion de boxe.
01:22Nous sommes actuellement d'ailleurs devant son club de boxe à Grenoble.
01:25Il a confié avoir eu un déclic il y a deux semaines lorsqu'il a appris le décès du père
01:30de l'un de ses élèves.
01:32Ce père de famille est l'un des trois hommes abattus dans des violences liées au trafic de drogue.
01:37Entre les 8 et 13 avril dernier à Grenoble, sa conjointe était présente.
01:41Elle a porté son portrait durant toute la marche.
01:44Sur place, il y avait d'autres familles de victimes et également la mère de la ville, Laurence Ruffin.
01:49En première ligne de cette marche, une banderole était notamment portée par de jeunes enfants.
01:54Pas une balle de plus.
01:56Voilà ce qu'il y avait marqué sur cette banderole.
01:58Un message fort porté par la jeunesse que l'organisateur souhaite justement accompagner via son club de boxe derrière moi
02:05afin de pousser ces jeunes vers le droit chemin.
02:07Merci beaucoup Nicolas Roger avec Timothée Forget.
02:11Depuis Grenoble, je vous prie justement d'écouter cet ancien champion de boxe, l'organisateur de cette marche.
02:17Et puis, on en parle avec mes invités.
02:21Ça veut dire qu'aujourd'hui, n'importe qui peut prendre une balle perdue.
02:24N'importe qui se fait agresser.
02:26La violence est très, très en hausse de partout en France, pas qu'à Grenoble.
02:30Et aujourd'hui, il faut essayer de rassembler un maximum de monde
02:35et puis essayer de parler avec Mme la maire et la préfète pour qu'on puisse discuter vraiment des problèmes
02:39qui touchent Grenoble.
02:40Le narcotrafic, il a toujours existé.
02:44Je ne suis pas là pour faire la guerre au narcotrafic,
02:46mais je suis là pour rassembler, en fait, si vous voulez, toutes les institutions,
02:49toutes les structures, les associations pour qu'on puisse travailler sur un réel problème qui est l'éducation.
02:55Donc, les jeunes, quand on les perd, on ne les récupère pas.
02:58Donc, entre 10 et 16 ans, c'est là où ils sont en pleine construction.
03:02Si on lâche l'affaire à ce moment-là, on les perd.
03:06Et puis, derrière, on les retrouve, on va des allées à faire des conneries.
03:09Et voilà ce qu'on est aujourd'hui.
03:11Allez, avant d'ouvrir réellement le débat,
03:14Célia, je voudrais qu'on fasse un point sur Grenoble.
03:16Parce que Grenoble, ce n'est pas la première fois qu'on en parle.
03:19À noter quand même, et Nicolas le disait, le maire a changé.
03:24C'est la soeur de M. Ruffin qui est à la tête de la ville de Grenoble.
03:28On verra si les choses peuvent évoluer ou pas.
03:30Je vois qu'Amoï est déjà dans les starting blocks.
03:33Mais d'abord, faisons un point sur la situation de Grenoble.
03:36Oui, parce que depuis le début de l'année 2026,
03:39le bilan effectué par nos confrères locaux fait état de 8 fusillades pour 5 morts,
03:44soit le même chiffre concernant les décès que sur l'ensemble de l'année 2025.
03:49En 2025, on parlait de 40 faits de violence par arme à feu,
03:52une attaque à la grenade, dont 5 morts, 44 blessés.
03:56Pour 2024, c'était 40 épisodes également, avec 7 personnes décédées et 35 blessés.
04:04En septembre dernier, la préfecture de l'Isère présentait quand même quelques résultats,
04:08quelques chiffres, puisqu'il y a quand même des mesures prises
04:11pour lutter contre ces règlements de compte, contre ces travaux de drogue.
04:14Alors on parle par exemple de renfort d'effectifs de force mobile auprès de la police,
04:18on parle d'opérations ciblées sur les points de deal,
04:21ou encore la délivrance d'amendes forfaitaires pour les consommateurs,
04:25mais aussi pour les détenteurs de produits stupéfiants.
04:27Il y a également eu des fermetures d'établissements, des fermetures administratives.
04:32Alors la préfète a expliqué qu'elle recensait sur l'agglomération une baisse des points de deal.
04:37On avait 41 points de deal en 2023, désormais en septembre on en comptait une petite trentaine,
04:43mais c'est dû aussi à l'ubérisation du trafic de drogue,
04:46puisque maintenant on n'est plus sur des points de deal statiques,
04:49mais plutôt sur une ubérisation, c'est-à-dire avec des livraisons,
04:52avec aussi l'emprunt, la location de logements saisonniers.
04:57Et puis il y a cette réponse judiciaire, cette volonté judiciaire en tout cas affichée
05:02par le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteau,
05:06qui a promis des opérations très ambitieuses dans la lutte contre le trafic.
05:10Il a aussi évoqué la question de la gestion pénitentiaire
05:13et de la nécessité d'une politique d'incarcération avec une priorité pour les narcotrafiquants.
05:18Donc des mesures, quelques actions, mais en tout cas les délinquants
05:23ont toujours une longueur d'avance sur les autorités, notamment les narcotrafiquants.
05:27Et c'est vrai que Grenoble, on en parle de plus en plus,
05:29puisque ces règlements de compte, ils ne touchent pas que les dealers,
05:32pas que les acteurs de ce business, mais il y a des dommages collatéraux
05:38et malheureusement des citoyens qui payent le prix de ce business désorganisé
05:43et ce business très dangereux.
05:44Des citoyens qui paient toujours cash.
05:46Amoribois, je disais que vous étiez dans les starting blocks
05:48parce que c'est vrai qu'on en a eu des débats sur Grenoble.
05:52Donc le maire n'est plus le même, puisque c'est Mme Ruffin qui a été élue.
05:57Et on sait que pour la précédente mairie,
06:01la sécurité, ce n'était pas vraiment la grande, grande, grande priorité de la ville.
06:04Oui, c'est fusillade, marche blanche, fusillade, marche blanche.
06:07Combien de marches blanches, quoi ?
06:08C'est le cycle infernal et les années passent et la situation ne change pas.
06:12Ou si, elle s'aggrave.
06:14Donc les grenoblois paient très clairement le laxisme sécuritaire
06:19à la fois des autorités nationales depuis des années.
06:22Il manque des centaines de policiers nationaux sur le terrain à Grenoble
06:25pour démanteler les trafics.
06:27Et puis le laxisme de l'équipe municipale.
06:30La ville est à la précédente équipe municipale.
06:33Notamment, il est au main de la gauche depuis une trentaine d'années.
06:35Durant 12 ans, c'est Éric Piole qui a été maire.
06:40Et qui, lorsqu'il était maire, réclamait la mise en place d'un modus vivendi avec les dealers.
06:45Il s'est dit favorable à la dépénalisation des drogues
06:48et même à la légalisation du cannabis.
06:51On voit le résultat.
06:53Et puis l'équipe aujourd'hui en place, celle de Mme Ruffin,
06:57c'est un peu moins pire, j'allais dire.
06:59Mais il faut dire aussi que les électeurs ont leur part de responsabilité.
07:03Après, on n'a pas mis un pistolet sur la tempe des électeurs pour mettre le bulletin dans l'urne.
07:07Ils ont une part de responsabilité.
07:09Évidemment, pas dans le narcotrafic, mais dans le choix de leurs représentants.
07:12À l'échelle locale, ils avaient l'opportunité, il y a un mois,
07:15de balayer cette gauche irresponsable et laxiste.
07:18Ils ont préféré recommencer en se choisissant cette maire à la tête d'une coalition de gauche et d'extrême
07:25-gauche
07:26qui n'a que le mot prévention à la bouche et qui, à mon avis, ne changera pas grand-chose
07:30à la situation.
07:31Et puis à l'échelle nationale, dans un an, il y a des élections présidentielles.
07:35Les Français auront l'occasion, là aussi, de se choisir un ou une candidate
07:39dont la main ne tremblera pas face au narcotrafic à eux de faire le bon choix.
07:43Oui, mais regardez, dans d'autres villes comme Nantes, comme Rennes, etc.,
07:46on a eu le débat avant les municipales.
07:49On avait déjà, plus ou moins, on sentait que certaines villes n'allaient pas changer de bord.
07:54Et c'est pourtant des villes dont on signale la montée de l'insécurité, de ces trafics, etc.
08:00Et la réalité, elle est là. Caroline ?
08:02Effectivement, pour renverser la table, ça va être très compliqué parce qu'il y a tout un système.
08:07Et je te rejoins, les électeurs, les citoyens ont leur part de responsabilité.
08:10Dans ce cas de figure précisément, je rejoins parfaitement le ras-le-bol
08:15et la désespérance de ces citoyens qui se sont mobilisés à l'initiative de ce champion.
08:19C'est une belle et bonne chose.
08:21Malheureusement, comme vous le disiez explicitement aussi Thierry,
08:25combien de marches faudra-t-il ?
08:27Bien sûr.
08:27Jusqu'à quand ?
08:28On en a commenté combien sur ce traitement ?
08:30C'est encore un jour sans fin.
08:32Alors, il y a eu des efforts étatiques, comme le disait parfaitement notre chroniqueuse politique.
08:37C'est l'IA. Il y a des efforts...
08:38Elle n'est pas encore la politique, mais elle est la police de justice.
08:40Mais parfois, la politique et la justice se rejoignent.
08:43Pardonnez-moi, c'est l'IA, tout simplement.
08:46Et aussi, au niveau judiciaire, mais malheureusement, c'est comme écoper l'océan avec une petite cuillère.
08:52C'est une hydre, en fait, le narcotrafic.
08:54Alors, effectivement, cette marche est symbolique.
08:56C'est pour une union des citoyens.
08:58Les gens ont besoin, en termes de solidarité, de se retrouver pour crier leur exaspération et leur angoisse.
09:04Mais malheureusement, ça ne changera rien, une fois de plus, à la situation.
