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  • il y a 21 heures

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00:00Quelle est cette force, cette énergie extraordinaire, l'énergie de la prière dont on dit qu'elle peut parvenir à
00:06guérir.
00:07Il y a plus de 30 ans, Maggie Lebrun a créé les groupes de prière et d'accompagnement.
00:12Leur but, aider les malades à guérir ou à partir.
00:15Plusieurs fois par mois, des gens de bonne volonté se rassemblent et prient pour la guérison des malades.
00:20Les malades parfois atteints de maladies incurables sont là et reçoivent l'énergie positive de ceux qui prient pour eux.
00:26Ce sont des magnétiseurs, parfois des médecins, qui canalisent sur eux cette énergie de prière.
00:31Le résultat est certaines fois inespéré.
00:34Jacques Brossier a vécu cette expérience inexplicable.
00:39Je ne savais pas du tout quand Jacques Brossier rentre au groupe, si ce serait un accompagnement vers la guérison
00:44ou un accompagnement vers le départ.
00:48Il était très malade.
00:49Je sais que j'ai eu, quand je l'ai vu, je n'aime pas beaucoup ce mot, mais j
00:53'ai eu une très grande compassion.
00:56J'ai eu un élan de pitié. Je me suis dit, mon Dieu, un homme si jeune, si malade, j
01:02'ai pensé aux deux petits, qui étaient encore petits, à sa jeune femme.
01:06Mais c'est un réflexe que j'ai presque toujours devant les gros malades, surtout lorsqu'ils sont jeunes.
01:13Quatre ans plus tôt, en 1976, Jacques a 33 ans.
01:18Il a deux enfants, Ingrid et Christophe, et il est marié avec Nathalie, qu'il adore, depuis presque dix ans.
01:23Ils habitent Grenoble. Jacques est heureux et mène une vie trépidante.
01:28Entre le footing, son travail, les enfants et la maison qu'il vient de faire construire, il n'a pas
01:33beaucoup de temps pour souffler.
01:45Mais Jacques est d'un tempérament volontaire et énergique.
01:49Il veut arriver à tout faire.
01:51Pourtant, son travail ne lui laisse pas beaucoup de loisirs.
01:53Il est chirurgien dentiste.
02:07Depuis quelque temps, Jacques a de petits problèmes de santé qu'il croit à sans importance.
02:12D'ailleurs, il a complètement oublié qu'il doit faire faire dans la journée des examens supplémentaires.
02:33Après avoir fait ses analyses, Jacques rentre chez lui.
02:36Il n'est pas inquiet.
02:38Tout va tellement bien dans sa vie.
02:39Il a vraiment beaucoup de chance.
02:41Ses enfants sont adorables.
02:43Il est toujours aussi amoureux de sa femme.
02:45Et dans sa vie professionnelle, il a accompli ce qu'il espérait.
02:48Son cabinet dentaire commence à être considéré comme un des meilleurs de Grenoble.
03:02Jacques, tu peux répondre aux téléphones, mon chéri ?
03:10Tu finis pas ton héros, ma mère ?
03:11Non.
03:12On va voir, on peut aller jouer ?
03:14On a juste un petit quart d'heure parce que je vous connais, hein ?
03:16Je te fais confiance.
03:18Allez, allez, allez, allez !
03:24Qui c'était ?
03:26C'était le docteur.
03:28Il a reçu les examens ?
03:30Oui, et c'est pas de rien.
03:34Il va falloir qu'on m'opère.
03:36Qu'on te perd ?
03:43C'est un début de cancer, n'est-ce pas ?
03:45Un début de cancer ?
03:48C'est pas grave.
03:49Comment ça, c'est pas grave ?
03:51Quand ce genre d'épreuve vous tombe comme ça du ciel,
03:55la vie n'a plus le même sens qu'elle avait cinq minutes auparavant, quoi.
03:58C'est-à-dire, auparavant, vous étiez soucieuse de ce que vous alliez préparer
04:05comme repas à midi, d'aller chercher vos enfants à l'école, etc.
