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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 30/04/2026
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00:22Au Maroc, le prince Réitya Moulassane a donné aujourd'hui le coup d'envoi de la 31e édition du Salon
00:28international, de l'édition et du livre à Rabat.
00:31Cette année, la France est le pays invité d'honneur, on en parle dans un instant.
00:37Le dossier du Sahara à l'Allemagne réaffirme la centralité d'autonomie sous souveraineté marocaine et compte agir conformément à
00:45cette position, position exprimée par son ministre des Affaires étrangères en visite arabe.
00:54Au Mali, c'est sur la place d'armes du génie militaire que la nation a rendu en dernier hommage
00:59au général Sadio Kamara, le ministre malien de la Défense, tué la semaine dernière dans l'attaque de son domicile
01:05par des groupes d'armes.
01:06C'est parti pour la 31e édition du Salon international, de l'édition et du livre.
01:15Le coup d'envoi de ce grand rendez-vous culturel a été donné aujourd'hui par le prince Réitya Moulassane
01:21à l'espace OLM Souci à Rabat.
01:24Le prince a visité plusieurs stands du Salon, dont celui de la France, invité d'honneur de cette 31e édition
01:34du Ciel,
01:35qui célèbre les liens historiques et culturels qui unissent le Maroc à ce pays, placé sous le patronage de Sa
01:42Majesté le Roi Mohamed VI.
01:43Le Ciel, qui se poursuit jusqu'aux dix mains, coincide cette année avec le choix de Rabat par l'UNESCO
01:51comme capitale mondiale du livre.
01:53Ce salon connaît la participation de près de 900 exposants issus du Maroc et d'une forcentaine de pays.
02:03Les soutiens au plan marocain d'autonomie se multiplient.
02:06Pour l'Allemagne, ce plan reste la seule base sérieuse et crédible pour résoudre le différent artificiel autour du Sahara.
02:13Cette position de Berlin a été réitérée par le ministre allemand des Affaires étrangères,
02:19qui a été reçu par son homologue marocain Nasser Bouhita.
02:22Position exprimée dans la déclaration conjointe adoptée à l'issue de la deuxième session du dialogue stratégique multidimensionnel Maroc-Allemagne,
02:30qui s'est tenu ce jeudi à Rabat.
02:35Le dossier du Sahara est à nouveau au cœur de l'agenda des Nations Unies.
02:40Le Conseil de sécurité de l'UNU se réunit aujourd'hui à New York pour examiner l'avenir de la
02:46Munur-So dans le cadre de la résolution 2797.
02:49C'est dans ce contexte que le secrétaire d'État adjoint américain a effectué une visite à Rabat.
02:55Hier, Christophe Orlando a notamment réitéré le soutien de Washington à la marocanité du Sahara.
03:04Le secrétaire d'État adjoint des États-Unis qui poursuit sa visite dans le Royaume.
03:09Christophe Orlando a été reçu aujourd'hui à Rabat par le chef du gouvernement Aziz Akhanouch.
03:15Occasion saisie par les deux responsables pour se féliciter de l'excellence des relations entre le Maroc et les États
03:21-Unis.
03:21Et toujours lors de cette rencontre, le chef du gouvernement a salué la position constante de Washington qui a, je
03:28vous le rappelle, réaffirmé hier sa reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, mais aussi son soutien à
03:35l'initiative marocaine d'autonomie.
03:39Je vous l'annonçais dans les titres, au Mali, c'est sur la place d'armes du génie militaire que
03:44la nation a rendu un dernier hommage au général Sadio Kamara.
03:48Le ministre malien de la Défense se tue la semaine dernière dans l'attaque de son domicile par des groupes
03:54armés, des funérailles empruntes d'émotion.
03:56Mohamed Danyoko, notre correspondant à Bamako, a été sur place.
04:01C'est dans un moment plein d'émotion et de recueillement que la dépouille du général du corps d'armée
04:06Sadio Kamara a été portée par ses camarades de la 24e promotion de l'école militaire inter-arme de Koulikourou.
04:14Lors de ses funérailles nationales, le ministre de la Défense a eu droit à tous les honneurs.
04:19Nous sommes convaincus que ce qui s'est passé au Mali samedi ne restera pas impuni.
04:27Nous savons que les autorités mettront tout en œuvre pour traquer ce que l'on fait.
04:32Et nous, en tant que peuple malien, nous devons rester debout.
04:37Contenir ce chagrin et que vraiment nos forces de sécurité de défense puissent en tout cas continuer pour achever l
04:46'œuvre qu'il a pris.
04:47Ministre de la Défense depuis 2020, engagé sur plusieurs fronts pour la modernisation de l'outil de défense,
04:53la reconquête des territoires perdus et la montée en puissance de l'armée.
04:58Son engagement a inspiré notamment au sein de la jeunesse.
05:03Nous, en tant que les jeunes, nous allons continuer à défendre cette vision de la souveraineté
05:07parce que Sadio est parti, mais il y a des millions de Sadio qui vont rester à se battre pour
05:12l'intégrité de notre territoire.
05:14En plus des délégations de l'Alliance des Etats du Sahel et de la Guinée,
05:18les ambassadeurs accrédités au Mali, dont celui du Maroc, étaient aux côtés des autorités pour leur témoigner le soutien du
05:26royaume.
05:26Cette cérémonie trace la vie d'un grand homme qui a servi son pays.
05:33Et bien sûr, nous avons été présents ici pour montrer notre soutien et présenter nos condoléances au peuple malien
05:45et à toute la famille de l'AES dans cette dure épreuve.
05:52Sadio Kamara a été élevé au grade de général d'armée à titre posthume par le président de la transition,
06:00le général d'armée, Assime Gouïta.
06:03Et dans ce contexte, le Maroc réitère son soutien à la souveraineté et à l'unité nationale du Mali.
06:10Pour le chef de la diplomatie marocaine, la stabilité du Mali est fondamentale pour la stabilité régionale.
06:16Nasser Gouïta qui a mis en garde contre, je cite,
06:19« une connivence claire entre séparatisme et terrorisme ». Ensemble, nous l'écoutons.
06:25La stabilité du Mali est fondamentale pour la stabilité régionale.
06:29Le Maroc condamne ces attaques et considère qu'elles sont inacceptables et qui ont fait beaucoup de victimes, y compris
06:43civiles.
06:44Le Royaume du Maroc aussi a noté une certaine connivence claire maintenant entre le séparatisme et le terrorisme.
06:55C'est quelque chose qui doit nous interpeller tous.
06:58Cette alliance objective entre séparatisme et le terrorisme est un danger.
07:04C'est un danger pour la stabilité régionale, c'est un danger pour le Mali, mais au-delà.
07:09C'est un risque fondamental.
