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  • il y a 1 jour
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic.

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00:00— Bonsoir. — Bonsoir. — Bonsoir. — Bonsoir. — Bonsoir. — Bonsoir d'ici.
00:11Bienvenue dans « Bonsoir d'ici ». Je suis ravi de vous retrouver en ce mardi. Merci de nous être
00:16fidèles.
00:17Dans un instant, nous ferons le point sur l'actualité près de chez vous, dans les Alpes du Sud.
00:21Mais avant ça, je salue l'équipe qui vous accompagne également ce soir. Bonsoir, Hugo Marseille. — Bonsoir.
00:27— Bonsoir également, Gaël Lanoue. — Bonsoir, Enzo. — Comment allez-vous, messieurs ?
00:31— Très bien et vous-même. — En ce mardi, tout va bien ? — Parfaitement.
00:34— Eh bien nickel. Hugo, on vous retrouvera à partir de 18h15 pour le BFM d'ici et vous.
00:39Et ce soir, on s'intéresse à une pratique parfois moquée et qui pourtant a ses adeptes par chez nous,
00:44le naturisme.
00:45— Exactement. Le naturisme, dont le nudisme, la composante la plus connue, n'est donc juste qu'une composante de
00:51ce courant
00:52qui est un courant philosophique avant tout.
00:54Et nous verrons donc aussi, eh bien, peut-être où se trouvent les lieux utilisés par ses adeptes dans les
01:00Hauts-de-Alpes.
01:00Ça sera à partir de 18h15. Le Focus Histoire, à 18h45, s'intéressera à l'émigration des Hauts et des
01:07Bas-Alpins.
01:07Vous le savez, on en a déjà parlé sur cette antenne. Il y a l'émigration, évidemment, des Zubaïens vers
01:13le Mexique.
01:13Mais vous allez voir que l'histoire de nos deux départements s'inscrit aussi au Canada ou en Californie, par
01:20exemple.
01:20Et puis juste après, Gaël Lanoue, pour l'histoire du jour. Avec vous, nous nous intéresserons au pont englouti du
01:27lac de Serponson, par exemple.
01:28Oui, on va parler généralement de la ligne ferroviaire entre Chorges et Barcelonette.
01:32C'est un grand projet pour l'Ubaï qui a été finalement abandonné au profit du lac de Serponson.
01:37Eh bien voilà, vous avez le programme. Tout de suite, votre journal de 18h. Voici les titres en ce mardi
01:439 juin.
01:43Pas d'école. Aujourd'hui, à Péruy, les équipes enseignantes ont fait grève.
01:48Elles dénoncent un climat de tension et des violences.
01:51Une professeure a notamment été giflée par un élève il y a quelques jours.
01:55La colère et le recueillement après la mort de Liana dans le Gers.
01:59Hier, un rassemblement a eu lieu à Gap, devant le palais de justice, en hommage à la petite fille.
02:04Un drame qui en a ravivé d'autres.
02:06À 19h, nous entendrons le témoignage d'un père dont la fille a, elle aussi, été victime de violences sexuelles
02:12et dont le principal suspect n'a toujours pas été jugé.
02:16Les pompiers de Cisteron, qui ont pris place dans leur nouvelle caserne plus pratique, plus moderne,
02:21nous retrouverons sur place notre journaliste aux côtés de Jean-Claude Castel.
02:25C'est le président du service départemental d'incendie et de secours interview à retrouver à la fin de ce
02:31journal.
02:31Et puis la météo de demain, c'est encore une très belle journée dans les Alpes du Sud qui vous
02:37attend.
02:37Côté température, comptez par exemple 13 degrés à Jarjaï, 11 à Saint-Clément-sur-Durance,
02:4210 à Laforie dans les Alpes-de-Haute-Provence, 11 à La Robine-sur-Galabre, 16 à Entrevaux ou encore
02:488 à la Motte-du-Cair.
02:54Les portes de l'école de Perruy sont donc restées closes.
02:58Ce mardi, le personnel a fait grève, une mobilisation qui intervient alors qu'une maîtresse a été giflée par un
03:05élève il y a quelques jours.
03:06Les enseignants et les parents dénoncent un climat de tension et une situation devenue ingérable.
03:12Ils attendent des mesures fortes de l'éducation nationale.
03:15Le reportage de Laurie Charrier.
03:20Violences physiques entre les élèves, menaces d'auto-mutilation ou insultes et lapidation envers les enseignants,
03:25ce sont quelques exemples d'une situation devenue quasi quotidienne à l'école primaire de Perruy.
03:30La semaine dernière, une enseignante a même été giflée par un élève.
03:34Un acte de trop pour le personnel de l'école et les parents d'élèves qui se sont mobilisés pour
03:38alerter sur cette situation qui a des répercussions sur les enfants.
03:42Il y en a qui sont proches du traumatisme, on a des cauchemars la nuit, des pleurs le dimanche soir.
03:47Et au contraire, on a des enfants qui, quand on leur pose la question, c'est au petit déjeuner, autour
03:51d'un bol de céréales,
03:52ah oui, oui, la maîtresse s'est fait agresser, j'étais là, je l'ai vue, mais ça a l
03:57'air normal.
03:58Afin d'évoquer la situation, la directrice de l'inspection académique a reçu une délégation, dont la maire de Perruy,
04:04accompagnée par les syndicats qui soutiennent les enseignants.
04:06Il faut que ça cesse, on sait que les maîtresses sont épuisées, donc on fait tout pour être là avec
04:11eux.
04:11On peut les soutenir, mais maintenant, la balle est dans le cœur de l'inspection d'académie.
04:16Leur situation est symptomatique de ce qui se passe dans un grand nombre d'écoles du département.
04:20Là où, évidemment, on a des réserves à exprimer, c'est que les réponses ne sont pas à la hauteur
04:26des besoins des collègues.
04:28Et donc, ce qu'on demande, c'est au moins un poste d'enseignant supplémentaire.
04:31Et là-dessus, l'inspectrice d'académie refuse de s'engrager.
04:34Les services de l'éducation nationale n'ont pour le moment pas donné suite à nos sollicitations.
04:39Dans l'actualité également, cette émotion toujours présente après la découverte du corps de Liana,
04:45cette collégienne de 11 ans qui avait disparu le 29 mai dans le Gers.
04:49Hier soir, partout en France, des rassemblements ont été organisés.
04:53C'était le cas à Digne-les-Bains ou à Gapes, dans la capitale des Hautes-Alpes.
04:57Justement, plus de 200 personnes ont participé à ce moment de recueillement.
05:01Beaucoup ne comprennent pas comment un tel drame a pu arriver alors que le principal suspect était connu de la
05:06justice.
05:07Certains expriment aussi leur compassion et la peur.
05:10Les témoignages recueillis par Laure Gonzales.
05:13Je suis là parce que c'est horrible ce qui se passe.
05:16C'est que j'ai huit petits-enfants d'un an à neuf ans.
05:19Et que je trempe tous les jours qu'il leur arrive la même chose.
05:22Et qu'il faut que la justice se mette en place et que ces gens-là soient neutralisés.
05:29Parce que ça ne peut pas être possible de vivre ça pour des parents.
