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  • il y a 2 jours
Lundi 27 avril, le gouvernement présente aux députés l'avancement annuel du plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) de la France. Ce document de coordination budgétaire est transmis à la Commission européenne par tous les États membres de l'Union. Le plan actuel de la France couvre une période de 7 ans : de 2025 à 2029. Chaque année, les députés débattent de l'avancement annuel du plan. Retrouvez la présentation des ministres et les prises de parole des représentants de la commission des finances, des affaires sociales et des affaires européennes, avant que les députés de chaque groupe expriment leur position.

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Transcription
00:00:07Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte. Dans ce numéro, je vous propose de rejoindre l'hémicycle
00:00:14pour suivre le débat sur le plan budgétaire et structurel à moyen terme. Regardez.
00:00:19Nous étions juste avant cette séance devant la commission des finances aux côtés du ministre de l'Action et des
00:00:24Comptes publics, David Amiel, pour présenter le rapport d'avancement annuel 2026.
00:00:29Je suis heureux de poursuivre cet échange avec vous dans un cadre plus large. Vous le savez, ce rapport permet
00:00:35de suivre et d'évaluer la mise en œuvre du plan budgétaire et structurel de moyen terme de la France,
00:00:40le PSMT.
00:00:42C'est un point d'étape de la mise en œuvre de notre trajectoire pluriannuelle de finances publiques. La trajectoire
00:00:49pluriannuelle de la France repose sur un ajustement en 7 ans qui permet de lisser l'effort budgétaire dans le
00:00:55temps
00:00:55et de préserver une politique économique ambitieuse au service de la compétitivité, de l'emploi, de l'investissement et de
00:01:01la croissance. Ce ne sont pas des 20 mots.
00:01:03Trouver l'équilibre entre le redressement de nos finances publiques et la préservation de la croissance est évidemment une équation
00:01:09délicate à laquelle nous devons tous nous attacher.
00:01:12La plupart des jalons évoqués dans ce programme de moyen terme sont d'ores et déjà atteints avant leurs échéances.
00:01:19C'est le cas des revues de dépenses.
00:01:20C'est le cas du projet de loi de simplification voté dans cet hémicycle la semaine dernière. C'est aussi
00:01:26le cas de la loi industrie verte, pardon, accélération des énergies renouvelables,
00:01:33France 2030, etc. D'autres jalons sont en bonne voie et cette trajectoire de finances publiques qui, je le répète,
00:01:40doit préserver la croissance, doit être d'autant plus surveillée
00:01:43que la crise énergétique qui touche le monde entier a un impact sur notre économie, sur la croissance, sur l
00:01:49'inflation, mais aussi évidemment sur le déficit public et sur la dette publique.
00:01:55Mesdames et Messieurs les députés, nous sommes entrés dans cette crise avec une économie résiliente. En 2025, nous avons enregistré
00:02:020,9% de croissance du produit intérieur brut,
00:02:05au-delà des 0,7% attendus, une inflation à 0,9% contre 1,7% en Italie, 2
00:02:14,3% en Allemagne et des signaux conjoncturels positifs au début du premier trimestre
00:02:192026 qui nous auraient sans doute amenés, si cette crise n'était pas intervenue, à revoir à la hausse nos
00:02:25prévisions de croissance pour cette année.
00:02:27Nous sommes aussi entrés dans cette crise mieux préparés et moins exposés que nos voisins, grâce à un mix énergétique
00:02:36plus décarboné et souverain.
00:02:38Cette crise a déjà conduit à une dégradation de la situation économique au niveau mondial, qui nous amène cependant à
00:02:44revoir nos prévisions macroéconomiques
00:02:46par rapport au scénario de la loi de finances pour 2026. Notre prévision de croissance est ainsi révisée à plus
00:02:540,9% attendu cette année,
00:02:57soit 0,1% de moins par rapport à ce que nous attendions dans le cadre de la loi de
00:03:02finances.
00:03:03Cette révision à la baisse s'explique par un affaiblissement de la demande intérieure privée, consommation des ménages et investissement
00:03:08privé,
00:03:09du fait de la hausse de l'inflation et du regain temporaire, nous l'espérons en tout cas, d'incertitude.
00:03:15Cette révision de croissance est minime dans d'autres pays dont la consommation énergétique dépend davantage que nous des importations
00:03:27du Moyen-Orient.
00:03:28A titre d'exemple, l'Allemagne a révisé sa prévision de croissance de moitié pour 2026, 0,5% de
00:03:35croissance contre 1% initialement attendu.
00:03:38L'Italie s'attend quant à elle à une croissance de 0,6%. 0,9% de croissance en 2026
00:03:45en France est une prévision équivalente à celle de la Banque de France,
00:03:49du Fonds monétaire international et du consensus des économistes privés.
00:03:54Notre prévision d'inflation est-elle aussi révisée, 1,9% attendu en moyenne pour 2026, soit 0,6 points
00:04:01de plus par rapport à ce qu'on attendait dans la loi de finances,
00:04:05évidemment, vous le savez, en raison de la hausse des prix des hydrocarbures.
00:04:08Ces prévisions sont fondées sur deux hypothèses importantes.
00:04:11Les anticipations de marché aux 23 masses, avec un prix du baril qui se maintiendrait autour de 100 dollars jusqu
00:04:17'à la fin du deuxième trimestre
00:04:19et se stabiliserait autour de 80 dollars le baril d'ici la fin de l'année.
00:04:24Deuxièmement, une détente progressive et une réouverture du détroit d'Hormuz.
00:04:28Ces deux hypothèses sont évidemment des hypothèses importantes que nous suivrons de près dans les semaines qui viennent.
00:04:33Comme nous nous y sommes engagés, nous avons saisi pour avis le Haut Conseil des Finances Publiques.
00:04:38Dans son avis publié le 22 avril dernier, le Haut Conseil a estimé que le scénario économique actualisé du gouvernement
00:04:44était cohérent.
00:04:46La situation est évidemment très incertaine. Il convient de prendre ces prévisions avec précaution.
00:04:52Le cessez-le-feu qui dure depuis le 8 avril demeure fragile.
00:04:56Il s'est troidi, vous le savez, par une baisse des prix à la pompe, à peu près 20 centimes
00:05:00le litre pour le gasoil,
00:05:01mais n'a pour le moment pas véritablement conduit à une réouverture du détroit d'Hormuz.
00:05:07Avec le Président de la République et l'ensemble des membres du gouvernement,
00:05:11nous mobilisons pleinement la présidence française du G7 pour élaborer des réponses à ce conflit
00:05:16et réduire autant que possible ses conséquences économiques.
00:05:19Nous sommes entrés dans cette crise avec une amélioration notable, bien qu'insuffisante, de notre déficit public.
00:05:25Par une gestion rigoureuse de nos finances publiques, notre déficit a atteint 5,1% du produit intérieur imporé de
00:05:32l'année dernière,
00:05:33à près 5,8% en 2024.
00:05:36Le taux de croissance de la dépense primaire net, qui est l'indicateur de suivi européen,
00:05:41qui correspond aux dépenses publiques, effectivement pilotées par l'État,
00:05:46hors intérêt de la dette, dépenses conjoncturelles et exceptionnelles,
00:05:48et mesures nouvelles en prélèvement obligatoire étaient de 0,8% en 2025.
00:05:53Ce niveau est conforme à la recommandation du Conseil européen.
00:05:58Ces résultats sont encourageants, mais ils doivent en aucun cas nous conduire à ralentir nos efforts.
00:06:04Notre déficit est trop élevé, il reste de trop élevé, nous devons continuer à le réduire.
00:06:10Pendant près d'une décennie, la baisse des taux d'intérêt nous a permis de financer l'augmentation de notre
00:06:14stock de dette à bas coût.
00:06:15Cette période est révolue. Depuis 2021, la normalisation des conditions de financement
00:06:21se traduit par un changement de donne radical sur notre trajectoire budgétaire.
00:06:25La charge de la dette est devenue un poste de dépense important.
00:06:2964 milliards révisés en 2027 dans ce document,
00:06:32soit l'équivalent de deux fois le budget du ministère de l'Intérieur,
00:06:35et plus, c'est une première que le budget de l'éducation nationale.
00:06:40Et cette charge de la dette augmente d'environ 10 milliards d'euros par an.
00:06:44Il est aujourd'hui fondamental de poursuivre notre consolidation budgétaire.
00:06:48Nous réitérons notre engagement et notre volonté
00:06:50de faire passer notre déficit sous la barre des 3% en 2029.
00:06:55L'effort budgétaire de ces derniers mois prouve que nous pouvons tenir cette trajectoire.
00:06:59Cet objectif de 3%, il est essentiel pour stabiliser notre endettement.
00:07:03Il est essentiel pour respecter nos engagements européens.
00:07:06Il en va de la crédibilité de la France vis-à-vis de nos partenaires et de nos créanciers.
00:07:11L'atteinte de cet objectif d'ici 2029 fera de la France l'un des derniers pays
00:07:15à retrouver le chemin de la stabilisation, puis de la décrue de la dette publique.
00:07:19Aujourd'hui, nous avons le quatrième déficit le plus élevé de la zone euro
00:07:22derrière la Roumanie, la Pologne et la Belgique.
00:07:25Mesdames, Messieurs les députés, cet effort ne doit pas se faire
00:07:28au détriment des investissements à réaliser pour soutenir la croissance.
00:07:31Nous devons être en mesure de continuer à financer notre modèle social,
00:07:35pour le défendre, à financer les transformations structurelles de notre pays
00:07:39et de retrouver des marges de manœuvre budgétaire
00:07:41pour être capables de faire face à la prochaine crise.
00:07:44Il y en aura sans doute d'autres.
00:07:46Réduire notre déficit, c'est donc la condition de notre prospérité,
00:07:49de notre défense, de notre souveraineté.
00:07:52La situation économique que nous traversons ne doit pas nous faire dévier
00:07:55de nos trajectoires de réduction du déficit.
00:07:58Elle doit, au contraire, nous faire redébler d'efforts
00:08:01pour piloter de près nos dépenses publiques
00:08:02et nous pousser à conserver une certaine prudence.
00:08:06Chaque euro dépensé doit l'être de manière efficace,
00:08:09ciblée sur ceux qui en ont le plus besoin.
00:08:13Je le redis, ce choc externe est une mauvaise nouvelle
00:08:16pour nos finances publiques.
00:08:17Il engendre une hausse de l'inflation et des taux souverains,
00:08:19donc un renchérissement du service de la dette,
00:08:22évalué aujourd'hui à 3,6 milliards d'euros.
00:08:25En l'année pleine, une baisse de recettes publiques,
00:08:27évaluée à 0,6 milliards d'euros.
00:08:29Une hausse des dépenses publiques, évaluée à 0,3 milliards d'euros,
00:08:33auxquelles il faut ajouter les dépenses directement associées
00:08:36à la crise liées au surcoût des opérations extérieures
00:08:39et des aides ciblées.
00:08:40À date, le coût total pour les finances publiques
00:08:42est donc estimé à environ 6 milliards d'euros.
00:08:45C'est pourquoi la réponse que nous avons apportée
00:08:49depuis le début de sa crise. Elle doit être graduée,
00:08:51ciblée et temporaire.
00:08:52Elle a été graduée, ciblée et temporaire,
00:08:55avec des mesures pour soutenir les secteurs
00:08:57et les travailleurs, grands rouleurs les plus affectés
00:08:59par la hausse des prix de l'énergie.
00:09:02En parallèle à cette réponse de court terme,
00:09:04le Premier ministre nous a demandé d'agir
00:09:06pour que cette crise soit l'occasion
00:09:09de réduire structurellement notre dépendance
00:09:10aux hydrocarbures,
00:09:11comme nous l'ont fait nos prédécesseurs
00:09:13dans les années 70.
00:09:15Mesdames et Messieurs les députés,
00:09:16pour faire face ensemble, avec toutes les parties
00:09:19prenantes à cette crise,
00:09:20notre stratégie est claire.
00:09:22Suivre l'évolution de la situation en temps réel,
00:09:24avec tous les acteurs concernés,
00:09:26aider les entreprises et les ménages les plus impactés
00:09:28et réduire l'impact sur nos finissances publiques.
00:09:31Je continuerai de vous rendre compte
00:09:32de la situation et des réponses que nous vous apportons.
00:09:35Et je vous remercie.
00:09:36Permettez-moi, avant de rentrer dans le vif
00:09:38de ce débat sur le plan budgétaire
00:09:41et structurel à moyen terme,
00:09:43de partager avec vous brièvement
00:09:45quelques convictions
00:09:46qui doivent, à mon sens,
00:09:48guider nos réponses à la crise
00:09:50et qui partent évidemment du constat
00:09:52que l'argent public est rare.
00:09:53Il est rare parce que les taux d'intérêt
00:09:55sont cinq fois supérieurs
00:09:56à ce qu'ils étaient en 2022.
00:09:57Il est rare parce que les prélèvements obligatoires
00:10:00sont d'ores et déjà extrêmement élevés
00:10:02dans notre pays.
00:10:03Et il est rare parce que les besoins
00:10:04de financement public sont par ailleurs considérables,
00:10:07particulièrement dans les domaines
00:10:08qui engagent l'avenir de notre pays,
00:10:10depuis évidemment la question de la défense
00:10:13jusqu'à celle de la transition énergétique.
00:10:16Il faut donc, par rapport à cela,
00:10:19une nouvelle doctrine pour répondre aux crises.
00:10:22Le quoi qu'il en coûte ne fonctionne pas
00:10:24quand des crises sont désormais annuelles ou presque.
00:10:27La guerre en Ukraine de 2022-2023,
00:10:31enfin l'invasion de l'Ukraine par la Russie
00:10:33en 2022 et 2023, a créé une crise.
00:10:36Elle a ensuite été suivie dès 2025
00:10:40par une guerre commerciale internationale
00:10:42dont nous débattions d'ailleurs dans cet hémicycle
00:10:44à la même époque.
00:10:45Nous avons désormais eu le déclenchement
00:10:48d'une guerre dans le golfe Persique
00:10:50entre la promulgation de la loi de finances
00:10:52pour 2026 et le débat que nous tenons aujourd'hui.
00:10:56Et sans jouer les oiseaux de mauvaise augure,
00:10:58il y a fort à parier que les années suivantes
00:11:00connaîtront aussi leur lot de crises internationales
00:11:03et de chocs géopolitiques qui mettront nos finances publiques
00:11:07à rude épreuve.
00:11:08Et il est donc vital que l'on puisse,
00:11:11quoi qu'il arrive, tenir les objectifs de dépenses publiques
00:11:15malgré ces crises et malgré ces chocs
00:11:17parce que c'est la meilleure façon de pouvoir conserver
00:11:19à la fois notre capacité de réponse,
00:11:21et j'aurai l'occasion d'y revenir,
00:11:22de soutien à ceux qui en ont le plus besoin,
00:11:25tant les ménages que les entreprises,
00:11:27et aussi de pouvoir continuer à investir dans l'avenir
00:11:30et à donc mettre les Français à l'abri
00:11:32de ces chocs extérieurs.
00:11:33Et c'est bien évidemment l'enjeu,
00:11:35notamment du plan d'électrification.
00:11:38Le risque, sinon, serait évidemment de céder à la facilité,
00:11:42de laisser filer le déficit.
00:11:44Mais si nous laissions défiler le déficit
00:11:46année après année, à chaque crise extérieure,
00:11:48nous nous retrouverions évidemment
00:11:49sur une trajectoire de dette explosive.
00:11:53Deuxième conviction qui se déduit de la première,
00:11:56c'est que les aides doivent être ciblées,
00:11:57elles doivent être temporaires,
00:11:59et elles doivent être ciblées.
00:12:01Financées.
00:12:02Ciblées et financées.
00:12:03Ciblées vers qui ?
00:12:04Ciblées d'abord vers les travailleurs
00:12:06des classes populaires.
00:12:07Ciblées vers les ménages les plus précaires,
00:12:09et c'est l'enjeu à la fois de l'indemnité
00:12:11pour les grands rouleurs
00:12:13et de l'intensification du chèque énergie.
00:12:15Et puis ciblées vers les entreprises
00:12:17et les secteurs qui en ont le plus besoin.
00:12:19Et c'est le sens des mesures qui ont été annoncées
00:12:21en faveur des agriculteurs,
00:12:23des pêcheurs du secteur du BTP
00:12:26ou bien des transporteurs.
00:12:28Pris ensemble,
00:12:29l'ensemble de ces mesures de soutien
00:12:32représentent un coût à date,
00:12:34et j'insiste sur le à date,
00:12:35puisque évidemment tout dépendra ensuite
00:12:37de l'évolution de la situation économique
00:12:39et donc de l'évolution de la situation géopolitique
00:12:42et militaire dans le golfe Persique.
00:12:45Mais le coût à date est de 470 millions d'euros,
00:12:48250 millions d'euros au titre des aides sectorielles,
00:12:51220 millions d'euros au titre des aides aux ménages,
00:12:55travailleurs des classes populaires
00:12:56et ménages les plus précaires.
00:12:59Troisième conviction,
00:13:01c'est que ce coût de la crise
00:13:02va donc impliquer une repriorisation
00:13:04de nos dépenses publiques
00:13:06au cours de cette année 2026.
00:13:08Coût de la crise,
00:13:09évidemment lié aux mesures de soutien
00:13:11que je viens d'évoquer.
00:13:12Coût de la crise lié également
00:13:14à l'intensification des opérations extérieures.
00:13:17Nous identifions à ce stade
00:13:18de l'ordre d'un milliard d'euros de dépenses supplémentaires
00:13:21qui pourraient y être liées
00:13:22et coût de la crise lié à l'impact macroéconomique
00:13:25à la fois sur l'inflation et sur l'activité.
00:13:29Ça a été rappelé à l'instant
00:13:30par le ministre Roland Lescure
00:13:32que nous chiffrons à 4,4 milliards d'euros.
00:13:34Et donc 4,4 milliards d'euros
00:13:36plus le milliard d'euros lié aux opérations extérieures
00:13:39plus un peu moins de 500 millions d'euros
00:13:41liés aux mesures de soutien.
00:13:42J'évoquais ce chiffre de 470.
00:13:45Voilà d'où vient le coût de la crise
00:13:46que nous estimons aux alentours
00:13:48de 6 milliards d'euros à date.
00:13:51Pour pouvoir reprioriser,
00:13:53nous allons donc devoir prendre
00:13:56dans les semaines et les jours qui viennent
00:13:58des mesures.
00:13:59Ce n'est pas nouveau.
00:14:01Il est permis par la loi organique
00:14:05de pouvoir procéder ainsi
00:14:06à des mouvements de crédit en cours d'année.
