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  • il y a 22 heures
Retrouvez votre rendez-vous Le Club des Alpes du Sud du lundi 27 avril 2026 avec le sujet du jour : Gap, Maëli Moussier championne du monde.

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00:00Votre pouvoir d'achat avec Leclerc Gap et téléchargez l'application Mont Leclerc pour profiter d'encore plus d'avantages
00:05et de réductions personnalisées.
00:22Bonsoir à toutes et à tous. Après l'info, tous les lundis, vous en avez l'habitude, c'est le
00:26Club des Alpes.
00:27L'actualité du sport et des sportifs dans les Alpes du Sud. La Ligue Magnus s'est terminée, mais on
00:32va quand même encore un petit peu parler de hockey sur glace
00:35parce que nous avons une championne du monde sur ce plateau. Maëlie Moussier, bonsoir.
00:40Bonsoir.
00:41Vous avez été sacrée avec vos coéquipières il y a une dizaine de jours à Budapest pour le Mondial Division
00:461A, un sacre qui replace donc la France en élite.
00:50Et en deuxième partie d'émission, nous allons parler de football, le Cisteron Football Club qui retourne en Régional 3
00:55après sa victoire d'hier 1-0 face à Saint-Tulle-Pierre-Vert.
00:59Avec nous pour en parler, Romane Lac, un des joueurs du club, Christophe Bosco-Odde, joueur entraîneur et Jean Thunin,
01:05le président.
01:05Messieurs, bonsoir.
01:07Bonsoir.
01:07La fête a été belle, j'imagine, hier soir.
01:10On ne pourra pas tout raconter, vous m'avez dit.
01:12Ah non.
01:13Ça y est, il y aura les vidéos qui parleront.
01:15Voilà, les vidéos parleront.
01:17Mais d'abord, l'équipe de France féminine de hockey sur glace qui retrouve les sommets, les bleus qui ont
01:22bouclé le Mondial en Hongrie par une victoire.
01:25En finale, 3 buts à 1 face à la Slovaquie.
01:28Un succès qui leur permet donc de réintégrer le Mondial élite, ça sera en 2027.
01:32Maëlie Moussier, vous étiez de l'aventure.
01:34Qu'est-ce qu'on ressent quand la sirène retentit et qu'on comprend que ça y est, on est
01:38championne du monde ?
01:39Donc, tout le long du stage, j'ai eu des petits moments de stress, notamment pendant les matchs.
01:45Et là, d'entendre la sonnerie et se dire, c'est enfin terminé, on l'a fait.
01:50Pour moi, 17 ans, c'est irréel.
01:51Et même pour les plus âgés du groupe, c'est waouh, on remonte, ça y est.
01:55Parce que vous avez seulement 17 ans, déjà championne du monde.
01:59Pourtant, vous n'avez pas connu beaucoup de succès.
02:02On sait que parfois, les sportifs disent, il faut en avoir vécu pour comprendre la valeur de ces succès.
02:07Mais là, vous l'avez compris tout de suite ce que ça signifiait ?
02:10Au début, je ne réalisais pas trop parce que je me disais championne du monde.
02:13Et au fur et à mesure, j'ai compris qu'on remontait à l'élite et que là, maintenant, il
02:18fallait se préparer pour le Québec 2027.
02:21Alors, dès le début du championnat, vous espériez terminer championne du monde.
02:25C'était l'objectif affiché ?
02:26Oui, du moment où on est arrivé dans le stage de préparation, c'était vraiment l'objectif, la montée en
02:31élite.
02:31Et derrière, l'équipe qui se construit autour de cet objectif, vous étiez un petit peu la petite jeune.
02:37Vous avez trouvé votre place comment là-dedans ?
02:39La première semaine, c'était un peu compliqué parce que moi, c'était mon premier stage.
02:43Avant, elles avaient vécu les JO ensemble.
02:46Donc, ça a été un peu compliqué, mais l'intégration s'est faite tranquillement et très bien.
02:50Donc, la deuxième semaine des mondiaux est passée très rapidement et excellente.
02:54Excellente, forcément.
02:55Quand on termine avec une médaille d'or, on peut l'avoir, cette médaille ?
02:58Voilà, elle est avec vous ici.