05:32Des parents, des grands-parents, c'est impossible.
05:34Je pense qu'il faut d'abord marquer notre soutien à la famille en deuil.
05:40Nous avons eu des enfants, nous nous imaginons...
05:42Nous imaginons...
05:44Non, nous ne pouvons même pas imaginer ce qu'ils ressentent.
05:49Soutien et révolte, c'est les deux ensemble.
05:51J'ai une fille qui a le même âge que Liana.
05:53Donc je suis forcément touchée par ce qui se passe.
05:56Comme beaucoup de gens, de toute façon, même si on n'est pas maman, je pense qu'on est touchée.
06:00Et donc c'était important d'être là pour signaler le soutien.
06:05Et dire à la justice qu'il faut qu'elle se réforme, qu'elle fasse quelque chose pour que ça
06:08ne se reproduise plus.
06:10Et à 19h, c'est un témoignage fort, un témoignage poignant que nous entendrons.
06:15Celui de Rudy, un père de famille Gapenset, dont la fille a elle aussi été victime de violences.
06:21Il a été l'invité hier soir sur le plateau de BFM TV.
06:24Il a pu notamment interroger le garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
06:28Il sera avec nous sur ce plateau à 19h.
06:32Ce drame également qui s'est produit hier matin sur la route départementale 1075.
06:37Entre Laragne-Montéglin et Garde-Colombes, deux motards, un père et son fils originaire de l'Isère, sont décédés en
06:44percutant une voiture.
06:45Les circonstances de l'accident restent à éclaircir.
06:48La gendarmerie a donc lancé un appel à témoins.
06:50Les enquêteurs sont notamment à la recherche d'images issues de téléphones ou de caméras embarquées.
06:56Trouver un emploi quand on est en situation de handicap, réfugié ou allocataire du RSA peut parfois être un parcours
07:03du combattant.
07:03Heureusement, il existe des associations d'insertion qui forment et qui aident.
07:08C'est le cas de la fondation Agir contre l'exclusion.
07:11Dans les Hautes-Alpes, elle compte 40 entreprises partenaires.
07:14Un réseau qui permet d'accompagner vers l'emploi les personnes qui en sont les plus éloignées.
07:19Exemple à Briançon, dans un garage automobile avec Jérémy Cazot.
07:25Ici, à Boubacar, en situation de demande d'asile et en formation pour devenir mécanicien.
07:31Un peu plus loin, Anthony, 21 ans, qui débute en entreprise.
07:35Des travailleurs volontaires, éloignés de l'emploi, qui ont trouvé des portes ouvertes dans cette entreprise briançonnèse.
07:41Une opportunité à ne pas rater.
07:43Je suis très content.
07:46Ici, ils sont sympas avec moi.
07:48Moi, j'attaque à peine dans le métier. Je débute.
07:50C'est vrai que c'est intéressant d'évoluer.
07:52Une chance pour évoluer.
07:54Ce responsable ne regrette pas son choix d'avoir recruté et fait confiance à des primo-arrivants comme à Boubacar.
08:00Un travailleur sérieux et motivé venu de Côte d'Ivoire qui donne l'exemple autour de lui.
08:05Tout ce que je pourrais dire, c'est qu'ils savent d'où ils viennent et ils savent ce qu
08:08'ils veulent.
08:09Et que souvent, en fait, ils ont la gnaque et ça fait plaisir.
08:12Laurent Brutinelle fait partie d'une quarantaine de chefs d'entreprise aux Alpins engagés au sein de la fondation FAS
08:18contre l'exclusion avec, au-delà du recrutement, des actions de terrain, mentorat, job dating, intervention dans des lycées.
08:26Un objectif social en même temps qu'une réponse aux difficultés de recrutement.
08:31On développe pas mal de choses avec les chantiers d'insertion pour accompagner des personnes à retrouver soit des stages,
08:37soit des emplois.
08:39Donc voilà, tous ceux qui ont envie de venir sont les bienvenus. On a besoin d'entreprises.
08:44Les entreprises intéressées pour rejoindre la fondation pour l'inclusion sont les bienvenues.
08:49Une manière aussi de rendre service à l'ensemble du territoire des hautes ailes.
08:54En bref, un village olympique sera bel et bien aménagé au Fort des Têtes à Briançon.
08:59L'annonce a été faite officiellement ce matin par le maire, Arnaud Murgia, et par le président de la région,
09:05Renaud Muselier.
09:07La Solideo, l'organisme chargé de la maîtrise d'ouvrage des Jeux Olympiques, a donné son feu vert et désigné
09:13les entreprises qui feront les travaux.
09:15L'ensemble du site militaire qui a été vendu par l'armée sera rénové par Link City, une filiale de
09:20Bouygues Construction.
09:20L'ancienne usine de la Chape sera également réhabilitée par ICAD Promotion, une filiale de la Caisse des dépôts.
09:27A noter également la construction d'un transport par câble qui est prévu entre la Chape, la Cité Vauban et
09:33le village olympique.
09:34Le tout pour 133 millions d'euros. Un budget qui a été divisé par deux, selon Arnaud Murgia, qui rappelle
09:40qu'une grande partie sera supportée par des crédits privés.
09:44Elle est flambant neuve. La caserne des pompiers de Cisteron a été inaugurée aujourd'hui.
09:50Il y a un mois, nous faisions vivre le déménagement. Désormais, tout le monde a pris place dans cette nouvelle
09:56bâtisse de 1800 m²
09:57qui se situe désormais à l'entrée de la ville. On va retrouver sur place Amélie Deschers, aux côtés de
10:03Jean-Claude Castel.
10:05C'est le président du SDIS 04, le service départemental d'incendie et de secours. Bonsoir Amélie Deschers.
10:16Bonsoir Renzo. Effectivement, avec le président du SDIS 04 à mes côtés, j'imagine heureux de montrer à la population
10:22ce nouveau bijou qui est juste derrière nous.
10:24Tout à fait. C'est l'aboutissement d'un long travail dont la genèse remonte à de nombreuses années.
10:30Un SDAC qui identifie 17 centres de secours à refaire. Un SDIS complètement endetté avec plus aucun moyen d'investir.
10:39Et donc, les élus, les préfets se sont mis autour de la table et ont créé un plan de financement
10:45spécial pour les casernes
10:46qui, grosso modo, est un tiers, un tiers, un tiers département communes et communes défendues en premier appel par le
10:54centre en question
10:55et préfecture pour une DETR spéciale. Grâce à ça, on inaugure ce soir le cinquième bâtiment neuf.
11:05Un sixième est en cours. Et puis, il y en a encore quelques-uns sur lesquels on travaille, bien entendu,
11:10pour continuer dans cette belle direction afin d'offrir aux pompiers un matériel, un cadre, un outil
11:18au niveau de leur engagement, premièrement. Deuxièmement, efficacité. Efficacité dans la distribution des secours
11:25pour nos concitoyens qui sont en droit d'attendre ça. Et puis, confort pour les pompiers qui sont là,
11:33je vous rappelle, à 96% volontaires.
11:35Vous venez de le dire, justement, des finances compliquées. Un budget pourtant d'environ 3,1 millions d'euros ici.
