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  • il y a 23 heures
Retrouvez votre rendez-vous Le Club des Alpes du Sud du lundi 4 mai 2026 avec le sujet du jour : Gap, Nélie Clément triple championne de France.

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00:24Gap et téléchargez l'application Mont Leclerc.
00:38Gap et téléchargez l'application Mont Leclerc est remporté par la Gap en 16 Nelly Clément chez les dames.
00:43Avec nous Lucas Lecomte, bonsoir.
00:45Bonsoir.
00:45L'entraîneur du GH2A et aussi organisateur de l'événement.
00:49Et en face de vous Nelly Clément, bonsoir.
00:51Bonsoir.
00:51Donc désormais triple championne de France de la spécialité.
00:55En deuxième partie d'émission, nous allons parler de gravel, c'est la discipline cycliste qui monte.
01:01C'est avec Tao Kemere qui est l'un des premiers pratiquants puisqu'il a pris ce week-end la
01:08troisième place de la toute première manche de la Coupe de France, de la spécialité.
01:12Et lui qui veut s'engager pour promouvoir la pratique.
01:15Mais d'abord, retour à Charence.
01:17C'est là que se sont tenus les championnats de France de course en montagne, donc ce week-end.
01:21Avec cette image qui a fait le tour des réseaux sociaux.
01:23En tout cas, moi je l'ai beaucoup vu passer.
01:25C'est vous Nelly Clément qui franchissait la ligne d'arrivée en vainqueur avec un sourire radieux.
01:30Trois doigts levés pour célébrer votre troisième titre national.
01:34Qu'est-ce qui vous passe dans la tête à ce moment-là ?
01:36Alors beaucoup d'émotions forcément puisque c'était un peu un titre inespéré.
01:42Donc forcément énormément d'émotions.
01:44Le fait que ce soit à GAP aussi avec toute ma famille et tous les gens qui m'entourent.
01:50Et puis de franchir aussi la ligne dans les endroits où je m'entraîne en fait.
01:55Donc c'était assez fou.
01:57Vous parlez de titre inespéré.
01:59Vous êtes quand même double tenante du titre.
02:01On peut se dire qu'elle arrive en grande favorite.
02:03Pourtant c'est la semaine qui a été un petit peu compliquée, c'est ça ?
02:05C'est ça.
02:06En fait, je suis tombée malade du coup début de semaine.
02:10Et j'avais plus d'énergie en fait.
02:13J'avais beaucoup de mal à m'alimenter.
02:15Donc c'était très compliqué.
02:16Notamment le vendredi à la course.
02:19Du coup, j'ai quand même décidé de faire la course du dimanche.
02:23Je me suis dit on verra comment ça se passe pendant la course.
02:26Et je ne savais même pas si j'allais réussir à la finir ou comment ça allait se passer.
02:31Donc vraiment c'était inespéré.
02:33Et ça rend le truc encore plus beau en fait.
02:36Même mentalement, j'imagine que la semaine a été compliquée.
02:38De se dire je tombe malade pour mon rendez-vous de l'année chez moi.
02:42Comment on le gère ?
02:43C'est ça, c'est très compliqué mentalement.
02:46J'ai essayé de me remobiliser tous les jours.
02:49J'ai essayé d'avoir des pensées positives.
02:52Même si ça s'empirait quand même chaque jour.
02:55Je me suis dit bon, jusqu'où ça va aller.
02:59Mais bon, mentalement, je pense quand même que j'ai été bien entourée aussi.
03:04Et ça m'a beaucoup aidée pour tenir le coup.
03:07Parce que cette course, vous l'aviez ciblée j'imagine depuis longtemps.
03:11Vous saviez que vous alliez courir sur vos sentiers d'entraînement.
03:14C'est toujours un petit supplément d'âme.
03:17C'est ça.
03:18Je pense que ça met énormément de motivation le jour de la course.
03:22Après il y a forcément une petite pression de se dire j'ai envie de gagner à la maison.
03:27Mais tellement envie que du coup ça met une petite pression.
03:30Mais là, la motivation était supérieure en fait à la pression.
03:36Et puis peut-être ça a enlevé aussi un peu de pression le fait que je tombe malade.
03:41Donc en fait ça s'est bien déroulé.
03:44Mal pour en bien presque.
03:45Vous parliez du fait d'avoir aussi vos proches au bord des sentiers.
03:50Ça change quelque chose ?
03:52Vous avez l'habitude de les avoir vous à côté, au bord de vos courses.
