Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 14 minutes
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste et député de Seine-et-Marne, était invité sur le plateau de BFMTV, ce jeudi 30 avril. Il s'est notamment exprimé sur la hausse du prix des carburants et sur les profits de Total depuis le début du conflit au Moyen-Orient. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Alors vous évoquiez justement les sociétés pétrolières qui, eux, ont fait des bénéfices.
00:04Il y en a certains qui disent qu'il faut aller récupérer l'argent.
00:07Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste, nous rejoint sur ce plateau.
00:11Il est notre invité ce soir. Bonsoir Olivier Faure.
00:15Merci d'être avec nous.
00:17On le disait, Total a annoncé hier que ses bénéfices au premier trimestre avaient bondi de plus de 50%
00:23par rapport à l'an dernier.
00:24Et l'EPS a annoncé qu'il y aurait une proposition de loi déposée pour taxer les super profits des
00:30entreprises qui profitent de la crise.
00:33Ça veut dire quoi ? Les socialistes trouvent ça scandaleux qu'une entreprise gagne de l'argent ?
00:38Non, pas du tout. J'aime beaucoup qu'une entreprise gagne de l'argent.
00:41Au contraire, si elles pouvaient en gagner davantage et les redistribuer ensuite à leurs salariés, tout le monde s'en
00:45porterait mieux.
00:46Donc bravo Total ?
00:47Non, pas bravo Total. La réalité, c'est que vous avez des profits qui sont liés à des innovations.
00:52Vous avez des entreprises qui font des progrès technologiques, qui produisent des produits nouveaux,
00:57qui, par leur génie propre, arrivent à générer des profits supplémentaires.
01:02Mais là, où est le génie de Total ?
01:04Son génie, c'est d'être capable de vendre davantage, plus cher, à un moment où, en réalité, il y
01:11a une crise,
01:12qui est une crise mondiale, qu'il y a une guerre, une guerre illégale.
01:15Et la vérité, c'est qu'on ne voit pas très bien quelle serait la justification au fait que Total
01:22considère que ces bénéfices sont tout à fait normaux
01:24et qu'il les distribue aujourd'hui à ses actionnaires est après assez épouvantable.
01:29Imaginez qu'il y a des gens qui, aujourd'hui, spéculent sur la guerre, sur la mort, sur un conflit
01:34qui va avoir un impact sur le monde entier
01:37et qui, en réalité, résulte d'une décision prise par Donald Trump, seul, ou avec Netanyahou,
01:44qui nous a mis dans une situation qui est, en fait, impossible.
01:50Et nous allons, maintenant, faire payer aux Français les conséquences.
01:53À qui vous feriez payer, justement, cette taxe ?
01:55Mais pas aux Français, parce que moi, ce que je vois, c'est qu'aujourd'hui, ceux qui la payent,
01:58cette crise,
01:59ce sont ceux qui ne partent plus en vacances.
02:00Et regardez ce qui se passe.
02:02Non seulement il y a des Français qui ne partiront pas, mais il y a aussi des étrangers qui ne
02:05viendront pas.
02:06Et c'est, en fait, un solde commercial qui va se dégrader,
02:09parce que nous avons besoin de ces touristes étrangers, américains, allemands, enfin, européens,
02:14qui viennent sur le sol français, voir Notre-Dame, voir le Mont-Saint-Michel, voir la Croisette,
02:20et qui vont rester, j'allais dire boudés, non, qui vont rester chez eux.
02:24Et donc, cette situation-là, elle suppose, à un moment, qu'effectivement, on repart.
02:28On est à l'instant, Edwige Chevrillon, qui parlait de la croissance zéro au premier semestre,
02:34bon, ben, au premier trimestre, pardon.
02:37Oui, mais elle n'est pas liée à la crise.
02:38Non, qu'elle n'est pas liée à la crise.
02:39Oui, mais vous imaginez ce qui va se passer si, au premier trimestre,
02:43vous avez déjà une croissance zéro, avec la crise qui est une crise que l'on nous dit qu'elle
02:49va durer.
02:50Vous avez vous-même parlé d'un semestre minimum.
02:53Bon, ben, est-ce que vous pensez sérieusement qu'on va pouvoir tenir,
02:57avec des Français qui sont déjà à l'os ?
