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Chaque jour, Guillaume Daret vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes BFM sur BFMTV.
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00:00:11Bonsoir à tous, bienvenue dans 60 minutes BFM, votre grand rendez-vous d'actualité.
00:00:16Vous allez découvrir des images jamais vues jusque-là dans le cockpit des rafales français qui frappent actuellement au Moyen
00:00:24-Orient.
00:00:24Ce n'est pas notre guerre, a dit Emmanuel Macron, mais les armées françaises sont bien en action dans cette
00:00:30région.
00:00:30On vous dit tout, on vous montre tout dans quelques secondes, à un moment où le détroit d'Hormuz est
00:00:36toujours complètement bloqué.
00:00:38La guerre psychologique est plus que jamais engagée entre les Etats-Unis et l'Iran qui craquera le premier la
00:00:45réponse dans quelques instants.
00:00:46Et puis, on se demandera à la fin de cette émission qui sont les maboules dont parle Emmanuel Macron, le
00:00:54chef de l'Etat qui pointe ceux qui veulent jouer gros bras face à l'Algérie.
00:00:58Au moment où, dit-il, on a besoin de médecins étrangers partout en France, ce sera le débat du soir
00:01:02entre Philippe Brun et Jonas Haddad.
00:01:0560 minutes BFM, c'est parti.
00:01:07– Et pour décrypter cette actualité autour de moi, les meilleurs experts réunis ce soir, merci d'être avec moi
00:01:14ce soir.
00:01:15Mélissabelle, bonsoir, vous êtes la correspondante CNN à Paris.
00:01:19À mes côtés aussi Elsa Vidal et Thierry Arnault, bonsoir, tous les deux éditorialistes politiques internationales BFM TV,
00:01:25le vice-amiral Michel Lagaraille, ancien directeur du Centre des études militaires.
00:01:30Bonsoir, merci d'être avec nous.
00:01:32Et puis, la question énergétique, évidemment, est au centre des préoccupations des Belligirants,
00:01:36mais aussi de tous ceux qui nous regardent, parce qu'on va le voir, il y a des conséquences très
00:01:39concrètes sur le quotidien des Français.
00:01:41Thierry Bross, bonsoir, merci d'être à nos côtés.
00:01:44Vous êtes professeur à Sciences Po, spécialiste des questions énergétiques.
00:01:48Je vous le disais, ce sont des images que l'on n'avait jamais vues jusque-là.
00:01:53Des images des avions français qui sont actuellement en action, justement, aux Proches et au Moyen-Orient.
00:02:01Ce ne sont pas des exercices, ce sont bien des actions réelles menées en ce moment, justement, par les aviateurs
00:02:09français.
00:02:09Les aviateurs français qui frappent pour aller détruire les drones.
00:02:13Vous savez, on a des accords avec les pays du Golfe.
00:02:15Je vous propose tout de suite de découvrir ces images et dans un instant, on les décrypte en détail.
00:02:44Voilà ces images de l'armée française.
00:02:47Au Moyen-Orient, les rafales français qui abattent des drones.
00:02:50C'est un missile Mika qui tape à vous.
00:02:51Didier François nous a rejoint également, journaliste défense de FMTV.
00:02:55Bonsoir, Didier.
00:02:56Bonsoir.
00:02:56Dites-nous, on va bien sûr revoir ces images, de quoi est-ce qu'il s'agit très concrètement ?
00:03:01Ce sont des rafales, c'est ça ?
00:03:02Alors, expliquez-nous.
00:03:04Alors, en fait, comme vous le savez, nous avons des accords de défense avec un certain nombre de pays de
00:03:08la région.
00:03:09Et nous avons été particulièrement engagés auprès des Émiratis et des Qataris
00:03:14pour intercepter les drones qui frappaient, qui venaient d'Iran et qui les frappaient.
00:03:18Et pour cela, dans un premier temps, ceux qui étaient sur place, c'était les pilotes de rafales
00:03:23qui ont donc agi en légitime défense, pas pour attaquer l'Iran, mais pour arrêter ces drones,
00:03:30en volant au-dessus des pays avec lesquels on avait un accord de défense
00:03:33et en tirant ces missiles qui sont des missiles RR, des missiles de défense antiaérienne,
00:03:38contre les drones pour les abattre.
00:03:40Alors, c'est très efficace, ça a très très bien marché.
00:03:42Les pays, les Qataris et les Émiratis étaient ravis.
00:03:45Mais évidemment, ça coûte un tout petit peu cher de tirer du Mika, qui est quand même un missile important.
00:03:50Ça coûte combien un missile comme ça ?
00:03:51Honnêtement, j'en sais rien, mais c'est cher, c'est dans les 90 000 euros.
00:03:54Donc, c'est 100 000, ouais.
00:03:56Donc, pour un drone qui, lui, coûte beaucoup moins cher, c'est...
00:03:59Enfin, je pense, c'est peut-être plus cher.
00:04:00Tout à fait.
00:04:01C'est ça ? J'ai raison.
00:04:03Merci Michel, c'est quoi ?
00:04:04Non, mais je ne suis pas certain, je n'ai pas révisé.
00:04:08Donc, après, ce qu'on a fait, c'est qu'on a adapté le dispositif.
00:04:11Et on a aussi déployé...
00:04:13D'abord, on a monté des potes de roquettes, qui coûtent moins cher.
00:04:19La roquette, ça coûte beaucoup moins cher qu'une missile.
00:04:20On a déployé des hélicoptères, qui étaient capables d'abattre les drones avec les canons de 30.
00:04:25Donc, c'est des canons qui sont sur eux, et là, pour le coup, ça ne coûte vraiment pas cher.
00:04:28On a aussi déployé des missiles antiaériens Mistral,
00:04:31avec de l'armée de terre.
00:04:34Donc, en fait, là, pour le coup, on a testé un nouveau type de matériel
00:04:39contre les drones sur place pour faire baisser les coûts,
00:04:41pour pouvoir être durable.
00:04:42Parce que c'est quand même un vrai sujet.
00:04:44Et voilà.
00:04:45Et donc, maintenant, évidemment, c'est des choses qu'on va appliquer.
00:04:47Alors là, ce que vous voyez, c'est le drone Shahed,
00:04:49qui est vraiment le drone classique des Iraniens.
00:04:52Ça emporte une charge d'une cinquantaine de kilos sur 200, voire 400 kilomètres, si c'est relayé.
00:04:58Mais vous savez, ça a tapé sur les bases américaines, les bases françaises.
00:05:02C'est pour ça aussi qu'on a intervenu.
00:05:03Mais aussi sur un certain nombre d'hôtels, de lieux civils, d'aéroports.
00:05:11C'est aussi pour ça qu'on a intervenu.
00:05:13Donc, vous voyez bien que cet engagement était un engagement, en fait,
00:05:16de solidarité avec les pays de la région, de défense de nos emprises,
00:05:20et des Français qui habitaient dans la région.
00:05:22Il y a quand même 700 000 Français qui habitent dans le Golfe.
00:05:24Il faut toujours le rappeler.
00:05:25Dissémiral, l'armée française est très active dans la région quand on voit ces images.
00:05:29Comme Didier François a déjà tout dit.
00:05:31Pardon, excuse-moi, je vais m'intéresser.
00:05:32Non, non, non, je vais m'intéresser à autre chose.
00:05:35C'est pourquoi maintenant ces images ?
00:05:37Parce que ça fait très longtemps que l'on tape les drones.
00:05:40Pourquoi ?
00:05:41Pourquoi ?
00:05:42Eh bien, parce qu'au début, il ne fallait pas apparaître comme presque cobelligérant.
00:05:46Et vous avez vu que le président de la République a déployé beaucoup d'efforts
00:05:50pour bien montrer que c'était une posture défensive, etc.
00:05:54Ce n'est pas notre guerre.
00:05:55Il l'a dit à de multiples...
00:05:56Exactement.
00:05:56Voilà.
00:05:57Vous avez tout compris.
00:05:58Mais néanmoins, maintenant, nous avons notre guerre à mener,
00:06:01et la guerre en particulier, du reste du monde.
00:06:04Je n'ai pas dit simplement des Européens,
00:06:05mais à la suite de la réunion qui a eu lieu à l'Elysée
00:06:08sous l'impulsion de Kersheimer et le président de la République,
00:06:11il y a une espèce de coalition molle, de 49 pays quand même,
00:06:15qui dise qu'il faudrait quand même qu'on se préoccupe de l'après,
00:06:19quand Trump voudra bien, avec les Iraniens, s'entendre
00:06:21et rétablir un semblant de calme dans Rambouz.
00:06:25Et il va falloir déployer des forces de sécurisation,
00:06:28parce que si éventuellement il faut déminer, etc.,
00:06:31il faut qu'on puisse maîtriser,
00:06:33et puis maîtriser et assurer toutes les compagnies commerciales
00:06:37que le passage est certain.
00:06:39Parce que là, la confiance sera absolument indispensable.
00:06:41Et donc, on voit que ceci apparaît au moment
00:06:45où ces pays commencent à déployer,
00:06:48à penser à des générations de forces.
00:06:51La première chose, ça a été le chef d'état-major des armées,
00:06:53Mandon, qui est allé à Noumont,
00:06:54très rapidement après la réunion de Kersheimer
00:06:57à l'Elysée et à Londres d'ailleurs.
00:07:00Donc, maintenant, on commence à parler
00:07:05de possibilités d'efficacité.
00:07:07Alors, il y avait ce qu'a souligné Didier-François,
00:07:09qui est très important,
00:07:09c'est que quand nous avons des accords de défense,
00:07:11quand nous avons des accords avec des pays,
00:07:13nous respectons ces accords.
00:07:15Ce n'est pas le cas de tous les pays,
00:07:16et je pense qu'il peut y avoir, du côté des Édits,
00:07:20quelque chose à voir de ce sens-là.
00:07:23Donc, ça veut dire aussi,
00:07:24voilà, nous respectons notre signature.
00:07:27Ensuite, nous avons les moyens,
00:07:29alors, ils ne sont pas énormes,
00:07:30ça n'a rien à voir avec la puissance américaine,
00:07:32mais nous avons les moyens
00:07:34de faire respecter et de respecter cette signature,
00:07:36et nous les employons.
00:07:38Charles de Gaulle, qui était du côté de l'Arctique,
00:07:41on a pu le déployer presque immédiatement.
00:07:43Alors, on n'en a qu'un,
00:07:44mais au moins, il était là.
00:07:46Coup de chance, peut-être, il était disponible,
00:07:48ce qui n'est pas toujours forcément le cas,
00:07:49mais il était là.
00:07:50Donc, nous avons des conventions,
00:07:52nous respectons notre signature,
00:07:53et nous mettons en œuvre ces moyens.
00:07:55Nous mettons en œuvre,
00:07:56et nous les montrons,
00:07:58au moment où il paraît important,
00:08:00que les Européens, les autres pays,
00:08:01disposent de forces suffisantes
00:08:04pour, effectivement,
00:08:06avoir une influence sur le commerce international,
00:08:09quand on sera dans une guerre
00:08:11qui ne sera pas celle de Trump, simplement.
00:08:14Parce que là, la sécurisation,
00:08:16ça sera notre responsabilité.
00:08:18Mélissabelle, quand on voit ces images,
00:08:20c'est dont, on le disait,
00:08:20un message envoyé par l'État français
00:08:23et l'armée française,
00:08:24y compris aux Américains,
00:08:25pour dire, on a les moyens
00:08:26de faire quelque chose dans la région.
00:08:27Oui, et c'est vrai que cette question de sécurisation
00:08:28se pose depuis cette réunion à l'Élysée,
00:08:30mais, bien sûr, ils ont été très clairs
00:08:32sur le fait que ça ne serait qu'une fois
00:08:34que les hostilités se termineraient.
00:08:36Et pour l'instant,
00:08:36on a plutôt l'impression
00:08:37qu'un accord entre l'Iran et les États-Unis
00:08:39s'éloigne dans le temps.
00:08:40On ne voit pas tellement
00:08:42comment, à ce stade,
00:08:44on peut...
00:08:45Enfin, d'un côté américain,
00:08:48une espèce de changement de tactique
00:08:50qui est maintenant une guerre d'usure,
00:08:52d'attendre qu'ils s'épuisent,
00:08:53que la pression économique fasse son travail.
00:08:55Mais du côté iranien,
00:08:57la dernière offre était plutôt
00:08:59de décupler, d'un côté,
00:09:01les négociations nucléaires
00:09:02et les autres, sur l'étroit d'orme,
00:09:04inacceptables pour Washington,
00:09:05puisque le président Trump
00:09:06ne veut pas sortir de tout ça
00:09:08sans un accord
00:09:09qui soit au moins aussi bon
00:09:11que celui qu'avait conclu Obama en 2015,
00:09:13donc ce qui porte, justement,
00:09:16sur le nucléaire.
00:09:16Donc, on a plutôt l'impression
00:09:17que la possibilité d'un accord
00:09:19s'éloigne
00:09:21et pour l'instant,
00:09:22ils n'arrivent même pas à se parler.
00:09:25Didier, quand on voit ces images
00:09:27de drones abattus par l'armée française,
00:09:30très concrètement,
00:09:30comment ça se passe ?
00:09:31C'est nous qui repérons
00:09:32les drones dans le ciel,
00:09:33ce sont nos alliés dans le Golfe
00:09:35qui nous disent
00:09:35on voit des drones
00:09:36qui sont en train de nous prendre pour cible,
00:09:38faites décoller vos rafales,
00:09:39très concrètement,
00:09:40comment ça se passe ?
00:09:41C'est intéressant comme question,
00:09:42En fait, non,
00:09:43ce n'est pas les Français.
00:09:44D'abord, on n'est pas chez nous.
00:09:45On est au Qatar,
00:09:46aux Émirats Arabes Unis.
00:09:47Voilà, donc on est invités
00:09:49par les pays
00:09:51avec lesquels on a ces accords.
00:09:53On est donc intégrés
00:09:54dans leurs états-majors
00:09:55et très intégrés.
00:09:56En fait, on y a fait un petit tour
00:09:59avec le ministre des Armées
00:10:00dès le départ,
00:10:01parce que c'était la première
00:10:04ministre des Armées occidentales
00:10:06qui est allée voir sur place.
00:10:07On a vraiment,
00:10:08dans chacun des pays,
00:10:09des officiers
00:10:11de toutes armes,
00:10:12des trois armées,
00:10:13qui sont intégrés
00:10:15dans les centres de commandement.
00:10:16On a branché, en fait,
00:10:21nos systèmes
00:10:22sur les systèmes
00:10:24d'alerte avancée
00:10:26et de repérage
00:10:28des pays du Qatar
00:10:30et des Émirats Arabes Unis,
00:10:32qui, eux,
00:10:34en fait,
00:10:35gèrent tout ce qu'ils voient voler
00:10:36et qui vient vers leur espace.