03:55Ou c'est une fois de temps en temps et on en profite particulièrement ?
04:00J'ai l'habitude d'avoir mes parents qui me suivent sur les championnats.
04:05Sur les championnats de France ou des fois sur les championnats internationaux.
04:08Parce qu'ils sont vraiment à fond donc c'est trop cool.
04:11Mais là c'était vraiment toute ma famille.
04:14Donc oui, il y avait vraiment mes cousins, cousines, mes oncles, tantes, ma mamie.
04:27Tout le monde quoi.
04:30En reconnaissance, vous le connaissiez sur le bout des doigts.
04:33En loi on l'avait fait pas mal de fois.
04:35Notamment en séance on avait travaillé les endroits un peu techniques.
04:39Après on ne l'avait pas non plus trop fait pour ne pas comparer avec la compétition.
04:45Et puis voilà, se mettre trop de pression.
04:47Mais c'est vrai que puis après je l'avais refait dans ma tête.
04:50Je le visualisais aussi pas mal.
04:52Donc oui, je le connaissais quand même bien.
04:54Votre course, vous la construisez comment ?
04:56Est-ce qu'il y a un moment avant la course, vous saviez, là à tel endroit, je dois faire
05:00la différence ?
05:01Pas du tout.
05:03En fait, ça a complètement changé les stratégies.
05:06Le fait que je tombe malade, c'était vraiment la course au feeling en fait.
05:13Donc non, je n'avais pas du tout prévu quoi que ce soit.
05:17Ça part, je trouve, pas spécialement vite.
05:20Je me mets rapidement dans le bon rythme, je trouve.
05:25Je laisse un petit écart avec les filles devant, mais je suis quand même dans le coup.
05:29Et si tôt que ça monte, en fait, je me sens très très bien.
05:33Vraiment des sensations incroyables.
05:36C'était trop cool.
05:38Et du coup, dans la montée, en fait, je prends rapidement mon rythme sans me dire j'accélère ou je
05:44veux mettre un écart avec les autres filles.
05:46C'est vraiment, je me dis, bon, je me mets dans ma bulle et je prends mon rythme.
05:49Mais en fait, les filles, elles ont décroché un peu naturellement et je continuais comme ça.
05:55Je voyais Lucas qui me disait de mon temporis, on reste facile la première boucle.
06:00Mais en fait, j'étais bien.
06:02Donc, j'ai continué à mon rythme quoi.
06:05Et ça a creusé l'écart au fur et à mesure.
06:07Donc, moi, j'étais vraiment contente.
06:09Vous avez à moitié écouté les consignes du coach Lucas Lecomte, justement.
06:14Vous, vous étiez à la tête de l'organisation.
06:17J'imagine que c'est pas mal de travail.
06:18Trois jours d'événements.
06:21Plusieurs dizaines d'athlètes à accueillir, même plus que ça.
06:24Au final, on avait le vendredi sur la montée verticale,
06:29qui était le support de la sélection pour les championnats d'Europe.
06:33Une centaine d'athlètes.
06:34Alors, ce qui était peu, mais ce qui regroupait avant tout les élites
06:37qui allaient doubler les deux courses le vendredi et le dimanche.
06:41Et étonnamment, on a eu beaucoup de spectateurs sur les crêtes.
06:44Donc, l'arrivée était donnée à la tête de guisière.
06:48Donc, je voulais absolument qu'on change d'aller au pic pour aller au pic.
06:51La tête de guisière, moi, je trouve ça magnifique avec un panorama qui est sympa.
06:55Et du coup, en fait, on a déjà géré en tout, à mon avis, plus de 250 personnes
06:59avec un système de navettes.
07:00Donc, déjà, c'était un gros sujet pour nous.
07:02Finalement, le côté sportif, c'est presque le côté simple.
07:05Quand on est, comme dans mon cas, entraîneur, on sait faire.
07:09On a déjà vu faire.
07:11Il n'y a pas trop de surprises.
07:13L'aléa, on le gère très bien.
07:15Par contre, tous les à côté, c'est ça qui est le plus gros des travails.
07:18Pour le dimanche, le sujet sensible était le stationnement.
07:21Et ça, anticiper, c'est très compliqué sur un domaine de charlence
07:23où on veut respecter la nature.
07:25On veut respecter un peu l'espace de chacun avec des randonneurs, etc.
07:29Tout devient un peu plus compliqué.
