- il y a 2 jours
Libertés et droits fondamentaux des personnes migrantes :
M. Adam Beernaert, directeur général de la Protection civile du Pas-de-Calais
M. Adam Beernaert, directeur général de la Protection civile du Pas-de-Calais
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00:16:35Calais, la protection civile, c'est une association qui intervient sur tout le département.
00:16:40On a huit antennes de protection civile, donc Arras, Berck, Surmer, Béthune, Boulogne, Calais, Lens-les-Vins, Saint-Omer et
00:16:46Saint-Paul-sur-Tarnoise.
00:16:47Et donc on intervient sur l'ensemble des missions de sécurité civile.
00:16:51De façon conventionnelle, les associations agréées de sécurité civile interviennent sur le volet avec des agréments de sécurité civile, ABCD,
00:16:57qui sont retranscrits chez nous avec trois verbes d'action, aider, secourir, former, aider la population en temps de paix
00:17:02comme en temps de guerre,
00:17:04secourir la population lors de manifestations et former la population.
00:17:08Dans nos missions, peut-être qu'il y aura des questions sur ce volet, je vais préciser bien sûr,
00:17:13mais l'aide humanitaire, on intervient beaucoup sur tout ce qui est soutien aux populations sinistrées.
00:17:18Les inondations qu'on a vécues dans le Pas-de-Calais ont été un exemple, mais également dans le sud
00:17:22de la France récemment.
00:17:24L'émission d'incendie qu'on a eue aussi dans le sud de la France, où la protection civile du
00:17:29Pas-de-Calais a envoyé en renfort auprès des autres départements des moyens bénévoles.
00:17:33Pour oeuvrer ces missions, on a le volet humanitaire au niveau international et national hors métropole avec Mayotte,
00:17:40où la protection civile a été pleinement engagée sur ce dispositif et j'ai eu l'honneur de participer à
00:17:44la coordination des premiers moyens pour ce dispositif.
00:17:47On a également toutes les missions de centres d'hébergement d'urgence lors des plans grand froid,
00:17:54qu'ils soient dispositifs courants de droits communs ou particuliers, je pense qu'on y reviendra.
00:17:57Et également, on a le dispositif très particulier avec la SNCF, où malheureusement le Pas-de-Calais a été confronté
00:18:03il y a quelques semaines à un accident dramatique,
00:18:06où les bénévoles de la protection civile sont missionnés par la SNCF pour prendre en charge l'ensemble des impliqués,
00:18:11et donc en étroite collaboration avec les services publics, bien sûr.
00:18:15Le secourir, qui lui est une mission, qui est notre plus grosse mission et la plus visible sur tout, c
00:18:20'est tous les postes de secours que l'on peut avoir,
00:18:23et puis vous avez eu l'honneur de nous voir sûrement sur des missions comme le Varan à Calais,
00:18:27comme par exemple les servants de Berge-sur-Mer qui viennent de se terminer, qui est d'ailleurs un magnifique
00:18:32événement,
00:18:33d'autres événements festifs et particuliers que nous couvrons sur l'ensemble du département du Pas-de-Calais.
00:18:38On assure également un soutien auprès du SAMU et des sapeurs-pompiers, en cas de catastrophe ou en cas de
00:18:43carence de services publics,
00:18:46et donc on met à disposition des ambulances qui permettent d'évacuer les personnes vers les centres hospitaliers.
00:18:52Ensuite on a la partie formation, où c'est peut-être la plus grosse mais la moins visible,
00:18:57où on forme au PSC, au premier secours citoyen, au SST, sauveteur secours du travail,
00:19:01mais toutes les formations liées au secours et à l'incendie,
00:19:04via des bénévoles qui interviennent dans les entreprises, dans les collectivités,
00:19:08auprès des particuliers pour former les personnes aux gestes qui sauvent.
00:19:13Donc voilà nos missions au niveau national.
00:19:16Et dans le Pas-de-Calais, on a quelques missions spécifiques,
00:19:18on reviendra, si je peux me permettre, sur la mission migratoire en dernier,
00:19:22ce qui permettra d'ouvrir la question.
00:19:25On a la surveillance des plages, c'est un nouveau dispositif,
00:19:28qui n'était habituellement pas une mission protection civile,
00:19:30mais une carence a été détectée il y a trois ans,
00:19:33et donc on a mis en place des surveillances des plages,
00:19:35qui permettent aux collectivités de passer l'ensemble de la prestation par la protection civile,
00:19:38donc le recrutement, l'action, les moyens,
00:19:40et donc ça permet d'avoir une délégation de services publics qui soit cadrée et assurée.
00:19:44Ensuite on a une convention avec la Gendarmerie nationale,
00:19:47pour les recherches de personnes disparues,
00:19:49la police nationale également,
00:19:50et puis on a une convention avec la CUMP,
00:19:52la Celle d'urgence médico-psychologique,
00:19:54pour mettre en place, comme on a pu voir lors de l'accident de train,
00:19:56le PUMP, le point d'urgence médico-psychologique.
00:19:59Notre objectif n'est pas d'intervenir en tant que psychologue ou psychiatre,
00:20:01loin de là, c'est de venir au niveau matériel,
00:20:04et au niveau orientation,
00:20:06pour accompagner les professionnels de santé dans leur mission,
00:20:09et qu'ils aient tous les éléments.
00:20:13Ces missions-là de sécurité civile,
00:20:15et ces missions spécifiques,
00:20:16font déjà une grosse activité,
00:20:17c'est une grosse protection civile,
00:20:19au niveau du PASCALÉ,
00:20:20on a 305 000 heures de bénévolat,
00:20:22à titre de comparaison,
00:20:24c'est 90 et qui est en temps plein,
00:20:26si on devait salarié 24-24,
00:20:29et donc nos dispositifs sont coordonnés au niveau départemental
00:20:33par la protection civile, j'y reviendrai.
00:20:35Les deux autres missions qu'on a très particulières dans le PASCALÉ,
00:20:37c'est les missions migratoires,
00:20:38qu'on divise en deux catégories,
00:20:39le plan d'aide aux naufragés,
00:20:41qui est un terme très protection civile,
00:20:42qu'on a déployé, qui est écrit nulle part,
00:20:45mais on a appelé ça le PAN,
00:20:46pourquoi ? Parce qu'il faut aller vite,
00:20:47donc voilà, c'est le terme PAN.
00:20:49Donc le plan d'aide aux naufragés,
00:20:51c'est un dispositif qui est disponible 24-24,
00:20:537 jours sur 7,
00:20:54pour les services de l'État,
00:20:55et puis on a le plan grand froid pour les personnes qui en ont le besoin,
00:20:59où on intervient également,
00:21:00en complément d'autres dispositifs,
00:21:01ou un dispositif ouvert type centre d'hébergement d'urgence,
00:21:04par exemple, qu'on doit monter via délit.
00:21:06Voilà pour nos différentes missions.
00:21:09Sur notre bilan d'activité,
00:21:11si vous souhaitez que je continue,
00:21:14donc c'est 305 000 heures de bénévolat,
00:21:16une grande partie de notre activité,
00:21:18en fait, c'est les activités de secours,
00:21:21c'est 560 postes de secours à l'année,
00:21:23c'est 480 formations,
00:21:25et ensuite, les aides humanitaires,
00:21:27tout ce qui est déclenchement,
00:21:28c'est 287 missions.
00:21:30Donc sur notre camembert d'action,
00:21:32effectivement, la plupart des missions
00:21:33sont les missions aidées et secourir formées
00:21:35que l'on a dans nos titres.
00:21:37Les autres missions,
00:21:38c'est les missions de soutien,
00:21:39des missions de cérémonie, de représentation,
00:21:40parce qu'on a aussi ce devoir citoyen,
00:21:42et en tout cas, dans le Pas-de-Calais,
00:21:43je m'y engage à respecter notre devoir citoyen et à le faire,
00:21:47donc on est présents dans l'ensemble
00:21:48des célébrations et cérémonies commémoratives.
00:21:52Le reste des activités,
00:21:53et je vais en faire un petit détail,
00:21:55c'est les cadets de la protection civile,
00:21:56on a développé ces cadets de 14 à 16 ans,
00:21:59parce qu'on peut rentrer bénévole à partir de 16 ans,
00:22:01qui permet de former notre relève,
00:22:02et donc c'est des jeunes qui participent
00:22:04à des activités de formation,
00:22:06pas d'activités opérationnelles,
00:22:07mais qui ont vocation,
00:22:07dans les années et dans les mois qui suivent,
00:22:09à intégrer les équipes de secours,
00:22:10et donc à intervenir sur l'ensemble
00:22:11de nos missions de sécurité civile.
00:22:13Voilà pour la présentation très rapide,
00:22:16je suis à votre disposition pour les questions.
00:22:20Très bien, c'était effectivement très rapide,
00:22:22mais voilà, je voudrais encore rendre hommage
00:22:25à la sécurité civile,
00:22:27la protection civile, pardon,
00:22:30dans nos circonscriptions,
00:22:32toutes les manifestations,
00:22:33des associations,
00:22:34eh bien on peut y voir
00:22:37des représentants de la protection civile
00:22:39qui sont là pour porter assistance
00:22:41à nos concitoyens,
00:22:43dans les Hauts-de-France
00:22:44où il y a de nombreuses braderies
00:22:46qu'on connaît bien,
00:22:48je vous vois au pinet de la tête,
00:22:49eh bien vous êtes également présents,
00:22:51et je pense qu'il y a beaucoup
00:22:52d'événements associatifs
00:22:53qui ne pourraient avoir lieu
00:22:55si vous n'étiez pas présents
00:22:57pour assurer l'assistance
00:22:59à nos concitoyens
00:23:01qui peuvent avoir un problème de santé
00:23:03dans le cadre de ces manifestations,
00:23:05et j'en profite pour citer notamment
00:23:08la protection civile d'Aubourdin
00:23:11dans ma circonscription aussi
00:23:12que je vois souvent
00:23:14et qui fait un travail remarquable,
00:23:17mais comme toutes les antennes
00:23:18que vous avez,
00:23:20et je marque un petit regret
00:23:22que la réserve parlementaire
00:23:24n'existe plus
00:23:25parce que ça nous permettait aussi
00:23:27à nos parlementaires,
00:23:29en fonction des besoins locaux,
00:23:31eh bien de pouvoir apporter une aide
00:23:32pour du matériel
00:23:33parce que vous avez effectivement
00:23:35toujours besoin de matériel,
00:23:36mais on est loin du sujet
00:23:38de la commission d'enquête.
00:23:39Mais je voulais le mentionner
00:23:40encore une fois
00:23:41pour vous rendre hommage
00:23:43sur tout ce qui est fait
00:23:44sur notre territoire
00:23:46et qui permet à nos concitoyens
00:23:47en toute sécurité
00:23:48de participer
00:23:49à toutes ces manifestations.
00:23:51Alors pour revenir à notre sujet,
00:23:53je voudrais vous poser
00:23:55quelques questions
00:23:55avant de donner la parole
00:23:57à Madame la rapporteure.
00:24:01Premièrement,
00:24:02à quelle situation d'urgence
00:24:03vous êtes le plus fréquemment
00:24:05confronté
00:24:06avec la particularité
00:24:08de la Côte d'Opale,
00:24:12quelles sont
00:24:13les principales difficultés opérationnelles
00:24:16que rencontrent
00:24:17vos équipes sur place,
00:24:20comment s'organise
00:24:21la coordination
00:24:21avec les forces de l'ordre,
00:24:25les associations
00:24:26et les services de l'État ?
00:24:27Puisqu'on l'a vu
00:24:29lors de notre déplacement,
00:24:30il y a de nombreux intervenants,
00:24:33comment,
00:24:35de votre point de vue,
00:24:36tout ça s'organise ?
00:24:38Y a-t-il des marges
00:24:38d'amélioration
00:24:40sur cette coordination ?
00:24:45Et est-ce que,
00:24:46je parlais de matériel
00:24:47tout à l'heure,
00:24:48il y a quelques instants,
00:24:49est-ce que le matériel
00:24:51dont vous disposez
00:24:53est adapté
00:24:54à la réalité
00:24:56quotidienne du terrain ?
00:24:58Est-ce qu'il y a aussi
00:25:00des choses,
00:25:01des manques
00:25:01ou des choses
00:25:03qui devraient être
00:25:03plus adaptées
00:25:04à ce que vous faites,
00:25:06à vos missions,
00:25:07qui sont encore une fois
00:25:08très spécifique
00:25:10sur l'ensemble
00:25:11de la côte
00:25:12du Pas-de-Calais
00:25:13puisque vous représentez
00:25:14le Pas-de-Calais ?
00:25:15Merci.
00:25:17Merci,
00:25:18M. le Président.
00:25:20Effectivement,
00:25:21la situation
00:25:21du migratoire
00:25:22sur le Pas-de-Calais
00:25:23est particulière.
00:25:24On l'a vu
00:25:26au niveau
00:25:27protection civile
00:25:27depuis 2020
00:25:28où le dispositif
00:25:29a été créé.
00:25:30On est avec
00:25:31la TDCS,
00:25:33avant et maintenant
00:25:34la TDCS,
00:25:35qui nous
00:25:39demande d'intervenir.
00:25:40Nous,
00:25:40on intervient
00:25:40en tant qu'opérateur
00:25:41de l'État.