02:59Moi, je crois qu'effectivement, il faut redistribuer.
03:01Total a décidé de prolonger le plafonnement des prix du carburant,
03:04tant que la crise durera, a dit Total aujourd'hui.
03:061,99 par litre pour l'essence, 2,25 pour le diesel,
03:09des opérations commerciales durant le week-end.
03:12Est-ce que vous saluez cela, quand même ?
03:13Mais s'il n'y a pas de super-profit,
03:15ils n'auront pas à payer la taxe sur les super-profits.
03:18Comprenez bien qu'ils font leur calcul, eux aussi.
03:20Donc, il vaut mieux qu'ils perdent de l'argent.
03:21Mais ce n'est pas ce que je dis.
03:23Ce que nous proposons, c'est que nous prenions la moyenne
03:26des trois dernières années de toutes les entreprises
03:28qui font plus de 750 millions de chiffre d'affaires.
03:31On fait donc une moyenne, et on compare entre cette moyenne
03:34et ce qu'ils font comme profit au cours des prochains trimestres.
03:39Et c'est sur la base de ces sur-profits qu'ils sont imposés.
03:44Qu'est-ce que vous trouvez d'anormal là-dedans ?
03:46Mais c'est une économie dirigée que vous prenez, là.
03:49Là, c'est de la provocation.
03:50Non, ce n'est pas de la provocation.
03:51Écoutez, Total est une entreprise privée
03:53qui fait un geste, comme Guillaume l'a dit.
03:55Ce n'est pas un geste, d'ailleurs.
03:56C'est plus que ça, parce qu'ils ont décidé de plafonner le prix.
04:00C'est une façon de dire, bon, ben voilà.
04:02Et d'ailleurs, les gains dont on parle
04:04et dont Guillaume a souligné l'importance,
04:07ce sont des gains qui n'ont pas été faits avec la crise actuelle.
04:10Ce sont des gains qui ont été faits en vertu d'une spéculation
04:13qui précède la crise actuelle.
04:16Non, la réalité, c'est qu'ils ont acheté, effectivement,
04:22avec le marché.
04:23Bien sûr, au prix du marché.
04:24Mais juste au début de la crise.
04:27Et ils ont profité des prix qui augmentaient.
04:29C'est-à-dire qu'ils avaient un stock qui était acheté à 1
04:32et ils le revendent à 1,5.
04:33En fait, je donne des chiffres au hasard.
04:35Oui, votre question, Olivier Faure.
04:36Alors, ma question...
04:37C'est quand même...
04:38Pardon, mais enfin, c'est de la spéculation
04:40sur le dos des Français.
04:42Il y a toutes les compagnies pétrolières dans le monde
04:45et les 100 premières ont fait des profits
04:47qui sont assez importants.
04:50Mais moi, je ne me limite pas Total.
04:51Si vous pénalisez Total,
04:54est-ce que Total ne va pas se dire...
04:56Écoutez, moi, c'est très simple.
04:57C'est déjà arrivé par le passé.
04:59Je quitte la France et je vais me domicilier ailleurs.
05:02C'est très facile à faire.
05:03Mais moi, je crois au patriotisme.
05:05Contrairement à vous.
05:06Et donc, je crois qu'un grand patron comme Patrick Pouyanné,
05:09c'est un patriote.
05:10Et qu'il ne peut pas dire
05:12parce que je n'arrive pas à faire des surprofits
05:15sur des bases qui sont celles d'une guerre,
05:18je m'en vais m'expatrier ailleurs.
05:19Enfin, vous imaginez la honte pour lui et pour l'entreprise.
05:22Enfin, il y a un préjudice, y compris en termes de réputation,
05:25qui serait terrible.
05:26Évidemment qu'il ne le fera pas.
05:27Ce n'est pas la première fois qu'on taxe sur les surprofits.
05:29Et donc, et je rappelle,
05:30même pour ceux qui n'étaient pas encore nés,
05:32je ne l'étais pas non plus et vous non plus.
05:34Mais enfin, 14 et 18,
05:36il y a une taxe sur les superprofits.
05:38C'est gentil pour lui.
05:3839, 45.
05:40On n'est pas si...
05:41On est à peu près quasiment de la même génération.
05:4539, 45, c'est la même chose.
