00:00– Marine Le Pen a toujours cette forme de sincérité qu'on peut lui reconnaître,
00:03c'est-à-dire qu'elle dit « je préfère gagner sur le choix que sur le rejet ».
00:07Face à Jean-Luc Mélenchon, ce serait une élection qui se construirait sur le rejet.
00:11Le rejet de Jean-Luc Mélenchon, l'homme de la violence, l'homme de l'antisémitisme,
00:14l'homme qui fait peur, l'homme qui ruinerait le pays.
00:17Donc ce serait une élection sur le rejet.
00:19Face à Édouard Philippe, qui est le plus madré, le plus expérimenté
00:23des candidats du Bloc central, ce serait une élection de choix.
00:26Vous savez, Édouard Philippe c'est un peu…
00:27– Mais une élection beaucoup plus compliquée aussi.
00:29Vous comprenez mon étonnement et ma surprise.
00:31C'est-à-dire que les derniers sondages, notamment quand Jordan Bardella est testé,
00:35Jordan Bardella est défait face à Édouard Philippe.
00:38– Ce n'est pas la difficulté qui nous fait peur.
00:39– Ce n'est pas la difficulté qui nous fait peur en ce qui nous concerne.
00:43Moi je pense qu'Édouard Philippe c'est le fiasco avec l'air sérieux.
00:46C'est l'air sérieux de l'ancien Premier ministre, mais dont le bilan est un fiasco total.
00:52Baisse de la croissance, hausse de la CSG, les 80 km heure, les gilets jaunes,
00:57la retraite à 67 ans. – Donc vous ne dites même pas peur face à Édouard Philippe,
01:00même si les sondages vous donnent perdant face au second tour, face à lui ?
01:05– Aucune peur, mais surtout la capacité pour les Français de choisir réellement
01:10deux programmes qui soient très différents, deux programmes de société,
01:14et puis effectivement la capacité pour les Français de juger un homme qui a déjà un bilan.
01:19Édouard Philippe, on l'a vu, on l'a vu aller en Algérie,
01:21ne rien demander à Téboune les deux fois où il l'a rencontré.
01:24– Donc c'est quoi, c'est plus excitant ?
01:25Juste, je vais vous poser la question, c'est quoi ?
01:28– C'est plus clair. – Stratégie politique aussi ?
01:29– C'est plus clair. – Est-ce qu'il y a une forme de baiser de la mort en
01:31fait ?
01:31On a envie de dire.
01:32– Non mais c'est plus clair parce que derrière, il faut aussi avoir une majorité pour gouverner.
01:35Et nous, nous pensons que lorsque les choix sont clairs,
01:38lorsque les Français s'expriment dans la clarté,
01:40pas dans le bidouillage, on se souvient les bidouillages du bloc central
01:43pour gagner lors de la dissolution,
01:45et bien ensuite, c'est plus, non pas facile,
01:47c'est jamais facile de mener une politique,
01:49mais c'est plus clair, c'est plus transparent pour les Français de savoir où on va.
01:55Au moins, il n'y a pas tromperie sur la marchandise
01:57lorsque vous avez le choix entre Édouard Philippe et Marine Le Pen.
02:00On sait ce que chacun propose,
02:02alors qu'avec Jean-Luc Mélenchon, c'est automatiquement tout de suite le rejet directement.
02:05– Et trop facile, du coup.
02:07– Pas trop facile, rien n'est jamais facile en politique.
02:09– Le parti vôtre.
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