00:14:07C'était d'ailleurs très largement pratiqué
00:14:09par des présidents de la République
00:14:10de couleurs politiques différentes.
00:14:13On a eu près de 3 décrets d'avance par an
00:14:16entre 2008 et 2013.
00:14:18Et nous avons eu entre 2013 et 2017,
00:14:20là aussi, près de 3 décrets d'avance par an
00:14:22pris par les gouvernements successifs.
00:14:25C'est précisément pour pouvoir tenir
00:14:26les objectifs de dépense pris
00:14:28devant l'Assemblée nationale
00:14:29tout en apportant les mesures de soutien
00:14:31nécessaires aux Français et aux entreprises
00:14:33qui en ont besoin
00:14:34que ces dispositifs sont prévus.
00:14:37Et puis, quatrième et dernière conviction,
00:14:41c'est celle de la nécessité absolue
00:14:43de la transparence.
00:14:44Parce que face à une crise
00:14:46qui est pleine d'incertitudes,
00:14:48nous devons pouvoir,
00:14:49face à la représentation nationale,
00:14:51face aux organisations syndicales,
00:14:53face aux organisations professionnelles,
00:14:55face aux représentants des élus locaux
00:14:58et face évidemment à l'ensemble
00:14:59de nos concitoyens,
00:15:00pouvoir rendre compte jour après jour
00:15:03de l'usage des fonds publics.
00:15:05C'est la raison pour laquelle,
00:15:06on me pardonnerait ce passage
00:15:07un peu plus technique,
00:15:09pour lequel nous avons divisé par deux
00:15:10les reports de crédit budget 2025
00:15:13vers le budget 2026,
00:15:16permettant de revenir
00:15:17à des niveaux d'avant-crise.
00:15:18C'est indispensable
00:15:19pour que les lois de finances
00:15:20puissent correspondre
00:15:21au montant effectivement engagé.
00:15:24C'est la raison pour laquelle,
00:15:25quand il y a eu tous ces débats
00:15:27autour des surplus de recettes
00:15:28liés au carburant,
00:15:30j'ai rendu public,
00:15:31dès que j'en ai eu possession,
00:15:33les chiffres relatifs au mois de mars
00:15:36ainsi que les chiffres relatifs
00:15:37au début du mois d'avril.
00:15:39Je remarque d'ailleurs
00:15:39que dans la commission des finances
00:15:41qui s'est tenue à l'instant,
00:15:42nous n'avons pas eu de questions
00:15:43sur ce surplus de recettes
00:15:45liées au carburant,
00:15:47signe que cette transparence est utile
00:15:49et effectivement,
00:15:50elle montre que la baisse
00:15:52des volumes de consommation
00:15:54dès le début du mois d'avril
00:15:56engendre une perte nette
00:15:57pour le carburant
00:15:58pris exclusivement
00:15:59de 100 millions d'euros
00:16:00par rapport à la même période
00:16:01du début du mois d'avril 2025.
00:16:04Quant au surplus de recettes
00:16:07qui avaient eu lieu au mois de mars
00:16:08liés à la fois à la hausse des prix
00:16:10et à une augmentation
00:16:10de la consommation
00:16:12au début du mois de mars,
00:16:13il est d'ores et déjà
00:16:13très inférieur aux mesures de soutien
00:16:16qui ont été apportées par l'État.
00:16:19Ce discours n'est évidemment pas
00:16:21le plus facile à tenir.
00:16:23On voit bien la tentation
00:16:25qui pourrait être la nôtre
00:16:27d'annoncer une pluie
00:16:28de milliards d'euros,
00:16:29tentation d'autant plus forte
00:16:30qu'il y aura l'année prochaine
00:16:32une élection présidentielle
00:16:34en 2027.
00:16:35Et donc,
00:16:36le gouvernement pourrait avoir
00:16:37la tentation
00:16:37de, au fond,
00:16:39reporter la facture
00:16:41sur les épaules
00:16:42de ses successeurs.
00:16:44Seulement,
00:16:45ce serait une faute grave.
00:16:46Une faute d'abord
00:16:47à l'égard des Français
00:16:48puisque ce serait leur promettre
00:16:49de l'argent que nous n'aurons pas
00:16:51et donc contraindre ensuite
00:16:53les successeurs
00:16:54à aller leur reprendre
00:16:55dans une poche
00:16:56ce que nous leur aurions
00:16:57promis aujourd'hui.
00:16:59Et puis,
00:17:00ce serait contraire
00:17:00à notre devoir,
00:17:02celui de permettre
00:17:03à notre pays
00:17:03de conserver
00:17:04ses marges de manœuvre,
00:17:06conserver ses marges
00:17:06de manœuvre
00:17:07pour répondre
00:17:07aux prochaines crises,
00:17:08conserver ses marges
00:17:09de manœuvre
00:17:10pour permettre
00:17:10à la prochaine majorité,
00:17:12au prochain président
00:17:13de la République
00:17:13de financer
00:17:14les priorités
00:17:15qu'il aura fait
00:17:16ratifier
00:17:17par le vote
00:17:18des Français
00:17:19l'année prochaine.
00:17:20Raison pour laquelle
00:17:21nous en tenons
00:17:22à cette politique,
00:17:23une politique
00:17:24faite
00:17:24d'aides ciblées,
00:17:26d'aides financées,
00:17:27d'état des lieux
00:17:28transparents
00:17:29en temps réel
00:17:30sur l'évolution
00:17:31de la crise
00:17:32pour pouvoir
00:17:32nous adapter
00:17:33en temps réel.
00:17:34Je vous remercie.
00:17:36Merci,
00:17:37Monsieur le Ministre.
00:17:37La parole est à Monsieur Coquerel,
00:17:39président de la Commission
00:17:39des finances
00:17:40de l'économie générale
00:17:41et du contrôle budgétaire.
00:17:42Le gouvernement
00:17:43donne l'impression
00:17:44de naviguer à vue.
00:17:45Le rapport annuel
00:17:46d'avancement
00:17:46dont nous débattons aujourd'hui
00:17:48présente les nouvelles
00:17:49prévisions du gouvernement
00:17:50pour 2026.
00:17:51Ce sont des prévisions
00:17:52discutables,
00:17:54publiées dans le contexte
00:17:55d'une crise
00:17:55non anticipée
00:17:56mais surtout mal gérée
00:17:57et dans le contexte
00:17:59de grandes annonces
00:17:59qui nous engagent
00:18:00à tâtons
00:18:00dans une direction
00:18:01brumeuse.
00:18:02On est en droit
00:18:04d'être circonspect
00:18:04voire même un peu inquiet.
00:18:06L'épouvantail
00:18:06de l'incertitude internationale
00:18:08ne peut en effet
00:18:09pas tout justifier.
00:18:11D'abord,
00:18:12sans même parler
00:18:12du contexte
00:18:13qui s'est dégradé,
00:18:14certaines de vos prévisions
00:18:14pour 2026
00:18:15sont faussées.
00:18:16C'était le cas
00:18:17dès le budget initial.
00:18:18Le Haut Conseil
00:18:19des finances publiques
00:18:19est clair,
00:18:20je le cite,
00:18:20Dès avant le conflit
00:18:22au Moyen-Orient,
00:18:22le budget initial
00:18:23reposait sur certaines
00:18:25hypothèses trop favorables.
00:18:27Votre prévision
00:18:27de masse salariale,
00:18:28elle était de 2,3%.
00:18:30C'était irréaliste.
00:18:31Elle tombe à 1,9%,
00:18:32ce qui reste optimiste.
00:18:34Vos prévisions
00:18:34d'investissement,
00:18:35elles ne sont alignées
00:18:36sur aucune
00:18:37des prévisions
00:18:38disponibles de l'INSEE,
00:18:39de la Banque de France
00:18:40ou des instituts.
00:18:41C'est incompréhensible.
00:18:42En commission,
00:18:43il y a quelques heures,
00:18:44vous avez esquivé
00:18:44ma question
00:18:45mais les faits
00:18:45sont testus.
00:18:47Votre prévision
00:18:48de prix du baril,
00:18:4987 dollars,
00:18:50c'était aligné
00:18:51sur le consensus
00:18:51qui valait
00:18:52il y a encore
00:18:52quelques semaines
00:18:53mais on voit bien
00:18:54que le baril de Brent
00:18:55s'installe autour
00:18:56de 100 dollars
00:18:57et que ça risque
00:18:58malheureusement
00:18:58de durer
00:18:59si ce n'est d'empirer.
00:19:00Et face à cette crise
00:19:01qui s'enlise,
00:19:02vous réagissez
00:19:03par un coup
00:19:04et par contradiction.
00:19:05Vous annoncez
00:19:06qu'il n'y aura
00:19:07pas de mesure coûteuse
00:19:08et finalement
00:19:08vous concédez
00:19:09430 millions d'euros
00:19:10pour éponger.
00:19:11Vous brandissez
00:19:12un décret de blocage
00:19:13des marges
00:19:13mais ensuite
00:19:14vous rétro-pédalez
00:19:14en disant
00:19:15vous n'étiez pas sérieux.
00:19:16C'était effectivement
00:19:17d'autant moins sérieux
00:19:18qu'en se focalisant
00:19:19sur les distributeurs
00:19:20il aurait été inefficace.
00:19:22C'est sur les marges
00:19:22des raffineurs producteurs
00:19:23qu'il faut agir
00:19:24donc Total
00:19:25qui bénéficient malheureusement
00:19:26d'un totem d'immunité
00:19:28malgré ses milliards
00:19:29de bénéfices.
00:19:30Et à l'horizon
00:19:31les nuages
00:19:31à Montsel
00:19:32plus sombres encore
00:19:33concernant les perspectives
00:19:34de long terme
00:19:35de notre économie
00:19:36là aussi
00:19:36vous naviguez à vue.
00:19:37Vous nous engagez
00:19:39à tâtons
00:19:39dans une fuite en avant
00:19:41dans le nucléaire civil
00:19:42dénoncé par la Cour des comptes
00:19:44que nous auditionnerons
00:19:45à ce sujet mercredi.
00:19:46Elle révèle
00:19:48que la facture
00:19:48des six réacteurs
00:19:49pourrait atteindre
00:19:49250 milliards d'euros
00:19:51pardon
00:19:52un non-sens économique
00:19:53mais qui en plus
00:19:55ne résoudra
00:19:55aucune situation
00:19:56d'ici 2050.
00:19:58Vous nous engagez
00:19:59à tâtons
00:19:59dans une fuite en avant
00:20:00militaire ou industrielle
00:20:01en seulement 4 ans
00:20:03vous prévoyez
00:20:03une augmentation
00:20:04de 14 milliards d'euros
00:20:05des seules dépenses militaires
00:20:06sans même demander
00:20:08à Bruxelles
00:20:08une dérogation
00:20:09aux règles de déficit.
00:20:11Tous nos voisins
00:20:11quasiment
00:20:12y compris l'Allemagne
00:20:13ont demandé
00:20:13ces dérogations
00:20:14votre côté
00:20:15bon élève
00:20:15de la classe
00:20:16pourrait nous coûter cher.
00:20:18Vous nous engagez
00:20:19à tâtons
00:20:19où vous promettez
00:20:20une austérité inédite
00:20:22pour réduire
00:20:22le déficit public
00:20:23de 5 à 3%
00:20:24en seulement 3 ans
00:20:25ce qui ferait
00:20:2660 milliards d'euros
00:20:27à trouver
00:20:27c'est irréalisable
00:20:29sauf si vous décidez
00:20:30enfin de taxer
00:20:31les ultra-riches
00:20:32et les très grandes entreprises
00:20:34et d'abandonner
00:20:35la politique de l'offre
00:20:36pour celle basée
00:20:37sur la demande.
00:20:38Sortir des règles
00:20:39du marché
00:20:39faire intervenir
00:20:40les pouvoirs publics
00:20:41c'est un choix politique.
00:20:42D'abord
00:20:43c'est le choix
00:20:44des états.
00:20:45L'Allemagne
00:20:45n'hésite pas
00:20:46quand elle annonce
00:20:46que d'ici à 2029
00:20:48elle compte lever
00:20:48près de 850 milliards
00:20:50d'euros de dettes.
00:20:51C'est pour financer
00:20:52l'armée
00:20:52et je m'inquiète
00:20:52d'une relance
00:20:53de l'industrie
00:20:53par les armes
00:20:54car elle n'importe
00:20:55que la guerre
00:20:56mais l'Allemagne
00:20:57va ainsi devenir
00:20:57à nouveau
00:20:58le premier investiteur
00:20:59et de loin
00:21:00reconquérir
00:21:00sa souveraineté industrielle
00:21:02et devenir
00:21:02le premier emprunteur
00:21:03de la zone euro
00:21:04qui elle
00:21:05n'hésite pas
00:21:05à s'endetter
00:21:06pour agir.
00:21:07Vous nous dites
00:21:07qu'elle en a les moyens
00:21:08mais si elle a raison
00:21:09alors donnons-nous
00:21:10les moyens
00:21:11car ensuite
00:21:11nous n'aurons
00:21:12que nos yeux
00:21:13pour pleurer.
00:21:14Ensuite
00:21:14le soutien
00:21:15de la BCE
00:21:16aux états
00:21:16paraît nécessaire
00:21:17pour faire face
00:21:18à la crise énergétique
00:21:20en cours.
00:21:21Cette crise
00:21:21elle va s'installer
00:21:22monsieur le ministre.
00:21:23Elle va durer
00:21:24et toucher
00:21:24tous les pays européens.
00:21:26Une part
00:21:26de ses dépenses
00:21:27de crise
00:21:27sera financée
00:21:28par l'endettement
00:21:29c'est 3,6 milliards
00:21:30sur les 6 milliards
00:21:31que vous annoncez
00:21:32d'augmentation
00:21:33des taux d'intérêt.
00:21:34Il est donc nécessaire
00:21:35que la BCE
00:21:36prête directement aux états
00:21:37comme elle l'a fait
00:21:38pendant le Covid
00:21:39et je ne parle même pas
00:21:40des investissements
00:21:41nécessaires
00:21:41en matière écologique
00:21:42comme le rapport
00:21:43Draghi
00:21:44l'avait évoqué.
00:21:45La crise
00:21:46que nous subissons
00:21:47n'est pas seulement
00:21:47conjoncturelle
00:21:48le réveil des failles
00:21:49structurelles
00:21:49va nous horter
00:21:50en profondeur.
00:21:51Il est d'autant
00:21:51plus important
00:21:52vous venez d'évoquer
00:21:54monsieur le ministre
00:21:54un autre comité
00:21:55d'alerte en juin
00:21:56ce qui me fait penser
00:21:57qu'on ne va pas en rester
00:21:57aux 6 milliards
00:21:58déjà annoncés
00:21:59que l'Assemblée
00:22:00puisse en débattre
00:22:01et en voter.
00:22:02C'est pour ça
00:22:02que je demande
00:22:03une fois de plus
00:22:04la réunion
00:22:05d'un projet de loi
00:22:05de finances rectificative
00:22:06parce que
00:22:08quand ce sera le cas
00:22:09il sera trop tard
00:22:10pour que nous puissions
00:22:12anticiper
00:22:12la crise
00:22:13que nous avons devant nous
00:22:14qui est une crise
00:22:15qui depuis 2017
00:22:16s'est organisée
00:22:18autour de l'accumulation
00:22:20au profit
00:22:21du capital financier
00:22:22de pertes de recettes
00:22:23qui nous coûtent
00:22:24aujourd'hui
00:22:24trop cher.
00:22:25Vous avez sacrifié
00:22:26nos services publics
00:22:27sur le tel
00:22:28de ces cadeaux fiscaux
00:22:28économiquement inefficaces
00:22:30et socialement inégalitaires
00:22:32c'est une impasse
00:22:33il faut changer de voie
00:22:34le plus rapidement possible.
00:22:36Merci Monsieur le Président
00:22:38Monsieur le Président
00:22:38de la Commission
00:22:39des Affaires Sociales
00:22:39Monsieur Valtoux
00:22:40vous avez la parole.
00:22:42Au sein du rapport
00:22:43d'avancement annuel
00:22:43dont nous discutons
00:22:44aujourd'hui
00:22:44les comptes sociaux
00:22:45sont loin d'être
00:22:46l'élément central
00:22:48et on peut le regretter
00:22:49tant leur trajectoire
00:22:50sera déterminante
00:22:51dans celle de l'ensemble
00:22:52des administrations publiques.
00:22:54Entre 2025 et 2026
00:22:56le solde agrégé
00:22:57ne devrait se résorber
00:22:58que de 0,1 point de PIB
00:23:01tandis que les administrations
00:23:02de sécurité sociale
00:23:03devraient retrouver
00:23:04l'équilibre
00:23:04qu'elles avaient déjà
00:23:05connu en 2024.
00:23:07Faisant un pas de côté
00:23:08vis-à-vis de nos débats
00:23:09de chaque automne
00:23:10sur le PLFSS
00:23:11j'y vois deux explications
00:23:12très positives.
00:23:13D'une part le pilotage
00:23:14de la dette sociale
00:23:16en tout cas son stock
00:23:17ce pilotage est excellent
00:23:19et on peut collectivement
00:23:20se féliciter
00:23:21du soulagement
00:23:22que procure aux générations futures
00:23:23la caisse d'amortissement.
00:23:25D'autre part
00:23:26la gestion paritaire fonctionne
00:23:28ce qui illustre
00:23:29les excédents
00:23:29voire les réserves
00:23:30de bien des régimes
00:23:31de retraite complémentaires.
00:23:33Cependant
00:23:33nul ne peut fermer les yeux
00:23:35sur la réalité suivante.
00:23:36Les régimes obligatoires
00:23:37de base
00:23:37eux
00:23:38s'inscrivent dans une dynamique
00:23:39peu favorable
00:23:40au lieu de s'infléchir
00:23:41leur déficit
00:23:42de 21,6 milliards d'euros
00:23:44à la fin de décembre dernier
00:23:46plongerait à 23,7 milliards d'euros
00:23:48d'ici 2029
00:23:49si l'on ne fait rien.
00:23:50Alors que faire
00:23:51et dans quelle perspective
00:23:52inscrire la contribution
00:23:53de la sécurité sociale
00:23:54dans le redressement
00:23:55auquel notre pays
00:23:56est engagée
00:23:56vis-à-vis de ses partenaires
00:23:57européens.
