- il y a 2 jours
Paul Bubach, un homme charmant et distingué, persuade des femmes riches et célibataires de le suivre dans une retraite idyllique à Madère. Après avoir convaincu ces femmes de lui confier leurs biens, elles disparaissent mystérieusement. L’enquête de Derrick s’intensifie lorsqu’il découvre le chien d’une des disparues, ce qui le met sur la piste de Bubach. La nièce de Bubach, Claire, remarque qu’il parlait souvent à ces femmes de ses rêves de retraite à Madère. Les investigations révèlent un schéma de manipulation et de meurtre, où Bubach cible des femmes vulnérables pour leur argent.
Réalisateur : Theodor Grädler
Réalisateur : Theodor Grädler
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📺
TVTranscription
00:05Musique
00:26Allo oui, je vous écoute.
00:30Vous prête, mon aimée ?
00:31Oui, je suis prête, oui.
00:33Mais il y a encore eu une difficulté.
00:36Oui, je dois chuter du bois.
00:40Oui, oui, c'est ce que je voulais vous dire.
00:43Et ma voisine ne peut pas se charger de cette bête.
00:46Son mari les a en horreur.
00:48Enfin, c'est ce qu'elle dit.
00:51Allo ?
00:52Oui.
00:55Oui, ça m'ennuie.
00:56Oui, seulement je ne sais pas ce que je peux faire de mon chien.
01:00Est-ce que je...
01:01Enfin, est-ce que je pourrais l'emmener ?
01:04Oh, mon aimée, je vous ai déjà dit que c'est impossible.
01:09Oui, oui, je sais seulement...
01:12Bon, si vous êtes prête, vous pouvez descendre.
01:14Oui, oh, oui, oui, j'arrive tout de suite.
01:17Mais si vous voulez bien patienter encore quelques instants,
01:22mes valises sont très lourdes.
01:23Et j'attends le fils de ma voisine pour m'aider à descendre les valises.
01:27Encore une petite minute.
01:29Madame Domberg ?
01:30Oui ?
01:32Laissez les valises.
01:34On va les chercher plus tard.
01:35Oui.
01:37Mais vous croyez que je dois sortir sans valise ?
01:40Pourquoi ça ?
01:41Il faut d'abord régler le problème de votre chien.
01:44On sonne chez vous ?
01:46Oui, et c'est sûrement la voisine qui sonne.
01:49Pensez bien à notre accord.
01:52Oui, oui, j'arrive dans une seconde.
01:57Alors, on est prête, Madame Domberg ?
01:59Oui, oui, ça y est, j'ai fait les bagages.
02:02Je vais aller dire à Gert de les prendre.
02:04Oh non, non, non, je reviendrai les chercher plus tard.
02:08Il faut que j'attache le chien.
02:10Ah, oui, oui, c'est vrai.
02:12Vous savez, je suis vraiment désolée que mon mari ait refusé de le garder,
02:17mais il ne veut pas le chien dans la maison.
02:19C'est stupide, mais qu'est-ce que vous allez faire de Paris ?
02:21Vous le savez ?
02:23Non, je n'en ai aucune idée.
02:24Vous pensez revenir un de ces jours ?
02:26Oui, naturellement, je reprendrai l'est.
02:28Oui, et quand ? Vous le savez ?
02:31Oui, je reviendrai aussi vite que je pourrai.
02:33C'est encore une chose, Madame Domberg.
02:34Mon mari disait que nous n'avions aucune adresse où vous joindre.
02:39Une adresse ?
02:40Oui, on ne sait jamais, car il peut encore arriver quelque chose pour vous.
02:46Mais non, rien n'arrivera plus ici.
02:48Tout est réglé.
02:49Le congé est donné.
02:50J'ai aussi payé le loyer en retard.
02:52Je ne pense pas qu'il puisse arriver quelque chose chez vous.
02:56Je vous enverrai mon adresse.
02:58Oh, je dois vous dire que j'espère que vous savez ce que vous faites, Madame Domberg.
03:04Que voulez-vous insinuer ?
03:07Oui, madère, il est un pays magnifique et je comprends que vous rêviez d'y partir, seulement...
03:13Avez-vous bien réfléchi et pesé le pour et le contre ?
03:18Oui, très bien.
03:19Plus rien, plus rien ne m'en retient dans cette ville.
03:21Et vous n'y allez pas toute seule, je sais, mais vous y allez avec qui ?
03:25Vous devriez nous le dire, mon mari pense que...
03:27Que nous devrions le savoir.
03:31Pourquoi voyons ?
03:33C'est un de mes amis.
03:34C'est un très bon, très bon ami.
03:37Et il vous attend en bas.
03:39Oui, oui.
03:40Excusez-moi, madame la mer, il faut que je parte.
03:43Nous nous reverrons un jour, quand je reviendrai.
03:48Allez, viens, Barry.
03:50Viens.
03:54Non, c'est inutile.
03:55Il a des lois très strictes sur l'île, pas d'animaux.
03:58Il est impossible que ce chien soit avec nous dans l'île et nous l'acceptons pas.
04:01Ah, nous ?
04:02Nous allons être obligés de laisser le chien dans un chenil.
04:07Un chenil, c'est horrible.
04:09Eh oui.
04:10Nous n'avons pas d'autre solution.
04:11J'en suis un vrai, mon aimé, mais nous ne devons pas nous mettre en retard.
04:14Sinon, nous risquons de rater notre départ.
04:17Non, non, il faut que ce chien soit dans un bon chenil.
04:20Et en arrivant à Madère, nous verrons s'il y a un moyen de le prendre avec nous.
04:24Oui, c'est très gentil à vous, monsieur Boubard.
04:27Je me suis déjà fait tellement de reproches à cause du chien.
04:29Oui, oui, je comprends.
04:30Je comprends très bien et c'est naturel.