03:02Une très belle médaille d'or.
03:03Donc, par contre, un début de championnat un peu difficile.
03:06Vous perdez votre premier match en prolongation face à l'Hongrie.
03:09La Hongrie qui était l'équipe haute.
03:11Est-ce qu'à ce moment-là, au sein de l'équipe, il y a une forme de doute qui
03:15s'installe ?
03:15Pas complètement parce qu'on a quand même récolté un point en allant en prolongation.
03:20Donc, on sait en tant que sportif qu'un point en championnat du monde, c'est sacré quand même.
03:26Ça compte.
03:26On l'a bien vu à la fin parce que ça nous a permis de monter.
03:29Donc, on n'a pas eu trop de stress.
03:31On s'est juste dit qu'après, il fallait qu'on continue avec l'intensité et l'agressivité qu'on
03:34a mis pendant ces matchs-là.
03:36Par contre, on sait qu'on a grillé un jockey.
03:38À ce moment-là, on n'a plus le droit à l'erreur.
03:41On se dit qu'on n'a plus cette possibilité de lâcher des points en route.
03:46Comment est-ce que ça se gère ? Est-ce que mentalement, ça change des choses ?
03:50Pas complètement parce que beaucoup de filles du groupe avaient l'expérience.
03:55On a quand même livré un gros match contre la Hongrie qui était le premier match, enfin l'ouverture.
03:59C'était le pays hot.
04:01Donc, c'était assez serré même.
04:02Donc, on s'est juste dit qu'il fallait qu'on continue comme ça et que si on jouait tous
04:05les matchs comme ça, on allait finir par réussir.
04:07Derrière, vous battez la Norvège 4 buts à 1.
04:10De quoi se remettre la tête d'aplomb quand même à ce moment-là ?
04:12Oui, là, ça fait du bien.
04:13On se dit, OK, première victoire en temps réglementaire.
04:16Donc, c'est pas mal.
04:17Ça permet d'empocher les trois points, de se redonner de la confiance aussi ?
04:21Oui, on était quand même beaucoup confiantes entre nous.
04:25Mais là, de se dire, OK, on a quatre points en deux matchs, c'est vraiment pas mal.
04:29Contre l'Italie, c'était le gros morceau, l'Italie.
04:33Oui, c'est vrai.
04:34Il y a eu un peu une revanche par rapport aux JO où on devait prendre notre revanche pendant les
04:39mondiaux.
04:40On l'a bien fait, on leur a prouvé nos valeurs et comment on jouait et ça a payé.
04:45Vous, vous n'étiez pas aux JO, mais il y avait quand même cet esprit de revanche, vous l'avez
04:49senti ?
04:50Oui, parce que quand je suis arrivée, je dirais que c'était vraiment l'Italie revanche parce qu'elles avaient
04:54livré un gros match.
04:55Je l'ai regardé, mais malheureusement, le résultat n'a pas été pareil.
05:00Donc là, c'était vraiment, on leur a prouvé qu'on était capables et on a gagné.
05:04Ça a été dur, vous l'arrachiez au tir au but, cette victoire-là ?
05:07C'était très long, un moment de stress à partir de la fin des temps réglementaires.
05:11Mais après, grosse victoire et très fière après dans le méchère.
05:17Parce que derrière, après, c'est plus facile.
05:19Une victoire, 8 buts à 1 contre la Chine.
05:21Cette victoire, 3 buts à 1 face à la Slovaquie.
05:24A partir du moment où on a passé l'Italie, est-ce que dans l'équipe, vous vous dites, ça
05:29y est, on va le faire, il faut qu'on le fasse ?
05:31On savait que la Chine, c'était un peu plus, enfin, moins fort, un peu plus faible.
05:34Donc, on s'est dit, il ne faut rien qu'on lâche parce qu'on ne sait jamais ce que
05:37la Chine peut faire.
05:38Donc, on leur a prouvé en mettant 8 buts.
05:40Donc, 8 buts en championnat du monde, c'est vraiment pas mal.
05:43Et après, la Slovaquie, on y croyait.
05:46Donc, c'est ce qui a fait la victoire.
05:48L'ambiance, elle était comment dans l'équipe tout au long du tournoi ?
