00:00– Puisque vous parlez de l'usage des armes, il y a un autre porte-avions d'ailleurs qui fait
00:03route vers la région,
00:04c'est l'Eisenhower, c'est le porte-avions américain, l'USSA Eisenhower,
00:09donc ce qui veut dire qu'effectivement l'option militaire, peut-être même plus forte,
00:13elle est loin d'être exclue, général.
00:14– Absolument, moi je pense que les deux adversaires sont pris par le temps,
00:18pour des raisons différentes, ça a été très bien expliqué,
00:21pour le président Trump c'est son opinion publique, c'est aussi le monde économique,
00:25et puis juste pour dire que je pense que se présenter devant le Congrès ne lui fait pas peur,
00:31parce qu'aujourd'hui il a la chance d'avoir encore la majorité,
00:34et donc il sait que le Congrès ne s'opposera pas à la poursuite de la guerre.
00:37Mais néanmoins les mid-terms effectivement arrivent, et donc il a cette pression politique.
00:42Et les Iraniens de leur côté ils sont pris par le temps, parce qu'ils sont en train effectivement,
00:45je pense, alors le mot effondrement est peut-être un peu fort, mais c'est le président Trump,
00:50ils sont effectivement pris parce qu'ils sont en grande difficulté économique.
00:54Pour revenir sur la question des armes, alors effectivement…
00:57– Est-ce qu'il veut dire que ça reprendrait de la même manière,
00:59ce serait exactement la même stratégie, on retaperait de la même manière,
01:01enfin les Américains retaperaient de la même manière ?
01:03– Non, moi je suis persuadé que non, d'abord parce que les Américains…
01:05– Alors ce serait quoi la nouvelle stratégie ?
01:06– On peut leur reprocher tout un tas de choses, mais les Américains,
01:10j'ai beaucoup travaillé avec eux, sont de grands professionnels,
01:11donc ils ont planifié un certain nombre de choses.
01:13Que le président Trump ait choisi les mauvaises options, c'est un autre problème.
01:16– Les mauvaises options, militaires ?
01:17– Militaires, mais en revanche…
01:19– Ce n'est pas lui qui les a choisis, c'est lui qui les valide ?
01:22– C'est lui qui les valide, les armées ne s'engagent pas
01:24si le président Trump ne leur dit pas « allez-y sur telle option ».
01:27– Donc quelle serait la meilleure option si les armes reprennent ?
01:29– Aujourd'hui, vraisemblablement, si les armes devaient reprendre,
01:33il est évident que les Américains frapperaient vraisemblablement
01:39en premier le détroit d'Hormuz.
01:40Très clairement, aujourd'hui…
01:42– Et quoi dans le détroit d'Hormuz ?
01:43– Tout ce qui empêche de rétablir la navigation dans le détroit d'Hormuz.
01:47C'est-à-dire toutes les batteries côtières,
01:49toutes les armes qui ont été mises en place, les bunkers,
01:53les flottes de moustiques américains, enfin iraniens, pardon,
01:57les petites vedettes rapides, tout ça peut être ciblé assez facilement.
02:02– Mais c'est très volatile, justement.
02:03– Bien sûr.
02:03– Quand on parle de ces petites vedettes qui sèment la pagaie dans l'Hormuz,
02:06c'est très volatile.
02:06– C'est très volatile, mais les Américains ont aujourd'hui les moyens,
02:09avec l'armada présente et éventuellement avec le quatrième porte-avions,
02:13si tant est que ce porte-avions vienne effectivement dans le Golfe,
02:15on peut encore en discuter.
02:16– Oui, c'est une option, sur l'Alzheimer.
02:19– Ils ont les moyens militaires de frapper.
02:20Alors, je m'avance un petit peu, parce que je n'ai pas planifié la campagne américaine,
02:24mais vraisemblablement, les Américains s'adapteront
02:28et ils tireront les leçons de leurs échecs précédents.
02:31– Mais pourquoi ça marcherait ?
02:32– Mais parce qu'ils ne frapperont pas la même chose.
02:37Premièrement, il n'est pas impossible que le Président…
02:40– On les voit, ces vedettes rapides, ce sont ces vedettes dont vous parlez,
02:44qui sont armées.
02:45– Le Président Trump peut très bien prendre l'option également
02:49de frapper de nouveau le régime.
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