07:13Le Sahel passe par une phase très critique de son histoire contemporaine.
07:21Il est fondamental que tous les acteurs directement concernés, régionaux, internationaux,
07:29puissent intervenir pour casser cette alliance entre le terrorisme et le séparatisme.
07:38Il est fondamental que l'on puisse s'engager dans des dynamiques inverses,
07:43dynamiques de stabilité, dynamiques qui respectent les choix des populations
07:47et des dynamiques où les relations sont fondées sur la coopération plutôt que sur le chantage et l'intimidation.
07:57En Côte d'Ivoire, le Salon international du livre d'Abidjan ouvre ses portes
08:02sur les bords de la Lagune-et-Prier avec plus de 100 000 visiteurs
08:06et passionnés de lecture réunis pendant cinq jours au Parc des Expositions
08:10pour mettre en avant le pouvoir du livre comme outil de connaissance et de développement.
08:18Et pour cette 16e édition du SILA, le Grand Prix national Bernard Dadier de littérature
08:24a été décerné à l'écrivain et diplomate ivoirien Maurice Kaku-Banama
08:29pour son roman « Sœur esclave ».
08:31Mélissa Connet et Jean-Marc Concey.
08:36La lecture est essentielle à l'esprit et à l'enrichissement personnel.
08:42Souvent décrite comme une nourriture intellectuelle,
08:45elle constitue une véritable évasion dans un monde en perpétuelle mutuation.
08:49Le Salon international du livre d'Abidjan, le SILA, s'impose ainsi comme une vitrine privilégiée
08:57dans cet éveil littéraire.
08:59C'est au Parc des Expositions d'Abidjan que s'est ouverte la 16e édition
09:04en présence d'Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire.
09:08Placée sous le thème « Lire pour bâtir », cette édition met en lumière l'importance du livre,
09:14véritable gage de vitalité intellectuelle et culturelle.
09:17« Si les infrastructures bâtissent le corps d'une nation, la culture et le livre en constituent l'âme.
09:26Le SILA a grandi. Il n'est plus une simple foi commerciale.
09:30Il est devenu le carrefour de l'intelligence africaine,
09:34le rendez-vous où la plume ivoirienne dialogue avec le monde. »
09:39Pour cette année 2026, cet événement majeur met à l'honneur le Liban,
09:44à travers son histoire, ses œuvres et ses auteurs.
09:48« On veut remercier le gouvernement et surtout le ministère qui nous a fait plaisir d'abord en tant que
09:54membre invité d'honneur.
09:56À travers ça aussi, on veut montrer aussi à la jeunesse ivoirienne qu'on n'est pas que dans le
10:03commerce.
10:04On a aussi des écrivains, on a des intellectuels.
10:08Donc on a une quinzaine d'écrivains, quelques-uns qui sont locaux,
10:12et d'autres qui viennent de la France et du Liban, mais qui est typiquement en français.
10:18Pendant cinq jours, auteurs, éditeurs, lecteurs, libraires et acteurs du monde littéraire
10:23se réunissent pour faire du livre un bien accessible à tous.
10:28« Les éditions baroques ont été créées sous Ma houlette.
10:32C'est une jeune maison d'édition qui a pour ambition de s'approprier l'écriture et de s'ouvrir
10:39sur le monde,
10:40donner vie aux écrits de nos compatriotes, donner vie à l'esprit dans lequel tout le monde voudrait voir l
10:48'Afrique évoluer. »
10:49« Je pense qu'il faut lire pour bâtir.
10:51Donc il faut penser aux générations futures, c'est avec l'imaginaire,
10:55c'est avec la construction d'un imaginaire fort.
10:58Et c'est dans la lecture qu'on puise justement. »
11:00« C'est vraiment une très belle vitrine parce qu'on rencontre beaucoup de monde.
11:03C'est une opportunité pour que le livre soit de plus en plus accessible.
11:07Si on veut réussir, il faut lire. Et la lecture nous aide à développer beaucoup d'aptitudes. »
11:13« Tout se bâtit déjà dans l'esprit. Quand on lit, on va exercer notre esprit
11:17et on va construire une société plus durable, plus forte. »
11:21Ce sont plus de 100 000 visiteurs venus découvrir le patrimoine littéraire de la Côte d'Ivoire,
11:27mais aussi d'ailleurs.
11:28Pour cette édition, le Grand Prix national Bernadadier de la littérature
11:32a été décerné à l'écrivain et diplomate ivoirien Maurice Kakou Bandama
11:36pour son roman « Sœur esclave ».
11:39Le Prix national Bernadadier du jeune écrivain a quant à lui été attribué
11:43à Souboré Dali pour son ouvrage « Les monts de Kong »
11:47paru aux éditions du Continent.
11:50« Alors à présent au Brésil, à la découverte de ces récifs coralliens
11:54d'Aboros, véritable poumon de la biodiversité marine de l'Atlantique Sud,
12:00mais aujourd'hui menacée, en moins de 20 ans, une partie importante de ces coraux
12:04a disparu, fragilisé par le réchauffement climatique et les activités humaines. »
12:09Dina Amrini.
12:12Au Brésil, un joyau de l'océan est en train de disparaître.
12:17Au moins de 20 ans, les récifs d'Aboros, les plus riches en biodiversité de l'Atlantique Sud,
12:24ont perdu environ 15% de leur couverture corallienne à cause du réchauffement climatique.
12:30Les vagues de chaleur maritime provoquent le blanchiment des coraux
12:34et fragilisent durablement leur santé.
12:37« Avec la fréquence croissante des vagues de chaleur,
12:42les coraux peuvent retrouver leurs couleurs,
12:44mais ils développent des nécroses et des maladies
12:46et continuent de mourir parce que leur santé a été compromise. »
12:51Les scientifiques alertent.
12:53Les récifs coralliens abritent près d'un quart de la vie marine,
12:56mais leur survie dépend d'une réduction rapide du réchauffement climatique.
13:01Et la menace ne vient pas seulement du climat.
13:04Les activités humaines aggravent la situation en dégradant la qualité de l'eau.
13:14« Mettre Abrolos en danger, c'est mettre en danger toute la biodiversité du littoral brésilien.
13:19Ce que nous observons ici est le reflet de ce qui se passe dans l'ensemble des océans.
13:24Nous devons commencer à comprendre comment nous affectons ces systèmes de récifs coralliens,
13:28à quel point ces coraux sont essentiels à nos vies,
13:31les questions d'emploi, de pêche, de tourisme et de loisirs. »
13:36Un signal d'alarme qui dépasse largement les frontières du Brésil
13:40et qui concerne l'ensemble des océans de la planète.
13:44À présent, on place à l'invité de la rédaction.
