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MEDI1TV Afrique : L’Afrique peut-elle réussir sa révolution digitale ? - 30/04/2026

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00:13Welcome to Sadiqwa, your rendezvous hebdomadaire where we describe the actuality of the continent through the African press.
00:20And in 26 minutes, we will read between the lines, cross the regards, and also propose a look African on
00:26the great events of our daily lives.
00:28Well, this week, Sadiqwa, first, an ambition, that of building a real economy numérique pan-african with a potential estimated
00:36at over 700 milliards of dollars in 2050.
00:40Can we really achieve this objective?
00:43The response is with Kei Lumumba, director of Totem Experience, but also at the head of an important event on
00:49the digital in Africa, which will be with us from Abidjan in Côte d'Ivoire.
00:53Then, the Sahel, the new attacks at the Mali, in a region where the crisis s'enlisent and where a
00:59question is posed.
01:00What are the consequences of the terrorism on the society?
01:04And then, we will end up with the sport.
01:06And yes, the launch of the sixth season of the basketball African league, a competition that grows, but that asks
01:13if we can really create a real economy around this sport?
01:16Is it possible to even become a vitrine for the continent?
01:20Evidemment, with me, like every week, Bashir Tiam, for trying to well analyze this actuality.
01:25Sadiqwa, Bashir?
01:26Sadiqwa, it moves, the continent moves, and it's even better.
01:28Like every week, and we will try to decrypter this actuality ensemble.
01:32So, let's go to Sadiqwa, in the press african.
01:42712 milliards de dollars, c'est ce que pourrait représenter l'économie numérique africaine d'ici 2050, soit 8,5
01:50% du PIB du continent.
01:52Et cela, selon une étude commune entre Google et la Banque mondiale.
01:55D'ailleurs, RFI nous en dit que l'Union africaine veut se saisir de ce sujet à travers la ZLECAF,
02:01justement, cette zone de libre-échange intra-africaine pour construire une économie numérique panafricaine, on l'a dit.
02:07Mais cela veut dire, justement, créer un écosystème avec des procédés qui sont compatibles, qu'importe le pays, avec des
02:13paiements numériques, qui prend en compte la cybersécurité, l'identité digitale.
02:17Tout cela pour faciliter les échanges, mais surtout accélérer la croissance du continent.
02:22Au cœur de cette transformation, il y a le téléphone portable.
02:27Sur Forbes Africa, Khalil El-Amerikani, directeur de Vodafone Congo, considère que cette économie se fonde en grande partie, on
02:35l'a dit, sur le téléphone portable, qui est devenu un bien de première nécessité.
02:39Mais c'est surtout un outil de la nouvelle finance, avec le mobile money, le paiement sans cash.
02:43C'est donc, on l'a dit, une économie africaine qui se structure et peut-être même des flux financiers
02:49qui rentrent, pourquoi pas, dans l'économie formelle.
02:52Et justement, pour parler de cette économie du digital à l'échelle du continent, avec nous, Kahi Lumumba.
02:58Vous êtes directeur de Totem Experience et surtout à la tête d'Adicom.
03:03C'est un grand événement qui est justement spécialisé, qui met en valeur le digital au niveau du continent africain.
03:08Bienvenue avec nous, Kahi.
03:11Bonjour, merci pour l'invitation.
03:13Alors, vous l'avez peut-être compris à travers les articles que nous avons présentés, il s'agit de cette
03:19nouvelle économie digitale.
03:21Et on a parlé justement du téléphone portable, qui est un outil aujourd'hui assez important dans ce secteur-là.
03:27En somme, au-delà du téléphone, est-ce que la digitalisation, c'est une manière aussi de structurer l'économie
03:33africaine,
03:33et pourquoi pas en particulier l'économie informelle ?
03:37Oui, totalement. Je pense qu'avec le digital, on est vraiment face à un outil qui peut vraiment accélérer l
03:49'émancipation de la jeunesse américaine.
03:53Je pense qu'on passe beaucoup de temps dans beaucoup de domaines à canaliser notre retard éventuel par rapport à
04:02d'autres continents ou autres.
04:06Mais en ce qui concerne le digital, et quand vous l'avez dit, on a l'exemple du mobile,
04:11l'Afrique et les Afriques construisent leurs propres modèles.
04:15Aujourd'hui, avec le mobile, on a vu l'avance qu'on a pris en termes de transactions financières.