00:25:42Cette particularité
00:25:43est quand même importante
00:25:43parce qu'habituellement,
00:25:44les missions
00:25:45de sécurité civile
00:25:46sont gérées
00:25:46par la préfecture
00:25:47en direct
00:25:47et par le site PC,
00:25:49le ministère de l'Intérieur.
00:25:50Cette mission-là
00:25:51est assurée
00:25:51par la DDETS,
00:25:53Direction de l'Opérateur
00:25:53de l'Emploi
00:25:54du Travail et des Solidarités.
00:25:56Ça nous demande
00:25:57au niveau sécurité civile
00:25:58dans notre racine
00:25:59de formation
00:25:59de nous adapter.
00:26:01Ça demande
00:26:02une adaptation continue.
00:26:03Par rapport
00:26:04au plan d'aide
00:26:04aux naufragés,
00:26:06dans le contexte
00:26:06d'intervention,
00:26:07effectivement,
00:26:08rien n'existait.
00:26:10Il a fallu
00:26:11développer
00:26:12un dispositif
00:26:13le plus optimal possible,
00:26:15je dirais,
00:26:16avec des conditions
00:26:17techniques
00:26:17et financières
00:26:18bien sûr aussi,
00:26:21pour intervenir
00:26:22rapidement,
00:26:22en toute sécurité
00:26:24et libérer rapidement
00:26:25aussi les secours publics
00:26:26pour ne pas impacter
00:26:27les missions courantes.
00:26:29Quand en 2020,
00:26:30on s'est posé
00:26:31cette question
00:26:31de comment on allait faire,
00:26:32on s'est réunis,
00:26:33bien sûr,
00:26:34on a réfléchi.
00:26:35Et donc,
00:26:36le meilleur dispositif
00:26:37qu'on a trouvé
00:26:37au niveau protection civile,
00:26:38c'est de mobiliser
00:26:39des bénévoles,
00:26:40ce qui permet aussi
00:26:41en termes de finances
00:26:42de ne pas avoir
00:26:43un coût de masse salariale
00:26:44très important.
00:26:46Ça a d'autres impacts,
00:26:47peut-être qu'on en parlera.
00:26:50de les mobiliser
00:26:51de leur domicile
00:26:52jusqu'aux antennes,
00:26:53partir des antennes
00:26:54avec des véhicules
00:26:55et ensuite déployer
00:26:56un dispositif sur place.
00:26:57Ce qui veut dire
00:26:58que le dispositif initial
00:26:59n'est pas d'avoir
00:27:00des gardes postées
00:27:0024-24,
00:27:017 jours sur 7,
00:27:02mais donc d'avoir
00:27:02une réactivité
00:27:03plus ou moins rapide,
00:27:04le délai d'intervention
00:27:05aujourd'hui
00:27:05est de moins de 45 minutes,
00:27:07ce qui est quand même
00:27:09plutôt positif
00:27:09pour une association
00:27:10de bénévoles,
00:27:11mais malgré tout,
00:27:11c'est un délai important.
00:27:13Et donc,
00:27:14le dispositif,
00:27:14quand on arrive sur site,
00:27:15c'est de stabiliser
00:27:17la situation
00:27:18parce qu'on sait très bien
00:27:19que les volontés
00:27:20de l'un et de l'autre
00:27:21ne sont pas les mêmes.
00:27:21Certaines personnes
00:27:22veulent repartir tout de suite,
00:27:23d'autres veulent être
00:27:24prises en charge.
00:27:25Donc c'est un vrai dispositif
00:27:27qui demande
00:27:27de stabiliser la situation
00:27:29et ensuite de monter
00:27:29un dispositif
00:27:30avec des tentes,
00:27:31des tentes chauffées
00:27:32et éclairées
00:27:33que vous avez pu observer
00:27:35et de réaliser des échanges
00:27:36avec des kits
00:27:37qui sont constitués
00:27:38ceux qui étaient sur la table
00:27:39et de les distribuer
00:27:41aux personnes
00:27:41pour qu'elles puissent
00:27:42se changer,
00:27:42se sécher
00:27:43pour être prises en charge.
00:27:45Donc le contexte
00:27:47de la demande
00:27:47était celui-ci.
00:27:48Au tout début,
00:27:49on intervenait
00:27:50très rarement
00:27:51dans les ports.
00:27:51On intervenait hors port,
00:27:53donc dans les communes.
00:27:54Et donc c'est un dispositif
00:27:55qui était très intéressant
00:27:56parce qu'il était mobile.
00:27:58Il permettait
00:27:59de prendre très peu
00:27:59de domaine public,
00:28:00de voie publique
00:28:01et ensuite de dégager
00:28:02le site
00:28:03pour être en sécurité.
00:28:04Donc les bénévoles
00:28:05partaient rapidement
00:28:06ce qui permettait
00:28:06de libérer
00:28:06les voies de circulation.
00:28:09Et ensuite,
00:28:10on a eu la difficulté
00:28:11des retours en port
00:28:12qui est un autre dispositif
00:28:13où là,
00:28:14on a peut-être
00:28:14parfois plus
00:28:15d'informations
00:28:16sur le délai d'arrivée.
00:28:19Quand les personnes
00:28:19sont sur le bord
00:28:20de la route,
00:28:22on est déclenché
00:28:22tout de suite,
00:28:23les gens sont là.
00:28:24Là,
00:28:24on a un délai
00:28:24plus important.
00:28:25Donc ça permet
00:28:25de mobiliser
00:28:26des personnes
00:28:26qui sont un peu plus loin
00:28:28dans les côtes,
00:28:28dans la terre,
00:28:29dans les antennes
00:28:30Arras,
00:28:30Béthune,
00:28:31L'Anse-et-Vin,
00:28:32Saint-Omer,
00:28:32pour éviter de trop tirer
00:28:33sur les bénévoles
00:28:34de la côte.
00:28:35Et donc c'est un dispositif
00:28:36qui pour nous
00:28:36est un peu différent
00:28:37parce que ça oblige
00:28:37les bénévoles
00:28:38à prendre un premier véhicule
00:28:39dans les terres
00:28:40pour ensuite aller
00:28:40chercher un véhicule
00:28:41des mers
00:28:41pour ensuite aller
00:28:42sur site.
00:28:43Mais comme on a un délai
00:28:44qui est plus long,
00:28:45on arrive à tenir.
00:28:47Au niveau opérationnel,
00:28:49comment se coordonnent
00:28:50les moyens ?
00:28:51Ils se coordonnent bien.
00:28:52C'est un dispositif humain.
00:28:54Donc quand on arrive
00:28:56sur site,
00:28:57bien sûr,
00:28:57il y a un commandant
00:28:58des opérations de secours
00:28:58qui est les pompiers.
00:28:59C'est défini
00:28:59dans la réglementation.
00:29:01Sauf que le commandant
00:29:02des opérations de secours
00:29:03à un moment
00:29:04a une rupture capacitaire
00:29:06et une rupture
00:29:06de ses missions.
00:29:07Là, on passe
00:29:08d'une mission de secours
00:29:08à une mission sociale,
00:29:10humanitaire.
00:29:11Et donc naturellement,
00:29:13le premier cadre
00:29:14de protection civile,
00:29:14ce qu'on appelle un ROS,
00:29:15un responsable
00:29:16des opérations de secours,
00:29:16le chasuble jeune,
00:29:17vient se mettre
00:29:18à disposition du COS,
00:29:19du commandant
00:29:19des opérations de secours
00:29:20et prend les consignes,
00:29:21les éléments
00:29:22pour ensuite les retranscrire
00:29:23en demande d'hébergement,
00:29:24si c'est le cas,
00:29:25en demande de change,
00:29:26en demande de prise en charge
00:29:27pour libérer
00:29:28les secours publics
00:29:29de cette mission
00:29:29et ensuite assurer
00:29:31le change
00:29:31et la liberté des personnes
00:29:33si elles le souhaitent,
00:29:34bien sûr,
00:29:35si elles souhaitent repartir.
00:29:37La coordination se fait surtout
00:29:37avec les sapeurs-pompiers
00:29:38sur le terrain.
00:29:39On a, sur toutes les interventions,
00:29:41la présence des forces
00:29:42de sécurité intérieure,
00:29:43police et ou gendarmerie
00:29:44en fonction des dispositifs.
00:29:45Si ça emporte,
00:29:46c'est plus police.
00:29:46Si c'est en dehors
00:29:47des agglomérations,
00:29:48c'est donc gendarmerie
00:29:49qui sont là
00:29:50pour plutôt sécuriser
00:29:51l'intervention.
00:29:52On n'a pas
00:29:52de difficultés particulières.
00:29:55Et puis le fait
00:29:55qu'on travaille aussi ensemble
00:29:56dans les recherches
00:29:57de personnes disparues
00:29:57permet de se croiser
00:29:59et donc de créer aussi des liens.
00:30:00Parce que l'avantage
00:30:01de nos missions
00:30:02de sécurité civile,
00:30:03c'est que ça nous fait
00:30:03créer des liens
00:30:04avec les sapeurs-pompiers,
00:30:05le SAMU,
00:30:05lorsqu'ils interviennent
00:30:06lors de prise en charge médicale,
00:30:07bien sûr,
00:30:08et les forces
00:30:09de sécurité intérieure.
00:30:11Pour coordonner tout cela
00:30:12au niveau des opérateurs
00:30:13de l'État
00:30:14sur la partie humanitaire,
00:30:15on a une réunion
00:30:16par semaine
00:30:17avec la DDETS,
00:30:17avec la madame la directrice,
00:30:19qui nous donne
00:30:20les orientations,
00:30:22c'est-à-dire
00:30:22les orientations,
00:30:23c'est qui a des disponibilités
00:30:25ou pas.
00:30:25Parce que le problème
00:30:26de la protection civile,
00:30:27on l'a vu,
00:30:27c'est qu'on n'a pas
00:30:28que ces missions humanitaires
00:30:30en tant qu'opérateurs d'État.
00:30:31Donc peut-être
00:30:32sur certains groupes
00:30:33inférieurs à 20 personnes
00:30:34ou plus de 20 personnes,
00:30:35ce n'est pas nous
00:30:35qui allons intervenir
00:30:36alors que la semaine dernière,
00:30:37c'était nous.
00:30:37Et c'est cette force de manœuvre
00:30:39qui permet d'avoir
00:30:40une réponse le plus adaptée
00:30:42parce que, par exemple,
00:30:43ce week-end,
00:30:43on avait les servantes
00:30:44vers sur mer,
00:30:45on a été fortement mobilisés,
00:30:46vous l'avez dit,
00:30:47M. le Président,
00:30:48avec les 119 personnes
00:30:51prises en charge.
00:30:53Les bénévoles sont intervenus
00:30:54pour le groupe à Calais
00:30:56en soirée,
00:30:57119 personnes.
00:30:57Sur Ardelo,
00:30:58un premier déclenchement
00:30:59qui a été annulé
00:31:00parce que les personnes
00:31:00sont reparties,
00:31:01donc 50 personnes.
00:31:02Donc on mobilise
00:31:02des moyens comme ça
00:31:03et les autres opérateurs
00:31:04de l'État,
00:31:05je ne parle pas pour eux,
00:31:06vous les avez déjà rencontrés,
00:31:08mais se mobilisent aussi
00:31:09de leur manière
00:31:09et ce qui permet
00:31:10une répartition du travail
00:31:11pour une prise en charge optimale.
00:31:12Voilà pour la coordination.
00:31:14Pour le matériel,
00:31:16effectivement,
00:31:16on a un matériel
00:31:17qui est adapté
00:31:18à une mission
00:31:18qu'on a créée,
00:31:20qui est qu'on a armé
00:31:22des remorques humanitaires
00:31:24qui sont tractées
00:31:25par des camions
00:31:26qui font moins de 750 kg.
00:31:27C'est des sujets techniques
00:31:28qui pour nous sont importants
00:31:29parce que la réglementation
00:31:30nous contraint
00:31:31heureusement au niveau sécurité,
00:31:33mais du coup,
00:31:33sur certains volets aussi,
00:31:34nous oblige.
00:31:35Et donc,
00:31:35on a déployé
00:31:36quatre remorques
00:31:37sur le littoral,
00:31:38une à Berck,
00:31:39deux à Boulogne
00:31:40qui est en plein milieu
00:31:41du département
00:31:42sur le littoral
00:31:42et une à Calais
00:31:43qui nous permettent
00:31:44d'intervenir
00:31:44sur ce niveau-là,
00:31:46ce qui nous oblige aussi
00:31:47à rouler à 90 km heure
00:31:48pour des raisons de sécurité,
00:31:50donc un délai aussi plus long.
00:31:51Tout s'explique à chaque fois
00:31:52par des conditions de sécurité.
00:31:55Donc,
00:31:55le matériel est adapté.
00:31:57Si on parlait de réserve
00:31:58parlementaire,
00:31:59de finances tout à l'heure,
00:32:01effectivement,
00:32:01on peut toujours faire plus.
00:32:02Tout est une question
00:32:03de moyens mis à disposition.
00:32:05Cela étant dit,
00:32:06aujourd'hui,
00:32:07la mission tient.
00:32:08On n'a pas de difficulté
00:32:09à monter les tentes,
00:32:10à avoir des chauffages,
00:32:11des éclairages,
00:32:12à avoir des changes
00:32:13et donc,
00:32:14le dispositif marche très bien.