05:52Ah, elle était folle.
05:53Enfin, moi, à 17 ans, je me suis dit, wow, c'est dingue ce que je suis en train de
05:57vivre.
05:57Et enfin, il faut que je prenne de l'expérience.
05:59Et ouais, c'était fou.
06:00Justement, 17 ans, vous, votre rôle, ça a été quoi pendant cette compétition ?
06:04Donc, moi, quand les entraîneurs m'ont appelé pour me dire que j'étais convoquée,
06:08ils m'avaient prévenu que je n'allais pas avoir de temps de jeu.
06:11Et que juste, j'étais parmi l'équipe pendant les entraînements, etc.
06:15Donc, je savais ce qu'allait être mon rôle.
06:16Ça allait être là pour les autres, d'encourager.
06:19Donc, quand elle rentrait sur le banc, c'était des petits mots, des petits encouragements.
06:23Et je l'ai vécu quand même avec elle, même si ce n'était pas, j'espère, un minimum joué.
06:28Mais ça fait quand même du bien.
06:29Est-ce que parfois, ce n'est pas presque plus dur d'être sur le banc et de ressentir tout
06:33le stress
06:34et de ne pas pouvoir aller l'évacuer sur la glace ?
06:36On se dit qu'on ne peut rien y faire, en fait.
06:39Parce qu'on sait qu'on est sur le banc et du coup, on doit les regarder.
06:42Même si moi, j'avais toute ma confiance en elles.
06:44Donc, après, elles ont réussi.
06:48Ça vous inspire quoi ? 17 ans, championne du monde.
06:50Alors, certes, avec peu de temps de jeu, mais malgré tout, elle est là déjà dans l'équipe.
06:54Elle frappe à la porte.
06:55Elle a déjà du caractère et elle est déjà bien posée.
06:58Parce que 17 ans se retrouver avec des seniors, je pense que c'est les seniors
07:03qui vous ont montré ce qu'elles faisaient, qu'elles faisaient en jouant au hockey sur la glace.
07:10Moi, je trouve ça fabuleux.
07:1217 ans, tu es à fond derrière les autres et tu ne joues pas.
07:15Parce que les bains, quand vous êtes sur un banc, moi je le vois avec nos joueurs, c'est difficile.
07:19Et elle, qui est sur le banc, en coupe du monde, en championne du monde, bravo.
07:23Elle est restée intègre.
07:25Et ça, bravo, mademoiselle.
07:26Merci.
07:27Continuez comme ça.
07:28Avant ça, vous avez aussi été capitaine de l'équipe de France U18 avec une médaille de bronze.
07:33Là aussi, vous l'avez sur la table.
07:36Deux médailles en trois mois, c'est quand même pas mal, deux médailles mondiales.
07:40On ressent quoi lorsqu'on est capitaine de son pays ?
07:44Beaucoup de fierté parce qu'on représente notre pays.
07:47Après, avoir du coup le C sur le maillot, ça rajoute une petite pression.
07:51Mais moi, je l'ai bien vécu.
07:53Ce fameux C, on l'aperçoit juste derrière vous, accroché sur l'écran.
07:59Vous, vous évoluez actuellement au Pôle France, à Sergie-Pontoise.
08:02L'an prochain, vous y serez toujours ?
08:04Oui.
08:05C'est une structure féminine où on est juste une équipe de filles.
08:08Et on joue contre les garçons de la Pôle Nord, donc les villes du Nord.
08:13Ça permet quand même de s'aguerrir.
08:14Alors, est-ce qu'il n'y a pas des différences, parfois, entre le jeu des hommes, le jeu des
08:19femmes ?
08:20Vous arrivez à vous adapter comment ?
08:21Alors, les hommes, c'est plus physique que nous.
08:24On sait qu'ils sont plus lourds, forcément.
08:25Plus grands, plus lourds.
08:27Donc après, nous, je pense qu'on a plus d'intelligence, on va dire, comparé à certains garçons.
08:32Donc malgré le physique qui nous manque, on arrive quand même à être hargneuses ou quoi dans les coins, dans
08:36les duels.
08:37Donc c'est ce qui fait notre force quand même.