04:22Aujourd'hui, vous avez des groupes WhatsApp qui se transforment en entreprises.
04:27Vous avez des communautés qui utilisent ces outils-là.
04:30Vous avez de la création de contenu.
04:31Vous avez vraiment une sinclarité africaine.
04:35Pour moi, véritablement, quand j'entends les chiffres annoncés par les institutions, je n'ai pas compris.
04:45Donc, ce qui fera surtout le succès de cette économie, c'est d'abord créer des systèmes qui sont pensés
04:54à travers les réalités africaines.
04:55Je pense que c'est le point sur lequel vous voulez insister.
04:58Mais si on parle justement de réalité africaine, on va prendre l'exemple d'un article de Global Voices qui
05:03nous dit que cet accès au numérique et à Internet,
05:06en effet, c'est une urgence aujourd'hui au vu de la conjoncture mondiale, mais surtout, disons-le, il y
05:12a une réalité sur le continent.
05:13D'ailleurs, il en parle, seuls 12% des citoyens subsahariens ont accès, par exemple, à l'intelligence artificielle.
05:20Et les raisons sont simples.
05:21L'accès à l'électricité, car avant les algorithmes et la connectivité, même avant la data, il y a surtout
05:26l'absence tout simplement de fils électriques, rappelle l'article.
05:30Et donc, Bachir, on parle justement de ce saut technologique, de cette économie qui devrait atteindre des chiffres assez importants.
05:38Mais est-ce qu'on peut vraiment parler de saut technologique alors qu'une partie même du continent n'a
05:42pas l'élément central, les infrastructures de base comme l'électricité ?
05:46Je ne dis pas partout, mais dans certaines régions, évidemment, du continent.
05:49Oui, malheureusement, saut technologique, on peut en parler parce que tout le monde aspire déjà, même si on ne saute
05:54pas.
05:55Et encore mieux, parce qu'avant de sauter, il faut savoir où est-ce qu'on saute.
05:58Parce qu'il faut regarder là, sur technologique, parce que vous avez dit que l'Afrique avance à deux vitesses,
06:03il y en a qui sont connectés et d'autres pas.
06:05Simplement connectés électriquement parlant, je ne parle même pas d'Internet ou de l'IA, juste avoir accès à l
06:10'électricité.
06:11Donc, si on n'a pas accès à l'électricité, à cette énergie, on ne peut pas, sauf encore, miracle
06:15africain, qu'on mette par ailleurs des panneaux solaires pour alimenter nos usages Internet.
06:22Sinon, il y a une bonne partie aujourd'hui du continent qui n'est pas connectée du fait du manque
06:26d'accès à ces liaisons électriques.
06:29Ça pose problème, ça pose problème.
06:30Donc, surtout, si on parle d'économie panafricaine, il faut déjà réduire ces écarts d'infrastructures pour, évidemment, y prétendre.
06:37Peut-être que c'est ça la question.
06:38Je pense que M. Le Momba disait, d'ailleurs, il disait qu'il ne faut pas aussi qu'on conserve
06:41tout ce retard-là de manière globale, parce qu'il y en a qui sont bien avancés et d'autres
06:45pas.
06:45Et peut-être que certains peuvent être des modèles.
06:47Tout à fait.
06:47Et puis, il y en a déjà qui ont peut-être sauté beaucoup plus d'étapes qu'il ne fallait,
06:52peut-être, qui sont allés d'un coup et ont fait des sauts qualitatifs qui les ont amenés très, très
06:56loin.
06:56Le mobile money, par exemple, a été inventé en Afrique de l'Est, le Kenya en l'occurrence.
07:00Donc, là, c'était une invention mondiale. On n'en parle pas assez, comme on aurait inventé peut-être la
07:06fusée ou l'énergie nucléaire.
07:09Mais le Kenya ou l'Afrique de l'Est et d'autres pays ont fait aussi des sauts technologiques qui
07:14leur ont permis de sortir de ces situations-là.
07:17Et en parlant, justement, du Kenya comme étant pionnier sur ce secteur-là, au-delà des infrastructures, il y a
07:23cette question aussi de la souveraineté numérique.
07:25Et d'ailleurs, on a Aphrodis Moutanga qui signe une tribune dans Africa News Agency qui dit, justement, qu'utiliser
07:32des technologies conçues ailleurs pose également un problème
07:36parce qu'elles ne reflètent pas, justement, ces fameuses réalités africaines dont on parle.