04:32Dès que nous serons à Madère,
04:34je vais m'enseigner pour savoir quelles sont les lois.
04:37exactes et les formalités à remplir
04:39et comment il nous sera possible ensuite
04:41de faire amener cette petite bête.
04:44Si c'est pour un temps très court.
04:54Laissez-moi donc emmener votre chien
04:56et rester dans la voiture.
04:58Je voudrais vous éviter cette peine.
05:00C'est très humble à vous, monsieur Boubard.
05:02Vous savez, j'appréhende le moment depuis longtemps.
05:06Allez, va, va, Marie.
05:08Va avec le monsieur.
05:09C'est pour ton bien et bientôt, ils sont réunis.
05:12Allez, tu viens, Marie.
05:14Tenez, prenez sa laisse, s'il vous plaît.
05:16Je vais revenir dans un instant.
05:45Je vais revenir dans un instant.
06:14Et voilà, mon aimé.
06:15Tout est arrangé.
06:17Les gens m'ont promis que le chien ne manquerait de rien.
06:20Tout va bien.
06:21Vous avez dit à ces gens que ce n'était que pour quelque temps seulement.
06:25Vous l'avez dit.
06:26Oui, oui, ne vous inquiétez pas.
06:27Nous devons nous dépêcher à présent.
06:29Je crois que nous allons aller tout d'abord
06:31prendre mes valises
06:32et qu'après, nous passerons chez vous.
06:33D'accord ?
06:49Après vous.
06:50Merci.
06:52Voilà.
06:56C'est drôle, il me semblait que vous viviez en ville.
06:59Non, j'ai vendu l'appartement que j'avais en ville.
07:01Nous sommes dans ma maison de week-end.
07:04J'aimerais pouvoir la garder
07:05de façon que ma nièce en hérite.
07:07Votre nièce ?
07:08Eh oui, je ne vous en avais jamais parlé de cet enfant ?
07:11Non.
07:12Ah tiens, elle vit à Munich.
07:14Elle est étudiante.
07:15Ah.
07:15En médecine.
07:17Voilà.
07:18Nous y sommes.
07:25Allons.
07:26Veuillez entrer, je vous prie.
07:28Merci.
07:30Vous permettez ?
07:32Merci.
07:32Ah, vous voyez ?
07:34Ma jeune nièce adore cette petite maison,
07:36bien qu'elle soit très modeste, je crois.
07:39C'est extraordinaire d'avoir quelqu'un à aimer.
07:42Moi, je n'ai plus personne.
07:44Oh, vous avez tort.
07:46Ne dites plus une chose pareille, mon aimé.
07:48Il faut que nous arrosions cette journée.
07:50Oui, il faut qu'arroser notre prochain départ
07:54et le début de notre vie.
07:56Oh non, j'ai peur d'avoir la gorge trop serrée.
07:58Oh si.
07:59Un verre de champagne, ça passe facilement.
08:04Soyez assez gentil de prendre les verres
08:07et de les mettre sur la table, s'il vous plaît.
08:10Oui, oui, tout de suite.
08:23Cette maison est ravissante.
08:26Elle est très belle.
08:30Avec cette forêt.
08:33Oui, c'est le calme absolu.
08:36Sauf le dimanche, à cause des gens qui se promènent.
08:38Est-ce que je peux me permettre ?
08:45Merci.
08:48Champagne, je n'ai pas l'habitude.
08:50A peine parfois un verre de vin.
08:53Excusez-moi.
08:59Musique, c'est très romantique.
09:07Ma chère Agnès, à vos amours.
09:11On voit danser le long des golpes clairs
09:19À des reflets d'argent
09:22La mer
09:24Des reflets changeants
09:27Sous la pluie
09:30Je prends la mer
09:35Au ciel d'été
09:37On fond
09:39Des blancs moutons
09:41Ah !
10:10Sous la pluie
10:40Sous-titrage MFP.
10:41...
11:12...
11:15Qu'est-ce qu'il y a ?
11:17Oh, Paris !
11:20Mais qu'est-ce que tu fais là, Paris ?
11:23Comment es-tu arrivée ici ?
11:25Madame d'Homberg ?
11:35Qu'est-ce qu'il se passe ? D'où vient ce chien ?
11:37J'en ai aucune idée. Il doit y avoir quelqu'un là-dedans. Les lumières sont allimées.
11:45Tiens !
11:45Ce sont tes têtes.
11:47T'as pas une clé ?
11:49Non, mais le concierge doit avoir un double.
11:51Je vais aller lui demander.
11:53J'y vais. Tu emmènes le chien.
11:54Oui, oui. Viens, Paris. Viens.
11:55Viens, viens. Viens, viens.
11:58Viens, viens, le chien. Suis-moi.
12:00Viens, viens, viens.
12:03...
12:23Elle avait encore une clé. Elle voulait me la rendre. Elle devait venir la rapporter.
12:28Elle est partie cet après-midi vers 2 heures.
12:30Bonsoir, M. Salbar.
12:32Bonsoir.
12:32Vous vous rendez compte ? Le chien n'est pas revenu tout seul.
12:34Et il y avait de la lumière d'après ma mère.
12:36Oui, oui, oui. Ça, je l'ai bien vu. Et elle s'est éteinte.
12:39Oh.
12:44Je vais avec lui.
12:46Oui.
13:02Gert ?
13:03Gert ?
13:03Gert ?
13:03Il n'y a personne.
13:05Oh, Gert.
13:07Oui ?
13:08Regarde les valises.
13:09Elles n'étaient pas là. Quelqu'un y a touché.
13:12Quand elle est partie, toutes les valises étaient restées dans la chambre et pas dans ce coin.
13:18Quelqu'un a dû vouloir venir reprendre toutes les valises.
13:21Je suis sûre que ce n'est pas Mme Thunberg.
13:44Tu reconnais cette voiture ?
13:46Oui, oui, c'est celle de cet après-midi.
14:01Déjà levé ?