13:56Au Maroc, le gouvernement veut donner un nouveau souffle à la régionalisation avancée.
14:02Une réunion en sens est d'ailleurs tenue hier au siège du ministère de l'Intérieur à Rabat.
14:07Et pour en parler, nous sommes avec Othman Fahim, expert en développement territorial.
14:12Il est en direct de Casablanca avec nous.
14:14Othman Fahim, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
14:19Merci d'être parmi vous.
14:24Lors de cette réunion, il a été procédé à la présentation d'un exposé d'étape
14:29sur l'état d'avancement de la mise en œuvre de la feuille de route
14:33relative à la régionalisation avancée, en mettant en avant la dynamique de large concertation
14:39ayant accompagné l'élaboration de la nouvelle génération de programmes
14:43justement de développement territorial intégré.
14:47Quel en est le bilan d'étape selon vous ?
14:52Il faut quand même savoir que les PDTI aujourd'hui sont arrivés après un long processus.
15:01Donc, d'un certain nombre justement de programmes de développement qui ont été mis en œuvre.
15:07Donc, il s'agit principalement des programmes de développement régionaux au niveau des 12 régions.
15:15Maintenant, durant tout le processus de régionalisation avancée,
15:18on a constaté que dans l'exécution des compétences,
15:21il y avait eu énormément justement de dysfonctionnements
15:24entre les différentes structures, institutions et acteurs locaux.
15:29Et justement, le PDTI essaye aujourd'hui de répondre justement à ces différentes insuffisances
15:36en essayant d'apporter un soutien sur tous les plans aux différentes régions
15:45pour pouvoir mieux répondre justement à leurs compétences.
15:49Et pour cela, il a fallu discuter de plusieurs rangs de discussion.
15:57On parle de plus de 86 000 personnes mobilisées et qui ont pris part aux concertations.
16:03Concrètement, comment ces échanges ont-ils modifié ou fait évoluer
16:09les priorités de cette nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré ?
16:16Alors, juste pour rappeler, l'objectif en fait des concertations a été en fait d'essayer de mettre le point
16:24sur les différentes insuffisances que je viens de citer tantôt,
16:29sur les différentes compétences justement des régions.
16:33Donc, je cite principalement le développement économique au niveau régional.
16:37Au sein du PDTI, on a mis l'accent sur l'appui aux zones d'activité économique,
16:42la question de l'attractivité et de l'emploi qui est un vrai sujet.
16:45Les difficultés en termes d'accès au financement pour l'investissement.
16:51Sur le volet aménagement du territoire, là aussi, il y a un réel enjeu qui a été cité au niveau
16:58des PDDI.
16:59C'est principalement la question de la priorisation des projets selon les besoins territoriaux.
17:04Et vous me direz bien sûr qu'est-ce qui a véritablement changé.
17:07En fait, ce qui a changé, c'est qu'il faut voir la logique dans son ensemble.
17:13C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en plus de doter bien sûr les régions,
17:17et c'est prévu dès 2025, pardon, dès 2027, d'avoir une enveloppe supplémentaire de 12 milliards de dirhams par
17:26an pour les 12 régions.
17:27En plus de cela, il est programmé qu'au niveau des PDDI, à l'horizon de 8 ans, on est
17:34quand même sur une enveloppe budgétaire de 210 milliards de dirhams.
17:38Et donc, du coup, ça trace ou ça répond déjà à une problématique déjà de ressources qui avait été relevée
17:45au niveau des anciennes générations de programmes de développement régionaux.
17:49Et il faut savoir que dans la structure, les PDTI, c'est le trait d'union entre les programmes de
17:59développement qui sont gérés au niveau régional et ceux qui sont au niveau local.
18:04Et donc, du coup, même à l'échelle communale, c'est ce qui va permettre finalement d'avoir une certaine
18:11convergence.
18:12Donc, c'est un peu l'idée des PDTI, c'est vraiment un cadre de convergence qui va permettre, en
18:17fait, de redimensionner les priorités nationales et de pouvoir mieux les décliner à l'échelle locale.
18:24Alors, avec l'emploi, la santé, l'éducation et l'eau, comment aujourd'hui la régionalisation avancée va-t-elle
18:33améliorer concrètement le quotidien des citoyens ?
18:39Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que le PDTI, comme je le disais, il est à l'échelle
18:45provinciale préfectorale.
18:48Maintenant, bien entendu, il y a énormément de processus et de structuration qui vont en parallèle, justement, à ce programme.
18:56Ce programme se veut, on va dire, consolidant.
19:02Mais derrière, bien sûr, il y a un certain nombre, justement, d'opérateurs d'exécution qui vont en parallèle.
19:09Et là, je fais référence notamment aux AREP.
19:12Donc, on a constaté, justement, ces derniers mois, et vous le verrez peut-être dans les prochaines semaines,
19:18cette agencification qui a débuté depuis 2024 en force pour pouvoir instaurer les sociétés régionales multiservices ainsi que les AREP.
19:32Vous allez constater que, finalement, l'objectif derrière, c'est vraiment d'asseoir une meilleure effectivité des compétences déjà existantes
19:41au sein des lois organiques.
19:44Justement, justement, comment clarifier aujourd'hui les compétences des régions et mettre fin au chevauchement entre les pouvoirs ?
19:56La question, en fait, du chevauchement, elle revient sur le terrain un certain nombre de fois.
20:02Mais elle est revenue principalement quand on analyse lorsqu'il y a, en fait, insuffisance ou incapacité des collectivités.
20:10Là, je fais référence vraiment à l'échelle infra, c'est-à-dire au niveau communal.
20:15Cette insuffisance en termes de capacité, de financement, de ressources humaines fait, du coup, appel à ce que la région
20:23prenne le lead sur certains projets,
20:26même si, parfois, ce n'est pas sa véritable compétence.
20:29Donc, du coup, elle est assujettie à défaut de pouvoir répondre à un besoin existant.
20:33Aujourd'hui, les PDTI vont permettre justement d'alléger ce poids au niveau des régions et d'asseoir un meilleur
20:43ancrage au niveau provincial et préfectoral pour avoir un meilleur impact sur le terrain et, bien sûr, sur le citoyen.
20:49Bien sûr, les sujets au niveau du PDTI sont divers, mais quand on regarde ces dernières années, le véritable sujet
21:01qui revient souvent, en plus, bien sûr, des inégalités intra- et inter-régionales,
21:08il y a vraiment cette question de résilience de nos territoires et de résilience de nos infrastructures vis-à-vis,
21:15bien sûr, des aléas.
21:17Il y a quelques instants, vous parliez de financement.
21:20Justement, quelles sont les nouvelles pistes de financement innovants et durables pour renforcer l'attractivité des régions et leur autonomie
21:29financière aussi ?