07:39Et surtout que l'Afrique ne sera pas maîtresse de ces données à une époque, justement, où le numérique est
07:45aussi une question d'influence, de pouvoir.
07:48Je vais me tourner vers vous une seconde fois, Kailou Momba.
07:51Est-ce que, oui, on le sait aujourd'hui, construire une économie numérique, c'est essentiel.
07:56Mais avec des technologies conçues ailleurs, est-ce qu'on ne risque pas, encore une fois, d'en dépendre encore
08:01plus ?
08:02Alors, comment est-ce qu'on peut bâtir une réelle économie, une réelle souveraineté économique numérique africaine ?
08:10Oui. Alors, là, on a deux écoles, c'est un vrai débat.
08:15On dirait que, plutôt que d'aller dans la bataille, d'avoir nos collaborateurs, on doit maîtriser ce qu'il
08:25y a déjà à notre disposition,
08:27former les jeunes, qu'ils puissent développer des applications sur les outils, sur les plateformes,
08:35même si ça ne nous appartient pas.
08:36Et puis, vous avez, effectivement, un qui se bat, qui estime que c'est véritablement important d'avoir une certaine
08:45organisation,
08:46d'avoir nos propres data centers et développer nos propres modèles IA.
08:53Le sujet, il va se jouer fortement d'un point de vue législatif.
08:57Ça va être une volonté politique.
09:01Là, le privé peut investir, mais il faut absolument que les autorités, en fait, facilitent
09:11et considèrent que la souveraineté numérique, la data, est aussi importante que la souveraineté monétaire,
09:20la souveraineté monétaire et les souverainetés par les jours de l'information.
09:28Donc, ça va vraiment dépendre de l'attention de nos dirigeants.
09:34Donc, l'économie numérique panafricaine, c'est une réalité même aujourd'hui.
09:38Mais pour justement prétendre, comme on l'a dit, à cette grande ambition,
09:41il est nécessaire que tout le monde puisse y participer, autorité, infrastructure.
09:45Et comme on dit, la data, c'est aussi l'enjeu du moment.
09:48Et il faut aussi que les États en prennent compte.
09:51Merci infiniment, Cahil Momba, pour toutes ces précisions.
09:53Je rappelle que vous êtes directeur de Totem Experience.
09:56Et surtout, à la tête de ce grand événement qui réunit tous les experts du digital sur le continent, c
10:02'est Adicom.
10:03Merci infiniment. Vous étiez avec nous depuis Abidjan, Côte d'Ivoire.
10:06Merci.
10:08Alors, pendant que certains pays ont la vue mise sur le numérique pour structurer leur économie,
10:14et bien d'autres, malheureusement, font face à une autre réalité, beaucoup plus instable,
10:19celle de sécuriser leur territoire face à la menace terroriste.
10:23C'est donc, on part dans le Sahel, justement, pour essayer de parler de ce point-là dans la seconde
10:28partie de notre émission.
10:29Ça veut dire quoi ?
10:37Le 25 avril, plusieurs attaques ont visé le Mali, notamment autour de Bamako, à Kati, ville garnison.
10:44Une vague d'attaques coordonnées précise Tamana Media,
10:47où malheureusement, le ministre de la Défense du Mali a perdu la vie.
10:52Et comme le montre la carte, une offensive, c'était une offensive, on l'a vu, coordonnée,
10:57avec des frappes également à Mopti, Sévaré, Gao, jusqu'à Kidal, au nord.
11:03Et derrière ces attaques, eh bien, des groupes terroristes comme le Jnim,
11:06qui est affilié à Al-Qaïda, ou encore des groupes séparatistes Touareg,
11:11des frappes qui, justement, mettent en péril, eh bien, toute la région.
11:15D'ailleurs, à ce sujet, Al-Youtin, fondateur d'Africa Jum Sinter, le dit et le précise,
11:21si le Mali tombe, eh bien, c'est tout le Sahel qui va suivre avec des répercussions incalculables.
11:27Alors, est-ce que le Mali, aussi, autre question, pourrait connaître le même destin que l'Afghanistan ?
11:33Oui, c'est une question qui se pose à travers cette carte des Nations Unies,
11:36qui compare du moins les territoires au niveau géographique.