14:02Oui, ça va, Ant.
14:03J'ai pensé qu'ils allaient t'envoyer.
14:06Je vais rester ici ou bien ils ont besoin de moi ?
14:08S'inquiète toujours quand on n'est pas là.
14:11Tu prends quelque chose ?
14:13Toujours Mme Thunberg.
14:15Toujours Mme Thunberg, oui.
14:16C'est la troisième femme qui disparaît en moins de six mois.
14:20Après avoir tout liquidé et arrangé ses affaires.
14:23Qui va à Madère essayer de profiter du climat et avoir une petite vieillesse pénarde.
14:27Et toujours des femmes seules, qui n'ont pas de famille et qui ne savent pas où finir leur vie.
14:32Pourquoi tu n'arrêtes pas de regarder cette photo ?
14:35Je regarde cette photo parce que...
14:38Elle a l'air perdue là-dessus.
14:40Et les gens perdus ont toujours confiance.
14:43La confiance est toujours l'arme des gens abandonnés.
14:47Mais c'est une arme à double tranchant et c'est aussi la corde qui sert à les pendre.
14:51Pour l'instant, elle n'est que disparue.
14:53Non, elle est morte.
14:54Je pense qu'on l'a volée et qu'on l'a fait passer à Patresse après.
14:57Et c'est pour ça que tu n'es pas au bureau ?
14:59Je veux épingler celui qui a fait ça.
15:01Et je ne le trouverai pas en restant au bureau.
15:04Tout est clair.
15:06Tu crois que tout est clair ?
15:07Je veux dire, fais ce que tu veux mais fais quelque chose.
15:10Oh oui.
15:11Je me suis demandé comment cette femme passait toutes ses journées.
15:14Parce que l'habitude chez certaines personnes joue toujours un grand rôle.
15:17Elles se lèvent à la même heure et elles ont une vie pratiquement programmée.
15:22Le matin, elles promènent leur chien et recommencent l'après-midi.
15:25La question est où le meurtrier l'a-t-il connu et comment a-t-il fait sa connaissance ?
15:29Tu as déjà songé à tout.
15:30C'est des jours que je réfléchis.
15:33Madame Dombberg passait sa vie dans les mêmes endroits.
15:36Sa voisine m'a raconté qu'elle raffolait des salons de thé et des gâteaux.
15:40J'ai trouvé le salon de thé où elle allait passer ses après-midi entiers avec son éternelle caniche.
15:46Donc, j'y reste des journées entières moi aussi.
15:49J'avale du café et je grignote des gâteaux.
15:51Parce que tu soupçonnes que c'est là qu'elle a trouvé son assassin ?
15:53Oui.
15:54Et tu penses qu'il revient dans le coin ?
15:56Hum, oui.
15:57À quoi vas-tu le reconnaître ?
15:59Hum, je sais.
16:06C'est bien.
16:07C'est le chien de Madame Dombberg ?
16:09Oui.
16:12Tiens, c'est bon ça.
16:13Il a plus de flair que nous deux.
16:38Et tu passes tes après-midi dans cet endroit ?
16:41Allez mon grand, s'assied.
16:43Bonjour.
16:44Qu'est-ce que vous désirez ?
16:45Bonjour.
16:46Comme d'habitude.
16:47Moi aussi.
16:48Couché.
16:50Dis-moi, on dirait qu'on est entouré de troisième âge.
16:55Voilà sous un autre angle.
16:57On est entouré de petites fortunes, mon cher, de gros revenus et de livrets d'épargne.
17:02C'est ici que Madame Dombberg passait la plupart de ses journées.
17:06Essaye de t'imaginer.
17:07À droite, à gauche, à cette table, on voit une autre là-bas, une assez jolie dame avec
17:11une trentaine de milliers de marques en banque et quelques illusions à perdre.
17:18Bon, régale-toi.
17:21Sait-on à quelle table et avec qui Madame Dombberg pouvait être assise ?
17:24Tu sais, bien souvent, on n'a pas la possibilité de choisir.
17:27C'est bourré tous les jours et personne n'a de table attitrée ou fixe.
17:50Alors, qu'est-ce que tu attends ?
17:51Eh, pour quoi faire ?
17:52Qu'il aboie ou qu'il remue la queue ?
17:54Non, qu'il morde.
17:55Je voudrais le payer.
17:58Allons, viens ici tout de suite.
18:00Veuillez excuser ce petit chien, il ne tient pas en place.
18:02Mais ça n'a pas d'importance.
18:06On dirait qu'il vous connaît.
18:08Oui, c'est amusant.
18:11De temps en temps, je lui donne un petit bout de mon gâteau.
18:14Il est à vous ?
18:15Non, non, non.
18:16C'est le chien d'une dame.
18:18Ah, mais je me souviens, je l'ai déjà aperçu.
18:20Il était avec une dame âgée.
18:22Cela vous en est ici, je m'assois un moment.
18:25Non, pas du tout.
18:26Merci.
18:28Je m'appelle Derrick.
18:31Boubar.
18:32Pardon, quel nom dites-vous ?
18:34Boubar.
18:35Connaissez-vous Madame Dombberg, Monsieur Boubar ?
18:37Madame qui ?
18:39C'est le nom de la dame à qui appartient le chien.
18:41Vous ne lui avez jamais adressé la parole ?
18:44Ah, si, si.
18:44Je lui ai parlé de son chien, oui.
18:46Mais j'ignorais comment elle s'appelait.
18:49Vous venez souvent ici ?
18:51Oui, assez.
18:52Et vous vous souvenez de Madame Dombberg ?
18:55Oui.
18:55Je me souviens de la dame et de son chien.
18:59Alors, est-ce que...
19:01Est-ce qu'elle venait seule, là ?
19:03Je recherche un homme avec qui Madame Dombberg a pu sortir quelquefois.
19:07Eh, oui.
19:08Alors...