00:32:16Sur l'adaptation,
00:32:18parfois,
00:32:19on va,
00:32:20sur le terrain,
00:32:21avoir une collectivité
00:32:22qui souhaite mettre à disposition
00:32:23une salle.
00:32:24Dans le cadre de la Convention,
00:32:25lorsqu'une collectivité
00:32:26met en place une salle,
00:32:27c'est la protection civile
00:32:28qui vient armer cette salle.
00:32:29On ne monte pas les tentes.
00:32:31Par contre,
00:32:31on a des tables,
00:32:31des chaises
00:32:32pour prendre en charge les gens.
00:32:33On s'adapte à chaque fois.
00:32:34Cette coordination
00:32:35avec la préfecture
00:32:36est très importante pour nous
00:32:38parce que,
00:32:38parfois,
00:32:38on a les opérateurs de l'État
00:32:39type l'EBDA,
00:32:41l'ODAS,
00:32:43d'autres coalias
00:32:44qui viennent pour faire le transport
00:32:45vers les centres d'hébergement
00:32:46en urgence
00:32:46qui permet de nous
00:32:47de dégager des bénévoles
00:32:48sur d'autres missions.
00:32:48Donc,
00:32:49c'est une vraie coordination
00:32:50très intéressante.
00:32:52J'espère avoir répondu
00:32:53à vos questions,
00:32:53M. le Président.
00:32:56Je vais donner tout de suite
00:32:57la parole à Mme la rapporteure.
00:33:00Merci,
00:33:00bonjour.
00:33:01Et je m'associe évidemment
00:33:02au mot du Président
00:33:03pour remercier
00:33:04l'ensemble
00:33:06des bénévoles
00:33:06mais aussi
00:33:07des salariés
00:33:07de la protection civile
00:33:08sur l'ensemble
00:33:09du territoire français.
00:33:11Là,
00:33:12on parle évidemment
00:33:12uniquement de vos missions
00:33:14non seulement
00:33:15sur un territoire
00:33:16mais aussi
00:33:17vu le sujet
00:33:18de la commission d'enquête
00:33:19à destination
00:33:19des personnes exilées
00:33:21sur ce territoire.
00:33:23Une première série
00:33:24de questions
00:33:25pour qu'on comprenne bien
00:33:27qui vous appelle
00:33:29pour vous déplacer
00:33:30dans le cadre
00:33:31du protocole
00:33:31post-naufrage.
00:33:33Est-ce que si c'est
00:33:34quelqu'un d'autre
00:33:35qui vous appelle,
00:33:36est-ce que vous y allez
00:33:38quand même,
00:33:38un peu comme
00:33:38on pourrait appeler
00:33:39les pompiers par exemple
00:33:40et qui de toute façon
00:33:42répondent à cet appel
00:33:43d'urgence ?
00:33:44Ça,
00:33:44c'est la première question.
00:33:46même si on l'a un peu vu,
00:33:47c'est bien que vous le disiez
00:33:48devant la commission,
00:33:49de quels moyens
00:33:50vous disposez
00:33:51pour venir
00:33:52au secours
00:33:53de ces personnes ?
00:33:55Est-ce qu'il y a
00:33:55des vêtements ?
00:33:56Est-ce qu'il y a
00:33:57des boissons chaudes ?
00:33:58Ce genre de choses.
00:34:01Troisième question,
00:34:02on le sait,
00:34:03on l'a tous et toutes
00:34:04vu dans le cadre
00:34:05de votre expérience
00:34:07de terrain,
00:34:07de nos déplacements.
00:34:09Combien vous pouviez
00:34:10être confrontés
00:34:11à de la détresse
00:34:12psychologique
00:34:12de la part
00:34:13des personnes
00:34:14que vous récupérez
00:34:17et que vous allez
00:34:19secourir,
00:34:20aider ?
00:34:21Est-ce que vous avez
00:34:22un dispositif
00:34:25spécifique
00:34:25pour cette question
00:34:27psychologique ?
00:34:29Et ensuite,
00:34:30peut-être pour finir,
00:34:31même si je reviendrai
00:34:32certainement avec
00:34:33d'autres questions,
00:34:34est-ce que vous connaissez
00:34:36les dispositifs
00:34:38équivalents
00:34:38ou très hétérogènes
00:34:39qui existent,
00:34:40eux,
00:34:40dans le département du Nord ?
00:34:42C'est-à-dire que fait
00:34:42la protection civile
00:34:44du Nord
00:34:45dans le cadre
00:34:46d'un protocole
00:34:47post-naufrage ?
00:34:48Est-ce qu'il existe
00:34:49un protocole ?
00:34:50Et donc voilà,
00:34:51c'est parce qu'on a
00:34:52entendu lors d'autres
00:34:53auditions
00:34:54une hétérogénéité
00:34:55entre les deux départements.
00:34:56J'imagine que vous avez
00:34:57connaissance de ce que
00:34:58font vos collègues
00:34:59dans le département du Nord.
00:35:02Merci,
00:35:03madame la rapporteure.
00:35:05Alors,
00:35:06le dispositif
00:35:07est cadré
00:35:08par une convention
00:35:08cadre
00:35:09définie par la préfecture,
00:35:11par M. le Préfet
00:35:11du Pas-de-Calais
00:35:13qui,
00:35:14dans cette convention,
00:35:15et vous l'avez eu
00:35:16à disposition
00:35:17si je n'ai pas de bêtises,
00:35:18qui cadre
00:35:19notre intervention
00:35:20et qui donne
00:35:22le process d'appel.
00:35:23Mais malgré tout,
00:35:25il y a quand même
00:35:25des appels annexes
00:35:26et ça arrive très souvent.
00:35:29Nous,
00:35:29la protection civile
00:35:30est déclenchée
00:35:30uniquement par les services
00:35:31de l'État.
00:35:32Donc,
00:35:33par les services
00:35:33centraux,
00:35:34donc c'est la DDETS
00:35:35qui assure une
00:35:36permanence 24-24
00:35:37de 7 jours sur 7.
00:35:39et donc,
00:35:40on a un numéro
00:35:40d'astreinte
00:35:411-03-74
00:35:42qui est gratuit,
00:35:43qui est un numéro
00:35:43d'appel enregistré
00:35:44où on précise
00:35:45que l'appel est enregistré
00:35:45parce que c'est
00:35:46un numéro de secours
00:35:46malgré tout
00:35:47et qui reçoit
00:35:49l'ensemble des appels.
00:35:50Le dispositif
00:35:52migratoire
00:35:52qu'on a déployé
00:35:53intègre un numéro
00:35:54d'urgence
00:35:54qui est obligatoire
00:35:55en sécurité civile.
00:35:56Donc,
00:35:56le SAMU a besoin
00:35:57de renfort,
00:35:57ils appellent aussi
00:35:58ce numéro-là.
00:35:59Donc,
00:35:59chez nous,
00:35:59ça tombe chez un opérateur
00:36:00qui est un cadre opérationnel
00:36:01qui est formé
00:36:02à la détection
00:36:03de l'appel
00:36:03de pourquoi
00:36:04et ensuite
00:36:04de l'orientation
00:36:05des moyens
00:36:06pour bien engager.
00:36:07Donc,
00:36:08nous,
00:36:08on reçoit uniquement
00:36:09des appels
00:36:10de la DDS
00:36:12et si c'est un appel
00:36:14qui est autre,
00:36:15association,
00:36:17partenaire,
00:36:17non partenaire
00:36:18avec qui on a une convention
00:36:19parce qu'on a aussi
00:36:20des conventions
00:36:20par exemple
00:36:20avec le Lance Club
00:36:21qui sont des partenaires,
00:36:22on a plein de conventions.
00:36:23En fonction de ça,
00:36:24c'est réorienté.
00:36:25Donc là,
00:36:25si c'est une demande
00:36:26de mission d'intervention
00:36:27pour le plan des naufragés,
00:36:28on redirige
00:36:28vers la préfecture.
00:36:29Si c'est ça par pompier
00:36:30qui nous demande directement,
00:36:31on redirige vers la préfecture.
00:36:33Tout est centralisé
00:36:34par la préfecture
00:36:34qui ensuite,
00:36:35elle,
00:36:36fait ce qu'elle a à faire
00:36:37dans son dispositif.
00:36:40Dès que nous,
00:36:40on est mobilisés ensuite,
00:36:41on se déplace sur site
00:36:42et on a le dispositif
00:36:43que je vous évoquais
00:36:43tout à l'heure.
00:36:46Sur les appels,
00:36:47malgré tout,
00:36:48en fonction de l'appel
00:36:49qu'on reçoit,
00:36:50on a une main courante
00:36:51obligatoire
00:36:52et donc si on a
00:36:53une demande de mobilisation
00:36:54qui n'est pas pour nous
00:36:56demandée par la préfecture,
00:36:57on sait peut-être
00:36:58qu'on va être déclenché
00:36:59ce qui permet
00:36:59de mettre en pré-alerte
00:37:01les bénévoles
00:37:01en disant
00:37:02on a reçu un appel
00:37:03qui peut nous amener
00:37:04à être déclenché
00:37:04par la préfecture,
00:37:05soyez en alerte
00:37:07et ça permet
00:37:07de gagner quelques minutes
00:37:08qui sont précieuses
00:37:09surtout la nuit.
00:37:11Voilà,
00:37:11la nuit c'est intéressant.
00:37:13Donc voilà pour la première question.
00:37:15Pour la deuxième question
00:37:15sur le matériel,
00:37:17ça aussi c'est défini,
00:37:18on a donc
00:37:19quatre morques humanitaires,
00:37:21quatre véhicules
00:37:21pour les tracter,
00:37:23on a un véhicule
00:37:24de commandement
00:37:25qui part à chaque demande
00:37:26d'intervention,
00:37:27qui part de chez lui
00:37:27directement,
00:37:28c'est un cadre
00:37:28qui est bénévole
00:37:29ou salarié en fonction
00:37:30des disponibilités
00:37:31qui lui va directement
00:37:32pour avoir un contact
00:37:33rapide avec le cadre
00:37:34sur pompier
00:37:35ou police
00:37:36ou gendarmerie
00:37:36pour vérifier
00:37:38que les besoins
00:37:38soient les bons.
00:37:39Parce que le problème,
00:37:40on le sait,
00:37:41c'est que les groupes
00:37:41vivent dans le sens dynamique
00:37:44et donc on a parfois
00:37:45des réadaptations utiles.
00:37:48Un exemple concret,
00:37:49on a été déclenché
00:37:50ce week-end
00:37:51sur un groupe
00:37:52de 15 personnes
00:37:54à vie moreuse,
00:37:55on en arrivait,
00:37:56ils étaient 30.
00:37:57Bon,
00:37:57automatiquement,
00:37:58ce n'est pas les moyens
00:37:58pour nous.
00:37:59Donc c'est important
00:37:59que ce cadre arrive
00:38:00très vite sur site
00:38:01pour ensuite mobiliser
00:38:01ou pas les moyens disponibles.
00:38:03On a également
00:38:04deux ambulances
00:38:04qui sont mises
00:38:05dans le dispositif.
00:38:06Pourquoi ?
00:38:06Parce qu'on se rend compte
00:38:07que quand les services publics
00:38:08sont intervenus,
00:38:10on prend la main
00:38:11après pour le parti humanitaire,
00:38:13souvent il y a des brûlures
00:38:14qui n'ont pas été identifiées
00:38:15parce que les personnes
00:38:16n'ont pas osé le signaler
00:38:17ou ne se sentaient pas blessées
00:38:19avec le choc.
00:38:19Et ça aussi,
00:38:20c'est un volet
00:38:20que vous avez évoqué
00:38:22et je ne me permettrai
00:38:23d'y revenir du coup.
00:38:24Donc on a des ambulances
00:38:26qui sont mobilisées
00:38:26sur ce dispositif
00:38:27qui permettent
00:38:28de ne pas saturer
00:38:29les services publics
00:38:29et ensuite,
00:38:30après un bilan en régulation,
00:38:31d'évacuer vers le centre hospitalier
00:38:32au besoin.
00:38:33Au niveau matériel,
00:38:34on a les tentes,
00:38:35le chauffage,
00:38:35les éclairages,
00:38:36on a l'échange adulte,
00:38:37enfant, nourrisson,
00:38:39on a des turbulettes.
00:38:40Alors effectivement,
00:38:41c'est impressionnant
00:38:42pour avoir vécu plusieurs fois.
00:38:46Ça demande une détermination
00:38:48importante
00:38:48et on réussit à mobiliser
00:38:50et on en parlera juste après.
00:38:51On a également
00:38:53de quoi sécher
00:38:54les personnes,
00:38:55des capes de pluie
00:38:56lorsqu'il y a
00:38:56des grosses tempêtes
00:38:58et également
00:38:59des boissons chaudes
00:39:01ou froides
00:39:02et de l'alimentaire
00:39:03type compote de pommes
00:39:05ou des barres de céréales.
00:39:07Tout ça,
00:39:07ce dispositif-là,
00:39:08c'est un dispositif
00:39:09qui est coordonné par,
00:39:09parce que je ne m'excuse,
00:39:10je ne vous ai pas présenté,
00:39:11par Mathéo Bourgeois
00:39:12qui est directeur du pôle humanitaire
00:39:13et donc j'aurai cessé
00:39:14qui est directeur administratif
00:39:15donc c'est coordonné
00:39:15par M. Bourgeois
00:39:17qui, en lien
00:39:19avec les antennes,
00:39:19donc avec des bénévoles,
00:39:21réarme les véhicules
00:39:22à chaque intervention
00:39:22et toutes les semaines,
00:39:23il y a un passage
00:39:24dans chaque antenne
00:39:24pour réarmer l'ensemble
00:39:25des lots.