00:23:58Ce qui est clair
00:23:59pour tous les sous-secteurs
00:24:00d'administration publique
00:24:02c'est que la hausse effrénée
00:24:03des recettes
00:24:0423 milliards d'euros
00:24:05de prélèvement obligatoire
00:24:06de plus
00:24:06l'année dernière
00:24:07d'après la Cour des comptes
00:24:08non seulement ne suffirait pas
00:24:10dans l'absolu
00:24:10à infléchir le solde
00:24:12mais en plus
00:24:13aurait comme conséquence
00:24:14d'effacer tous les efforts
00:24:16des dix dernières années
00:24:17pour le pouvoir d'achat
00:24:18des Français
00:24:18et l'attractivité
00:24:19de nos entreprises.
00:24:21On commence donc
00:24:22à entendre
00:24:23sinon une petite musique
00:24:25du moins en sorte
00:24:26un bruit de fond
00:24:27sabron dans le financement
00:24:28des hôpitaux
00:24:29et établissements
00:24:30pour personnes âgées
00:24:31ou handicapées.
00:24:32Certes
00:24:32aucune annonce précise
00:24:34n'a été faite
00:24:35à Bercy mardi dernier
00:24:36lors du comité d'alerte
00:24:37sur les finances publiques.
00:24:39Sur les 2 milliards d'euros
00:24:40de mesures de précaution
00:24:41dans le champ social
00:24:43rien n'a été détaillé
00:24:44mais le levier
00:24:45serait facile
00:24:46pour l'exécutif
00:24:46puisque les mises en réserve
00:24:47sont d'ores et déjà
00:24:49de 1,1 milliard d'euros.
00:24:51Ce serait pourtant
00:24:52une très mauvaise façon
00:24:53de procéder
00:24:53à la fois inefficiente
00:24:55et inopportune.
00:24:57D'abord c'est un rabot
00:24:58avec une économie
00:24:59en trompe-l'œil
00:25:00car si cela peut paraître
00:25:02modeste
00:25:03on parle de 0,4%
00:25:05de l'ondame
00:25:05voire de 0,16%
00:25:07des dépenses totales
00:25:08retracées par la loi
00:25:09de financement
00:25:10de la sécurité sociale
00:25:11si cela peut paraître
00:25:12modeste disais-je
00:25:13cela prend une toute
00:25:14autre proportion
00:25:14si on se réfère
00:25:17auprès de 3 milliards
00:25:19d'euros de déficit
00:25:20des hôpitaux
00:25:21d'ores et déjà
00:25:21en 2024.
00:25:23Ensuite c'est une coupe
00:25:24ponctuelle
00:25:25qui n'apporte
00:25:26aucune amélioration
00:25:27ni à la santé
00:25:28de nos concitoyens
00:25:28ni aux conditions
00:25:29d'exercice des professionnels
00:25:31ni à une meilleure efficacité
00:25:32de notre système de santé
00:25:33ni encore moins
00:25:34et encore moins
00:25:35au défi
00:25:36d'une plus grande équité
00:25:36territoriale
00:25:37de ce système.
00:25:39Le Haut Conseil
00:25:40a regretté mercredi dernier
00:25:42de devoir se prononcer
00:25:43sans information
00:25:44sur les pistes
00:25:44de consolidation
00:25:45que se fixe l'exécutif.
00:25:48Puissiez-vous
00:25:48les exposer
00:25:49aujourd'hui
00:25:50et j'aurais aimé
00:25:50que dans vos interventions
00:25:52liminaires
00:25:52messieurs les ministres
00:25:53vous puissiez
00:25:54nous en dire un mot
00:25:55mais le débat
00:25:56ne fait que commencer
00:25:56et sans doute
00:25:57que les réponses
00:25:58arriveront
00:25:58dans le courant
00:25:59de l'après-midi.
00:26:00Alors que nous sommes
00:26:01à quelques mois
00:26:02de la présentation
00:26:03du projet loi
00:26:04de financement
00:26:04de la sécurité sociale
00:26:05pour 2027
00:26:06pour lequel on nous avait
00:26:07d'ailleurs promis
00:26:07des réunions de travail
00:26:08dès le début de l'année
00:26:09pour l'anticiper
00:26:10il est temps
00:26:11de nous y mettre.
00:26:12Une étude récente
00:26:13et je terminerai par là
00:26:14énonçait que 76%
00:26:15des français
00:26:16plaçaient la santé
00:26:17en tête des priorités
00:26:18pour 2027
00:26:19avant tous les autres enjeux.
00:26:21Aussi il est urgent
00:26:22d'agir
00:26:22afin de garantir
00:26:24la soutenabilité
00:26:25de notre modèle
00:26:26de protection sociale.
00:26:27Merci beaucoup.
00:26:28Merci M. le Président.
00:26:29La parole est maintenant
00:26:30à M. Philippe Juvin
00:26:31rapporteur général
00:26:31de la commission
00:26:32des finances
00:26:33de l'économie générale
00:26:34et du contrôle budgétaire.
00:26:35Sur le fond
00:26:36le rapport d'avancement annuel
00:26:39doit nous ouvrir les yeux
00:26:40il met en évidence
00:26:41un décalage croissant
00:26:42entre la trajectoire affichée
00:26:44et la réalité de l'exécution.
00:26:47D'abord la question
00:26:47de la programmation.
00:26:49La logique de programmation
00:26:51pluriannuelle
00:26:51est progressivement affaiblie.
00:26:55Les trajectoires existent
00:26:56certes
00:26:57mais elles sont
00:26:58de moins en moins étayées
00:26:59et le R2A 2026
00:27:01qui n'actualise pas
00:27:03formellement
00:27:03les perspectives
00:27:04pour les années suivantes
00:27:06pose question.
00:27:07En fait la question
00:27:08que j'ose poser
00:27:09c'est celle
00:27:10de savoir
00:27:11quel est l'objectif
00:27:12de 2029.
00:27:13Sommes-nous toujours
00:27:14à 2,8
00:27:15comme cela avait été dit
00:27:17il y a un an ?
00:27:18Parce que sinon
00:27:19la programmation
00:27:20risque de devenir
00:27:21un exercice formel
00:27:22alors qu'elle devrait être
00:27:23une boussole
00:27:23pour l'action publique
00:27:25avec un risque
00:27:26de perte de lisibilité
00:27:28qui fragiliserait
00:27:28la crédibilité
00:27:29de notre trajectoire
00:27:30vis-à-vis de nos partenaires
00:27:31européens.
00:27:32Ensuite le déficit
00:27:34par lui-même.
00:27:36Il y a une amélioration
00:27:37et cela a été dit
00:27:39M. le ministre
00:27:39a raison de le souligner
00:27:40très net en 2025
00:27:42avec un déficit
00:27:43qui a été ramené
00:27:44à 5,1 du PIB
00:27:45et personne
00:27:46avouons-le
00:27:47s'attendait
00:27:48à un tel résultat
00:27:49qui est un résultat
00:27:49dont il faut se féliciter.
00:27:51La question
00:27:52c'est que
00:27:53si nous voulons
00:27:54prolonger
00:27:55pour 2026
00:27:56puis les années suivantes
00:27:58une telle attitude
00:27:59pour arriver
00:28:00encore une fois
00:28:00à 2,8
00:28:04en 2029
00:28:05la Cour des comptes
00:28:05nous apprend
00:28:06qu'il faut
00:28:06faire un effort
00:28:07de 0,9%
00:28:08de déficit
00:28:10en moins de PIB
00:28:11tous les ans
00:28:12et la question
00:28:13c'est
00:28:14comment faire ?
00:28:15En 2025
00:28:16l'amélioration
00:28:16a été en grande partie
00:28:17conjoncturelle
00:28:18le dynamisme
00:28:19des recettes
00:28:19et donc des impôts
00:28:20et pas une inflexion
00:28:22structurelle
00:28:23de la dépense
00:28:23et donc
00:28:24sommes-nous capables
00:28:25tous les ans
00:28:26jusqu'en 2029
00:28:27de faire le même effort
00:28:29qui a été fait
00:28:29l'année dernière
00:28:30voire plus
00:28:30puisque c'est 0,9
00:28:32qu'il faudrait obtenir.
00:28:33J'ajoute
00:28:34qu'en comptabilité générale
00:28:35la Cour des comptes
00:28:36souligne que la poursuite
00:28:37de l'appauvrissement
00:28:37de l'État
00:28:38avec une dette
00:28:39qui progresse
00:28:40plus rapidement
00:28:41que les actifs.
00:28:44Enfin la dépense
00:28:45alors la dépense
00:28:46pourquoi la dépense
00:28:47parce que nos marges
00:28:48de manœuvre
00:28:48sont plus sur la dépense
00:28:50que sur les recettes
00:28:50nous l'avons vu
00:28:51l'année dernière
00:28:51on ne peut pas imaginer
00:28:52chaque année
00:28:53faire le même exercice
00:28:54avec des impôts
00:28:55et des taxes supplémentaires
00:28:56mais aussi parce que
00:28:58la DPN
00:28:58est devenue désormais
00:29:00un des objectifs
00:29:01que nous devons respecter
00:29:03de par nos
00:29:06accords internationaux.
00:29:08La progression
00:29:09de la dépense
00:29:09demeure supérieure
00:29:10à celle du PIB
00:29:11nominal
00:29:11ce qui rend mécaniquement
00:29:13impossible
00:29:14le redressement
00:29:14des comptes publics
00:29:15c'est pour ça
00:29:15que la question
00:29:16doit être centrale
00:29:17sur le devenir
00:29:18de la DPN
00:29:19son évolution
00:29:20respecte à ce stade
00:29:21la trajectoire européenne
00:29:22nous sommes dans les clous
00:29:23évidemment à un niveau
00:29:25maximal autorisé
00:29:26ce qui signifie
00:29:27que nous n'avons pas
00:29:27de marge
00:29:28et le moindre écart
00:29:29nous placerait immédiatement
00:29:30en difficulté
00:29:32dès lors
00:29:33la question est simple
00:29:34et revient
00:29:35à la question
00:29:36que je posais
00:29:36il y a quelques instants
00:29:37comment réduire
00:29:39durablement
00:29:40la dépense publique
00:29:41certes il y a
00:29:42les politiques de rabot
00:29:43qui sont nécessaires
00:29:44parce qu'elles permettent
00:29:46de contraindre
00:29:46et puis elles redonnent
00:29:47des marges de manœuvre
00:29:48mais dont on sait
00:29:49toutes les limites
00:29:50elles ne sont pas possibles
00:29:51chaque année
00:29:52et elles ne sont pas possibles
00:29:53de cet ordre
00:29:54chaque année également
00:29:55il faut donc
00:29:56que nous inscrivions
00:29:57par une baisse
00:29:58de la dépense
00:29:59durable
00:30:01par des réformes
00:30:02structurelles
00:30:03où sont ces réformes
00:30:04structurelles
00:30:04j'avoue que les réponses
00:30:06apportées restent
00:30:08insuffisamment documentées
00:30:09ne permettent pas
00:30:10d'identifier
00:30:10une stratégie claire
00:30:11et cohérente
00:30:12à moyen terme
00:30:14le ratio d'endettement
00:30:15continue de progresser
00:30:16la charge d'intérêt
00:30:17augmente rapidement
00:30:18sous l'effet
00:30:18de la remontée des taux
00:30:19sans perspective
00:30:20là aussi
00:30:21nette d'amélioration
00:30:23à court terme
00:30:24les signaux envoyés
00:30:25par les marchés
00:30:26notamment l'écart de taux
00:30:28avec l'Allemagne
00:30:29traduisent une interrogation
00:30:31croissante
00:30:31sur la crédibilité
00:30:32de notre trajectoire
00:30:33ce n'est pas moi
00:30:33qui le dit
00:30:34c'est la cour des comptes
00:30:35ainsi mes chers collègues
00:30:37dans ce contexte
00:30:38le rôle du Parlement
00:30:39est essentiel
00:30:40s'il se pose
00:30:41les bonnes questions
00:30:42première question
00:30:43est-ce que 2,8%
00:30:44c'est toujours
00:30:45l'objectif de 2029
00:30:47grâce à quelles économies
00:30:49budgétaires
00:30:49structurelles
00:30:50avec quelles trajectoires
00:30:52réellement crédibles
00:30:53c'est à ces seules conditions
00:30:54que le plan
00:30:56à moyen terme
00:30:57pourra redevenir
00:30:58un véritable instrument
00:30:59de pilotage
00:31:00de nos finances publiques
00:31:01et non un simple exercice
00:31:03de conformité
00:31:04et j'ose dire
00:31:05de communication
00:31:06merci
00:31:07merci monsieur le rapporteur général
00:31:09c'est maintenant
00:31:10monsieur le rapporteur général
00:31:11de la commission
00:31:12des affaires sociales
00:31:13monsieur Bazin
00:31:13dès que possible
00:31:14je vous demande
00:31:15messieurs les ministres
00:31:16de communiquer des éléments
00:31:18beaucoup plus détaillés
00:31:19sur l'incidence du conflit
00:31:21au Moyen-Orient
00:31:22quant à l'inflation
00:31:23à la consommation
00:31:24et surtout à la masse salariale
00:31:26bref sur les déterminants
00:31:28pour l'exercice en cours
00:31:29et le prochain
00:31:30des recettes
00:31:31et des dépenses
00:31:32des assos
00:31:32cette connaissance précise
00:31:34des données pour 2026
00:31:35est essentielle
00:31:36alors que nous allons
00:31:37bientôt examiner
00:31:38le projet de loi
00:31:39d'approbation
00:31:39des comptes
00:31:39de la sécurité sociale
00:31:40et je compte
00:31:41sur vos services
00:31:42et les caisses
00:31:43pour participer pleinement
00:31:45à nos travaux
00:31:46du printemps
00:31:46et que la préparation
00:31:48du PLFSS
00:31:48pour 2027
00:31:49doit déjà
00:31:51nous mobiliser
00:31:52il y a urgence
00:31:53je relève
00:31:54dans le rapport
00:31:55d'avancement annuel
00:31:56à la page 44
00:31:57un bref développement
00:31:58qui se faisait entendre
00:31:59il y a quelques mois
00:32:00au palais du Luxembourg
00:32:01je cite
00:32:02en 2026
00:32:03l'accélération
00:32:04des recettes
00:32:05des assos
00:32:05est liée
00:32:06entre autres
00:32:06aux transferts
00:32:07supplémentaires
00:32:08votés dans la LFSS
00:32:09qui viennent
00:32:11dégrader
00:32:11d'autant
00:32:12le solde de l'Etat
00:32:14pardon
00:32:15mais ce ne sont pas
00:32:16des chèques cadeaux
00:32:17que la sécurité sociale
00:32:18se serait octroyée
00:32:19sur le dos de l'Etat
00:32:19ce sont des sommes
00:32:21venant améliorer
00:32:22le respect
00:32:23de la loi organique
00:32:23et de la loi Veil
00:32:24afin que soit compensé
00:32:26au régime
00:32:26ce qui doit l'être
00:32:27je dis améliorer
00:32:29car cet équilibrage
00:32:30n'est toujours pas complet
00:32:31la dette de l'Etat
00:32:32envers la sécurité sociale
00:32:34s'est creusée
00:32:34910 millions d'euros
00:32:36entre 2024
00:32:37et 2025
00:32:38pour atteindre
00:32:391,66 milliard d'euros
00:32:41le moins perçu
00:32:42tenant aussi bien
00:32:42des exonérations
00:32:43deux tiers
00:32:44qu'à des prestations
00:32:45que les caisses
00:32:46surtout les CAF
00:32:47servent pour le budget général
00:32:49cuite par conséquent
00:32:50mes chers collègues
00:32:50des perspectives
00:32:51de court et de moyen terme
00:32:52le plan structurel
00:32:54soumis à la commission européenne
00:32:56fixe encore
00:32:57un horizon de déficit
00:32:58de 3% du PIB
00:32:59en 2029
00:33:00comme l'a dit
00:33:01Philippe Juvin
00:33:01si vous voulez embarquer
00:33:02les français
00:33:03et un minima
00:33:04une majorité
00:33:05dans cet hémicycle
00:33:06dans l'approbation
00:33:06de réduction franche
00:33:07des charges des branches
00:33:08il va falloir
00:33:09il va falloir
00:33:09messieurs les ministres
00:33:10être transparent
00:33:11pour de vrai
00:33:13renoncez-vous
00:33:14à l'imprécision
00:33:15spectaculaire des chiffres
00:33:16sur la clause de sauvegarde
00:33:17que l'on a subi récemment
00:33:19éviterez-vous
00:33:20d'ouvrir les débats
00:33:21avec un nom d'âme
00:33:22d'à peine 2%
00:33:24l'intégralité des annexes
00:33:26reposant sur ce taux
00:33:27intenable
00:33:28tout le monde le sait
00:33:29pour le rajouter
00:33:30magiquement
00:33:31en décembre
00:33:32à 3% ou plus
00:33:33et je n'ai pas dit
00:33:34que ce n'était pas utile
00:33:35pour les soignants
00:33:36et les patients
00:33:38troisième question
00:33:39promettez-vous
00:33:40de ne pas solliciter
00:33:41les assemblées
00:33:41à la toute dernière minute
00:33:43en cas de transfert
00:33:44de passif
00:33:45à la CADES
00:33:46levier est certes
00:33:47révélateur de difficultés
00:33:48mais très efficace
00:33:50donc de nous dire
00:33:52plus
00:33:53lors des réunions
00:33:54de la commission
00:33:55des comptes
00:33:56et des auditions
00:33:57en définitive
00:33:59messieurs les ministres
00:34:00voulez-vous faire
00:34:01de l'année
00:34:02devant nous
00:34:03enfin ce qu'il en reste
00:34:04un temps utile
00:34:05pour la confiance
00:34:06de nos concitoyens
00:34:07et de nos partenaires
00:34:08je ne peux
00:34:09vous accompagner
00:34:10dans mon humble fonction
00:34:11que si votre réponse
00:34:13est un triple oui
00:34:15messieurs les ministres
00:34:16pour redresser
00:34:17vraiment nos finances
00:34:18publiques et sociales
00:34:19il faut vraiment
00:34:20revoir la méthode
00:34:21en tirant
00:34:22des leçons
00:34:23des écueils
00:34:24passés
00:34:26des éléments précis
00:34:27de manière à ce qu'on puisse
00:34:29faire consensus
00:34:30sur des économies
00:34:31efficientes
00:34:32et éviter