04:08Et tout d'un coup, ça n'a plus rien à voir, quoi.
04:12Tout d'un coup, on tourne une page et on sait qu'il va falloir se battre
04:17pour la vie, contre la mort.
04:18On bascule dans un autre monde.
04:33L'intervention de Jacques s'est bien passée.
04:35Mais il doit rester encore quelques temps à l'hôpital.
04:38Nathalie, qui est restée seule, doit s'occuper de tout.
04:42Qu'est-ce que t'as oublié encore ? Dépêche-toi !
04:44Allez ! Allez, vite, allez !
04:57L'image de mes enfants pendant cette période-là,
05:00je n'en ai plus aucun souvenir.
05:01Je ne sais pas comment ils ont grandi pendant trois ans,
05:05ce qu'ils ont fait, comment ma fille a appris à lire.
05:09Tout ça, c'est entre parenthèses.
05:10Je me souviens, on partait à l'hôpital et puis on revenait des fois,
05:12c'était tard le soir, ils s'étaient débrouillés, ils avaient mangé.
05:16Ils avaient fait qu'un oeuf, les voisins étaient venus et ils avaient prêté main-forte.
05:21Et puis voilà, les enfants, je ne sais pas, entre parenthèses,
05:24ce n'était pas mon souci du moment.
05:26Le souci du moment, c'était l'hôpital et puis il n'y a déjà qu'à s'en sortir.
05:33Après son opération, Jacques va devoir subir un traitement de chimiothérapie
05:37et tous les matins, il doit aussi se rendre à l'hôpital pour ses séances de rayon.
05:42Mais après, comme il est toujours aussi volontaire et courageux,
05:45il se rend à son travail comme si de rien n'était.
05:48Bon courage.
05:53Quel tour maintenant ?
05:54Mademoiselle Segrès.
05:59Mademoiselle Segrès, c'est à vous.
06:04Enfin, au bout de quelques temps, les médecins lui disent qu'il est apparemment guéri.
06:09Quoi qu'il en soit, il faudra nous revoir tous les six mois.
06:11On fera une prise de sang pour les marques de tomoraux.
06:14Bilal et pactique, une radio du poumon.
06:16Je suis content pour vous.
06:19Je suis content pour vous.
06:20Je vais l'hôpital.
06:21Le cauchemar est fini, mon amour.
06:33Rassuré et heureux, Jacques reprend la vie active qu'il avait auparavant.
06:37Il peut enfin refaire des projets et regarder vers l'avenir.
06:41Il décide de faire des travaux dans la maison,
06:43de la transformer, de la grandir.
06:53La vie recommence vraiment car il se sent guéri.
06:56Tout reprend comme avant.
06:57Le travail, le plaisir d'aller parfois chercher les enfants à l'école avec Nathalie
07:01et le sport, évidemment.
07:08En 79, au printemps, au moment du 1er mai exactement,
07:13ce jour-là, j'avais ressenti un coup de poignard au niveau des côtes.
07:17Je me suis dit, tiens, qu'est-ce qui t'arrive ?
07:19Bon, je connais l'homéopathie, je trouvais le bon remède
07:22et je n'ai plus eu mal du tout.
07:24J'en ai parlé à l'hôpital au mois de juin,
07:28au moment de la convocation qui était là pour faire des radios.
07:34Je l'ai signalé.
07:36Puis bon, comme ce n'était pas à ce moment-là qu'on devait faire les radios,
07:39on devait simplement avoir l'examen clinique,
07:41on n'a pas fait de radio pour vérifier.
07:42On fait confiance aussi aux médecins,
07:44donc on dit, si eux ne sont pas inquiets, nous non plus.
07:48Et en fait, je crois que c'est une erreur
07:52parce que notre vie, notre bonne santé,
07:56c'est notre entière responsabilité.
08:04Pris dans le tourbillon de sa vie,
08:06Jacques oublie vite cette alerte.
08:08Pourtant, il ne peut s'empêcher de remarquer
08:09qu'il est de plus en plus essoufflé.
08:11Et cela, après le moindre effort.