00:39:26Donc voilà pour le matériel
00:39:27qui est mobilisé.
00:39:28Pour la détresse,
00:39:29pour le besoin psychologique
00:39:32chez les victimes,
00:39:33parce qu'en fait,
00:39:34c'est souvent le défaut
00:39:34en sécurité civile,
00:39:35c'est qu'on pense d'abord
00:39:36à ceux qu'on prend en charge,
00:39:37c'est une doctrine
00:39:38qu'on doit prendre en compte
00:39:41et à évoluer,
00:39:42c'est sûr.
00:39:44On est formé,
00:39:45nous sommes formés,
00:39:46les bénévoles également,
00:39:47bien sûr,
00:39:48à l'AEP,
00:39:49à l'aide et l'écoute psychologique.
00:39:51Il y a deux niveaux,
00:39:52niveau 1 et niveau 2.
00:39:53Au niveau national,
00:39:54c'est une formation
00:39:54de protection civile
00:39:55qui est développée
00:39:56pour l'ensemble
00:39:57de nos missions
00:39:58de sécurité civile,
00:39:59pas spécifiquement
00:39:59aux missions migratoires.
00:40:01Il y a deux niveaux,
00:40:02donc le premier niveau,
00:40:03c'est la prise en charge
00:40:03de nous,
00:40:04soit,
00:40:06quelles sont
00:40:07nos faiblesses,
00:40:09nos forces,
00:40:10quels sont les éléments
00:40:10qui peuvent nous montrer
00:40:11qu'on n'est pas bien
00:40:12et apprendre à parler.
00:40:13En fait,
00:40:14c'est apprendre
00:40:14les éléments
00:40:15et les signes importants.
00:40:18C'est le niveau 1.
00:40:19Et le niveau 2,
00:40:19c'est prendre en charge
00:40:20les personnes impliquées.
00:40:21Donc,
00:40:22prendre en charge
00:40:22les personnes vulnérables,
00:40:24quelles que soient
00:40:24les populations d'ailleurs.
00:40:26L'accident de train,
00:40:27c'est des personnes vulnérables
00:40:28après un accident.
00:40:29Et donc,
00:40:29ces personnes-là
00:40:29sont en lien
00:40:30avec la CUMPE également.
00:40:31Donc,
00:40:31voilà pour le premier dispositif
00:40:32qui est une formation interne.
00:40:35qui dure une journée
00:40:36pour l'AEP1
00:40:36et deux journées
00:40:37pour l'AEP2.
00:40:39Donc,
00:40:39voilà,
00:40:40et qui est réalisé
00:40:40par des formateurs.
00:40:41Et dans les formateurs,
00:40:42il y a au niveau 2,
00:40:43un psychologue
00:40:44ou un psychiatre
00:40:45qui intervient.
00:40:48Voilà pour la première formation.
00:40:51Et pour la deuxième,
00:40:52c'est la CUMPE,
00:40:53la Celle d'urgence médico-psychologique,
00:40:54avec qui on est en convention
00:40:55pour intervenir
00:40:56auprès des impliqués,
00:40:57mais qui aussi,
00:40:57dans cette convention,
00:40:58prend en charge
00:40:59nos impliqués.
00:41:00et donc,
00:41:01voilà,
00:41:01les bénévoles
00:41:02peuvent appeler
00:41:03auprès du centre 15
00:41:04pour demander
00:41:05une aide.
00:41:06De manière,
00:41:07on l'a vécu deux fois
00:41:08sur les cinq dernières années.
00:41:11C'est souvent
00:41:11un appel en interne,
00:41:12donc c'est notre direction
00:41:13qui appelle
00:41:15la responsable
00:41:16de la CUMPE
00:41:16et qui ensuite
00:41:17prend en contact
00:41:18à tâche directe
00:41:19avec le bénévole.
00:41:20Voilà.
00:41:21Les bénévoles ont du mal
00:41:23à mettre en évidence
00:41:24un besoin.
00:41:25Peut-être un peu
00:41:27le défaut de l'uniforme
00:41:28qui protège,
00:41:29soi-disant protège,
00:41:30mais en fait,
00:41:31on sait très bien
00:41:31que c'est difficile
00:41:32de passer ce cap.
00:41:33Voilà pour le dispositif.
00:41:35Par rapport
00:41:35à la détresse psychologique,
00:41:38on est dans une situation
00:41:39assez particulière,
00:41:40c'est que la plupart
00:41:41des prises en charge
00:41:41que l'on fait,
00:41:43les personnes
00:41:44veulent repartir.
00:41:45On le voit,
00:41:46on en discute
00:41:46avec ces personnes.
00:41:49Ce week-end,
00:41:50je suis sorti
00:41:51à 3 heures du matin,
00:41:52la personne nous dit
00:41:53un enfant,
00:41:54moi je veux repartir,
00:41:56bon,
00:41:56un enfant
00:41:57à 3 heures du matin,
00:41:58bon,
00:41:59ça,
00:41:59c'est une force aussi
00:42:01pour nous
00:42:02parce qu'on les aide,
00:42:02on se sent utile,
00:42:04c'est vrai.
00:42:05Par contre,
00:42:06ça demande aussi
00:42:06une force de revenir
00:42:07dans 2-3 jours
00:42:08parce qu'on sait
00:42:08que ça va revenir
00:42:09ce dispositif-là.
00:42:11Qu'est-ce qu'on fait ?
00:42:11On fait au mieux.
00:42:13On donne des changes,
00:42:14on donne des sourires,
00:42:17on accompagne
00:42:18et puis les personnes repartent.
00:42:19Ce qui est assez impressionnant,
00:42:21c'est que maintenant
00:42:21la protection civile
00:42:22est identifiée
00:42:23comme opérateur de secours
00:42:24ou d'assistance
00:42:25auprès des personnes,
00:42:26des populations migrantes
00:42:29et donc on a,
00:42:31quand on arrive,
00:42:32on sent qu'il y a un relâchement,
00:42:35il se confie auprès des bénévoles,
00:42:37alors parfois avec plus ou moins facilité
00:42:39en fonction des langues,
00:42:41en fonction des traducteurs
00:42:42que l'on a chez nous bénévoles
00:42:43parce qu'on a aussi des personnes
00:42:44qui parlent plusieurs langues
00:42:46ou en anglais
00:42:47ou juste avec des sourires,
00:42:49des choses comme ça
00:42:49et ensuite quand ils repartent
00:42:52souvent le merci
00:42:53et le merci est en français.
00:42:55C'est marquant comme critère
00:42:57pour les bénévoles
00:42:57parce que c'est déjà
00:42:59la population nous remercie,
00:43:00ça c'est intéressant
00:43:02pour les bénévoles
00:43:03en termes de valorisation
00:43:04mais aussi en termes d'action.
00:43:06Ça réconforte sur le fait
00:43:07qu'il faut continuer ce dispositif
00:43:08parce que c'est la difficulté
00:43:09du bénévolat,
00:43:10c'est toujours trouver
00:43:11l'intérêt de quelque chose
00:43:12parce qu'on en parlait,
00:43:14il n'y a pas de...
00:43:14c'est du bénévolat à 100%,
00:43:16désintéressé,
00:43:16les personnes ne reçoivent pas
00:43:17d'indemnité,
00:43:19ni de contrepartie,
00:43:20ni de chèque cadeau,
00:43:20voilà c'est vraiment
00:43:21du bénévolat à 100%
00:43:22et je dirais même
00:43:23que c'est un bénévole
00:43:23qui coûte
00:43:23parce que la vie perso,
00:43:25professionnelle, familiale
00:43:26est souvent en pâtie
00:43:27mais c'est aussi l'engagement,
00:43:29je ne vais pas critiquer
00:43:30l'engagement bénévole,
00:43:31c'est un choix
00:43:31et si les bénévoles
00:43:32ne souhaitent plus le faire,
00:43:33ils sont libres de manœuvre
00:43:35donc voilà.
00:43:37Pour le dispositif du Nord,
00:43:39je suis directeur général
00:43:40du PADKM
00:43:40et je suis également
00:43:40au cadre zonal
00:43:42de la zone Nord
00:43:43donc je coordonne
00:43:44l'ensemble des opérations
00:43:45en cas de crise
00:43:47à la demande
00:43:48de la Fédération Nationale
00:43:49par contre,
00:43:49chaque APC,
00:43:50donc l'Association
00:43:51de Protection Civile
00:43:51est autonome
00:43:52donc je n'ai pas main
00:43:53sur leur fonctionnement,
00:43:55sur leur convention,
00:43:56etc.
00:43:57Je sais qu'ils interviennent
00:43:58parce qu'ils sont venus
00:43:59en observation
00:43:59pour voir quel était
00:44:01le dispositif dans le PADKM
00:44:02et j'avais questionné
00:44:03le directeur général
00:44:05Samuel Gilman du Nord
00:44:06qui m'avait confirmé
00:44:08que le dispositif
00:44:08était très similaire
00:44:09sur la prise en charge
00:44:10du plan d'aide aux naufragés.
00:44:12Après sur comment
00:44:13il fonctionne,
00:44:13la mobilisation,
00:44:14tout ça,
00:44:14je n'ai pas de réponse.
00:44:17Cela étant dit,
00:44:18sur le dispositif,
00:44:20nous on n'interviendra
00:44:21vraiment que sur le PADKM,
00:44:22eux interviennent
00:44:23sur le Nord,
00:44:24on est intervenus
00:44:24au tout début
00:44:25chez eux,
00:44:26chez eux ça paraît,
00:44:28on n'est pas chez eux,
00:44:29dans le département du Nord
00:44:31pour venir les appuyer
00:44:33sur les premiers déclenchements.
00:44:34Et effectivement,
00:44:35sur les retours
00:44:35que j'ai sondés,
00:44:36c'était le même dispositif
00:44:37qui était fait,
00:44:39sur les premiers déclenchements.
00:44:40Après,
00:44:40je ne sais pas.
00:44:44Peut-être une question,
00:44:45peut-être que vous répondrez
00:44:47par écrit,
00:44:48et désolé si vous l'avez
00:44:50déjà fait,
00:44:51mais peut-être
00:44:52quelques chiffres,
00:44:53combien de fois,
00:44:53par exemple,
00:44:54vous avez été appelé
00:44:55en 2024,
00:44:56en 2025,
00:44:57et est-ce que vous avez
00:44:58les chiffres du premier trimestre
00:45:002026 ?
00:45:01Ça,
00:45:01c'est une première chose.
00:45:03Est-ce que vous savez
00:45:07combien de personnes
00:45:08ont été hébergées
00:45:10via le dispositif
00:45:11protection civile
00:45:12AUDAS,
00:45:13pareil,
00:45:14sur 2025 ?
00:45:15Est-ce que ça,
00:45:15si vous ne les avez pas,
00:45:16ce n'est pas grave,
00:45:17peut-être que vous pourrez
00:45:18nous les transmettre
00:45:21par la suite.
00:45:23et puis,
00:45:24je voulais revenir
00:45:26quand même
00:45:26sur l'évolution
00:45:27de votre dispositif
00:45:29depuis que les départs,
00:45:30en fait,
00:45:31le périmètre des départs
00:45:32s'est élargi.
00:45:34Là,
00:45:34aujourd'hui,
00:45:34on a,
00:45:35je crois,
00:45:35plus de 100 km
00:45:37de côte
00:45:37que vous avez
00:45:38à couvrir.
00:45:40Donc,
00:45:40j'imagine quand même
00:45:41que ça fait augmenter
00:45:42le délai d'intervention,
00:45:43même si vous avez dit
00:45:44que vous restiez satisfait
00:45:45au vu
00:45:46de ces 100,
00:45:47plus de 100 km
00:45:48de côte
00:45:49du délai d'intervention.
00:45:50mais est-ce que ça,
00:45:52est-ce que,
00:45:53en tout cas,
00:45:53les zones de départ élargies
00:45:54ont fait augmenter aussi
00:45:57le délai d'intervention ?
00:45:58Qu'est-ce que ça veut dire
00:45:59aussi en termes de coûts
00:46:00pour vous,
00:46:01pour la protection civile ?
00:46:02Je veux bien
00:46:02que vous reveniez là-dessus
00:46:03parce que quand même,
00:46:04c'est un des éléments
00:46:04assez structurants
00:46:06des évolutions
00:46:07sur le territoire
00:46:09sur lequel vous intervenez.
00:46:12Merci,
00:46:13madame la rapporteure.
00:46:14Sur les chiffres,
00:46:15et on parlera
00:46:17de la masse salariale
00:46:18dans les financements,
00:46:20mais la mission
00:46:22des salariés
00:46:23et des équipes
00:46:24de M. Bourgeois,
00:46:25c'est les statistiques.
00:46:27Ça paraît
00:46:28peut-être
00:46:28pas un gros boulot,
00:46:30mais on le sait tous
00:46:30que dès qu'on commence
00:46:31à prendre un chiffre,
00:46:32en fonction de comment il est écrit,
00:46:33il peut donner un autre chiffre.
00:46:34Donc l'important,
00:46:35c'est d'être le plus fidèle possible.
00:46:36Et c'est ce qu'on...