00:34:33des rabots
00:34:34bêtes et méchants
00:34:35qui apparaissent
00:34:36injustes
00:34:37et qui à la fin
00:34:38sont contre-productifs
00:34:39vous pourrez
00:34:41compter
00:34:41sur notre mobilisation
00:34:42car nous avons besoin
00:34:44d'un budget
00:34:44et du redressement
00:34:45des comptes
00:34:46pour notre pays
00:34:46ni Emmanuel Macron
00:34:48ni votre gouvernement
00:34:49ne parvienne à cacher
00:34:50les résultats économiques
00:34:50catastrophiques de notre pays
00:34:52et pour cause
00:34:53les françaises et les français
00:34:54le paie chèrement
00:34:55et directement dans leur quotidien
00:34:57qu'il s'agisse
00:34:58hélas du niveau réel
00:34:59des salaires
00:35:00et des pensions de retraite
00:35:01par rapport au niveau
00:35:02de l'inflation
00:35:02du poids exorbitant
00:35:03des dépenses contraintes
00:35:04dans le budget des familles
00:35:05de la fermeture quotidienne
00:35:07des usines
00:35:08et du décrochage
00:35:09visible à l'œil nu
00:35:10de notre pays
00:35:11par rapport à tous
00:35:12nos voisins européens
00:35:13et nos compétiteurs internationaux
00:35:14les françaises et les français
00:35:15savent que vous avez échoué
00:35:17les compatriotes
00:35:18constatent d'ailleurs
00:35:19l'effondrement
00:35:20des comptes publics
00:35:21en premier lieu
00:35:22parce qu'ils épongent
00:35:23cet échec
00:35:24et votre mauvaise gestion
00:35:25par des hausses d'impôts
00:35:26systématiques
00:35:27contrairement à ce que vous avez
00:35:28encore affirmé
00:35:29en commission des finances
00:35:30il y a seulement quelques minutes
00:35:31monsieur le ministre
00:35:32les scurs
00:35:32les macronistes
00:35:33avaient bien promis
00:35:34je cite madame de Montchalin
00:35:36en janvier 2025
00:35:37zéro hausse d'impôts
00:35:38pour les classes moyennes
00:35:39et populaires
00:35:39en 2025
00:35:40et en particulier
00:35:41je cite encore
00:35:42madame de Montchalin
00:35:43sur TF1
00:35:44zéro hausse de la taxe
00:35:46sur l'électricité
00:35:46c'était évidemment faux
00:35:48tout le monde pourra le vérifier
00:35:49il y a bien eu
00:35:50une taxe de 4 milliards d'euros
00:35:52sur l'électricité
00:35:53et une hausse totale d'impôts
00:35:54de 30 milliards d'euros
00:35:55sur nos compatriotes
00:35:57et les françaises
00:35:58et les français
00:35:58finissent toujours par payer
00:35:59car votre point commun
00:36:01monsieur le ministre
00:36:01c'est que
00:36:02avec la gauche
00:36:03c'est que l'essentiel
00:36:04excusez-moi c'était un pléonasme
00:36:06c'est que l'essentiel
00:36:07des hausses d'impôts
00:36:07que vous prétendez cibler
00:36:08sur les multinationales
00:36:10et les plus favorisées
00:36:11finissent toujours
00:36:12par retomber
00:36:13sur les familles moyennes
00:36:14et populaires
00:36:15pour le reste
00:36:16l'état calimiteux
00:36:17des finances publiques
00:36:18reste hélas
00:36:19et je m'en étonne
00:36:20un sujet bien peu traité
00:36:21par le débat public
00:36:22en particulier
00:36:23lors des dernières élections
00:36:25où les lobbies
00:36:26les intérêts divers et variés
00:36:28et une grande partie des médias
00:36:29étaient plus intéressés
00:36:30par Farbarage
00:36:31à la vérité
00:36:32et le rassemblement national
00:36:33que Farbarage
00:36:34à la faillite
00:36:35le macronisme
00:36:36par un numéro de magicien
00:36:37monsieur le ministre
00:36:38qui est assez bien exécuté
00:36:39je dois le reconnaître
00:36:40vous avez réussi à maquiller
00:36:42l'état réel de notre pays
00:36:43nos finances publiques
00:36:44nos finances publiques
00:36:45ressemblent pourtant bien plus
00:36:46à celles de l'Espagne
00:36:47ou de l'Italie
00:36:47avant la crise
00:36:48des dettes souveraines
00:36:49que celles de l'Allemagne
00:36:50mais finalement
00:36:51et c'est finalement
00:36:52le seul point commun
00:36:53que vous avez avec Mozart
00:36:55cher macroniste
00:36:56c'est pas la virtuosité
00:36:57c'est pas le talent
00:36:58mais c'est que vous finirez
00:36:59votre oeuvre
00:36:59par un requiem inachevé
00:37:02désormais on le sait
00:37:03la meilleure définition du macronisme
00:37:05est celle d'un asile
00:37:06tenu par les fous
00:37:07avec une vanité
00:37:08qui dépasse l'entendement
00:37:09le gouvernement
00:37:10lanterne rouge de l'Europe
00:37:11continue à se prévaloir
00:37:13d'une compétence exclusive
00:37:14et imaginaire
00:37:15prétextant toutes les crises
00:37:16possibles et imaginables
00:37:18pour justifier la dégradation
00:37:19des comptes publics
00:37:20dont ils sont pourtant
00:37:20les seuls responsables
00:37:22faut-il vous le redire encore
00:37:23monsieur le ministre
00:37:24tous les pays
00:37:25ont traversé le Covid
00:37:26tous les pays
00:37:27ont traversé les conséquences
00:37:28de la guerre en Ukraine
00:37:29ou de la crise iranienne
00:37:30mais aucun
00:37:31n'est dans l'état de la France
00:37:33et vous ne pourrez plus
00:37:34cacher ce désastre
00:37:35lors des débats de 2027
00:37:36d'ailleurs à titre d'exemple
00:37:38à chaque fois qu'un gouvernement
00:37:39d'Emmanuel Macron
00:37:40feint d'annoncer une bonne nouvelle
00:37:41par exemple
00:37:42l'amélioration très relative
00:37:43d'un déficit monstrueux
00:37:45c'est en réalité
00:37:46un coup de pouce
00:37:47de la conjoncture internationale
00:37:48et une amélioration
00:37:50du solde conjoncturel
00:37:51en réalité
00:37:51même l'année dernière
00:37:53le solde structurel
00:37:55s'est dégradé
00:37:56de 0 à 1 point
00:37:57car vous n'avez fait
00:37:58aucune réforme
00:37:59et donc en réalité
00:38:00vous avez commis
00:38:01deux erreurs magistrales
00:38:02depuis 10 ans
00:38:04la première
00:38:05c'est l'échec
00:38:06de votre politique économique
00:38:07si votre politique
00:38:08de l'offre
00:38:09avait fonctionné
00:38:09celle que vous avez commise
00:38:11si l'économie
00:38:12était prospère
00:38:13si la croissance
00:38:14était réelle
00:38:15et bien tout simplement
00:38:16les caisses de l'état
00:38:17et les caisses
00:38:18de la sécurité sociale
00:38:19seraient pleines
00:38:20et nous n'aurions pas
00:38:21ce débat
00:38:21si les caisses sont vides
00:38:22c'est parce que
00:38:23vous avez ruiné
00:38:24notre économie
00:38:24la deuxième
00:38:25c'est l'absence
00:38:26de réformes structurelles
00:38:27si on lit l'ensemble
00:38:28des rapports publics annuels
00:38:29de la cour des comptes
00:38:30depuis 2017 à aujourd'hui
00:38:32les magistrats
00:38:33sont clairs
00:38:33il n'y a eu
00:38:34aucune baisse
00:38:35des dépenses structurelles
00:38:36depuis l'arrivée au pouvoir
00:38:38d'Emmanuel Macron
00:38:39ainsi même en 2017
00:38:40alors qu'il est déjà
00:38:41aux affaires
00:38:42directement
00:38:42indirectement
00:38:43depuis 5 ans
00:38:43la cour des comptes
00:38:44dit que le budget
00:38:45de 2017
00:38:45n'est porteur
00:38:46d'aucune économie structurelle
00:38:48pareil en 2018
00:38:49pareil en 2019
00:38:50et toutes les années
00:38:51jusqu'à aujourd'hui
00:38:52encore pour 2025
00:38:54comme on vous l'a dit
00:38:55c'est essentiellement
00:38:56une hausse
00:38:57de 30 milliards
00:38:58d'impôts
00:38:59qui permet
00:39:00une très légère
00:39:00amélioration
00:39:01du déficit
00:39:02à vrai dire
00:39:03monsieur le ministre
00:39:04je sais que vous vous moquez
00:39:05absolument
00:39:05de tout ce que les oppositions
00:39:07peuvent vous dire
00:39:07et que vous ne tiendrez
00:39:09absolument pas
00:39:09de l'avis de l'Assemblée nationale
00:39:11votre gouvernement
00:39:12est aujourd'hui
00:39:13le plus illibéral
00:39:14de toute l'Europe
00:39:15mais je tiens à prévenir
00:39:16les françaises
00:39:16et les français
00:39:17sur le but réel
00:39:18de la dégradation
00:39:19des finances publiques
00:39:20Emmanuel Macron
00:39:20a toujours su
00:39:21ce qu'il faisait
00:39:22et il sait
00:39:23où il mène
00:39:24notre pays
00:39:25il faut toujours lire
00:39:26l'action d'Emmanuel Macron
00:39:27à l'aune du fil rouge
00:39:29du fédéralisme européen
00:39:31le président de la république
00:39:32Emmanuel Macron
00:39:33sait que les français
00:39:34ne veulent pas
00:39:34du fédéralisme européen
00:39:36et n'en voudront jamais
00:39:37à défaut d'être capables
00:39:38de les convaincre
00:39:38ils cherchent à les contraindre
00:39:40en nous faisant passer
00:39:41sur les fourches coudines
00:39:42et la tutelle
00:39:43de la commission européenne
00:39:44comme l'Italie
00:39:45ou l'Espagne
00:39:46et donc
00:39:46la seule solution
00:39:47une fois encore
00:39:48c'est l'arrivée au pouvoir
00:39:49du rassemblement national
00:39:50qui seul aura le courage
00:39:51de faire les réformes structurelles
00:39:53et de s'attaquer aux tabous
00:39:54qui permettront
00:39:55d'atteindre
00:39:55les trois fessis
00:39:56des fessis publics
00:39:57courage
00:39:57on arrive
00:39:58merci monsieur le député
00:39:59pour le groupe EPR
00:40:01monsieur Midi
00:40:02près de la moitié
00:40:03du redressement
00:40:04de 2025
00:40:05tient à des facteurs
00:40:07non pérennes
00:40:07la suppression du programme
00:40:08d'amortissement
00:40:09de la dette Covid
00:40:10plus-value exceptionnelle
00:40:11sur l'impôt
00:40:12sur les sociétés
00:40:13une charge de la dette
00:40:14inférieure aux prévisions
00:40:16autrement dit
00:40:16les forces structurelles
00:40:18restent devant nous
00:40:19et c'est précisément
00:40:20l'objet du débat
00:40:21qui nous occupe aujourd'hui
00:40:23l'objectif de retour
00:40:25sous les 3%
00:40:25de déficit
00:40:26à l'horizon 2029
00:40:27fixé dans le PSMT
00:40:29est un bon objectif
00:40:30notre groupe le soutient
00:40:32mais regardons
00:40:33la réalité en face
00:40:34la conjoncture
00:40:35s'est dégradée
00:40:36la prévision de croissance
00:40:37pour 2026
00:40:38a été revue
00:40:39à la baisse
00:40:39à 0,9%
00:40:40le choc énergétique
00:40:42consécutif
00:40:43au conflit
00:40:43au conflit
00:40:44aux proches
00:40:44et au Moyen-Orient
00:40:45à réveiller l'inflation
00:40:46à 1,9%
00:40:48et le coût
00:40:49pour les finances publiques
00:40:50est déjà estimé
00:40:51à 6 milliards d'euros
00:40:52dans ce contexte
00:40:54deux questions se posent
00:40:55celle du contexte
00:40:56de l'effort
00:40:57et celle de la nature
00:40:58de l'effort
00:40:59sur le contexte
00:41:00j'aurais souhaité
00:41:01monsieur le ministre
00:41:01que vous nous précisiez
00:41:02les marges de manœuvre
00:41:03dont dispose le gouvernement
00:41:05face à un éventuel
00:41:06durcissement
00:41:07du choc énergétique
00:41:08la fermeture
00:41:09du détroit d'Hormuz
00:41:10l'évolution
00:41:11des prix du pétrole
00:41:12la trajectoire
00:41:14de la charge
00:41:14de la dette
00:41:15qui pourrait dépasser
00:41:16100 milliards d'euros
00:41:17d'ici 2029
00:41:18tout cela constitue
00:41:20des aléas considérables
00:41:21comment sécurisons-nous
00:41:23notre trajectoire
00:41:24si ces hypothèses
00:41:25devaient se dégrader
00:41:26davantage
00:41:27le HFP
00:41:29a certes jugé
00:41:30votre scénario
00:41:31cohérent
00:41:31et votre prévision
00:41:33d'inflation
00:41:34plausible
00:41:34c'est une base saine
00:41:36mais les aléas
00:41:37demeurent importants
00:41:38vous le reconnaissez
00:41:39vous-même
00:41:40mais le débat
00:41:41le plus important
00:41:42c'est celui
00:41:43de la nature
00:41:44de l'effort budgétaire
00:41:45et là je veux être
00:41:46très clair
00:41:47les recettes
00:41:48des oppositions
00:41:49sont connues
00:41:50elles tiennent en un mot
00:41:52matraquer
00:41:52matraquer les entreprises
00:41:54matraquer les ménages
00:41:56matraquer le travail
00:41:58je ne développerai pas
00:42:00je veux simplement
00:42:01rappeler que la France
00:42:02est déjà championne d'Europe
00:42:04des prélèvements obligatoires
00:42:06avec 43,6%
00:42:08du PIB
00:42:09le ras-le-bol fiscal
00:42:10reste un sentiment
00:42:12puissant dans le pays
00:42:13et dans le contexte
00:42:15de guerre commerciale mondiale
00:42:16alors que l'instabilité
00:42:18américaine
00:42:18ouvre à l'Europe
00:42:19une fenêtre historique
00:42:21pour devenir
00:42:21le pôle de stabilité
00:42:23économique du monde
00:42:24tout impôt supplémentaire
00:42:26serait une faute
00:42:26économique majeure
00:42:27la stabilité fiscale
00:42:29est notre meilleur atout
00:42:30pour l'attractivité
00:42:31de la France
00:42:32le seul chemin sérieux
00:42:34c'est celui
00:42:35des économies
00:42:35des économies
00:42:37d'abord parce qu'il faut
00:42:37que chaque euro
00:42:38qui appartient
00:42:39à l'ensemble des Français
00:42:40et des Français
00:42:41soit dépensé
00:42:43à bon escient
00:42:43avec un impact maximal
00:42:45cela demande
00:42:46d'engager un travail
00:42:47certes fastidieux
00:42:48mais nécessaire
00:42:49de réformes
00:42:50structurelles de l'État
00:42:51pour gagner
00:42:52en efficacité
00:42:53faire des économies
00:42:54c'est possible
00:42:56des économies ensuite
00:42:57parce qu'il est
00:42:58absolument nécessaire
00:42:59de réduire notre déficit
00:43:00pour redonner confiance
00:43:02à la fois aux Françaises
00:43:03et aux Français
00:43:03que les finances publiques
00:43:05sont maîtrisées
00:43:05à nos partenaires européens
00:43:07car c'est notre engagement
00:43:08et à tous ceux
00:43:09auprès desquels
00:43:10nous avons levé de la dette
00:43:11pour que le coût
00:43:12de cette dette
00:43:12ne cesse d'augmenter
00:43:14des économies enfin
00:43:15pour nous donner
00:43:16les moyens de réinvestir
00:43:17là où cela compte
00:43:19vraiment
00:43:19dans ce qui crée
00:43:20durablement de la richesse
00:43:21pour les Françaises
00:43:22et les Français
00:43:23retrouver le chemin
00:43:24de la prospérité
00:43:25c'est investir
00:43:26dans la croissance
00:43:27dans la productivité
00:43:28dans l'innovation
00:43:29pour transformer
00:43:30notre économie
00:43:32et nos entreprises
00:43:34au bénéfice
00:43:35du plus grand nombre
00:43:35continuer d'augmenter
00:43:36les retraites
00:43:37les plus élevées
00:43:38au détriment
00:43:38des investissements
00:43:39d'avenir
00:43:39c'est le choix
00:43:40qui a été fait
00:43:41pour 2026
00:43:41c'est un mauvais choix
00:43:43arrêtons de faire
00:43:44des mauvais choix
00:43:46notre groupe
00:43:47vous accompagnera
00:43:48dans cette voie
00:43:48monsieur le ministre
00:43:49mais nous serons exigeants
00:43:50sur l'ampleur
00:43:51des économies
00:43:52le redressement
00:43:53de nos comptes publics
00:43:54n'est pas une option
00:43:54c'est un devoir
00:43:56vis-à-vis de tous
00:43:57les Français
00:43:57en particulier
00:43:58nos enfants
00:43:58je vous remercie
00:44:00merci pour le groupe LFI
00:44:02monsieur Lecoq
00:44:02en cette fin de mois
00:44:03d'avril 2026
00:44:05comme chaque année
00:44:06vous nous présentez
00:44:07l'avancement
00:44:08du plan de sacrifice
00:44:09des Français
00:44:10et de leurs services publics
00:44:11sur l'autel
00:44:12de l'austérité européenne
00:44:14qui êtes-vous ?
00:44:16à qui répondez-vous ?
00:44:17êtes-vous le gouvernement
00:44:18de la France souveraine
00:44:19ou juste
00:44:20des envoyés
00:44:21de la Commission européenne
00:44:23pour appliquer
00:44:24par la force
00:44:24une réduction
00:44:25du déficit
00:44:26que vous avez
00:44:27vous-même creusé
00:44:28en gavant
00:44:29les plus aisés
00:44:30vous vous gargarisez
00:44:31de faire baisser
00:44:32ce déficit
00:44:33mais qui paie ?
00:44:34qui souffre ?