11:42À l'approche, justement, de cet été, on sait que les interventions des pompiers vont être encore plus mobilisées
11:48à l'approche des feux. C'est encore plus nécessaire d'avoir des équipements comme ceci ?
11:52Bien sûr, c'est modernisé. La caserne où elle était avant, bien sûr, elle a rendu d'énormes services.
11:58Aujourd'hui, c'est très difficile de faire démarrer des camions d'intervention qui doivent aller très vite,
12:04en plein centre-ville. Ici, on est un petit peu à l'écart. Il y a des routes qui partent
12:10dans tous les sens
12:10pour distribuer les secours, c'est mieux et en plus grande sécurité, bien entendu.
12:15Merci beaucoup, M. Cassel, d'avoir été à nos côtés. On va vous laisser aller rejoindre toutes ces personnes
12:19qui sont arrivées parce que l'inauguration va démarrer dans quelques instants.
12:23Merci beaucoup, Amélie Deschers, en direct de la caserne des pompiers de Sisteon.
12:29Et puis, pour terminer ce journal, regardez ces très belles images du Verdon et de ces lacs,
12:34notamment le lac d'Esparon, le lac de Castillon ou encore le lac d'Artignosque
12:38avec leurs couleurs magnifiques en ce mois de juin.
12:56Pour demain, globalement du soleil qui vous attend avec des températures très agréables.
13:01Les précisions avec Collabedois.
13:09Ravie de vous retrouver le temps pour la journée de mercredi sur nos deux départements,
13:13les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence, un temps calme et ensoleillé
13:16qui nous attend pour ce mercredi avec, c'est vrai, le matin, un voile nuageux parfois un peu épais
13:21mais qui va s'estomper au fil des heures l'après-midi pour laisser le soleil pleinement dominé
13:27en deuxième partie de journée, seulement quelques nuages sur l'extrême nord de notre territoire.
13:31Côté température, comptez au mieux le matin, 13 à Manosque, 12 à Dignes-les-Bains,
13:3511 à Gapes, 10 à Ambrun, 7 à Briançon, l'après-midi 22 à Briançon, 23 à Gapes
13:40et 25, la maximale du côté de Manosque ou encore de Dignes-les-Bains.
13:51Entre liberté, philosophie de vie et pourtant cadre légal strict, le naturisme
13:56reste une pratique très encadrée, méconnue mais qui est bien présente dans nos territoires.
14:01Hugo Marseille s'y intéresse dans le BFM.
14:03D'ici et vous, c'est juste après la pub.
14:05A tout de suite.
14:34Sous-titrage Société Radio-Canada
14:56Bonsoir d'ici.
15:03Presque 18h18 sur BFM d'ici, ravis de vous retrouver.
15:06Dans un instant, on retrouve Hugo Marseille pour le BFM d'ici et vous.
15:10Mais avant, on fait le point sur l'essentiel de l'actualité en ce mardi 9 juin dans les Alpes
15:15du Sud.
15:16Les écoles maternelles et primaires de Perruy ont été fermées aujourd'hui.
15:20Le personnel a fait grève.
15:22Il y a quelques jours, une institutrice avait été giflée par un élève.
15:25Le fort des têtes de Briançon accueillera bien un village olympique des JO 2030.
15:31La Solideo vient de désigner les entreprises qui s'occuperont du chantier.
15:35Les skieurs freestyle dormiront donc dans les cellules dessinées par Vauban.
15:40Et puis, la nouvelle caserne des pompiers de Cisteron est inaugurée aujourd'hui.
15:44Elle est située à l'entrée de la ville et accueille 70 pompiers, dont 96% de volontaires.
15:51Et tout de suite, on retrouve Hugo Marseille pour le BFM d'ici et vous.
16:05C'est une pratique méconnue, parfois assimilée à tort à de l'exhibitionnisme.
16:11Ce soir, on s'intéresse au naturisme.
16:13Bonsoir Hugo Marseille.
16:14Bonsoir Enzo.
16:15Dans nos départements, cela reste une manière de vivre assez répandue,
16:19facilité notamment par la faible densité de population
16:22et donc aussi par le nombre de lieux isolés, au bord des lacs notamment, comme en montagne.
16:27Mais on va voir qu'il existe des limites à la nudité, à la fois légale mais aussi de bon
16:32sens.
16:32Alors déjà Hugo, qu'est-ce que le naturisme ?
16:35Alors Enzo, le naturisme c'est un peu plus que le nudisme, il est souvent réduit à cette simple dimension
16:40mais en réalité c'est plutôt un courant philosophique qui a démarré plus ou moins il y a 120 ans
16:45dans le sillage de la révolution industrielle.
16:48Il prône une harmonie avec la nature caractérisée par la nudité en commun
16:53avec l'objectif de se respecter soi-même, respecter les autres et respecter l'environnement.
16:58Le mouvement est né en Europe, entre l'Allemagne, la France et les Pays-Bas
17:01avec trois courants de pensée à l'origine.
17:04Eric Stéphanu, chargé de communication de la Fédération française de naturisme, nous les détaille.
17:10On a une racine qui vient des médecins hygiénistes à la fin du 19e siècle
17:15qui était horrifiée par les conditions de vie de la classe ouvrière suite à l'exode rural
17:21qui vivait dans des appartements insalubres avec une surpopulation, une diffusion des maladies.
17:28Et qui a prôné le retour à la nature, l'exposition au soleil et l'activité physique
17:34pour notamment lutter contre la tuberculose.
17:38Ensuite, vous avez un mouvement effectivement un peu plus philosophique
17:42qui était un élèvement de l'homme, de l'homme avec un grand H, vers des valeurs morales supérieures.
17:50Et vous avez un courant anarchiste qui lui était la nudité en réaction à la morale bourgeoise de l'époque.
18:00Alors, on le comprend, la nudité n'est pas un but mais plutôt le moyen,
18:04le moyen notamment de gommer les différences sociales sans connotation sexuelle.
18:08La nudité invisibilise la personne.
18:14C'est-à-dire que quand vous êtes nu dans une foule nue,
18:16vous ne savez pas si la personne est ouvrier, cadre, docteur.
18:22La nudité permet justement d'effacer les contraintes sociales.
18:27Et surtout, j'insiste, pour toutes celles qui sont complexées par leur physique,
18:34venez chez les naturistes. Pas de jugement chez nous, un regard bienveillant,
18:41tout le monde est accepté, il n'y a pas de jugement physique.
18:44Et c'est vraiment un idéal de société.
18:48Et est-ce qu'on peut le pratiquer partout, le naturisme, Hugo ?
18:51Alors, à peu de choses près, oui.
18:53Pour les pratiquants, il s'agit surtout de respecter les autres.
18:56Les adeptes du naturisme vont donc rechercher des zones isolées,
19:00loin des regards des textiles.
19:01Ce sont ceux qui portent des vêtements, donc.
19:03Il existe aussi des zones définies qui sont plus ou moins réservées.
19:07Les porteurs de vêtements sont tolérés, mais pas forcément appréciés,
19:10car ils brisent le contrat social tacite.
19:12Les corps nus sont égaux, des corps habillés se démarquent dans cette masse.