00:10:38Ensuite, là aussi,
00:10:39il y a une très, très forte coordination
00:10:40pour se répartir les cibles
00:10:42en fonction de ce qu'il y a
00:10:44à disposition
00:10:44et ce qui est le plus efficace,
00:10:46le plus près,
00:10:47le moins cher, etc.
00:10:48Et donc, là,
00:10:48Et en fonction des données
00:10:49qu'on récupère,
00:10:50les rafales décollent au moment où...
00:10:51Alors, ou des rafales,
00:10:52ou là, maintenant,
00:10:53c'est les hélicoptères,
00:10:54ou les missiles antiaériens,
00:10:57mais ça peut être aussi
00:10:58des missiles patriotes américains
00:11:00servis par les Qataris
00:11:01ou par les Émiratis,
00:11:02puisque eux-mêmes
00:11:03ont à la fois du matériel français
00:11:04mais aussi du matériel américain.
00:11:06Là, en fait, après,
00:11:06on a un système
00:11:07qui est intégré
00:11:08dans lequel on va choisir
00:11:10la meilleure arme
00:11:11pour la menace.
00:11:12Est-ce que c'est dangereux
00:11:13pour les pilotes de rafales,
00:11:14ce type d'opération ou pas ?
00:11:15Alors oui,
00:11:16il y a deux choses à savoir.
00:11:17D'abord, un,
00:11:18c'est lent,
00:11:19un drone,
00:11:19alors qu'un rafale
00:11:20est plutôt rapide.
00:11:21Donc, il y a effectivement
00:11:22une façon de prendre
00:11:25qui doit être...
00:11:26Voilà, il faut savoir
00:11:27l'intercepter
00:11:29en se mettant sur sa route.
00:11:30Enfin, il y a plusieurs façons
00:11:31de faire.
00:11:32Là, pour le coup,
00:11:33moi, je ne suis pas pilote,
00:11:34mais ils nous ont expliqué
00:11:35tout ça là-bas.
00:11:36Donc, oui,
00:11:37et il faut rester quand même
00:11:38assez loin du drone.
00:11:40On l'a vu en Ukraine,
00:11:41il y a certains appareils
00:11:42qui, parfois,
00:11:43sur des interceptions,
00:11:44sur l'explosion du drone
00:11:46ou du missile
00:11:46qu'ils abattaient,
00:11:49pouvaient être touchés
00:11:50par des éclats
00:11:50et donc là,
00:11:50il y a un risque.
00:11:51Donc, il y a une distance
00:11:52à tenir,
00:11:53il y a une façon d'arriver,
00:11:54de garder ses distances
00:11:55et sa vitesse
00:11:56pour pouvoir accrocher
00:11:57le drone
00:11:58et pas le dépasser.
00:11:58On voit là, d'ailleurs,
00:11:59le missile qui part
00:11:59du côté du rafale français
00:12:01qui va frapper le drone.
00:12:02On va voir ces images.
00:12:03Donc, c'est une technique
00:12:04particulière, c'est ce que vous voulez ?
00:12:04C'est une technique
00:12:05assez particulière
00:12:06qui, visiblement,
00:12:08pour les discussions
00:12:09avec les chefs d'état-major
00:12:10des pays concernés
00:12:13et les pilotes français sur place
00:12:15a extrêmement bien fonctionné
00:12:17mais effectivement,
00:12:18qui ne peut pas durer éternellement
00:12:19parce que là aussi,
00:12:20il y a un problème de rentabilité.
00:12:21C'est bien de le faire
00:12:22parce qu'il faut le faire
00:12:22et que ça sauve des vies
00:12:24donc on ne compte pas trop
00:12:25mais sur le long terme
00:12:26pour que ça puisse être tenable,
00:12:30il faut,
00:12:31comme on dit
00:12:31chez les militaires,
00:12:32varianter.
00:12:34Moi, je ne dis pas ça.
00:12:37Est-ce qu'on sait
00:12:38la part de l'armée française
00:12:40qui est déployée dans la région ?
00:12:42La part de l'armée
00:12:42qui est mise à contribution
00:12:43dans ces opérations ?
00:12:44Nous avions une base
00:12:46à Abu Dhabi
00:12:46et nous avons toujours
00:12:47cette base-là
00:12:48sur laquelle il y avait
00:12:49des déploiements
00:12:50de chacune des armées.
00:12:53Bien sûr,
00:12:53dès qu'on a senti
00:12:54que ça chauffait,
00:12:54on a sorti les bateaux
00:12:55rapidement de là-dedans
00:12:56parce qu'autrement,
00:12:57ils sont dans une nasse
00:12:57et ils ne servent pas
00:12:58à grand-chose
00:12:59sauf peut-être
00:13:00un appoint de défense aérienne
00:13:01comme deux destroyers américains
00:13:03qui sont rentrés
00:13:04il n'y a pas longtemps,
00:13:05Peterson et autres,
00:13:06parce que ceux-là,
00:13:07je pense qu'ils ont été déployés
00:13:08pour en particulier
00:13:10protéger certaines démarchies
00:13:11du Golfe.
00:13:12Alors,
00:13:12je voudrais juste rajouter
00:13:13à ce qu'a dit
00:13:14de façon tout à fait passionnante
00:13:15Didier,
00:13:16c'est qu'on voit
00:13:18tout l'intérêt
00:13:19de l'OTAN
00:13:20et tout l'intérêt
00:13:21de la compatibilité.
00:13:23c'est-à-dire que
00:13:24s'intégrer dans ce système-là
00:13:25qui est un système
00:13:26bâti par les Américains
00:13:28autour de Sainte-Com
00:13:30qui est extraordinairement performant,
00:13:31qui couvre tout
00:13:32d'une façon très cohérente
00:13:34et qui est sous l'autorité
00:13:36des Américains.
00:13:37Et grâce à la compatibilité
00:13:39à laquelle la France
00:13:39est toujours extrêmement attachée,
00:13:41nous avons pu nous intégrer
00:13:43mais sans aucun problème.
00:13:44Il faut dire
00:13:45que c'est le résultat
00:13:45de nombreux exercices
00:13:46dans cet ensemble-là.
00:13:48C'est ce qui permet
00:13:49ce type d'opération
00:13:49que l'on voit à l'image.
00:13:50C'est ce qui permet
00:13:50de savoir,
00:13:51de connaître,
00:13:52d'être dirigé,
00:13:53de ne pas s'exposer
00:13:55à des tyramies.
00:13:58Tout à fait.
00:13:59Et donc,
00:13:59cela montre bien
00:14:00que l'OTAN
00:14:01et les exigences de l'OTAN
00:14:03ont une importance
00:14:05tout à fait exceptionnelle
00:14:06et que pour les Américains
00:14:08comme pour les Européens,
00:14:09il est important
00:14:10que l'OTAN reste actif
00:14:11et que nous y participions
00:14:12de façon positive.
00:14:13Elsa,
00:14:14quand on découvre
00:14:14ces images,
00:14:15les Français qui nous regardent
00:14:16doivent peut-être
00:14:17se poser la même question.
00:14:18on est toujours
00:14:19en posture défensive
00:14:21quand on voit
00:14:22des pilotes français
00:14:23dans le cockpit
00:14:24de leur rafale
00:14:24qui décollent,
00:14:25qui vont abattre
00:14:25des drones iraniens.
00:14:26La France n'est toujours
00:14:27pas en guerre.
00:14:28Non,
00:14:28la France n'est toujours
00:14:29pas en guerre
00:14:29et oui,
00:14:30elle est toujours
00:14:30en posture défensive.
00:14:32Il se trouve qu'elle a
00:14:33des accords,
00:14:34des accords de coopération militaire,
00:14:36des accords de défense,
00:14:37parfois.
00:14:38Alors,
00:14:39ça peut peut-être
00:14:40surprendre des spectateurs
00:14:41mais je pense que
00:14:42nombre de Français
00:14:43étaient aussi habitués
00:14:44à voir la France
00:14:44engagée dans des opérations
00:14:45extérieures.
00:14:46en Afrique,
00:14:48que ce soit
00:14:48dans le Sahel
00:14:49en général,
00:14:50sans se demander
00:14:51si nous étions en guerre.
00:14:53Nous protégeons
00:14:53nos intérêts,
00:14:54nous protégeons
00:14:55le peuple français
00:14:56et là,
00:14:56nous répondons
00:14:57à nos obligations
00:14:58auprès de nos alliés
00:15:00dans la région.
00:15:02et je pense qu'effectivement
00:15:03ce que vous soulignez,
00:15:05ce que soulignait
00:15:05le vice-amiral
00:15:06tout à l'heure
00:15:07est très important.
00:15:08La diffusion
00:15:09de ces images
00:15:10aujourd'hui
00:15:10vient rappeler
00:15:11qu'on est passé
00:15:12dans une forme
00:15:13de discrétion
00:15:15de peut-être
00:15:16de notre posture
00:15:17à une affirmation
00:15:18un peu plus grande.
00:15:19Nous rendons
00:15:20service à nos alliés
00:15:21et nous ne sommes pas
00:15:22absents
00:15:23non plus de ce champ.
00:15:24C'est un message
00:15:25passé à Donald Trump.
00:15:26C'est une affirmation
00:15:27effectivement
00:15:27de la puissance française
00:15:28si je le dis,
00:15:29on le voit.
00:15:29en puissance relative
00:15:31en tout cas
00:15:32ça se passe
00:15:33à un moment
00:15:34où on voit
00:15:35que la tension
00:15:36et la guerre psychologique
00:15:37entre les Etats-Unis
00:15:38et l'Iran
00:15:39est plus forte
00:15:39que jamais.
00:15:40Il y a notamment
00:15:41le secrétaire d'Etat
00:15:42américain
00:15:43Marco Rubio
00:15:43qui s'est exprimé
00:15:44ces dernières heures.
00:15:45Sur la question
00:15:46de ce détroit d'Hormuz
00:15:47sur lequel la guerre psychologique
00:15:49est engagée,
00:15:49il emploie un terme
00:15:50extrêmement fort.
00:15:51Je vous propose
00:15:52de l'écouter.
00:15:53Le détroit d'Hormuz
00:15:54est en quelque sorte
00:15:55l'équivalent
00:15:56d'une arme nucléaire
00:15:57économique
00:15:57qu'il tente d'utiliser
00:15:58contre le monde.
00:15:59Et il s'en vante.
00:16:00Il faut installer
00:16:01des panneaux publicitaires
00:16:02à Téhéran
00:16:03se vantant de pouvoir contrôler
00:16:0420 à 25%
00:16:05de l'énergie mondiale.
00:16:07Imaginez si ces mêmes personnes
00:16:08avaient accès
00:16:09à l'arme nucléaire.
00:16:11Alors justement
00:16:12à quelques kilomètres
00:16:13de ce détroit d'Hormuz
00:16:13on retrouve l'un
00:16:14de nos envoyés spéciaux
00:16:15Hugo Smag.
00:16:16Vous voyez que
00:16:16tous nos envoyés spéciaux
00:16:18sont bien présents
00:16:19dans le monde entier
00:16:20pour vivre
00:16:21effectivement
00:16:22cette crise
00:16:23et cette crise régionale
00:16:24on le voit bien.
00:16:25Hugo Smag
00:16:26on l'a vu
00:16:26ce blocus
00:16:27tient toujours
00:16:28même s'il y a
00:16:28quelques navires
00:16:29qui réussissent
00:16:30à passer
00:16:31et parfois
00:16:32des navires étonnants.
00:16:35Oui on en compte
00:16:36presque une dizaine
00:16:37aujourd'hui
00:16:38qui ont réussi
00:16:38à passer
00:16:39le détroit d'Hormuz
00:16:40c'est un peu comme ça
00:16:40depuis le début
00:16:42du blocus
00:16:42parce que c'est quasiment
00:16:43impossible
00:16:44de complètement contrôler
00:16:46ce détroit d'Hormuz
00:16:47mais aussi parce qu'il y a
00:16:48quelques spécificités
00:16:49dont je vais vous parler
00:16:49justement.
00:16:50Alors dans les bateaux
00:16:50qui sont passés
00:16:52aujourd'hui notamment
00:16:52on sait qu'il y a
00:16:53deux pétroliers
00:16:54un pétrolier chinois
00:16:55mais également
00:16:55un pétrolier japonais
00:16:58qui ont réussi
00:16:58à passer
00:16:58le détroit d'Hormuz
00:17:00donc a priori
00:17:00avec l'accord de Téhéran
00:17:03potentiellement
00:17:03en ayant payé
00:17:04un péage
00:17:05puisque on sait
00:17:06que l'Iran
00:17:06veut l'imposer
00:17:07dans ce détroit d'Hormuz
00:17:09ce sera vérifié
00:17:10dans les prochaines semaines
00:17:11peut-être
00:17:11mais il y a également
00:17:13un autre bateau
00:17:14qui est passé
00:17:14c'est un méthanier
00:17:15pour le coup
00:17:16de l'Arabie Saoudite
00:17:18c'est la première fois
00:17:18qu'un méthanier
00:17:19arrive à passer
00:17:20le détroit d'Hormuz
00:17:21alors donc c'est un bateau
00:17:22qui transporte du gaz
00:17:23et il faut savoir
00:17:24qu'avant la guerre
00:17:25il y avait environ
00:17:2620% du gaz mondial
00:17:27qui passait par ce détroit d'Hormuz
00:17:28et qu'aujourd'hui
00:17:29on est bien loin
00:17:30de ces chiffres
00:17:31donc c'est une information
00:17:33importante
00:17:33après en revanche
00:17:34ils ont passé le détroit d'Hormuz
00:17:35mais vont-ils passer
00:17:36du coup le blocus américain
00:17:38pas forcément
00:17:38et là
00:17:39c'est là que ça se complique
00:17:40un petit peu
00:17:40parce que la plupart
00:17:41de ces bateaux
00:17:42ce qu'ils font
00:17:42c'est qu'ils désactivent
00:17:43leur GPS
00:17:44ou alors ils utilisent
00:17:45une méthode
00:17:45que l'on appelle
00:17:46le spoofing
00:17:46c'est-à-dire qu'ils changent
00:17:48leur nationalité
00:17:49sur les cartes
00:17:50de trafic maritime
00:17:51ou alors ils changent
00:17:52la nationalité
00:17:53de leur équipage
00:17:53pour échapper
00:17:54au blocus américain
00:17:55pour échapper
00:17:56aux sanctions américaines
00:17:58et ça malheureusement
00:17:58on ne peut pas le savoir
00:17:59tout de suite
00:17:59on le saura
00:18:00dans quelques jours
00:18:01dans quelques semaines
00:18:01lorsqu'ils vont réapparaître
00:18:03sur ces cartes
00:18:03potentiellement
00:18:04au large de l'Inde
00:18:05par exemple
00:18:05et c'est là qu'on pourra voir
00:18:07effectivement
00:18:07si ces bateaux
00:18:08sont réellement passés
00:18:09ou s'ils ont été bloqués
00:18:10par les américains
00:18:11mais de toute manière
00:18:12globalement
00:18:13le trafic
00:18:14dans le détroit d'Hormuz
00:18:15reste très très
00:18:16largement diminué
00:18:18on parle de 5 à 10%
00:18:19des bateaux seulement
00:18:20qui arrivent à passer
00:18:21par rapport à ce qu'il devrait
00:18:22y avoir en temps normal
00:18:23Merci Hugo Smag
00:18:24avec Clément Grosdonnier
00:18:26depuis Doha au Qatar
00:18:27Thierry Arnault
00:18:28quand on entend
00:18:28Marco Rubio
00:18:29le secrétaire d'état américain
00:18:30qui dit
00:18:30c'est en quelque sorte
00:18:31leur arme nucléaire économique
00:18:34c'est ça ?