00:44:36il manque bien
00:44:37des chiffres
00:44:37dans ce rapport
00:44:38d'avancement
00:44:38ceux que vous cachez
00:44:40honteusement
00:44:40ceux de l'INSEE
00:44:41par exemple
00:44:42qui disent
00:44:43qu'une famille
00:44:44monoparentale
00:44:45sur trois
00:44:45est en situation
00:44:46de privation matérielle
00:44:48ça représente
00:44:493 millions de personnes
00:44:50qu'un tiers
00:44:51de ceux qui habitent
00:44:53dans des logements sociaux
00:44:54doivent se priver
00:44:55de l'essentiel
00:44:55là aussi
00:44:56plus de 3 millions
00:44:58de personnes
00:44:58qu'un Français
00:44:59sur 4
00:45:00ne peut se payer
00:45:01une semaine
00:45:02de vacances
00:45:02dans l'année
00:45:03qu'un Français
00:45:04sur 10
00:45:04ne peut s'acheter
00:45:06des vêtements neufs
00:45:07qu'un Français
00:45:08sur 10
00:45:08ne peut pas payer
00:45:10à temps
00:45:10son loyer
00:45:11et ses factures
00:45:12quand la pauvreté frappe
00:45:14ce sont les besoins vitaux
00:45:16qui sont mis en danger
00:45:17un Français
00:45:18sur 3
00:45:19a eu froid
00:45:19cet hiver
00:45:20faute de pouvoir
00:45:21payer le chauffage
00:45:22un tiers des Français
00:45:24n'arrivent pas
00:45:25à faire 3 repas
00:45:26par jour
00:45:26oui
00:45:27dans la France
00:45:28de Macron
00:45:29on a faim
00:45:30froid
00:45:31et parfois même
00:45:32on en meurt
00:45:33quel rapport
00:45:34me direz-vous
00:45:35le rapport
00:45:36ce sont vos politiques
00:45:37de coupe budgétaire
00:45:38qui étranglent
00:45:39toujours plus
00:45:40les Français
00:45:40les sacrifices
00:45:42des budgets
00:45:43de la rénovation
00:45:43thermique
00:45:44l'endettement
00:45:46des bailleurs
00:45:47qui rendent invivables
00:45:48nos logements sociaux
00:45:49ces budgets
00:45:50qui détruisent
00:45:51nos écoles
00:45:51et qui laissent
00:45:52mourir notre économie
00:45:53votre budget
00:45:55de 40 milliards
00:45:56de coupes budgétaires
00:45:57cette année
00:45:58qui s'ajoutent
00:45:59à celui de l'année dernière
00:46:0035 milliards
00:46:01et aux 32 milliards
00:46:02de l'année d'encore avant
00:46:03vous êtes les responsables
00:46:05de cette situation
00:46:06et vous voudriez
00:46:07continuer
00:46:08pour atteindre
00:46:09les 3%
00:46:09de déficit
00:46:10en 2029
00:46:11ces 80 milliards
00:46:13supplémentaires
00:46:14de coupes
00:46:14qu'il faut
00:46:15nous dit la Cour des comptes
00:46:16comment vous ferez
00:46:17on ne sait pas
00:46:18il n'y a même pas
00:46:20dans ce document
00:46:20de trajectoire
00:46:21actualisé
00:46:21ces chiffres
00:46:23ce sont autant
00:46:24de souffrances
00:46:25supplémentaires
00:46:25et ce n'est pas moi
00:46:27qui le dit
00:46:27c'est l'OFCE
00:46:28pour qui déjà
00:46:29votre budget
00:46:302026
00:46:31avait fait ralentir
00:46:33la consommation
00:46:33des ménages
00:46:34de 0,6 points
00:46:35et dont
00:46:36la saignée
00:46:37de ce budget
00:46:38en cours
00:46:39doit faire reculer
00:46:41la consommation
00:46:42des ménages
00:46:42de 0,4 points
00:46:43mais malheureusement
00:46:45dans votre rapport annuel
00:46:47vous écrivez
00:46:48pour les prochaines années
00:46:49la consommation
00:46:50des ménages
00:46:51continuera
00:46:52d'accélérer
00:46:53incroyable
00:46:54mais avec quel argent
00:46:56s'il vous plaît
00:46:56la consommation
00:46:57des ménages
00:46:58recule cette année
00:46:59elle a ralenti
00:47:00l'année dernière
00:47:01et vous espérez
00:47:02que miraculeusement
00:47:03elle se mette
00:47:04à accélérer
00:47:04l'année prochaine
00:47:05la consommation
00:47:06baisse
00:47:06alors qu'une partie
00:47:07des français
00:47:08ne mangent déjà
00:47:09pas à leur faim
00:47:09pendant que l'on
00:47:10distribue des dividendes
00:47:11records
00:47:12voilà la réalité
00:47:13de votre plan
00:47:14d'avancement
00:47:15la consommation
00:47:16donc
00:47:17elle devait déjà
00:47:18reculer en 2026
00:47:19mais ça c'était avant
00:47:20avant
00:47:21que l'impérialisme
00:47:23états-unien
00:47:23et le gouvernement
00:47:24criminel israélien
00:47:25ne déclenchent
00:47:26une guerre en Iran
00:47:27et que vos amis
00:47:28pétroliers
00:47:29Total Énergie en Tête
00:47:30décident d'en profiter
00:47:32pour spéculer
00:47:33sur le pétrole
00:47:34et fassent exploser
00:47:36le coût de la vie
00:47:36et la souffrance
00:47:38des français
00:47:39voilà qu'ayant acheté
00:47:40au début de la guerre
00:47:4134 millions
00:47:42de barils de pétrole
00:47:43qui étaient encore
00:47:45à bas coût
00:47:45ils les revendent
00:47:46maintenant
00:47:47à des prix exorbitants
00:47:48résultat
00:47:4912 millions d'euros
00:47:51de bénéfices
00:47:52par jour
00:47:52pour Total
00:47:53et des prix
00:47:54qui explosent
00:47:55pour tout le monde
00:47:55on aurait pu les bloquer
00:47:57mais non
00:47:58laissons les pétroliers
00:47:59se gaver
00:48:00la note
00:48:01elle
00:48:02est salée
00:48:036 milliards
00:48:04dites-vous
00:48:05de coûts supplémentaires
00:48:06pour la puissance publique
00:48:07et qui va payer
00:48:09Total
00:48:10qui en à peine
00:48:11un mois
00:48:12a engrangé
00:48:13un milliard
00:48:13de bénéfices
00:48:14fait sur le dos
00:48:15des français
00:48:16Total
00:48:17ce profiteur
00:48:18de guerre
00:48:19récidiviste
00:48:19qui avait déjà
00:48:20instrumentalisé
00:48:21l'invasion
00:48:22de l'Ukraine
00:48:22pour encaisser
00:48:23pas loin de
00:48:2440 milliards
00:48:26de bénéfices
00:48:26en 2022
00:48:27et 2023
00:48:28non bien sûr
00:48:29on ne touche pas
00:48:29aux copains
00:48:30pas vrai
00:48:31Madame Le Pen
00:48:31au Rassemblement
00:48:32National
00:48:32j'espère que le champagne
00:48:34partagé avec Patrick Pouyanné
00:48:36était bon
00:48:36n'avait-il pas le goût
00:48:39de la sueur
00:48:40des français
00:48:41raquettés
00:48:41par ce même Total
00:48:42pour distribuer
00:48:43des dividendes
00:48:45pour le groupe socialiste
00:48:46Monsieur Brun
00:48:47en vous écoutant
00:48:48messieurs
00:48:49les ministres
00:48:50j'ai été pris
00:48:51d'un étrange
00:48:51sentiment
00:48:52celui
00:48:53d'un enfumage
00:48:54généralisé
00:48:55pour nous
00:48:56camoufler
00:48:57la réalité
00:48:58de l'état
00:48:59des finances publiques
00:49:00et notamment
00:49:00de l'état
00:49:01des recettes
00:49:02vous nous dites
00:49:03c'est terrible
00:49:04nous ne pouvons faire
00:49:04aucun effort
00:49:05pour aider les français
00:49:06face à cette crise
00:49:07endémique du pouvoir d'achat
00:49:08parce que les caisses
00:49:10sont vides
00:49:10et que l'état
00:49:11des recettes
00:49:11n'est pas le bon
00:49:12et le document
00:49:13que vous nous avez distribué
00:49:14dit pourtant
00:49:15tout le contraire
00:49:16il dit d'abord
00:49:17que grâce
00:49:18à l'inflation
00:49:19qui était toujours
00:49:19trop importante
00:49:20en 2025
00:49:21et notamment
00:49:22les hausses
00:49:22de prix alimentaires
00:49:23je rappelle
00:49:23qu'ils ont augmenté
00:49:24de 25%
00:49:25depuis les 3 dernières années
00:49:26et bien les recettes
00:49:27ont augmenté
00:49:28de manière assez spectaculaire
00:49:30en 2025
00:49:30avec une élasticité
00:49:32retrouvée de plus
00:49:33de 1,1
00:49:34ce qui a permis
00:49:35encore une fois
00:49:36de remplir les caisses
00:49:37et puis depuis le début
00:49:38de l'année
00:49:39alors que la consommation
00:49:41a baissé
00:49:41elle n'a augmenté
00:49:42que de 0,4 en 2025
00:49:44au lieu des 1,3
00:49:45que vous aviez prévus
00:49:46il y a de nouvelles
00:49:47recettes miraculeuses
00:49:48celles que vous niez
00:49:49monsieur Amiel
00:49:50dans votre discours
00:49:52la TVA
00:49:53a progressé
00:49:54de 2 milliards
00:49:54en février
00:49:55par rapport
00:49:56aux prévisions
00:49:56qui étaient celles
00:49:57faites par le gouvernement
00:49:58et cela sous l'effet
00:50:00conjugué
00:50:00que nous connaissons
00:50:01et de l'augmentation
00:50:02des prix antérieurs
00:50:04à la miraculeuse crise
00:50:05du détroit
00:50:06d'Ormuz
00:50:07pour les finances publiques
00:50:08et désormais
00:50:09de l'augmentation
00:50:10des prix
00:50:10des produits pétroliers
00:50:12vous ne pouvez pas nier
00:50:13que cette augmentation
00:50:14est une aubaine
00:50:14pour vous
00:50:15qu'elle est une aubaine
00:50:16pour les finances publiques
00:50:17vous dites que les volumes
00:50:18baissent
00:50:19c'est en effet
00:50:19le contraire
00:50:20de ce que disent
00:50:20les propres organismes
00:50:22rattachés à l'Etat
00:50:23qui disent qu'au mois de mars
00:50:24la consommation
00:50:25de ces carburants
00:50:26a été stable
00:50:27au Royaume-Uni
00:50:28le gouvernement
00:50:29a sorti les chiffres
00:50:31la progression
00:50:31de consommation
00:50:32d'hydrocarbure
00:50:33a augmenté de 6%
00:50:34durant le mois de mars
00:50:36vous nous dites
00:50:37il n'y a aucune
00:50:39il va y avoir
00:50:40des coûts très importants
00:50:41pour les finances publiques
00:50:42en raison de l'inflation
00:50:43mais enfin
00:50:43je vous renvoie
00:50:44au cours d'économies
00:50:45de première année
00:50:45chacun sait que l'inflation
00:50:47est toujours une aubaine
00:50:47pour les finances publiques
00:50:48qu'elle permet de faire
00:50:49progresser
00:50:51les recettes
00:50:52des taxes
00:50:53qui sont indexées
00:50:54et qu'elle permet également
00:50:55de réduire la dette
00:50:56c'est ce qui s'est produit
00:50:57d'ailleurs
00:50:58durant les années précédentes
00:50:59comment pouvez-vous
00:51:00nous faire croire
00:51:01alors que vous prévoyez
00:51:02une inflation de 2%
00:51:03cette année
00:51:04que les deux points
00:51:05de TVA supplémentaires
00:51:06n'iront pas finalement
00:51:07financer
00:51:08les trous
00:51:09que vous avez créés
00:51:10dans les finances publiques
00:51:11depuis de très nombreuses années
00:51:12on assiste donc
00:51:13à cet enfumage généralisé
00:51:14vous ne voulez pas
00:51:15aider les français
00:51:16face à la crise
00:51:16du pouvoir d'achat
00:51:17vous ne voulez pas
00:51:18faire ou les baisses
00:51:19de taxes
00:51:20ou les chèques énergie
00:51:21qui s'imposent
00:51:22pour aider
00:51:22tous ces françaises
00:51:23et ces français
00:51:24qui n'ont d'autre choix
00:51:25que de prendre la voiture
00:51:26chaque jour
00:51:26pour aller travailler
00:51:27alors oui monsieur le ministre
00:51:29de l'économie
00:51:29moi je ne suis pas élu
00:51:30de New York
00:51:31ou du Canada
00:51:32moi je suis élu
00:51:33du département
00:51:34de l'heure
00:51:34où le trajet
00:51:35domicile travail moyen
00:51:36est de 60 km
00:51:37pour les habitants
00:51:38et ces habitantes
00:51:39et habitants
00:51:40ouvriers intérimaires
00:51:41caristes
00:51:41préparateurs de commandes
00:51:42aides-soignantes
00:51:43n'ont d'autre choix
00:51:44que de prendre leur voiture
00:51:45le matin
00:51:45et quand le prix
00:51:47à la pompe
00:51:48est de 2,50 euros
00:51:49le litre
00:51:50pour le gasoil
00:51:50qu'il est aujourd'hui
00:51:52de 2,25 euros
00:51:53qu'il a augmenté
00:51:54de 40%
00:51:55durant la dernière année
00:51:57que le prix de l'essence
00:51:58lui a augmenté
00:51:58de 25%
00:51:59que les produits énergétiques
00:52:00ont augmenté
00:52:01de 50%
00:52:02depuis les 5 dernières années
00:52:03oui je le dis
00:52:04monsieur le ministre
00:52:05l'urgence
00:52:06qui devait être la vôtre
00:52:07serait de vous inspirer
00:52:08du gouvernement espagnol
00:52:09de vous inspirer
00:52:10des gouvernements européens
00:52:11et de mettre en place
00:52:12un plan de soutien
00:52:13au pouvoir d'achat
00:52:14notamment
00:52:15ou en baissant les taxes
00:52:16ou en mettant en place
00:52:17des chèques énergie
00:52:18substantiels
00:52:19un mot sur ce plan
00:52:20que vous avez annoncé
00:52:22pour les prétendus
00:52:23gros rouleurs
00:52:24qui peut croire
00:52:25que vous arriverez
00:52:26à résoudre
00:52:26la crise du pouvoir d'achat
00:52:28en enlevissant
00:52:29les français
00:52:29sous les papiers
00:52:30les serfas
00:52:31les démarches tâtillonnes
00:52:33faites dans un seul but
00:52:34le but évidemment
00:52:36de faire des économies
00:52:37alors il y a ce chiffre
00:52:38miraculeux
00:52:38que vous nous avez sorti
00:52:39celui de 6 milliards
00:52:41il faudrait absolument
00:52:43de manière ardente
00:52:46bloquer ces 6 milliards
00:52:47de dépenses
00:52:48puisque la France
00:52:49serait en difficulté
00:52:50ce chiffre est tellement solide
00:52:52que vous avez omis
00:52:52de le transmettre
00:52:53au Haut Conseil des Finances Publiques
00:52:54nous avons auditionné
00:52:55la semaine dernière
00:52:56Karine Camby
00:52:57la première
00:52:57la présidente
00:52:59du Haut Conseil des Finances Publiques
00:53:01en attente
00:53:02de l'arrivée
00:53:02de Madame Montchalin
00:53:03elle nous a dit
00:53:04que vous lui aviez transmis
00:53:05un autre chiffre
00:53:05celui de 4 milliards
00:53:06qui était réévalué
00:53:07à 6 milliards
00:53:08de manière miraculeuse
00:53:09probablement passage
00:53:10par Matignon
00:53:11ce chiffre
00:53:12il n'est fondé sur rien
00:53:13il n'y a aucune évaluation
00:53:14sérieuse de ce besoin
00:53:16de 6 milliards
00:53:16c'est un enfumage
00:53:17généralisé
00:53:18pour finalement
00:53:19vous refaire
00:53:20une santé financière
00:53:21sur le dos
00:53:22de votre mauvaise gestion
00:53:23alors nous vous disons
00:53:24aujourd'hui
00:53:24messieurs les ministres
00:53:25il est urgent
00:53:26de changer de braquet
00:53:27il faut un projet
00:53:28de loi de finances rectificative
00:53:29avec des mesures
00:53:30pour soutenir le pouvoir d'achat
00:53:31pour soutenir
00:53:32les classes moyennes
00:53:33et les classes populaires
00:53:34celles que vous avez sacrifiées
00:53:36car s'il y a un bilan
00:53:37de votre gestion
00:53:38depuis 10 ans
00:53:38c'est bien celui
00:53:39du décrochage
00:53:40de tous ces français moyens
00:53:41de tous ces français pauvres
00:53:42qui n'ont pas vu
00:53:44d'augmentation
00:53:44de le pouvoir d'achat
00:53:45n'ont pas vu
00:53:45d'augmentation
00:53:45de leur salaire
00:53:46et ont vu
00:53:47l'augmentation des prix
00:53:48il est urgent
00:53:49d'agir
00:53:49Merci monsieur le député
00:53:51pour le groupe
00:53:52de la droite républicaine
00:53:53monsieur Trisna
00:53:55La vraie question
00:53:56que soulève donc
00:53:57ce plan structurel
00:53:58à moyen terme
00:53:59est bien
00:54:00plus que fondamentale
00:54:02comment garantir
00:54:03à notre pays
00:54:03les moyens de sa puissance
00:54:05dans un monde
00:54:05où de plus en plus
00:54:06instable et dangereux
00:54:08elle nous oblige
00:54:09à regarder la réalité
00:54:10en face
00:54:11oui l'effort de la défense
00:54:12n'est plus une option
00:54:12oui il y a urgence
00:54:14à renforcer
00:54:14les moyens de nos armées
00:54:16la prochaine loi
00:54:17de programmation militaire
00:54:18arrive dans quelques jours
00:54:19et elle prévoit
00:54:20un effort significatif
00:54:21notamment dans un contexte
00:54:23géopolitique
00:54:24marqué par le retour
00:54:25des conflits
00:54:25de haute intensité
00:54:27à travers le monde
00:54:29mais
00:54:29cette exigence stratégique
00:54:31ne peut être
00:54:33dissociée
00:54:33d'une autre réalité
00:54:34celle de l'état
00:54:35de nos dépenses publiques
00:54:36et de nos comptes publics
00:54:38car la situation
00:54:39demeure grave
00:54:41on l'a plusieurs fois dit
00:54:42un déficit public
00:54:43qui atteint
00:54:445,1% du PIB
00:54:46c'est moins pire
00:54:47que ce qu'on pensait