19:18Peu importe votre orientation religieuse, politique, sexuelle, philosophique ou autre,
19:24puisqu'on a l'habitude de dire qu'on est tous nus, tous égaux.
19:27Donc, c'est justement ce qu'on vient chercher dans le naturisme.
19:29C'est justement une paix, une concorde que l'on ne trouve pas éventuellement,
19:35comme on dit, chez les textiles.
19:37Ensuite, dans les zones réservées, il n'y a pas de zone réservée.
19:40La loi littorale s'applique partout.
19:42En revanche, ce que les naturistes disent, c'est qu'ils ont toujours été repoussés plus loin,
19:47parce qu'il fallait cacher absolument ces corps nus.
19:51« Mon Dieu, ça risquait de choquer. »
19:54Donc, on est toujours allé plus loin.
19:56C'est-à-dire que quand les naturistes se sont réfugiés dans les Calanques,
19:58personne n'allait dans les Calanques.
20:00Donc, ce qu'on dit, c'est que nous, on a 0,00001% du littoral français.
20:07Mon Dieu, si vous pouviez nous laisser ces endroits pour les naturistes,
20:12ça serait quand même bien.
20:14Alors, on a souvent l'image des naturistes à la plage,
20:18mais c'est peut-être un cliché.
20:19Est-ce que ce sont les seuls lieux qu'ils fréquentent ?
20:20Non, il y a bien d'autres lieux.
20:22Par chez nous, on a des randonnées qui sont organisées, par exemple.
20:25Même des randonnées en raquette à neige.
20:27Enzo, on l'a dit, c'est davantage...
20:28Il faut être courageux.
20:29Il faut être très courageux, effectivement.
20:31Et on l'a dit, c'est davantage une philosophie de vie.
20:33Et la vie, elle ne se limite pas aux plages.
20:36Vous avez des associations partout en France
20:39qui organisent des activités.
20:41L'été, bien sûr, mais aussi l'hiver.
20:43On peut privatiser des séances de bowling,
20:49des piscines, vous avez des hamams, des saunas.
20:52Vous avez de la rando en raquette.
20:55Alors, bien sûr, quand le soleil est là.
20:57Mais la pratique du naturisme ne s'arrête pas à la plage.
21:02Et si vous croisez un groupe de randonneurs
21:04dans le plus simple appareil,
21:05Éric Stéphanou me l'a assuré,
21:07en général, ils vont se couvrir le temps de votre passage.
21:10Souvent, ces randonneurs, ils disposent d'un pareo
21:12ou d'une pièce de tissu à portée de main
21:14pour dissimuler leur intimité,
21:16pour respecter, là encore, le regard des autres.
21:17Est-ce qu'il y a tout de même une limite légale à cette pratique ?
21:20Oui.
21:21Évidemment, vous ne croiserez à priori personne.
21:23L'effet salaire dans un centre-ville, par exemple.
21:25La loi encadre la pratique et le contexte a son importance.
21:29L'article de loi, c'est l'article 222-32 du Code pénal
21:34qui punit l'exhibition sexuelle.
21:37Alors là, c'est à l'appréciation du juge.
21:39Est-ce que la simple nudité est une exhibition sexuelle ?
21:42Tout dépend du lieu.
21:44C'est sûr que si vous allez vous mettre nu à la sortie
21:46de votre supermarché, c'est de l'exhibition sexuelle.
21:49Encore que si c'est dans le cadre d'une performance artistique
21:52ou avec une autorisation municipale, etc.
21:57On a vu des happenings ou des séances photos
22:00de grands artistes comme Tunic à Lyon il y a quelques années.
22:05Maintenant, la loi dit clairement que si vous êtes nu dans votre jardin
22:08et que vous êtes visible de vos voisins,
22:10vous pouvez tomber sous le coup de la loi.
22:12En revanche, si ce même voisin doit monter sur une échelle
22:15pour vous apercevoir, à ce moment-là, c'est lui qui est en tort.
22:19Mais effectivement, on ne doit pas être vu nu d'autrui
22:22comme autrui ne le souhaite pas.
22:24Tout est donc affaire de consentement et de bon sens.
22:27Et nous le disions tout à l'heure, nos territoires sont propices au naturisme.
22:32Oui, on l'a dit, les naturistes recherchent des zones isolées,
22:35notamment pour éviter les conflits d'usages.
22:37Et évidemment, nos départements ruraux et montagneux n'en manquent pas.
22:41D'après Éric Stéphanu, l'offre est particulièrement variée
22:44dans les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence.
22:46Alors, pour le 05, vous avez Franck, qui est un randonneur naturiste
22:52et qui fait pas mal de randos dans le département,
22:55alors seul ou accompagné.
22:57Et dans le 04, vous avez énormément de centres de vacances naturistes,
23:02parmi les plus préservés.
23:05Alors, on peut citer Verdon-Provence,
23:07qui a été repris par Mélanie il y a quelques années,
23:10qui n'était pas naturiste et qui l'est devenu.
23:13Voilà, après, vous en avez plein d'autres.
23:15Je vous encourage à venir sur le site de la Fédération Française de Naturisme
23:20et vous pourrez trouver toute l'offre naturiste des Alpes sur notre site.
23:27Merci beaucoup, Hugo.
23:28Alors, est-ce que vous êtes prêt à sauter le pas ?
23:29Alors, pas encore, a priori, et vous ?
23:31Non, pas non plus, mais en tout cas, merci beaucoup pour ces précisions,
23:34d'avoir mis la lumière sur cette pratique.
23:37Alors, si on veut vous poser d'autres questions, comment fait-on ?
23:39Plusieurs solutions, Enzo, vous commencez à les connaître,
23:42vous pouvez flasher le QR code qui va s'afficher à l'écran.
23:45Vous pouvez aussi me contacter via nos réseaux sociaux,
23:47Facebook et Instagram de BFMDC par mail.
23:50Également, c'est rédaction-bfmdc.fr
23:53ou par SMS, c'est le 0601 90 58 10.
23:58Merci beaucoup, Hugo Marseille.
24:07Merci de regarder BFMDC.
24:08On retrouve la bande d'infos, et comme tous les mardis, le focus histoire.
24:12Elle arrive dans un tout petit instant, mais on fait le point sur l'actualité du jour.
24:16Voici le rappel des titres en ce mardi 9 juin.
24:19Les écoles maternelles et primaires de Péruy étaient fermées.
24:22Aujourd'hui, la cause, un mouvement de grève de l'équipe enseignante.
24:26Il y a quelques jours, une institutrice a été giflée par un élève.
24:29Le fort des têtes de Briançon sera bel et bien l'un des villages olympiques des JO 2030.
24:35La Solideo vient de désigner les entreprises qui s'occuperont du chantier qui commencera cette année.
24:41Les skieurs freestyle dormiront donc dans les cellules dessinées par Vauban.
24:46Et puis la nouvelle caserne des pompiers, beaucoup plus moderne, elle, de Cisteron, a été inaugurée.
24:51Aujourd'hui, elle est située à l'entrée de la ville et accueille désormais 70 pompiers.
24:58Et tout de suite, c'est le focus histoire.