21:31Eh bien, le ministère a permis, justement, d'élargir la palette, bien sûr, de sources de financement.
21:43Et là, je fais référence notamment à cette possibilité d'emprunt sur le marché obligataire, comme l'a fait dernièrement
21:51la région de Casablanca.
21:53Voilà, idem, aujourd'hui, des communes sont en capacité de le faire.
21:56On l'a vu à travers l'exemple de la commune de Agadir.
22:01Mais maintenant, en fait, le vrai sujet, c'est qu'aujourd'hui, pour pouvoir, on va dire, permettre une mise
22:09en échelle, justement, de ces capacités et de ces possibilités de financement,
22:13il faudra surtout investir en termes de capacités et de compétences, à la fois sur les ingénieries de projets, à
22:22la fois sur l'élargissement de la palette de données territoriale,
22:27essayer de la consolider sur les différents aspects, notamment liés à la résilience, liés à la fiscalité, etc.
22:38Et d'asseoir, en fait, finalement, une meilleure gouvernance interinstitutionnelle.
22:43C'est ce qui se fait aujourd'hui et c'est un peu l'objectif, on va dire, central aujourd
22:48'hui du PDTI.
22:50C'est vraiment d'asseoir des indicateurs de suivi, une meilleure cohérence et une meilleure convergence des politiques déjà existantes.
22:58Alors, en parlant de gouvernance interinstitutionnelle, la réussite dépend aussi de la charte de déconcentration.
23:06Où en est-on dans le transfert réel du pouvoir de décision, de rabat vers les responsables régionaux ?
23:15Eh bien, c'est ce que je disais tantôt.
23:18Comme je dis, c'est un processus.
23:21Et malheureusement, pour pouvoir élargir au maximum, justement, cette charte de concentration administrative,
23:31il faut tout d'abord avoir les prérequis nécessaires, justement, pour pouvoir l'amener à bien sur le terrain.
23:40Et aujourd'hui, et on l'a constaté, notamment à travers le dernier rapport à la fois de la Cour
23:48des comptes,
23:48mais aussi de l'autosaisine du CVSE, il y a un certain nombre de dysfonctionnements, comme je disais tantôt,
23:54qu'il faudra déjà valider à soir sur le terrain pour pouvoir faciliter, justement, ce processus.
24:03Et quelle autonomie supplémentaire se cadre, donne-t-il aujourd'hui aux régions pour réagir face aux défis futurs ?
24:15Pour moi, à mon sens, l'objectif aujourd'hui de la région, c'est vraiment de soutenir,
24:24mis à part les projets structurants, et on va dire qu'on est plus ou moins bon élève à ce
24:29niveau-là,
24:30c'est vraiment de soutenir les priorités en termes d'inégalité intra-régionale.
24:40Le souci qu'il y a, c'est qu'aujourd'hui, les régions, bien sûr,
24:44ils ont déjà leur propre vision stratégique à long terme, à travers notamment les SRAT déjà existants,
24:52mais à long terme, le document opérationnel qui est justement le programme de développement régional
24:59doit être pensé d'une nouvelle manière.
25:02Aujourd'hui, on est bientôt en fin de la deuxième version.
25:07À partir de 2027, on aura une troisième version des programmes de développement régionaux.
25:13Et si vous voulez, c'est un peu l'instrument ou l'outil qui devrait être amélioré
25:19pour pouvoir apporter de meilleures réponses, des réponses immédiates,
25:24face bien sûr aux besoins et aux inégalités territoriales sur le terrain.
25:29– Odman Fahim, merci pour toutes ces précisions, merci d'avoir répondu à nos questions.
25:34Je rappelle que vous êtes expert en développement territorial.
25:38Merci.
25:39– Merci à vous.
25:41– À présent, place à l'essentiel de l'actualité économique avec Shema Fikri.
25:45– On commence au Maroc qui s'impose comme un partenaire stratégique clé de l'Union Européenne
25:59dans la transition énergétique verte.
26:01Cette coopération s'inscrit dans le cadre du partenariat vert signé en 2022.
26:06Depuis, plusieurs projets structurants ont été lancés.
26:09Parmi eux, Medgem pour l'hydrogène vert,
26:11une étude sur le carburant d'aviation durable et le programme Énergie verte,
26:16doté de 10 millions d'euros supplémentaires.
26:18Objectif, soutenir les réformes, la recherche et créer un hub régional à Guilmi-Mouadnoun.
26:24En parallèle, les entreprises européennes renforcent leur engagement,
26:27les financements se développent et face aux défis de décarbonation,
26:31notamment dans l'industrie et le transport,
26:33l'hydrogène renouvelable s'impose comme un levier clé.
26:37L'ambition affichée, de positionner le Maroc au cœur des chaînes de valeur des énergies propres.
26:43La Banque mondiale trace une feuille de route pour accélérer la transformation économique du Maroc.
26:48Selon ces simulations, le PIB réel pourrait progresser de 17% d'ici 2035
26:54et de près de 24% à l'horizon 2050.
26:57À condition d'engager des réformes structurelles ambitieuses,
27:01objectif, stimuler la croissance, créer des emplois et renforcer le rôle du secteur privé.
27:07Le potentiel est important, jusqu'à 1,7 million d'emplois supplémentaires
27:11pourraient être créés d'ici 2035.
27:14Mais les tendances actuelles ne suffisent pas.
27:16Des réformes sont nécessaires pour dynamiser les marchés,
27:19encourager l'investissement et intégrer davantage les femmes et les jeunes.
27:23La Banque mondiale identifie aussi quatre secteurs clés,
27:27l'énergie solaire décentralisée, le textile bas carbone,
27:30les cosmétiques à base d'argan et l'aquaculture marine.
27:33Ces secteurs pourraient attirer davantage d'investissements privés.
27:38Place à présent à la bataille du phosphate qui s'intensifie aux États-Unis
27:42et qui tourne à l'avantage du Maroc.
27:44À Washington, un projet de loi propose de supprimer les droits de douane sur les engrais marocains.
27:49Ces taxes sont en place depuis 2021.
27:52L'objectif est de réduire les coûts pour les agriculteurs américains.
27:56Le phosphate est jugé essentiel et la hausse des prix paie sur la rentabilité des exploitations.
28:01Plusieurs organisations agricoles dénoncent un impact négatif.
28:06Selon les producteurs de blé, ces surtaxes ont coûté près d'un milliard de dollars.
28:10Dans un contexte de tensions sur les chaînes d'approvisionnement,
28:13le Maroc renforce son rôle de fournisseur stratégique.
28:16Cap maintenant sur Mars à Maroc qui affiche des résultats en forte croissance.
28:21En 2025, le trafic global dépasse 67 millions de tonnes, soit une hausse de 6%.