09:08Et vous savez, j'ai horreur d'utiliser le terme dommage collatéral.
09:10Mais effectivement, vous avez des gens qui n'ont rien demandé, qui sont des citoyens comme nous tous, des qui
09:14-dames,
09:15qui passent au mauvais endroit au mauvais moment.
09:16Et qui pointent des balles perdues, comme à Marseille, ou comme à Rennes aussi, d'ailleurs.
09:21Exactement. Donc, c'est une question de volonté politique et ça doit aller encore plus loin.
09:25Oui, mais encore une fois, les électeurs avaient le choix de changer les choses en mettant leur bulletin dans l
09:31'urne.
09:31Et dans certaines villes, parfois, ça peut interpeller.
09:34Parce que, comme une fois, on a dit, dans telle ville, telle ville, telle ville, peut-être que les choses
09:38vont changer.
09:38Mais les choses ne changeront pas.
09:40Driss.
09:42Sur les électeurs, en fait, ils sont comme les élites un peu intoxiquées.
09:45Enfin, pas tous, évidemment, mais un peu intoxiquées par des grandes idées françaises, occidentales,
09:50qui sont que la pauvreté mène au narcotrafic, que les inégalités mènent à la violence.
09:55Au fait, on se plante complètement, élites et peuples inclus dans le même mouvement.
10:01Parce que nos sociétés ont une grande fragilité, au fait, par rapport à une micro-minorité,
10:05que nous pourrons appeler trivialement de salauds.
10:07Ce sont des gens qui ont choisi le mal, la méchanceté.
10:10Ce sont des gens qui frappent leur femme, dans d'autres circonstances.
10:13Ça, ce n'est pas lié à un choix moral, un défaut moral.
10:16Ce sont ces gens-là qui pourrissent les vies de certaines villes, comme Marseille ou autres, ou Nîmes.
10:20Ce sont quelques familles.
10:21Quand vous parlez aux policiers ou à la justice, c'est deux, trois, quatre familles
10:25à éloigner de ces villes-là dans le cadre de l'État de droit.
10:29En fait, nous n'arrivons pas à processer ça, à le métaboliser.
10:33Et donc, nous partons dans des grandes illusions, comme le sport, la bonne blague, la médiathèque, l'intégralité.
10:40Non, au fait, il y a une micro-minorité de toutes les races, toutes les couleurs
10:43qui ont choisi le mal, la facilité, le raccourci de la violence et de l'argent facile
10:48et qui pourrissent une ville.
10:49Et donc, on tape sur Bukele, au Salvador.
10:53Bien sûr qu'il a suspendu l'État de droit.
10:55Mais il y a eu une leçon oubliée du Salvador qu'on n'a pas compris.
10:57C'est que la violence est l'affaire d'une minorité.
11:01Il a mis en taule 2% de la population, minorité.
11:04Après, il a...
11:04C'était des méthodes expositives.
11:05J'ai commencé par le dire, mais nous, en tant que libéraux français
11:10qui donnent des leçons de démocratie à la terre entière,
11:12ce n'est pas votre cas, mais vous voyez ce que je veux dire, de Paris.
11:15On a dit, on n'a vu que ça.
11:17Mais qu'est-ce qu'il a montré ?
11:18C'est que sans changer le PIB par habitant,
11:20sans distribuer de l'argent comme nous on fait,
11:22parce que les trafiquants de Grenoble, ils reçoivent la CAF aussi,
11:24ils sont souvent au HLM.
11:26Vous voyez notre folie ?
11:28C'est juste une question de...
11:30Une société persécute toujours quelques-uns.
11:32L'État de droit doit persécuter la minorité toxique
11:35qui ne veut pas du contrat social.
11:37Parce que le trafiquant de drogue, vous savez,
11:39on en est aujourd'hui à Vénissieux.
11:40On n'est même plus à Marseille.
11:42Vénissieux, on est à des gens carbonisés dans des voitures.
11:44Là, ce ne sont pas des inégalités.
11:46Vous avez vu, certains trafiquants de drogue,
11:48dans des régions sociaux, dans certaines villes,
11:50dans certains quartiers, vont faire les courses pour les personnes âgées.
11:53Il y a toute une chaîne de solidarité qui se met en place.
11:56Bien sûr.
11:57Bien sûr, parce qu'eux, ils font de la politique.
11:59Ils font de la politique.
12:00Notre État ne fait plus de politique.
12:01Je suis désolé, quand vous avez un exemple, très simple.
12:04Une voiture de police se fait caillasser.
12:06Parfois, il faut faire un recul tactique pour sauver les hommes.
12:09Et s'il y a des enfants là-dedans, des civils,
12:10on ne va pas tirer sur les civils, même avec du LBD ou autre.
12:13Très bien.
12:13Mais que fait la préfecture après ?
12:15On ne fait rien.
12:17Ça passe sur CNews.
12:18Encore heureux.
12:19Il y a une lignée AFP.
12:20Mais toute la cité a compris qu'il y a le pouvoir.
12:22Les gens qui sont élevés automatiquement à un site
12:25parce qu'ils ont donné, ils ont humilié la police.
12:27Donc nous-mêmes, tous tous, parce que nous sommes la République.
12:29La police travaille pour nous, pour la République.
12:31Eh bien, ils exercent un pouvoir politique
12:33qui est de distribuer, de faire des kermesses, tout ça,
12:37parce qu'en retour, ils ne veulent pas des voix.
12:39Ils ne font pas de politique électorale.
12:41Ils veulent une allégeance des gens, ne plus dénoncer.
12:44Mais vous savez, je connais bien cette ville de Nantes.
12:48J'en parle souvent, comme Pascal.
12:50Nous connaissons très bien cette ville de Nantes.
12:52Je parle de Pascal Poix, évidemment.
12:53J'ai passé deux jours à Nantes.
12:55Et j'ai pris un peu avec des amis dans un café bien connu du centre-ville de Nantes.
12:59Et j'ai été interpellé par une personne qui m'a dit
13:01« Est-ce que je peux me mettre à côté de vous ? »
13:03Et en fait, finalement, la personne m'avait reconnu.
13:05Et c'était un policier.
13:07Et le policier me parlait de la ville de Nantes.
13:09Il me dit « Écoutez, moi, je suis du Finistère.
13:13Je suis à deux ans de ma retraite.
13:15Et ce qui se passe à Nantes, c'est juste pas possible. »
13:18Et ça rejoint ce que vous êtes en train de me dire.
13:21On arrête les gens.
13:23Deux jours après, ils sont dehors.
13:25On les croise.
13:25Et ça, c'est le quotidien de la ville de Nantes.
13:27Voilà ce que me disait ce policier,
13:29que je ne connaissais ni d'un an, d'ailleurs.
13:31Il m'a juste interpellé en disant
13:32« Rendez-vous compte, j'ai qu'une envie.
13:34Je suis à deux ans de la retraite.
13:35C'est repartir dans le Finistère. »
13:37C'est terrible pour un nantais que je suis.
13:39Bien sûr.
13:41Ce pays porte un deuil de la douceur de vivre
13:43qui est perdue à Nantes.
13:45On ne parle pas de Chicago,
13:47où il n'y a pas d'État de droit.
13:49Où il n'y a pas d'État de providence.
13:50La France est organisée depuis 80 ans,
13:52depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale,
13:53pour éviter ça.
13:54Parce que nous distribuons l'argent à tout le monde.
13:55En fait, on n'y arrive pas
13:56parce que nous avons oublié deux choses.
13:58La nature humaine.
13:59Il y a des gens qui ont choisi le mal.
14:01La religion nous le dit.
14:02Mais bon, nous avons fermé les livres de religion.
14:04La nature humaine.
14:05Il y a des gens qui choisissent le mal pour le mal.
14:07Vous pouvez leur donner un milliard d'euros.
14:09Ils vont continuer à choisir le mal.
14:11Et la deuxième chose,
14:11c'est que nous avons une approche trop technique.
14:14Notre police,
14:15je dis bien notre État,
14:17ne comprenne pas qu'un trafiquant est un homme politique.
14:19C'est un homme politique
14:20parce qu'il exerce le pouvoir sur tout un immeuble.
14:22C'est un petit sultan.
14:23Je vais prendre un autre terme.
14:25C'est un petit roi.
14:26Nous avons recréé la féodalité en France.
14:28Parce qu'il a un droit de passage.
14:32Je ne dirais pas de cuissage,
14:33mais c'est mon esprit malade.
14:33Faites attention aux termes, Driss.
14:35Il est 17h14 et je ne voyais pas qu'on ait les...
14:38Effectivement, ils achètent la paix sociale.
14:40Ils sont tout compris en termes organisationnels depuis le départ.
14:44Mais les parents ont une responsabilité aussi
14:45quand ce sont des mineurs.
14:46C'est leur paxe à eux.
14:47C'est ça.
14:48C'est un geste politique.
14:49Et nos politiciens, nos juges,
14:52gèrent ça comme...
14:53Ce n'est pas un problème technique.
14:54La technique, c'est facile.
14:55Pardon.
14:55Je voudrais vous faire écouter,
14:57et ensuite, on va changer de sujet,
15:00mais quoique, le sujet n'est pas très éloigné.
15:03On parlera de cette free party dont on parle depuis trois jours.
15:05Mais je voudrais vous faire écouter, d'ailleurs,
15:07Brice Gageant, qui était mon invité dans BD News,
15:09qui est secrétaire départementale d'unité de l'ISER.
15:11Il connaît bien la problématique de Grenoble.
15:15Écoutez-le.
15:15– Concrètement, il faut que le policier ait des pouvoirs.
15:19Il faut que le policier soit protégé.
15:20Il faut qu'il ait une protection fonctionnelle digne de ce nom.
15:23Une fois que tout ça sera mis en œuvre,
15:26le travail pourrait être fait à nouveau.
15:28Nos agents sont menacés, blessés, derrière, rien ne suit.