25:00Votre rendez-vous avec Mutuelle du Soleil, toujours là dans vos vies.
25:05Santé, prévoyance, auto, habitation.
25:12Le focus histoire avec Florane Bisson.
25:14Bonsoir Florane.
25:16Bonsoir.
25:16Comment allez-vous ?
25:17Bien et vous ?
25:18Très bien, merci.
25:19Ce soir, nous allons parler de l'émigration.
25:22Je dis bien l'émigration quand on part d'un pays pour aller dans un autre.
25:26Des hauts alpins et des bas alpins qui s'est surtout produite au 19e siècle.
25:31Alors on connaît, on en a déjà parlé ici, on connaît celle des habitants de Barcelone.
25:35Vers le Mexique, on va en reparler.
25:37Mais il y en a d'autres, on va le découvrir.
25:40Alors justement, quelles sont déjà les principales destinations des migrants des Alpes du Sud à cette période-là ?
25:46Alors ce qui est intéressant, c'est que vraiment chaque vallée a eu sa destination.
25:51Et ça s'est vraiment formé comme ceci.
25:53Dans les Hautes-Alpes, on peut voir que le nord du département, donc plutôt le Briançonné et le Quéra, sont
25:58partis vers l'Amérique du Sud.
26:00Donc plutôt Argentine, Uruguay ou Chili.
26:03C'était des habitants qui étaient globalement assez instruits, qui savaient lire, écrire, compter et qui ont fait des métiers
26:08assez honorables.
26:10Ils sont devenus commerçants, employés de bureaux ou d'enseignes.
26:13Pour le Sud du département, plutôt le Gapensé ou le Champsor, et notamment le Champsor, parce que 80% de
26:20l'immigration des Hautes-Alpes vient du Champsor,
26:24sont plutôt partis vers l'Amérique du Nord, donc États-Unis ou Canada.
26:28Donc c'était plutôt des profils d'éleveurs qui sont partis là-bas, et notamment en Californie, ce qu'on
26:34appellera, les habitants rigoleront en l'appellant la Caille-Fournie.
26:37D'accord. Et pour les Alpes de Haute-Provence, on l'a dit, il y a bien évidemment la vallée
26:42de Lubaï, et puis la célèbre immigration de Barcelonette vers le Mexique.
26:47Exactement. Donc Barcelonette et Josier, beaucoup d'habitants, sont partis vers le Mexique, vers Mexico.
26:54Tout a commencé en 1821, lorsque les trois frères Arnaud sont partis de Josier pour aller à Mexico, juste après
27:01l'indépendance du pays.
27:03Le succès, à leur retour, déclenche une grande vague d'immigration. En tout, il y a près de 5000 habitants
27:08de la vallée qui sont partis au Mexique pendant près d'un siècle, sur près d'un siècle.
27:14Et puis surtout, c'était une fortune, ils ont été travaillés dans le textile, je crois.
27:18Exactement. Beaucoup dans l'industrie textile, beaucoup de grands magasins ont été ouverts un petit peu à la mode parisienne,
27:24donc voilà ces gros magasins-là.
27:26Et sinon, le reste du département, donc plutôt les basses montagnes, tout ce qui est sur les villes de Fort
27:31Calquier, Sisteron, Ondine, sont plutôt partis, là cette fois-ci, vers la côte d'Azur, donc pas dans des pays
27:36lointains.
27:37Et ce qu'il faut souligner, c'est que par exemple, pour l'exemple de Barcelonette, les immigrés n'ont
27:43pas oublié leur vallée d'origine, puisqu'ils sont souvent revenus.
27:46Et ils ont donc construit ces célèbres villas mexicaines à Barcelonette et ont fait profiter aussi, en tout cas, de
27:52leur richesse à la ville.
27:54Exactement. Tous les immigrés sont revenus globalement après dans leur région, en tout cas, sont revenus avec un fort patrimoine,
28:01une forte culture, et ça a laissé des traces dans notre patrimoine.
28:04Donc cela voulait dire que finalement, l'exil n'était pas fait pour être définitif ?
28:08Exactement. Tout n'était que passager. Le but, c'était de faire surtout un petit peu d'argent.
28:15Ce qui se passait, c'est qu'à ce moment-là, au milieu du 19e siècle, c'était assez dur
28:21de vivre dans nos vallées.
28:22Il n'y avait pas de révolution industrielle comme pouvait le connaître le reste de la France, très concentrée sur
28:27l'agriculture.
28:28Le souci, c'est qu'on a peu de terre. On voit les bocages champs de Sorin avec les petits
28:32champs.
28:33Le droit successoral n'est pas vraiment en faveur de toute la famille.
28:37L'aîné récupère quasiment toute la ferme familiale et le reste de la famille doit un petit peu se débrouiller.
28:42Et c'est ainsi que se met en place cette émigration vers le Nouveau Monde.
28:46Et donc ça a vraiment eu lieu à la fin du 19e siècle et on va dire entre 1900 et
28:521930, ces vagues d'émigration ?
28:54Exactement. C'est à ce moment-là. Il faut compter la grosse période entre 1850 et le début de la
28:58Seconde Guerre mondiale.
29:00Mais sinon, toute fin du 19e, tout début du 20e siècle.
29:03On pouvait imaginer quand même que pour ces personnes, le voyage devait coûter cher.
29:08Il fallait avoir des moyens et être aussi un peu courageux, téméraire pour oser partir à cette époque un peu
29:14à l'autre bout du monde.
29:15Exactement. C'était quand même le voyage d'une vie.
29:17Les familles devaient souvent s'endetter, hypothéquer leur terrain ou s'endetter pour laisser partir un membre de la famille.
29:24Tout l'espoir reporté sur lui justement d'aller s'enrichir vers ce Nouveau Monde.
29:29Et donc c'est comme ça que d'autres ensuite émigraient aussi en se servant entre guillemets en tout cas
29:35des contacts qu'ils avaient sur place ?
29:38Exactement. En fait, les premiers sont partis, les pionniers se sont installés, ont tenté leur nouvelle expérience
29:43et puis ont envoyé des lettres et puis ils ont eu des bons retours.
29:47On fait éloge du pays, ont montré qu'il y avait quand même beaucoup d'argent à gagner finalement.
29:53Et puis ça a fait le tour finalement des familles puis aussi à force des journaux.
29:57Il y avait le petit Champsaurin par exemple qui avait fait une rubrique spéciale appelée Nouvelles d'Amérique
30:03montrant justement le succès qu'ils pouvaient y avoir dans ces nouvelles terres.
30:07Mais on peut se dire, est-ce qu'ils ont vraiment tous réussi, fait fortune immédiatement ?
30:11Ou quand même certains, eh bien ça n'a pas marché pour tout le monde entre guillemets ?
30:16Ça n'a pas marché pour tout le monde mais globalement ça a quand même bien fonctionné.
30:20Les premiers à s'installer donc commençaient d'abord en tant que commis, commençaient à faire fortune
30:26et puis après appelaient les jeunes du village pour eux-mêmes qu'ils deviennent commis,
30:31ils étaient logés, nourris et puis après faisaient à leur tour fortune, s'installer durablement
30:37avant de revenir et là de pouvoir acheter des nouvelles terres agricoles et des nouveaux terrains
30:43et puis enrichir du coup la famille.