28:27Le chiffre d'affaires atteint environ 6 milliards de dirhams, en progression de 16%.
28:31Un niveau record pour le groupe.
28:34Tous les segments sont orientés à la hausse.
28:36Le trafic conteneurisé franchit un cap historique.
28:39On parle de plus de 3 millions d'EVP en hausse de 4%.
28:43Et pour rappel, l'EVP est l'unité de mesure standard dans le transport maritime
28:48pour quantifier la capacité des navires et des terminaux.
28:51Mars à Maroc devient ainsi le quatrième opérateur à conteneur en Afrique.
28:57On reste toujours au royaume qui lance le pacte TPME,
29:00un plan pour accélérer la croissance des petites entreprises.
29:04Le dispositif a été présenté à Rabat par Agence Maroc PME.
29:07En présence du ministre de l'Industrie et du Commerce, Riyad Mzoul,
29:11de la ministre du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Économie sociale et solidaire,
29:14Fatem Zahra Amour, et du président de la CGEM, Shaki Blélej.
29:18Ce programme s'inscrit dans la stratégie 2026-2030 et dans le plan Orbit 2030.
29:25Objectif, offrir aux TPME des services mutualisés de haut niveau
29:28et faciliter l'accès à des expertises souvent coûteuses.
29:32Le gouvernement mise sur une approche plus coordonnée
29:34avec une convergence entre ministères, enjeu aller au-delà de la création d'emplois
29:39et produire plus de valeurs et de richesses.
29:42Les TPME sont placés au cœur de la stratégie
29:45pour stimuler l'innovation et dynamiser les territoires.
29:49Place à présent à l'actualité mondiale avec la crise pétrolière
29:53qui relance le débat sur la transition énergétique.
29:56Réunis à Paris, les responsables d'eau et nu climat et de la COP31
29:59appellent à accélérer le passage aux énergies propres.
30:02En cause, la guerre au Moyen-Orient.
30:05Elle met en lumière la dépendance mondiale aux énergies fossiles.
30:08Le détroit d'Hormuz par où transit 20% du pétrole mondial est fermé.
30:12Résultat, les prix flambent.
30:14Le baril de Brent dépasse 126 dollars, un peu plus haut depuis 2022.
30:19La conséquence directe est le ralentissement économique global.
30:23La croissance stagne en zone euro.
30:25L'inflation atteint 3%.
30:27Pour Fatih Birol, le patron de l'AIE,
30:30il s'agit de la plus grave crise énergétique de l'histoire.
30:33Les énergies renouvelables apparaissent comme une alternative plus sûre et moins coûteuse.
30:38Malgré la crise, un élan se confirme.
30:41Les investissements dans les énergies propres progressent.
30:44Objectif, accélérer une transition énergétique à l'échelle mondiale.
30:48L'inflation repart à la hausse au Sri Lanka.
30:52Elle atteint 5,4% en avril, soit plus du double en un mois.
30:56En cause, la flambée des prix de l'énergie liées aux tensions au Moyen-Orient.
31:00Les carburants augmentent d'un tiers.
31:02L'électricité grimpe jusqu'à 40%.
31:04Conséquence, les coûts de transport et les prix alimentaires progressent.
31:08Le pays reste fragile.
31:09Il se remet à peine de la crise économique de 2022.
31:13A l'époque, le PIB avait chuté de 7,3% et l'inflation avait atteint près de 70%.
31:20Direction l'Allemagne qui compte taxer les boissons sucrées.
31:23La mesure entrera en vigueur en 2028 et s'inscrit dans la réforme de l'assurance maladie.
31:29Soda, limonade et boissons énergisantes.
31:32Tous sont concernés.
31:33Leur prix augmentera selon leur teneur en sucre.
31:36Objectif générer 450 millions d'euros par an et réduire le déficit du système de santé.
31:42Ce déficit pourrait atteindre 15 milliards d'euros dès l'an prochain et 40 milliards à l'horizon 2030.
31:48Le dispositif prévoit une taxation progressive avec une incitation à réduire le sucre.
31:53A terme, des économies sont attendues jusqu'à 170 millions d'euros selon des experts.
31:59Certaines études évoquent aussi une baisse du diabète de type 2.
32:03La mesure divise, l'industrie s'y oppose, mais une partie du corps médical la soutient.
32:10Que retenir de l'actualité sportive ?
32:13La réponse est tout de suite avec Anas Baha.
32:22Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Médien TV pour votre tour de l'actualité sportive.
32:27On débute au Maroc avec le Maghreb de Fès qui a largement battu le Hassini Tchagadil sur le score de
32:324 buts.
32:33A zéro pour le compte de la 17ème journée de la Botola Pro D1 inouïe de football.
32:38Disputée hier soir au grand stade de Fès, Acharaf Hermesh à la 30ème minute et Hamza Afsal,
32:43lors du dernier quart d'heure de jeu, ont accompagné le doublé de Sofiane Benjdida en seconde période.
32:47Le golet à d'heure, Dumas plus que jamais, meilleur buteur du championnat avec 16 réalisations au compteur.
32:53Après cette performance, la formation Fessi consolide sa place de leader du classement de la Botola.
32:58Avec 37 points, 4 unités d'avance sur le Raja, Casablanca, son dauphin qui affronte la Esfard.
33:03Ce soir, pour le choc de cette 17ème journée et après cette défaite en infériorité numérique,
33:08le Hassini Tchagadil se maintient à la 13ème position, la première des deux places de barragiste.
33:23Le Wydette de Casablanca s'est incliné à domicile face à l'Union Yaqob al-Mansur par 2 buts 1
33:28au complexe sportif Mohamed V de Casablanca.
33:31L'ouverture du score pour les locaux est intervenue à la 10ème minute par l'intermédiaire de Salah al-Moussaddaq
33:36avant que Zakaria Fatih n'égalise à l'heure de jeu.
33:39C'est ensuite Amin Aboul Fatih qui a donné l'avantage aux visiteurs en inscrivant un but contre son camp
33:446 minutes plus tard.
33:45A l'issue de cette rencontre, le Wydette de Casablanca stagne à la 4ème position avec 31 unités,
33:50tandis que l'Union Yaqob al-Mansur n'est plus le dernier de la Botola et est désormais 15ème avec
33:5511 points.
34:07L'action à l'Espagne, l'Atletico de Madrid et Arsenal se sont quittés dos à dos hier soir au
34:12Stadria d'Air Metropolitano de Madrid
34:14lors du match allé des demi-finales de la Ligue des Champions, score finale un but partout.
34:18Les Gunners ont ouvert le score juste avant la pause sur pénalty, transformé par l'attaquant suédois Victor Jokeres.