07:31Et le dimanche, du coup, on avait plus de 750 participants.
07:36Et on estime, du coup, à entre 300 et 400 spectateurs en plus.
07:42Donc, on était à plus de 1000 personnes, finalement, sur le site.
07:45Et donc, oui, ça faisait un peu du monde à gérer entre tout.
07:48Pas évident.
07:50Le site de charlence, à partir du moment où on sait que c'est GAP qui va accueillir ces championnats
07:54de France,
07:55le site de charlence, c'est le choix évident ?
07:57Je ne vois pas comment on ne peut pas faire là-bas.
07:59Alors, pour la diversité déjà des parcours, en fait, ce qui est marrant,
08:03hier, le directeur technique dédié au running, Julien Rancon, qui est un spécialiste de la course en montagne,
08:10il nous disait que si on devait inventer la course en montagne, on la créerait à charlence, en fait.
08:14Il y a du plat, il y a du raid, il y a du moins raid, il y a des
08:17sentiers techniques, il y a des sentiers larges.
08:19En fait, il y a une diversité qui est exceptionnelle.
08:22La seule chose, à la rigueur, qu'on aurait pu regretter sur ce parcours, c'est le manque de vues,
08:26parce qu'on était beaucoup en sous-bois, mais pour les athlètes, en fait, c'est un tel confort.
08:29Il n'y a pas de problème de chaleur, c'est quelque chose qui est vachement joueur.
08:33C'est beaucoup mieux que d'avoir les longues lignes de droite dégagées.
08:36Quand vous tracez le parcours, est-ce qu'il y a un moment, ne serait-ce qu'un tout petit
08:40peu,
08:40où vous vous dites, je vais essayer de faire un petit truc qui peut coller à Nelly Clément ?
08:45Alors, j'ai de la chance, c'est que Nelly, ça va faire 7 ans que je l'entraîne,
08:50le but, c'est d'en faire une athlète complète.
08:52Donc, techniquement, tous les parcours lui vont, que ce soit du raide, du moins raide.
08:58L'exemple, c'était à Val d'Isère, c'était extrêmement, c'était très raide,
09:02et des descentes peu techniques, elle a gagné de manière assez convaincante.
09:07Et au championnat du monde, en fait, c'était très roulant, et pour le coup, elle fait quand même 7e.
09:11Donc, pour le coup, je ne l'ai pas fait spécifiquement pour elle.
09:14Après, moi, ce que j'avais vraiment envie sur ce parcours, c'est enfin qu'on ait un parcours
09:18qui prépare à l'échéance internationale, qui est juste après.
09:21Parce qu'au final, l'année dernière, le championnat de France ne correspondait pas du tout au championnat du monde.
09:26Donc, la sélection, certes, elle était logique sportivement,
09:28mais en termes de parcours, on n'était pas du tout sur la même chose.
09:31Et cette année, là, j'avais repéré en amont les championnats d'Europe en Slovénie.
09:35Il y avait trois bosses, donc c'était évident, avec la petite particularité,
09:40parce que c'est la première fois dans l'histoire qu'on le fait, on finissait par une bosse.
09:43Donc, c'était la remontée du pied de la Clarière jusqu'au château de Charence,
09:46qui a été une forme de surprise pour ceux qui n'avaient pas repéré.
09:49Oui, pour ceux qui connaissent, il faut quand même y remonter depuis là-bas.
09:54Au-delà de Nelly, les autres athlètes du Gapodzalp athlétisme ont quand même décroché de bons résultats.
09:59Il me semble qu'on a aussi une 5e place chez les femmes, c'est ça ?
10:02Alors ça, c'est la très belle surprise et qui fait chaud au cœur de Marie Jolin,
10:06qui fait 5e au scratch, quand on voit les 4 devant, il n'y a pas à rougir,
10:10et surtout, elle met derrière elle la vice-championne de France en titre,
10:13qui était la 6e mondiale en course verticale.
10:19Voilà, c'est pas n'importe qui.
10:20L'équipe féminine conserve son titre, donc ça fait 3 ans qu'on est champion de France par équipe femme.
10:25Ce titre me tenait particulièrement à cœur.
10:27Il y a Gaspard Petit chez les cadets, première année cadet,
10:30et alors bon, il avait gagné les France 2 cross au sprint,
10:34et là, il les perd au sprint, pour 10 mètres,
10:37mais ça fait partie aussi du sport.