00:18:34c'est leur arme nucléaire économique ?
00:18:36Oui et ça souligne
00:18:37ce qui est au fond
00:18:37Guillaume
00:18:38le triple échec américain
00:18:40sur le sujet
00:18:40d'abord ne pas avoir anticipé
00:18:42que le détroit d'Hormuz
00:18:43allait jouer une place
00:18:44aussi importante
00:18:45dans ce conflit
00:18:45alors pourtant
00:18:46que tous les géopolitologues
00:18:48étaient capables
00:18:49de vous le dire
00:18:49et que l'état-major
00:18:50le propre entourage
00:18:51du président Trump
00:18:53a mis en garde
00:18:54devant ce danger
00:18:55avant le début
00:18:55des opérations militaires
00:18:57mais on a cru
00:18:57au scénario
00:18:58selon lequel
00:18:58on allait frapper
00:19:00tellement vite
00:19:00et tellement fort
00:19:01que l'Iran
00:19:02allait mettre
00:19:03le genou à terre
00:19:04avant d'avoir pu
00:19:05se saisir
00:19:07de ce détroit
00:19:08comme il l'a fait
00:19:08deuxième échec
00:19:09si on reprend les choses
00:19:10chronologiquement
00:19:11c'est la multitude
00:19:12des appels
00:19:13et des menaces
00:19:13par le président américain
00:19:14expliquant qu'il fallait
00:19:16rétablir la circulation
00:19:17tout de suite
00:19:17faute de quoi
00:19:19ce serait l'apocalypse
00:19:20et l'éradication
00:19:22de la civilisation iranienne
00:19:23ces menaces
00:19:24n'ont servi à rien
00:19:25et le détroit
00:19:26est resté bloqué
00:19:27et puis
00:19:27troisième échec
00:19:29relatif
00:19:30là il faut être
00:19:30plus prudent
00:19:31pour l'instant
00:19:32il y a un blocus
00:19:33qui pour l'instant
00:19:34n'a pas fait plier
00:19:35ce régime
00:19:36il est certes
00:19:37certainement puissant
00:19:38efficace
00:19:39il est en train
00:19:40lentement
00:19:40de l'étrangler
00:19:42d'un point de vue
00:19:43économique
00:19:43et de le priver
00:19:44de ressources
00:19:45mais pour l'instant
00:19:46ce régime
00:19:47continue de tenir
00:19:48et tant que le régime
00:19:50tient
00:19:50et que le détroit
00:19:51reste bloqué
00:19:52on est bien
00:19:52dans une forme
00:19:53d'impasse
00:19:54où soit
00:19:55on vous la montre
00:19:56s'agissant des américains
00:19:57en espérant
00:19:58que ça va finir
00:19:59par payer
00:19:59soit on décide
00:20:01d'aller frapper
00:20:02à nouveau
00:20:02avec tous les risques
00:20:03que cela comporte
00:20:04Mélissabelle
00:20:04quand on entend
00:20:05le secrétaire
00:20:05d'état américain
00:20:06dire que c'est en quelque sorte
00:20:07leur arme nucléaire
00:20:08économique
00:20:08est-ce que c'est un aveu
00:20:09d'échec
00:20:10entre les lignes ?
00:20:12non je pense
00:20:13qu'on ne les entendra pas
00:20:13avouer un quelconque échec
00:20:15malgré ce que vient de dire
00:20:16Thierry
00:20:18pour ce qui est des leviers
00:20:19en fait
00:20:20pour ce qui est de maintenant
00:20:21le point où on en est
00:20:23chacun attend de voir
00:20:24qui a le temps
00:20:24et qui a les leviers
00:20:25finalement
00:20:25pour sortir de l'impasse
00:20:26c'est une guerre psychologique
00:20:28tout à fait
00:20:28une guerre d'attrition
00:20:30pour laquelle
00:20:31les Iraniens
00:20:31sont finalement
00:20:32mieux préparés
00:20:32que les Américains
00:20:33on sait qu'il y a
00:20:34les échéances
00:20:34de mi-mandat
00:20:35on sait que le parti
00:20:36républicain
00:20:36a très très peur
00:20:38de ces élections
00:20:40de la place
00:20:41du président
00:20:41dans les sondages
00:20:42et plus ça a été
00:20:43plus ça s'est compliqué
00:20:44vous parliez à l'instant
00:20:45de cette réunion
00:20:46la semaine dernière
00:20:46à l'Elysée
00:20:47alors que les Iraniens
00:20:48ont annoncé
00:20:48lever leur blocus
00:20:49Washington a annoncé
00:20:50garder le leur
00:20:51difficile de voir
00:20:52à ce stade
00:20:53comment ils peuvent
00:20:55s'en sortir
00:20:56la tête haute
00:20:57et encore une fois
00:20:58sans un accord
00:20:59sur le nucléaire
00:21:00alors qu'un des paradoxes
00:21:02finalement de cette guerre
00:21:038 semaines
00:21:04ça fait maintenant
00:21:05c'est que l'Iran tient
00:21:06même si le pays
00:21:08est affaibli
00:21:08militairement
00:21:10économiquement
00:21:11pour l'instant
00:21:12il est toujours en place
00:21:13et c'est quelque part
00:21:14lui qui décide
00:21:16des timings
00:21:17de tout ça
00:21:17le paradoxe
00:21:19c'est ça
00:21:19c'est que finalement
00:21:208 semaines après
00:21:21le fait de trouver
00:21:22un accord
00:21:22en pleine guerre
00:21:23qui soit à peu près
00:21:24aussi bien
00:21:25que celui qui avait été
00:21:26trouvé un temps de paix
00:21:27au bout de 2 ans
00:21:28et demi
00:21:28de négociations complexes
00:21:29très techniques
00:21:30sur le nucléaire
00:21:31paraît de plus en plus
00:21:32compliqué
00:21:33en tout cas
00:21:33ça n'est pas la guerre
00:21:34qui a été menée
00:21:34qui va le faciliter
00:21:35donc comment
00:21:36ils peuvent s'en sortir
00:21:38alors qu'au sein de MAGA
00:21:39on sait que ça a été
00:21:40une fracture importante
00:21:42dans les sondages
00:21:43le président continue
00:21:44de baisser
00:21:45parce que
00:21:45économiquement
00:21:47pour les américains
00:21:48c'est très compliqué
00:21:49en ce moment
00:21:49le prix du pétrole
00:21:50le coût de la vie
00:21:51et avec des échéances
00:21:53électorales
00:21:54devant eux
00:21:54donc on a plutôt
00:21:56l'impression
00:21:56qu'on se demandait
00:21:57au début de cette guerre
00:21:58quel serait
00:21:58on imaginait
00:21:59l'Iran affaibli
00:22:00finalement
00:22:01le régime américain
00:22:03l'est aussi
00:22:03nettement
00:22:04et ouvertement
00:22:05aussi il faut rajouter
00:22:06je pense le problème
00:22:08des munitions américaines
00:22:10des missiles
00:22:10je disais aujourd'hui
00:22:11que c'est la moitié
00:22:12des stocks de Patriot
00:22:13quand même 4 millions
00:22:14chaque missile
00:22:16qui ont été utilisés
00:22:17depuis le début
00:22:18de cette guerre
00:22:18et on sait que
00:22:19à Washington
00:22:20on s'inquiète
00:22:21quand même
00:22:21des stocks
00:22:22de munitions
00:22:22de missiles
00:22:24dont beaucoup
00:22:24ont déjà été utilisés
00:22:25donc on en est
00:22:26à se cesser le feu
00:22:26qui est plutôt
00:22:27une espèce de pause hostile
00:22:28qui va s'épuiser
00:22:29le premier
00:22:30et les deux côtés
00:22:31ne veulent pas
00:22:31que les violences reprennent
00:22:33justement par rapport
00:22:34à ces questions-là
00:22:35sans vraiment
00:22:36qu'il y ait pour l'instant
00:22:37une lueur d'espoir
00:22:39même qu'ils se rencontrent
00:22:40jusque-là
00:22:40ils ont réussi
00:22:41sous la forme de J.D. Vance
00:22:42pendant 21 heures
00:22:43à Islamabad
00:22:43et pas depuis
00:22:44On parlait de cette guerre
00:22:45psychologique
00:22:45c'est aussi évidemment
00:22:46une guerre d'images
00:22:47regardez ces images
00:22:48qui viennent tout juste
00:22:49d'être diffusées
00:22:50par le CENCOM
00:22:51regardez l'armée américaine
00:22:53ce sont des images
00:22:54d'un nouvel arraisonnement
00:22:55d'un navire
00:22:56par l'armée américaine
00:22:58vice-amirale
00:23:00comment est-ce que ça se déroule
00:23:01c'est un hélicoptère
00:23:02c'est ça américain
00:23:03en général
00:23:04qui va se poser
00:23:04à proximité
00:23:05on l'a vu
00:23:06sur de précédentes opérations
00:23:08qu'est-ce que vous pouvez nous dire
00:23:08quand vous voyez ces images ?
00:23:10Que c'est normal
00:23:10que c'est une manœuvre
00:23:12à laquelle toutes les armées
00:23:13se préparent
00:23:14toutes les armées
00:23:14qui disposent bien sûr
00:23:15de tous ces moyens-là
00:23:16alors je ne sais pas
00:23:17où a lieu cet arraisonnement
00:23:18si c'est très loin
00:23:19pas loin de Malacca
00:23:20les américains
00:23:21sont allés quand même
00:23:23rechercher les Iraniens
00:23:24d'ailleurs c'est très important
00:23:26en dehors de ça
00:23:27il y a un pétrolier chinois
00:23:29qui a été arraisonné
00:23:30devant Malacca
00:23:31et or maintenant
00:23:32il y a un pétrolier chinois
00:23:33qui vient de franchir Hormuz
00:23:34savoir si le blocus américain
00:23:36va fonctionner avec lui
00:23:37parce que l'équation
00:23:38Etats-Unis-Chine
00:23:39est une équation
00:23:40tout à fait particulière
00:23:41bon rencontre
00:23:43avec Xi
00:23:43à moitié du mois prochain
00:23:48donc il y a quand même
00:23:50quelques prochains
00:23:50alors comment ça se passe
00:23:51c'est très simple
00:23:52vous mettez des commandos
00:23:53bien entraînés
00:23:54sur un hélicoptère
00:23:55qui part de pas trop loin
00:23:57si vous voulez
00:23:57d'un porte-hélicoptère
00:23:58si possible
00:23:59comme les boxeurs
00:24:01et autres Tripoli
00:24:02qui sont déployés
00:24:03dans la zone
00:24:04et puis ensuite
00:24:05soit l'hélicoptère
00:24:06se pose
00:24:07comme on l'a vu
00:24:07faire par des outils
00:24:08d'ailleurs
00:24:08de façon très surprenante
00:24:09et très efficace
00:24:10dans le golfe
00:24:11en face du Yémen
00:24:13et puis ensuite
00:24:14les commandos
00:24:15descendent par une corde lisse
00:24:16c'est ce qu'on voit
00:24:17regarder là
00:24:17on voit les commandos
00:24:18qui descendent par une corde lisse
00:24:37avoir un bâtiment en soutien
00:24:39pas trop loin aussi
00:24:40pour pouvoir défendre
00:24:43des gens qui seront
00:24:44quand même un peu à la merci
00:24:45s'ils se retrouvent
00:24:46devant une prise d'otage
00:24:49ou autre
00:24:49ça peut être extrêmement compliqué
00:24:50comment on fait pour savoir
00:24:51si l'équipage est armé ou pas
00:24:53avant ?
00:24:53ah bah écoutez
00:24:54on le sait quand on y va
00:24:55mais tout simplement
00:24:56il y a quand même
00:24:57une remontée
00:24:58d'informations
00:24:59les bâtiments sont suivis
00:25:01par Sainte-Com
00:25:01on connaît leur nom
00:25:03initial
00:25:03on sait à peu près
00:25:05qui ils sont
00:25:06des sociétés comme Kepler
00:25:07dont un représentant
00:25:09a été ici il n'y a pas longtemps
00:25:10nous disent qu'ils peuvent remonter
00:25:11sur les nationalités
00:25:13le pavillon de ces bâtiments
00:25:15depuis presque leur enfance
00:25:17on sait où ils ont fait escale
00:25:19etc
00:25:19donc on a quand même
00:25:21on dispose de certains éléments
00:25:23qui peuvent permettre
00:25:24d'anticiper sur ce genre de problème
00:25:26quand on voit effectivement
00:25:27les Iraniens
00:25:29qui affirment
00:25:30qu'ils tiendront de leur côté
00:25:31les Américains
00:25:32notamment Donald Trump
00:25:33qui affirme aujourd'hui
00:25:33je cite que les Iraniens
00:25:35veulent que nous ouvrions
00:25:36le détroit d'Hormuz
00:25:37dès que possible
00:25:37quand tu disais
00:25:38c'est leur arme nucléaire économique
00:25:40dans les faits
00:25:41vous le spécialiste
00:25:42si j'ose dire de l'énergie
00:25:43c'est véritablement
00:25:44une arme nucléaire économique ?