11:40C'est, on le sait, un vaste territoire sahélien, avec des frontières poreuses,
11:45qui laissent place, donc, à des vastes zones non contrôlées par l'État,
11:49avec une installation durable des groupes armés qui s'ancrent, on le sait, dans le quotidien des populations.
11:56Ce n'est plus seulement, donc, une crise sécuritaire, ça devient même un système local
12:00qui peut causer une difficulté, justement, pour sortir de cette crise, et malgré les interventions.
12:06Bachir, on le sait, les premières victimes du terrorisme, ce sont, évidemment, les populations.
12:11Les populations civiles qui, selon Séné Web, pourraient être au cœur d'une crise migratoire majeure,
12:16donc, une crise où se nichent, évidemment, des ruptures profondes,
12:20comme la perte de confiance dans l'État, l'absence de perspectives économiques,
12:23ou l'effritement, eh bien, du lien social.
12:26Une stabilité, donc, à retrouver, selon Mamadou Tangara,
12:29qui est chef de la mission de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel,
12:32et qui prend la parole dans Voice Gambia,
12:34pour parler, justement, d'une stabilité qui est le fondement même du développement économique,
12:40des services publics, de la justice, et du quotidien des sociétés,
12:44qui doivent, avant tout, se sentir aux conférences.
12:46Et d'ailleurs, on va essayer de comprendre comment se sentent même les populations à Bamako.
12:50C'est les premières qui ont été concernées par ces récentes attaques.
12:54Et donc, on va essayer de voir comment est-ce qu'ils la vivent,
12:57et on va avoir la réponse avec notre correspondant à Bamako,
13:02Mohamed Danyoko, depuis, justement, Bamako.
13:05La situation à Bamako est revenue au calme, comme on peut le constater dans la circulation.
13:13Et les populations aussi se sentent en sécurité et disent avoir fait le même constat
13:18de ce calme qui est revenu depuis les attaques à Kati, le samedi 25 avril dernier.
13:24Nous les écoutons.
13:25Ce matin, j'ai fait une remarque quand je me suis quitté, quand j'ai quitté la maison à Vena.
13:32En tout cas, j'ai remarqué qu'aujourd'hui, contrairement à l'autre jour,
13:39la situation est revenue au calme.
13:43La population est en train de vaguer à leurs occupations.
13:46Je pense que le calme est revenu.
13:49C'est là, moi, pour le moment, la situation est venue dans le calme.
13:53Parce que si tu vois dans la circulation aussi, les gens promènent partout, vaillent bien.
13:58Vraiment, pour le moment, quand même, la situation est très calme.
14:01Comme vous le savez, cette attaque du 25 avril à Kati, à Kidal, à Gao, à Sevarimopti,
14:08a fait des victimes, notamment le ministre de la Défense, le général du corps d'armée, Sadio Kamara.
14:15L'information a été confirmée par le porte-parole du gouvernement.
14:18Et hier, le premier ministre de retour du Burkina Faso, où il prenait part à la Semaine nationale de la
14:25culture,
14:25il a tenu un point de presse, où il a tenu à rassurer les Maliens quant à la volonté des
14:30forces armées
14:31de sécuriser l'ensemble du territoire.
14:34Il a aussi appelé à l'union sacrée autour des forces armées, et surtout à la vigilance.
14:39Mohamed Danyoko à Bamako pour Média.
14:43Donc aujourd'hui, on l'a vu à travers les témoignages des habitants de Bamako,
14:47qu'ils sont plus ou moins rassurés par rapport à ce qui a pu se passer.
14:50D'ailleurs, même le président de la transition, Asimi Goïta, a pris la parole, d'ailleurs très récemment,
14:56pour essayer justement de rassurer les populations,
14:59de aussi remercier les forces armées maliennes par rapport à leurs actions.
15:03Mais on va aussi essayer de comprendre, justement, on le sait,
15:05les premières victimes, on l'a dit, du terrorisme, ce sont les civils.
15:08Alors, quelles peuvent être les conséquences sociales du terrorisme, Bashir ?
15:12Et comment est-ce qu'on peut y répondre ?
15:14Je pense qu'à l'une tune de Jump Center a dit que si le Mali tombait,
15:18c'est tout le Sahel qui tombe.