34:24Et au retour des vestiaires, l'Atletico a réagi rapidement, un pénalty accordé pour une main de Ben White,
34:29converti ensuite par l'attaquant argentin Juliano Alvarez, permettant Madrilen de revenir au score.
34:35La rencontre a également été marquée par une action litigieuse à la 76ème minute,
34:39lorsque l'arbitre a d'abord sifflé un pénalty pour une faute de David Anko sur Eberichi Eze dans la
34:44surface,
34:44avant de revenir sur sa décision après intervention de l'assistance vidéo à l'arbitrage.
34:49Un match également marqué par les blessures de Juliano Simeone et Juliane Alvarez,
34:54les deux Argentins contraints de quitter la pelouse.
34:58Le Paris Saint-Germain a annoncé hier l'indisponibilité de son latéral droit marocain à Sharaf Hakimi.
35:03Durant plusieurs semaines, l'écartant de la demi-finale retour à Munich face au Bayern mercredi prochain,
35:08le capitaine des Lyons de l'Atlas s'est blessé seul en fin de rencontre lors du match allé,
35:12souffre d'une lésion à la cuisse droite selon le communiqué médical du club de la capitale française,
35:17précisant qu'il se restera en tout cas en soin ces prochaines semaines sans pour autant préciser la durée exacte
35:22de son absence.
35:23Une blessure qui pose forcément la question de son état de forme pour la Coupe du Monde,
35:27que le Maroc débutera le 13 juin prochain face au Brésil.
35:30Pour rappel, le défenseur de 27 ans s'était déjà blessé lors d'un match face au Bayern Munich en
35:35Ligue des Champions
35:36lors de la phase de championnat avant de disputer la Coupe d'Afrique des Nations l'hiver dernier.
35:41L'Ukrainienne Marta Kochtouk s'est imposée face à la tchèque Linda Noskova en quart de finale du WTA 1000
35:46de Madrid.
35:46C'était hier soir, score final 7-6-6-0.
35:49La 26e joueuse mondiale poursuit sa belle dynamique en Espagne après avoir remporté le WTA 125K de Rouen la semaine
35:55passée,
35:56enchaînant ainsi une dixième victoire consécutive sur le circuit.
35:59C'est la deuxième fois que l'Ukrainienne se qualifie pour une demi-finale d'un tournoi de cette catégorie,
36:03après Indian Wells en 2024.
36:05La joueuse de 23 ans fait tomber une nouvelle tête de série,
36:08après avoir déjà battu l'américaine Jessica Pegula au troisième tour.
36:11Pour une place en finale sur les cours madrilènes, elle affrontera la lucky loser Anastasia Popatova,
36:16l'Autrichienne tombeuse d'une autre tchèque en quart de finale.
36:19Karolina Pliskova en trois manches, score final 6-1, 6-7, 6-3.
36:45Le fus de Rabat s'est incliné face à l'équipe sénégalaise de l'ASC Ville de Dakar sur le
36:49score de 67 à 66.
36:50Lors du match de la troisième journée de la Conférence du Sahara, de la balle à la Basketball Africa League,
36:55hier soir à la Salomni Sport du complexe Prince Moulet Abdullah de Rabat,
36:59mené par un Kouani Ouatem prolifique, hauteur de 19 points et 9 rebonds,
37:03les fusillistes ont laissé échapper la victoire à seulement 4 secondes de la fin de la rencontre.
37:08Une première défaite pour le club de la capitale après deux victoires dans ce début de compétition.
37:12Dans les autres résultats, à noter le club africain de Tunisie qui a poinçonné son billet pour les playoffs
37:17après avoir battu la JCA Kings de la Côte d'Ivoire par 79 à 74 après prolongation.
37:23Et plus tôt dans la journée, le match ayant mis au prix Zelle Ehli d'Egypte au McTown Flyers
37:28a tourné en faveur des Égyptiens, vainqueurs sur le score de 89 à 80.
37:45On finit avec de la NBA, les Detroit Pistons se sont relancés dans la course au quart de finale des
37:50playoffs de la Conférence Est
37:51après leur victoire face au Magic d'Orlando, score final 116 à 109.
37:55Et après avoir terminé premier de la Conférence lors de la saison régulière,
37:59eh bien la franchise du Michigan était obligée de s'imposer si elle ne voulait pas quitter les playoffs dès
38:03le premier tour.
38:04Un espoir qui renaît notamment grâce aux 45 points de Kate Cunningham.
38:08100% de réussite au lancé franc, 14 sur 14, auquel s'ajoutent 4 rebonds et 5 passes décisives.
38:14Il a également été égalé en termes de points par son adversaire du Magic, Paolo Banchero,
38:19proche d'un triple double avec 45 points, 9 rebonds et 7 assists.
38:22Le prochain match, le Game 6, ce sera à Orlando dans la nuit de vendredi à samedi
38:27pour une chance d'égaliser pour les Pistons avant de recevoir lors d'un potentiel match 7 à Detroit.
38:38C'est la fin de ce tour de la Planète Sport.
38:40Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis.
38:42Très bonne suite de programmes sur les antennes de Média en TV.
38:56Et dans l'invité culture ce soir, Brian Hamlichy reçoit un essai de l'économiste,
39:02reçoit l'économiste et l'essaiiste Abdelmalek Alaoui pour parler de son dernier essai,
39:09le Maroc, le défi de la puissance.
39:22Mesdames et Messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'invité culture.
39:26Le monde change, les cartes se redistribuent et au cœur de ce tumulte global,
39:31une question s'impose avec acuité nouvelle.
39:34Quelle est la véritable place du Maroc sur l'échiquier mondial, l'échiquier des nations ?
39:40Certains parlent de résilience, d'autres de transformation.
39:43Mon invité ce soir, lui a choisi le terme de puissance.
39:47Maroc, le défi de la puissance, c'est son dernier essai, celui de Abdelmalek Alaoui.
39:53Dans le monde actuel, un monde en pleine recomposition géopolitique, énergétique, technologique et économique,
39:59les puissances émergentes jouent aujourd'hui un rôle, une partition dans les gains.
40:05Ils sont à la mesure des risques, cet ouvrage pose donc une question simple.
40:09Le Maroc peut-il transformer cette longue marche commencée en 1955 en véritable puissance durable ?
40:15On va justement en parler ce soir avec l'auteur ici présent, M. Abdelmalek Alaoui.
40:21Bonsoir à vous, c'est un plaisir de vous avoir comme invité ce soir.
40:23Bonsoir, madame Fablichy. Merci de me recevoir.
40:25J'ai votre livre « Entre les mains », donc quatrième essai que vous écrivez.
40:31Il y a la couverture également en background.
40:36La première question que j'aimerais vous poser, c'est qu'est-ce qui a motivé cette écriture, cet essai
40:40?