08:39Est-ce que c'est possible de faire du hockey son métier lorsque l'on est une femme ?
08:43Est-ce qu'il y a des championnats qui rémunèrent suffisamment ?
08:45En France, non.
08:47En France, ce n'est pas possible.
08:47Donc il faut partir à l'étranger le mieux.
08:50Donc là, par exemple, en Amérique du Nord, il y a la ligue professionnelle de hockey sur glace féminine qui,
08:56là, est payée.
08:57Elle est en phase de développement.
08:59Elle est arrivée il y a 2-3 ans.
09:01Donc c'est l'objectif, mais c'est compliqué.
09:04C'est un objectif pour vous ?
09:06Devenir professionnelle, c'est un petit rêve ?
09:08Oui, c'est...
09:09Le hockey, il est entré quand dans votre ville et arrivé très tôt ?
09:12À l'âge de 3 ans, j'étais sur les patins déjà.
09:15Donc oui, ça fait...
09:16Parce que votre père, Romain Moussier, il est très connu du public Gapensé d'ailleurs.
09:22Vous avez grandi au bord des patinoires avec lui, forcément.
09:25Moi, je suis née en février 2009 et en mai 2009, il a été champion de D1.
09:31Donc c'est comme si j'étais née dans la coupe, quoi.
09:33Donc ça m'a fait rêver.
09:36Est-ce que c'est difficile d'être la fille 2 ?
09:39Est-ce que vous arrivez à vous détacher de ça ?
09:41Il y a des avantages et des inconvénients.
09:44Par exemple, du coup, il va pouvoir m'aider sur certains points, tout ce qui est aspect technique, etc.
09:48Mais c'est vrai qu'on m'a vite collé les tickets de ton père, etc.
09:52Donc il y a eu des moments plus compliqués.
09:54Mais en ce moment, tout va bien.
09:55Ça vous agace, ça ?
09:57Il y a des périodes...
09:58Quand j'étais plus petite, oui.
09:59Mais là, maintenant, moi, j'ai réussi à me faire ma propre image de moi.
10:02Et à montrer aux gens qui étaient ma éliminée et pas que la fille de Romain.
10:07Donc c'est bien.
10:08Le hockey, vous avez vite accroché.
10:10Qu'est-ce qui a fait que vous vous êtes dit ?
10:12C'est ce sport que je veux faire.
10:15Déjà, c'est un sport d'équipe.
10:16Donc j'aimais beaucoup la cohésion qu'il y a avec l'équipe.
10:20Quand on est petit, on joue avec les garçons.
10:23Donc je les voyais, ils combattaient et tout.
10:25J'avais envie de faire pareil.
10:27Et voilà.
10:29Rapidement, en 2030, il y a des Jeux Olympiques en France.
10:33Est-ce que vous rêvez de porter le maillot de l'équipe de France aux Jeux Olympiques en France ?
10:38Ah oui, moi, c'est mon objectif de 2030, c'est être dans l'effectif et de jouer pour mon
10:43pays.
10:44Merci, Maëlie, d'avoir été avec nous sur BFM d'ici.
10:46On va prendre une petite pause.
10:47Le club des Alpes qui revient dans un instant.
10:50Le Cisteron Football Club qui retrouve la Régionale 3 après 10 années d'absence.
10:55A tout de suite sur BFM d'ici.
10:58Au départ, ce n'était pas forcément l'objectif.
11:01Puis ça s'est fait un peu au fur et à mesure de remonter.
11:03Qui est-ce qui veut répondre à cette question ?
11:06Qui est-ce qui a donné le fil directeur ?
11:08Non, le fil directeur, c'est qu'on est un club familier.
11:11L'année dernière, le club, quand je suis revenu président au club de Cisteron,
11:16on a décidé de tout reformer sur les jeunes.
11:19On a travaillé sur les jeunes.
11:20Et on a eu le label Jeunes Excellence.
11:22Ce qui est un label où il y a 24% de clubs qui peuvent prétendre.
11:27Et nous, le Cisteron Football Club, on y est arrivé.
11:29Et cette année, on avait dit, on repart propre avec les seniors.
11:33On avait pris un entraîneur d'ailleurs.