15:31Comment est-ce que vous voulez, vous levez le matin,
15:33venir faire votre travail de policier
15:35si vous êtes blessé, harcelé, violenté,
15:39et que derrière des peines de justice, rien ne tombe ?
15:41On est complètement délaissé.
15:42Il va falloir que l'État comprenne et priorise
15:44que pour redémarrer, pour reconstruire,
15:47le premier pavé, la première pierre à poser,
15:49c'est l'édifice police sur lequel il faut la poser.
15:52– Bon, discours sans surprise de ce policier à mort.
15:56Il n'y a rien d'autre à rajouter ?
15:57– Non, il ne fait que dénoncer le manque de moyens
15:59que j'ai évoqué plus tôt,
16:00à la fois de police et de justice.
16:02Emmanuel Macron avait promis 15 000 places de prison sur 10 ans,
16:05on en est à 5 000.
16:06– Exactement.
16:07Alors, l'autre actualité que nous suivons,
16:08évidemment, là aussi, il y a beaucoup à dire,
16:10énormément à dire,
16:11c'est cette free-partie géante près de Bourges,
16:14alors on donnait les chiffres entre 17 000 et 40 000 personnes
16:18qui auraient participé,
16:20parce que cette free-partie se termine.
16:22On va retrouver notre équipe dans quelques instants,
16:24Mathilde Dibanaise et Antoine Durand.
16:27Laurent Nunez s'est déplacé,
16:28et il ne faut pas oublier que Laurent Nunez
16:29est natif de Bourges,
16:31et il y a peut-être un lien de cause à effet,
16:33à mon avis, je pense qu'il y a un lien de cause à effet,
16:35avec cette fameuse proposition de loi.
16:38Je pense qu'on peut faire le raccourci à mon cher Amaury.
16:40Je propose d'écouter le ministre de l'Intérieur qui s'est exprimé,
16:43ensuite on retrouvera Mathilde Dibanaise et Antoine Durand
16:45qui nous feront un point complet sur la situation
16:48et sur la fin de cette free-partie.
16:50D'abord Laurent Nunez.
16:52Ce qui s'est passé ici dans le Cher,
16:54ces jours derniers,
16:55et à partir de la nuit de jeudi à vendredi,
16:59n'obéit à aucune de ces règles juridiques.
17:02Donc c'est donc un rassemblement musical illégal.
17:05Je le redis, c'est un rassemblement musical
17:07qui est totalement illégal.
17:10Qu'est-ce que ça veut dire un rassemblement musical illégal ?
17:12Ça veut dire que vous avez des milliers de personnes,
17:14en l'occurrence 17 000,
17:16ce qui aurait été la participation haute de ce rassemblement,
17:19ce qui est extrêmement important,
17:21qui arrive sur un site,
17:22qui ne bénéficie donc sans aucune organisation,
17:25qui arrive de toutes parts,
17:27qui envahisse un espace,
17:28qui crée donc des nuisances pour les riverains.
17:31Je rappelle qu'on est en zone agricole,
17:33il y a énormément de riverains.
17:34On est par ailleurs sur ce site,
17:36sur un terrain militaire,
17:38qui est un terrain historiquement,
17:39c'est ce qu'on appelle le polygone de Bourges.
17:40On est au bout du polygone de Bourges,
17:42mais on est dans le polygone militaire,
17:44dans lequel normalement personne ne rentre.
17:46Personne ne rentre.
17:47Et tous les riverains qui connaissent ce polygone,
17:51et comme Berruyer, je le connais bien,
17:52on ne traverse pas.
17:53On ne le traverse que quand il est ouvert,
17:56et on n'a jamais le droit de s'arrêter,
17:58jamais le droit de prendre de photos,
17:59on ne s'y balade pas.
18:00Allez, on va retrouver Mathilde Ibanaz et Antoine Durand,
18:04qui ont couvert cette free party.
18:07Les choses se terminent, ma chère Mathilde.
18:13Exactement, Thierry.
18:14Ce qu'on peut vous dire, en tout cas,
18:15c'est qu'ici, les fêtards partent des lieux,
18:18quelques-uns en tout cas,
18:20depuis ce matin déjà.
18:22Et ce qu'on voulait surtout vous dire,
18:23c'est qu'ils soient au volant ou même à pied,
18:25ils n'échappent pas au contrôle d'identité,
18:27et aux fouilles, des gendarmes fortement mobilisés.
18:31Ils sont plus de 650 répartis sur 14 points
18:34autour de la zone de cet événement illégal.
18:36Depuis le début de ce rassemblement,
18:39c'est quand même plus de 600 verbalisations
18:41qui ont été délivrées.
18:42Alors, lors de sa prise de parole,
18:45le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
18:48a rappelé sa position extrêmement ferme
18:51et est déterminé à mieux réprimer les organisateurs,
18:55mais aussi les participants qui, pour le ministre,
18:59ont choisi cette localisation en raison de son lien avec le chair.
19:05Durant la visite, en tout cas,
19:06le ministre de l'Intérieur a tenu à saluer
19:09toutes les forces mobiles présentes sur le terrain.
19:12Il a salué donc les gendarmes,
19:13mais également toutes les personnes
19:15qui portaient secours à ces fêtards,
19:18en sachant qu'il y a eu plus de cinquantaine de personnes
19:21qui ont été prises en charge par ces fêtards.
19:2433 ont été blessés
19:26et 5 sont dans un état grave,
19:30principalement lié à la consommation de stupéfiants.
19:33Tiens donc, comme c'est bizarre.
19:35Merci beaucoup Mathilde Ibanez avec Antoine Durand.
19:39Amori, que dire encore une fois ?
19:40On écoutera tout à l'heure quelques prises de position,
19:44notamment de Sandrine Grousseau,
19:46qui est totalement lunaire.
19:48Et on fera le parallèle avec le canon français
19:50dont on a beaucoup parlé dans cette émission,
19:52parce que le canon français, ce n'est pas bien,
19:53mais les rêves partis avec des produits illicites,
19:56ça ne pose pas de problème à Amori Broulet.
19:58Cette affaire, elle est pathétique de bout en bout.
20:00Et ça fait trois jours que ça dure.
20:02L'État, à défaut de pouvoir empêcher
20:05cet événement illégal,
20:07va se contenter de distribuer les amendes à la sortie.
20:09On allait verbaliser d'ailleurs 17 000 personnes.
20:12Donc on paie là, très clairement,
20:14plus de 30 ans de laxisme et d'impunité en la matière,
20:18parce que ça fait plus de 30 ans
20:19que ces événements se multiplient.
20:21Chaque fois, c'est la même chose.
20:22Cette occupation illégale, nuisance, vandalisme,
20:25et le plus souvent, en plus, trafic de drogue.
20:27Mais il y a un précédent en la matière.
20:32C'est l'affaire de Notre-Lame-des-Landes,
20:33que vous connaissez bien.
20:34Oh, que je connais bien.
20:34C'était en 2018,
20:36où l'État, le gouvernement,
20:38après plus de 50 ans,
20:39parce que ce projet a été vu de 50 ans,
20:40a reculé, a capitulé face à quelques milliers
20:44de zadistes d'extrême-gauche,
20:46alors même que le projet, d'ailleurs,
20:47avait été validé par toutes les instances.
20:49C'est vrai que la zone existe toujours, quand même.
20:51Bien sûr.
20:51Il existe une centaine de décisions judiciaires,
20:54un référendum favorable.
20:56Et à l'époque, c'était M. Édouard Philippe,
20:57qui est aujourd'hui candidat à la présidentielle,
20:59qui avait reculé.
20:59C'était évidemment sous Emmanuel Macron.
21:01Donc comment imaginer dès lors qu'aujourd'hui,
21:03un État, à la fois du préfet jusqu'au ministère de l'Intérieur,
21:06qui est incapable d'empêcher
21:08quelques centaines, voire quelques milliers
21:10de zigotos de faire la fête au milieu d'un champ,
21:13puissent efficacement et sérieusement
21:16lutter contre la délinquance généralisée,
21:18contre l'islamisme rampant
21:20et contre le narcotrafic.
21:21La vérité, c'est que le pays, la France,
21:23est un pays qui n'est pas géré.
21:25Alors, on écoutera tout à l'heure
21:27le préfet qui s'est exprimé.
21:29On l'a diffusé hier.
21:31Je crois que j'ai rediffusé à midi en mini-news,
21:32parce que c'est quand même un modèle de déclaration
21:34en disant « waouh ! »
21:35Il y avait beaucoup de monde
21:36qui n'a pas pu tout contrôler.
21:38Mais on l'écoutera dans quelques instants.
21:40Je voudrais qu'on termine le tour de Talme
21:41un peu sur cette situation.
21:43Caroline, peut-être ?
21:45Oui, dans ce pays, de toute manière,
21:46pour certains, plus c'est illégal,
21:47plus c'est autorisé.
21:49Effectivement, c'est beaucoup de laxisme.
21:51Alors moi, je serais pour taper au portefeuille
21:53de cet œufeur également.
21:54Pardonnez-moi, mais à partir du moment
21:55où vous n'avez rien à y faire,
21:57mais que l'entrave fait que ça vous excite
21:59et que vous avez envie d'y être
22:01parce que vous avez l'impression
22:03d'être un révolutionnaire, révolutionnaire en carton,
22:05parce qu'on a retrouvé aussi deux obus.
22:07Il faut quand même le dire.
22:08Si ça s'était mal passé,
22:10qu'aurait-on dit au niveau accidentel ?
22:12Et ça aurait été complètement normal.
22:13Non, mais moi, je suis sidérée aussi.
22:15Imaginez qu'un teufeur,
22:17comme vous l'appelez,
22:19perde un membre en sautant sur une...
22:22Imaginez ça.
22:23Imaginez un peu les répercussions
22:24que ça aurait pu avoir.
22:25Le pays aurait pu s'enflammer, tout simplement.