08:14Pour lui qui est sportif,
08:15c'est étrange et inquiétant.
08:31Quelques temps plus tard, en décembre 1979,
08:34lors des radios de contrôle habituelles,
08:37Jacques apprend cette terrible nouvelle.
08:38son cancer a récidivé.
08:41Mais cette fois, c'est très grave.
08:43Jacques a une tumeur à chaque poumon.
08:45Il faut opérer et suivre ensuite pendant plusieurs années
08:48un traitement long, difficile et très éprouvant.
08:55Le choc est tel que Jacques n'arrive même pas à réaliser.
08:58C'est la mort qui rôde.
09:00C'est la guerre.
09:01Il va falloir se battre.
09:02C'est terriblement injuste.
09:09Surtout à ce moment précis, car c'est Noël.
09:12Et les médecins lui ont imposé de rentrer à l'hôpital
09:14le soir même pour l'opérer d'urgence.
09:17Jacques est submergé par le chagrin.
09:19Il ne se sent plus la force de lutter.
09:22Il va falloir l'annoncer à Nathalie,
09:24expliquer aux enfants comment faire pour les préserver.
09:27Ils sont si petits.
09:28Ils ont besoin de lui.
09:30Il va falloir trouver le courage de guérir.
09:45Jacques, qu'est-ce qui se passe ?
09:47Le soir où Jacques est rentré à l'hôpital
09:49pour être opéré le 25 décembre,
09:52j'ai ressenti une immense injustice
09:54parce que je trouvais que ce n'était pas normal.
09:57Noël, c'est la fête de la joie.
09:58C'est la fête des enfants.
10:02Et moi, j'étais profondément blessée.
10:05J'étais triste.
10:06Et je savais qu'on rentrait dans un cauchemar
10:09qui allait durer deux ans.
10:10D'ailleurs, je lui disais
10:11j'aimerais m'endormir pendant deux ans
10:13et me réveiller deux ans après.
10:20Tu veux ramener les enfants à la maison ?
10:23Je ne veux pas qu'ils gardent le souvenir de ce nœud.
10:26D'accord ?
10:28Oui.
10:29Tu ne penses pas Noël avec nous, papa ?
10:32C'est qui, bien.
10:33C'est lui.
10:37Catherine, tu vas ma !
10:50C'est lui.
11:05Sous-titrage MFP.
11:14L'opération de Jacques est passée, mais il va rester longtemps à l'hôpital.
11:18Les traitements sont très durs. Il peut à peine marcher. Il ne peut que lire.
11:22Une ennemi de Nathalie lui porte régulièrement des livres sur la spiritualité et la réincarnation.
11:27Elle leur parle aussi des groupes de Maggie Lebrun.
11:30Au bout d'un an d'enfer, et comme les traitements doivent durer au moins une année encore,
11:33Jacques, qui n'en peut plus, prend une décision extrêmement risquée.
11:38Quand Jacques a décidé d'arrêter l'hôpital, je n'aurais pas aimé être à sa place.
11:43Parce que je trouve que c'est une responsabilité immense que de tourner le dos.
11:50La médecine officielle et tout ce que ça représente, je me disais, si on se trompe, comment est-ce que
11:56ça va faire ?
11:57Et heureusement que ce n'est pas moi qui dois prendre la décision.
12:00Heureusement que ce n'est pas un enfant et que je ne suis pas sa mère.
12:04Parce que c'est une responsabilité énorme.
12:07C'est une question de vie ou de mort.
12:09D'ailleurs, le médecin à l'hôpital nous disait,
12:12enfin, il lui avait dit, mais vous signez votre acte de mort en quittant l'hôpital, vous signez votre acte
12:16de mort.
12:17C'était ma décision, c'était ce que j'avais envie de faire.
12:19Quitte à éventuellement passer l'arme à gauche et partir de l'autre côté,
12:23je n'avais pas envie de subir ce que j'avais déjà subi une première fois.