30:45Et pourtant est-ce que cette fortune était ostentatoire quand ils sont revenus ?
30:48Alors on voit évidemment, il y a des très belles villas mexicaines à Barcelonette,
30:52il y a aussi des exemples à Josier, on voit par exemple ce grand château blanc sur les hauteurs
30:58mais est-ce qu'il n'y avait forcément que des villas comme ça très ostentatoires
31:03ou est-ce que la fortune s'est faite discrète quand ils sont revenus aussi parfois ?
31:05Oui, plutôt côté des Hautes-Alpes, ça a été plus discret que côté bas-alpin.
31:09Du côté des Hautes-Alpes, il nous reste quelques patrimoines,
31:12on peut notamment aller du côté d'Aiguille dans le Quéra,
31:14on peut voir la mairie, le cimetière aussi,
31:18avec toute une influence d'Amérique du Sud.
31:21On peut également aller voir dans le Champsor, qui a été une grande terre d'exil,
31:25un kiosque à musique, vraiment comme les kiosques américains qu'on imagine vraiment.
31:30On a également à la chapelle de Notre-Dame de Bois-Vert, également dans le Champsor,
31:35il y a un vitrail où on peut voir dessus un chef indien.
31:39Et donc ce sont des témoignages en tout cas de cette époque-là, est-ce qu'il reste encore des
31:43liens ?
31:45Alors on sait qu'il y en a par exemple entre Barcelonette et le Mexique,
31:48mais avec le Champsor par exemple, est-ce qu'il y a encore des liens comme ça de fraternité,
31:53on peut dire peut-être de jumelage ?
31:54Oui, il y a toujours des jumelages entre plusieurs communes.
31:58Là j'en ai plus en tête, mais du côté du Champsor.
32:01Ils ont aussi laissé leur trace là-bas, par exemple les Champsorins aux Etats-Unis,
32:05il y a toujours des communautés.
32:06En effet, on en est parlé.
32:07Oui, il y a fait une petite histoire du jour.
32:09Il y a des communautés de Champsorins encore aujourd'hui.
32:13À Los Angeles, on peut voir des bâtiments construits par des architectes Champsorins par exemple.
32:18Donc ils ont aussi marqué leur territoire là-bas.
32:20Merci beaucoup Florian Bisson.
32:22On retrouve désormais notre deuxième historien, Madine BFM d'ici, Gaël Lanoue pour l'Histoire du jour.
32:32Et avec vous Gaël, on va parler de grands travaux.
32:35Mais parfois les grands travaux sont abandonnés et peuvent même devenir un peu du gâchis financier, on peut le dire.
32:42Et on a un exemple marquant chez nous, puisque c'est le projet de la ligne ferroviaire entre Chorges et
32:47Barcelonette.
32:48Justement, décidément, cette ville est partout.
32:50Un projet qui a été complètement abandonné alors que des travaux avaient déjà eu lieu.
32:55Oui, cette ligne, c'était un immense projet en France, mais aussi un immense défi pour Lubaï.
33:02Créer une ligne unique de chemin de fer avec un relief très accidenté, respecter toujours pour cette ligne une pente
33:10inférieure à 4%.
33:11C'est forcément un défi de taille.
33:14Pour ça, il a fallu percer des montagnes, enjamber des vallées, terrasser des rives, soutenir des flancs, tailler des roches,
33:21également fournir et nourrir une main d'œuvre nombreuse, acheminer de grandes quantités de pierres de taille,
33:27et à l'inverse, évacuer des milliers de tonnes de matériaux.
33:31Et tous ces travaux ont donc débuté à la fin du XIXe siècle et ont été abandonnés en 1935 à
33:37cause du projet de lac de Serponçon, forcément, pensé en parallèle de cette ligne.
33:42Et le résultat de tous ces travaux, c'est donc un immense gâchis.
33:46Alors pourquoi est-on allé si loin dans les travaux si vous nous dites que le projet du lac a
33:50germé quasiment en même temps que le projet de ligne ferroviaire ?
33:53Oui, aujourd'hui, ça semble curieux, mais à l'origine, le projet de retenue hydroélectrique sur l'adurance était beaucoup
34:00moins important que le lac que l'on peut voir aujourd'hui.
34:03Pour avoir une idée, l'ancien village de Savine, Florane va confirmer, l'ancien village ne devait même pas être
34:09noyé sous l'eau.
34:10En prévision, la ligne entre Chorges et Barcelonette avait été redessinée dès 1911, mais surtout, cette ligne jusqu'à Barcelonette,
34:17elle était obligatoire.
34:18Parce qu'en 1878, le Parlement a voté le plan Frécinet qui prévoyait que toutes les préfectures et sous-préfectures
34:26devaient être reliées par le réseau national ferroviaire.
34:30Barcelonette était une sous-préfecture des Basse-Alpes, donc il fallait pouvoir s'y rendre en train.
34:35Et donc, si on ouvre un peu l'œil, on peut se rendre compte que tous les ouvrages déjà livrés
34:41sont aujourd'hui, en tout cas une partie de l'année, sous l'eau du lac.
34:45Exactement. On se rend compte d'ailleurs que nos départements auraient pu être bien différents en termes de paysages.
34:50On peut citer d'abord le viaduc de Chanteloup, qui enjambe le torrent des Moulettes, un ouvrage remarquable et qui
34:57est beaucoup plus gros que ce que l'on peut imaginer en le voyant aujourd'hui.
35:00Il menait au tunnel des Ivans, construit également, puis le viaduc de Prigodieu avec ses énormes piles de 72 mètres
35:08de haut, 3 sur 5 avaient été construites.
35:11Il est resté ainsi inachevé jusqu'à la création du lac en 1959, où il a été démoli gratuitement par
35:18une entreprise locale en échange des pierres.
35:20Pour l'anecdote, l'ingénieur de ce viaduc, Paul Séjourné, avait des doutes sur les piles.
35:27Il craignait qu'elles s'affaisse un jour et il répétait souvent, pourvu qu'elles tiennent, prions Dieu qu'elles
35:33tiennent.
35:35Prie Dieu, c'est donc devenu le nom du viaduc, Prigodieu, en patois locale.
35:40La petite histoire dans la grande, et forcément, le viaduc de Chanteloup est un peu plus près de l'eau
35:45en ce moment,
35:46mais en effet, lorsque le lac est très bas, on peut encore apercevoir quelques vestiges.
35:51Je vous invite à ouvrir l'œil lorsque vous vous baladez en hiver près du lac.
35:55Merci beaucoup Gaël, merci également Fleurane, et on vous retrouvera la semaine prochaine pour le Focus Histoire.
36:06Bonsoir Rudy, merci d'avoir accepté notre invitation.
36:11Vous habitez Gap et vous êtes là ce soir justement pour témoigner des violences sexuelles dont les enfants sont victimes.
36:20Votre famille a vécu ce drame il y a quelques mois, en début d'année.
36:25Votre fille, justement, a été abordée à la sortie de son collège.