22:27Et donc, il y a de la gestion,
22:30il y a de l'organisation.
22:31Bien sûr que c'est un énorme barnum
22:32au niveau sécurité, au niveau médical.
22:35Il faut beaucoup de camions de pompiers et compagnie.
22:38Et puis les forces que vous mobilisez
22:39ne sont pas ailleurs.
22:40Évidemment.
22:41Donc, pour eux aussi,
22:42c'est fatigant, c'est exaspérant
22:44et ça coûte de l'argent.
22:45Mais que dire aussi de ces agriculteurs
22:47qui vont mettre des années
22:48à récupérer leur terrain,
22:49qui sont complètement dévastés
22:52au sens propre
22:53parce qu'ils n'ont rien demandé
22:54et qu'en général,
22:55ils ne sont même pas ensuite
22:58rémunérés par l'État rapidement.
22:59Ils n'arrivent pas à récupérer leur dû
23:02et ils doivent faire des pieds et des mains.
23:05Donc, jusqu'à quand ?
23:05Et puis, je n'ai pas envie de teaser
23:07en termes de transition,
23:08mais j'imagine que vous allez passer
23:09l'extrait de Manon Brie
23:10en dehors de Sandrine Rousseau
23:12parce qu'on parle de lunaire,
23:14mais là, c'est les astres totaux.
23:15Bien sûr.
23:16Riz Ghali, vous voulez parler ?
23:17Oui, rappel.
23:18Eh bien, vous parlerez juste après la pause pub.
23:19Voilà.
23:20C'est une façon de vous teaser.
23:21Très bien.
23:21On se retrouve dans quelques instants, évidemment.
23:28Allez, on poursuit nos échanges et nos débats.
23:30Nous parlions de cette free party.
23:33C'est important de dire free party,
23:35paraît-il.
23:35Parfois, on dit rêve party,
23:36mais là, c'est free party.
23:38Je vais vous donner la parole, Driss.
23:40Évidemment, je me suis engagé
23:41et comme je tiens toujours mes engagements.
23:43Je voulais vous montrer une image quand même
23:45parce qu'on va écouter Sandrine Rousseau
23:47parce qu'il y a ce qui est bien
23:49et ce qui n'est pas bien.
23:49Mais regardez cette affiche
23:51qu'Anthony Rodriguez qui prépare cette émission
23:55à mes côtés vous diffuse.
23:57Regardez ce qu'on peut voir.
23:59Méga rêve antifasciste.
24:01Voilà.
24:02Il y a un message qui est très clair.
24:04Je voudrais qu'on vous montre également
24:06puisqu'on vous a souvent parlé
24:08de ces soirées organisées par le canon français.
24:12J'avais un des co-organisateurs
24:14comme invité la semaine dernière
24:17où, évidemment, pour LFI, ce n'est pas bien
24:20alors que ce sont les manifestations
24:22et des repas organisés
24:23dans des lieux bien encadrés.
24:26Il n'y a pas de souci.
24:27On célèbre la bonne chair française,
24:29la musique, les chansons françaises.
24:31Et voilà, deux images, deux ambiances.
24:33Là, on est content à gauche, évidemment,
24:36de chanter, de partager des repas.
24:39À droite, dansons pour la liberté.
24:45Écoutez ce que disait Sandrine Rousseau.
24:47C'était ce matin et sur la venue de Laurent Nunez,
24:51justement, sur cette free party.
24:54Écoutez Sandrine Rousseau
24:55et je vous donne la parole, Driss.
24:57Je comprends aussi la jeunesse
24:59qui a besoin d'avoir des lieux
25:00ou faire la fête.
25:01Et en l'occurrence,
25:04la répression à tout va
25:06de ce type de fête
25:08empêche la négociation
25:09d'avoir un terrain safe,
25:11de prévenir les communes à côté, etc.
25:14Et c'est tout le débat
25:14qu'on a eu à l'Assemblée nationale
25:16sur l'autorisation ou non
25:18des free parties.
25:19C'est qu'en fait,
25:19on était dans une ultra-répression.
25:21Je pense que si Nunez va sur place,
25:23c'est pour essayer de voir
25:24comment verbaliser tout le monde.
25:27Alors, je ne sais pas
25:27s'il le fera cette fois-ci.
25:29Alors, on aurait pu vous faire écouter
25:30aussi Manon Brouille,
25:31mais c'est quasiment un copier-coller,
25:33je dirais, entre les deux.
25:34Donc là, tout est parfait.
25:37Il y a un décalage.
25:39Énorme.
25:39Énorme, énorme,
25:40avec les enjeux du pays,
25:42les enjeux du maintien de l'ordre,
25:44les enjeux de la sécurité
25:45et puis le danger physique
25:47de marcher sur une bombe,
25:48d'être mutilé.
25:49Imaginez que ça se produise.
25:50Bien sûr.
25:52Ce sont des paroles irresponsables
25:53de la part d'un responsable politique.
25:55C'est complètement irresponsable.
25:57La France n'est pas le pays
25:58de l'ultra-répression.
26:02On peut toujours se plaindre
26:03de la France, etc.,
26:04mais ce n'est pas le pays
26:05de l'ultra-répression.
26:06Et je fais le lien
26:07avec l'antifascisme.
26:08C'est quand même lunaire.
26:11C'est dans des lieux...
26:12Moi, je serais antifasciste.
26:14D'ailleurs, nous sommes tous antifascistes
26:15parce que nous sommes Français
26:16et le Français
26:17est un type démocrate et modéré.
26:18Ce n'est pas le pays des extrêmes.
26:19Mais je serais antifasciste
26:20au sens de ces gens-là.
26:21Je serais outré
26:22que de voir dans un campement,
26:23dans un rassemblement antifasciste,
26:25il y ait de l'alcool à volonté,
26:28probablement de la drogue
26:29et qu'il soit
26:31sur des mines antipersonnelles carrément.
26:33C'est une insulte à l'antifascisme.
26:34C'est devenu un totem d'immunité.
26:36En gros, en France,
26:37on peut faire n'importe quoi
26:38si on se dit antifasciste.
26:39On peut envahir un terrain militaire.
26:41Enfin, on est quand même
26:41presque en guerre avec l'Iran.
26:43La France ne l'est pas.
26:44C'est le mot magique, ça, aujourd'hui.
26:46Antifasciste.
26:46Parce qu'il y a deux mots magiques,
26:48aujourd'hui.
26:49C'est l'antifascisme.
26:50Et quand ça ne marche pas,
26:51quand les gens sont un peu vaccinés
26:53contre ça,
26:53c'est la désinformation.
26:55Voilà.
26:55C'est les deux mots magiques
26:56qui permettent de faire n'importe quoi
26:58et de passer à travers les gouttes.
26:59Et le ministre de l'Intérieur
27:00va y aller.
27:01Il y est.
27:02Il est inutile.
27:03Franchement,
27:04je ne veux pas faire de personnaliser le débat,
27:06mais on a envie de le dire
27:07nous naissent des missions.
27:08Parce qu'on ne transporte pas
27:10des milliers d'individus
27:11de Marseille, de Lille,
27:12voire de Belgique
27:13à travers la France
27:14sans que la police soit au courant.
27:15Alors justement,
27:16vous faites la liaison.
27:17On va écouter le préfet
27:19du Cher.
27:19Parce que ça,
27:20c'est quand même incroyable.
27:23Lunaire encore, je reprends.
27:24Lunaire, oui.
27:25On peut dire lunaire.
27:25Écoutez ce qu'il déclarait.
27:28Hier, on a du mal à comprendre.
27:31Donc aujourd'hui,
27:32nous, nous avons été mis
27:33devant le fait accompli,
27:34très clairement.
27:35Dans la nuit de jeudi à vendredi,
27:37nous avons eu 2000 voitures
27:39qui sont arrivées d'un coup sur site.
27:42C'est ingérable.
27:44Quand vous ne savez pas,
27:44par anticipation,
27:45pour l'anticiper,
27:47il faut savoir
27:47où les gens vont aller.
27:49Et je vous rappelle que
27:50dans l'organisation,
27:51même les festers
27:52ne savent pas
27:53où ça va se passer.
27:54C'est-à-dire qu'ils vont,
27:57ils ont des points de rendez-vous.
27:58Il y a plusieurs points de rendez-vous.
28:00On sait que c'est quelque part
28:01à 30 minutes.
28:03Donc nous,
28:04dès qu'on a l'information,
28:05on essaye de regarder aussi.
28:07Mais on n'est pas devin.
28:08Et si on ne donne pas l'information,
28:10eh bien,
28:10on ne peut pas le savoir
28:11et on ne peut pas anticiper.
28:13C'est ce qui s'est passé ici.
28:15Amory,
28:15c'est quand même
28:16un constat d'appuissance.
28:17Le préfet nous dit
28:18qu'il y a 2000 voitures.
28:20Enfin, je veux dire,
28:21ça se voit quand même.
28:24Je ne sais pas.
28:25Non ?
28:25Il y a quelque chose
28:26qui ne fonctionne pas.
28:28L'État a été mis devant le fait
28:30à comprendre.
28:30C'est terrible cette phrase.
28:31On est la septième puissance du monde.
28:33Il y a 2000 voitures
28:33qui débarquent là.
28:35C'est effrayant.
28:36On n'a pas vu les voitures.
28:37On a des services de renseignement
28:39pour savoir,
28:40a priori,
28:41où pourraient
28:42se rassembler
28:43ces gens-là.
28:44La vérité,
28:44c'est que tous ces toughers
28:46se sentent totalement
28:48encouragés
28:48par l'impunité
28:49depuis 30 ans.
28:50Ça fait 30 ans
28:51qu'on leur dit
28:52installez-vous au milieu d'un champ,
28:53faites la fête,
28:54il ne se passera rien.
28:55Comment voulez-vous
28:56que ces gens-là
28:56ne se sentent pas autorisés
28:57à occuper n'importe quel terrain
28:59pour y faire la fête ?