11:34Et avec M. Abdou Hamada, mon vice-président, Iann Léonetti,
11:38on a décidé de mettre un joueur.
11:40Un joueur qui portait des valeurs.
11:43Il était cisteronné.
11:44Et c'est lui qu'on a décidé de mettre comme entraîneur.
11:47Et il nous a fait ce qui nous amène ici.
11:50Voilà. On est là aujourd'hui.
11:52Et grâce à lui, grâce à lui.
11:54Ce n'était pas forcément l'objectif ?
11:56Ce n'était pas l'objectif.
11:56De monter en R3 ?
11:58Non, l'objectif, c'était de se maintenir.
12:00Après le match de Fort-Calquier,
12:03je disais, il y a un journaliste qui me pose la question.
12:05Alors, je dis, là, on a un bon maintien.
12:08Mais après, on a perdu deux matchs au début.
12:11Puis après, on n'en a plus perdu.
12:12Mais au bout d'un moment, je me disais, ils sont bons.
12:15Parce que ce n'était pas des gros, gros joueurs,
12:17mais une mentalité énorme.
12:18On n'a pris que 15 buts dans la saison.
12:2115 buts, je ne sais pas combien on a fait de matchs.
12:24Mais bon, c'était énorme.
12:26Et on gagnait les matchs 1-0, 1-0, 1-0.
12:28Et on avançait.
12:29Et hier, c'était crispant.
12:31Hier, c'était...
12:31J'imagine que c'était compliqué.
12:33On aura l'occasion d'y revenir.
12:35Quand on a une première expérience comme entraîneur,
12:38comment on fait pour construire un groupe ?
12:40Est-ce que vous vous inspirez de ce que vous avez connu en tant que joueur ?
12:44Ou est-ce que vous appliquez aussi vos propres principes,
12:47vos propres préceptes en fonction de votre ressenti ?
12:50Moi, je pense que je n'ai pas trop changé par rapport à ce que je faisais en joueur.
12:55J'ai essayé d'être dans l'échange, dans le dialogue,
12:59d'essayer d'aider les plus jeunes.
13:02Et oui, après, j'ai repris certainement ce que j'avais appris de mes éducateurs en jeune.
13:08Et après, voilà, faire un petit peu à ma sauce, essayer de me débrouiller.
13:12J'ai été aidé par le président, par aussi le vice-président qui est venu m'aider sur les week
13:17-ends.
13:17Parce que quand on joue, des fois, on perd un peu de lucidité.
13:22Et du coup, le fait qu'il y ait le vice-président avec moi le week-end,
13:25même le président qui faisait les déplacements, ça m'a beaucoup aidé.
13:29Justement, entraîneur-joueur, c'est un rôle qui est un petit peu particulier, hybride.
13:33Il faut arriver, on a forcément envie de jouer, on se ménage un petit peu de temps de jeu,
13:37mais il faut arriver à toujours considérer le bien de l'équipe avant tout.
13:41Comment on fait pour jongler entre les deux casquettes ?
13:44C'est très compliqué.
13:46Franchement, c'était une saison très compliquée.
13:48Je l'ai fait parce que c'était pour le club.
13:51Mais c'est vrai que c'est très difficile parce que, au départ, moi, j'ai eu des difficultés à
13:57me mettre en tant que joueur.
13:58Parce que c'est tous mes amis, on n'avait qu'une belle saison l'année dernière.
14:01Et c'est vrai que de sortir quelqu'un, moi, je suis réservé à la base.
14:05Ce n'était pas trop mon truc.
14:07Et puis, petit à petit, j'ai essayé de m'intégrer.
14:11Et puis, après, on a fait la saison comme ça.
14:13Est-ce que vous l'avez senti au fil de la saison, dans ces causeries d'avant-match,
14:17commencer à prendre ces marques, être de plus en plus carrés dans ce qu'ils vous demandaient ?
14:22Oui, au fil de la saison, du premier au dernier match d'hier, on a vu directement l'amélioration, si
14:30je peux dire.
14:32Mais dans les discours, tout ça, les bons mots, savoir comment parler à certains joueurs.
14:37Donc, oui.
14:38Parce que ce match d'hier, il intervient au terme d'une saison qui a été réussie.