19:09Oh là là, non, non, je ne vous serai d'aucune aide, mais enlevez-moi ce chien.
19:12Je vous en prie.
19:13Oh, excusez-le.
19:15Seulement, je suis sûr qu'il vous connaît.
19:17Je vous l'ai déjà dit, nous avons partagé quelques gâteaux.
19:20Je crois qu'il aime beaucoup ça.
19:22Eh oui, il aime beaucoup ça.
19:25Monsieur Boubarche, je dois vous avouer quelque chose.
19:30Madame Dombberg a disparu.
19:32Depuis quelques semaines.
19:34Vous avez dit ?
19:36Disparu.
19:37Ah.
19:39Comment peut-on disparaître ?
19:41Elle a soldé son loyer, vendu ses meubles.
19:44Elle a aussi réglé son compte en banque et ensuite elle a disparu.
19:48Elle voulait aller à Madère.
19:51Madère.
19:51Dans l'île de Madère.
19:53Oui, dans l'île de Madère.
19:55Seulement, jamais elle n'y est arrivée.
19:58Peut-être n'a-t-elle jamais pris l'avion.
20:01Mais comment savez-vous que c'est à Madère qu'elle voulait aller ?
20:04C'est sa voisine.
20:05Elle a dit à sa voisine qu'elle y allait.
20:09Une question.
20:11Oui.
20:11Et vous questionnez sur Madame Dombberg.
20:17Vous avez son chien.
20:19Qui êtes-vous ?
20:19Son neveu.
20:21Ah, son neveu.
20:23Oui.
20:25J'espère ne pas vous avoir ennuyé avec mes questions.
20:28Non, pas du tout.
20:29Au contraire.
20:30Je vous remercie.
20:31De rien.
20:37Alors ?
20:39Qu'est-ce qu'il fait ?
20:41Il règle.
20:45Merci, gardez tout.
20:46Merci, Monsieur.
21:00Monsieur Boubar.
21:01Oh, baronne.
21:02Ça me ferait plaisir que vous veniez faire un bridge à la maison.
21:05La comtesse Freiber sera aussi des nôtres.
21:07Je compte absolument sur vous.
21:09Mais pourquoi le chien est-il allé vers lui ?
21:11Oh, ça.
21:13Il a dit que très souvent il partageait ses gâteaux.
21:17C'est une explication.
21:19Très insuffisante, car...
21:21Il ne mange pas de gâteaux.
21:23C'est ça.
21:26Monsieur Boubar, vous partez déjà ?
21:29Oui, chère Madame Peters.
21:30Vous m'envoyez très désolé, mais j'ai un rendez-vous très important.
21:34Oui, mais nous avions également rendez-vous.
21:36Oui, oui, je sais, je sais, mais c'est une affaire qui a surgi.
21:39Ah, voyons, cher Monsieur Boubar, vous n'allez pas vous en aller maintenant.
21:41Vous m'avez tellement parlé de Madère que j'en ai la tête qui me vous redonne.
21:44Je ne peux plus dormir.
21:45Je suis rapide dans le temps, mais je suis vraiment désolé.
21:48J'ai pas le temps, vraiment.
21:48Chère Boubar, je sais exactement ce que vous pensez,
21:50que je n'ai pas l'argent nécessaire.
21:52Mais non, voyons.
21:53Je l'ai, je peux disposer immédiatement de 200 000 marques.
22:07Alors, il est parti dans sa voiture ?
22:10Oui.
22:11En voiture avec une dame âgée.
22:28Bonjour, Uncle Paul.
22:31Comment ce chien est-il là ?
22:32Il y a deux messieurs qui t'attendent.
22:34Je suis arrivée en même temps qu'eux.
22:35C'est leur chien.
22:36Ils sont de la police et ils veulent te poser des questions.
22:40Tu as changé de voiture ?
22:42Oui, l'ancienne ne me plaisait plus.
22:45On peut entrer ?
22:46Je vais vous ouvrir.
22:47D'accord.
22:52Ah, l'imbécile se chiante.
23:17J'espère qu'il va se décider à ouvrir.
23:21Excusez-moi, mais j'ai dû remettre de l'ordre.
23:23Pourquoi ?
23:24Tu es l'ordre fait homme.
23:27Mon oncle vit seul, mais son sens de l'ordre est extraordinaire.
23:30Nous pouvons entrer, Monsieur Boubar.
23:32Je vous en prie.
23:35Merci.
23:39Si ça ne vous fait rien, je passe devant.
23:41Bien sûr.
23:46Pourriez-vous attacher ce chien ?
23:48Allez, viens ici, monsieur.
23:49Viens.
23:53Suivez-moi.
23:57Si vous êtes policier...
23:58Oui.
23:59Voici l'inspecteur Klein.
24:00Bonjour.
24:01Bonjour.
24:01Mais vous disiez être le neveu de Madame...
24:04Comment était-ce ?
24:04D'Amberg.
24:05D'Amberg, oui, c'est ça.
24:06Tu sais, Claire, il s'agit de...
24:07Oui, j'en ai entendu parler, oui.
24:09C'est une dame que tu as connue et qui a disparu dernièrement.
24:12On pense qu'elle a peut-être été tuée.
24:13Ah, tu sais déjà d'où ça, toi ?
24:15Oui.
24:16Bon, si nous allions par là.
24:20Veuillez vous asseoir.
24:22Puis-je vous offrir quelque chose à boire ?
24:24Non, non, non, c'est gentil.
24:25Je suis désolé.
24:27Tranquille.
24:27Je vous asseoir.
24:28Merci.
24:28Allez, tu restes tranquille.
24:29Voyez-vous, je suppose que le chien a besoin de sortir.
24:33Voulez-vous que je le mette dans le jardin ?
24:34Non, non, non, non, il va se calmer tout de suite.
24:36Oui.
24:37Je suis navré de devoir encore venir vous embêter.