00:46:37En tout cas,
00:46:37protection civile,
00:46:38pour ceux qui nous connaissent
00:46:38du Pays-de-Calais
00:46:39et au niveau national,
00:46:40c'est la rigueur,
00:46:41le professionnalisme
00:46:41et l'engagement.
00:46:42Et donc,
00:46:42moi,
00:46:43je suis assez pointueux
00:46:45à la seconde près
00:46:45sur les déclenchements.
00:46:50Nous sommes
00:46:50à 25 déclenchements.
00:46:54Donc,
00:46:54je vous donnerai après
00:46:55l'antériorité
00:46:57comme vous l'avez demandé
00:46:58madame la rapporteure.
00:47:00Notre temps d'intervention
00:47:01sur site
00:47:02est à environ
00:47:04d'une heure dix
00:47:05sur site.
00:47:06Dès qu'on arrive,
00:47:07on est une heure dix sur site.
00:47:09Là,
00:47:09sur les 25 déclenchements,
00:47:10la moyenne du temps de route
00:47:11est à 28 minutes
00:47:12et 53 secondes.
00:47:13Donc,
00:47:13je vous disais tout à l'heure
00:47:1445,
00:47:15mais je préfère 45
00:47:17parce qu'après,
00:47:17on va s'habituer
00:47:18au 28,53.
00:47:21Mais la réalité,
00:47:21c'est que c'est
00:47:21l'engagement bénévole
00:47:22et donc,
00:47:23tout ça,
00:47:23on le maîtrise difficilement.
00:47:25Le nombre total
00:47:25de prises en charge,
00:47:26c'est 835 personnes
00:47:27depuis le début de l'année
00:47:28sur le dispositif
00:47:29protection civile.
00:47:31Sur la question
00:47:32sur le nombre
00:47:33de personnes hébergées,
00:47:34au total,
00:47:34je ne l'ai pas.
00:47:35Par contre,
00:47:35j'ai ce protection civile.
00:47:37Ce protection civile,
00:47:38on a pris 835 personnes
00:47:40au total,
00:47:41ça,
00:47:41et il y avait 34 groupes
00:47:43au total,
00:47:44donc ça,
00:47:44c'est en famille,
00:47:45et on a hébergé
00:47:47161 personnes,
00:47:4965 hommes,
00:47:5149 femmes
00:47:52et 47 enfants.
00:47:54Voilà pour les chiffres
00:47:55protection civile.
00:47:57C'est un total humain
00:47:58qui est réparti
00:47:59et sur l'ensemble
00:48:00des déclenchements,
00:48:00peut-être au terme
00:48:00de chiffres aussi,
00:48:01sur les 835 prises en charge,
00:48:04on a 654 hommes,
00:48:05118 femmes
00:48:06et 63 enfants.
00:48:08Alors pourquoi nous,
00:48:09c'est important,
00:48:09ces chiffres ?
00:48:09C'est aussi pour les vêtures
00:48:10parce qu'automatiquement,
00:48:12si on parlait tout à l'heure
00:48:13des vêtures,
00:48:14les femmes,
00:48:15on leur met à disposition
00:48:16des kits hygiène,
00:48:18on leur met à disposition
00:48:20des brassières,
00:48:21voilà,
00:48:22on met plein de dispositifs,
00:48:23donc c'est important
00:48:23pour nous de savoir
00:48:24à peu près
00:48:25quel type de population
00:48:26on prend en charge.
00:48:29Sur les chiffres,
00:48:30on a intervenu
00:48:3225 fois,
00:48:33sur les 25 fois,
00:48:35on a intervenu
00:48:3513 fois au port de Calais,
00:48:364 fois au port de Boulogne
00:48:37et 8 fois hors port.
00:48:39Donc on voit
00:48:40que la tangente s'inverse,
00:48:41on intervient plus en port
00:48:42que hors port.
00:48:44Et donc sur les 25 déclenchements,
00:48:45on a eu 3 déclenchements simultanés.
00:48:47Alors qu'est-ce que ça veut dire ?
00:48:47C'est-à-dire qu'on a déjà été déclenchés
00:48:50et en même temps,
00:48:51on a reçu d'autres appels.
00:48:52Pour nous,
00:48:52c'est aussi en termes
00:48:53de mobilisation de bénévoles,
00:48:54c'est important.
00:48:56Et sur les déclenchements,
00:48:57sur les 25 déclenchements,
00:48:58on a un seul déclenchement
00:48:59où il y a eu un ou des décès
00:49:01et c'est celui que vous avez évoqué,
00:49:03M. le Président,
00:49:04tout à l'heure.
00:49:05Pour nous,
00:49:06ces chiffres sont importants
00:49:07parce qu'ils permettent aussi
00:49:08de préparer les bénévoles,
00:49:11de la probabilité de risque.
00:49:12On a ce qu'on appelle le priming.
00:49:14C'est beaucoup d'anglais,
00:49:15désolé,
00:49:16mais c'est la préparation psychologique
00:49:17avant la mission.
00:49:18On a le priming
00:49:19qui est après le briefing,
00:49:21l'intervention se fait,
00:49:21on a le diffusing,
00:49:23le debriefing
00:49:23et ensuite le diffusing.
00:49:25Et c'est aussi
00:49:26par la formation
00:49:26des écoutes psychologiques
00:49:28où on prépare les bénévoles,
00:49:30on se prépare.
00:49:30On va vivre ça,
00:49:32il peut se passer ça,
00:49:33ça, ça, ça, ou pas.
00:49:34Mais en tout cas,
00:49:34on se prépare à tout,
00:49:35tout ce qu'on peut avoir.
00:49:36Et ça permet
00:49:37de se préparer individuellement
00:49:39à une mission,
00:49:39à ce qu'on peut vivre.
00:49:41Sur les horaires de déclenchement,
00:49:45on a quatre catégories,
00:49:47minuit, 6h, 6h, midi,
00:49:48midi, 16h, 16h, 24h.
00:49:52Sur les 25,
00:49:5316 déclenchements ont eu lieu
00:49:54entre 16h et 24h.
00:49:56Nous, c'est intéressant aussi
00:49:57pour la mobilisation bénévole
00:49:58parce que les employeurs,
00:50:00parfois, ont des difficultés
00:50:01à libérer.
00:50:03Je vous permettrai d'y revenir
00:50:04si vous en êtes d'accord.
00:50:05et la deuxième catégorie,
00:50:06c'est 6h, midi.
00:50:07Donc, on a six déclenchements
00:50:09à 6h, midi.
00:50:10Entre 6h et midi.
00:50:11Donc ça, c'est les statistiques
00:50:12de 1026.
00:50:15Sur les statistiques passées,
00:50:18on voit une évolution du dispositif.
00:50:19Si on prend le nombre de déclenchements,
00:50:21rien que le nombre.
00:50:22En 2020, fin d'année,
00:50:24on a mis six déclenchements.
00:50:25Je vous propose de la laisser de côté.
00:50:26C'était le tout début.
00:50:272021, 69 déclenchements.
00:50:302021, 69 déclenchements.
00:50:312022, 87.
00:50:322023, 96.
00:50:342024, 138.
00:50:362025, une petite descente, 108.
00:50:39Et 2026, on est à 25.
00:50:41Si on prend par trimestre,
00:50:43le 25 correspond au 140 de 2024.
00:50:47Si on prend par trimestre en répartition.
00:50:48Donc on est parti sur une tangente 2024.
00:50:52Dans le dispositif de prise en charge,
00:50:54en 2025, la protection civile
00:50:56a pris 4208 personnes en charge.
00:50:59C'est un chiffre important,
00:51:01surtout qu'on voit dans la répartition
00:51:03que sur les 4208,
00:51:05il y a 3357 hommes,
00:51:09552 femmes et 299 enfants.
00:51:12Donc voilà, c'est quand même
00:51:13des gros chiffres sur 2025 également.
00:51:16Sur le total humain,
00:51:17je vous ai dit en 2025,
00:51:18on avait moins de déclenchements.
00:51:21Par contre, on a pris en charge
00:51:21plus de personnes qu'en 2024.
00:51:23Donc ça veut dire que les groupes
00:51:24sont plus gros.
00:51:25Donc c'est intéressant pour nous,
00:51:27ça veut dire qu'on mobilise
00:51:27plus de bénévoles en même temps.
00:51:30Là où avant,
00:51:30on déclenchait une remorque,
00:51:31une remorque, c'est 50 personnes.
00:51:33La moyenne des chiffres avant,
00:51:36c'était 38.
00:51:36Là, on est à 56 personnes de moyenne
00:51:37dans un groupe.
00:51:38Donc il faut deux remorques.
00:51:39Donc deux conducteurs,
00:51:41donc deux bénévoles
00:51:41qui accompagnent le conducteur
00:51:42pour monter les tentes, etc.
00:51:43Donc on mobilise deux fois plus
00:51:44de personnel.
00:51:45Et donc c'est intéressant
00:51:46en termes de chiffres
00:51:48sur l'évolution des chiffres,
00:51:50sur le nombre d'interventions.
00:51:52Sur les 100 kilomètres
00:51:53de notre belle côte d'Opale,
00:51:56un peu plus aussi,
00:51:57c'est des gros chiffres
00:51:59en termes de kilomètres.
00:52:01L'avantage que l'on a,
00:52:02c'est qu'on a une antenne
00:52:03dans chaque arrondissement
00:52:04de sous-préfecture
00:52:05qui ont été,
00:52:06et une partie,
00:52:07via des financements,
00:52:08ont permis de déployer
00:52:09les antennes.
00:52:09L'antenne de Calais,
00:52:10c'est une antenne qui a été déployée
00:52:11via des financements.
00:52:13Alors pas de antenne complète,
00:52:14les véhicules qui interviennent
00:52:15sur le migratoire,
00:52:16mais c'est une force
00:52:17pour déployer un dispositif.
00:52:18Si on n'a pas d'argent,
00:52:19si on n'a pas de véhicules,
00:52:20on ne peut pas déployer
00:52:21un dispositif.
00:52:23La zone de départ,
00:52:24effectivement,
00:52:25on était,
00:52:26avant 2024,
00:52:27beaucoup hors port.
00:52:29Donc ça nécessitait
00:52:30du temps de trajet particulier.
00:52:32Je prends l'exemple
00:52:33de Vimil,
00:52:34Vimreux,
00:52:35Boulogne qui intervient
00:52:36et est obligé de sortir
00:52:36sur la rocade,
00:52:37re-rentrer,
00:52:38ça fait un délai
00:52:38de 40 minutes facilement.
00:52:40Donc les délais étaient
00:52:41beaucoup plus longs,
00:52:42on a augmenté.
00:52:44Nos délais étaient à,
00:52:46les délais chiffrés,
00:52:4735 minutes en 2023,
00:52:4932 minutes en 2024,
00:52:5037 minutes,
00:52:5134 minutes en 2025.
00:52:53Vous voyez,
00:52:53on est autour de 30,
00:52:54moi j'ai toujours 45
00:52:55parce que je n'ai pas envie
00:52:56qu'on nous demande
00:52:56d'intervenir en 30 minutes,
00:52:57ça ne marchera pas.
00:52:58Je connais le fonctionnement.
00:53:00Donc voilà,
00:53:01en moyenne,
00:53:02on est quand même
00:53:02dans une moyenne
00:53:03plutôt basse
00:53:04du temps d'intervention.
00:53:05Hors port et port.
00:53:06Ce qui veut dire
00:53:07que les temps de route
00:53:09hors port
00:53:11sont maîtrisés
00:53:11par la présence
00:53:12des antennes.
00:53:13Si,
00:53:14et vous l'avez dit,
00:53:14le phénomène s'est déplacé,
00:53:16avant c'était vraiment
00:53:17beaucoup calé,
00:53:18il est descendu sur Boulogne
00:53:19et maintenant sur Berck,
00:53:20si on n'avait pas d'antenne
00:53:21à Berck-sur-Mer,
00:53:22oui,
00:53:22là il y aura un délai
00:53:23d'une heure et demie,
00:53:24deux heures avant d'intervenir.
00:53:26Et on mobilise.
00:53:27Pourquoi,
00:53:27comment on fait pour mobiliser ?
00:53:29C'est dès que la préfecture
00:53:30nous envoie
00:53:31une météo favorable,
00:53:33eh bien on met une alerte,
00:53:34c'est-à-dire qu'on met une astreinte,
00:53:35les bénévoles sont chez eux,
00:53:36à disposition
00:53:37et on les déclenche comme ça.
00:53:39Donc on a un équipage
00:53:40à chaque fois
00:53:41de 3 à 5 dans chaque antenne
00:53:42et le lot fait un groupe
00:53:45de 10 à 15 bénévoles
00:53:46qui interviennent
00:53:46sur site au besoin.
00:53:49Voilà pour les chiffres
00:53:50d'intervention.
00:53:51Il y avait une dernière question,
00:53:52c'était sur les coûts,
00:53:54sur les coûts du dispositif.
00:53:56Donc c'est un dispositif
00:53:57qui est à 100% subventionné
00:53:59pour la prise en charge
00:54:00des personnes.
00:54:02Le dispositif,
00:54:03qu'est-ce qu'il finance ?
00:54:04Qu'est-ce qu'il subventionne ?
00:54:05Il subventionne
00:54:07les équipements en temps plein,
00:54:08donc c'est 6 équipements
00:54:09en temps plein cette année
00:54:11qui sont financés.