29:00Et sans compter,
29:01je le répète,
29:03et Mathilde le disait également,
29:05c'est que
29:06Laure Nunez,
29:07il est du coin.
29:08Donc on pouvait peut-être
29:10potentiellement
29:11subodorer
29:11qu'il y ait une action symbolique
29:13dans la mesure
29:13où il y a la discussion
29:14de ce projet de loi.
29:16La vérité,
29:16c'est qu'il y a la volonté
29:17d'acheter la paix sociale,
29:18là encore.
29:18On n'a pas envie
29:19d'aller à l'affrontement,
29:20c'est-à-dire qu'on n'a pas envie
29:20d'envoyer des centaines
29:21de gendarmes
29:22et de forces de l'ordre
29:23les canons César
29:24et les hélicoptères
29:25au risque d'avoir des blessés
29:27ou même pire encore.
29:28Donc on achète la paix sociale,
29:29on ne dit rien,
29:30résultat,
29:31c'est le vandalisme
29:32et la punité générale.
29:33Mais vous souvenez,
29:33on avait commenté ces images
29:35à Sainte-Solène aussi.
29:36Oui.
29:36C'est-à-dire que les manifestants
29:37avaient des drones,
29:38les gendarmes n'avaient pas le droit
29:40d'utiliser ces drones,
29:41il y a eu des violences
29:44extrêmes,
29:44et donc voilà,
29:45on en est là aujourd'hui Caroline.
29:47Malgré tout,
29:47il y a une permissivité,
29:48alors loin de moi l'idée
29:49de faire du yac à faucon
29:50parce qu'ils ont été dépassés
29:51et sans doute
29:52ils n'ont pas anticipé
29:53une fois de plus.
29:54Demi une voiture,
29:55ça se voit.
29:55Je ne vais pas faire un bis répitita.
29:56Elles ne seront pas tout arrivées comme ça.
29:56Oui, même pour moi,
29:56en tant que valvoyante,
29:57je les apercevrai.
29:58Mais si vous voulez,
30:00ce qui est terrible,
30:01c'est qu'il y a un slogan
30:03antifasciste.
30:04On peut se dire potentiellement
30:05que ces gens vont aller
30:08menacer des personnes
30:09qui vont être en rapport
30:10avec l'autorité.
30:11Donc, un terrain
30:12qui serait un terrain militaire
30:14ne sort pas du chapeau non plus.
30:16Donc, on peut essayer
30:16de faire des liens
30:17de cause à effet
30:18instinctivement parlant.
30:19Donc oui, évidemment,
30:21je trouve que c'est
30:22assez pitoyable
30:23une fois de plus
30:23et n'oublions pas
30:24parce que nous ne sommes pas naïfs
30:25qu'il y a des élections présidentielles
30:27bientôt.
30:28Donc, tout le monde
30:29est assez modéré.
30:30On n'a pas envie
30:32que la cocotte minute
30:33explose avant l'heure
30:34parce qu'il y a
30:35de l'opportunisme
30:36et de l'électoralisme
30:37une fois de plus.
30:38Juste rapidement,
30:39pour en revenir
30:39à Mme Sandrine Rousseau,
30:40si je l'avais face à moi,
30:41je lui dirais
30:42Mme Rousseau,
30:42moi je suis une ancienne
30:43grande clubeuse.
30:44Je n'allais pas
30:45sur ce genre de terrain
30:46mais je suis sortie.
30:47Il n'y avait pas l'oppression.
30:48Je respectais
30:49dans les lieux
30:49où j'allais.
30:50Ça n'a pas empêché
30:51la jeunesse,
30:52quelle que soit sa génération,
30:53de s'amuser
30:53dans ce pays démocratique
30:55et républicain.
30:56Maintenant,
30:56ce qui est sidérant,
30:58pas tant que ça
30:58avec la gauche
30:59et l'extrême-gauche,
31:00c'est qu'ils ont aussi
31:01la fête à géométrie variable
31:02en fonction de la sensibilité politique.
31:04Donc, on reste idéologique
31:06et les choralistes.
31:07Il y a les bonnes fêtes
31:08et les mauvaises fêtes.
31:09Il y a les bonnes
31:09et les mauvaises victimes,
31:10etc.
31:11On a fait le tour du sujet ?
31:13Je pense.
31:13Je pense.
31:14On a tout dit ?
31:14Oui.
31:15Bon, on va voir
31:15une page internationale.
31:16Pour aujourd'hui ?
31:17Oui, pour aujourd'hui.
31:18Et on suivra
31:19l'évolution de cette loi aussi.
31:20Oui.
31:22De toute façon,
31:22les lois existent aujourd'hui
31:23pour interdire
31:24ce genre d'événements.
31:24Elles existent.
31:25Le ministre l'a dit,
31:25c'est un événement illégal.
31:26C'est bien qu'il piétine
31:27et qu'on revient à la loi.
31:29Exactement.
31:29On va voir une page internationale.
31:30On va essayer d'y voir
31:31un peu plus clair
31:31sur cette guerre
31:32au Moyen-Orient.
31:33On a du mal à comprendre.
31:35Je ne cesse d'utiliser ce terme.
31:36On insiste à un jeu
31:39de poker menteur
31:40entre les Iraniens
31:40et les Américains.
31:41Donald Trump a annoncé hier
31:42qu'il allait étudier
31:43ce fameux nouveau plan
31:45de Téhéran,
31:46de règlement du conflit.
31:47Mon cher Driss,
31:48tout en avertissant
31:49qu'il allait peu de chances
31:50de l'accepter
31:51et laissant planer
31:51la menace
31:52de nouvelles opérations militaires.
31:54Je vais bientôt examiner le plan.
31:56Dit-il que l'Iran
31:56vient de nous transmettre
31:58mais je ne peux imaginer
31:59qu'il soit acceptable
32:00dans la mesure
32:01où ce pays
32:02n'a pas encore payé
32:04un prix suffisamment lourd
32:05pour ce qu'il a fait subir
32:08à l'humanité
32:08et au monde
32:09au cours de ces 47 dernières années.
32:12Je vous remercie
32:13de l'attention
32:13que vous portez
32:14à cette question.
32:16L'Iran qui a mis
32:17au défi des États-Unis
32:18de choisir,
32:19c'est l'information
32:20également du jour,
32:21un mauvais accord
32:22ou une opération militaire.
32:23Driss,
32:24on en est là
32:24très concrètement ?
32:25Oui,
32:26on est dans une impasse,
32:28dans un cul-de-sac.
32:29Des deux côtés
32:30parce que les Iraniens
32:31crânent
32:31mais ils vont très mal
32:32quand même.
32:33Le régime a pris très cher.
32:34Beaucoup de destruction.
32:36On ne va pas refaire
32:37la liste de l'organigramme
32:38qui a été complètement amputé.
32:41Hormuz est bloqué.
32:43Les réserves pétrolières
32:44sont en train
32:45de déborder
32:46puisqu'ils ne peuvent plus
32:46écouler leur production.
32:49On ne peut pas éteindre
32:50un puits comme ça impunément.
32:51Il y a des conséquences,
32:52des séquelles à long terme.
32:53Mais les Américains,
32:54malheureusement,
32:55n'ont pas gagné la guerre.
32:56Ils ne l'ont pas forcément perdu
32:57mais ils ne l'ont pas gagné
32:58parce que le régime est là.
32:59Hormuz est bloqué.
33:00Les pays arabes
33:01ont été largement,
33:03je dirais,
33:06sidérés,
33:06voire traumatisés
33:07parce qu'ils se croyaient
33:08protégés par un parapluie américain
33:09qui leur a coûté très cher.
33:11Même d'ailleurs,
33:11par rapport à l'opinion publique,
33:12ils n'aiment pas trop
33:13la présence de base américaine
33:14donc chrétienne
33:15en sol musulman.
33:16Mais c'était le prêt à payer.
33:17Là,
33:18ils ont été vraiment bouleversés.
33:20Il y aura des conséquences.
33:22Les Iraniens ont bien résumé.
33:23C'est le dilemme cornelien
33:26de M. Trump.
33:27Soit un mauvais accord,
33:30soit remettre des billes
33:31dans la machine
33:32pour parler trivialement
33:32sachant que mon impression
33:34depuis Paris,
33:35c'est qu'il n'a pas découvert
33:38la recette magique
33:38pour faire plier l'Iran
33:39à part Hormuz
33:40qui l'a bloqué.
33:41Mais le régime
33:42de Noé est toujours présent.
33:43Voilà.
33:43Et envoyer une bombe,
33:45c'est facile,
33:46entre guillemets,
33:46quand on est aux Etats-Unis.
33:47On a un stock illimité
33:48et on a les meilleures bombes
33:49au monde,
33:49mais apparemment,
33:50ça ne marche pas.
33:50Parce que les Iraniens
33:51ont réussi
33:52à transformer
33:54leur faiblesse
33:55en force.
33:56Ça veut dire,
33:57par exemple,
33:57que les Américains
33:58envoient des bombes
33:59à 4 millions d'euros.
34:01Les Iraniens envoient
34:02un drone
34:03à 15 000 dollars.
34:04Mais même pour les radars,
34:05il paraît,
34:05selon certains sites,
34:07que les Iraniens
34:07allument le radar
34:08juste quelques secondes
34:09pour voir ce qui se passe
34:10dans le ciel.
34:11Ils l'éteignent.
34:11Les Américains
34:12n'arrivent plus
34:13à le retrouver.
34:15Et ils passent
34:15en vision infrarouge
34:17pour voir les avions,
34:18pour voir les...
34:19Donc c'est comme...
34:21Ils ont l'avantage
34:24technique américain
34:25et financier
34:26n'est pas si fort que ça
34:28à moins qu'ils réinventent
34:29un nouveau type de guerre
34:31dont je suis complètement
34:32incapable de...
34:32Alors, vous verrez.