05:48En fait, on est dans une situation
05:49où, en fait, à l'issue de la guerre,
05:51avec le général de Gaulle,
05:52que vous n'avez pas connu et moi non plus,
05:54mais que vous avez plus aimé que moi,
05:56qu'est-ce qu'il fait ?
05:57Il dit qu'il faut taxer
05:58tous ceux qui ont profité de la crise,
06:01enfin de la guerre,
06:02pendant les quatre années qui ont précédé.
06:04Donc, on est bien là dans une situation
06:06où...
06:06Juste, on peut comprendre votre raisonnement,
06:08ce que je trouve, moi, un peu désagréable,
06:11si vous me permettez cette expression,
06:12d'avoir des profits indécents.
06:14Le but de Total Energy,
06:16c'est une compagnie pétrolière,
06:18donc qui fait de l'énergie,
06:19qui produit du pétrole,
06:20qui extracte du pétrole,
06:21et puis qui en vend.
06:23C'est ça, son business.
06:25Donc, je veux dire,
06:26ce n'est pas eux qui ont déclenché la guerre,
06:28ils ne sont pas responsables de cette guerre.
06:30Évidemment, ça profite à leur activité,
06:32comme ça profite à toute l'industrie de défense,
06:34ou aussi à d'autres secteurs.
06:36Donc, vous voyez,
06:37ce n'est pas indécent, je trouve,
06:38les profits de Total.
06:40Après, c'est la manière
06:41dont c'est quand même perçu,
06:44on va dire, par les Français.
06:45Il faut quand même voir
06:46que la France est un tout petit marché,
06:48c'est tout petit pour Total Energy,
06:49qui est une compagnie mondiale.
06:51Mondiale.
06:51Et ils restent en France,
06:53même s'ils sont quand même
06:54mis à pied aux États-Unis,
06:56puisqu'ils se sont faits maintenant
06:57côté à New York.
06:58Et du coup, certains, effectivement,
07:00se sont inquiétés à ce moment-là,
07:02en disant,
07:02tiens, est-ce que Total
07:03pourrait mettre son siège à New York ?
07:06Ou ça serait sans doute
07:07beaucoup plus facile pour eux ?
07:08Vous avez raison de souligner
07:10le patriotisme de Patrick Puyenet
07:12et de Total.
07:14Alors, la question qu'on peut se poser maintenant,
07:16c'est, est-ce que cet argent,
07:17il faut qu'il le redistribue
07:19entièrement aux Français ?
07:20Il pourrait le faire aussi
07:21à d'autres,
07:23dans d'autres pays.
07:26Oui, en fait,
07:26ça, c'est une possibilité,
07:27mais moi, je ne parle pas...
07:28Là, on s'est concentré sur Total.
07:30Oui, moi, je parle de Total.
07:31Je parle de tous ceux
07:32qui font des profits.
07:32Parce que les 5 milliards,
07:33ils n'ont pas gagné pas en France.
07:34Est-ce que vous ne pouvez pas faire
07:35une proposition d'où ?
07:36Et ça représente combien d'entreprises
07:39pour vous ?
07:40Je ne sais pas combien
07:41elles seront frappées
07:41par l'augmentation,
07:43enfin, les sur-profits.
07:44Je ne sais pas combien
07:45on fait les sur-profits.
07:46Et ça ramènerait combien ?
07:47Nous, on considère
07:48que ça rapporterait 2 milliards
07:49si la tendance se maintient.
07:50Mais sur-profit, c'est quoi ?
07:50C'est-à-dire que si la tendance
07:51ne se maintient pas,
07:52je vous l'ai dit,
07:53c'est-à-dire qu'on fait
07:54la moyenne des 3 années précédentes
07:55et ceux qui ont fait
07:56plus de 20%
07:58de chiffres supplémentaires
07:59par rapport à la moyenne
08:00des années précédentes,
08:00on considère que ce sont
08:01des profits qui sont
08:02de nature différente
08:03et qui sont liés à la crise.
08:04C'est une loi totale ?
08:05Je veux revenir...
08:06Non, pas totale,
08:07c'est une loi totale,
08:08si vous voulez,
08:08mais ce n'est pas une loi pour totale.
08:09Et ce que je voulais revenir,
08:11je voulais revenir d'un mot
08:11sur ce qu'est-ce qu'un profit indécent.