24:41Je n'ai rien d'autre à vous raconter.
24:44Cette madame Dombberg ?
24:46Oui, Dombberg.
24:47J'ai remarqué qu'elle avait toujours ce chien.
24:49Mais c'est tout.
24:50C'est une bête très gentille, c'est vrai, hein ?
24:53Oui.
24:54Nous voudrions savoir les gens que madame Dombberg fréquentait.
24:57Nous vous demandons encore une fois de réfléchir à la question.
25:00Avec qui était-elle au salon de thé ?
25:02Et avec qui entrait-elle ou avec qui sortait-elle quelquefois ?
25:05Je n'ai pas besoin de réfléchir longtemps, j'en sais rien.
25:08Je m'occupais simplement du chien.
25:10C'est pour cela que je ne sais rien.
25:11Mais je suis désolé, hein ?
25:13Calme, calme.
25:15Est-ce que vous êtes absolument sûre qu'elle a été tuée ou c'est une supposition ?
25:18Oh, c'en est une.
25:19Oui, oui.
25:19Elle a réglé le loyer de son appartement, vendu ses meubles et soldé son compte.
25:23On disparut en même temps qu'elle, plus de trente mille marques.
25:28Mais si elle avait tout liquidé, où voulait-elle donc aller ?
25:33À Madère.
25:35Pourquoi Madère ?
25:38Je suppose que l'homme que nous recherchons lui a vanté le côté agréable du climat de Madère et la
25:44douceur de la vie.
25:46Désolé de ne rien savoir.
25:49Oui, c'est tout ce que nous voulions vérifier.
25:53Vous et votre oncle vivez ensemble ?
25:55Oh non, j'habite un appartement tout à côté.
25:57Ah, merci.
26:06Avant de vous quitter, Monsieur Boubard, qu'est-ce qu'il y a dans cette chambre ? Un chat ?
26:09Je n'ai pas de chat, non ?
26:11Puis-je vous demander de bien vouloir ouvrir la porte ?
26:13Mais c'est ma chambre.
26:14Le chien est inquiété par quelque chose, vous l'a remarqué. Je peux ?
26:18Si cela peut vous rassurer, bien sûr.
26:32Ce chien est déjà venu chez toi ?
26:34Non, jamais.
26:35Pourquoi flirte-il partout de cette façon ?
26:37Je n'en sais rien.
26:39Alors, sa curiosité est satisfaite, je crois ?
26:41Oui, oui.
26:43En tout cas, ce qu'il cherchait n'était pas là.
26:46Pardonnez-nous.
26:47Si j'ai encore besoin de vous, maintenant je sais où vous joindrez.
26:51A bientôt.
26:52Mme Zell ?
26:53Je vous raccompagne.
27:01Allez, allez, viens.
27:03Vous dites que vous habitez près d'ici ?
27:05Oui, je suis au numéro 25.
27:07Ah oui.
27:08Mais quel est votre nom ?
27:09Unckel.
27:10Claire Unckel.
27:11Ma mère était la soeur de Monsieur Boubard.
27:13Que faites-vous donc ?
27:14Je suis étudiante en médecine.
27:15À l'université ?
27:16Oui.
27:18Excusez ces questions.
27:19Au revoir.
27:21Hop.
27:23Allez, en voiture.
27:24Je l'adresse.
27:25Hum hum.
27:37Alors ça, c'est vraisemblable.
27:39C'est presque une agression.
27:40Et qu'est-ce qu'ils nous ont demandé ? Rien du tout.
27:43Je me demande à ce qu'ils cherchent.
27:44Oh, ils t'ont effrayé à ce point.
27:46Non, non.
27:47Je réfléchis, c'est...
27:48Réfléchis à quoi ?
27:49Qu'il est exact qu'une femme puisse être incitée à tout laisser tomber
27:52et qu'il est vraisemblable qu'elle suive son assassin.
27:55C'est fou qu'on ait plus de traces.
27:56Oui, cela, c'est bizarre.
27:59Tu as connu cette femme ? Quel genre avait-elle ?
28:01Oh, je l'ai connue, c'est beaucoup dire.
28:02Était-elle aussi naïve ?
28:04Mais comment veux-tu que je sache ?
28:05S'en aller à Madère, c'est dingue.
28:08Mais dis donc, c'est un de tes coins préférés.
28:11Madère ?
28:12Oui.
28:12J'ai vu des tas de prospectus chez toi.
28:15Mais c'est là-dessus qu'ils étaient...
28:17Pas de ça !
28:22Je suis désolé, mais ces gens m'ont mis un peu hors de moi.
28:26Et j'ai horreur des chiens.
28:28Bon, viens te reposer un peu avec moi.
28:30Tu veux que je te fasse du café ?
28:31Ou alors, est-ce que tu veux boire autre chose ?
28:36Non, non, j'ai besoin de rien.
28:37Tu viens de me transférer de l'argent.
28:39J'ai eu la surprise de voir mon compte grossir.
28:41Oh, et alors ?
28:43J'ai le droit de mettre un peu d'argent sur le compte de ma nièce.
28:45Tu fais déjà assez pour moi.
28:47Tu paies les études, l'appartement.
28:48Pourquoi tu te ruines comme ça ?
28:50Ah, les affaires roulent en ce moment.
28:51À la bourse ?
28:52Oui, à la bourse.
28:54On peut très bien gagner beaucoup d'argent.
28:56Ça n'a rien de sorcier, comme le croient beaucoup de monde.
28:59Il faut avoir simplement le temps de faire fructifier les actions qu'on possède.
29:07Je trouve un peu stupide qu'une vieille dame puisse sortir 30 000 marques et s'en aller à Madère,
29:13non ?
29:13Et alors ?
29:14Réfléchis une minute.
29:15Tu connais cette femme.
29:16Il est évident que le petit chien te connaît bien, comme s'il était venu ici.