14:44On a dit seulement 15 buts encaissés, seulement deux défaites.
14:47La dernière qui remonte à la quatrième journée.
14:49Le match d'hier, pour l'aborder, ça reste quand même particulier.
14:52Parce qu'on sait qu'il y a un véritable enjeu au bout.
14:55Ce n'est pas juste un match en plus dans la saison.
14:57On a beau dire, c'est un match en plus, c'est comme tous les autres.
15:00Ce n'est pas comme tous les autres.
15:01Oui, c'est sûr qu'on a beau dire que ce n'est pas un match comme tous les autres.
15:07C'est vrai, oui.
15:08Parce qu'il y a le stress, il y a la montée.
15:11On savait qu'il y avait un peu de monde dans les tribunes.
15:13C'est compliqué à gérer.
15:15Après, on a dit qu'il ne fallait pas que l'enjeu dépasse le jeu.
15:18Il fallait rester vraiment concentré sur ce qu'on fait de bien depuis le début.
15:22Être solidaire, collectif, faire les efforts ensemble.
15:26Et après, on voulait que ça arrive et c'est arrivé.
15:30Mais ça a été compliqué.
15:31On le vit comment en tribune, ce match-là, où il y a tellement d'enjeux finalement ?
15:36Le problème qu'on a, c'est qu'on a beaucoup de monde qui vous parle quand vous êtes président.
15:39Et vous n'arrivez pas à voir le match.
15:41Et vous êtes stressé.
15:43Et bon, il y a beaucoup de choses qui se sont passées.
15:46Et ce match, il y en avait peur.
15:49Parce que Saint-Etul, on les avait battus en novembre.
15:53Et depuis novembre, vous n'avez plus perdu un match.
15:55C'était une équipe costaud aussi.
15:57Ça a été une équipe costaud qui nous a fait des jouets.
16:00La première mi-temps, elle n'a pas été évidente.
16:01Ils ont un gardien qui est tout petit.
16:03Mais qu'est-ce qu'il fait comme Array ?
16:05Je veux dire, je me suis dit, on ne va jamais marquer.
16:07Puis bon, finalement, Romain, il a débridé.
16:09Il a eu un pénalty sur lui.
16:11Mais après, il faut voir le nombre d'arrêts qu'il a fait derrière.
16:13Et puis, ça a été long.
16:15Les temps de fin de match et tout.
16:17C'est toujours long quand on attend qu'un truc...
16:20On se foutait du score.
16:211-0, ça suffisait.
16:22Mais quelle fête !
16:23Quelle fête pour les joueurs !
16:25Je suis content parce que moi, j'ai vécu deux montées en régionale.
16:28De 2006 à 2016.
16:30Deux montées.
16:31Mais celle-là, pour moi, c'est la plus belle.
16:33Parce que c'était des joueurs copains.
16:36Ça a été des guerriers.
16:38Des guerriers sur le terrain.
16:39Ça a été votre aventure, finalement.
16:41Vous l'avez prise en main.
16:43Parce qu'entraîneur-joueur,
16:46le groupe, tout le monde vit ensemble.
16:48Il n'y a pas de hiérarchie très claire.
16:50C'est une histoire d'un groupe avant tout.
16:53Exactement, oui.
16:54Quand on est sur le terrain,
16:55c'est un joueur comme nous.
16:59Après, quand on est dans les vestiaires,
17:02c'est notre coach.
17:04Et vous, quand hier, vous arrachez justement ce pénalty,
17:07est-ce que vous vous dites
17:07« Ah ben enfin, on est en train de casser ce verrou
17:10sur lequel on se casse les dents depuis le début du match. »
17:12Oui, quand il siffle,
17:14quand je tombe, je lève la tête,
17:15je vois qu'il a sifflé.
17:17Un soulagement.
17:18Un soulagement, je me suis dit
17:20« Ah ben, peut-être que ça va débrider un petit peu. »
17:23Vous, est-ce que vous avez eu peur
17:24de ne pas trouver les solutions dans ce match ?
17:27Est-ce qu'on dort bien
17:28quand on est entraîneur-joueur
17:29avant un match comme ça ?
17:30Non, ça fait plusieurs mois
17:31que je ne dors pas beaucoup.