00:25:45Oui c'est une arme
00:25:47puisque en fait
00:25:47ce qui va décider
00:25:49de la fin de la guerre
00:25:51peut-être
00:25:51c'est le prix du baril
00:25:52le baril sera finalement
00:25:53l'arbitre
00:25:54s'il venait à être trop élevé
00:25:55et bien les Etats-Unis
00:25:57ne pourraient pas le supporter
00:25:58comme nous d'ailleurs
00:25:58et c'est ce que les Iraniens
00:26:00essayent de pousser
00:26:01alors moi je préfère
00:26:03le terme qu'a utilisé
00:26:05le ministre de l'Industrie
00:26:08des Imeras Arabes Unis
00:26:10il parlait de terrorisme économique
00:26:11et je crois que c'est ça
00:26:12c'est l'Iran ferme le détroit
00:26:14pour faire flamber
00:26:16le prix du baril
00:26:17pour essayer de mettre
00:26:19les Etats-Unis
00:26:20Oui c'est ce qui est le terme
00:26:21qu'il a utilisé
00:26:22terrorisme économique
00:26:23c'est ce qu'il a utilisé
00:26:23il y a un mois
00:26:25et je pense que
00:26:26c'est effectivement
00:26:27vu comme cela
00:26:29par certaines nations du Golfe
00:26:30puisque ces nations-là
00:26:31seront aux mains de l'Iran
00:26:33il faut bien comprendre
00:26:33que demain
00:26:34s'il y a un péage
00:26:35ce n'est pas que le fait
00:26:36de payer le péage illégal
00:26:38c'est le fait
00:26:38que l'Iran sera en capacité
00:26:40de contrôler
00:26:41les flux de pétrole
00:26:42et donc
00:26:43quand vous contrôlez
00:26:4420 millions de barils par jour
00:26:45qui peuvent sortir ou pas
00:26:46vous contrôlez le prix
00:26:48du baril
00:26:48et donc
00:26:49l'Iran aura demain
00:26:50un rôle plus important
00:26:52que celui de l'OPEP
00:26:53et donc
00:26:54effectivement
00:26:55je ne sais pas
00:26:55une très bonne nouvelle
00:26:56de voir le détroit
00:26:57fermé pour nous
00:26:58Alors justement
00:26:59on va prendre la direction
00:26:59de Washington
00:27:00retrouver tout de suite
00:27:01Laurence Haïm
00:27:02qui est sur place
00:27:02avec Doreen Jarniers
00:27:03Bonsoir Laurence
00:27:05Frappé ou asphyxié
00:27:06la question
00:27:07semble se poser
00:27:08pour Donald Trump
00:27:09est-ce que vous
00:27:10la spécialiste des Etats-Unis
00:27:11vous arrivez à voir
00:27:13quelle est finalement
00:27:13la stratégie de Donald Trump
00:27:15derrière ce conflit
00:27:18Alors la stratégie de Donald Trump
00:27:20c'est que l'Iran
00:27:21n'ait jamais
00:27:23d'uranium enrichi
00:27:24et n'ait jamais
00:27:24l'arme nucléaire
00:27:25c'est vraiment ce que
00:27:26Donald Trump
00:27:27et ses conseillers
00:27:28ne cessent de marteler
00:27:29et depuis le début
00:27:30Donald Trump
00:27:31reste fidèle à cela
00:27:32l'Iran ne doit jamais
00:27:34avoir d'arme nucléaire
00:27:36je ne céderai pas là-dessus
00:27:38alors maintenant
00:27:38il y a cette histoire
00:27:39du détroit d'Ormouz
00:27:40il y a cette histoire aussi
00:27:41de crise économique
00:27:42du prix de l'essence
00:27:43qui touche l'Amérique
00:27:44il y a aussi cette histoire
00:27:45que le président américain
00:27:47a ordonné
00:27:47les bombardements
00:27:48sur l'Iran
00:27:49sans autorisation
00:27:51du Congrès
00:27:51et qu'il est dans la fenêtre
00:27:53des 60 jours
00:27:54donc normalement
00:27:55fin avril
00:27:56début mai
00:27:56le Congrès
00:27:57va demander
00:27:58au président américain
00:27:59mais aussi
00:28:00au secrétaire à la défense
00:28:01de comparaître
00:28:02ou en tout cas
00:28:03de s'expliquer
00:28:04donc on va être
00:28:05dans une histoire politique
00:28:06aussi intérieure
00:28:07dans une Amérique
00:28:07qui ne veut pas
00:28:09de cette guerre
00:28:09qui considère
00:28:10que la guerre en Irak
00:28:11ça n'a pas marché
00:28:12que la guerre en Afghanistan
00:28:14ça n'a pas marché
00:28:15qu'il y a des centaines
00:28:16des milliers de jeunes
00:28:17qui sont revenus
00:28:18avec des bras
00:28:18des jambes en moins
00:28:19et qu'il ne faut surtout pas
00:28:20une autre guerre
00:28:21dans cette partie du monde
00:28:22c'est ça qui se passe
00:28:23c'est la réalité américaine
00:28:24que je vous fais partager
00:28:26avec Doreen Jarnias
00:28:27qui m'accompagne ici
00:28:28depuis trois semaines
00:28:28Merci beaucoup Laurence
00:28:30depuis Washington
00:28:32Mélisabelle
00:28:32qui souffre le plus
00:28:33finalement quand on entend
00:28:34Laurence
00:28:35est-ce que dans la politique
00:28:36intérieure
00:28:36ce ne sont pas les américains
00:28:37finalement ?
00:28:38Ah oui on a l'impression
00:28:39et puis juste pour rajouter
00:28:40à ce que disait Laurence
00:28:41c'est aussi
00:28:41ce qu'on avait promis
00:28:42ce qu'avait promis
00:28:43cette administration
00:28:44pendant son élection
00:28:45qu'il n'y aurait plus
00:28:46de guerre comme celle-ci
00:28:47donc on comprend bien
00:28:48que le président américain
00:28:49a écouté les israéliens
00:28:51quand ils sont venus
00:28:52au mois de février
00:28:52ce serait rapide
00:28:53ce serait facile
00:28:54non, huit semaines après
00:28:55ça ne l'est pas
00:28:56avec toutes les conséquences
00:28:57dont on a parlé déjà
00:28:58sur ce plateau ce soir
00:28:59donc ils sont face
00:29:01à une
00:29:02je crois que c'est
00:29:036 Américains sur 10
00:29:04qui désapprouvent de la guerre
00:29:0537% seulement
00:29:06qui approuvent
00:29:07de la politique du président
00:29:09ce qui est historiquement
00:29:10très bas
00:29:10c'est le même niveau
00:29:12qu'on avait vu au lendemain
00:29:13des émeutes au Capitole
00:29:15le 6 janvier 2020
00:29:16donc très très bas
00:29:17la population ne suit pas
00:29:19le parti républicain
00:29:20regarde possiblement
00:29:22la perte
00:29:23la chambre des représentants
00:29:24au mois de novembre
00:29:25donc la pression
00:29:26est énorme
00:29:27et continuera de s'accroître
00:29:28avec le temps
00:29:29pour ce qui est
00:29:30de la capacité du congrès
00:29:32à faire plier le président
00:29:33je pense que c'est
00:29:338 fois
00:29:34ces derniers mois
00:29:35que le congrès
00:29:36a essayé de voter
00:29:38pour limiter
00:29:38les pouvoirs de guerre
00:29:39du président
00:29:40et à chaque fois
00:29:40ça a été l'échec
00:29:41donc un congrès
00:29:42très affaibli
00:29:43mais un président
00:29:44sous beaucoup de pression
00:29:45pour terminer cette guerre
00:29:46et la terminer
00:29:47dans un sens
00:29:48où il peut prétendre
00:29:49avoir une quelconque victoire
00:29:50et plutôt que les iraniens
00:29:52est-ce que ce sont
00:29:52les américains
00:29:53finalement
00:29:53qui peuvent faire plier
00:29:54Donald Trump
00:29:55oui
00:29:56c'est évidemment
00:29:57une possibilité
00:29:58il voit les sondages
00:29:59comme nous
00:30:00il constate
00:30:00qu'il n'a jamais été
00:30:01aussi impopulaire
00:30:02y compris tout au long
00:30:03de son premier mandat
00:30:04bien sûr
00:30:05comme le rappelait Mélissa
00:30:06il a promis
00:30:07plus de guerre
00:30:08il a promis aussi
00:30:08qu'il réduirait
00:30:10de 50%
00:30:11la facture
00:30:11de l'énergie
00:30:12des américains
00:30:13aujourd'hui
00:30:14aux Etats-Unis
00:30:15le gallon
00:30:16a franchi le cap
00:30:18des 4 dollars
00:30:19donc c'est une augmentation
00:30:20absolument considérable
00:30:22donc il y a une pression
00:30:23de politique intérieure
00:30:24pour lui
00:30:25qui est forte
00:30:25après
00:30:27il sait aussi
00:30:29qu'il ne peut pas
00:30:31se permettre
00:30:31de perdre cette guerre
00:30:33et si le prix
00:30:35à payer
00:30:36pour
00:30:38arriver à une issue
00:30:39favorable pour lui
00:30:40c'est de durer
00:30:41il durera
00:30:43quitte à perdre
00:30:44les élections
00:30:44mais il n'a pas le choix
00:30:45il ne peut pas
00:30:46évidemment
00:30:47accepter
00:30:48une issue
00:30:49qui serait autre chose
00:30:50que la capacité
00:30:51pour lui
00:30:52de dire aux américains
00:30:53ça a été dur
00:30:54ça a été pénible
00:30:55ça a peut-être pris du temps
00:30:56mais on a gagné
00:30:57Thierry Bross
00:30:58on parle beaucoup
00:30:59et on en parlera tout à l'heure
00:31:00de la crise énergétique
00:31:01en Europe et en France
00:31:02il y a une crise énergétique
00:31:03aux Etats-Unis aussi
00:31:04et oui
00:31:04parce que le prix du galon
00:31:05c'est ce que vous voyez
00:31:06partout aux Etats-Unis
00:31:07et donc effectivement
00:31:08quand ça monte
00:31:09les gens ne sont pas contents
00:31:10et on sait qu'on perd
00:31:11une élection aux Etats-Unis
00:31:12lorsque le prix du galon
00:31:13mais je crois qu'il y a
00:31:14quand même un autre élément
00:31:15quand même qui pèse
00:31:16dans la balance
00:31:16c'est qu'en faisant ce blocus
00:31:18il interdit à l'Iran
00:31:19d'exporter ses barils de pétrole
00:31:21et donc
00:31:22alors Trump dit
00:31:23500 millions de dollars
00:31:24je ne suis pas tout à fait d'accord
00:31:25mais il permet à l'Iran
00:31:27il interdit à l'Iran
00:31:28de récupérer
00:31:29150 millions de dollars
00:31:30par jour
00:31:30et ces 150 millions de dollars
00:31:32ça permet
00:31:33de la corruption
00:31:34toujours
00:31:34mais ça permet aussi
00:31:36de payer les fonctionnaires
00:31:37payer les militaires
00:31:38etc.
00:31:39donc un régime
00:31:39qui n'a plus de revenus
00:31:41comment est-ce qu'il tient ?
00:31:42C'est aussi une bonne question
00:31:43C'est d'ailleurs la question
00:31:44on disait
00:31:45ces Iraniens
00:31:45qui ne savent plus
00:31:46comment stocker
00:31:48leur pétrole
00:31:49je disais qu'il y aurait même
00:31:50des routes ferroviaires
00:31:51empruntées
00:31:52pour aller jusqu'en Chine
00:31:53comment ils vont faire ?
00:31:54C'est quoi le système D
00:31:55pour les Iraniens
00:31:56pour stocker ces millions de litres ?
00:31:57Alors effectivement
00:31:58quand vous avez
00:31:59vos exportations
00:32:00qui sont impactées
00:32:01que vous ne pouvez plus exporter
00:32:02vous trouvez
00:32:02vous essayez
00:32:03des mesures alternatives
00:32:04donc vous parliez
00:32:05des routes
00:32:06ou des moyens ferroviaires
00:32:08mais ce n'est pas suffisant
00:32:09et donc à un moment
00:32:10ou à un autre
00:32:10il faut arrêter votre production
00:32:11et arrêter une production
00:32:12c'est toujours très compliqué
00:32:14parce que ce sont des systèmes
00:32:16qui fonctionnent en base
00:32:17et quand vous arrêtez
00:32:19ces installations
00:32:19c'est toujours là
00:32:20où il y a un problème
00:32:21et c'est aussi
00:32:22le problème
00:32:23de les remettre en route
00:32:24parce que
00:32:24c'est très long
00:32:25c'est très long
00:32:26et on risque de perdre
00:32:26de la capacité de production
00:32:28parce qu'on connaît
00:32:28comment un réservoir
00:32:29souterrain fonctionne
00:32:30quand on voit ce qu'il produit
00:32:31quand on ne voit plus
00:32:32ce qu'il produit
00:32:33on n'est pas en capacité
00:32:34un peu comme les usines
00:32:35de sidérurgie
00:32:36si je veux dire en France
00:32:37qu'on voyait
00:32:37quand on arrêtait
00:32:38un haut fourneau
00:32:39ça avait été des mois
00:32:40à faire repartir
00:32:41ce type de...
00:32:42Alors l'Iran
00:32:43on compare souvent
00:32:45avec le Venezuela
00:32:45parce que c'est un pétrole
00:32:46très lourd
00:32:47et alors que c'est très compliqué
00:32:48l'Iran ça sera peut-être
00:32:48plus simple à repartir
00:32:50mais effectivement
00:32:50quand vous faites cet arrêt
00:32:52c'est toujours très compliqué
00:32:53et c'est ce qui fait d'ailleurs
00:32:54que l'agence nationale de l'énergie
00:32:56vous dit
00:32:56qu'on ne récupérera pas
00:32:57toute la capacité
00:32:59de production au pétrole
00:33:00dès que la guerre sera terminée
00:33:01parce qu'il y a eu
00:33:02des installations
00:33:02qui ont été arrêtées
00:33:03d'autres qui ont été détruites
00:33:04Didier, est-ce qu'on a vu
00:33:06l'armada américaine
00:33:07qui est présente dans le Golfe
00:33:08est-ce qu'il y a encore
00:33:09si j'ose dire
00:33:10d'autres moyens
00:33:11qui peuvent être envoyés
00:33:11par les Américains
00:33:12dans le Golfe ?