29:20Tu parles tout le temps de Madère, de son formidable climat, etc.
29:24Et brusquement, tu as de l'argent.
29:29Qu'est-ce que tu veux dire ?
29:33Rien du tout, oncle Paul.
29:34Tout ça est ridicule, je sais.
29:37Excuse-moi.
29:38C'est pas ton genre de tuer les vieilles dames.
29:42Oui, c'est ridicule.
29:43Tu m'en veux, mon oncle ? Je le sens.
29:46Non, simplement, je me sens un peu trop fatigué.
29:50J'ai bien envie d'aller me coucher.
29:55Bon.
29:57Voilà.
29:58Alors, à bientôt.
29:59Oui.
29:59Tu connais le chemin.
30:00Oui, je repasse te voir demain.
30:02Oui.
30:32Sous-titrage ST' 501.
30:35Sous-titrage ST' 501.
31:02Sous-titrage ST' 501.
31:03...
31:06Mlle Lincoln.
31:07Bonjour. Il est arrivé quelque chose ?
31:09Non, non. Avez-vous un instant. Je voudrais vous parler.
31:12Bien sûr.
31:18Voici la femme.
31:22Quelle profession fait votre oncle ?
31:25Il écrivait des articles sur la botanique dans un journal.
31:28Il écrivait aussi des bouquins.
31:31C'est un spécialiste des herbes.
31:32C'est fantastique.
31:34Oui, c'est une véritable passion chez lui.
31:38Vous connaissez sa situation financière ?
31:42Excellente.
31:43Oui, excellente.
31:44Je sais en tout cas qu'il a pas mal d'argent.
31:48Il s'y connaît très bien en bourse.
31:50Il a son argent en action.
31:53Il achète, vend et il rachète.
31:56Est-ce qu'il aurait fait, il y a deux ou trois semaines, une assez grosse affaire ?
32:01À quoi pensez-vous en me demandant ça ?
32:05Quand a-t-elle disparu ?
32:06Il y a trois semaines.
32:09Est-ce que vous soupçonnez mon oncle ?
32:13Cette femme disparaît, avec 30 000 marques.
32:17Vous venez me demander si mon oncle avait de l'argent à ce moment-là.
32:21Il est très facile de faire la relation.
32:23Je n'ai pas dit le contraire.
32:26Mon oncle n'est pas un meurtrier.
32:28Je le connais.
32:29Il n'y a pas d'homme que je connaisse aussi bien que lui.
32:34Mes parents sont tous deux morts.
32:36Mon oncle est pour moi, mon père et ma mère réunis.
32:41La façon dont je vis, mes études, c'est à lui que je dois tout.
32:45Toute sa gentillesse, sa douceur, son amour, son affection aussi.
32:49C'est sans doute l'être le meilleur que je connaisse.
32:54Vous n'avez pas le droit de mettre en doute ce que je vous dis.
32:58Je vous ai demandé si, depuis trois semaines, il avait fait une grosse affaire.
33:03Savez-vous s'il a fait ces temps-ci une grosse dépense ?
33:05Je n'en sais rien.
33:07Il vient d'acheter une voiture neuve.
33:09Oui, ça c'est vrai.
33:11Mais est-ce qu'il y a longtemps ?
33:13Ça fait deux semaines.
33:16Seulement une voiture neuve, il peut se l'offrir quand il le souhaite.
33:19Pas besoin de faire une affaire exceptionnelle.
33:23Votre oncle vous parle souvent de l'île de Madère.
33:27Est-ce que cela prouve qu'on ait commis un meurtre ?
33:32Tiens, Claire, tu n'as pas cours aujourd'hui ?
33:35Non.
33:35Vous êtes encore en grève, alors ?
33:37Non, ce n'est pas la grève.
33:45Allez, viens, entre.
33:46Je me réjouis à chaque fois que tu me revisites.
33:51Tu étais à la banque ?
33:53À la bourse aussi ?
33:54Ah, non.
33:55Tu vas rire, j'ai passé tout l'après-midi au jardin anglais.
33:59Je suis en train de redécouvrir cet extraordinaire parc.
34:02Pour moi, c'est un lieu fantastique.
34:04C'est un endroit paradisiaque.
34:06C'est merveilleux.
34:07Ah, seulement j'ai affreusement mal aux pieds.
34:10Oh, oui, j'ai les pieds en feu.
34:13Oh, là, là, là, là.
34:15Regarde ça.
34:16Voilà la preuve qu'il me manque une gouvernante.
34:21Est-ce que tu as peur de vieillir ?
34:25Oui.
34:27Tu ne devrais pas avoir peur.
34:29Et pourquoi ?
34:31Tu sais que je serai là plus tard à tes côtés,
34:34comme tu as mes côtés actuellement.
34:37Mais toutes les choses que je fais pour toi
34:39n'ont rien d'égoïste.
34:41Tu dois le savoir.
34:43Je le fais...
34:46parce que je t'aime.
34:49Excuse-moi, mon oncle.
34:51Pourquoi dois-je t'excuser ?
34:53Un des policiers est venu me voir.
34:57Et que voulait-il ?
34:59Il m'a demandé si tu avais fait une grosse affaire
35:02il y a deux ou trois semaines.
35:04Ah, oui.
35:06Certainement à cause des 30 000 marques
35:11de Madame Dombberg.
35:13Oui, je suppose qu'il pense à ça.
35:16Écoute-moi, vois-tu clair ?
35:18J'ai fait des affaires tellement bonnes ces derniers temps
35:21que j'avais l'intention de te demander
35:23si tu voulais faire un petit voyage.
35:33Merci.
35:35Il savait que tu avais acheté une voiture neuve.
35:39Je me suis contentée de dire
35:41que tu pouvais avoir une voiture neuve
35:44sans avoir besoin de faire une bonne affaire.
35:47Oui, tu as raison, c'est une excellente réponse.