00:54:47mais c'est pas pour ça
00:54:48que c'est bien
00:54:49la dette
00:54:50qui dépasse
00:54:50115% du PIB
00:54:52et franchira bien
00:54:52sous les 3500 milliards d'euros
00:54:55quant à la charge
00:54:56de la dette
00:54:56elle relève
00:54:57de déséquilibre
00:54:58puisque je vous le rappelle
00:55:00monsieur le ministre
00:55:00vous l'avez dit tout à l'heure
00:55:01on a aujourd'hui dépassé
00:55:03plus de deux fois
00:55:03le budget du ministère
00:55:04de l'Intérieur
00:55:04et on dépasse
00:55:05très bientôt
00:55:06le budget du ministère
00:55:07de l'éducation nationale
00:55:07rien que pour rembourser
00:55:08la dette
00:55:09ce constat
00:55:10doit nous conduire
00:55:11à changer d'approche
00:55:13mais il semble
00:55:14que le déficit
00:55:14a commencé à se réduire
00:55:15en 2025
00:55:17mais chacun le sait
00:55:19cette baisse repose
00:55:20d'abord
00:55:21et largement
00:55:21sur les 23 milliards
00:55:23d'euros de prélèvement
00:55:24obligatoire supplémentaire
00:55:25qu'il s'agisse
00:55:26de la fiscalité
00:55:27sur les entreprises
00:55:28de la réduction
00:55:29de certaines niches
00:55:30ou encore de la hausse
00:55:30indirecte
00:55:31pesant sur les ménages
00:55:33dans le même temps
00:55:34la dépense publique
00:55:35continue d'augmenter
00:55:36plus vite
00:55:37que la richesse nationale
00:55:38cette trajectoire
00:55:39n'est simplement
00:55:40pas soutenable
00:55:41comme l'a rappelé
00:55:42à plusieurs reprises
00:55:43notre groupe
00:55:43la France n'a pas
00:55:45un problème de recettes
00:55:45elle a un problème
00:55:46de dépenses
00:55:48notre pays
00:55:49est déjà
00:55:49l'un des plus taxés
00:55:50d'Europe
00:55:51tout en étant
00:55:51l'un de ceux
00:55:52qui dépensent le plus
00:55:5457% du PIB
00:55:55soit près de 8 points
00:55:56de plus
00:55:56que la moyenne européenne
00:55:58de fait
00:56:00continuer à augmenter
00:56:00les impôts
00:56:01ce que proposent certains
00:56:02c'est prendre le risque
00:56:03d'affeler bien
00:56:03notre base productive
00:56:04c'est décourager
00:56:06ceux qui travaillent
00:56:06ceux qui entreprennent
00:56:07ceux qui investissent
00:56:08ceux qui innovent
00:56:09et dans le contexte actuel
00:56:11ce serait une erreur
00:56:11stratégique majeure
00:56:13et nous ne trompons pas
00:56:14la puissance géopolitique
00:56:15d'un pays
00:56:15repose d'abord
00:56:17sur la puissance économique
00:56:18sans industrie forte
00:56:20sans compétitivité
00:56:21sans innovation
00:56:21il n'y a ni souveraineté durable
00:56:23ni capacité
00:56:24à financer notre modèle
00:56:27c'est pourquoi
00:56:28nous disons clairement
00:56:29que la seule voie crédible
00:56:31de redressement
00:56:31de nos finances publiques
00:56:32passe par la maîtrise
00:56:33et la réduction
00:56:34des dépenses de l'Etat
00:56:36les collectivités territoriales
00:56:37trop souvent décriées
00:56:39démontrent justement
00:56:40qu'il est possible
00:56:41de conjuguer
00:56:42exigence de gestion
00:56:43et qualité de service public
00:56:45elles ont su
00:56:46ces dernières années
00:56:47contenir leurs dépenses
00:56:48et maintenir
00:56:49un niveau d'investissement
00:56:50essentiel
00:56:50à la vie de nos territoires
00:56:53cela suppose donc
00:56:55des choix
00:56:55qui ne peuvent plus différer
00:56:56et pardon
00:56:57messieurs les ministres
00:56:58le coup de rabot
00:56:59n'est qu'en réalité
00:57:00une solution de facilité
00:57:01ce n'est pas la réforme
00:57:02structuraire nécessaire
00:57:03dont le pays a besoin
00:57:05oui nous devons renforcer
00:57:06les missions régulaines
00:57:07de l'Etat
00:57:07au premier rang desquelles
00:57:09la défense
00:57:09ou la sécurité intérieure
00:57:11mais cela implique
00:57:12en parallèle
00:57:13de faire des économies
00:57:14structurelles
00:57:15et systématiques
00:57:15ailleurs
00:57:17cet esprit
00:57:18plusieurs pistes
00:57:19méritent d'être
00:57:20pleinement explorées
00:57:20on en parlera sans doute
00:57:21dans le budget
00:57:22qui viendra
00:57:22une réduction des dépenses
00:57:24du fonctionnement
00:57:24de l'Etat
00:57:25une réduction des normes
00:57:26qui freinent les initiatives
00:57:27et les projets
00:57:28en public et privé
00:57:29la simplification également
00:57:31de nos organisations
00:57:31administratives
00:57:32notamment par la rationalisation
00:57:34voire la suppression
00:57:35de nombreuses agences publiques
00:57:36et puis enfin
00:57:37une réforme
00:57:37d'autres modèles sociaux
00:57:38pour qu'ils encouragent
00:57:39davantage le travail
00:57:40et qu'ils mettent fin
00:57:41à certaines dérives
00:57:42qui en détournent l'esprit
00:57:43c'est une simple question
00:57:45de responsabilité
00:57:46messieurs les ministres
00:57:47le gouvernement
00:57:48ne peut pas se contenter
00:57:49d'un nom général
00:57:49il doit dire clairement
00:57:50aux français
00:57:51où seront réalisées
00:57:52ces économies
00:57:52et sur quelle trajectoire
00:57:55à commencer
00:57:55pardonnez-moi
00:57:56par ces 6 milliards
00:57:57d'euros d'économie
00:57:57annoncés la semaine dernière
00:57:596 milliards d'accords
00:58:01ou sur quel calendrier
00:58:02avec quelle cohérence
00:58:03d'ensemble
00:58:04car la période qui s'ouvre
00:58:05impose des choix clairs
00:58:07le groupe de la droite
00:58:08républicaine
00:58:08sera au rendez-vous
00:58:09cet enjeu décisif
00:58:10avec une ligne constante
00:58:12refuser la facilité
00:58:12de l'impôt
00:58:13assumer le courage
00:58:14des réformes
00:58:15et restaurer durablement
00:58:16la crédibilité financière
00:58:17de la France
00:58:19c'est à cette condition
00:58:20que nous pourrons garantir
00:58:21à la fois notre souveraineté
00:58:22budgétaire
00:58:22et notre puissance stratégique
00:58:24je vous remercie
00:58:25Merci pour le groupe écologiste
00:58:28Monsieur Lahaye
00:58:29Quoi qu'il en coûte
00:58:30pour nos finances publiques
00:58:31vous excluez des possibilités
00:58:33celles qui questionnent
00:58:34la fiscalité
00:58:35et vous réservez
00:58:36à la dépense publique
00:58:37la fonction d'ajustement
00:58:38en cours d'exécution budgétaire
00:58:39pour tenir les objectifs
00:58:41de déficit
00:58:42annoncés
00:58:43lors du projet
00:58:44de loi de finances
00:58:44Preuve en est
00:58:45la solution que vous apportez
00:58:47est celle du gel
00:58:48des dépenses
00:58:49en éloignant tout débat démocratique
00:58:50à la hauteur des enjeux
00:58:51nonobstant l'organisation
00:58:53d'un comité d'alerte
00:58:54des finances publiques
00:58:54qui ne saurait être
00:58:55un substitut crédible
00:58:57à la consultation sérieuse
00:58:58du Parlement
00:58:59Nous avons aujourd'hui
00:59:00un débat
00:59:01suite à vos annonces
00:59:02Monsieur le ministre
00:59:03chargé des comptes publics
00:59:04ou plutôt suite
00:59:05aux chiffres annoncés
00:59:06de 6 milliards d'euros
00:59:07de nouvelles mesures
00:59:08d'économie
00:59:08sans disposer
00:59:09d'aucune précision
00:59:10sur les ministères
00:59:11concernés
00:59:12ni sur l'ampleur
00:59:13des efforts
00:59:14qui leur seront demandés
00:59:15Est-ce vraiment utile
00:59:16de débattre
00:59:17dans ces conditions ?
00:59:18Est-ce vraiment respectueux
00:59:19de l'Assemblée nationale
00:59:20que d'organiser
00:59:21un tel débat
00:59:21en indiquant
00:59:23que les choix d'économie
00:59:24seront dévoilés plus tard
00:59:25sans que nous puissions
00:59:26ne serait-ce que discuter
00:59:28d'éventuelles hypothèses
00:59:30d'économie ?
00:59:31Après que 4 mois
00:59:32de débat budgétaire
00:59:33à l'automne dernier
00:59:33une adoption difficile
00:59:35du budget
00:59:35l'engagement
00:59:36de la responsabilité
00:59:37du gouvernement
00:59:38sur celui-ci
00:59:39c'est pourtant
00:59:39ce même budget
00:59:40que vous rabotez
00:59:42que devons-nous
00:59:43donc déduire
00:59:44de la cohérence
00:59:45et de la sincérité budgétaire
00:59:46qui entoureront
00:59:47l'examen
00:59:48du prochain projet
00:59:49de loi de finances
00:59:50seule certitude
00:59:51une fois de plus
00:59:52vous privilégiez
00:59:53une stratégie centrée
00:59:55sur la réduction
00:59:56des dépenses
00:59:56avec des gels
00:59:57sur gels
00:59:57et coups de rabot
00:59:58une stratégie
00:59:58déjà décriée
01:00:00ces dernières années
01:00:00par la Cour des comptes
01:00:01tant elle freine l'activité
01:00:02et nuit à la capacité
01:00:04de projection
01:00:04des ménages
01:00:05des entreprises
01:00:05des collectivités
01:00:07territoriales
01:00:07plus globalement
01:00:09nous estimons
01:00:10que l'ambition
01:00:10souhaitable
01:00:11d'assainissement
01:00:12de nos comptes publics
01:00:13en excluant
01:00:15une augmentation
01:00:15pérenne de la fiscalité
01:00:17cette ambition-là
01:00:18est vouée à l'échec
01:00:19les évolutions démographiques
01:00:21de nos sociétés
01:00:22avec elles
01:00:22la croissance
01:00:23des dépenses de retraite
01:00:24et d'assurance maladie
01:00:25l'intensité
01:00:25de la menace extérieure
01:00:27traduite par une croissance
01:00:28de nos dépenses militaires
01:00:29ou encore
01:00:30les ambitions
01:00:31de réindustrialisation
01:00:32et de transition écologique
01:00:33ne sont pas réalistes
01:00:34à un niveau
01:00:34de dépenses publiques
01:00:35stable
01:00:36ou diminué
01:00:37avec vos politiques
01:00:38nous nous condamnons
01:00:39à des déficits élevés
01:00:40qui viennent à leur tour
01:00:41menacer
01:00:42notre souveraineté
01:00:43vous l'avez dit
01:00:44le contexte international
01:00:45nous oblige à repenser
01:00:46notre modèle
01:00:46pour sortir durablement
01:00:48de nos dépendances
01:00:49notamment énergétiques
01:00:50en investissant
01:00:50dans la décarbonation
01:00:52et l'autonomie du pays
01:00:53nous nous réjouissons
01:00:54de vous voir enfin
01:00:55rejoindre cette ambition
01:00:56que nous portons depuis longtemps
01:00:57mais celle-ci suppose
01:00:58des choix politiques clairs
01:01:00et non des demi-mesures
01:01:01vous devriez au contraire
01:01:02engager une accélération nette
01:01:04qui permettrait
01:01:05l'atteinte de nos objectifs
01:01:06climatiques
01:01:06que vous semblez
01:01:07ne pas prendre autant au sérieux
01:01:09que nos objectifs budgétaires
01:01:10nous avons écrit
01:01:11par l'intermédiaire
01:01:12de notre présidente
01:01:13au premier ministre
01:01:13pour lui faire connaître
01:01:14nos propositions
01:01:15parmi lesquelles
01:01:15une baisse temporaire
01:01:17et significative
01:01:18du prix des billets de train
01:01:19un plan pluriannuel
01:01:20de soutien à la rénovation
01:01:21et à la modernisation
01:01:22du réseau ferré
01:01:22un soutien affirmé
01:01:23au déploiement des sermes
01:01:24et cela sans exclure
01:01:26évidemment une plus grande fermeté
01:01:27sur le contrôle des marges
01:01:28des distributeurs notamment
01:01:29sur le volet de recettes
01:01:30quid de la fiscalité
01:01:31de l'héritage
01:01:32succession et donation
01:01:33et du patrimoine
01:01:34dont la croissance
01:01:35est forte
01:01:36et de plus en plus concentrée
01:01:38et qui serait évidemment utile
01:01:39entre autres
01:01:40au financement
01:01:41des transitions
01:01:42pour conclure
01:01:43le PSMT
01:01:44s'inscrit dans les pas
01:01:45d'une politique communautaire
01:01:46que nous jugons
01:01:47anachronique
01:01:47l'Union européenne
01:01:48ne pouvant être
01:01:49l'idiot utile
01:01:50d'un monde
01:01:51qui s'est transformé
01:01:52et qui ne se soumet pas
01:01:53aux mêmes contraintes
01:01:54budgétaires et financières
01:01:55que nous autres européens
01:01:56pandémie de Covid
01:01:57guerre en Ukraine
01:01:58conflit au Moyen-Orient
01:01:59le projet européen
01:02:00doit s'adapter
01:02:00à des situations de crise
01:02:02qui ne relèvent plus
01:02:03de l'exceptionnel
01:02:04mais qui aujourd'hui
01:02:05sont la structure même
01:02:07de nos sociétés
01:02:08la France et ses ministres
01:02:10devraient porter ce débat
01:02:11au niveau européen
01:02:12plutôt que de vouloir
01:02:14être les bons élèves
01:02:15d'une doctrine édictée
01:02:16sur un comptable
01:02:17dans les années 90
01:02:18merci de votre attention
01:02:20merci monsieur le député
01:02:21pour le groupe démocrate
01:02:22monsieur Mandon
01:02:24il y a un an
01:02:26nous examinions
01:02:27comme nous le faisons
01:02:28aujourd'hui
01:02:29le rapport d'avancement
01:02:30annuel
01:02:30du plan budgétaire
01:02:32et structurel
01:02:33à moyen terme
01:02:34dans un climat économique
01:02:36déjà exceptionnel
01:02:38souvenons-nous
01:02:39le monde tentait
01:02:40d'absorber
01:02:40les conséquences
01:02:42de la dégradation
01:02:43de la situation géopolitique
01:02:45et ce fut le choc
01:02:47d'une guerre commerciale
01:02:48sans précédent
01:02:48aujourd'hui nous voici
01:02:50désormais pris dans l'étau
01:02:51d'un conflit
01:02:53d'une autre ampleur
01:02:54et dont il est
01:02:55encore impossible
01:02:56de prédire
01:02:57l'issue
01:02:57ou la durée
01:02:58ces répercussions
01:02:59sont-elles
01:03:00par contre
01:03:01déjà mesurables
01:03:02profondes
01:03:03et durables
01:03:04pour nos concitoyens
01:03:06pour nos entreprises
01:03:06pour l'Etat
01:03:07tirant les conséquences
01:03:09de ces bouleversements
01:03:10le document
01:03:10que nous étudions
01:03:12révise à la baisse
01:03:12la prévision de croissance
01:03:14pour 2026
01:03:14qui plafonne désormais
01:03:17à 0,9 point de PIB
01:03:19cet ajustement
01:03:20rendu nécessaire
01:03:21par l'incertitude globale
01:03:22témoigne
01:03:23de la réactivité
01:03:24du gouvernement
01:03:24et pour notre groupe
01:03:26les démocrates
01:03:26le cap demeure
01:03:27inchangé
01:03:28celui de la lucidité
01:03:30et de la responsabilité
01:03:32des principes
01:03:34qui ont guidé
01:03:34notre action
01:03:35lors de l'examen
01:03:35du projet de loi de finances
01:03:36pour 2026
01:03:37et à cet égard
01:03:38je dois le dire
01:03:39avec gravité
01:03:40la situation budgétaire
01:03:42reste extrêmement
01:03:42préoccupante
01:03:43certes
01:03:44la trajectoire globale
01:03:46est encourageante
01:03:46un pilotage
01:03:47plus rigoureux
01:03:48porte enfin ses fruits
01:03:49le déficit est passé
01:03:51de 5,8%
01:03:52en 2024
01:03:53à 5,1%
01:03:54en 2025
01:03:54le gouvernement
01:03:56entend maintenir
01:03:57ce cap
01:03:57à 5%
01:03:58pour 2026
01:03:59mais nous savons
01:04:00que cette réduction
01:04:00est fragile
01:04:02comme le souligne
01:04:03d'ailleurs
01:04:03la Cour des comptes
01:04:04elle repose pour moitié
01:04:05sur des hausses d'impôts
01:04:06importantes
01:04:07et pour le reste
01:04:07sur des opérations
01:04:08non pérennes
01:04:09ou des économies
01:04:09encore trop peu documentées
01:04:11dans cette quête
01:04:12de recettes
01:04:12nous comptons
01:04:13sur les travaux
01:04:14d'ailleurs
01:04:14de la commission d'enquête
01:04:15sur l'imposition
01:04:16des plus hauts patrimoines
01:04:17et des revenus
01:04:18les plus élevés
01:04:19présidés par notre collègue
01:04:20Jean-Paul Matéi
01:04:21ces conclusions
01:04:22nous espérons
01:04:23nourriront nos débats
01:04:24pour des propositions
01:04:25concrètes
01:04:26visant à renforcer
01:04:27l'équité fiscale
01:04:28sans étouffer
01:04:29la croissance
01:04:29la charge de la dette
01:04:31constitue
01:04:32un point de vigilance
01:04:33majeur
01:04:34sous l'effet
01:04:35conjugué
01:04:35de l'inflation
01:04:36et de la remontée
01:04:37des taux d'intérêt
01:04:38elle devra atteindre