08:15Imaginez une entreprise,
08:16alors là, on ne parle plus du tout de...
08:17Enfin, une entreprise
08:18qui tirerait ses profits
08:21du travail des enfants.
08:22Est-ce que vous trouvez
08:23que c'est indécent ou pas ?
08:24Mais ce n'est pas du tout la même chose.
08:25Vous comparez les bénéfices...
08:26Mais là, c'est pire encore.
08:28On parle de profits
08:30qui sont tirés de la guerre.
08:32Mais ce que je ne comprends pas,
08:34c'est que le réflexe,
08:35quand il y a une crise,
08:36et il y a une crise,
08:37et c'est vrai que les Français souffrent,
08:40beaucoup d'entre eux,
08:42pourquoi à chaque fois
08:43mettre une règle,
08:44qui est une règle de punition,
08:47finalement, vis-à-vis des entreprises...
08:49Mais Yves Tréard,
08:50c'est les Français qui sont punis là.
08:51Ce n'est pas possible
08:52de les laisser comme ça.
08:53Regardez, vous avez quand même là
08:55une entreprise
08:56pour ce qui est Total,
08:57Total Énergie,
08:58qui fait un geste, justement,
09:00qui dit,
09:01je plafonne mon prix de vente.
09:03C'est déjà, me semble-t-il,
09:05Pour vous, c'est suffisant.
09:06C'est déjà énorme.
09:07Mais pour moi, ça ne l'est pas.
09:08C'est beaucoup.
09:08Oui, mais comprenez
09:10que s'ils font ce geste,
09:11regardez ce qui s'est passé
09:12sur le premier trimestre.
09:14Ils ont déjà fait ce geste.
09:15Et ils ont fait
09:165 milliards de profits supplémentaires.
09:18C'est donc
09:18qu'ils ont bien compris
09:19qu'il y avait un intérêt pour eux,
09:21y compris à plafonner,
09:22ce qui n'empêchait pas
09:23de faire des surprenants.
09:24Olivier Faure,
09:25ça n'est pas illégal.
09:26Et vous venez de...
09:27Mais je ne parle pas d'illégal.
09:27Non, mais vous venez quand même
09:28de prendre l'exemple
09:30d'entreprises
09:30qui feraient travailler
09:31des enfants.
09:32Vous comparez Total
09:33avec des entreprises
09:34qui feraient travailler
09:34des enfants.
09:35Vous avez même dit
09:35que ce serait pire.
09:36Qu'est-ce que c'était
09:36qu'un profit indu ?
09:38C'est-à-dire qu'il y a des gens
09:39qui profitent de situations
09:40qui ne sont pas liés
09:41à leur génie propre,
09:42mais qui sont liés
09:43à des situations...
09:44Je ne dis pas que Total
09:45fait travailler des enfants.
09:46Non, mais vous dites
09:46que les profits
09:47dont bénéficient Total,
09:48c'est la même chose
09:49qu'une entreprise
09:50qui feraient des profits
09:50avec des enfants.
09:51Aujourd'hui,
09:52il y a des gens,
09:54des entreprises,
09:55qui font des bénéfices
09:56sur la guerre.
09:57Et la guerre,
09:58pardon de le dire,
09:59mais enfin,
09:59c'est des gens
10:00qui meurent tous les jours.
10:01Vous en avez vous-même
10:02le compte-rendu
10:03que vous faites
10:03à chaque journal.
10:04Et donc, oui,
10:05il est indécent
10:06de dire que dans un moment
10:07où il y a des gens
10:09qui meurent,
10:10où, en fait,
10:11on a une crise économique
10:12mondiale,
10:13où on a des Français
10:14qui se serrent la ceinture,
10:15de dire qu'on ne participe
10:17pas tous...
10:18Et d'abord,
10:19ceux qui le peuvent davantage,
10:20qu'on ne participe pas tous
10:21à l'effort.
10:22Et quand il y a un effort
10:23à faire,
10:23ce sont d'abord
10:24les plus gros
10:25qui doivent payer.
10:25Olivier Faure,
10:26pourquoi mettre
10:26de la morale là-dedans ?
10:29Il n'y a pas de morale
10:30à avoir.
10:31Se faire de l'argent
10:32sur la guerre,
10:33je suis désolé,
10:34mais l'économie de la guerre,
10:35ça existe aussi.