10:39Et après, on a les équipes jeunes qui, malheureusement, font tous 4e pour une bricole,
10:44mais ils ont tous joué le jeu, on était le club le plus représenté.
10:47Ça, c'est une bonne chose.
10:48Et après, on a divers podiums et titres, notamment dans les catégories master.
10:52Vous parliez de cross, Nelly, justement, on vous a vu cet hiver sur les cross,
10:57ça fait partie intégrante de votre préparation.
10:59Qu'est-ce que ça vous amène pour la course en montagne ?
11:02Oui, les championnats de France de cross, c'est toujours un objectif majeur dans la saison.
11:07Et je trouve que ça amène beaucoup de vitesse, du coup, pour la course en montagne.
11:12Parce que le cross, pour schématiser, on est à plat.
11:16Pour la course en montagne, on va aller jouer avec du dénivelé.
11:19Mais donc, forcément, en cross, on est à peu près sur les mêmes distances, plus ou moins.
11:23Mais par contre, on va forcément beaucoup plus vite, puisqu'on est à plat.
11:26C'est ça, oui, on va assez vite.
11:28Du coup, c'est à plat, il y a des bosses parfois, il y a beaucoup de relances.
11:34C'est à peu près 10 kilomètres, un peu moins, pour les femmes.
11:38Et je pense que ça travaille la vitesse et ça aide beaucoup en course en montagne.
11:43Notamment, là, il y avait un peu de plat, donc je pense que ça m'a bien servi.
11:47Justement, je n'ai pas senti que ça partait spécialement vite.
11:51Et même, ça aide pour l'endurance, pour tout, même les montées et descentes.
11:57Je pense que c'est hyper complémentaire et c'est important de passer par là avant de faire la course
12:02en montagne.
12:02La suite, pour vous, c'est quoi ?
12:04Eh bien, les championnats d'Europe, du coup, qui sont début juin, en Slovénie.
12:10Donc, on espère faire un bon truc par équipe.
12:12Ce serait cool de ramener une médaille et puis faire la meilleure place possible, forcément.
12:17Vous, personnellement, vous devez aussi jongler avec votre vie d'étudiante, votre vie d'athlète.
12:22Comment on arrive à caler les heures d'entraînement que demande le sport de haut niveau,
12:26quand on a aussi une vie, par ailleurs, très prise ?
12:29Oui, c'est quand même beaucoup d'organisation.
12:32Après, je pense que j'ai quand même la chance d'être encore étudiante.
12:36Donc, je pense que c'est un peu moins compliqué que quand on travaille,
12:39puisqu'ils sont hyper flexibles à Grenoble et on peut louper pas mal de courses si on part en stage.
12:47Tout ça, pour les sportifs de haut niveau, c'est trop cool.
12:51Donc, voilà.
12:52Sinon, de l'organisation et puis jongler entre la vie étudiante et la vie sportive.
12:59En plus, j'imagine que c'est une athlète pointue qui fait les heures qu'on lui demande de faire
13:04ou parfois elle peut être un petit peu plus dissipée ?
13:06Alors, non, c'est plutôt l'inverse.
13:09Elle voudrait en faire plus et c'est moi qui la temporise.
13:12Une courbe de progression, ça, c'est des grands débats d'entraîneurs.
13:15Une courbe de progression, je pense que ça se construit sur le long terme.
13:18Et on n'a jamais fait en sorte d'avoir des grands pics de progression.
13:24Parce que généralement, quand il y a ça, soit il y a de la régression, soit de la stagnation.
13:29Elle est séniora maintenant, elle continue à progresser.
13:31C'est plutôt bon signe.
13:32Toutes les filles de son âge en junior, soit ont disparu, soit ne progressent plus.
13:38À choisir, je pense que la réponse sur le long terme, c'était plutôt la bonne réponse à avoir.
13:43Pour les autres athlètes du club, j'imagine que c'est aussi un exemple ?
13:47Alors, c'est marrant puisqu'on revient d'un stage en Espagne.
13:50On avait fait un tour un peu de table qui étaient les modèles.
13:54Et notamment les athlètes du groupe qui font du demi-fond et de la montagne,
13:57le nom de Nelly revenait quand même souvent.
13:58C'est une belle récompense.
14:00Oui, c'est sûr.
14:01Ça fait toujours plaisir.
14:02Puis, c'est cool d'inspirer surtout des athlètes qu'on connaît.
14:07J'espère qu'elles vont suivre le même chemin.
14:10C'est tout ce qu'on leur souhaite.