17:33Vraiment, ça fait plusieurs mois
17:34où le sommeil,
17:37il arrive très tardivement.
17:39parce qu'on a eu des concurrents de taille.
17:43Venn qui était derrière nous,
17:44le champ de sort qui était derrière nous,
17:45ça a gagné aussi.
17:46Et on savait qu'on n'avait pas le droit à l'erreur.
17:48Et c'est vrai que c'est crispant.
17:50Parce que même les matchs d'avant,
17:52on les a joués,
17:53mais avec la peur aussi,
17:54parce que derrière, ça avance vite.
17:58Et oui, le match-là,
18:01pour être honnête,
18:02je ne savais pas le sort qu'il allait avoir.
18:04Mais oui, c'était très stressant, on va dire.
18:09Et des fois,
18:09quand on gagne un peu à l'arraché,
18:11comme ça, juste 1-0,
18:12au lieu d'une large victoire,
18:14la fête derrière, elle est encore plus belle.
18:15Bien sûr, de toute façon.
18:18Ça a été déjà un partage avec le public.
18:21Tout le monde est là.
18:22Il y avait un autre nouveau maire qui est venu,
18:25l'adjoint au sport.
18:26Ça a fait une fête presque du village.
18:28On a eu des messages de félicitations de partout.
18:31On a eu un très bel article sur la Provence aujourd'hui.
18:34Et je profite de là
18:36de remercier Christophe Rosco
18:37pour le travail qu'il a fait.
18:39Et quand on parle des remplaçants,
18:40quand il a mis ses collègues à remplaçants,
18:42moi, j'étais sur le banc.
18:43Il n'y a personne qui n'a rien dit.
18:45Ils étaient tous solidaires,
18:47même s'ils ne jouaient que 10 minutes,
18:48même s'ils ne rentraient pas.
18:49Parce que des fois, le match était compliqué.
18:51C'est ça parce que c'est tout en groupe aussi.
18:53Et voilà.
18:54Et ça, il est arrivé à le faire tout seul.
18:56Bon, on l'a aidé.
18:57Il y avait M. Abdu'Amada
18:58et Yann Léonetti qui l'ont aidé.
19:00C'est des anciens.
19:02Yann Léonetti, il a joué à Gap,
19:03un CFA, un national.
19:05Et Abdou, il a joué au club.
19:07C'est un petit du club.
19:08Il fait partie des costauds.
19:12Et Christophe, merci.
19:14Merci pour ce que tu as fait.
19:15Et les Romains aussi.
19:17Et derrière, du coup, hier soir,
19:19ça a été la fête un petit peu.
19:20Mais c'est qu'un début.
19:21On fera la fête 17 mai,
19:23le dernier match à Sistoran.
19:24Et puis, on prolongera ça.
19:26On a un petit esprit rubis
19:28parce que je suis un achet de rubis.
19:30Si on prolonge justement la saison prochaine,
19:33elle va ressembler à quoi ?
19:34Vous restez sur le banc ?
19:35Vous ne restez pas ?
19:37Oui, il reste.
19:38Il va y avoir des renforts.
19:40On va travailler avec Christophe
19:44et Abdou.
19:45Et Yann Léonetti
19:46pour voir le recrutement qu'on va faire.
19:48Parce qu'il ne faut pas qu'on fasse des montées,
19:49des centres.
19:51Ce n'est pas le but.
19:52Il faut qu'on soit fort.
19:54Parce que la Ligue,
19:55c'est un travail.
19:56Ça va être des matchs
19:57où on partira le matin.
19:59Ce sera différent du district
20:00où tu pars l'après-midi
20:01pour y jouer à côté.
20:02Là, non.
20:03C'est des longs déplacements.
20:04On a déjà prévu des minibus.
20:06On a déjà prévu des...
20:07Voilà.
20:07J'ai commencé déjà sur ça.
20:08Travailler sur ça.
20:09On avait commencé à trouver ça.
20:10Il y a aussi un budget
20:11un petit peu augmenté
20:12parce que les déplacements s'allongent.
20:13L'essence, ce n'est pas gratuit.
20:14Non.
20:15Et j'ai demandé l'exceptionnel.