00:54:12La dernière c'était 5
00:54:14parce qu'on a renforcé
00:54:15avec la direction administrative
00:54:16et financière
00:54:16qui est un poste,
00:54:18et on l'a vu,
00:54:18très important
00:54:19dans notre stabilité associative
00:54:20pour l'utilisation
00:54:21des finances.
00:54:22C'est qu'on a des budgets
00:54:23qui deviennent importants,
00:54:24on a un comissaire au compte
00:54:25obligatoire,
00:54:25enfin voilà,
00:54:25tout ça nous oblige
00:54:27et donc on est obligé
00:54:28et comme la plupart
00:54:29de nos missions,
00:54:30et on le verra dans le pourcentage,
00:54:31sont les missions migratoires,
00:54:33c'est important.
00:54:34Donc sur l'année 2025,
00:54:35on a 770 000 euros
00:54:37pour le plan des naufragés.
00:54:39C'est 40% du budget
00:54:40de l'association
00:54:42donc sur le plan des naufragés.
00:54:46Le dispositif a évolué,
00:54:48cette année il y a eu,
00:54:50enfin pardon,
00:54:50quand je dis de cette année,
00:54:51c'est 2025,
00:54:52il y a un report
00:54:53à chaque fois d'un an,
00:54:54pardon.
00:54:55pourquoi ces chiffres ?
00:54:56C'est qu'on a eu
00:54:57un gros gap de vêtures,
00:54:59les vêtements ont coûté
00:55:01très cher
00:55:01avec l'inflation
00:55:02qu'on a tous subi
00:55:04et le carburant également
00:55:05et donc voilà,
00:55:06il y a eu des coûts
00:55:07plus importants.
00:55:08L'année 2024,
00:55:09c'était 520 000.
00:55:10Voilà.
00:55:11Donc le dispositif
00:55:12est plus important,
00:55:13on l'a vu en termes de chiffres,
00:55:14les mobilisations
00:55:15ne sont pas les mêmes.
00:55:16Qu'est-ce que ça subventionne,
00:55:18ces financements ?
00:55:19Donc les équipements
00:55:19en temps plein
00:55:20qu'on a évoqué juste avant,
00:55:21le matériel,
00:55:22les véhicules
00:55:22avec l'amortissement
00:55:23pour qu'on puisse renouveler
00:55:24le parc de matériel
00:55:25et de véhicules
00:55:25donc c'est un coût
00:55:26aussi important.
00:55:28L'équipement des bénévoles,
00:55:29la formation des bénévoles,
00:55:31les frais de déplacement,
00:55:32pas des bénévoles
00:55:33mais carburant,
00:55:34péage,
00:55:35usure des véhicules
00:55:36et les frais de mission.
00:55:38Alors qu'est-ce qu'on a
00:55:38comme frais de mission ?
00:55:39C'est par exemple le repas.
00:55:40Les bénévoles,
00:55:41dès qu'ils sont déclenchés
00:55:41dans des heures de repas
00:55:42qui sont définies
00:55:43dans notre règlement intérieur
00:55:44et les prix en charge
00:55:44à la hauteur de 15 euros.
00:55:46Ça fait un coût important
00:55:47au total
00:55:47mais un sac vide
00:55:50ne tient pas debout.
00:55:51C'est l'expression
00:55:51qu'on a nous en interne
00:55:53donc il faut remplir le sac
00:55:55et pour ça il faut manger
00:55:56et donc c'est un coût
00:55:57aussi important de frais.
00:55:59Les autres frais
00:55:59c'est aussi les frais
00:56:00de système d'information,
00:56:02les outils.
00:56:02On parlait tout à l'heure
00:56:03de déclenchement,
00:56:04on a un outil
00:56:04qui coûte,
00:56:06qui est externe
00:56:07à l'association.
00:56:08C'est un outil
00:56:08qui s'appelle MainCorn
00:56:09qui est fait par l'entreprise
00:56:10CrazySoft
00:56:11qui permet de déclencher
00:56:12les bénévoles
00:56:13et donc ils reçoivent un SMS.
00:56:14S'ils ne répondent pas
00:56:15ça appelle
00:56:15et c'est automatisé
00:56:16donc ça permet de gagner
00:56:17en temps d'intervention.
00:56:19Donc ça c'est un coût
00:56:20aussi important,
00:56:20on est à plus de 200 000 euros
00:56:22par an sur un dispositif
00:56:23comme celui-ci.
00:56:24On a tout le système
00:56:25de radio,
00:56:26de connexion,
00:56:27de communication
00:56:27entre les véhicules,
00:56:29les binômes
00:56:30qui sont sur intervention,
00:56:31le poste de commandement
00:56:32pour remonter
00:56:32les informations précises
00:56:33et ce qu'on ordonne
00:56:34avec les services publics.
00:56:35Donc ça aussi
00:56:35c'est des frais
00:56:36de système d'information
00:56:37qui sont importants
00:56:38parce que la protection civile
00:56:39n'a pas accès
00:56:39aux outils d'Etat.
00:56:42La chance qu'on a
00:56:43c'est qu'on est
00:56:43une association
00:56:44ingrédite de sécurité civile
00:56:44donc on a plein de capacités.
00:56:46L'inconvénient
00:56:47c'est qu'on est
00:56:47une association
00:56:48ingrédite de sécurité civile
00:56:48donc on a moins de capacités
00:56:50sur certains leviers.
00:56:51Ça dépend des intérêts
00:56:53de chaque thune
00:56:53et de chacun.
00:56:54Cela étant dit
00:56:55sur des dispositifs comme ça
00:56:56on se rend compte
00:56:56que c'est des coûts importants
00:56:57qui pourraient être intégrés
00:56:58dans un flux collectif.
00:57:01Au niveau des coûts
00:57:03j'ai répondu à la question.
00:57:05Parfait.
00:57:10Merci.
00:57:12Monsieur De Florian.
00:57:15Merci Monsieur le Président,
00:57:16Madame la Rapporteure,
00:57:18cher Président,
00:57:20Madame Bernard,
00:57:21cher volontaire
00:57:23de la protection civile
00:57:24et de la société civile.
00:57:26Vous avez un rythme opérationnel intense
00:57:28vous l'avez évoqué.
00:57:29Ma question
00:57:30elle porte sur la fidélisation
00:57:32et sur le recrutement
00:57:33de vos bénévoles.
00:57:34D'abord comment est-ce que
00:57:34vous fidélisez
00:57:36les équipes de bénévoles
00:57:37que vous engagez ?
00:57:38Est-ce qu'il y a quelque chose
00:57:40que la représentation nationale
00:57:42puisse proposer,
00:57:43mettre en œuvre,
00:57:44voter
00:57:45ou demander à l'exécutif
00:57:47pour faciliter
00:57:47la fidélisation
00:57:48de vos bénévoles ?
00:57:50Et je poserai la même question
00:57:51sur le recrutement.
00:57:52Quelles sont vos filières
00:57:53privilégiées de recrutement ?
00:57:55Est-ce que c'est le bouche à oreille,
00:57:56le cercle familial,
00:57:57la communication externe ?
00:57:58Est-ce que vous démarchez
00:58:00dans les services civiques
00:58:01et dans le service national
00:58:02pour constituer
00:58:04votre pôle de bénévoles ?
00:58:06Voilà les deux questions
00:58:08que je voulais vous proposer.
00:58:11Merci M. le député.
00:58:15Sur le dispositif du rythme,
00:58:18je ne sais pas comment on fait.
00:58:21C'est une vraie question
00:58:22d'engagement,
00:58:23de mobilisation.
00:58:24On a vécu
00:58:25les servos landbergs sur mer,
00:58:26c'est 55 bénévoles par jour
00:58:27pendant 29 jours.
00:58:29Avec un jour qui finit
00:58:30à minuit
00:58:30et on reprend le lendemain.
00:58:32Les cadres ont rendez-vous
00:58:32à 6h30 tous les jours
00:58:33et on finit à 23h.
00:58:36Comment on fait
00:58:37pour mobiliser ?
00:58:38Je ne sais pas.
00:58:38Je pense qu'il y a
00:58:40quelques raisons.
00:58:41C'est un,
00:58:41l'engagement des cadres,
00:58:42l'exemplarité.
00:58:43On est sur le terrain.
00:58:45Ça, ça donne envie.
00:58:47Mon père,
00:58:48on a tous un mentor,
00:58:48c'est le président
00:58:49de la protection civile.
00:58:51Il est maintenant,
00:58:51il est retraité
00:58:52mais il a plus de 70 ans.
00:58:53Il est tous les jours
00:58:54avec nous sur le terrain.
00:58:55Il fait des déclenchements
00:58:56de nuit.
00:58:57Il est alerté toutes les nuits
00:58:58pour donner son accord
00:58:59d'engagement.
00:59:00Même si on a une convention,
00:59:01on a un accord d'engagement
00:59:01pour le volet administratif.
00:59:03Le président a validé l'engagement.
00:59:05C'est une variance
00:59:06entre lui et moi.
00:59:07On a alterné une semaine
00:59:08l'un, une semaine l'autre.
00:59:09Donc ça,
00:59:10pour les bénévoles,
00:59:10c'est, je pense,
00:59:11un levier,
00:59:12c'est l'exemplarité des cadres.
00:59:14Alors, bien sûr,
00:59:15on a tous des,
00:59:15on fait parfois des bêtises
00:59:16mais on fait le maximum
00:59:17pour le moins offert.
00:59:19Donc, ce qui permet
00:59:20sur le premier volet
00:59:21de comment on engage
00:59:23les gens,
00:59:24on s'engage
00:59:24et se sentent représentés
00:59:25par leurs dirigeants.
00:59:26En tout cas,
00:59:26c'est ce que j'espère.
00:59:27C'est ce que j'essaie
00:59:28de faire via mon engagement.
00:59:30Sur le rythme,
00:59:32on est vigilant malgré tout
00:59:33avec des rythmes intenses
00:59:34au repos du bénévole,
00:59:36aux rotations.
00:59:37C'est-à-dire que même
00:59:37pendant l'activité,
00:59:39il y a des temps de repos.
00:59:40Les repas,
00:59:40c'est des repas équilibrés.
00:59:41Il n'y a plus de soda.
00:59:42Ça paraît bête
00:59:43mais ça permet de bien récupérer.
00:59:44Il y a des boissons,
00:59:45des repas équilibrés,
00:59:46des repas végétariens ou pas.
00:59:47Donc, sur l'ensemble
00:59:48de nos activités,
00:59:48on fait attention
00:59:49et on a mis en place
00:59:50ce qu'on appelle
00:59:51l'APO,
00:59:52l'activité physique organisée.
00:59:54Et donc,
00:59:54on met en place
00:59:55des séances d'activité physique,
00:59:57alors plus ou moins intenses
00:59:58en fonction des profils
00:59:58que l'on a,
00:59:59encadrées par des bénévoles formés
01:00:01et qui permettent aussi
01:00:02une cohésion.
01:00:02Parce que je pense
01:00:03que ce qui permet nos missions,
01:00:04c'est notre cohésion d'équipe.
01:00:06C'est un peu le nerf de la guerre,
01:00:07à vrai dire.
01:00:08C'est réussir à mobiliser
01:00:09dans une situation
01:00:10qui est répétitive.
01:00:12Les postes de secours,
01:00:13c'est un poste de secours
01:00:13très particulier.
01:00:14On a envie de venir
01:00:15au Men's Square Festival
01:00:16ou au Touquet Music Beach.
01:00:17On vient pour aussi
01:00:18le secours avant tout
01:00:19mais aussi pour l'activité.
01:00:20La mission migratoire,
01:00:21on vient aussi pour l'activité
01:00:22et aussi pour le secours.
01:00:24Donc, c'est intéressant
01:00:24d'avoir réussi à mobiliser.
01:00:26Sur la fidélisation
01:00:27des bénévoles,
01:00:28une grande partie
01:00:29vient de nos décideurs.
01:00:31Effectivement,
01:00:33il est à noter
01:00:34que même si le nombre
01:00:35de distinctions
01:00:36a augmenté
01:00:37auprès des bénévoles
01:00:38agréés de sécurité civile
01:00:39et là,
01:00:39je parle pour l'ensemble
01:00:40des associations
01:00:40si je peux me permettre,
01:00:41mais le nombre d'heures
01:00:43de bénévoles à fait en France,
01:00:44c'est pas mal.
01:00:46Et effectivement,
01:00:47peut-être qu'une représentation
01:00:48plus importante
01:00:48au niveau des distinctions individuelles
01:00:49permettrait aux bénévoles
01:00:51d'être valorisés
01:00:51parce que,
01:00:52pour parler avec eux,
01:00:53ils ne viennent pas
01:00:54pour les médailles.
01:00:55Et puis,
01:00:56pour les élus locaux
01:00:57que vous êtes,
01:00:59vous voyez très bien
01:01:00qu'il y a une certaine
01:01:01timidité
01:01:01lors d'une remise
01:01:02de distinction
01:01:03parce qu'on ne vient pas
01:01:03pour ça.
01:01:04Par contre,
01:01:05en tant que dirigeant,
01:01:05moi,
01:01:06je me dois
01:01:06de porter cette reconnaissance
01:01:08et une fierté
01:01:09pour eux
01:01:09d'être distingués.