00:33:13Il pourra toujours en envoyer
00:33:14mais là honnêtement
00:33:15ils ont quand même ce qu'il faut
00:33:15pour finir
00:33:16s'il décide de repartir
00:33:18sur du bombardement
00:33:20il n'y a quasiment plus
00:33:21de cibles militaires
00:33:22enfin il en reste
00:33:23mais honnêtement
00:33:24c'est pas ça
00:33:24qui fera changer l'affaire
00:33:25donc s'il repart
00:33:26sur du bombardement
00:33:27il faut qu'il ait une vraie stratégie
00:33:28encore une fois
00:33:32Américains
00:33:33qui s'y connaissent
00:33:34lui ont dit
00:33:35donc en fait
00:33:37s'il remet une couche
00:33:39s'il décide de repartir
00:33:40sur du bombardement
00:33:41je ne vois pas
00:33:42ce qu'il fera d'autre
00:33:42à part aller taper du civil
00:33:43c'est-à-dire d'aller taper
00:33:45de l'électricité
00:33:47et du raffinage
00:33:48de l'essence
00:33:50aujourd'hui
00:33:50en militaire
00:33:51c'est quasiment tout traité
00:33:52et ce qu'ils n'ont pas réussi
00:33:53à traiter
00:33:53par exemple
00:33:55il y a quelques lanceurs
00:33:56de missiles enterrés
00:33:57qui ont été frappés
00:33:59plusieurs fois
00:33:59et qui sont toujours fonctionnels
00:34:00donc c'est qu'il y a un sujet
00:34:01sur la capacité
00:34:02à le traiter
00:34:03par simple bombardement
00:34:04donc tout ce qui a été
00:34:07on ne sait pas
00:34:08où sont les trucs de drones
00:34:08donc les trucs de drones
00:34:09le seul moyen d'arrêter
00:34:10la production de drones
00:34:11c'est d'arrêter l'électricité
00:34:12donc en fait
00:34:12à part repartir
00:34:13sur une campagne
00:34:14totalement différente
00:34:15qui était celle
00:34:15que voulaient faire
00:34:16les Israéliens
00:34:17qui était dire
00:34:17on tape tout ce qui permet
00:34:19au régime
00:34:19de fonctionner
00:34:20et de tenir
00:34:21économiquement
00:34:22et physiquement
00:34:23le pays
00:34:23à part voilà
00:34:24ce que jusqu'à présent
00:34:25il a refusé de faire
00:34:26donc à part le deuxième truc
00:34:28qui marche
00:34:28c'est d'être patient
00:34:30et d'attendre
00:34:31les effets
00:34:32du blocus
00:34:33des ports
00:34:34quand on a vu les Américains
00:34:35ces dernières heures
00:34:35on a refait le tour
00:34:37c'est pas dans le dispositif
00:34:38mais on a vu les Américains
00:34:39ces dernières heures
00:34:39qui ont pris possession
00:34:40je crois d'un nouveau sous-marin
00:34:41c'était prévu
00:34:42de longue date
00:34:43l'USS
00:34:44idéaux
00:34:44je crois c'est ça
00:34:45vice-amiral
00:34:46oui ils sont marins
00:34:46éducateurs d'attaque
00:34:47je voudrais dire deux choses
00:34:48que un
00:34:49Rubio a employé
00:34:50le terme nucléaire
00:34:51un peu comme Poutine
00:34:52c'est à dire que
00:34:52quand on sait plus quoi faire
00:34:53tout d'un coup
00:34:54on sort la poupée
00:34:55c'est la première fois
00:34:55que les Américains le font
00:34:56c'est vraiment un signe de désarroi
00:34:58un mot la vista
00:34:58un signe de désarroi
00:34:59la deuxième chose
00:35:00que vous avez signé
00:35:01les madames
00:35:01et qui m'intéresse beaucoup
00:35:02c'est la marge de manœuvre
00:35:04de Trump
00:35:05Thierry en a parlé également
00:35:06c'est qu'au fond
00:35:07ce qui bloque Trump
00:35:08actuellement
00:35:09c'est l'agenda
00:35:10c'est le temps
00:35:10il n'a pas de temps
00:35:12alors il peut très bien
00:35:13peut-être
00:35:14admettre de perdre
00:35:16éventuellement
00:35:16les midterms
00:35:17parce que s'il admet maintenant
00:35:18il se donne du temps
00:35:19il se donne une certaine marge
00:35:21et il n'est pas à l'abri
00:35:22d'une bonne surprise
00:35:23si par hasard
00:35:24il arrivait
00:35:25à faire une avancée
00:35:27positive
00:35:27d'ici novembre
00:35:29donc au fond
00:35:30ce pari là
00:35:31peut-être
00:35:32peut-il décider
00:35:33de le jouer
00:35:35donc
00:35:36voilà des choses
00:35:37qui sont tout à fait intéressantes
00:35:39deuxième chose
00:35:40Trump actuellement
00:35:41il est coincé
00:35:42ils vont échanger des lettres
00:35:43ils peuvent échanger des lettres
00:35:44pendant des mois
00:35:45et des semaines
00:35:45ce qui ne va pas
00:35:47du tout faire l'affaire
00:35:48du commerce international
00:35:49alors il est possible
00:35:51que Trump
00:35:51qui est quand même
00:35:52impulsif et violent
00:35:53qui adore
00:35:53employer la force brutale
00:35:55il est possible
00:35:56pour lui
00:35:57au fond
00:35:58de désigner
00:35:59un théâtre limité
00:36:00qui resterait
00:36:01en dessous
00:36:02des lignes rouges
00:36:02iraniennes
00:36:03je dirais
00:36:04la bataille d'Hormuz
00:36:05il décide de dire
00:36:07bon alors
00:36:07vous les bateaux commerciaux
00:36:09vous tenez à l'écart
00:36:10et moi
00:36:11j'interdis
00:36:12toute navigation iranienne
00:36:14et je le fais
00:36:15avec des A-10
00:36:16etc
00:36:17enfin
00:36:17ou des hélicoptères
00:36:18n'importe quoi
00:36:19c'est-à-dire
00:36:20neutraliser
00:36:22livrer cette bataille
00:36:23à un endroit
00:36:23circonscrit
00:36:24géographiquement
00:36:25qui ne déchaînerait
00:36:27peut-être pas
00:36:27alors ça peut être ça
00:36:28ou autre chose
00:36:29qui déchaînerait peut-être pas
00:36:31automatiquement
00:36:31la réplique des missiles
00:36:33sur toutes les monarchies du Golfe
00:36:34puisque c'est ça
00:36:35que tout le monde craint
00:36:36cet embrasement-là
00:36:37qui aurait pu sauver
00:36:38des considérables
00:36:39donc c'est compliqué
00:36:40c'est compliqué
00:36:41mais Trump aime utiliser la force
00:36:43en ce moment
00:36:44il est bloqué
00:36:45alors soit il se donne
00:36:46une marge
00:36:47en temps
00:36:48soit il essaie
00:36:49le gros bâton
00:36:49alors ça peut être ce que j'ai dit
00:36:51mais ça peut être
00:36:51éventuellement autre chose
00:36:52mais quelque chose
00:36:53de limité
00:36:54qui permettrait à l'Iran
00:36:55de dire
00:36:55oui mais d'accord
00:36:57on va se battre là
00:36:58mais on va pas taper
00:36:59tout de suite
00:36:59sur l'Arabie saoudite
00:37:00les émirats
00:37:01Oman
00:37:02Koweït
00:37:03Qatar
00:37:03Bahreïn
00:37:04Mélisabelle
00:37:04que sait-on
00:37:06des relations
00:37:07en coulisses
00:37:07entre les autorités
00:37:08militaires
00:37:09et le président Trump
00:37:10alors on sait
00:37:11on sait
00:37:13malheureusement
00:37:13depuis le début
00:37:14de cette guerre
00:37:15on sait ce qu'on sait
00:37:15par Pete Hexet
00:37:17secrétaire d'état
00:37:18de la guerre
00:37:18très fiable
00:37:19voilà
00:37:20très fiable
00:37:21et les tweets Trump
00:37:22aussi on a des déclarations
00:37:23de la part du Pentagone
00:37:24le problème c'est que
00:37:25pour la première fois
00:37:26alors que les Etats-Unis
00:37:27sont engagés
00:37:28dans une guerre
00:37:29on a très peu d'informations
00:37:30fiables en fait
00:37:31par exemple
00:37:32on ne sait pas
00:37:33quand il y a des frappes
00:37:34sur les infrastructures américaines
00:37:35les ambassades
00:37:37très peu est donné
00:37:38alors qu'avant
00:37:39il y a une espèce de transparence
00:37:40qui allait avec
00:37:41l'engagement américain
00:37:42militaire
00:37:43ça c'est nouveau
00:37:44c'est nouveau
00:37:44pourquoi ?
00:37:46parce que
00:37:48pour eux
00:37:49ce qu'ils ont besoin
00:37:50de faire
00:37:50c'est de montrer
00:37:50qu'ils gagnent
00:37:51donc on entendra
00:37:52de la bouche
00:37:52de Pete Hexet
00:37:53à quel point ils frappent
00:37:54ce qu'ils ont utilisé
00:37:55ce qu'ils ont détruit
00:37:56qu'ils sont en train
00:37:56de gagner la guerre
00:37:57on l'entend parler
00:37:58tout seul sur du président
00:37:59aussi
00:37:59mais on a très peu
00:38:01en termes de véritables informations
00:38:02par rapport à ce qui se passe
00:38:04quels sont les coûts
00:38:06finalement de cette guerre
00:38:07alors que normalement
00:38:08il y avait une transparence
00:38:09qui allait avec la guerre
00:38:10donc
00:38:11on sait aussi
00:38:12que vous l'évoquiez tout à l'heure
00:38:14stratégiquement
00:38:15la difficulté
00:38:16de cette opération
00:38:17et les conséquences potentielles
00:38:19avaient été mises
00:38:20devant le président
00:38:21on en sait beaucoup plus
00:38:22aujourd'hui
00:38:22par les militaires
00:38:25par une partie
00:38:26du système politique
00:38:27sans qu'il soit écouté
00:38:29donc il y a une part
00:38:31de cette infrastructure militaire
00:38:33des militaires américains
00:38:34qui voyait bien
00:38:36toutes les complications
00:38:37qu'il pouvait y avoir
00:38:38qui voit bien
00:38:39les stocks de missiles
00:38:41qui baissent
00:38:43qui voit bien
00:38:44la complication géopolitique
00:38:46aussi de cette guerre
00:38:47parce qu'on a beaucoup parlé là
00:38:48de l'accord éventuel
00:38:50entre Téhéran et Washington
00:38:51mais en attendant
00:38:52la Russie
00:38:53s'est renforcée financièrement
00:38:55la Chine
00:38:56a un bien meilleur aperçu
00:38:57sur les moyens
00:38:59maritimes
00:38:59militaires
00:39:00des Etats-Unis
00:39:02l'affaiblissement
00:39:03des Etats-Unis
00:39:03géopolitiquement
00:39:04est aussi une des conséquences
00:39:05de cette guerre
00:39:06et ça
00:39:06du point de vue militaire
00:39:08c'est une catastrophe
00:39:09et évidemment
00:39:09il y a aussi la question d'Israël
00:39:11maintenant on va prendre
00:39:11tout de suite
00:39:11la direction d'Israël
00:39:13où se retrouve
00:39:13l'un de nos envoyés spéciaux
00:39:15Milan Arjolas
00:39:15avec Juan Palencia
00:39:16Bonsoir Milan
00:39:18Benjamin Netanyahou
00:39:19qui est convaincu
00:39:20plus que jamais
00:39:21à poursuivre encore
00:39:22cette guerre
00:39:23pour cibler le Hezbollah
00:39:26Oui Benjamin Netanyahou
00:39:28le premier ministre israélien
00:39:29affirmait ces derniers jours
00:39:31vouloir continuer
00:39:32de cibler
00:39:32les infrastructures
00:39:33militaires du Hezbollah
00:39:34c'est chose faite
00:39:35puisque le premier ministre israélien
00:39:37vient tout juste
00:39:38de publier
00:39:39une déclaration
00:39:40sur ses réseaux sociaux
00:39:41dans laquelle
00:39:42il confirme
00:39:43la destruction
00:39:44d'un tunnel
00:39:45du Hezbollah
00:39:45l'armée israélienne
00:39:46publie d'ailleurs
00:39:47des images
00:39:48de ces tunnels
00:39:50elle parle de deux tunnels
00:39:51découverts par les soldats
00:39:53de Tsaal
00:39:54en donnant quelques précisions
00:39:55il s'agirait de tunnels
00:39:57longs de deux kilomètres
00:39:58à seulement une dizaine
00:40:00de kilomètres
00:40:01de la frontière
00:40:02avec le nord d'Israël
00:40:03un peu plus tôt
00:40:04dans la journée
00:40:05Tsaal avait annoncé
00:40:06un appelé
00:40:07à évacuer
00:40:08pour les habitants du Liban
00:40:1016 nouveaux villages
00:40:12dans le sud
00:40:13du Liban
00:40:14ce qui annonce
00:40:14toujours en général
00:40:15des frappes à venir
00:40:16de l'armée israélienne
00:40:18on le voit donc
00:40:19Tsaal qui continue
00:40:20de cibler
00:40:21le Hezbollah
00:40:22nous avons d'ailleurs
00:40:22pu échanger aujourd'hui
00:40:24avec Juan Palencia
00:40:25avec un haut gradé
00:40:26de l'armée israélienne
00:40:28qui nous confirmait
00:40:29vouloir continuer
00:40:30ces opérations
00:40:31au sud du Liban
00:40:32mais nous lui avons
00:40:33également posé
00:40:34la question
00:40:34de savoir
00:40:35si ces opérations
00:40:37pouvaient dépasser
00:40:38la ligne jaune
00:40:39cette fameuse
00:40:39zone tampon
00:40:40qui a été dessinée
00:40:41par l'armée israélienne
00:40:43ce haut gradé
00:40:44de Tsaal
00:40:45nous a confirmé
00:40:45que s'il y avait
00:40:46un danger
00:40:46pour ces soldats
00:40:48alors oui
00:40:49l'armée israélienne
00:40:50pourrait cibler
00:40:51des infrastructures
00:40:51du Hezbollah
00:40:52au-delà de cette ligne jaune
00:40:53Merci beaucoup Milana Arjelas
00:40:55avec Juan Palencia
00:40:56depuis Tel Aviv
00:40:57en Israël
00:40:57Elsa
00:40:59est-ce qu'on sait
00:40:59quel est l'objectif
00:41:02final
00:41:02s'il y en a
00:41:03de Benyamin Netanyahou
00:41:04vous allez me dire
00:41:05démembrer totalement
00:41:06le Hezbollah
00:41:06mais là encore
00:41:07on voit qu'il sera présent
00:41:08peut-être des semaines
00:41:09des mois au Liban
00:41:09comment vous décryptez
00:41:10ce que nous dit
00:41:11notre envoyé spécial
00:41:11Du point de vue
00:41:13si on se base
00:41:14sur les déclarations
00:41:15de Benyamin Netanyahou
00:41:17il y a un projet
00:41:19qui est effectivement
00:41:20de sécuriser
00:41:21et c'est ce qu'il explique
00:41:22depuis de nombreuses journées
00:41:24et encore aujourd'hui
00:41:25de sécuriser
00:41:26la population d'Israël
00:41:28et pour cela
00:41:29d'extraire
00:41:30et d'éliminer
00:41:31le plus possible
00:41:32du Hezbollah
00:41:33alors aujourd'hui
00:41:34ce qu'on a appris
00:41:35c'est qu'il n'entendait pas
