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  • il y a 9 minutes
Les États-Unis ont évoqué mercredi 29 avril la perspective d'un long blocus des ports iraniens, avec un impact immédiat sur les cours du pétrole, alors que les perspectives de tractations avec l'Iran sont au point mort. De son côté, Téhéran a accusé Washington de vouloir l'effondrement de la République islamique.

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Transcription
00:00Le président Donald Trump, briefé aujourd'hui par l'armée sur de possibles nouvelles actions
00:03et parmi les scénarios envisagés, renforcé le blocus du détroit d'Hormuz
00:08avec cette déclaration tout en sobriété de Donald Trump auprès des journalistes du média Axios.
00:13Le blocus est plus efficace que les bombardements.
00:16Il suffoque comme des porcs empaillés et ça va empirer.
00:20Alors les Iraniens sont impactés, oui, mais c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui souffre et qui risque
00:25de suffoquer.
00:25On va en parler avec Marc Toiti.
00:27Bonsoir, M. Chéroni.
00:28Bonsoir Marc, mon cher Marc, bonsoir Yves.
00:31Bonsoir Julie.
00:32Sergueï et Elsa sont toujours avec nous.
00:35Certains spécialistes, notamment le directeur de l'Agence internationale de l'énergie,
00:38parlent de la plus grave crise de l'énergie de notre histoire.
00:42Est-ce que vous partagez ce constat ?
00:45Ça va peut-être un petit peu loin parce que déjà on ne sait pas comment ça va se terminer.
00:48Mais c'est vrai que d'un point de vue économique, nous avons la plus grave crise depuis celle de
00:532008-2009.
00:54Et la grande différence, c'est là où elle pourrait être plus dramatique que celle de 2009-2009,
00:57c'est qu'à l'époque, donc à début de l'année, je vous rappelle, c'était la crise des
01:00subprimes, crise financière, etc.
01:02Mais à l'époque, on a pu relancer la machine parce qu'il y avait une dette publique limitée.
01:06Il y avait presque certains pays, il y avait même des excellents publics.
01:08Chez nous, on avait 3% de déficit, ça allait encore.
01:11On a pu également baisser les taux d'intérêt, faire ce qu'on appelle la planche à billets.
01:13La grande différence aujourd'hui, c'est qu'on ne peut plus faire ça.
01:16Parce qu'on a justement une dette qui a explosé, des déficits qui sont énormes, notamment en France malheureusement.
01:22Les banques centrales qui ne peuvent pas baisser les taux d'intérêt, ni faire la planche à billets parce qu
01:25'il y a déjà beaucoup d'inflation.
01:27Et si elles le faisaient, donc ça alimenterait l'inflation.
01:29Donc c'est en ça qu'effectivement, on est en train de vivre la crise, l'une des plus graves,
01:33je pense, des 50 dernières années.
01:35Et, mais avec, en plus pour nous les Français, le drame que nous ne pouvons pas réagir.
01:40Enfin, les dirigeants n'ont pas ce courage de réagir parce que, on le sait très bien, on pourrait effectivement
01:45baisser les impôts.
01:46Mais pour baisser les impôts, il faut réduire les dépenses publiques.
01:48Et comme on ne l'a pas fait quand tout allait bien, maintenant c'est plus compliqué de le faire.
01:51Et c'est là où on a des vrais dangers.
01:54Regardez, il y a deux jours, il y a le chiffre du chômage qui est sorti en France.
01:57Personne n'en a parlé au mois de mars.
01:58Le chiffre du chômage a explosé en France.
02:01Le chiffre de France Travail.
02:03Donc on est sur un plou depuis octobre 2019.
02:05hors période Covid.
02:07Ce matin, on a le PIB français qui vient de sortir.
02:09On est à zéro, même.
02:10Légère baisse.
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