01:01:11Et puis,
01:01:12moi,
01:01:12je vais prendre un exemple
01:01:13très bête,
01:01:14mais le préfet
01:01:14a fait un courrier,
01:01:16il en fait très régulièrement
01:01:17pour valoriser le bénévolat
01:01:18lors de nos missions.
01:01:19Il a écrit dans son courrier
01:01:21sur l'accident de train,
01:01:23on peut compter sur vous
01:01:24comme toujours,
01:01:26les bénévoles
01:01:27ont été très fiers
01:01:28de recevoir ce courrier.
01:01:29Et ça coûte du temps
01:01:31d'un cadre
01:01:33haut de l'État,
01:01:34mais c'est important.
01:01:35Et les bénévoles
01:01:35vont s'engager
01:01:36plus facilement,
01:01:37plus efficacement
01:01:37et dans une cause
01:01:39qui est commune.
01:01:39Donc,
01:01:40effectivement,
01:01:40en termes de valorisation,
01:01:41on a un travail
01:01:42sûrement à faire
01:01:43pour valoriser le bénévolat
01:01:45qui,
01:01:45dans le beau haut
01:01:47de la sécurité,
01:01:47est intégré,
01:01:48mais peut-être
01:01:49qu'une intégration
01:01:50autre,
01:01:51je ne sais pas,
01:01:52réfléchir à quelque chose,
01:01:54permettrait de mettre
01:01:56en évidence cet engagement
01:01:57parce que,
01:01:59bien sûr,
01:02:00le bénévole
01:02:00n'attend pas,
01:02:02par contre,
01:02:03il donne.
01:02:03Et quand on le voit,
01:02:04et vous l'avez vécu
01:02:05lors de la remise
01:02:07de distinction
01:02:08à l'antenne de Calais,
01:02:09il faut remercier encore
01:02:10d'être venu,
01:02:11les bénévoles
01:02:12sont là,
01:02:13le soir,
01:02:14ils repartent en famille,
01:02:15ils repartent
01:02:16sur un déclenchement
01:02:16la nuit,
01:02:17leurs enfants,
01:02:18leur mari,
01:02:18leur femme,
01:02:20leur épouse attendent,
01:02:21bon,
01:02:22et le lendemain,
01:02:22ils repartent au travail
01:02:23et donc,
01:02:24c'est un cycle de vie
01:02:24très particulier
01:02:25qui,
01:02:26pour moi,
01:02:26est à valoriser.
01:02:27Sur comment on manage aussi,
01:02:30c'est un management
01:02:31très hiérarchisé,
01:02:35associatif,
01:02:36oui,
01:02:37social,
01:02:38humain,
01:02:38oui,
01:02:38mais très hiérarchisé.
01:02:39Il y a un chef,
01:02:40il y a une fonction,
01:02:41on applique l'ordre,
01:02:42sauf si une mise en danger,
01:02:43l'ordre est appliqué
01:02:44et ensuite,
01:02:44on fait un compte rendu,
01:02:45on en discute.
01:02:46Donc,
01:02:46c'est très hiérarchisé,
01:02:46ce qui nous permet
01:02:47d'avoir une efficacité
01:02:47dans la mission.
01:02:49Et dans le recrutement,
01:02:50on le voit.
01:02:51Les bénévoles qui intègrent
01:02:52la protection civile,
01:02:52c'est qu'ils veulent
01:02:53ce cadre de sécurité.
01:02:54Oui,
01:02:55la protection civile,
01:02:56on a des gilets par balle,
01:02:56par lame,
01:02:57par pic,
01:02:58pour les missions à risque,
01:02:59dites à risque.
01:03:00Oui,
01:03:00c'est une sécurité
01:03:01que le président et moi
01:03:03avons voulu pour les bénévoles.
01:03:04Oui,
01:03:05lorsqu'on intervient,
01:03:06on a des casques de couleurs
01:03:07pour identifier
01:03:08qui est le chef
01:03:08et pour savoir qui est le chef.
01:03:10Ça,
01:03:10c'est un cadre
01:03:10que les bénévoles
01:03:11qui intègrent
01:03:12souhaitent chez nous
01:03:14et donc,
01:03:14on le voit dans les cursus.
01:03:17Certains viennent d'autres
01:03:18associations de la gré
01:03:18de sécurité civile
01:03:19et repartent
01:03:20parce que ça ne leur convient pas
01:03:21et inversement,
01:03:22d'autres restent
01:03:23et d'autres viennent chez nous
01:03:24en premier
01:03:24et ensuite repartent.
01:03:26Le président a une habitude,
01:03:28c'est de nous dire
01:03:30les gens en région parisienne,
01:03:32il y a du turnover
01:03:33parce qu'il vient de Paris,
01:03:35en région parisienne,
01:03:35il y a du turnover
01:03:36et ça tient,
01:03:38ça fonctionne.
01:03:38On a fait le même système
01:03:39au niveau de la protection civile,
01:03:40c'est qu'on ne s'oblige pas
01:03:42à garder les mêmes responsables
01:03:43tout le temps.
01:03:44C'est un turnover naturel,
01:03:45les chefs,
01:03:47hier au Sarre-Volant,
01:03:49l'ancien chef de dispositif,
01:03:50celui qui était mercredi,
01:03:51était en logistique,
01:03:53donc celui qui a porté le café.
01:03:54Donc,
01:03:54c'est en termes de positionnement,
01:03:56c'est très intéressant
01:03:57et donc les bénévoles
01:03:57se rendent compte
01:03:58que lorsqu'ils intègrent,
01:04:00ils ont des gens
01:04:00qui les représentent
01:04:01et ça,
01:04:01c'est un volet de fidélisation.
01:04:03Sur la dernière fidélisation,
01:04:05c'est l'unité.
01:04:08On a tous la même tenue,
01:04:09alors apparemment aujourd'hui,
01:04:10je m'excuse auprès des équipes,
01:04:12mais on a tous la même tenue,
01:04:14on a tous le même écusson,
01:04:16on a tous la même image
01:04:17et ça,
01:04:18c'est un levier aussi d'unité
01:04:20et parce qu'on a
01:04:21une diversité sociale,
01:04:22c'est une réalité,
01:04:23on a des personnes
01:04:24qui sont demandantes d'emploi,
01:04:25on a des cadres dirigeants
01:04:27de structures,
01:04:28on a des banquiers,
01:04:30on a des restaurateurs,
01:04:31on a de tout,
01:04:32je pourrais tout expliquer
01:04:33et avec un équilibre
01:04:34de sexe
01:04:35qui est équilibré naturellement.
01:04:37Alors la représentation ici
01:04:37n'est pas bonne,
01:04:38mais quand on regarde
01:04:39dans nos directions,
01:04:40on est à 50%,
01:04:41alors 47, 53,
01:04:42il y a plus de femmes
01:04:42dans nos directions départementales,
01:04:44donc en direction,
01:04:45la pôle opérationnel
01:04:46qui est le pôle le plus important,
01:04:47c'est une femme
01:04:49qui dirige
01:04:49et encore une fois,
01:04:52on le dit en interne,
01:04:53nous on est contre
01:04:54ces quotas obligatoires
01:04:55en interne dans les associations
01:04:56parce que la liberté,
01:04:56c'est ça,
01:04:57c'est que chacun
01:04:57prenne sa place
01:04:58quand il en a des capacités.
01:04:59Et donc on se bat
01:05:02au sein de protection civile
01:05:03pour que tout le monde
01:05:03ait sa place.
01:05:05Et donc ça aussi,
01:05:05c'est une mobilisation
01:05:06parce qu'on a plus de femmes
01:05:07maintenant que d'hommes
01:05:08et donc ça montre bien
01:05:09que le fait de ne pas avoir
01:05:09mis de règles chez nous
01:05:10fonctionne
01:05:11parce que c'est les compétences
01:05:12qui priment.
01:05:13Voilà, monsieur le député.
01:05:15Avant de donner la parole
01:05:17à madame Dupont,
01:05:19ce que vous venez de dire
01:05:20me suggère une autre question.
01:05:23Est-ce que vous avez
01:05:23des bénévoles
01:05:25qui souhaitent
01:05:26être spécialisés
01:05:27notamment
01:05:27dans le cadre
01:05:29de secours aux migrants
01:05:32ou assistance aux migrants
01:05:34ou alors
01:05:35vous faites en sorte
01:05:36de bien faire tourner
01:05:37les effectifs
01:05:38pour par exemple
01:05:39être au Main Square
01:05:41à Arras
01:05:42au cerf-volant à Berck
01:05:44et puis aux migrants
01:05:45à tour de rôle ?
01:05:47Voilà, est-ce qu'il y a
01:05:49des spécialisations
01:05:50ou des demandes
01:05:51de spécialisation
01:05:52de la part des bénévoles
01:05:53ou est-ce que vous
01:05:55volontairement
01:05:56vous souhaitez faire
01:05:57tourner les effectifs
01:05:58en fonction des événements ?
01:06:01Merci, monsieur le président.
01:06:03Il n'y a pas de spécialisation
01:06:04en tout cas voulue
01:06:05par le président
01:06:06qui vient d'un corps d'élite
01:06:08et qui veut la polyvalence.
01:06:11Il veut la polyvalence
01:06:12pourquoi ?
01:06:12Parce que lorsqu'on est
01:06:13sur une mission
01:06:14du plan d'aide de naufragés
01:06:15on peut tomber
01:06:16sur une victime
01:06:17donc il y a un minimum
01:06:18de compétence
01:06:18pour tout le monde
01:06:19qui est le PSC
01:06:19pour les secours citoyens
01:06:21et on se rend compte
01:06:22que tout le monde
01:06:22passe le PS1
01:06:23et ensuite comme ils sont
01:06:24tellement passionnés
01:06:24ils passent le PS2
01:06:25et puis en fait
01:06:26ils sont polyvalents
01:06:27donc on recherche
01:06:28la polyvalence
01:06:29cela étant dit
01:06:30quand ils sont diplômés
01:06:31il y a des personnes
01:06:31qui préfèrent
01:06:32telle mission
01:06:33ou telle mission
01:06:34on a des personnes
01:06:34qui ont très clairement dit
01:06:36nous les postes de secours
01:06:36c'est pas mon truc
01:06:37aller attendre une victime
01:06:39dans un poste de secours
01:06:40au cerf-volant
01:06:40c'est pas mon truc
01:06:41par contre
01:06:41aider les populations
01:06:43migrantes
01:06:43c'est mon truc
01:06:44on sait que
01:06:45ces poules de personnes
01:06:46disponibles
01:06:46vont se libérer
01:06:47plus facilement
01:06:47pour l'un
01:06:48et pas pour l'autre
01:06:48et donc c'est un management
01:06:50effectivement
01:06:51au cas par cas
01:06:52c'est ça la force
01:06:52de l'associatif
01:06:53peut-être aussi
01:06:53autant on est très strict
01:06:54autant on a un management
01:06:55au cas par cas
01:06:56donc oui
01:06:56les bénévoles
01:06:57choisissent
01:06:59choisissent leur mission
01:07:00ça les gens sont libres
01:07:01par contre
01:07:02ils sont polyvalents
01:07:03on a pour ça
01:07:04un parcours d'évolution
01:07:05on a un arbre d'évolution
01:07:07on a un parcours d'évolution
01:07:07pour que le bénévole
01:07:08puisse choisir
01:07:09un peu comme une offre de soins
01:07:11il choisit
01:07:11ce qu'il souhaite
01:07:13pour le mieux
01:07:14mais nous on pousse
01:07:15à ce que les personnes
01:07:16soient polyvalentes
01:07:16et ça marche
01:07:18on le voit
01:07:18par exemple
01:07:19l'AEP
01:07:19l'aide des côtes psychologiques
01:07:20c'est une formation
01:07:21qui est optionnelle
01:07:22tout le monde s'y inscrit
01:07:23qu'il soit
01:07:24sauveteur secours du travail
01:07:25pour la partie professionnelle
01:07:26d'entreprise
01:07:26ou tout le monde s'y inscrit
01:07:27c'est encore une fois
01:07:28je pense une question
01:07:29d'exemplarité
01:07:30tous nos cadres
01:07:31ont toutes les compétences
01:07:32exprès
01:07:33c'est une demande
01:07:34pour passer cadre
01:07:34il faut avoir
01:07:35ce que moi j'appelle
01:07:36un transverse obligatoire
01:07:37il faut avoir
01:07:38tous les prérequis
01:07:38pour être cadre
01:07:41très bien
01:07:42merci
01:07:42madame Dupont
01:07:44merci monsieur le président
01:07:45je m'associe tout d'abord
01:07:46au mot du président
01:07:47concernant
01:07:48l'action
01:07:49de la protection civile
01:07:50et de tous
01:07:51ces professionnels
01:07:52et bénévoles
01:07:53vraiment merci
01:07:54présente également
01:07:55en Anjou
01:07:56en Manéloire
01:07:56bien évidemment
01:07:57donc sur notre sujet
01:08:00du jour
01:08:00dans la continuité
01:08:02de nos échanges
01:08:02sur le bénévolat
01:08:03j'aimerais savoir
01:08:05comment est perçu
01:08:07le bénévolat
01:08:09spécifique
01:08:09sur la partie
01:08:10naufragée
01:08:11par tout un chacun
01:08:12je veux dire
01:08:13cette action là
01:08:14comment elle est perçue
01:08:15en Pas-de-Calais
01:08:18deuxième question
01:08:19vous nous avez donné
01:08:19les chiffres
01:08:20sur 2026
01:08:21j'ai essayé
01:08:21d'en prendre en note
01:08:22mais je n'ai peut-être
