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  • il y a 3 heures
Jean-François Copé, maire LR de Meaux, était l'invité de Charles Consigny dans SIGNÉ CONSIGNY ce jeudi 30 avril.

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00:01Bonsoir Charles Consigny. Bonsoir. Bonsoir Jean-François Copé. Bonsoir. C'est avec vous que l'on va débattre justement et
00:05c'est directement lié à ce que disait hier
00:07Jean-Dane Bardella, voilà, quand les populistes trahissent le peuple, c'est le titre de votre livre aux éditions Plon.
00:12Alors vous devriez vous couvrir de honte, vous habillez en noir,
00:16je regarde votre costume, parce que vous avez gouverné la France, voilà, et c'est finalement vous qui avez trahi
00:22la France et pas eux qui n'ont pas été au pouvoir.
00:24– Ce qui est étonnant, c'est que cette ficelle qui est énorme, c'est vraiment une grosse grosse ficelle
00:30utilisée par les partis extrêmes,
00:33d'ailleurs aussi bien LFI que RN, que les partis de gouvernement tombent dans ce piège, c'est un peu
00:39désolant, voilà, parce que, en réalité,
00:43ils tombent dans le piège pour deux raisons. La première, c'est que c'est vrai qu'il y a
00:46eu des reculades, bien sûr, les partis de gouvernement,
00:48il y a des moments, c'est ce que j'explique dans le livre, où ils ont renoncé sur le
00:53communautarisme,
00:54sur les baisses de dépenses publiques et de déficit, etc., ils ont calé, mais la deuxième raison,
00:58c'est qu'ils ont perdu la bataille du récit au sens où ils n'ont jamais été capables de
01:02valoriser ce qui était fait de positif.
01:04Voilà, donc on a d'un côté, on recule sur les décisions qu'on doit prendre parce qu'on est
01:07sous les coups de boutoir des extrémistes,
01:10l'affaire des retraites est typique, la réforme des retraites qui était courageuse,
01:15ceux qui étaient le moins courageux, c'est M. Bardella et ses amis, M. Mélenchon et ses amis,
01:19qui voulaient qu'on descende à 60 ans, après 62 ans.
01:22Et la première chose qu'ils ont fait quand ils ont perdu, quand il n'y a plus de majorité
01:25absolue,
01:26c'était de l'imposer à l'Assemblée. Alors qu'on sait que ça, ça donnerait évidemment des marges budgétaires
01:32pour financer des accidents comme ceux qu'on est en train de vivre en ce moment sur le prix à
01:36la pompe.
01:37Donc c'est très typique. Et par rapport à tout ça, je trouve que les partis de gouvernement ne doivent
01:40pas se laisser faire.
01:41C'est des ficelles énormes, utilisées systématiquement, et puis il ne faut pas que...
01:46Mais qui résonnent aux oreilles des Français.
01:48Que les Français écoutent, entendent et disent, finalement, tous ceux qui ont été au pouvoir, LR et autres,
01:54nous ont, entre guillemets, plantés.
01:55Et donc eux, on ne les a pas essayés, Charles Consigny.
01:58C'est pour ça qu'il faut tordre le cou à cette fiction, parce que ce n'est pas la
02:02réalité.
02:03Alors j'ai lu avec intérêt le livre de Jean-François Copé.
02:06Je ne suis pas certain de souscrire tout à fait à la ligne qu'il défend, que vous défendez.
02:13Je pense que vous confondez le souhait des Français de confier leur destin à des populistes
02:20avec leurs besoins d'alternance.
02:23Je pense que, comme vous l'écrivez d'ailleurs, le « en même temps », le macronisme,
02:28le mélange de tous les partis, est une catastrophe.
02:31Parce que les Français, quand ils veulent changer d'équipe, n'ont plus que les extrêmes vers lesquels se tourner.
02:37Et je pense que vous confondez aussi un petit peu le désir des peuples de se jeter dans les bras
02:43des populistes
02:44avec leur désir d'avoir, enfin, des vraies réformes et des vraies actions.
02:49Et le problème qu'on a depuis trop longtemps en France, c'est qu'au fond, on ne réforme pas
02:55vraiment ce pays,
02:56alors que les Français votent plutôt pour des candidats réformateurs.
03:00Quand ils votent pour Sarkozy en 2007, ils votent pour un candidat réformateur.
03:05Le quinquennat qui suit les déçoit.
03:08Quand ils votent pour Macron, un jeune banquier libéral,
03:11ils votent pour quelqu'un dont ils se disent qu'il va réformer.
03:14Et finalement, il est extrêmement dépensier et il ne change pas grand-chose dans le pays.
03:20Et donc, ça, ça nourrit ce que vous appelez les populistes.
03:23Moi, je ne suis pas certain, honnêtement, dans le spectre actuel,
03:27qu'on ait vraiment en France des populistes, à part peut-être Mélenchon,
03:31qui vraiment manie l'outrance la plus absolue.
03:35Les autres proposent simplement un autre chemin aux Français.
03:38Et il serait peut-être temps que ceux qui se veulent l'arc républicain,
03:42ou je ne sais pas comment on l'appelle,
03:44proposent eux aussi un chemin avec un peu de radicalité.
03:47Mais je constate que c'est un peu...
03:50C'est plus l'immobilisme est en marche qu'autre chose.
03:53Oui, oui.
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