15:19Donc les conséquences sociales sont énormes, et puis c'est à craindre finalement,
15:23parce qu'effectivement, quand les zones d'habitation deviennent des zones de guerre,
15:27les populations fuient.
15:29Ça crée de l'immigration.
15:30Forcément.
15:30Elles fuient partout là où la sécurité peut les accueillir.
15:35Donc ça va aller au-delà du pays, ça va sortir du pays,
15:37ça crée des vagues d'immigration au-delà du pays,
15:40ou à l'intérieur du pays, ou vers la capitale,
15:42où c'est généralement plus sécurisé.
15:43Je pense que la solution ne sera que globale.
15:46La solution ne sera que globale, parce que si on se réfère
15:49au dernier but diplomatique autour de ces questions-là,
15:54de sécurité sur la sous-région,
15:55c'est l'Union africaine ou la CDAO qui revient vers ces pays-là,
16:00qu'on avait peut-être ostracisé à un moment donné,
16:04parce qu'il y avait des problèmes politiques et diplomatiques.
16:07Donc ils ont compris finalement qu'il fallait sécuriser tous ces pays-là,
16:10parce que l'Afrique est un continent et les pays ont des frontières.
16:14Et les frontières ne demandent pas de passage,
16:16ne demandent pas de visa pour les terroristes,
16:18pour les perturbateurs politiques et diplomatiques et des sociétés.
16:24Donc en clair, c'est sûr que l'Afrique va se réunir autour de ces questions-là,
16:29pour sécuriser tous les pays finalement, quand on va vraiment se souder les coudes
16:34pour que la conséquence soit...
16:35Donc la réelle réponse à cette crise, c'est vraiment la collaboration régionale,
16:39voire continentale, parce que mine de rien,
16:41c'est une menace qui touche tous les pays de la région,
16:46potentiellement si quelque chose n'est pas fait de manière coordonnée.
16:48Il y a également un autre sujet derrière ce fléau qui est le terrorisme,
16:52c'est le financement de cette activité criminelle.
16:55D'ailleurs, on a une analyse détaillée d'Africa Center
16:57qui nous explique justement que le terrorisme se base sur une économie de prédation,
17:01avec justement des pillages, des trafics de tout genre,
17:04des extorsions, des extractions même de minerais, voire d'or,
17:08qui permettent de financer leur activité.
17:10On a aussi un autre cas, au-delà de l'économie locale,
17:14on a aussi des acteurs extérieurs, des financements extérieurs.
17:17D'ailleurs, il y a eu le cas, comme le montre la BBC, avec Lafarge,
17:20qui a été condamné pour avoir versé de l'argent à des groupes armés,
17:24et un montant de plus de 5,6 millions d'euros.
17:27C'est assez important.
17:30On a aussi, d'ailleurs, le résultat de ce financement,
17:34de cette industrie criminelle qui est relayée par la presse nigérienne,
17:38l'agence de presse nigérienne,
17:39qui parle aussi d'une économie malheureusement rentable pour ces groupes terroristes,
17:44parce qu'ils permettent aussi des financements qui fragilisent durablement les États,
17:48et qui font eux-mêmes, de ces groupes de terroristes, des États parallèles, malheureusement,
17:53qui minent les efforts aussi de développement, de structuration des États dans lesquels ils s'établissent.
18:05La Basketball Africa League, appelée également la balle,
18:08ouvre à déjà ouvert même sa sixième saison.
18:11C'est une compétition organisée en partenariat avec la NBA et la FIBA,
18:15soit le nouveau nom de l'Association des fédérations africaines de football.
18:19Et d'ailleurs, comme l'indique de basketball, pardon !
18:22Et d'ailleurs, c'est une saison dont une partie se joue au Maroc,
18:26ici à Rabat, annonce Hapa News,
18:28mais qui a également commencé à Pretoria, en Afrique du Sud, le 27 mars,
18:32et qui va se clôturer à Kigali, au Rwanda, le 31 mai.
18:36On le sait, c'est un sport également avec un réel enjeu.
18:38Et d'ailleurs, le quotidien revient également sur cet événement-là,
18:42le retrait de la ville de Dakar de cette saison-là,
18:45capitale donc du Sénégal.
18:47En raison, les raisons ne sont pas réellement claires.
18:50Alors, peut-être qu'on parle d'un problème d'agenda ou d'infrastructure
18:54ou d'une opportunité à laquelle il fallait mieux se préparer.