36:31Ça a même été plus loin, selon vous.
36:34Alors que s'est-il passé ce jour-là, si vous voulez bien nous raconter ces faits ?
36:38D'abord, je aimerais avoir une pensée par rapport à Liana, par rapport à Rosa,
36:43par rapport à toutes les familles qui subissent des violences sexuelles, pédophiles ou autres.
36:49Donc je les soutiens totalement.
36:52Moi, de mon côté, il n'y a pas eu une affaire, il y a eu deux affaires en fait.
36:56Ma fille a été brisée deux fois.
36:59La première fois, ça remonte il y a à peu près un an, au mois d'août dernier.
37:04C'est le papa d'une ex-copine qui a contacté ma fille, je vous explique.
37:09En fait, à Gap, il y a des activités paris scolaires l'été, on appelle ça la CAS.
37:16Et ma fille a été inscrite, sa fille a été inscrite et elle avait rencontré cette petite il y a
37:21pas mal d'années.
37:23Et ils ont échangé le numéro de téléphone et elle a échangé le numéro de téléphone de son papa,
37:28parce qu'elle n'avait pas de téléphone, cette petite.
37:30Et son papa, du coup, a pris le numéro de téléphone de ma fille et il l'a contacté par
37:36rapport à ce téléphone-là.
37:37Le premier jour, c'était manipulateur, c'était des monstres, c'était des prédateurs, ces gens-là.
37:41Le premier jour, il l'a contacté, il a fait savoir comme quoi il était mignonne, qu'il était gentil,
37:46qu'il était content que c'était la copine de sa fille.
37:51Et puis, quelques jours plus tard, il a commencé à être... Nous, on n'a rien vu par SMS.
37:57Il a commencé à se déshabiller, à montrer son sexe, à tout ça.
38:01Donc, ça a été assez difficile à s'écontrer.
38:03Comment vous l'avez appris ? Comment vous en avez eu connaissance ?
38:06En fait, au bout d'une semaine, on a vu son téléphone, tout simplement, ma fille le cachait, parce qu
38:10'ils sont très manipulateurs, ces gens-là.
38:12Elle ne vous l'a pas dit ?
38:13Elle ne nous a rien dit. Elle ne nous a rien dit du tout.
38:15C'est nous qu'on l'a vu.
38:17Et on a vu ça. Du coup, on a pris son téléphone.
38:20On lui a demandé qui c'était, parce qu'on ne savait toujours pas que c'était son papa.
38:24Elle m'a dit que c'était le papa de la petite.
38:28Et on a été directement voir la police.
38:30On a été voir la police. La police qui a fait son boulot en soi.
38:33Ils l'ont arrêté immédiatement.
38:34Pour l'info, il était entraîneur de rugby à Gap.
38:38Sa femme était psychologue, police judiciaire à Gap pour les enfants.
38:46Elle était, parce qu'elle n'est plus psychologue à l'APJ.
38:50Et lui, il a toujours ses enfants et elle est toujours avec lui actuellement.
38:53Et cet homme a été condamné ?
38:55Cet homme a été condamné du sursis.
38:59A trois ans de prison.
39:00Alors, on a eu le parquet trois ans de prison, une interdiction de contact avec les victimes.
39:03et a été inscrit également au fichier des auteurs d'infractions sexuelles et placé sous contrôle judiciaire.
39:10C'est ça. Donc, il n'a pas de ferme.
39:11Il n'a pas de ferme. Il est toujours chez lui. Il fait son jardin. Je vois tout le temps.
39:14Il habite à trois kilomètres de chez moi. Il est juste à côté.
39:17Donc, oui, compliqué. Compliqué cette affaire-là. Et malheureusement, il y a eu une seconde affaire.
39:22Qui est arrivée cette fois-ci en début d'année, en janvier 2026.
39:28Et c'est celle dont nous parlions au tout début, qui s'est produite à l'issue lorsque votre fille
39:34sortait du collège.
39:35C'est ça, exactement. En fait, elle sortait du collège pour aller prendre le bus à Minji.
39:42Et cet homme-là, il y avait un homme à l'extérieur du collège. Il l'a mis dans sa
39:47voiture. Il l'a poussé dans la voiture.
39:51Et il est monté à Charence, que tout le monde connaît, au-dessus de Charence, pour la violer.
39:58Et du coup, il l'a violé. Il l'a filmé en direct. Il y a eu pénétration vaginale, déchirure.
40:06Il lui a fait des bleues de partout.
40:08On l'a ramené, du coup, moi, j'étais en convention en Paris, malheureusement, pour le travail.
40:13Ma femme m'appelle, elle me dit, mais Inaya s'est faite violer, malheureusement.
40:19Et du coup, comment on l'a su, en fait, comment on l'a vu avec une application Family Link.
40:24On a vu que ma fille a été là-haut à Charence.
40:26Donc une application qui permet de savoir où est votre enfant.
40:29C'est ça, qui est localisé, exactement.
40:31Et on se demandait pourquoi elle était là-bas.
40:33Elle reprenait à 13h. Et ma femme, à 13h, était devant le collège.
40:36Cet homme-là a ramené ma fille. Mais entre-temps, ma femme n'a pas bougé avec la peur.
40:39Ma fille est rentrée dans le collège.
40:42Elle est ressortie à 17h. On l'a questionné.
40:44Et à ce moment-là, on a été voir directement à l'hôpital.
40:47Et à l'hôpital, ils ont constaté les blessures.
40:49Les blessures du viol.
40:52Ils ont appelé directement à la police.
40:54La police nous a fait savoir que, malheureusement,
40:58sachant qu'ils n'avaient pas son nom ni son prénom,
40:59ils ne pouvaient pas faire grand-chose.
41:02Le lendemain, moi, je suis rentré.
41:04J'ai fait quelques petites recherches, avec des connaissances, avec tout ça.
41:08Gap, c'est petit.
41:09Donc, j'ai réussi à retrouver sa voiture que ma fille avait décrite.
41:14Je suis allé voir la police avec ma famille.
41:17Et la police l'a interpellée dans les 24h.
41:21Ils l'ont mis en garde à vue.
41:24On apprend qu'il a deux plaintes contre lui, déjà.
41:28Il n'a pas de casier, parce que ça n'a pas été jugé.
41:30Mais deux plaintes contre viols de filles qui ont 12 ans,
41:34qui ont l'âge de ma fille, quand ça s'est passé.
41:38Et par la suite, garde à vue.
41:43La procureure veut le mettre en détention provisoire.
41:46Alors, en effet, il y a une instruction qui est ouverte.
41:48C'est ça, exactement.
41:49Et une mise en examen pour des violences sexuelles, vous l'avez dit,
41:51sur deux victimes.
41:52Les réquisitions, en effet, de la procureure,
41:55d'un mandat de dépôt pour la prison,
41:58ainsi qu'un contrôle judiciaire strict,
42:01qui a été demandé par la procureure.
42:04Mais le fait est que ce suspect n'a toujours pas été jugé
42:09plusieurs mois après l'effet que vous dénoncez.
42:14Quel est votre sentiment aujourd'hui ?
42:15C'est ça, juste une précision.