00:41:37occuper le Liban
00:41:38contrairement à ce qui a pu
00:41:39se passer
00:41:40pendant plus de 20 ans
00:41:42mais on n'a que la parole
00:41:44de Benyamin Netanyahou
00:41:45à ce stade
00:41:46Pas de visée territoriale
00:41:47Pas de visée territoriale
00:41:48exactement
00:41:48ce sont ses propos
00:41:49l'histoire laisserait entendre
00:41:51que d'ordinaire
00:41:53même avec les meilleures intentions
00:41:55on n'arrive pas
00:41:56à déloger complètement
00:41:57un groupe terroriste
00:41:58et ça entraîne
00:41:59une persistance
00:42:00sur le terrain
00:42:00des troupes israéliennes
00:42:02c'est en tout cas
00:42:02ce qui s'est passé
00:42:03dans l'histoire récente
00:42:05du Liban
00:42:05et d'Israël
00:42:06pour Benyamin Netanyahou
00:42:09il y a évidemment
00:42:10une pression intérieure
00:42:11pour apporter
00:42:13cette garantie de sécurité
00:42:14à une population israélienne
00:42:15qui est dans un état de guerre
00:42:16depuis 2023
00:42:18qui a toujours été
00:42:19de manière latente
00:42:20depuis la création de l'État
00:42:21mais véritablement
00:42:23depuis 2023
00:42:24qui a laissé un choc
00:42:24dans tous les esprits
00:42:25mais il y a quand même
00:42:27il faut le dire
00:42:27des contestations en Israël
00:42:29il y a une nouvelle alliance
00:42:30qui s'est formée
00:42:30entre plusieurs hommes
00:42:34politiques israéliens
00:42:34en vue d'élections
00:42:35qui arrivent à l'automne
00:42:36et on verra
00:42:38à quel point
00:42:38les Israéliens soutiennent
00:42:40cette politique de la guerre
00:42:42qui est alimentée
00:42:43non seulement
00:42:44par Benyamin Netanyahou
00:42:45mais aussi
00:42:46par la coalition
00:42:46dont il dépend
00:42:47une coalition
00:42:48très très très à droite
00:42:49Didier
00:42:50on a beaucoup parlé
00:42:51des tunnels du Hamas
00:42:52à Gaza
00:42:53on voit ces images
00:42:54du tunnel du Hezbollah au Liban
00:42:55là aussi
00:42:56il y a ce type
00:42:58non mais je
00:42:58non mais c'est tout à fait logique
00:42:59enfin regardez
00:43:00il y a les tunnels du Hamas
00:43:01les tunnels du Hezbollah
00:43:02les tunnels des Iraniens
00:43:03c'est la même stratégie
00:43:04en fait ils s'enterrent
00:43:05parce qu'ils savent
00:43:05face à la puissance aérienne
00:43:08que ce soit les Israéliens
00:43:09ou les Américains
00:43:10une de leurs seules solutions
00:43:12du faible fort
00:43:13entre guillemets
00:43:13c'est de s'enterrer
00:43:15donc on est sur des guerres
00:43:15très enterrées
00:43:16donc sur ce plan là
00:43:17c'est la même stratégie
00:43:18pour les Israéliens
00:43:18à Gaza
00:43:19et au Liban
00:43:20pour aller frapper
00:43:21les tunnels
00:43:22c'est pas tout à fait
00:43:23les mêmes stratégies
00:43:24mais en fait
00:43:25les tunnels là
00:43:26eux ça leur pose un problème
00:43:26sur le début de la frontière
00:43:28ils ont deux problèmes en fait
00:43:29ils veulent éviter deux choses
00:43:31les risques d'infiltration
00:43:32ça c'est ce qu'ils sont en train de faire
00:43:34donc c'est les tunnels
00:43:36et donc en fait
00:43:36ils vont pas occuper militairement
00:43:39mais ils vont occuper par le feu
00:43:40c'est-à-dire qu'ils sont en train
00:43:41de faire une demande de 5 km
00:43:42où ils détruisent
00:43:43toutes les capacités
00:43:44ils détruisent aussi les villages
00:43:45donc la possibilité de population
00:43:46après ils se retirent
00:43:47ils regardent avec des drones
00:43:48et dès que ça bouge dedans
00:43:49ils tapent
00:43:49et c'est une occupation
00:43:51indirecte
00:43:51mais ça restera
00:43:53de fait
00:43:54à moins que l'armée libanaise
00:43:55à la fin des négociations
00:43:57ne puisse s'y redéployer
00:43:58pour assumer la souveraineté libanaise
00:43:59c'est une occupation par les feux
00:44:02et ça on parle de la bande
00:44:03qui est la bande frontalière
00:44:05qui était la ligne avancée
00:44:07du Hezbollah
00:44:09à partir duquel
00:44:10ils pouvaient lancer des opérations
00:44:11la deuxième menace
00:44:12c'est la menace des missiles
00:44:13des missiles
00:44:14enfin des roquettes
00:44:15plus exactement
00:44:16et les roquettes
00:44:17elles partent du nord de l'Italie
00:44:19et là
00:44:20on peut repousser
00:44:22si c'est du 122
00:44:23c'est du nord de l'Italie
00:44:24si c'est des roquettes
00:44:25de 240 mm
00:44:26ça a encore un peu plus d'allonge
00:44:28donc c'est encore un peu plus au nord
00:44:29donc vous voyez bien
00:44:29que là aussi
00:44:30ça sera traité
00:44:31comme ça l'a toujours été de fait
00:44:32par des bombardements aériens
00:44:33de la surveillance
00:44:34et du bombardement
00:44:35donc ça sera traité
00:44:35par les feux
00:44:36pourquoi ?
00:44:37parce que les Israéliens
00:44:38veulent éviter
00:44:38le problème d'avoir des troupes au sol
00:44:40comme ils l'ont eu
00:44:41dans les années 80
00:44:41et que les risques d'attentats
00:44:43les risques de mines
00:44:45d'embuscades
00:44:45etc
00:44:46donc c'est ça
00:44:46qu'ils vont mettre en place
00:44:47on peut désarmer
00:44:49le Hezbollah ?
00:44:49ça me paraît difficile
00:44:51parce que
00:44:52si vous voulez
00:44:53la finule est là
00:44:53depuis 78
00:44:54et sa mission
00:44:55c'était de désarmer
00:44:56le Hezbollah
00:44:57il n'y arrive pas
00:44:57personne ne va y arriver
00:44:58simplement
00:44:59concernant les territoires
00:45:01rappelons-nous
00:45:03le différent
00:45:04entre Israël
00:45:05et la Syrie
00:45:06le plateau du Golan
00:45:07à qui appartient-il ?
00:45:09il est syrien
00:45:10il est occupé par Israël
00:45:11et presque annexé
00:45:12par Israël
00:45:13la zone grise
00:45:14lorsqu'il y a eu
00:45:15la chute de Bachar el-Assad
00:45:17il y avait une zone
00:45:18tampon grise
00:45:19qui remontait
00:45:19à l'est
00:45:21et qui était occupée
00:45:23plus ou moins
00:45:24par l'ONU
00:45:24enfin surveillée par l'ONU
00:45:25Israël s'en est emparé
00:45:26là nous avons
00:45:28une zone tampon
00:45:29dite tampon
00:45:30dans laquelle
00:45:30il va y avoir
00:45:31table rase
00:45:31c'est vraiment
00:45:32le désert complet
00:45:33ça va être rasé
00:45:34les villages sont rasés
00:45:36etc
00:45:36on peut le comprendre
00:45:37parce que effectivement
00:45:38comme le dit
00:45:38il faut mettre
00:45:40les villages
00:45:41du nord d'Israël
00:45:42en sécurité
00:45:43simplement
00:45:44moi je veux bien
00:45:45qu'il y ait des surveillances
00:45:46par drone etc
00:45:47mais moi je vois très bien
00:45:48de la surveillance
00:45:49sur le terrain
00:45:50par Israël
00:45:51ce qui
00:45:53d'une certaine façon
00:45:55ramène
00:45:56à ce dont je vous parlais
00:45:57l'annexion du Golan
00:45:58de la zone grise
00:45:59etc
00:46:00c'est à dire
00:46:01qu'on a l'impression
00:46:01que pour des bonnes raisons
00:46:03c'est à dire protéger
00:46:04les villages d'Israël
00:46:05et bien
00:46:07Israël risque fort
00:46:08de s'implanter
00:46:09sur cette zone là
00:46:10parce que les missiles
00:46:10ils ont des portées
00:46:12de plus en plus longues
00:46:13je suis d'ailleurs
00:46:13absolument sidéré
00:46:14que le Hezbollah
00:46:16dispose d'autant de missiles
00:46:17alors qu'elle n'a presque plus
00:46:18le soutien technique
00:46:19et technologique
00:46:20ou un armement
00:46:21de l'Iran
00:46:22et deux informations
00:46:22qui nous parviennent
00:46:23à l'instant
00:46:23sur cette question
00:46:24qu'on évoque
00:46:25le Liban
00:46:26justement Israël
00:46:26affirme avoir découvert
00:46:27deux tunnels du Hezbollah
00:46:28courant sur deux kilomètres
00:46:30et de son côté
00:46:31le Liban
00:46:32l'armée
00:46:33affirme
00:46:33le côté libanais
00:46:34que deux soldats
00:46:35Milan l'a évoqué
00:46:36deux soldats
00:46:38ont été blessés
00:46:38après une frappe
00:46:39ciblée d'Israël
00:46:40effectivement
00:46:40ces informations
00:46:41qui nous sont
00:46:43confirmées
00:46:43effectivement à l'instant
00:46:44derrière cela
00:46:45on le disait
00:46:45il y a la question
00:46:46énergétique
00:46:47y compris aux Etats-Unis
00:46:48Mélissa
00:46:49en France aussi
00:46:50Thierry Bross
00:46:50ce matin
00:46:50le ministre de l'économie
00:46:52a dit
00:46:52il n'y a pas de pénurie
00:46:53pas d'inquiétude
00:46:55il y a quelques jours
00:46:55le PDG de Total
00:46:56lui a dit
00:46:57si ça continue
00:46:58pendant deux ou trois mois
00:46:59il y a un risque de pénurie
00:47:00qui croire
00:47:01écoutez moi je crois
00:47:02le PDG de Total
00:47:03je crois aussi
00:47:04le directeur exécutif
00:47:06de l'agence internationale
00:47:07de l'énergie
00:47:08je vous rappelle
00:47:08que la France
00:47:09est membre
00:47:09de l'agence internationale
00:47:11de l'énergie
00:47:11que l'agence
00:47:12regarde les marchés
00:47:14et a la compétence
00:47:15sur ces sujets là
00:47:15c'est l'agence
00:47:16qui a remis
00:47:17les stocks stratégiques
00:47:19sur le marché
00:47:19et lorsqu'ils ont remis
00:47:20les stocks stratégiques
00:47:21sur le marché
00:47:22on a oublié
00:47:23mais l'agence
00:47:23a publié
00:47:24des communiqués de presse
00:47:25expliquant qu'il fallait
00:47:26baisser notre consommation
00:47:27alors il y aura
00:47:29ça dépend de ce qu'on appelle
00:47:30pénurie
00:47:30mais il va y avoir
00:47:31le signal prix
00:47:32qui va faire
00:47:32qu'il va y avoir
00:47:33une destruction de la demande
00:47:34et cette destruction
00:47:36de la demande
00:47:36soit elle est suffisante
00:47:37et donc ça pourra passer
00:47:39mais suffisante
00:47:40ça veut dire
00:47:40qu'il va y avoir
00:47:41des gens qui vont moins
00:47:42prendre leur voiture
00:47:43il va y avoir
00:47:44des avions
00:47:44qui vont être clués au sol
00:47:46ou alors
00:47:47si c'est pas suffisant
00:47:48et bien il y aura
00:47:49alors effectivement
00:47:50pénurie
00:47:50et c'est toute la difficulté
00:47:51vous voyez
00:47:52comme des politiques disent
00:47:53il faut baisser le prix
00:47:54à la pompe
00:47:55et bien vous ne donnez pas
00:47:56le signal prix
00:47:57donc vous créez
00:47:57de facto la pénurie
00:47:58donc c'est ça
00:47:59la grande difficulté
00:48:00mais on est
00:48:02à l'aube
00:48:03d'une pénurie
00:48:03et il faut bien comprendre
00:48:04que l'Asie
00:48:05qui est plus proche
00:48:07du détroit d'Hormuz
00:48:08est déjà dans ce cas-là
00:48:09au Pakistan
00:48:10puisque c'est là
00:48:10où ils se réunissent
00:48:11il y a des blackouts
00:48:13réguliers
00:48:13alors il n'y en a pas
00:48:13dans l'hôtel
00:48:14où ils se réunissent
00:48:15où ils devraient se réunir
00:48:15mais ailleurs il y en a
00:48:17c'est bien tenu
00:48:17ce qu'on voit très concrètement
00:48:18Thierry Brosse
00:48:19c'est que ces questions énergétiques
00:48:20ça va avoir des
00:48:20ça a déjà des conséquences
00:48:21quotidiennes sur notre vie
00:48:23et probablement
00:48:24sur l'été des français
00:48:24bonsoir Nargis Hadji
00:48:25vous nous avez rejoint
00:48:27des conséquences
00:48:28sur la vie des français
00:48:29et sur ceux qui prévoient
00:48:30de prendre des vacances
00:48:30cet été
00:48:31avec deux conséquences
00:48:32on le voit
00:48:33sécurité et proximité
00:48:34absolument
00:48:35c'est le baromètre annuel
00:48:36d'Europe
00:48:37assistance
00:48:38et d'Ipsos
00:48:38qui nous donne
00:48:39des indications
00:48:39très concrètes
00:48:40concernant les intentions
00:48:41des français
00:48:41pour ces vacances d'été
00:48:432026
00:48:44plusieurs enseignements
00:48:45à tirer
00:48:45le tout premier
00:48:46et bien concernent
00:48:47les français
00:48:48vous allez le voir
00:48:48elles sont moins nombreux
00:48:49à partir
00:48:5037% seulement
00:48:51sont certains de partir
00:48:53et si on compare
00:48:54avec l'an dernier
00:48:55et bien c'était
00:48:5550% en 2025
00:48:57le deuxième enseignement
00:48:58et bien c'est que
00:48:59ceux qui partent
00:49:00partent moins loin
00:49:01cet été
00:49:02les français
00:49:02lèvent les pieds
00:49:03sur les voyages
00:49:04à l'étranger
00:49:05et la France
00:49:05finalement devient
00:49:06la destination
00:49:07refuge
00:49:0851%
00:49:10passeront
00:49:11toutes leurs vacances
00:49:12dans l'hexagone
00:49:12voilà ce qu'ils disent
00:49:13une hausse significative
00:49:15c'est plus 15%
00:49:16en un an
00:49:17en cause
00:49:18un contexte
00:49:18évidemment
00:49:19international
00:49:20jugé
00:49:21plus instable
00:49:21plus d'un français
00:49:22sur deux
00:49:23d'y prendre
00:49:24en considération
00:49:24le risque
00:49:25de conflits armés
00:49:26avant de choisir
00:49:27une destination
00:49:28alors évidemment
00:49:29Israël
00:49:29ou encore la Russie
00:49:30sont écartés
00:49:31pour des raisons
00:49:31de sécurité
00:49:32mais ce qui est
00:49:33plus surprenant
00:49:33c'est cette conséquence
00:49:34directe concernant