40:41Qu'est-ce qui vous a donné envie de revenir sur un petit peu l'histoire du Maroc depuis son
40:46indépendance,
40:47depuis 1955 et puis revenir sur la construction de cet état du Maroc
40:53avec toutes les phases qu'on a traversées depuis ce dernier siècle, on va dire, au demi-siècle ?
41:03Je pense que quand on décide de se livrer ou de livrer sa vision par écrit,
41:08c'est toujours la conjonction à la fois de l'opportunité et de la providence quelque part.
41:13Mais dans ce cas précis, le défi de la puissance, il est né d'abord d'une frustration
41:19qui était que la trajectoire marocaine, qu'elle soit géopolitique, politique, économique, industrielle, sociale,
41:28a souvent été racontée par des étrangers.
41:30Les grands gestes d'écriture qui ont créé les référents sur le modèle marocain
41:37ont souvent été écrits, parfois avec talent, parfois avec moins de bonheur,
41:42par un certain nombre d'auteurs dont une majorité est concentrée sur les années 70.
41:46C'est Claude Palazzoli, c'est Charles-André Julien avec le Maroc face aux impérialismes,
41:50c'est John Waterbury.
41:52Et donc cette frustration de dire, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de Marocains
41:55qui écrivent sur leur pays en essayant d'embrasser ces différentes dimensions
41:59pour faire une analyse multidimensionnelle de leur pays ?
42:03Et puis c'est né aussi d'un espoir parce que le monde a changé
42:06et qu'il est possible de s'exprimer sur son pays
42:10en faisant une revue systémique des différents sujets
42:14qui ont fait ce parcours et cette trajectoire du Maroc depuis l'indépendance.
42:18Et puis il y a aussi tout simplement l'opportunité,
42:21puisque c'est les 70 ans de notre indépendance,
42:23de notre indépendance formelle,
42:25puisque l'acte a été transmis en mars 1956,
42:30mais que nous, Marocains, prenons comme date de départ
42:33le retour de Feu Sa Majesté le roi Mohamed V d'exil.
42:37Et donc, pour moi, j'ai voulu contribuer à cet aspect mémoriel
42:42et à cet anniversaire de notre indépendance.
42:44Il y a un petit peu aussi question de se réapproprier, si on veut,
42:48le récit, notre propre récit, celui de notre histoire, celui de notre nation.
42:51– C'est un des objectifs, même pas cachés,
42:54c'est un objectif affiché de l'ouvrage,
42:57c'est de nous réapproprier notre roman national
43:01et de pouvoir y mettre de la science,
43:03et non pas uniquement des convictions ou des opinions.
43:07Et pour ça, j'ai eu la chance de faire une résidence à l'université d'Oxford,
43:11d'être entouré de grands maîtres
43:13qui n'avaient pas les a priori post-coloniaux qu'on pourrait avoir en France,
43:17et donc de trouver ce chemin d'équilibre sur comment raconter mon pays
43:24et puis faire un bouquin grand public, un bouquin pour nos enfants,
43:28un bouquin qui raconte notre histoire contemporaine,
43:31mais aussi les 20, 30 prochaines années
43:33et comment est-ce qu'on peut les envisager.
43:36– Ce qui est important, connaître son histoire
43:38et puis se projeter vers l'avenir également.
43:42Donc ce titre, Maroc, le défi de la puissance,
43:44donc il y a ce terme puissance,
43:46qui j'imagine n'a pas été choisi au hasard.
43:49Parlez-nous un petit peu de ce titre.
43:51– Alors, pour être d'abord tout à fait franc,
43:54le titre n'est pas de moi.
43:55C'est mon éditeur qui a trouvé le titre.
43:57On s'est disputé pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
44:02J'avais des idées très arrêtées sur le titre,
44:06le code Maroc, indépendance et puissance,
44:10des choses très intellos qui étaient dans mon propos.
44:13Et j'ai trouvé à ce moment-là la proposition de Philippe Heraclès,
44:18mon éditeur au Cherche Midi,
44:19et de Suzette Durand qui travaille avec lui.
44:22Cette approche de dire le défi de la puissance,
44:24je l'ai trouvé extrêmement intéressante
44:26parce que ça veut dire qu'il y a une forme d'humilité,
44:29que la puissance, le Maroc n'y est pas encore arrivée
44:32et que ce nouveau statut,
44:33qui n'est pas un statut que les Marocains ont affiché en premier,
44:37c'est le magazine Le Point qui à l'été 2019 parle la première fois
44:41de cette nouvelle puissance qu'est le Maroc.
44:44Et j'ai trouvé que ça reflétait en tout cas le propos de l'ouvrage,
44:49à savoir que ce nouveau statut arrive avec plein de nouvelles obligations,
44:54plein de nouveaux défis, plein de nouveaux sujets
44:56sur lesquels nous Marocains, nous devons nous impliquer,
45:00être attentifs et aider à porter le pays vers ce mouvement qui est le sien.
45:08Vous revenez sur notre histoire,
45:10vous revenez sur la construction progressive de l'État depuis 1955,
45:14sur les différentes phases de développement du royaume
45:17et quand on parle de ces phases,
45:19il y a la consolidation, l'ouverture économique vers le monde,
45:23l'accélération industrielle.
45:26Parlez-nous un petit peu de tous ces moments clés
45:28qui ont permis le développement du Maroc aujourd'hui ?
45:31Alors, le fil conducteur du Maroc depuis l'indépendance,
45:34c'est une nation millénaire qui arrive,
45:40qui récupère son indépendance avec très peu de cadres
45:43pour pouvoir construire des administrations,
45:46construire l'État, construire également une société civile,
45:50une armée et donc un pays jeune,
45:54mais en même temps millénaire,
45:55qui est confronté à ces défis du développement
45:57et au vent contraire de la transformation,
45:59des injonctions quasiment contradictoires.
46:0280% du PIB, à ce moment-là, est issu des phosphates,
46:06il y a très peu d'industries qui ont été développées,
46:09il y a une jeunesse bouillonnante
46:11qui veut arriver à prendre la parole
46:13et à participer dans le champ politique
46:15et donc de ces différents vents contraires,
46:18de ces affrontements, vont naître plusieurs moments.