18:58Mais du moins, la capitale sénégalaise ne va pas être complètement sortie de cette compétition.
19:04Donc, il n'y a pas un désengagement du Sénégal.
19:07Mais quand même, on l'a dit, l'enjeu quand même est important par rapport à ce jeu-là,
19:11qui est le basket et non pas le football.
19:14Alors, pour parler du basket, est-ce que, justement, ça peut devenir une véritable industrie en Afrique ?
19:20Et est-ce que ça peut avoir un impact économique comparable au football ?
19:23Vous comprenez maintenant, vous verrez la confusion.
19:25Mais même, est-ce que ça peut être, pourquoi pas, une vitrine pour le continent,
19:29voire un outil d'influence ?
19:30Il y a beaucoup d'investissements qui sont faits sur cette compétition.
19:34On invite beaucoup d'influenceurs pour essayer de donner, justement, une image à ces jeunes.
19:38Donc, est-ce que ça a un réel potentiel, on va dire, au niveau du continent ?
19:42Absolument, absolument, tout à fait.
19:43Parce qu'au fait, comme tous les grands sports, aujourd'hui, les sports de masse, les sports populaires,
19:47comme le football, vous avez fait le lapsus, c'était révélateur d'ailleurs.
19:51Effectivement, le basketball est un sport aussi qui est très porteur, qui est aussi un sport très regardé par ailleurs,
19:56il faut le dire.
19:57Bon, sauf qu'on n'a pas, effectivement, atteint encore le NBA américain, mais c'est sur cette trace-là,
20:01parce que d'ailleurs, vous l'avez rappelé aussi, que c'est en coopération avec NBA,
20:04la Fédération Internationale de Basketball Professionnel, donc la FIBA.
20:08Et justement, le fait déjà de pouvoir organiser un tournoi continental…
20:12Et c'est ça qui est intéressant.
20:14Oui, et de pouvoir se déplacer de ville en ville, de pays en pays, là, c'est l'étape Sahel,
20:18ça s'appelle l'étape Sahel,
20:19ce qui se joue actuellement à Rabat, et après, on se déplace à Kigali, on va à Kinshasa, on va
20:23à Dakar,
20:23on va à Abidjan, au Sierra Leone, etc.
20:26Donc, c'est dire que le fait que ça agrège beaucoup de fédérations de basketball africaines,
20:33donc donne déjà une sorte de visibilité beaucoup plus ample par pays,
20:38et tous les pays se relayer à ce qui se passe chez eux, et puis continentalement, si on le fait,
20:42et que le monde, par la diaspora aussi, s'intéresse à ça,
20:46ça devient vraiment des tribunes d'influence, en tout cas diplomatique,
20:51ou d'influence politique, à l'échelle africaine d'abord.
20:54Donc, ça a été pensé comme ça, on voit déjà le résultat, effectivement, une compétition tournante,
20:58et ça fonctionne très bien, c'est la sixième saison, en tout cas, le jeu est incroyable,
21:02je vous conseille, si vous êtes à Rabat, de le voir, et pourquoi pas, si vous êtes au Rwanda,
21:06bien d'aller en finale pour voir le dernier match de la compétition de cette saison.
21:10Merci infiniment, Bachir, pour toutes ces explications, comme chaque semaine,
21:13vous êtes avec nous sur ce plateau.
21:15Alors, on est arrivé déjà à la fin de cette grande revue presse africaine.
21:20Alors, ça dit quoi dans la presse africaine ?
21:22Eh bien, ça dit que l'économie numérique sur le continent se structure,
21:25mais qu'il reste encore dépendant d'infrastructures de base dans certaines régions,
21:29bien comme tout simplement l'électricité.
21:31Ça dit aussi qu'au sel, derrière le terrorisme, il y a malheureusement une véritable économie criminelle
21:36qui alimente les conflits et fragilise les sociétés.
21:39Et ça dit enfin que le continent cherche aussi à rayonner autrement avec le sport
21:43et pourquoi pas avec le basket qui pourrait à terme créer une vraie dynamique économique
21:48pour le continent africain.
21:49Merci de nous avoir suivis dans Sadikoa.
21:51Et on se retrouve la semaine prochaine pour continuer de lire
21:54entre les lignes de l'actualité, toujours avec un regard africain.
22:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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