34:33On va poursuivre
34:34notre échange justement
34:35sur ce cessez-le-feu
34:37fragile
34:38et j'ai une image
34:39à vous soumettre
34:40puisqu'on parle
34:40du régime des Mola
34:41et vous verrez.
34:43Il est bien présent encore
34:44et bien vivant
34:45ce régime des Mola.
34:46Mais on va faire
34:46un petit pas de côté.
34:48On va retrouver
34:48l'une de nos équipes
34:49en Israël.
34:50Pauline Trevzer
34:51et Fabrice Elsner
34:52au 17ème jour
34:53de cessez-le-feu.
34:54La trêve, vous le voyez,
34:55est toujours fragile
34:56entre Israël et Liban.
34:57Le Hezbollah continue
34:58de viser l'armée israélienne
35:00et Sitzal n'opère
35:01que dans la zone tampon.
35:02Cette trêve est extrêmement fragile
35:04et pourrait être rompue
35:05si les Etats-Unis
35:06mettent de nouvelles frappes
35:07contre terre.
35:07C'est ce que nous racontent
35:08Pauline Trevzer
35:09avec Fabrice Elsner.
35:11Nous sommes actuellement
35:12à la frontière libanaise
35:14avec Fabrice Elsner.
35:15Vous allez voir ce mur
35:16derrière nous
35:16qui délimite Israël
35:18et le Liban.
35:19Et donc derrière,
35:20c'est le sud Liban
35:22avec une zone tampon
35:23sur plusieurs kilomètres,
35:25une zone délimitée
35:26par Tzal
35:28où les combats continuent
35:29entre l'armée israélienne
35:31et le Hezbollah.
35:32Il y a encore eu
35:33aujourd'hui des appels
35:34à évacuer
35:34pour une dizaine
35:35de localités
35:36du sud Liban.
35:38Tzal continue donc
35:39de dynamiter
35:40des tunnels
35:40et toutes infrastructures
35:42utilisées par le Hezbollah.
35:45Deux terroristes
35:46ont d'ailleurs été éliminés.
35:48Parallèlement,
35:49le groupe iranien
35:50pro-iranien chiite
35:51vise encore
35:52l'armée israélienne
35:54des positions
35:55au sud Liban
35:56mais également
35:56des positions d'artillerie
35:58dans le nord d'Israël.
36:00Des sirènes d'alerte
36:01ont d'ailleurs retenti
36:02ici un peu plus tôt
36:04dans la journée.
36:05Donc vous voyez
36:05qu'il y a ce front
36:06au sud Liban
36:07avec le Hezbollah
36:09malgré ce cessez-le-feu
36:10et puis ce deuxième front
36:11avec l'Iran
36:12qui est pour l'instant
36:13à l'arrêt
36:14mais on sait
36:14que Donald Trump
36:15pourrait mener
36:16de nouvelles frappes
36:17contre le régime iranien
36:18dans les prochaines heures.
36:20On redoute donc
36:20de nouvelles attaques
36:21iraniennes ici
36:22alors qu'un cabinet de guerre
36:24doit se tenir ce soir
36:26en présence
36:26de Benyamin Netanyahou.
36:28Merci,
36:29merci beaucoup
36:29Pauline Kavzer
36:30avec Fabrice Elsner
36:31on le voit
36:31à Mont-Eboilet.
36:33Tout cela est très
36:34très très fragile.
36:36Oui et je crois
36:37malheureusement
36:37que les Etats-Unis
36:38paient une triple erreur
36:40d'abord l'absence
36:41d'objectifs clairs
36:42depuis le début
36:43c'est-à-dire que
36:44Donald Trump
36:44nous a expliqué
36:45qu'il s'agissait
36:45de renverser le régime
36:47alors qu'il de fait
36:48l'a été
36:48mais qu'il s'est régénéré
36:49de façon plus radicale encore.
36:52Il s'agissait aussi
36:52de détruire
36:53l'ensemble
36:53des capacités
36:55balistiques
36:56du régime
36:57des Mollahs.
36:58On le voit bien
36:58on a largement
36:59sous-estimé
37:00le nombre de missiles
37:01notamment le nombre
37:02de drones
37:03dont dispose
37:03l'Iran
37:04pour contre-attaquer
37:05et puis
37:06la question
37:06du programme nucléaire
37:07on veut soi-disant
37:09Donald Trump
37:10veut mettre
37:10hors d'état de nuire
37:11ce programme
37:11mais il ne s'en donne
37:12pas les moyens
37:13c'est là
37:14la deuxième erreur
37:15si on veut
37:16véritablement
37:17le mettre
37:17hors d'état de nuire
37:18il faut envoyer
37:19des troupes au sol
37:20c'est la seule façon
37:21tous les experts
37:22ça on l'a dit
37:23dès le départ d'heure
37:24et lui ne veut pas
37:25risquer des vies
37:26de soldats américains
37:26et la troisième chose
37:28c'est évidemment
37:28le manque d'anticipation
37:29avant la guerre
37:30il n'avait aucun problème
37:31dans le détroit d'Hormuz
37:33il est invraisemblable
37:34que l'administration américaine
37:36n'ait pas anticipé
37:37que le régime de Téhéran
37:39bloque et utilise
37:41le détroit d'Hormuz
37:43comme levier de négociation
37:45et on le voit aujourd'hui
37:46donc il y a malheureusement
37:48une inconscience
37:50dans cette prise de décision
37:52de mener une guerre
37:53contre le régime des Mola
37:55que nous payons aujourd'hui
37:56d'ailleurs pas seulement
37:56les Iraniens
37:57qui continuent
37:57à subir le joug
37:59de leur régime
37:59mais c'est le monde entier
38:00aujourd'hui
38:01qui est affecté
38:02par cette crise
38:02c'est ce que c'était
38:03l'objectif affiché
38:04de l'Iran d'ailleurs
38:05et pour rebondir
38:06et étayer vos propos
38:07regardez cette image
38:08Driss disait
38:09effectivement
38:09le régime de Mola
38:11est bien présent
38:11regardez cette image
38:12qu'Anthony Rodriguez
38:14vous diffuse
38:15c'est une image
38:17qui veut tout dire
38:17ce sont des jeunes
38:18Iraniens patriotes
38:20qui ont scandé
38:21à mort l'Amérique
38:22ils ont nagé
38:24ils ont ramé
38:25jusqu'à un navire israélien
38:26immobilisé
38:27dans le golfe persique
38:29pour affirmer
38:30la souveraineté
38:31de l'Iran
38:32sur ses eaux
38:33donc voilà
38:34où on en est
38:34aujourd'hui
38:35regardez cette petite embarcation
38:36c'est quand même
38:37un super défi
38:38aux géants américains
38:40et on voit
38:41ces Iraniens
38:42en train de plonger
38:42en train de
38:43narguer ce navire
38:46Caroline
38:46voilà où on en est
38:47le régime d'Ebola
38:48est bien présent
38:50donc que va-t-il
38:51se passer
38:52parce que ça
38:52c'est une véritable provocation
38:53aussi
38:54les guerriers
38:54de la révolution
38:55et on se met à la place
38:55des Israéliens
38:56bien sûr
38:57et les Libanais
38:58par extension
38:59de nos plus mondialement
39:00évidemment des Libanais
39:01j'entends aussi
39:01les Libanais
39:02il ne faut pas les oublier
39:02mais il fallait être naïf
39:04pour penser que les guerriers
39:05de la révolution
39:06désormais
39:06allaient plier facilement
39:07ils se préparent
39:08malgré tout
39:09à ce qui est en train d'arriver
39:10depuis des décennies
39:12et ce sont des gens
39:13qui vivent sur la renommée
39:14la réputation
39:15et si vous touchez
39:16à cette dernière
39:17ils n'apprécient rien
39:19regardez les exactions
39:20qu'ils commettent
39:21sur leur peuple
39:22depuis plus de 47 ans
39:23et qui sont encore pires
39:24alors c'est sûr
39:25que sur une échelle
39:25diabolique de valeurs
39:26je suis très mal placée
39:28pour dire c'est pire qu'avant
39:29mais quand on entend
39:30ce qui se passe
39:30vis-à-vis des femmes
39:31vis-à-vis des jeunes
39:32je ne vais pas faire
39:33une liste exhaustive
39:34parce que c'est abominable
39:35humainement
39:36maintenant je pense
39:37que monsieur Trump
39:38sait ce qu'il fait
39:39et je suis loin
39:40d'être en accord avec lui
39:41sur tout ce qu'il peut dire
39:43tout ce qu'il peut faire
39:44je ne suis ni une amoureuse
39:45ni une hater
39:46comme je vous l'avais dit
39:46de Donald Trump
39:47j'essaye d'être
39:48la plus honnête
39:48intellectuellement possible
39:50en fonction de ses propos
39:51et de ses postures
39:53malgré tout
39:53il réfléchit à tout ça
39:54depuis des années
39:55et puis si désormais
39:56il ne cible pas
39:57avec Israël
39:58certains lieux stratégiques
40:00c'est que tout ça
40:01est réfléchi
40:02parce qu'il y a
40:03des lieux stratégiques
40:04où il y a de l'uranium
40:05et qu'il dit uranium
40:05dit radiation
40:06donc ils font quand même
40:07très attention
40:08tactiquement aussi
40:09à ce qui se passe
40:10parce que si vous enflammez
40:11un côté
40:12vous enflammez le reste
40:13du Proche-Orient
40:14donc c'est bien compliqué
40:15malheureusement
40:16c'est pas prêt de s'arrêter
40:17et désormais
40:18les détroits
40:19pardon d'Ormus
40:19s'appellent bien le détroit
40:21Trump
40:21et moi je ne peux pas
40:23m'empêcher d'avoir une pensée
40:25pour tous les Iraniens
40:26et les Iraniennes
40:27qui ont payé
40:27un lourd tribut
40:28et notamment
40:29je salue toujours
40:30Sarah Doraghi
40:31notre consoir franco-iranienne
40:33qui était dès le départ
40:35à mes côtés
40:36pour commenter
40:37cette guerre