01:08:24pas tout pris
01:08:25pourrait-on avoir
01:08:26les chiffres
01:08:27s'il vous plaît
01:08:27que vous nous aviez
01:08:28communiqués
01:08:30et ma question principale
01:08:32concerne
01:08:34les modalités
01:08:35de votre déclenchement
01:08:36puisqu'en discutant
01:08:36sur le terrain
01:08:37je me suis rendu compte
01:08:38que vous n'étiez pas
01:08:39déclenchée
01:08:39à chaque sauvetage
01:08:40vous avez évoqué
01:08:42ce protocole d'accord
01:08:43dont je n'ai pas
01:08:44connaissance
01:08:45mais j'aimerais savoir
01:08:47selon vous
01:08:48selon quels critères
01:08:51vous êtes déclenchée
01:08:53à votre connaissance
01:08:54c'est bien sûr
01:08:55une question
01:08:55qu'il faudra poser
01:08:56aussi à
01:08:58l'ADD
01:08:59et la DETS
01:09:02mais voilà
01:09:03savoir un petit peu
01:09:04quel est le cadre
01:09:05de vos interventions
01:09:06qu'est-ce qui fait
01:09:06que parfois vous sortez
01:09:07parfois non
01:09:08comment ça fonctionne
01:09:10au vu de ce que
01:09:11vous en savez
01:09:11bien entendu
01:09:11merci
01:09:14merci madame
01:09:14la députée
01:09:17par rapport
01:09:18à la perception
01:09:21de notre action
01:09:22en interne
01:09:23c'est satisfaisant
01:09:25d'être utile
01:09:26donc c'est ce qui réussit
01:09:28à mobiliser
01:09:29les sars volants
01:09:30samedi
01:09:30on finit à minuit
01:09:31à 3h
01:09:32on a un déclenchement
01:09:32on a 20 bénévoles
01:09:33et dont la moitié
01:09:35qui était sur les sars volants
01:09:35alors le lendemain
01:09:36je pense qu'ils se reposent
01:09:37et j'espère
01:09:37parce que le temps de repos
01:09:39pour nous est important
01:09:39et on est vigilant à ça
01:09:41mais en interne
01:09:43c'est une vraie réussite
01:09:44de vrai dispositif
01:09:48maintenant le nord
01:09:48le fait
01:09:49mais on est les premiers
01:09:50donc effectivement
01:09:52en termes de valorisation
01:09:53et c'est important
01:09:53ça aussi
01:09:54d'être les premiers
01:09:56en tout cas
01:09:56c'est comme ça
01:09:57que je manage
01:09:57c'est d'être les meilleurs
01:09:59alors bien sûr
01:09:59on ne peut pas être parfait
01:10:00on fait le maximum
01:10:01mais donc c'est aussi
01:10:03une satisfaction
01:10:03pour les bénévoles
01:10:06on n'a pas de bénévoles
01:10:07vraiment social
01:10:08qui font par exemple
01:10:09que des maraudes
01:10:10humanitaires
01:10:10ça n'en a pas
01:10:10donc c'est vrai
01:10:11que sur l'engagement
01:10:13tout le monde est très content
01:10:14d'en faire
01:10:15ceux qui n'en font pas
01:10:15on ne le font pas
01:10:16et puis on ne demande pas
01:10:17pourquoi
01:10:17et puis ceux qui en font
01:10:18sont tout le temps là
01:10:19on le voit
01:10:20sur la vision extérieure
01:10:23quand nous on arrive
01:10:24on sent une satisfaction
01:10:26des services publics
01:10:27c'est sûr
01:10:27aussi des collectivités
01:10:29on a une attache
01:10:30parce qu'on a une convention
01:10:31avec l'association
01:10:31des maires de France
01:10:32avec qui on travaille
01:10:33sur l'ensemble des actions
01:10:36formation
01:10:36poste de secours
01:10:39collectivité
01:10:39mission Ukraine par exemple
01:10:41avec des récupérations de dons
01:10:42on récupère l'ensemble des dons
01:10:43dans l'ensemble des communes
01:10:44de France
01:10:44c'était un dispositif unique
01:10:46encore une fois
01:10:47et donc ça marche très bien
01:10:48et donc quand on arrive
01:10:50les maires sont très contents
01:10:51de nous voir
01:10:52ça soulage
01:10:53et puis comme les liens
01:10:56sont faits avec les autres services
01:10:58on n'a qu'un seul son de cloche
01:10:59et ça c'est aussi important
01:11:00alors le son de cloche
01:11:01c'est quoi ?
01:11:01c'est réussir à avoir le bon chiffre
01:11:03le bon chiffre
01:11:04pour prendre la bonne décision
01:11:05et ça c'est pas facile
01:11:06d'avoir le bon chiffre
01:11:07parce qu'une personne
01:11:08qui se déclare avoir 17 ans
01:11:10et qui a un faciès
01:11:12de quelqu'un qui a 40 ans
01:11:13c'est quelles catégories
01:11:15on le classifie
01:11:16alors nous on fait pas de jugement
01:11:18mais c'est du déclaratif
01:11:21sauf qu'il y a aussi
01:11:21une sécurité qu'on doit avoir
01:11:23auprès des mineurs
01:11:23et donc on est très vigilant à ça
01:11:25et donc en parlant
01:11:26en discutant
01:11:26en lui expliquant
01:11:27que si le monsieur a tel âge
01:11:29il a tel âge
01:11:29ça fonctionne
01:11:30donc ça c'est pour nous
01:11:32important aussi dans l'action
01:11:33d'être vigilant à ça
01:11:35donc pour les collectivités
01:11:37elles sont très contentes
01:11:38pour les habitants
01:11:39on a très peu de discussion
01:11:41avec eux
01:11:41parce que les temps de déclenchement
01:11:43ne sont souvent pas dans les mêmes horaires
01:11:44en tout cas ils ne viennent pas
01:11:45nous accoster pour discuter
01:11:47par contre
01:11:49tout à l'heure j'avais une question
01:11:50sur les autres associations
01:11:51l'autre coordination avec les autres associations
01:11:52sur lesquelles j'ai pas répondu
01:11:53et je m'en excuse
01:11:54il y a effectivement d'autres associations
01:11:56qui interviennent sur le dispositif
01:11:57je l'ai encore vécu
01:11:59ce week-end
01:12:01si chacun respecte sa place
01:12:03ça fonctionne
01:12:04nous on n'est pas là
01:12:05pour prendre la place des pompiers
01:12:07comme je peux entendre parfois
01:12:08la guerre entre les associations
01:12:08de sécurité civile
01:12:09et les services publics
01:12:10une association ne fera jamais
01:12:11de service public
01:12:12il faut remettre dans le contexte
01:12:13nous sommes des bénévoles professionnels
01:12:14mais nous ne sommes pas
01:12:15des professionnels professionnels
01:12:16donc c'est important
01:12:17de chacun à sa place
01:12:19c'est pareil avec les associations
01:12:20quand nous on intervient
01:12:21on a un dispositif
01:12:22qui est cadré dans le cadre
01:12:23de cette convention
01:12:23on déploie le dispositif
01:12:25bien sûr
01:12:26c'est ces associations
01:12:27qui estiment qu'on ne fait pas assez
01:12:28je peux l'entendre
01:12:30j'estime que nous on répond
01:12:31à notre mission
01:12:31d'aider les personnes
01:12:32et je l'ai vécu
01:12:35l'autre fois
01:12:35je l'ai signalé au fort de sécurité intérieure
01:12:37j'étais sur place
01:12:37j'entends une personne dire
01:12:38vous vous faites partie de la famille
01:12:40non en fait
01:12:41ça ne se passe pas comme ça
01:12:42on classifie pas une famille
01:12:43par rapport à une présence d'un groupe
01:12:44donc il y a un travail
01:12:45à faire aussi
01:12:46auprès de ces associations
01:12:47pour leur expliquer
01:12:48que tout ça
01:12:49est une question de sécurité
01:12:51collective
01:12:51pour les associations
01:12:53pour les personnes
01:12:53qu'on prend en charge
01:12:54et pour nous
01:12:54de bien respecter
01:12:55la liberté de chacune
01:12:56et de chacun
01:12:56donc on a une communication
01:12:58qui est faite avec eux
01:12:59et dès qu'il y a une intrusion
01:13:02parce que la difficulté
01:13:02c'est aussi
01:13:03parfois il y a des intrusions
01:13:04et bien on demande
01:13:05l'intervention des forces
01:13:06de sécurité intérieure
01:13:07pour la sécurité des bénévoles
01:13:08parfois c'est difficile
01:13:09avec certaines associations
01:13:10c'est difficile
01:13:10avec d'autres pas du tout
01:13:11ça c'est encore une fois
01:13:12une question de dirigeant
01:13:13donc voilà
01:13:15voilà pour la perception
01:13:16pour les chiffres 2026
01:13:18je les ai devant les yeux
01:13:1925 déclenchements
01:13:22ah pardon
01:13:24reçu par écrit
01:13:24je vous les envoie
01:13:25et sur les modalités
01:13:26effectivement les modalités
01:13:27sont définies
01:13:28dans la convention
01:13:30comment les décideurs
01:13:32décident
01:13:33non
01:13:34moi ce que je sais
01:13:34c'est quand on nous appelle
01:13:35on fait vite
01:13:36enfin au plus vite
01:13:37par contre
01:13:38je sais que quand c'est
01:13:40des gros groupes
01:13:41c'est la protection civile
01:13:42pourquoi
01:13:42parce qu'on a cette capacité
01:13:43de mettre en place
01:13:44des tentes
01:13:46et donc d'accueillir
01:13:47une masse
01:13:48de groupe
01:13:49après sur le
01:13:50comment ils choisissent
01:13:51qui appellent
01:13:51comment ils
01:13:52ça je sais pas
01:13:53désolé
01:14:05si monsieur le président
01:14:07c'est juste une précision
01:14:08quand vous avez
01:14:09sur les chiffres 2026
01:14:12161 personnes
01:14:13hébergées
01:14:14pardon
01:14:14hébergées
01:14:15ça veut dire hébergées
01:14:16en CAES
01:14:17c'est ça
01:14:20et du coup
01:14:24pardon
01:14:25sur le dispositif
01:14:26d'hébergement
01:14:27donc c'est 161
01:14:29personnes hébergées
01:14:29total d'hébergement
01:14:31elles sont prises en charge
01:14:32par la protection civile
01:14:33via des minibus
01:14:34ce que nous on appelle
01:14:34des VTP
01:14:35véhicules de transport
01:14:35de personnel
01:14:36c'est des 9 places
01:14:36on transporte 6 personnes
01:14:37par véhicule
01:14:38pour laisser la sécurité
01:14:39aux équipes de devant
01:14:40et donc on fait les transports
01:14:42donc c'est la protection civile
01:14:43qui est envoie vers les CAES
01:14:44ou les autres associations
01:14:46ou établissements publics
01:14:48comme l'EBDA
01:14:48qui à la demande
01:14:49de la DDETS
01:14:50viennent compléter le dispositif
01:14:51pour les évacuer
01:14:52voilà
01:14:53donc c'est
01:14:54en fait il n'y a pas
01:14:55d'exemple parfait
01:14:55c'est un peu la particularité
01:14:56de notre mission
01:14:57mais c'est ce qui fait aussi
01:14:57le plaisir
01:14:58c'est qu'on ne sait jamais
01:14:58sur quoi on arrive
01:14:59ça c'est aussi un engagement
01:15:00intéressant
01:15:03très bien
01:15:04et bien
01:15:05merci beaucoup
01:15:08monsieur Bernard
01:15:09merci à
01:15:10les personnes qui vous accompagnent
01:15:12excusez-moi
01:15:13je ne vais pas noter vos noms
01:15:14mais
01:15:16monsieur
01:15:16monsieur Bourgeois
01:15:17et
01:15:19pardon
01:15:20monsieur Assez
01:15:21excusez-moi
01:15:23et donc
01:15:24merci
01:15:25merci d'être venu
01:15:26jusqu'à nous
01:15:26et puis
01:15:28je voudrais aussi
01:15:30que vous
01:15:30passiez le message
01:15:31à l'ensemble
01:15:32de vos bénévoles
01:15:34à l'ensemble
01:15:35aussi
01:15:35de vos cadres
01:15:37salariés
01:15:38que
01:15:39la représentation
01:15:40nationale
01:15:41qui vous a entendu
01:15:42aujourd'hui
01:15:42les remercie
01:15:44très sincèrement
01:15:45pour l'action
01:15:45quotidienne
01:15:46qui est faite
01:15:48pour l'ensemble
01:15:49de nos concitoyens
01:15:50et avec
01:15:51plus particulièrement
01:15:52puisque nous sommes
01:15:53dans la commission
01:15:54d'enquête
01:15:54pour ce qui est fait
01:15:55au profit des
01:15:57migrants
01:15:58qui sont
01:15:59en situation
01:15:59de détresse
01:16:00encore une fois
01:16:02remerciez-les
01:16:03remerciez-les
01:16:04pardon
01:16:04de notre part
01:16:06merci
01:16:07et donc je suspends
01:16:08la séance
01:16:08et nous reprendrons
01:16:09à 14h
01:16:38pour ce qui est
01:16:40de notre part
01:16:40d'un
01:16:40signifiez-le
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