12:27Un jour, la femme de Jacques Brossien m'a téléphoné en me disant,
12:32voilà, j'ai appris que vous aviez un groupe de prières et d'accompagnement,
12:35mon mari, il va très mal, est-ce que vous pouvez faire quelque chose ?
12:39Il est certain que lorsque des centaines de personnes prient pour un être humain,
12:43j'espère toujours que cette prière l'aidera.
12:46Il m'est arrivé d'avoir des guérisons de gros malades que j'ai obtenues une fois
12:50et que je n'ai plus jamais, que nous avons obtenues une fois, que nous n'avons plus jamais obtenues.
12:55Est-ce nous qui les avons obtenues ou pas ?
12:57Vous voyez, je crois qu'il faut avoir une grande humilité dans ce domaine.
13:00Il faut être au service.
13:02Il faut être à l'instrument, à l'instrument de Dieu au service.
13:06Profitant d'un des rares moments où Jacques se sent mieux,
13:08Nathalie l'emmène à une réunion de prière de Maggie Lebrun.
13:11On ne lui a rien promis, sauf de l'aider et de prier pour lui.
13:15Cette découverte que des gens que je ne connaissais pas, vraiment que je ne connaissais pas,
13:19pouvaient être là simplement pour m'aider, m'entourer et m'apporter leur présence et leur force et leur amour,
13:26c'était vraiment quelque chose que je n'imaginais pas.
13:29Et pourtant, j'étais catholique pratique, quand on va à la messe, on fait ceci, on fait cela,
13:33mais je n'avais jamais ressenti ça, jamais.
13:35Jamais à ce point.
13:36Pendant plusieurs mois, Jacques va aller aux réunions de prière avec sa femme et ses enfants.
13:41Quand je priais pour mon père, j'avais ce petit refrain qui était le mien,
13:44qui était celui de faire que mon papa guérisse, qu'il soit plus malade,
13:51qu'il devienne comme avant, en bonne santé.
13:53Mais je ne le disais pas avec ma voix, je disais que mon cœur,
13:56ça permettait d'avoir à mes yeux plus d'influence et plus d'importance.
14:02Les prières s'effectuent dans un silence total, car toutes les religions sont représentées.
14:08Chacun prie selon sa religion et ceux qui ne croient pas en Dieu ont des pensées positives pour les malades.
14:16Jacques retrouve peu à peu ses forces et reprend goût à la vie.
14:19Au bout d'un an, les examens effectués à l'hôpital montreront une guérison totale et définitive du cancer de
14:26Jacques.
14:28J'ai pensé à un moment que je pouvais mourir, mais du moment où je me battais, pour moi, c
14:32'était normal que je guérisse.
14:34Je crois que la prière aide le patient à surmonter sa maladie, lui donne une meilleure qualité de vie et
14:43lui permet d'appréhender beaucoup mieux l'avenir.
14:45C'est en ça et en cela seulement que, pour ma part, je considère que la prière aide le patient.
14:52Mais en aucun cas, on ne peut recommander à quelqu'un de traiter son cancer par la prière seule.
14:59Les groupes de Maggie Lebrun sont aujourd'hui représentés dans le monde entier et depuis plus de 20 ans, elle
15:04a instauré cette loi merveilleuse.
15:06Tous les jours, à 20h30, tous ceux qui font partie des groupes, où qu'ils soient et quoi qu'ils
15:11fassent, se recueillent et prient pour la guérison des malades et pour ceux qui souffrent.
15:16Et comme il est toujours 20h30 quelque part, on peut imaginer qu'en permanence, des gens s'arrêtent un instant
15:22pour donner un peu de leur temps et beaucoup d'énergie au bien des autres.
15:26Et continuellement, des millions de gens se branchent sur cette immense fréquence pour lui apporter la force de leur amour.
15:33Quinze ans après sa maladie, Jacques Brossier et sa famille restent fidèles au groupe de prière.
15:38À son tour, Jacques prie pour la guérison des autres, mais il ne sait toujours pas ce qui la guérit.
15:43Est-ce une rémission de la maladie ou l'énergie de la prière multipliée et canalisée qui aurait ce pouvoir
15:49extraordinaire ?
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