40:38au Moyen-Orient
40:39et quand on écoute Sarah
40:40et je le comprends aisément
40:41c'est qu'ils n'ont pas envie
40:43du tout
40:43que l'origine des Mollahs
40:45reste en place
40:45c'est même pas discutable
40:50et négocier avec les Mollahs
40:51on sait très bien
40:51que de toute façon
40:53c'est pas tenable
40:54et que leur parole du jour
40:56ne sera jamais celle du lendemain
40:57et on en est là aujourd'hui
40:58et quand on vous montre
40:59cette image
41:00de cette embarcation
41:01c'est tout le défi
41:02voilà
41:03on parle de cesser le feu
41:04on se dit que peut-être
41:05que Trump
41:05va relancer
41:08des frappes
41:08mais on en est là
41:10le problème avec ces régimes
41:11comme ça
41:13totalitaires
41:15autoritaires
41:15hideux
41:16ce n'est pas une exagération
41:17c'est que de loin
41:19ça fait l'unanimité chez nous
41:20mais à l'intérieur
41:21vous trouvez toujours
41:22des jeunes notamment
41:23capables de les défendre
41:24parce que c'est un conditionnement
41:26pardon de vous interrompre
41:26c'est un conditionnement
41:27mais dans l'être humain
41:28il y a une pulsion de mort
41:30il y a une pulsion guerrière
41:31nous sommes faits pour faire la guerre
41:32et ce régime propose la guerre
41:33donc une partie de la jeunesse
41:35vous savez
41:35entre 80 et 88
41:37les jeunes Iraniens
41:38se sont sacrifiés
41:40d'images horribles
41:41face aux Irakiens
41:42pour ce régime là
41:44pour leur pays
41:45mais sous le contrôle
41:46de ces
41:46de ces
41:47bien sûr
41:47voilà
41:47les dépendaisons continuent
41:49en Iran
41:50les viols etc
41:51bien sûr
41:52mais en 86 à Tchernobyl
41:54les russes soviétiques
41:55ont pu trouver
41:56des jeunes volontaires
41:58pour se faire irradier
41:58pour mettre le sarcophage
41:59autour de Tchernobyl
42:00alors qu'en 86
42:02tout le monde savait
42:03que le communisme
42:04ce que valait le communisme
42:04et que tout était un mensonge
42:06il y a quand même des gens
42:06qui sont prêts à sacrifier
42:07et puis autre chose
42:08très important
42:09très frappant
42:09on a vraiment la guerre
42:11entre je dirais
42:12la post-modernité
42:13c'est-à-dire nous
42:14qui ne voulons plus mourir
42:14d'abord on ne fait plus de gosses
42:15en plus on ne veut plus mourir
42:16donc quand on a
42:17deux soldats américains
42:18parachutés en Iran
42:19on va emmener
42:20une armada
42:21pour les chercher
42:22on perd quatre avions
42:23on dépense des centaines
42:24de millions de dollars
42:24parce que nous ne supportons plus
42:26la mort de nos enfants
42:27je ne dis pas que c'est
42:28bon ou mauvais
42:28nous sommes comme ça
42:29et vous avez
42:30un autre monde
42:31je ne dirais pas le moyen
42:32là je ne peux pas être
42:32non plus trop
42:35paternaliste
42:35faites attention au terme
42:36oui oui
42:37je me raisonne
42:40mon rôle de modérateur
42:41vous avez raison
42:42c'est bien
42:42parce que c'est bien
42:43pour le débat
42:44l'exigence avec soi-même
42:46permet d'aller vers
42:47je dirais moi
42:47l'ancien régime
42:48où nous étions comme ça
42:50jusqu'en 1945
42:50où nous avons emmené
42:51des millions de français
42:52à la mort
42:53dans les tranchées
42:53face aux Allemands
42:54les Iraniens sont encore là
42:55parce que là
42:56eux ils vont vers la mort
42:56jusqu'aux boutistes
42:57les Iraniens
42:57le régime
43:01je ne parle pas des Iraniens
43:03pardonnez-moi
43:03mais ce sont des islamistes
43:04est-ce qu'on négocie
43:05avec des islamistes
43:06dans notre pays
43:07ou ailleurs dans le monde
43:08je ne crois pas
43:08vous l'avez dit Thierry
43:09le régime iranien
43:10est jusqu'aux boutistes
43:11c'est sa stratégie
43:13c'est gagner du temps
43:14jouer la montre
43:15perpétuer le statu quo
43:16ça fait 30 ans
43:17que ça dure
43:17ils ont cette obsession
43:18du programme nucléaire
43:20ils n'en divergeront pas
43:21et on s'est déjà fait arnaquer
43:23l'Europe
43:24l'Occident
43:25les Etats-Unis
43:25en 2015
43:26lors de l'accord de Vienne
43:27à l'époque d'ailleurs
43:28cet accord ne prenait
43:29absolument pas en compte
43:30l'ensemble des capacités
43:31balistiques du régime
43:33et puis on a appris depuis
43:34par des enquêtes de presse
43:35notamment
43:35qu'il avait développé
43:37des sites souterrains
43:38pour continuer à développer
43:39son programme nucléaire
43:41dans le dos de l'AIEA
43:42donc il n'a absolument
43:43rien à espérer
43:44de ce régime
43:44et je crains
43:46aucun de leurs engagements
43:47aucun de leurs engagements
43:48allez pour terminer
43:50on va revenir chez nous
43:51en France
43:51alors j'espère évidemment
43:52que vous avez lu
43:54comme il se doit
43:55le journal du dimanche
43:58bien entendu
43:59mais là
44:00je propose
44:01de réagir
44:02sur cet entretien
44:03et un papier
44:05qui est dans le
44:06chez nos confrères du Parisien
44:07ce dimanche
44:09et c'est assez cash
44:10puisque c'est Robert Bourgie
44:12qui fait des révélations
44:13sur l'ancien Premier Ministre
44:14Dominique de Villepin
44:15et là
44:16on apprend des choses
44:17on regarde le sujet
44:19de Sharon Camara
44:20et je vous fais réagir
44:22attention
44:22c'est assez cash
44:24c'est du Bourgie
44:28il dépeint le portrait
44:29d'un homme
44:30intéressé par l'argent
44:31le luxe et l'aisance
44:33l'avocat Robert Bourgie
44:34règle ses comptes
44:35avec Dominique de Villepin
44:37présenté par Jacques Chirac
44:38alors président de la République
44:40les deux hommes
44:41vont collaborer
44:42pendant près de 20 ans
44:43entre 1997
44:44et 2005
44:45le spécialiste
44:47des relations
44:48franco-africaines
44:49sera présent
44:49tout au long
44:50de l'évolution
44:50de la carrière politique
44:52de l'homme d'Etat
44:52passé de secrétaire général
44:54de l'Elysée
44:55à ministre de l'Intérieur
44:56puis des affaires étrangères
44:58et enfin Premier Ministre
44:59dès 2005
45:00une longue période
45:02au cours de laquelle
45:03Dominique de Villepin
45:04aurait bénéficié
45:05de cadeaux
45:06et de dons
45:06d'importantes sommes d'argent
45:08de la part de dirigeants
45:09africains
45:10et d'hommes d'affaires
45:11Robert Bourgie
45:12évoque deux statuettes
45:13représentatives
45:14de Napoléon
45:15offertes par le président
45:16du Burkina Faso
45:17et par un industriel italien
45:19estimé à 75 000
45:21et 50 000 euros
45:22si Dominique de Villepin
45:24reconnaît l'existence
45:25de ces statuettes
45:26il nie avoir connu
45:27leur provenance exacte
45:28et les qualifie
45:29de simples cadeaux personnels
45:30Robert Bourgie
45:32parle aussi
45:32de transferts massifs
45:33de fonds
45:34qui s'opéraient
45:35entre plusieurs capitales
45:36africaines et Paris
45:37en novembre 2001
45:39Dominique de Villepin
45:40aurait lui-même
45:41participé à la remise
45:42par le Burkina Faso
45:43de la somme
45:44de 3 millions de dollars
45:45cachée dans 4 djembes
45:46au total
45:48Robert Bourgie
45:49estima environ
45:5050 millions de dollars
45:51l'ensemble
45:52de ses dons
45:53alors je vous avais prévenu
45:54sur l'évasion
45:55de Robert Bourgie
45:56il était à votre place
45:57je l'ai reçu
45:58il y a quelques temps
46:00Robert Bourgie
46:02ben là il balance
46:04oui
46:05alors le train de vie
46:07dispendieux
46:09de monsieur de Villepin
46:10on attend la réponse
46:10de monsieur de Villepin
46:11oui bien sûr
46:11c'est un secret de polichinelle
46:13pour tous ceux
46:13qui connaissent un peu
46:14les coulisses de la vie politique
46:16moi c'est pas ça
46:16qui me choque
46:17le plus
46:18même si je trouve ça
46:19choquant
46:20c'est d'abord
46:21qu'il fut
46:22monsieur de Villepin
46:23l'artisan
46:24de la dissolution
46:25sous Chirac
46:26et donc de l'avènement
46:27du socialisme
46:28de monsieur Jospin
46:29et des 35 heures
46:30qu'il fut
46:31le plus grand représentant
46:33du chiracisme
46:34à l'époque
46:35et donc de l'inaction
46:36la plus totale
46:36dans tous les domaines
46:37jusqu'au fiasco du CPE
46:39à l'époque
46:40c'était en 2006
46:41je crois
46:41et puis depuis
46:42ce discours absolument
46:44invraisemblable
46:44c'est clair
46:44on a du mal à le suivre
46:45ce discours invraisemblable
46:47aujourd'hui
46:47un tiers-mandiste
46:48qui reprend
46:49toute la vulgate
46:51antiraciste
46:52et islamo-gauchiste
46:53de la France insoumise