46:20Et il va y avoir évidemment les premières années,
46:22la route de l'unité, beaucoup d'enthousiasme
46:25et puis il va commencer à y avoir des antagonismes politiques très forts,
46:28l'émergence d'un mouvement de scission au sein de l'Estirlal,
46:32la création d'une gauche un peu plus radicale,
46:35des batailles politiques qui vont être dantesques au sein de ce Maroc des années 60
46:41et puis ces années 70 qui sont des années du doute,
46:45les années que j'ai appelées celles du feu et du sable,
46:48à la fois le Sahara mais aussi les défis internes que doit affronter le Maroc
46:53et puis ces antagonismes de plus en plus forts
46:56avec des nouveaux pôles qui coexistent de tous les côtés
46:59et puis 80, l'ajustement structurel,
47:02la très grosse difficulté au Maroc de pouvoir avoir suffisamment de finances publiques
47:07pour faire face à la fois au Sahara mais également aux défis de son développement,
47:11à une jeunesse de plus en plus contestataire,
47:12à l'émergence d'une nouvelle classe moyenne,
47:14à une urbanisation massive et rampante.
47:18Décennie 90, on est vers l'ouverture,
47:21c'est l'ouverture télécom, c'est l'ouverture du satellite,
47:24c'est les Marocains qui s'ouvrent de plus en plus au commerce intérieur
47:28parce qu'ils peuvent parler plus facilement, parce qu'ils regardent le monde
47:31et puis l'arrivée de Sa Majesté le Roi Mohamed VI
47:33qui est le Maroc contemporain,
47:35cette formidable accélération de l'histoire
47:37avec ce Maroc qui devient un chantier à ciel ouvert
47:39et cette marche forcée vers la croissance,
47:44elle va engendrer plein de nouveaux défis,
47:47des inégalités sociales, des gens qui s'enrichissent beaucoup,
47:50certains qui restent pauvres,
47:51une classe moyenne pas suffisamment vivante
47:53et c'est cette histoire-là,
47:55cette histoire faite parfois de paradoxes, de contradictions,
47:58que j'ai voulu raconter avec des chiffres,
48:00avec des détails et parfois avec des anecdotes
48:03parce qu'il s'agit de ne pas assommer le lecteur non plus.
48:07En tout cas, on a hâte de vous lire,
48:11de revenir un petit peu sur cette belle histoire du Maroc
48:13avec toutes ces contradictions et tous ces paradoxes
48:16comme vous les décrivez, c'est bien.
48:18Et puis d'avoir une ouverture sur les défis futurs,
48:22également ceux qui nous attendent,
48:25vous proposer une espèce de grille de lecture
48:28pour comprendre les défis de demain,
48:30entre 2030 et 2050.
48:33Alors parlez-nous de ces nouveaux défis qui nous attendent.
48:36Au niveau du constat,
48:37c'est un constat qui est majoritairement partagé.
48:40Il y a un travail très important
48:41qui a été fait par la Commission spéciale
48:43sur le nouveau modèle de développement
48:44qui a fléché les défis auxquels nous sommes confrontés,
48:49que ce soit les technologies de rupture
48:50et de plus en plus avec l'arrivée de l'intelligence artificielle
48:53et comment est-ce qu'on va pouvoir préserver
48:54le taux d'employabilité des jeunes
48:56qui est insuffisant pour l'instant au Maroc,
48:59mais également les décrochages territoriaux
49:01entre le Maroc qui gagne, le Maroc littoral,
49:05le Maroc de la mondialisation
49:07et puis le Maroc qui est encore plus à la peine,
49:09celui où il y a encore des zones minières
49:11où le PIB par habitant est la moitié de celui
49:14qu'on peut retrouver dans l'axe entre Kenitra et El Jadida.
49:17Voilà, comment réorganiser le cœur et la raison
49:21et être en capacité de pouvoir organiser le fait
49:24que la croissance forte soit bien redistribuée
49:26et qu'elle puisse permettre au consensus social de perdurer,
49:30ce sont les enjeux principaux pour le Maroc
49:33et c'est des enjeux qui, à mon sens,
49:35sont insuffisamment clamés par l'offre politique
49:39que nous avons aujourd'hui.
49:40Ils sont explicités par le souverain
49:43qui est ce qu'est la quille à un navire,
49:46c'est-à-dire qu'il indique la direction,
49:47mais ceux qui sont chargés de faire vivre cette direction
49:50et cette ambition qui est portée par le roi du Maroc,
49:52qui est cet élément de stabilité institutionnelle
49:55et macroéconomique du pays,
49:57pour l'instant c'est insuffisant,
49:58donc très modestement,
50:00sans enfoncer des portes ouvertes
50:02ou juste proposer des solutions prêtes à l'emploi,
50:05j'ai voulu rééclairer le lecteur
50:07sur des défis qui sont des défis absolument massifs,
50:10prégnants,
50:11et qu'il va nous falloir adresser
50:12avec un sentiment d'urgence permanent.
50:14Et vous posez aussi la question,
50:17comme je le disais tout à l'heure en introduction,
50:18comme c'est écrit dans votre livre,
50:20le Maroc peut-il transformer cette longue marche,
50:23donc commencée en 1955,
50:25en une véritable puissance durable ?
50:27Alors je vous pose la question.
50:31Alors, n'importe quel observateur se rend compte
50:33que la durabilité est au cœur
50:34d'absolument tous les sujets qu'on peut avoir aujourd'hui,
50:37que ce soit sur le plan environnemental,
50:38sur le plan de la résilience face aux crises,
50:41mais également de la réinvention des modèles
50:43pour être en capacité de pouvoir offrir du temps au temps
50:46et d'être en capacité de pouvoir intégrer
50:48les nouvelles générations.
50:49Les conditions de cette durabilité,
50:51elles sont connues.
50:53Il y a une réforme de l'éducation qui est attendue,
50:55il y a une réforme de la santé,
50:57il y a une réforme de la justice qui est attendue.
50:58Ce sont des revendications qui sont des revendications légitimes,
51:01mais qui nécessitent des réformes de fonds.
51:05Or le Maroc est un pays qui se construit par capillarité.
51:09Il a besoin que ça soit fait par touche et par consensus.
51:13Donc pouvoir résoudre cette équation
51:16qui nécessite de grandes réformes,
51:18mais en même temps de pouvoir agir par touche,
51:20n'est pas chose aisée.
51:21Ce sera notre défi collectif au cours des 20 prochaines années.
51:24C'est un équilibre qu'il faudra trouver.
51:26C'est un équilibre que nous sommes condamnés à trouver.
51:30Merci à vous, Hummel Kalahoui.
51:32C'était un plaisir de vous recevoir ce soir
51:34et de discuter de cet essai
51:36qui est le vôtre Maroc,
51:37le défi de la puissance.
51:39Merci beaucoup.
51:40C'est la fin d'Invité Culture pour ce soir.
51:42Je vous souhaite une très bonne soirée.
51:47Voilà qui referme aussi cette première tranche de Soir Info.
51:50Merci de l'avoir suivi dans quelques instants
51:52au Nouveau Point et sur LQ.
51:59Sous-titrage Société Radio-Canada
52:09Sous-titrage Société Radio-Canada
52:10Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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