20:16Il y avait le maire à coûter,
20:17peut-être, que ça va jouer.
20:19Et s'il m'écoute,
20:20il va faire quelque chose.
20:21On ne sait jamais.
20:22Voilà.
20:22Je l'ai demandé à bon escient
20:23parce que c'est pour le club.
20:25Et on a peut-être l'U14
20:26qui va monter, j'espère.
20:28Donc s'il monte en U15,
20:29on aura deux équipes.
20:30On aura travaillé sur les jeunes
20:31et sur les seigneurs.
20:32Et comme je dis,
20:33dans un club,
20:33il faut toujours qu'il y ait une tête.
20:35Quelque chose qui attire
20:36les jeunes à jouer.
20:37Si on est un régional,
20:38on revient à notre niveau.
20:40Ça donne envie.
20:41Ça fait 6 ans, 10 ans
20:44qu'on n'a plus bougé.
20:45Oui, mais c'est vrai
20:46qu'il n'y en a que j'ai repris.
20:48Vous, Roman Lac,
20:50ça vous fait envie,
20:50cette aventure en R3,
20:52vous avez envie d'en être ?
20:53Ah oui, bah oui.
20:55En tant que jeune joueur,
20:57c'est ma deuxième année
20:58pleine en tant que senior.
21:01Faire une montée la deuxième année,
21:03c'est exceptionnel.
21:05Donc on a envie de continuer
21:06et d'essayer, pourquoi pas,
21:09de jouer le plus de matchs possible.
21:11Et donc, derrière,
21:12objectif maintien à long terme.
21:15Un gros maintien.
21:15Un gros maintien.
21:16Un gros maintien.
21:17Cette année, c'était déjà
21:18un gros maintien.
21:18Oui.
21:19On ne sait jamais.
21:22On ne sait jamais.
21:23On ne sait jamais.
21:24Mais deux montées d'affilée,
21:25ça serait quand même énorme.
21:26Parce que, très rapidement,
21:27on parle de recrutement,
21:28mais ce n'est pas du recrutement
21:30comme on voit dans les clubs professionnels.
21:31On ne va pas payer des joueurs.
21:32Il n'y a pas d'argent.
21:33Non.
21:34On cherche des joueurs
21:35qui ont le feeling
21:35et qui ont l'esprit club.
21:37Parce qu'il y a cet esprit
21:39en pretenir.
21:39Parce que nous n'avons pas
21:40de prime de match.
21:41Il n'y a pas de prime de match.
21:44ou de Boucherone
21:46qui a des primes de match.
21:48Nous, c'est une pizza,
21:49les primes.
21:50Ça marche à la pizza.
21:50C'est déjà pas mal.
21:51Oui.
21:52C'est ce qui fait le sport.
21:53Ce qui fait le sport
21:54et le charme
21:55de se retrouver
21:56et de boire un coup ensemble.
21:57Parce que s'il y a de l'argent,
21:59ça grise tout.
22:00Donc nous,
22:01les gars qui viendront
22:01à Cistron,
22:02c'est qu'ils auront envie
22:03de mouiller le maillot
22:03pour le cloché
22:05et la citadelle.
22:06Voilà.
22:07Merci.
22:07C'est le mot de la fin.
22:08Merci messieurs.
22:08Merci.
22:09Merci Maëlie
22:09d'avoir été avec nous
22:10sur le plateau de BFMDC
22:12pour le Club des Alpes.
22:13On se retrouve évidemment
22:15la semaine prochaine
22:16pour continuer à parler de sport,
22:17à parler des sportifs
22:18dans les Alpes du Sud.
22:19En attendant,
22:20vous ne bougez pas
22:21devant votre télé.
22:22La soirée,
22:22elle se poursuit sur BFMDC.
22:24Vous avez rendez-vous
22:25avec Jean Lazuech
22:26et toute son équipe
22:27pour Virage Marseille.
22:28L'actualité de l'OM.
22:29Belle soirée sur BFMDC.
22:31Là, ça va.
22:40Boostez votre pouvoir d'achat
22:41avec Leclerc Gap
22:42et téléchargez l'application
22:44Mon Leclerc
22:44pour profiter d'encore plus
22:46d'avantages
22:46et de réductions personnelles.
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