01:04:4064 milliards d'euros
01:04:42en 2026
01:04:43le ratio
01:04:43d'endettement public
01:04:44lui s'élèverait
01:04:46quant à lui
01:04:47à plus de 118%
01:04:49du PIB
01:04:49ce sont autant de moyens
01:04:50qui s'évaporent
01:04:51en intérêt
01:04:52au lieu d'être investis
01:04:53dans notre industrie
01:04:54notre agriculture
01:04:55ou notre enseignement
01:04:57c'est un poids
01:04:58que nous faisons porter
01:04:59chaque jour
01:05:00un peu plus
01:05:01sur les générations futures
01:05:02à cela s'ajoute
01:05:04la portée
01:05:04de la crise
01:05:05au Moyen-Orient
01:05:07alors en proposant
01:05:08des mesures ciblées
01:05:09vers les secteurs
01:05:09les plus fragilisés
01:05:10par la hausse des carburants
01:05:12je pense à la pêche
01:05:13à l'agriculture
01:05:13et aux transports routiers
01:05:15ainsi qu'aux travailleurs
01:05:15qui dépendent
01:05:16de leurs voitures
01:05:16le gouvernement
01:05:18a fait
01:05:18quant à lui
01:05:19le choix
01:05:20d'une réponse
01:05:20graduée et prudente
01:05:21mais ce choix
01:05:22traduit aussi
01:05:23la marge étroite
01:05:26que nous disposons
01:05:28face à l'état
01:05:29de nos finances publiques
01:05:30ainsi pour la seule
01:05:31année 2026
01:05:31le coût de ce conflit
01:05:33est évalué
01:05:34à 6 milliards d'euros
01:05:35notre groupe
01:05:37salue
01:05:38messieurs les ministres
01:05:40votre approche
01:05:40de transparence
01:05:41mais il conviendra
01:05:42d'apporter
01:05:43nous l'espérons
01:05:44une réponse précise
01:05:45sur la ventilation
01:05:46exacte de ces sommes
01:05:48la précaution
01:05:49ne doit ni opérer
01:05:50ni obérer
01:05:51pardon
01:05:51la croissance
01:05:52ni peser
01:05:53sur les plus fragiles
01:05:54du reste
01:05:54le scénario
01:05:55macroéconomique
01:05:56retenu
01:05:57reste sujet
01:05:58à des aléas
01:05:59qui imposent
01:06:00une posture prudente
01:06:01pour aborder le projet
01:06:02de loi de finances
01:06:02pour 2027
01:06:03nous le savons
01:06:04un enjeu majeur
01:06:05nos priorités
01:06:07elles sont claires
01:06:08et nous ne comptons pas
01:06:10en dévier
01:06:10la rationalisation
01:06:12des dépenses
01:06:13et du train de vie
01:06:15de l'état
01:06:15avec un juste partage
01:06:18de l'effort
01:06:19entre l'état
01:06:20la sécurité sociale
01:06:21et les collectivités
01:06:23et les collectivités
01:06:23territoriales
01:06:24la préservation
01:06:25absolue
01:06:26des dépenses
01:06:27d'avenir
01:06:28la lutte
01:06:29contre la
01:06:30suroptimisation
01:06:31fiscale
01:06:32et la protection
01:06:33des publics
01:06:34les plus vulnérables
01:06:35au premier rang
01:06:36desquels
01:06:37nous pensons
01:06:38bien sûr
01:06:38à tous ces enfants
01:06:40ressortissant
01:06:41de l'aide sociale
01:06:42à l'enfance
01:06:43autant de priorités
01:06:45vis-à-vis desquels
01:06:46nous serons
01:06:47extrêmement vigilants
01:06:48chaque échéance
01:06:51mesdames messieurs
01:06:52doit être saisie
01:06:53avec gravité
01:06:53et le contexte
01:06:55international
01:06:56nous le rappelle
01:06:57nous le montre
01:06:58la responsabilité
01:06:59budgétaire
01:07:00et la condition
01:07:01sine qua non
01:07:02de notre souveraineté
01:07:04je vous remercie
01:07:05merci monsieur le député
01:07:07pour le groupe horizon
01:07:08monsieur Lame
01:07:08c'est le deuxième
01:07:10rapport d'avancement annuel
01:07:11que la France remet
01:07:12à la commission
01:07:12au titre du plan
01:07:13budgétaire et structurel
01:07:15à moyen terme
01:07:16le premier
01:07:17l'an dernier
01:07:17avait été reçu
01:07:18avec inquiétude
01:07:20celui-ci doit être lu
01:07:21avec une exigence
01:07:22renouvelée
01:07:23a-t-on tenu
01:07:25ce que nous nous étions
01:07:26collectivement engagés
01:07:27à faire
01:07:28à l'automne 2024
01:07:30dans les conditions
01:07:31inédites
01:07:32que nous avons connues
01:07:34ne nous pouvons
01:07:35qu'admettre
01:07:36que le résultat
01:07:36de l'année 2025
01:07:37est meilleur
01:07:38que celui
01:07:39qu'on pouvait
01:07:39raisonnablement
01:07:40anticiper
01:07:42le déficit public
01:07:44s'établit
01:07:44à 5,1%
01:07:46du PIB
01:07:46soit 3 dixièmes
01:07:48de mieux
01:07:48que la cible
01:07:49initiale
01:07:51l'ajustement
01:07:52structurel
01:07:52atteint 0,9 points
01:07:54deux fois plus
01:07:55que ce qui était
01:07:56programmé
01:07:57et la trajectoire
01:07:58de dépense
01:07:59recommandée
01:08:00par le Conseil européen
01:08:01est respectée
01:08:01à la décimale près
01:08:03ces chiffres sont là
01:08:04ils sont vérifiés
01:08:06par le Haut Conseil
01:08:07et par la Cour
01:08:08et il faut les prendre
01:08:09pour ce qu'ils sont
01:08:11ils traduisent
01:08:12un pilotage
01:08:13qui a fonctionné
01:08:14deux comités
01:08:15d'alerte
01:08:15en avril
01:08:16et en juin
01:08:17et 16 milliards
01:08:18de régulations
01:08:18mobilisées
01:08:19en cours
01:08:20de gestion
01:08:21cette méthode
01:08:21a tenu
01:08:22et elle doit
01:08:24être prolongée
01:08:25mais malgré ça
01:08:26je veux revenir
01:08:27sur deux points clés
01:08:28de cet état des lieux
01:08:29budgétaires
01:08:29qui doivent retenir
01:08:30notre attention
01:08:32premièrement
01:08:33sur quoi repose
01:08:34en réalité
01:08:35ce redressement
01:08:37le Haut Conseil
01:08:38des finances publiques
01:08:39apporte une réponse
01:08:40qui doit nous mettre
01:08:40en alerte
01:08:41la baisse
01:08:42du déficit
01:08:43de 2025
01:08:44en 2025
01:08:45s'explique intégralement
01:08:46par les hausses
01:08:48d'impôts
01:08:4923 milliards d'euros
01:08:51de prélèvements
01:08:51obligatoires
01:08:52nouveaux
01:08:53dont près du tiers
01:08:54est venu
01:08:55d'une seule mesure
01:08:56la surtaxe
01:08:57sur les grandes entreprises
01:08:59pendant ce temps
01:09:00l'effort
01:09:02en dépense
01:09:02est nul
01:09:03voire
01:09:04légèrement
01:09:05négatif
01:09:06nous le disons
01:09:07clairement
01:09:08ce qui a fonctionné
01:09:08en 2025
01:09:09ne fonctionnera plus
01:09:10en 2026
01:09:11et encore moins
01:09:13en 2027
01:09:14par exemple
01:09:15la contribution
01:09:16exceptionnelle
01:09:17sur les grandes entreprises
01:09:18n'a pas vocation
01:09:19à devenir permanente
01:09:20sauf à renoncer
01:09:22définitivement
01:09:22à toute politique
01:09:24d'attractivité
01:09:26et nous ne pourrons
01:09:27pas continuer
01:09:27à demander
01:09:28à un nombre
01:09:29toujours plus restreint
01:09:30de contribuables
01:09:31un effort
01:09:31toujours plus lourd
01:09:32nous avons la conviction
01:09:33que le retour
01:09:34sous 3%
01:09:35en 2029
01:09:36ne se fera pas
01:09:37en taxant davantage
01:09:39il se fera
01:09:39en dépensant mieux
01:09:40ou il ne se fera pas
01:09:43deuxièmement
01:09:44que disent les marchés
01:09:45ils disent que la France
01:09:46emprunte aujourd'hui
01:09:47à des taux
01:09:48qui ont rejoint
01:09:49ceux de l'Italie
01:09:50et qui dépassent
01:09:51ceux de l'Espagne
01:09:52avec une dette
01:09:53pourtant inférieure
01:09:54à celle de Rome
01:09:55cette divergence
01:09:56est un avertissement
01:09:57et elle a un coût
01:09:58la charge de la dette
01:10:00était de 44 milliards
01:10:01en 2024
01:10:02elle a atteint 52 milliards
01:10:05en 2025
01:10:06et elle s'élèvera
01:10:07à 64 milliards
01:10:08cette année
01:10:09c'est chaque année
01:10:11l'équivalent du budget
01:10:12d'un grand ministère
01:10:13qui part en intérêt
01:10:14c'est surtout
01:10:15le premier impôt
01:10:16invisible
01:10:16que paient
01:10:18nos concitoyens
01:10:19s'y ajoute
01:10:20le choc énergétique
01:10:21du conflit au Moyen-Orient
01:10:236 milliards d'euros
01:10:24de coûts attendus
01:10:24sur 2026
01:10:25dont près des deux tiers
01:10:27tiennent à la seule charge
01:10:28supplémentaire
01:10:29de la dette
01:10:30le rapport est d'ailleurs
01:10:31très clair sur ce point
01:10:32suite à ce choc
01:10:33les recettes fiscales reculent
01:10:34elles ne progressent pas
01:10:36que ceux qui prétendent
01:10:37encore dans cet hémicycle
01:10:38que l'Etat
01:10:39s'enrichirait
01:10:40sur des crises énergétiques
01:10:42relisent ce document
01:10:43il les contredit
01:10:44ligne après ligne
01:10:46la crise nous coûte
01:10:48plus qu'elle ne nous rapporte
01:10:51pour finir
01:10:52je veux dire un mot
01:10:52de la trajectoire
01:10:53que ce rapport
01:10:54dessine pour les années
01:10:55à venir
01:10:56le gouvernement
01:10:57nous annonce
01:10:58une croissance
01:10:58qui resterait
01:10:59à 0,9%
01:11:00en 2026
01:11:02puis remonterait
01:11:03à 1%
01:11:04en 2027
01:11:05et à 1,2%
01:11:07en 2028
01:11:08et 2029
01:11:09sur ces hypothèses
01:11:10la cible de déficit
01:11:11pour 2026
01:11:12serait tenue
01:11:14à 5%
01:11:14et il reviendrait
01:11:16sous les 3%
01:11:17en 2029
01:11:18conformément
01:11:19à notre engagement
01:11:20européen
01:11:21ce scénario
01:11:22n'a rien d'inéluctable
01:11:23il suppose
01:11:24qu'aucun choc
01:11:25nouveau
01:11:25ne vienne s'ajouter
01:11:27à celui
01:11:28que nous traversons
01:11:29il suppose surtout
01:11:31que chacun des projets
01:11:32de loi de finances
01:11:33soit fidèle
01:11:34à cette trajectoire
01:11:35le moindre relâchement
01:11:36dans un sens
01:11:37ou dans l'autre
01:11:38et c'est l'ensemble
01:11:39du chemin de retour
01:11:40à 3%
01:11:41qui s'effondre
01:11:42le groupe horizon
01:11:43et indépendant
01:11:44sera donc particulièrement
01:11:46vigilant à l'automne
01:11:48lors de l'examen
01:11:48du PLF 2027
01:11:50vigilant sur le réalisme
01:11:52du scénario
01:11:53macroéconomique
01:11:54vigilant sur la nature
01:11:56des économies proposées
01:11:57vigilant enfin
01:11:59sur la part respective
01:12:01de l'effort
01:12:01qui pèsera
01:12:02sur les recettes
01:12:03et sur les dépenses
01:12:04je vous remercie
01:12:06Merci monsieur le député
01:12:07pour le groupe Liot
01:12:09monsieur Ducourson
01:12:10Sur le papier
01:12:11cette trajectoire
01:12:12est cohérente
01:12:13elle respecte
01:12:14les règles européennes
01:12:15elle trace un retour
01:12:16sur les 3% en 2029
01:12:18elle donne le sonnement
01:12:20d'un cap fixé
01:12:22mais une trajectoire
01:12:23ne se juge pas
01:12:24à ce qu'elle annonce
01:12:25elle se juge
01:12:26à ce qu'elle contient
01:12:27or c'est précisément
01:12:29sur ce point
01:12:29que le doute s'installe
01:12:31car d'année en année
01:12:33le même décalage
01:12:34se répète
01:12:34aux provisions affichées
01:12:35succèdent en exécution
01:12:37des ajustements successifs
01:12:38chède de crédit
01:12:39annulation
01:12:40correction en urgence
01:12:41la trajectoire est posée
01:12:43mais elle n'est pas
01:12:44véritablement maîtrisée
01:12:45elle est continuellement
01:12:47rattrapée
01:12:47cette fragilité
01:12:49se prolonge
01:12:49dans les scénarios
01:12:50macroéconomiques
01:12:51qui la soutiennent
01:12:52eux aussi
01:12:53régulièrement
01:12:54sont révisés
01:12:55corrigés
01:12:56parfois contredits
01:12:57par les faits
01:12:59l'année 2025
01:12:59pourrait sembler
01:13:00faire exception
01:13:01le déficit
01:13:03recule à 5,1%
01:13:04du PIB
01:13:05alors qu'il était prévu
01:13:075,4%
01:13:08mais regardez
01:13:10de plus près
01:13:10cette amélioration
01:13:11repose exclusivement
01:13:12sur une hausse
01:13:13des prélèvements
01:13:14obligatoires
01:13:14ce n'est pas la dépense
01:13:16qui a été contenue
01:13:17elle augmente encore
01:13:19de 0,2 points de PIB
01:13:20c'est l'impôt
01:13:21qui a été mobilisé
01:13:22à hauteur
01:13:23de 0,8 points de PIB
01:13:25en l'occurrence
01:13:26et dans le même temps
01:13:27la dépense publique
01:13:28continue de progresser
01:13:29plus vite
01:13:30que la richesse nationale
01:13:33ainsi
01:13:34ce qui est présenté
01:13:36comme un redressement
01:13:38apparaît en réalité
01:13:39comme un simple ajustement
01:13:40ponctuel
01:13:40par nature
01:13:41et donc fragile
01:13:42dans ses effets
01:13:43dans ces conditions
01:13:45l'année 2026
01:13:46devrait constituer
01:13:47un point de consolidation
01:13:48il devient au contraire
01:13:50un révélateur
01:13:51car à peine
01:13:52l'exercice
01:13:53engagé
01:13:53dans un contexte
01:13:54de crise énergétique
01:13:55il faut déjà identifier
01:13:574 milliards d'euros
01:13:58d'économie
01:13:59pour l'Etat
01:13:59et 2 milliards
01:14:00pour la sécurité sociale
01:14:026 milliards
01:14:03à trouver immédiatement
01:14:04dans un contexte
01:14:04de crise énergétique
01:14:05sur lequel nous n'avons
01:14:06aucune prise
01:14:07ce simple fait
01:14:08en dit long
01:14:09notre trajectoire
01:14:10ne comporte
01:14:10aucune marge de manœuvre
01:14:12elle ne laisse
01:14:13aucune place
01:14:13à l'imprévu
01:14:15dès lors
01:14:15le pilotage budgétaire
01:14:17se fait au fil de l'eau
01:14:18au gré des chocs
01:14:19plutôt que dans
01:14:20l'anticipation
01:14:21et ce pilotage
01:14:22à vue
01:14:22est donc plus préoccupant
01:14:24qu'il repose
01:14:25sur des hypothèses
01:14:26elles-mêmes
01:14:26très incertaines
01:14:27une croissance modérée
01:14:29mais résiliente
01:14:30une consommation
01:14:32soutenue
01:14:32par une baisse
01:14:33du taux d'épargne
01:14:34un commerce extérieur
01:14:36redevenu moteur
01:14:37or
01:14:37il suffit qu'un seul
01:14:39de ces paramètres
01:14:39se retourne
01:14:40pour que l'ensemble
01:14:41de l'équilibre
01:14:42soit remis en compte
01:14:42nous construisons aussi
01:14:43des trajectoires
01:14:44sur des fondations
01:14:46dont nous savons
01:14:47qu'elles peuvent
01:14:47à tout moment
01:14:47se dérober
01:14:49mais au-delà
01:14:50de ces éléments techniques
01:14:51il faut voir
01:14:51la réalité politique
01:14:52qu'ils traduisent
01:14:53depuis plusieurs années
01:14:55nous n'engageons pas
01:14:56de réformes structurelles
01:14:57d'ampleur
01:14:57nous procédons
01:14:59par ajustements
01:14:59successifs
01:15:00par mesures ponctuelles
01:15:01sans transformation durable
01:15:03or
01:15:04il faut le dire
01:15:05avec lucidité
01:15:07les conditions politiques
01:15:09ne semblent pas réunies
01:15:10pour conduire
01:15:11d'ici 2027
01:15:12les réformes structurelles
01:15:13nécessaires
01:15:13pourtant ces réformes
01:15:15sont connues
01:15:16elles ont été identifiées
01:15:17à de nombreuses reprises
01:15:18elles supposent
01:15:19de repenser
01:15:20l'organisation
01:15:20de l'action publique
01:15:21notamment
01:15:21par une décentralisation
01:15:23plus effective
01:15:24d'engager une réforme
01:15:25en profondeur
01:15:26de notre modèle social
01:15:27et de revoir
01:15:29l'ampleur
01:15:30des niches fiscales
01:15:30et sociales
01:15:31dont le coût
01:15:32il faut le rappeler
01:15:33pour une niche fiscale
01:15:34dépasse aujourd'hui
01:15:3590 milliards d'euros
01:15:36et celui des niches sociales
01:15:3885 milliards d'euros
01:15:39en 2025
01:15:40et continue de croître
01:15:42faute d'avancer
01:15:43sur ces chantiers
01:15:44l'ajustement repose
01:15:46sur des leviers limités
01:15:48et souvent épuisés
01:15:51une des ministres
01:15:53dont jeterai le nom
01:15:54en charge du budget
01:15:55me disait
01:15:56vous savez
01:15:57on dispose
01:15:58de quelle marge
01:15:59uniquement
01:16:00d'essayer
01:16:01de freiner
01:16:01la dépense
01:16:02du budget de l'état
01:16:03sur la sécurité sociale
01:16:04on ne peut pas grand chose
01:16:06et sur les collectivités locales
01:16:08encore moins
01:16:09quant aux recettes
01:16:12on prend ce qu'il y a
01:16:14voilà
01:16:14donc ça veut dire
01:16:16que la marge