14:11Est-ce qu'il y a d'autres événements athlétiques d'importance
14:14qui nous attendent dans les Hautes-Alpes dans les prochains mois ?
14:17Alors, cette année, on a déjà eu les demi-finales de cross à Serres
14:21et là, les championnats de France.
14:23J'en profite d'ailleurs parce que c'est vraiment important.
14:26On avait plus de 100 bénévoles.
14:28Leur tire un énorme coup de chapeau, un comité d'organisation exceptionnel.
14:31J'ai vraiment eu énormément de chance de travailler avec ces gens-là.
14:35Et vraiment, je les salue et je les remercie.
14:38Et donc, déjà, c'est deux gros événements dans l'année.
14:41Je pense notamment à Gilles Brochier, le président du comité.
14:45C'est bien si on calme un peu pour le reste d'année.
14:47Mais voilà, parce que ça demande beaucoup de temps, d'organisation et d'énergie.
14:52On le fait avec plaisir.
14:53Mais voilà, le risque après, c'est de perdre un peu tous les gens
14:56qu'on embarque avec nous.
14:57Donc, ce serait dommage.
14:58Merci.
14:59Merci à vous deux d'avoir été avec nous sur BFM d'ici, le Club des Alpes.
15:03Ça revient dans un instant.
15:04On va monter en selle pour parler de gravel.
15:07C'est la dernière pratique.
15:08Cyclisme, tendance.
15:09A tout de suite sur BFM d'ici.
15:26On se retrouve sur BFM d'ici.
15:28Merci de nous être fidèles.
15:29Le Club des Alpes continue après l'athlétisme et la course en montagne.
15:33On va parler de gravel.
15:35Et avec nous, Tao Keméré, troisième ce week-end en élite
15:38lors de la toute première Coupe de France de l'histoire de la discipline.
15:42Tao, bonsoir.
15:43Déjà, est-ce que l'on peut expliquer pour les personnes qui nous regardent,
15:46qui ne connaissent pas forcément, qu'est-ce que c'est le gravel ?
15:56Le gravel, c'est une discipline qui est née un peu aux Etats-Unis
16:00et qui permet de rouler all road, en fait, et sur la route et dans les graviers
16:06avec une position un peu plus agressive qu'en VTT,
16:10un peu moins de confort, mais qui permet de s'exprimer partout.
16:14Et donc, c'est arrivé en Europe et maintenant, c'est à la mode.
16:20Les marques en profitent pour vendre un vélo de plus.
16:23Et il y a un certain engouement à cette pratique qui donne plus de liberté.
16:29Vous, personnellement, qu'est-ce qui vous a fait accrocher avec cette discipline ?
16:37C'est une vaste question, mais pour faire court,
16:41c'est une discipline où, en fait, je trouve qu'on a les codes du cyclisme,
16:48du cyclisme qu'on voit à la télé,
16:50mais un peu plus d'adresse pour aller sur des chemins
16:55et avec des machines qui ressemblent à ce qu'on voit à la télé.
17:00Donc, c'est un bon mix entre...
17:12Ce week-end, vous étiez donc au départ
17:15et sur le podium de la toute première Coupe de France,
17:18en élite en tout cas.
17:19Vous y alliez avec l'ambition de faire ce type de résultat ?
17:27Non, mais c'est compliqué le début de saison
17:32parce que je travaille l'hiver avec l'équipe de France de ski de fond.
17:38Du coup, ça ne fait qu'un mois que je peux me réentraîner, faire du vélo.
17:41Donc, j'y suis allé pour faire une course d'entraînement.
17:43Que je puisse faire un podium, c'est bien,
17:46mais ce n'était pas l'objectif.
17:48L'objectif, c'était de travailler et encaisser un rythme de course
17:53pour la suite de la saison.
17:56C'est ça, parce que l'hiver, vous êtes donc technicien
17:58pour l'équipe de France de ski de fond
18:00et vous n'avez donc pas forcément l'occasion
18:02de vous entraîner énormément,
18:04en tout cas pas autant que vos concurrents.
18:06J'imagine que vous espérez voir la forme grimper
18:08dans les prochaines semaines
18:09pour pouvoir accrocher d'autres beaux résultats ?
18:14Oui, le plan, c'est ça.
18:16C'est d'enquiller et d'absorber pas mal de kilomètres,
18:22augmenter petit à petit les intensités,
18:23prendre de l'aisance sur le vélo
18:25et pour avoir un premier pic de forme sur le mois de juin
18:31et j'espère qu'il durera sur juillet.