10:36Mais ce que je ne comprends pas,
10:39si vous voulez,
10:40c'est que le projet de loi
10:41que vous portez,
10:42la proposition de loi,
10:43pardon,
10:44que vous portez,
10:44c'est une proposition de loi
10:46qui se veut temporaire
10:47le temps de cette crise
10:49ou elle serait pérenne ?
10:51Non, temporaire.
10:52Parce que ça va encore
10:54défavoriser la France
10:55par rapport à tous
10:56ses partenaires
10:59sur le front économique.
11:00Ça va arriver
11:01dans tous les pays.
11:02Parce que si la crise dure,
11:03tout le monde
11:03cherchera de l'argent
11:04et tout le monde
11:05cherchera à faire en sorte
11:06que, évidemment,
11:08les contribuables,
11:09les moins fortunés
11:10puissent trouver là
11:12un peu d'oxygène.
11:13Si vous suggérez
11:14qu'il faudrait
11:15dans le même temps
11:16plutôt augmenter
11:17les salaires,
11:17je vous suis.
11:18Juste Olivier Faure,
11:19Yves posait la question
11:19des industries d'armement.
11:20Est-ce que ça veut dire
11:21que si les entreprises
11:22d'industrie de l'armement
11:23qui vont faire
11:24plus de bénéfices,
11:25il faut les taxer aussi ?
11:27Moi, ça ne me choque pas, oui.
11:29Ça ne me choque pas.
11:29Ça rentre visiblement
11:30dans les...
11:31Là, on ne parle pas
11:32de la même chose.
11:33Enfin, on est en train
11:33de mettre au sujet.
11:35Est-ce que vous considérez
11:36qu'une entreprise
11:36de l'armement,
11:37en ce moment,
11:38qui a énormément de commandes,
11:39notamment des pays du Golfe,
11:40vous considérez
11:41que ce sera
11:41des profits indécents ?
11:43Il y a des profits
11:44qui sont des profits
11:45parfois induits.
11:46Et là, en l'occurrence,
11:48ce n'est pas tout à fait
11:49la même chose
11:49au sens où, en fait,
11:51une usine d'armement,
11:53c'est bien
11:54par sa production même
11:55et c'est parce qu'elle fait
11:57en plus,
11:57ce n'est pas de la spéculation.
11:59Le missile ne vaut pas plus cher
12:00parce que la guerre a commencé.
12:02Là, ce que je dis,
12:03c'est que sur l'essence,
12:04vous êtes dans une situation
12:04où vous n'avez rien fait de plus.
12:07Vous avez un baril
12:08que vous avez acheté la veille,
12:10vous le vendez
12:11dix jours plus tard
12:12et vous faites...
12:12Mais vous l'avez quand même,
12:13il y a de l'extraction,
12:14il y a de le raffinement.
12:15Oui, je suis là.
12:16C'est leur métier.
12:17C'est leur métier.
12:18Mais je ne dis pas
12:18que ce n'est pas leur métier,
12:19je ne dis pas que c'est illégal.
12:20Je dis simplement
12:21que parfois,
12:22il faut que,
12:23en fait,
12:23dans un moment
12:24où tout le monde
12:24se trouve à la ceinture,
12:25que ceux qui...
12:26Comment vous expliquez ?
12:28Olivier Faure.
12:29Une entreprise qui a fait
12:3011 milliards l'année dernière.
12:31Ce que vous appelez
12:32les profiteurs.
12:33Yves, le débat ne fait que commencer.
12:34En un mot,
12:35Total, c'est une chance
12:35pour la France quand même ?
12:36Mais bien sûr.
12:37Vous en êtes fier ?
12:38Bien sûr.
12:39Mais moi,
12:39je suis fier des entreprises françaises.
12:41Non mais...
12:41Au moins, vous êtes clair.
12:42Ne nous méprenons pas.
12:44Moi, je n'ai rien
12:44contre le monde de l'entreprise.
12:45Je n'ai rien contre les entrepreneurs.
12:46Vous nous l'avez dit.
12:47Je n'ai rien contre celles et ceux
12:53Vous avez dit,
12:53ce sera une loi totale,
12:55pas une loi contre Total.
Commentaires

Recommandations