01:16:17de manœuvre
01:16:18messieurs les ministres
01:16:19les outils
01:16:20dont vous disposez
01:16:21sont trop faibles
01:16:22mais dans le même temps
01:16:23la dépense publique
01:16:25poursuit sa progression
01:16:26même modérée
01:16:27même de 0,2 point
01:16:30de pipe supplémentaire
01:16:31en 2025
01:16:31elle progresse
01:16:32plus vite
01:16:33que la richesse nationale
01:16:35et cette dynamique
01:16:36suffit à elle seule
01:16:36à entretenir
01:16:37le déséquilibre
01:16:39dès lors
01:16:39une question simple
01:16:40s'impose
01:16:40peut-on sérieusement
01:16:41parler de redressement
01:16:42lorsque la dépense
01:16:43continue d'augmenter
01:16:44la réponse est évidemment non
01:16:45un redressement durable
01:16:47suppose une inflexion réelle
01:16:49de la trajectoire de dépense
01:16:50il suppose des choix clairs
01:16:51des priorités assumées
01:16:53une capacité à agir
01:16:54dans la durée
01:16:54à défaut
01:16:55nous ne faisons que différer
01:16:56les ajustements nécessaires
01:16:58en les rendant plus lourds
01:16:59à terme
01:16:59et c'est là sans doute
01:17:00le point le plus préoccupant
01:17:02plus nous tardons à engager
01:17:03des réformes structurelles
01:17:04plus l'effort à fournir
01:17:05sera important
01:17:06le prochain quinquennat
01:17:07qui ne devra probablement
01:17:09pas réaliser
01:17:10un effort annuel
01:17:11de 40 à 50 milliards
01:17:12il devra en réaliser 60
01:17:14voire davantage
01:17:15dans des conditions
01:17:15bien plus contraintes
01:17:16c'est prévu
01:17:20lorsque nous examinons
01:17:22la trajectoire
01:17:23qui nous est
01:17:23aujourd'hui présentée
01:17:25merci pour le groupe GDR
01:17:27monsieur Maillot
01:17:29je voudrais singulièrement
01:17:30attirer votre attention
01:17:32sur les outre-mer
01:17:33en prenant
01:17:34en faisant un effet zoom
01:17:35sur la réunion
01:17:36vous savez quand nous
01:17:37on nous parle
01:17:38de déficit public
01:17:40et de croissance en berne
01:17:42chez nous
01:17:42cela a un effet
01:17:43plus direct
01:17:44plus impactant
01:17:45à l'heure où on nous propose
01:17:47une PJL
01:17:48une PJL vie chère
01:17:49qui manque de mesures
01:17:51fortes et durables
01:17:52on nous impose toujours
01:17:53plus de coupes budgétaires
01:17:54c'est 6 milliards d'euros
01:17:56en moins
01:17:56au total
01:17:57dont 2 milliards en moins
01:17:58pour la protection sociale
01:18:00qui s'ajoute
01:18:01à ces 13 milliards
01:18:03déjà programmés
01:18:04en 2026
01:18:05vous le savez
01:18:06en outre-mer
01:18:07la précarité
01:18:08est plus criante
01:18:09car l'offre d'emploi
01:18:10est inférieure
01:18:11à la demande
01:18:11les perspectives d'avenir
01:18:13sont plus étroites
01:18:14du fait
01:18:15de l'insularité
01:18:16et du manque
01:18:17de politique
01:18:18en cohérence
01:18:19avec notre économie
01:18:21en lien aussi
01:18:22avec notre géographie
01:18:23c'est le résultat
01:18:25de la politique
01:18:25éloignée du réel
01:18:27et de ce fameux
01:18:28faire toujours
01:18:29pour nous
01:18:30et rarement
01:18:31avec nous
01:18:31c'est également
01:18:32chez nous
01:18:33qu'on le retrouve
01:18:33les plus petites retraites
01:18:34de France
01:18:35et à la fin
01:18:36ce sont toujours
01:18:36eux-mêmes
01:18:37qu'on demande
01:18:38de serrer la ceinture
01:18:39et de retenir
01:18:40leur souffle
01:18:41soit en épargnant
01:18:42pour ceux qui peuvent
01:18:43encore le faire
01:18:44soit en reniant
01:18:45sur des dépenses
01:18:46pour les foyers
01:18:46déjà exemptes
01:18:47par ailleurs
01:18:48nous sommes
01:18:50des rares territoires
01:18:51et j'aimerais attirer
01:18:52l'attention là-dessus
01:18:52à consommer
01:18:53l'intégralité
01:18:54de l'enveloppe
01:18:55allouée au budget
01:18:56de la formation professionnelle
01:18:58alors même que le chômage
01:18:59est une réalité
01:19:00pour plus de la moitié
01:19:02de nos jeunes
01:19:03il est donc vital
01:19:04de garder ce levier
01:19:05d'insertion essentiel
01:19:06pour une sortie
01:19:08effective du chômage
01:19:09si le rapport
01:19:11fait état
01:19:11d'une croissance
01:19:12en recul
01:19:13de plus
01:19:140,9%
01:19:16en 2025
01:19:17la crise géopolitique
01:19:18fera bondir
01:19:19l'inflation
01:19:19de plus
01:19:201,9%
01:19:21en 2026
01:19:22le milieu professionnel
01:19:23chez nous
01:19:24à la Réunion
01:19:24mais aussi
01:19:25les citoyens
01:19:26nous avaient déjà part
01:19:27du caractère
01:19:28insoutenable
01:19:29de la hausse du carburant
01:19:30et nous devons
01:19:32nous battre
01:19:32avec des moyens
01:19:33déjà restreints
01:19:34vous savez
01:19:34à la Réunion
01:19:35on a une réalité
01:19:37c'est le tout voiture
01:19:38on n'a pas
01:19:39le choix
01:19:40avec
01:19:40des transports
01:19:42en commun
01:19:42hyper développés
01:19:43donc tout le monde
01:19:43est contraint
01:19:44à utiliser sa voiture
01:19:45donc la crise
01:19:46du carburant
01:19:47a un effet
01:19:47plus direct
01:19:48chez nous
01:19:48j'aimerais aussi
01:19:50si l'on peut
01:19:51comprendre
01:19:51l'impératif
01:19:52de la responsabilité
01:19:54qui se pose
01:19:54au gouvernement
01:19:55il faudra faire
01:19:56un choix
01:19:56de prendre en compte
01:20:00de façon plus directe
01:20:02aussi
01:20:02les outre-mer
01:20:03en actant
01:20:04des coupes budgétaires
01:20:05arbitraires
01:20:06voire privilégiées
01:20:07sur un budget faramineux
01:20:08sans se soucier
01:20:09de la population
01:20:09les collectivités
01:20:10notamment la région
01:20:11Réunion
01:20:11fait déjà sa part
01:20:13pour que les réunionnais
01:20:14payent la bouteille de gaz
01:20:16en dessous du seuil
01:20:17de 20 euros
01:20:17depuis déjà
01:20:19deux ans
01:20:19idem pour la crise
01:20:21du carburant
01:20:21les collectivités
01:20:23ont fait leur part
01:20:23mais il y a
01:20:24un silence criant
01:20:26un silence assourdissant
01:20:27assourdissant
01:20:28de l'entreprise privée
01:20:30de la SRPP
01:20:31et des pétroliers
01:20:32chez nous
01:20:32qui peinent
01:20:34à faire leur part
01:20:35qui peinent
01:20:35à avoir avec nous
01:20:37une vision
01:20:39de la réunion
01:20:40pour sortir
01:20:41de cette crise
01:20:41et faire leur part
01:20:42comme ont fait
01:20:43la région
01:20:45réunion
01:20:45et le département
01:20:46je rejoins donc
01:20:47le Haut Conseil
01:20:48des Finances Publiques
01:20:49qui déplore
01:20:50son incapacité
01:20:51à rendre un avis
01:20:52pleinement éclairé
01:20:53faute de précision
01:20:55dans les mesures
01:20:55de coupe annoncées
01:20:56il y met en évidence
01:20:57un problème central
01:20:58le gouvernement
01:20:59avance sans dire
01:21:00où il compte
01:21:01réellement faire
01:21:02porter l'effort
01:21:03cette opacité
01:21:04n'a rien d'anodin
01:21:06elle permet
01:21:07de différer
01:21:08les arbitrages
01:21:09et de préparer
01:21:10sans les assumer
01:21:11des coupes budgétaires
01:21:12à venir
01:21:12ce flou
01:21:13est un choix
01:21:13politique
01:21:14qui comme depuis
01:21:158 ans déjà
01:21:16nous plonge
01:21:16dans des conditions
01:21:17économiques exécrables
01:21:18si ce n'est
01:21:19catastrophique
01:21:20la gauche
01:21:20vous l'avez prévenu
01:21:21la politique du richelment
01:21:23était vouée
01:21:23à l'échec
01:21:24le gouvernement
01:21:25a fait un choix
01:21:26un choix
01:21:27d'un optimiste
01:21:28de circonstances
01:21:29couplé d'un manque
01:21:30d'ambition
01:21:30pour soutenir
01:21:31les foyers
01:21:32nous nous dirigeons
01:21:34vers une cure
01:21:36d'austérité
01:21:36imposée
01:21:37par une politique
01:21:38de l'offre
01:21:39qui en définitive
01:21:40n'a jamais fonctionné
01:21:41sauf pour les ultra riches
01:21:43dont les premières victimes
01:21:44ce sera toujours
01:21:45les foyers
01:21:46des armées
01:21:46je vais rapidement
01:21:47terminer en vous disant
01:21:49il faut
01:21:51faire comme l'avait dit
01:21:52Thomas Sankara
01:21:53à un moment donné
01:21:53il faudra choisir
01:21:54soit c'est le champagne
01:21:55pour quelques-uns
01:21:56soit c'est de l'eau potable
01:21:57pour tous
01:21:58à gauche
01:21:58nous préférons
01:21:59de l'eau potable
01:22:00pour tous
01:22:00et dans les outre-mer
01:22:01également
01:22:02merci
01:22:03monsieur le député
01:22:04dernière intervenante
01:22:05pour le groupe UDR
01:22:06madame Mansouri
01:22:06vous vous félicitez
01:22:08d'un déficit
01:22:09ramené à 5,1%
01:22:10du PIB
01:22:11en 2025
01:22:11mais la dépense publique
01:22:13a encore augmenté
01:22:14elle atteint
01:22:1556,6%
01:22:17du PIB
01:22:17en 2025
01:22:18les prélèvements
01:22:19obligatoires
01:22:20eux
01:22:20passent de 42,7%
01:22:22à 43,6%
01:22:24du PIB
01:22:24le redressement
01:22:26affiché
01:22:26repose donc
01:22:27sur davantage d'impôts
01:22:28et pas sur une transformation
01:22:30durable de l'état
01:22:31la cour des comptes
01:22:33nous dit
01:22:33que le déficit budgétaire
01:22:34reste très élevé
01:22:35sa réduction en 2025
01:22:37repose sur une hausse d'impôts
01:22:38de 14,4 milliards d'euros
01:22:41et des mesures de gestion
01:22:42et d'économies peu pérennes
01:22:43qui ne permettent pas
01:22:45un redressement durable
01:22:46les recettes fiscales nettes
01:22:48de l'état
01:22:48ont augmenté
01:22:49de 30,7 milliards d'euros
01:22:51en 2025
01:22:52pour atteindre
01:22:53356,4 milliards
01:22:55et cette progression
01:22:57s'explique uniquement
01:22:58par des hausses d'impôts
01:22:59supportées par les entreprises
01:23:00et les français
01:23:01en réalité
01:23:02vous n'avez pas de stratégie
01:23:04de redressement
01:23:04mais une stratégie
01:23:05d'asphyxie fiscale
01:23:06or la France
01:23:08n'a pas un problème
01:23:08de recettes
01:23:09elle a un problème
01:23:10de dépenses
01:23:11notre pays
01:23:12est déjà parmi
01:23:14ceux
01:23:14où la pression fiscale
01:23:15est la plus élevée
01:23:16alors mécaniquement
01:23:18la pauvreté progresse
01:23:19selon l'INSEE
01:23:20le taux de pauvreté
01:23:21monétaire
01:23:22a atteint
01:23:2315,4%
01:23:24en 2023
01:23:25un niveau record
01:23:26soit
01:23:279,8 millions
01:23:28de personnes
01:23:28en France métropolitaine
01:23:30c'est bien la preuve
01:23:31qu'un modèle fondé
01:23:32sur toujours plus
01:23:33de dépenses
01:23:34et toujours plus
01:23:34d'impôts
01:23:35ne garantit
01:23:36ni la justice sociale
01:23:37ni la prospérité
01:23:38ni la souveraineté budgétaire
01:23:40le plus préoccupant
01:23:41c'est que la dette
01:23:42continue de monter
01:23:43le Haut Conseil
01:23:44des finances publiques
01:23:45indique que la dette publique
01:23:46intèdrait
01:23:47118,4%
01:23:49du PIB
01:23:49en 2026
01:23:50après 115,6%
01:23:52en 2025
01:23:52et le déficit
01:23:54de 5%
01:23:55que vous prévoyez
01:23:55pour cette année
01:23:56reste encore
01:23:57très au-dessus
01:23:58du déficit
01:23:58stabilisant la dette
01:24:00même quand vous prétendez
01:24:01stabiliser la trajectoire
01:24:03vous ne savez pas
01:24:03stabiliser la dette
01:24:05en 2026
01:24:06la charge de la dette
01:24:07augmentera
01:24:08de près de 12 milliards
01:24:09d'euros
01:24:09pour dépasser
01:24:1078 milliards d'euros
01:24:12ce sont 78 milliards
01:24:14d'euros
01:24:14qui ne vont ni à l'école
01:24:15ni à la sécurité
01:24:16ni à l'hôpital
01:24:18ni à la baisse
01:24:18des impôts
01:24:1978 milliards
01:24:21c'est 8 porte-avions
01:24:22c'est 3 fois
01:24:23le budget
01:24:23de la police nationale
01:24:24et c'est là
01:24:26que le rapport
01:24:26d'avancement
01:24:27devient franchement
01:24:28inquiétant
01:24:28vos hypothèses économiques
01:24:30sont revues à la baisse
01:24:31vous reconnaissez
01:24:33une croissance faible
01:24:34une inflation plus forte
01:24:35une charge de la dette
01:24:36qui explose
01:24:37mais sur le volet budgétaire
01:24:40tout ira bien
01:24:40la trajectoire est tenue
01:24:42le déficit est maîtrisé
01:24:44les engagements européens
01:24:45sont respectés
01:24:46donc l'économie se dégrade
01:24:48mais le budget
01:24:49lui
01:24:49tient miraculeusement
01:24:50où sont les économies
01:24:52où sont les mesures
01:24:54où sont les réformes
01:24:55vous faites là un pari
01:24:57qui n'est pas sérieux
01:24:58aujourd'hui
01:24:59il faut changer
01:24:59de méthode
01:25:00il n'y a donc plus
01:25:01de temps à perdre
01:25:02vous savez ce qu'il faut faire
01:25:04commencez par les évidences
01:25:06mettez fin
01:25:07à la politique des chèques
01:25:08les français
01:25:09ne veulent plus
01:25:10de chèques financés
01:25:11par les impôts
01:25:12qu'ils payent
01:25:12dès qu'ils travaillent
01:25:14consomment
01:25:14ou prennent leur voiture
01:25:15ils veulent simplement
01:25:17pouvoir vivre
01:25:17dignement
01:25:18du fruit de leur travail
01:25:19ils veulent se loger
01:25:21se nourrir
01:25:22transmettre
01:25:22entreprendre
01:25:23sans devoir demander
01:25:24à l'état
01:25:25de leur rendre
01:25:25une petite partie
01:25:26de ce qu'il leur a pris
01:25:27la politique du chèque
01:25:29c'est une caricature
01:25:30d'un état
01:25:31qui prélève trop
01:25:31redistribue mal
01:25:33et entretient
01:25:34la dépendance
01:25:35vous pouvez aussi
01:25:36lutter réellement
01:25:37contre la fraude sociale
01:25:38et fiscale
01:25:39réduire les dépenses
01:25:40de fonctionnement inutiles
01:25:42revoir les rémunérations
01:25:43les plus excessives
01:25:45dans les structures
01:25:46publiques
01:25:46et parapubliques
01:25:47supprimer
01:25:48les doublons administratifs
01:25:49mettre fin
01:25:50aux subventions
01:25:51sans objet
01:25:52aux opérateurs
01:25:53sans résultat
01:25:53aux comités
01:25:54sans utilité
01:25:55aux agences
01:25:56qui produisent
01:25:57plus de rapports
01:25:57que de services
01:25:58les français
01:25:59attendent des actes
01:26:00et lorsque la volonté
01:26:02politique existe
01:26:03les économies
01:26:04sont possibles
01:26:05à Nice
01:26:06par exemple
01:26:06notre président
01:26:07Éric Ciotti
01:26:08à peine élu
01:26:09a engagé
01:26:10une rupture
01:26:10concrète
01:26:11avec la gestion
01:26:12précédente
01:26:12en faisant
01:26:1360 millions
01:26:14d'euros d'économies
01:26:15des indemnités
01:26:16d'élus
01:26:17diminuées
01:26:17des voitures
01:26:18de fonction
01:26:18et des biens
01:26:19immobiliers
01:26:20mis en vente
01:26:21des dépenses
01:26:22de communication
01:26:22réduites
01:26:23des subventions
01:26:24inutiles
01:26:25surrimées
01:26:25plus de gaspillage
01:26:27et au bout du compte
01:26:28une baisse rapide
01:26:29de la fiscalité locale
01:26:31et donc un gain
01:26:32direct de pouvoir
01:26:33d'achat
01:26:34pour les Niçois
01:26:34vous pouvez l'applaudir
01:26:35aussi
01:26:36voilà la méthode
01:26:38que nous défendons
01:26:39engager le choc
01:26:40de la baisse
01:26:41fiscale nécessaire
01:26:42cibler sur le travail
01:26:43la production
01:26:44et les classes moyennes
01:26:45et en faire
01:26:46le déclencheur
01:26:46d'une vraie transformation
01:26:47de la dépense publique
01:26:49rendre de l'argent
01:26:50en français
01:26:51maintenant
01:26:51et traquer
01:26:52chaque euro
01:26:52de gaspillage
01:26:53pour nos compatriotes
01:26:54faites preuve de courage
01:26:55ou laissez la place
01:26:56à ceux qui en ont
01:26:57voilà pour ce numéro
01:26:59de la séance
01:27:00est ouverte
01:27:00à très vite
01:27:01sur LCP
01:27:03LCP
01:27:05...
01:27:05...
01:27:05...
01:27:07...
01:27:07...
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