00:49:35les Etats-Unis
00:49:36les Etats-Unis
00:49:37souvent dans le top 5
00:49:38des destinations
00:49:38lointaines préférées
00:49:39des français
00:49:40et cette année
00:49:41bien elle n'est plus
00:49:41dans le top 5
00:49:42remplacée par le Canada
00:49:43est-ce qu'il y a des conséquences
00:49:44aussi sur le budget
00:49:45prévu par les français
00:49:46oui le budget
00:49:47alors des français
00:49:47grimpe finalement
00:49:49il est à 2864 euros
00:49:51c'est plus de 90 euros
00:49:52en un an
00:49:53l'une des explications
00:49:54c'est probablement
00:49:55parce que les français
00:49:56ont décidé pour cet été
00:49:57de réduire leur temps
00:49:59de vacances
00:49:59des séjours raccourcis
00:50:00passant d'1,9 semaine
00:50:02à
00:50:031,9 semaine
00:50:04cette année
00:50:05pardon
00:50:05à en 2025
00:50:062,1 semaines
00:50:08donc un petit peu
00:50:08moins de temps
00:50:09en vacances
00:50:09Thierry Brosson voit
00:50:10les conséquences
00:50:11sont directes
00:50:12et les français
00:50:13sont dans la prévision
00:50:14ils anticipent
00:50:15ce qui va se passer
00:50:15cet été
00:50:16et oui les français
00:50:17ont compris
00:50:17que si le prix du kérosène
00:50:19a doublé
00:50:20ce mois-ci
00:50:21et bien le prix
00:50:22du billet d'avion
00:50:22lui va augmenter
00:50:23de l'ordre de 40%
00:50:24et donc à ce moment-là
00:50:26la question c'est
00:50:26est-ce que je peux me payer
00:50:27ce nouveau prix du billet
00:50:29d'avion ou pas
00:50:29et donc ce que l'on a
00:50:30c'est des français
00:50:31qui voyagent moins loin
00:50:33et de l'autre côté
00:50:34vous avez des compagnies
00:50:35aériennes qui n'affrêtent plus
00:50:36et qui vont clouer
00:50:37certains avions au sol
00:50:38on le voit encore une fois
00:50:40au Vietnam
00:50:41en Asie
00:50:42et on est en train
00:50:43de le voir petit à petit
00:50:44en Europe
00:50:45et ces questions
00:50:45seront bien sûr
00:50:46au cœur ce soir
00:50:47de l'émission
00:50:48qui présentée
00:50:49par Maxime Switek
00:50:51il s'agit du QG
00:50:52ça n'a pas manqué
00:50:54ce sera à partir
00:50:54de 21h
00:50:55Iran
00:50:56la guerre va-t-elle
00:50:57reprendre
00:50:58le quartier général
00:50:58ce sera avec
00:51:00Maxime Switek
00:51:01merci d'avoir été
00:51:02à mes côtés
00:51:02pour décrypter tout cela
00:51:04cette question
00:51:04de la relation internationale
00:51:06avec différents pays
00:51:07qui s'invite aussi
00:51:08dans le débat français
00:51:09c'est une petite phrase
00:51:10qui a été prononcée
00:51:11par Emmanuel Macron
00:51:13hier lors d'un déplacement
00:51:14en Argiège
00:51:16elle pose la question
00:51:17toujours épineuse et brûlante
00:51:18des relations de la France
00:51:19avec l'Algérie
00:51:20je vous propose d'écouter
00:51:21le chef de l'État
00:51:22l'intégralité des médecins
00:51:24qui étaient là aujourd'hui
00:51:24sont des praticiens hospitaliers
00:51:26qui ont été formés
00:51:27hors de France
00:51:28et qu'on a régularisé
00:51:30après les tests
00:51:31et donc je pense
00:51:31que c'est très important
00:51:34dans la période qui vient
00:51:36de ne pas accepter
00:51:37l'esprit de réduction
00:51:38de caricature
00:51:39je ne vise personne
00:51:40non non
00:51:41je ne vise personne
00:51:42je suis dans une approche positive
00:51:44je dis qu'on a besoin
00:51:45de ces femmes et ces hommes
00:51:46qui servent notre pays
00:51:47je ne vise personne
00:51:48voilà on voit le chef de l'État
00:51:49qui était dans la réponse
00:51:51à ce qu'il avait critiqué
00:51:52bonjour Philippe Brun
00:51:53député PS de l'Eure
00:51:55Jonas Haddad
00:51:55porte-parole des Républicains
00:51:57le chef de l'État
00:51:57qui a évoqué
00:51:58je cite
00:51:58les maboules
00:51:59qui veulent justement
00:52:01se fâcher avec l'Algérie
00:52:02alors est-ce que
00:52:02vous êtes un maboule
00:52:03Jonas Haddad
00:52:05maboule en arabe
00:52:06c'est-à-dire
00:52:06quelqu'un qui est fou
00:52:07et Einstein disait
00:52:08que la folie
00:52:09c'est de toujours faire
00:52:10la même chose
00:52:10et penser qu'il y aurait
00:52:11des conséquences différentes
00:52:12et depuis des années
00:52:13Emmanuel Macron
00:52:14s'est constitué
00:52:15comme étant
00:52:17lâche vis-à-vis de l'Algérie
00:52:18et donc bien évidemment
00:52:19ça produit toujours
00:52:20les mêmes résultats
00:52:21je vous donne un seul exemple
00:52:22qui est un exemple
00:52:23un peu maboule
00:52:24c'est lorsqu'en 2022
00:52:26il va faire une visite d'État
00:52:27et bien juste après
00:52:28la visite d'État
00:52:29le régime algérien
00:52:31décide de rétablir
00:52:32le couplet anti-français
00:52:34dans l'hymne national algérien
00:52:36c'est le seul pays au monde
00:52:37il n'y a pas un autre pays au monde
00:52:39dans lequel
00:52:39on nous insulte
00:52:41dans un hymne national
00:52:42à côté bien évidemment
00:52:43il y a l'affaire
00:52:44Boilem Sansal
00:52:45il y a Christophe Gleiss
00:52:46qui est encore emprisonné
00:52:48il y a la petite Lola
00:52:49qui est massacrée
00:52:50par une OQTF
00:52:51sur laquelle
00:52:52on ne retient pas
00:52:53les personnes
00:52:54qui sont expulsées
00:52:55et enfin
00:52:55dernier point
00:52:56puisqu'on est censé être
00:52:57un pays
00:52:57qui n'est pas sympa
00:52:59avec l'Algérie
00:52:59je rappelle quand même
00:53:01que la moitié
00:53:02des ressortissants algériens
00:53:04qui vivent en France
00:53:05vivent dans du logement social
00:53:07alors la question
00:53:07que je pose ce soir
00:53:08c'est
00:53:09qui est le maboule là-dedans
00:53:12qui
00:53:12c'est-à-dire
00:53:13on fait toujours la même chose
00:53:14et on pense qu'on va avoir
00:53:14des conséquences différentes
00:53:15nous ce que nous voulons
00:53:16c'est assumer
00:53:18le rapport de force
00:53:19non pas la rupture
00:53:19mais retrouver
00:53:20une relation équilibrée
00:53:22dans laquelle on n'est pas
00:53:23les dominés permanents
00:53:24d'une relation déséquilibrée
00:53:26le chef de l'État
00:53:26disait qu'il ne fallait pas
00:53:27se barquer avec eux
00:53:27parce qu'on a besoin
00:53:28d'un certain nombre de médecins
00:53:29y compris hors de l'Union Européenne
00:53:30qu'est-ce que vous répondez
00:53:32à Jonas Haddad ?
00:53:32C'est un vieux fonds de commerce
00:53:33vous savez de la droite
00:53:34et de l'extrême droite
00:53:35c'est la haine de l'Algérie
00:53:36l'Algérie a été un département français
00:53:38pendant 132 ans
00:53:40et nous avons avec la nation algérienne
00:53:42des liens indéfectibles
00:53:43il y a de l'Algérie
00:53:44dans chaque Français
00:53:45de la France dans chaque Algérien
00:53:46je rappelle que l'Algérie
00:53:47était française
00:53:48avant Nice
00:53:48et la Savoie
00:53:49et cela a créé
00:53:50des liens indéfectibles
00:53:51il y a 9 millions de Français
00:53:52qui ont un lien avec l'Algérie
00:53:53soit parce qu'ils sont descendants
00:53:54d'Algériens
00:53:55soit parce que leurs parents
00:53:55étaient pieds noirs
00:53:56soit parce qu'ils descendent
00:53:57ou ont dans leur famille
00:53:58des appelés du contingent
00:53:59c'est donc notre pays frère
00:54:00il y a un ambassadeur
00:54:01qui disait
00:54:02qui est secrétaire général
00:54:02du Quai d'Orsay
00:54:04qui s'appelait François Cher
00:54:05il y a deux pays
00:54:07avec lesquels la France
00:54:08ne peut pas se fâcher
00:54:08c'est l'Allemagne
00:54:09et l'Algérie
00:54:10donc ce n'est pas seulement
00:54:10la question des médecins
00:54:11c'est la question
00:54:12de cette communauté de destin
00:54:13qui représente 9 millions
00:54:14de personnes en France
00:54:15et même des gens
00:54:16qui n'ont pas l'air
00:54:17particulièrement algériens
00:54:17mais qui ont ces frères
00:54:19des sœurs
00:54:19des deux côtés de la Méditerranée
00:54:20ça veut dire quoi
00:54:21pas l'air particulièrement algériens
00:54:22parce que
00:54:23ce que je veux dire par là
00:54:23c'est qu'il y a tellement de français
00:54:24qui ont un lien avec l'Algérie
00:54:25c'est un pays
00:54:26qui est tellement proche de nous
00:54:28culturellement
00:54:29personnellement
00:54:29que
00:54:30que je vous dis
00:54:31que avoir de mauvaises relations
00:54:33avec ce pays
00:54:33est complètement dingue
00:54:35et encore plus dingue aujourd'hui
00:54:36je le dis très clairement
00:54:39au moment où nous avons besoin
00:54:40je le crois la France
00:54:41de renouer des deux côtés
00:54:42des rives de la Méditerranée
00:54:43avec la Tunisie
00:54:45le Maroc
00:54:46et l'Algérie
00:54:46il n'y a aucun sens
00:54:47la vérité c'est que vous êtes
00:54:48monsieur Haddad
00:54:49l'héritier d'une vieille tradition politique
00:54:50qui était celle de l'OAS
00:54:52qui était celle de Jean-Marie Le Pen
00:54:53qui est celle de cette droite française
00:54:55qui n'a jamais accepté
00:54:56l'indépendance de l'Algérie
00:54:56qui n'a jamais accepté
00:54:57que l'Algérie
00:54:58soit un héritier souverain
00:54:59indépendant de la France
00:55:00et qui a fait finalement
00:55:01de la figure de l'Algérien
00:55:02la figure à battre
00:55:03la vérité c'est que
00:55:04Bruno Retailleau
00:55:05s'est trompé sur toute la ligne
00:55:06sur l'Algérie
00:55:07la vérité c'est que
00:55:07depuis qu'il est parti
00:55:08on n'a jamais autant
00:55:09éloigné de QTF en Algérie
00:55:11que l'Algérie nous reparle
00:55:12et accepte à nouveau
00:55:13ses ressortissants
00:55:14OAS
00:55:15héritier de Jean-Marie Le Pen
00:55:16Retailleau s'est complètement planté
00:55:17sur l'Algérie
00:55:18et aujourd'hui
00:55:19il en paie les conséquences
00:55:20je ne sais pas
00:55:20il fait un meeting
00:55:20mais c'est toujours la même technique
00:55:22c'est à dire en gros
00:55:23de considérer qu'on est fasciste
00:55:24quand on ose dire ça
00:55:25moi je ne comprends pas
00:55:27que vous parliez d'un pays frère
00:55:29vraiment
00:55:29et de haine anti-algérienne
00:55:31quand la seule haine
00:55:32qui est de ce côté-là
00:55:33de la Méditerranée
00:55:34elle est du côté de la haine
00:55:35du régime algérien
00:55:36comment vous acceptez
00:55:37monsieur Brun
00:55:38vous êtes un député français
00:55:39que le pays que vous représentez
00:55:41soit insulté
00:55:42dans un hymne national
00:55:43donnez-moi
00:55:44je termine juste
00:55:46donnez-moi
00:55:46un autre pays au monde
00:55:48qui nous insulte
00:55:50donnez-moi
00:55:50un seul pays au monde
00:55:51vous êtes en train
00:55:52de faire en permanence
00:55:53des tweets sur
00:55:54la brutalité de Trump
00:55:56la brutalité
00:55:57de la Russie
00:55:59là il y a un pays
00:56:00qui directement
00:56:01expulse nos diplomates
00:56:03emprisonne
00:56:05emprisonne
00:56:05nos auteurs
00:56:06monsieur
00:56:06vous parlez de la gauche
00:56:08et vous me renvoyez à l'OS
00:56:09mais la gauche
00:56:10qui défend la littérature
00:56:12qui défend
00:56:13la France
00:56:13qui est une patrie littéraire
00:56:14vous vous couchez devant ça
00:56:16mais vous me renvoyez à l'OS
00:56:18mais moi dans ce cas-là
00:56:19j'ai envie de renvoyer
00:56:20aux pires heures
00:56:21du pacifisme
00:56:23collaborationniste
00:56:23voilà ça va
00:56:24mais non mais
00:56:25dans ce cas-là
00:56:26c'est que
00:56:26dans ce cas-là
00:56:28pacifisme collaborationniste
00:56:29mais oui
00:56:29mais moi je suis
00:56:30mais moi je suis pas héritier
00:56:32moi je suis pas héritier
00:56:33de l'OS
00:56:34comme vous n'êtes pas héritier
00:56:35des pacifistes
00:56:36qui ont collaboré
00:56:37avec des gens qui nous insultent
00:56:38ce qui se passe aujourd'hui
00:56:39pourquoi ne pas
00:56:40est-ce que la bonne stratégie
00:56:42c'est pas celle de la force
00:56:43face à l'Algérie
00:56:45finalement
00:56:45ça s'est complètement planté
00:56:46c'est-à-dire qu'on n'arrivait plus
00:56:47à exécuter aucune QTF
00:56:49aujourd'hui on les exécute à nouveau
00:56:50parce qu'on a rouvert le dialogue
00:56:51moi j'ai aucune sympathie
00:56:52pour le régime algérien
00:56:53ça a bien changé
00:56:54vous avez dit pays frère
00:56:55il y a un instant
00:56:55il faut dire
00:56:57c'est le pays
00:56:57les gens qui y habitent
00:56:58les 40 millions d'Algériens
00:56:59dont 11 millions sont francophones
00:57:01ils viennent étudier
00:57:01dans nos universités françaises
00:57:03ils regardent la télé française
00:57:04toute la journée
00:57:04ils vous regardent aujourd'hui
00:57:05mais nous on fait un peu
00:57:07mais on parle du pouvoir
00:57:09politique algérien
00:57:10derrière c'est pas les Algériens
00:57:12qui sont en photo
00:57:12c'est monsieur Tiboun
00:57:13donc répondez à cette question
00:57:14il y a une différence entre
00:57:14le peuple algérien
00:57:15et son régime
00:57:17alors comment vous traitez
00:57:17le régime algérien ?