18:34Et après, si je peux repréparer un pic
18:37pour le mois de septembre
18:38où il y a pas mal de beaux événements qui arrivent,
18:40c'est le plan.
18:44Sportivement, vos objectifs cette année,
18:46qu'est-ce que ça sera ?
18:51Il y a une Coupe du Monde à Mignot
18:55parce que j'aimerais bien être fort ici.
18:59Pourquoi pas accrocher un podium ?
19:01Je sais pas qui va être en face de moi à ce moment-là,
19:04mais je pense qu'un podium, c'est jouable.
19:06Il y aura un championnat de France aussi en septembre.
19:11Il y a des mecs solides,
19:12il y a des mecs qui vont faire ça,
19:17mais pourquoi un champion de France 2 ?
19:20Ça peut être un bel objectif.
19:25Le gravel, ça reste encore peu développé en France,
19:29même ailleurs dans le monde,
19:30parce qu'on l'a dit, la discipline est assez récente.
19:33Globalement, il y a quelques professionnels,
19:35mais ça reste de la débrouille.
19:36Pour vous, comment est-ce que ça se passe ?
19:43Alors, oui, on peut dire que c'est une jeune pratique,
19:47mais il y a quand même beaucoup de monde qui en fait.
19:50Parce que pour les courses,
19:53c'est 1500 personnes par distance, à peu près.
20:00Après, évidemment, sur les 1500 membres,
20:03il y en a qui font que du gravel,
20:05il y en a qui sont déjà pros avec des contrats
20:07dans des équipes, des pro-teams ou des world tour,
20:14comme tout le monde qui doit s'organiser
20:17pour prendre un logement,
20:19avoir un peu d'assistance, etc.
20:22Donc, oui, c'est nouveau,
20:23mais c'est déjà quand même...
20:26Je ne sais pas comment expliquer.
20:29Il y a déjà beaucoup de pratiquants
20:32qui peuvent faire que ça, on va dire.
20:36C'est effectivement la pratique loisir-plaisir
20:39qui est en plein essor.
20:41Vous, justement, c'est aussi sur cet aspect-là
20:44que vous espérez amener quelque chose
20:45au monde du gravel, c'est bien ça ?
20:50Je pense qu'il y a des choses à respecter.
20:55On ne peut pas prendre un vélo
20:57et se dire, je vais sur la route,
21:00après je prends un chemin,
21:01peu importe à qui il appartient,
21:03s'il y a un fil, si je passe dans un champ.
21:05Je pense qu'il y a des...
21:06J'aimerais bien responsabiliser les pratiquants à ça
21:11pour qu'il n'y ait pas de conflit d'intérêt
21:14entre tous les utilisateurs de l'outdoor, finalement,
21:18entre les coureurs qui sont de plus en plus nombreux,
21:21les cyclistes qui sont de plus en plus nombreux,
21:23les automobilistes qui ont de moins en moins de patience.
21:26Il y a plein de choses qui peuvent être améliorées
21:31juste en prenant conscience de ce qui nous entoure.
21:35Les pratiques outdoor, justement,
21:37chez nous dans les Hautes-Alpes
21:38et dans les Alpes d'Haute-Provence,
21:39les terrains de jeu sont magnifiques.
21:41Est-ce que ça se prête à la pratique du gravel chez nous ?
21:47Je n'ai pas exploré beaucoup autour de mes parents.
21:54Pour sûr, le gap en C, la Vallée du Champs-Sort,
21:57c'est magnifique et ça fonctionnerait très bien.
22:01Pourquoi pas imaginer un jour une Coupe du Monde ou plus,
22:07de la volonté des collectivités locales ?
22:10De plein de choses comme ça.
22:11Mais oui, les Hautes-Alpes pour l'outdoor,
22:14c'est vraiment un beau terrain de jeu.
22:19Merci Thao Kéméré d'avoir été avec nous sur BFMDC
22:22pour parler de cette discipline, le gravel.
22:24Donc effectivement, chez nous aussi,
22:26ça commence à prendre.
22:27Il y a des adeptes un petit peu partout.
22:30Le club des Alpes, ça se termine maintenant.
22:33Le sport, lui, continue sur les antennes de BFMDC.
22:36Dans un instant, c'est Virage Marseille
22:38pour parler de cette fin de saison un peu désastreuse
22:40du côté de l'OM.
22:42Belle soirée sur BFMDC.
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