42:17C'est que le procureur a voulu quand même le laisser
42:19en détention provisoire.
42:22Le président aussi.
42:23Et c'est le JLD, le juge des libertés détention,
42:26qui prend la décision et qui a pris la décision
42:29comme quoi cette personne-là n'était pas dangereuse pour la société.
42:32Et il l'a laissé libre.
42:34Il l'a laissé libre.
42:36Donc, c'est très compliqué en ce moment.
42:38C'est compliqué.
42:39Comment votre fille, votre famille aussi,
42:44surmonte cette épreuve ?
42:46C'est dur.
42:47C'est difficile.
42:48Il y a ma fille, elle pleure tous les soirs.
42:53Difficile, scolairement.
42:55Elle a ses notes en chuté.
42:58Le collège qui me demande pourquoi ses notes en chuté,
43:00c'est parce qu'il y a eu viol.
43:04Elle pleure, elle pleure, elle pleure, elle pleure.
43:06Moi-même, avant de travailler, je pleure dans la voiture
43:09pour être fort, pour ne pas lui montrer elle.
43:11Mon petit, mon fils, parce que j'ai un petit qui a trois ans de moins,
43:17des fois, il s'enferme dans la chambre pour jouer tout seul.
43:19Il a peur des hommes.
43:23Ma femme, c'est extrêmement compliqué aussi.
43:27C'est super dur.
43:28Franchement, c'est super dur.
43:30Heureusement que j'ai une famille derrière.
43:32Donc, c'est dur.
43:33Vous êtes là ce soir.
43:35Pourquoi vous avez tenu aussi à être là ce soir ?
43:37Vous étiez hier sur le plateau de BFM TV également pour témoigner.
43:42Est-ce que, sans la révélation de cette affaire, Liana,
43:45vous auriez accepté de parler de votre histoire familiale, personnelle, intime ?
43:51En tout honnêteté, je ne sais pas.
43:53Mais en fait, pourquoi je veux la médiatiser ?
43:56Parce qu'il n'y a pas que moi.
43:57Il y a des milliers de familles qui sont comme ça.
44:00Ce que je veux dire, il faut parler.
44:01Il faut...
44:02Au départ, il y a un criminel, il y a une victime.
44:06On est la victime.
44:07Justement, c'est au plus on parle, au plus les familles vont parler,
44:10au plus il y aura des plaintes, au plus il y aura...
44:12Et ces gens-là, c'est des sociopathes.
44:14Vous encouragez aussi les victimes à parler, à témoigner ?
44:17Il faut parler, il faut porter plainte.
44:19Il ne faut pas hésiter.
44:20C'est...
44:21À Gap, on a une police, honnêtement, qui m'ont pris la plainte de suite.
44:26Ils ont été hyper bienveillants.
44:27Vous reconnaissez le travail des forces de l'ordre qui sont parfois critiquées ?
44:30Complètement.
44:30Non, franchement, les policiers ont été...
44:34Avec ma famille, ont été top.
44:37Mais malgré la justice, c'est complètement lamentable.
44:41Qu'est-ce que vous reprochez à la justice ?
44:43De le laisser libre, en fait.
44:44Parce que le problème, c'est que là, il est libre.
44:47Il habite à 50 mètres du Collège Nord, en face.
44:51Sous contrôle judiciaire ?
44:52Sous contrôle judiciaire, bien sûr.
44:54Il y a des contrôles réguliers ?
44:55Il n'y a pas d'éloignement.
44:56Il n'y a pas d'éloignement envers les enfants.
44:59Donc, il peut s'approcher toujours de ma fille.
45:01Il peut s'approcher de n'importe quel enfant.
45:05Donc, il peut tuer.
45:06On l'a vu avec Nord-Allandé.
45:07On l'a vu avec Liana.
45:09On l'a vu.
45:10Gap, on est une petite ville.
45:12Qu'est-ce que j'ai à dire ?
45:13Faites gaffe à vos enfants, tout simplement.
45:15Franchement, faites gaffe.
45:16Vous avez pu rencontrer, hier soir, sur le plateau de BFM TV, le garde des Sceaux, le ministre de la
45:20Justice, Gérald Darmanin.
45:22Que lui avez-vous dit ?
45:24Qu'est-ce que vous attendez de lui sur ses affaires ?
45:28Moi, j'attendais des réponses concrètes.
45:32Des réponses, c'est-à-dire la perpétuité, mais perpétuité réelle.
45:38Lors des condamnations ?
45:39Lors des condamnations.
45:40Par rapport aux premiers viols pédophiles, ça ne sert à rien d'attendre des séries comme ils parlent actuellement.
45:45Vous estimez que la justice est trop laxiste avec les présumés de l'heure ?
45:51Complètement.
45:51Ce que je veux dire, on a eu des histoires il n'y a pas longtemps.
45:54Justement, il y en a eu une aussi sur Briançon.
45:58Ces personnes-là, elles n'ont rien du tout.
45:59C'est pour ça qu'elles le font.
46:01Ce que je veux dire, elles ont des peines, mais des peines très minimes.
46:09En fait, c'est ce que j'ai dit aussi à M. Darmanin, après un peu en offre, on va
46:13dire.
46:14Quand on voit que, ce n'est pas bien, mais un fumeur de shit va avoir plus de prison qu
46:22'un pédophile,
46:23parce que ça touche l'État, et un enfant, on ne peut rien gagner dessus.
46:27Vous comprenez que la justice fait son travail, tout de même.
46:30En tout cas, elle tente de le faire au mieux.
46:34Elle le tente, parce qu'il manque de courage.
46:38Il manque de courage législatif derrière.
46:40Il manque de courage.
46:43Après, malheureusement, il y a des magistrats qui sont corrects,
46:47et il y a des juges des libertés d'attention qui sont corrects aussi.
46:50Mais pour moi, je vous dirais la vérité, il y a des pourris dedans.
46:53Je me demande jusqu'à quand qu'est-ce qu'ils défendent, en fait.
46:59Vous vous sentez abandonné ?
47:01Complètement.
47:03Quand ça m'est arrivé, c'était compliqué, parce qu'on ne s'attend pas à ce que ça nous
47:10arrive.
47:11Je n'avais pas d'avocat spécialement par rapport à la première affaire.
47:14Après la deuxième affaire, j'ai repris une avocate au barreau de Toulon,
47:18parce qu'à GAP, c'est difficile de trouver des avocats qui sont spécialisés dans ça.
47:24Mais c'est difficile.
47:26À GAP, il n'y a personne qui m'a contacté.
47:29Heureusement que vous la médiatisez, honnêtement.
47:31Et justement, c'est grâce à vous, grâce aux médias, que ces affaires-là vont sortir.
47:36C'est-à-dire, s'il n'y a pas de médias derrière, une info en chasse une autre.
47:40Donc, heureusement que vous êtes là, tous les médias.
47:43Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce soir.
47:45Et je rappelle donc que pour cette deuxième affaire, l'instruction est toujours en cours,
47:49menée par le parquet de GAP.
47:53Et donc, cet individu est mis en examen pour des violences sexuelles sur deux victimes.
47:57Merci beaucoup, Rudy, d'avoir été notre invité ce soir.
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