00:57:18je n'ai aucune sympathie
00:57:19pour le régime
00:57:20maintenant ce qu'il faut
00:57:21non mais comment vous faites
00:57:22écoute on parle entre partenaires
00:57:23d'accord
00:57:23il faut aujourd'hui réussir
00:57:25c'est un partenaire
00:57:25on a réussi à se mettre d'accord
00:57:26et c'est positif
00:57:27sur les renvois d'étrangers
00:57:29l'Algérie n'a jamais autant
00:57:30accepté d'étrangers
00:57:31depuis que monsieur Retailleau
00:57:32est parti
00:57:33je rappelle d'ailleurs
00:57:34que sous François Hollande
00:57:35on expulsait beaucoup plus
00:57:36d'étrangers vers l'Algérie
00:57:37que sous Bruno Retailleau
00:57:38preuve que
00:57:39cette comédie insupportable
00:57:41a été néfaste
00:57:42pour les intérêts de la France
00:57:43monsieur Retailleau
00:57:44a pris en otage
00:57:44la relation franco-algérienne
00:57:46et au final
00:57:46il n'a jamais aussi peu
00:57:48expulsé à l'Algérie
00:57:48dans l'histoire
00:57:49depuis les 20 dernières années
00:57:51qu'est-ce que vous répondez
00:57:51à la famille
00:57:52de monsieur Gleize
00:57:53et à tous les journalistes
00:57:55qui dénoncent
00:57:55un emprisonnement politique
00:57:57ben si c'est la question
00:57:58parce que
00:57:59parce que lorsqu'on parle
00:58:00de Maboul
00:58:00dans une relation
00:58:01il faut expliquer
00:58:02pourquoi on en arrive
00:58:03à cette tension là
00:58:04on n'est pas dans cette tension là
00:58:05à d'autres pays
00:58:06vous parlez tout à l'heure
00:58:07des liens particuliers
00:58:07qu'on peut avoir
00:58:08des pays du Maghreb
00:58:09figurez-vous que moi
00:58:10je ne sais pas si c'est votre cas
00:58:11mais moi mon grand-père
00:58:12il est tunisien
00:58:13on n'a pas du tout
00:58:14cette histoire là
00:58:14avec la Tunisie
00:58:15on n'a pas du tout
00:58:16cette tension
00:58:17mais pourquoi ?
00:58:18parce que les Tunisiens
00:58:19ne détiennent pas
00:58:20nos diplomates
00:58:21parce que les Tunisiens
00:58:22ne détiennent pas
00:58:23nos auteurs
00:58:23parce que les Tunisiens
00:58:24ne nous insultent pas
00:58:25donc en fait
00:58:27il n'y a aucun diplomate français
00:58:28qui est détenu en Algérie
00:58:29ne dit pas n'importe quoi
00:58:30j'ai parlé de personnes
00:58:31qui sont des auteurs
00:58:31il y a des diplomates
00:58:33qui ont été expulsés
00:58:34il y a 300 agents
00:58:37français aujourd'hui
00:58:38en Algérie
00:58:38c'est notre quatrième
00:58:39plus grande ambassade au monde
00:58:40mais n'est pas dire aux gens
00:58:41que l'Algérie
00:58:42expulse le diplomate
00:58:43c'est pas vrai
00:58:44c'est la quatrième
00:58:45plus grande
00:58:45Christophe Glez
00:58:46est-ce que vous êtes
00:58:47de son côté ou pas ?
00:58:47évidemment que je suis de son côté
00:58:48alors pourquoi vous ne mobilisez pas ?
00:58:50pourquoi vous n'en parlez jamais ?
00:58:51moi déjà j'étais mobilisé
00:58:52pour Boilem Sansal
00:58:52je suis une des rares personnes
00:58:53de gauche qui a été mobilisée
00:58:54vous avouez que la gauche
00:58:55a lâché Sansal ?
00:58:56non je suis dans
00:58:57toutes les manifestations
00:58:57pour Boilem Sansal
00:58:58je soutiens évidemment
00:59:00Christophe Glez
00:59:00je dis simplement
00:59:01donc c'est un pays frère ?
00:59:02c'est un pays frère
00:59:03ça sera toujours
00:59:04le peuple algérien
00:59:05sera toujours
00:59:06un peuple frère
00:59:07du peuple français
00:59:08d'accord
00:59:09et le nier
00:59:10c'est nier la réalité
00:59:11des relations
00:59:11entre nos deux pays
00:59:12maintenant ce qu'il faut faire
00:59:13c'est ouvrir le dialogue
00:59:14avec ce régime
00:59:14les insultes de Bruno Retailleau
00:59:16comme celles de Monsieur Suti
00:59:17elles n'ont importé
00:59:18rien du tout
00:59:19à notre relation
00:59:20votre histoire de l'hymne
00:59:21c'est du n'importe quoi
00:59:22d'accord ?
00:59:23bah écoutez moi
00:59:23je vous invite à le relire
00:59:24l'hymne algérien
00:59:25est moins belliqueux
00:59:26que l'hymne français
00:59:27vis-à-vis
00:59:28des autres puissances européennes
00:59:29je rappelle que l'hymne français
00:59:30attaque
00:59:32dans ses paroles
00:59:33les autres puissances européennes
00:59:34qui à l'époque
00:59:35étaient contre la France
00:59:36et contre la République française
00:59:37mais là on dit n'importe quoi
00:59:39qui est cité
00:59:40dans l'hymne français
00:59:41vous mettez sur le même plan
00:59:43l'hymne français
00:59:44et l'hymne algérien
00:59:44mais vous êtes
00:59:46à côté de la plaque
00:59:47mais autrement
00:59:47derrière cela
00:59:48ce qu'on voit
00:59:49c'est aussi
00:59:49dans ce qu'a dit
00:59:50le chef de l'Etat
00:59:51très bien
00:59:52ces débats politiques
00:59:52très bien
00:59:53ces débats diplomatiques
00:59:54mais regardez sur le terrain
00:59:55dans les petits villages de France
00:59:56on a besoin de ces médecins
00:59:58notamment venus d'Algérie
00:59:59est-ce que ça vous l'entendez ?
01:00:00alors c'est une fake news
01:00:01puisque l'INSEE
01:00:02a publié une étude
01:00:03en date de novembre 2025
01:00:05qui démontre
01:00:06que les ressortissants
01:00:06algériens
01:00:07sont trois fois moins employés
01:00:09que les personnes
01:00:10qui sont de nationalité française
01:00:11on vérifiera ça
01:00:12donc c'est une fake news
01:00:12vous pouvez l'afficher
01:00:13c'est l'INSEE
01:00:15novembre 2025
01:00:16chiffre de l'immigration
01:00:17et du travail des immigrés
01:00:19donc soit le président
01:00:20de la république
01:00:21est dans une démarche
01:00:21de fake news
01:00:22et on la dénonce collectivement
01:00:24parce qu'il faut se baser
01:00:25sur les réalités
01:00:25des chiffres
01:00:26et de la science
01:00:27soit il a une option
01:00:28qui est politique
01:00:29qui se rapproche
01:00:31c'est vrai
01:00:31de l'histoire
01:00:32de l'histoire d'amour
01:00:33entre la gauche
01:00:34et l'Algérie
01:00:34et dans ce cas là
01:00:35c'est autre chose
01:00:36entre le général de Gaulle
01:00:37et l'Algérie
01:00:37et moi je veux dire ici
01:00:38vous éloignez
01:00:39d'une tradition
01:00:40répondez sur les chiffres
01:00:41on en a besoin
01:00:42ou pas en France ?
01:00:43évidemment qu'on a besoin
01:00:44des médecins algériens
01:00:44on a besoin
01:00:45des ingénieurs algériens
01:00:46on a besoin
01:00:47des footballeurs algériens
01:00:48on a besoin
01:00:48des algériens
01:00:49quels qu'ils soient
01:00:50il n'y a pas
01:00:52de chômeurs algériens
01:00:52arrêtés
01:00:53on a besoin
01:00:55aujourd'hui
01:00:55je veux vous dire
01:00:57quelque chose
01:00:57la puissance
01:00:58de la France
01:00:59c'est aussi
01:00:59la puissance
01:01:00de cette communauté
01:01:01francophone
01:01:01extraordinaire
01:01:02que nous avons
01:01:02dans le monde entier
01:01:03l'Algérie
01:01:04c'est 40 millions
01:01:04de gens
01:01:05qui regardent
01:01:05la télé française
01:01:06toute la journée
01:01:06qui sont formés
01:01:08en français
01:01:08qui apprennent
01:01:09le français
01:01:09à l'école
01:01:10dès l'âge de CE1
01:01:11c'est extraordinaire
01:01:12pour nous
01:01:13d'avoir ce pays frère
01:01:14qui est de l'autre côté
01:01:14de la Méditerranée
01:01:15on vous parle de la France
01:01:16vous êtes député français
01:01:18pas algérien
01:01:19moi je suis député français
01:01:19d'accord
01:01:20et moi je vais vous dire
01:01:20quelque chose
01:01:21je suis le département
01:01:22de l'Eure
01:01:22qui est le premier
01:01:23désert médical
01:01:24de France métropolitaine
01:01:25et moi je suis content
01:01:26qu'il y ait des médecins
01:01:27d'origine algérienne
01:01:27qui sont formés
01:01:28dans des très bonnes universités
01:01:29être ici
01:01:30et j'en ai dans ma circonscription
01:01:31et je suis heureux
01:01:32qu'ils soient là
01:01:32ça vous dirait pas
01:01:33d'avoir des médecins français ?
01:01:34ben oui d'accord
01:01:35ben si il n'y en a pas
01:01:36donc on est content
01:01:36d'avoir des médecins algériens
01:01:38qui d'ailleurs
01:01:38moi je vais vous dire
01:01:39je vais vous parler de quelqu'un
01:01:40il s'appelle le docteur
01:01:41Hassan Ahmad
01:01:42il est d'origine algérienne
01:01:43il est cardiologue
01:01:44à Louvier dans l'Eure
01:01:44c'est le dernier spécialiste
01:01:46c'est le dernier cardiologue
01:01:48spécialiste de ma ville
01:01:48à Louvier dans l'Eure
01:01:49il n'y avait pas de cardiologue
01:01:50à vous France
01:01:50vous voulez renvoyer
01:01:51le docteur Hassan Ahmad
01:01:52qui est cardiologue
01:01:53et qui est le dernier cardiologue
01:01:54aujourd'hui dans le nord
01:01:55du département de l'Eure
01:01:56moi je vous le dis quelque chose
01:01:57il y a un moment
01:01:57il y a un moment
01:01:58on en a marre
01:01:59et arrêtez de caricaturer
01:02:00c'est vous qui n'est pas de calme
01:02:01moi je vous dis
01:02:01on en a marre
01:02:02des gens comme vous
01:02:03qui utilisaient
01:02:04qui utilisaient l'Algérie
01:02:07pour résister
01:02:09votre parti boribon
01:02:10en tout cas
01:02:12on va vérifier
01:02:13Jonas Haddad
01:02:13évidemment les chiffres
01:02:14que vous avez évoqués
01:02:15sur l'INSEE
01:02:15on voit que cette question
01:02:17internationale
01:02:18et du rapport à l'Algérie
01:02:19est toujours très rugueuse
01:02:21et ça sera évidemment
01:02:21dans la prochaine
01:02:22campagne présidentielle
01:02:23ce soir
01:02:24vous avez un rendez-vous
01:02:25évidemment
01:02:25à ne pas manquer
01:02:27et c'est avec vous Maxime
01:02:28c'est le QG
01:02:29c'est ce soir
01:02:30avec une question
01:02:31est-ce que les frappes
01:02:33vont reprendre en Iran ?
01:02:34oui absolument
01:02:35bonsoir Guillaume
01:02:35bonsoir à toutes et à tous
01:02:36ce sera tout à l'heure
01:02:3720h50 sur BFM TV
01:02:39la guerre va-t-elle reprendre ?
01:02:41voilà la question
01:02:41que nous posons ce soir
01:02:42cela fait 60 jours
01:02:43deux mois
01:02:44que cette guerre a commencé
01:02:46est-ce que Trump
01:02:46va être contraint
01:02:47dans les heures
01:02:49dans les jours
01:02:49dans les semaines
01:02:50qui viennent
01:02:50à reprendre ces frappes ?
01:02:51c'est la question
01:02:52que l'on posera ce soir
01:02:53à nos experts évidemment
01:02:54une invitée exceptionnelle
01:02:55ce soir
01:02:55elle parle rarement
01:02:56c'est la ministre des armées
01:02:58Catherine Vautrin
01:02:58qui sera avec nous
01:02:59ce soir en direct
01:03:00rendez-vous tout à l'heure
01:03:0220h50 sur BFM TV
01:03:04merci beaucoup
01:03:05Maxime Switek
01:03:06rendez-vous tout à l'heure
01:03:07pour le QG
01:03:08tout de suite
01:03:08l'info continue
01:03:09le 20h
01:03:10c'est avec Julien Metz
01:03:11sur BFM TV
01:03:13le 20h50 sur BFM TV
01:03:13le 20h50 sur BFM TV
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