46:54on a l'impression
46:55d'une sorte
46:56de Mélenchon
46:57un peu présentable
46:58c'est absolument scandaleux
47:00de la part d'un homme
47:00qui n'a jamais été élu
47:01par les français
47:01et qui a copiné
47:03pendant des années
47:04avec le Qatar
47:04un pays
47:05qui a financé
47:07et armé
47:08les terroristes
47:08qui ont tué
47:0950 français
47:10le 7 octobre
47:11donc monsieur
47:12Dominique de Villepin
47:13je le crois
47:14n'est qu'un épiphénomène
47:15politique
47:16s'il devait se présenter
47:17à la présidentielle
47:18dans un an
47:19il ferait probablement
47:203%
47:21et tout le monde
47:21l'oublierait
47:22en tous les cas
47:22il est habillé
47:23au temps de printemps
47:24hiver
47:25par Robert Bourgi
47:26c'est le moins qu'on puisse dire
47:27Caroline Pilas
47:28quel est votre regard
47:28quand on voit
47:29le talon d'Achille
47:30c'est de l'argent
47:31le luxe
47:32et l'aisance
47:33et évidemment
47:36on subodore
47:36que monsieur de Villepin
47:38a des ambitions
47:39présidentielles
47:39c'est ce qui se dit
47:41je vais surtout
47:42me prononcer là-dessus
47:43pour le reste
47:43ça peut paraître immoral
47:45mais qui je suis
47:46tant que la justice
47:46n'est pas passée par là
47:47au cas où il y a l'égalité
47:48pour juger
47:50voilà
47:51le reste
47:52je le garde pour moi
47:53au niveau de la moralité
47:53mais effectivement
47:54moi je voudrais
47:55me positionner
47:56sur ses opinions
47:57ses convictions
47:59politiques
48:00depuis entre autres
48:01le 7 octobre
48:02cet homme a fait
48:03volte-face
48:04et on ne sait plus
48:05réellement
48:06triviellement
48:07où il habite
48:07il a envie
48:08de se positionner
48:09entre l'extrême-gauche
48:11je ne dirais même pas
48:12la gauche républicaine
48:13et un genre
48:14de centre-droit
48:15mou
48:16que je ne reconnais pas
48:17en tant que centriste
48:18de droite
48:18il veut exister
48:19à tout prix
48:20en termes d'opportunisme
48:21électoral
48:22et donc
48:22dans ce sens-là
48:24moi je suis
48:25extrêmement perdue
48:26et je trouve ça
48:27même dommageable
48:28et dangereux
48:28pour notre pays
48:29parce qu'un coup
48:30il arrive à donner raison
48:32à monsieur Mélenchon
48:34et certains de ses barons
48:36sur des sujets
48:37qui sont quand même
48:37extrêmement sensibles
48:39en termes d'insécurité
48:40sur notre pays
48:41que ce soit nationalement
48:42ou internationalement
48:43il arrive à se positionner
48:45parfois même
48:46contre le régalien
48:48chose qui n'était pas
48:49du temps
48:49de monsieur Sarkozy
48:50et de monsieur Chirac
48:51je serai moins dur
48:51avec toi
48:52parce que moi
48:53j'apprécie beaucoup
48:54monsieur Chirac
48:54pour plein de raisons
48:55et entre autres
48:56celles liées au handicap
48:57malgré tout
48:58c'est quelqu'un
48:59qui essaye d'exister
49:01à tout prix
49:02et effectivement
49:03il n'a pas compris
49:04qu'il n'avait pas
49:04de place
49:05là où il est
49:06parce qu'il fait partie
49:08des élites
49:08les français qui votent
49:09à l'extrême gauche
49:10peuvent lui reprocher
49:11justement
49:12ce statut
49:13et cette posture
49:14et il n'arrive pas
49:15à convaincre les autres
49:16donc effectivement
49:17si demain il y a
49:17la présidentielle
49:18à mon avis
49:18il fera un résultat
49:20un pourcentage
49:21qui fera qu'il ne sera pas
49:22remboursé de sa campagne
49:23à un moment
49:23vous êtes d'accord
49:24avec Amoribourlet
49:26mais c'est vrai
49:26qu'on a du mal
49:26à le suivre
49:27il a participé
49:27à la fête de l'humanité
49:28c'est vrai
49:29qu'il aurait pu imaginer
49:30il y a quelques temps
49:30quelques années
49:32Dominique de Villepin
49:32peut-être monsieur Sarkozy
49:33à la fête de l'humanité
49:34non mais c'est vrai
49:36sincèrement
49:36Gris Galli
49:37quel est votre regard
49:39sur ces déclarations
49:40c'est de la bombe
49:41je suppose
49:43que monsieur de Villepin
49:44va réagir
49:45c'est normal
49:45sur ces accusations
49:46bien sûr
49:46qui sont évidemment
49:48assez cash
49:50mais on connait
49:50le franc parler
49:51de Robert Bourgie
49:53qui on se souvient
49:54qui a été mêlé
49:55dans l'histoire
49:56des costumes
49:56de monsieur Fillon
49:57et il avait réagi
49:59d'ailleurs
49:59sur notre plateau
50:01Gris Galli
50:02je suis un peu partagé
50:03parce que
50:05il y avait la France-Afrique
50:08et il y a
50:08les relations internationales
50:09et il y a
50:11des échanges comme ça
50:13amoraux
50:14immoraux
50:14monsieur Trump
50:15vient de recevoir
50:16un Boeing 747 du Qatar
50:17il n'y a pas longtemps
50:18ou il est en train
50:19de recevoir
50:19en tout cas
50:19ça a fait scandale
50:20donc ça s'est passé
50:21il y a 20 ans
50:22peut-être 25 ans
50:23bon je suis
50:24je ne sais pas
50:25qui a dit ça
50:26mais il dit
50:26il faut être ferme
50:27sur le principe
50:28et flexible
50:29avec les individus
50:30bon à la limite
50:31on peut
50:32si monsieur de Villepin
50:33nous dit
50:34ce sont les pratiques
50:34du passé
50:35la France-Afrique
50:36on fait de l'influence
50:37je m'en excuse
50:38très bien
50:38je ne pense pas
50:39qu'il le fasse
50:41mais si
50:44dans la même manière
50:45sur le fond
50:45monsieur de Villepin
50:47nous dit
50:47la souveraineté française
50:48il a dit non à Bush
50:49en 2003
50:49tout le monde l'a applaudi
50:50la France de gauche
50:51et de droite
50:51là vous avez
50:53il va se défendre
50:54quelqu'un qui peut être
50:56sous l'influence étrangère
50:57alors peu importe
50:58qu'elle soit
50:58centrafricaine ou américaine
51:00nous on veut
51:00un candidat à la présidentielle
51:02un président
51:03qui travaille pour la France
51:04pas pour le Qatar
51:05l'Algérie
51:06le Maroc
51:06ou encore une fois
51:08la République démocratique du Congo
51:09donc c'est très important
51:10mais je voudrais juste dire que
51:12il a un coup à jouer
51:13à mon humble avis
51:14s'il met tout ça
51:15dans le contexte
51:16parce que
51:17faire
51:18des affaires politiques
51:19avec l'Afrique de l'époque
51:20qui n'est pas celle d'aujourd'hui
51:22ça inclut quand même
51:23des choses
51:24qui sont de cet ordre là
51:26voilà
51:27et j'ai le plaisir
51:28d'accueillir
51:28notre milieu de Deval
51:30c'est bien
51:30c'est la première fois
51:31que je vous sois
51:31sur mon plateau
51:32comme ça
51:33c'est chaleureux
51:33c'est bien
51:34bah évidemment
51:34c'est un plaisir
51:35d'être avec vous
51:36pourquoi je vous accueille
51:36parce que
51:37Punchine est un peu plus court
51:38parce que juste après
51:40grand reportage
51:41oui c'est un débat
51:43inédit
51:43que vous allez découvrir
51:44ou redécouvrir
51:46dans quelques instants
51:47sur le racisme anti-blanc
51:48vous savez que
51:49c'est un sondage là aussi
51:51qui est tabou
51:52mais qui fait l'effet
51:52d'une bombe
51:53puisque 67% des français
51:55estiment
51:56qu'il y a un racisme
51:57anti-blanc
51:58donc
51:59ces news
52:00avec
52:01Jean Ton Productions
52:02ont décidé
52:03d'aller
52:04sur le terrain
52:05donner la parole
52:06à ces français
52:07qui ont été victimes
52:08d'un racisme
52:09que les médias
52:10les politiques
52:11refusent
52:12de traiter
52:13et donc
52:13nous allons avoir
52:14ce documentaire
52:15dans quelques instants
52:16et ce sera suivi
52:17d'un débat
52:18entre
52:18Julien Drey
52:19et Éric Revelle
52:21chère Thierry Cavade
52:22et bien
52:22ce sera formidable
52:23on va vous écouter
52:24évidemment
52:24merci d'être venu nous voir
52:26ainsi se termine
52:28ce Punchine
52:29version un peu plus courte
52:31ce dimanche soir
52:31merci pour votre grande fidélité
52:33merci à l'équipe
52:34qui m'a entouré
52:34David Brunet
52:35Anthony Rodriguez
52:36on sait le retour avec moi
52:37Samuel Vasselin
52:38avec Lara Bouvier-Denot
52:40merci à l'approbation
52:40Louis Lallement
52:41et Estella Naville
52:42merci aux équipes
52:43qui pourront agir
52:43dans quelques instants
52:44le grand reportage
52:46racisme anti-blanc
52:46à la fin du silence
52:47suivi du débat animé
52:49par notre ami
52:49Eliott Deval
52:50bye bye
52:50belle soirée
52:51et à la semaine prochaine
52:52si vous le voulez bien
52:53évidemment la lumière
52:54sera allumée
52:55nous serons là
52:55bye bye
52:56merci à tous
52:58Sous-titrage FR ?
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