35:50Est-ce que tu as dit aussi que je faisais de la bourse ?
35:54Oui.
35:56Tu as eu raison.
35:57Et pourquoi t'as-t-il demandé ça ?
35:59Ces policiers...
36:02Ils se font un roman à cause d'une voiture neuve.
36:05Tu m'as fait un jour le reproche
36:07de ne pas suffisamment respecter l'argent.
36:09Oui, je t'ai fait ce reproche, oui.
36:11Mais pourquoi m'en parles-tu aujourd'hui ?
36:14Parce qu'il m'est difficile de comprendre
36:16que l'on puisse tuer
36:17pour posséder plus d'argent.
36:20Il faut croire que le mortier
36:22a des dettes.
36:24Ou alors...
36:25Ou alors ?
36:28Peut-être a-t-il un rêve à réaliser.
36:34Attends, il faut que j'aille faire le café.
36:39Attends, il faut que j'aille faire le café.
36:53Essaye de me dire subitement une idée.
36:55Il faudrait que je aille...
36:57Mais où es-tu ?
36:58Ah, tu es là.
36:59Il faudrait peut-être que je me plaigne
37:01et que j'aille leur demander des explications.
37:03Ces gens me soupçonnent de mordre, on dirait.
37:05Et je peux peut-être l'en faire.
37:08Que fais-tu ?
37:10Est-ce que je peux te poser une question ?
37:13Oui.
37:15Je t'ai vu partir hier en sortant.
37:18J'étais sur le trottoir
37:19et je t'ai vu partir avec un paquet.
37:21C'était emballé dans du papier journal.
37:24Qu'est-ce que c'était ?
37:26Dans du papier ?
37:27Oui.
37:28Et tu es parti tellement vite
37:30que tu as oublié de descendre la porte du garage.
37:32Ah, et c'était quand ?
37:35Hier après-midi.
37:36Tu en es bien sûr ?
37:38Et c'était un gros paquet
37:40dans un bout de papier.
37:42Hum.
37:43Ah, c'était des journaux.
37:45De vieux journaux.
37:46La femme de ménage ne les jette pas
37:47parce qu'elle pense que je les relire.
37:53Tu veux aller voir ?
37:55Oui.
38:10Bonjour, je suis Mme Peters.
38:12Je voudrais parler à M. Boubard.
38:14Je vous en prie, entrez.
38:16Par ici.
38:16Merci.
38:18Mille excuses, cher Boubard.
38:20Je suis navrée de vous déranger.
38:23Non, non, non, je n'ai rien.
38:25Voici ma nièce Claire, Mme Peters.
38:27Bonjour.
38:28Cher Boubard, je viens spécialement excuser Morme.
38:31J'étais tellement impatiente.
38:33Je voulais vous dire que je me suis décidée.
38:35Je vais à Madère.
38:40Voyez-vous, votre oncle m'a montré
38:41de formidables prospectus de l'île de Madère.
38:44Et nous en avons tous deux tellement parlé
38:47que j'ai une envie folle de partir là-bas.
38:50Les oliviers, le climat, la nerf.
38:55Oui.
38:55Il faut que j'y aille.
38:59J'ai beaucoup de travail.
39:00Je reviendrai plus tard.
39:02Au revoir, ample Paul.
39:05Claire.
39:09C'est encore vous ?
39:11Que se passe-t-il ?
39:12Dites-moi ce que vous voulez.
39:14Vous avez un peu de temps libre ?
39:17Oui, bien sûr.
39:26Bonjour, je suis heureux que vous soyez venus.
39:28Veuillez vous asseoir.
39:30Un café ?
39:32S'il vous plaît.
39:33Ah oui.
39:34Oui.
39:38On dirait que quelque chose ne va pas.
39:43Nous avons vérifié le compte bancaire de votre oncle.
39:47Vous en avez le droit ?
39:48Oui.
39:49En cas de suspicion de merveille.
39:51Votre oncle, il y a trois semaines, a fait un gros versement aux environs de 15 000 marques.
39:57Quant à sa voiture neuve, il l'a payé comptant et en liquide.
40:02Alors ?
40:03Eh bien, si votre oncle fait des affaires en bourse, ce n'est pas par l'intermédiaire de sa banque.
40:09Ce qui veut dire qu'il ne fait absolument qu'une affaire en bourse.
40:13Vous êtes certain de ce que vous racontez ?
40:16Non, non, pas à 100%.
40:18Non, non.
40:27Que savez-vous, mademoiselle Hinkle ?
40:31Pourquoi pensez-vous que je sais quelque chose ?
40:33Vous êtes nerveuse et pas tranquille.
40:36Je ne suis pas nerveuse.
40:42Vous savez que votre oncle est un habitué ici.
40:45Nous l'avons rencontré et nous lui avons parlé.
40:47Hier, en sortant, je l'ai vu monter en voiture et cela m'a assez intrigué.
40:52Je peux savoir pourquoi ?
40:53Parce que votre oncle n'était pas tout seul.
40:56Il l'a retrouvé devant le café une dame.
40:58Une dame âgée.
41:00Et nous la recherchons.
41:03Mon oncle est donc à m'a retréé ?
41:06Et il est en train de chercher une victime.
41:12Avez-vous autre chose à dire ?
41:16Non.
41:19J'aimerais partir.
41:21Est-ce que je le peux ?
41:22Excusez-moi si j'ai trouvé la tranquillité de votre journée, mademoiselle Hinkle.
41:27Harry.
41:42Ah, Claire, comment vas-tu ?
41:44Oncle Paul.
41:44Je t'en prie, entre.
41:46Je suis heureux de te voir.
41:48Je me suis inquiété, je craignais que la visite de ces policiers et toutes leurs questions saugrenues n'aient troublé
41:55ton esprit.
41:56Tu manges avec moi ? J'ai un petit canard à te proposer. Tu aimes le canard, je crois ?
41:59Non, tu es gentil, Ample Paul, mais je n'ai pas faim.
42:02Ah, tiens. Tu n'as pas faim ?
42:04Non, je n'ai pas faim du tout.
42:06Ah.
42:07Est-ce que tu me permets d'être franche ?
42:10Naturellement. Pourquoi cette question ?
42:13Hein ?
42:14Je n'arrive pas à dormir.
42:16Tout tourne dans ma tête.
42:19Et j'ai remarqué des quantités de choses.
42:21Ah oui, lesquelles ?
42:24Mon oncle, tu as fait voir à Madame Peters des prospectus aujourd'hui.
42:28Je désirerais savoir si tu lui as proposé de partir à Madère aussi.
42:33Si tu lui as demandé de tout vendre.
42:36De solder son compte.
42:39C'est exactement cela.
42:44Je n'arrête pas de penser à l'histoire étrange de Madame Dombberg.
42:48Elle trotte aussi constamment dans ma tête.
42:50Et je me suis demandé, est-ce que, est-ce qu'une femme peut avoir si confiance ?
42:57Peut-elle être si naïve que cela ?
42:59Y a-t-il une possibilité que l'on puisse arracher une telle femme à sa petite vie de petite
43:04routine habituelle
43:05et de l'emmener sans résistance ?
43:08Je voulais en avoir la preuve, tu comprends ?
43:10Je voulais essayer.
43:12Alors j'ai pris tous les prospectus sur Madère, je les ai mis dans des journaux
43:18et je me suis rendu au jardin anglais afin d'y rechercher s'il existait une telle femme
43:24et puis soudain, elle était là, assise sur un banc.
43:30Je l'ai accostée.
43:32Une expérimentation ?
43:33Oui, c'est ça.
43:34Vois-tu, tu as trouvé le mot.
43:36C'était une expérimentation.
43:40Quand as-tu fait ça ? Tu peux me le dire, mon oncle ?
43:44Quand ?
43:45Tu n'as pu le faire que depuis que tu es au courant de cette histoire.
43:49Donc au plus tôt avant-hier.
43:53Oui, c'est exact.
43:55Mais Madame Peters a dit hier qu'il y a des jours que tu lui as parlé de Madère.
44:00Des jours, a-t-elle dit.
44:03Ce qui veut dire que tu as parlé avec Madame Peters de Madère, bien avant d'apprendre par la police
44:09l'affreuse histoire de Madame Domberg.
44:11Le processus a été le même.
44:13Son loyer a été réglé, son congé a été donné, ses meubles ont été vendus.
44:19L'argent sorti de la banque.
44:24Oncle Paul.
44:26Oui.
44:27Où est cette femme ?
44:29Je voudrais lui parler.
44:31Ah, tu voudrais lui parler.
44:33Oui.
44:35Ou alors je vais voir la police et je lui dis ce que je sais.
44:38Excuse-moi, mon oncle.
44:39Comment ?
44:41Tu m'as...
44:42Mais tu n'as pas à t'excuser, chérie.
44:44Il n'y a aucune raison.
44:46Alors, entendu.
44:48Hum ?
44:49Tu as du temps.
44:51Bien sûr, j'ai tout mon temps.
44:52Allons-y, je vais t'emmener.
44:54Où ça ?
44:55Elle est à la maison de week-end.
44:57La maison de week-end ?
44:58Oui, j'ai emmené hier soir.
45:00Hier soir ?
45:01Je veux dire que la maisonnette lui a plu énormément.
45:04Elle m'a demandé si elle pouvait passer la nuit.
45:07et j'ai répondu, naturellement, la cuisine est pleine.
45:10Vous aurez de quoi manger.
45:12Oui.
45:13Alors, tu viens ?
45:27Tout était tard.
45:30Elle a dû s'endormir.
45:39C'est verrouillé.
46:02Où est-elle ?
46:04Je n'en sais rien.
46:06Tu n'en sais rien ?
46:07Non.
46:08Mais elle a peut-être eu peur et a préféré s'en aller.
46:11Tu sais, la plupart des gens ont du mal à supporter le silence de la forêt.
46:15Dans ce cas, la peur les saisit.
46:17Et ils s'enfuient.
46:21C'est idiot.
46:24Tu ne pourras pas lui parler.
46:28Pourquoi me regardes-tu ?
46:30Où est-elle, oncle Paul ?
46:32Je viens de te dire que je n'en sais rien.
46:36Je...
46:38Je vais aller voir dehors.
46:39Non, pourquoi ?
46:42Oncle Paul.
46:43Qu'est-ce qu'il y a ?
46:45Tu...
46:46Tu l'as tuée.
46:47Tu devrais arrêter de dire des bêtises.
46:49Allez, viens t'asseoir.
46:50Je mets de la musique.
46:52Et nous allons trinquer tous les deux.
47:00Veux-tu un peu de champagne ?
47:02Non, je ne veux pas de champagne.
47:04Bon.
47:06Moi, si.
47:12J'en ai bien besoin.
47:23Vois-tu, ces derniers jours, tous ces événements qui me sont tombés dessus,
47:30ne se sont pas produits sans faire de dégâts.
47:33Je me sens éprouvé, très éprouvé.
47:40Seulement, tout cela va s'arranger de retrouver ma tranquillité.
47:45Allez, bois.
47:46Bois.
47:48Bois, mais avec moi.
47:52Bois avec ton vieil homme.
47:53Vous voyez, vous voyez, près des étangs, ces grands roseaux mouillés.
48:05Vous voyez, ces oiseaux blancs et ces maisons rouillées.
48:36Qu'est-ce que vous faites là ?
48:38Nous n'étions pas très loin.
48:39Que s'est-il passé ?
48:42Vous aviez raison.
48:43Qu'on voit danser, l'ombre des golfes clairs.
48:50À des reflets, dansons la mer.
48:56Des reflets changeront.
49:57...
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