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  • il y a 2 jours
Retrouvez votre rendez-vous Le Club des Alpes du Sud du lundi 23 février 2026 avec le sujet du jour : Nils Allègre, une 4e place à digérer

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00:23Bonsoir, rebonsoir, merci de rester avec nous sur BFM d'ici après l'info.
00:27C'est le club des Alpes, l'émission du sport et des sportifs dans les Alpes du Sud.
00:31Et cette semaine, on va forcément revenir sur la quinzaine olympique particulièrement fructueuse pour l'équipe de France.
00:38On le rappelle, 23 médailles ramenées de Milan-Cortina.
00:41C'est un record pour les Bleus et on aura deux acteurs importants de ces Jeux côté français, deux acteurs
00:47aux Alpins.
00:48On aura le skieur de Serre-Chevalier, Nils Salègre, 8e de la descente, 5e du combiné par équipe et 4e
00:54du Super G.
00:55Il se rend avec nous en visio depuis l'Allemagne où il est en stage car la saison n'est
01:00pas finie pour ces athlètes-là.
01:02Et avec nous en plateau, Thibaut Chen, entraîneur de l'équipe de France, homme de ski de fond.
01:07Bonsoir Thibaut, le retour s'est bien passé ?
01:09Bonsoir, oui tout va bien, merci.
01:12Défendeurs qui ont ramené, on le rappelle, trois médailles d'argent.
01:14C'est un record absolu pour eux.
01:16Mais on va d'abord prendre la direction de l'Allemagne pour retrouver Nils Salègre.
01:21Nils, bonsoir, on vous avait laissé sur les Jeux, sur une image déchirante.
01:27Vous étiez en larmes, consolé par votre ancien coéquipier, Johan Claret, juste après votre 4e place du Super G.
01:34Impossible de digérer les 3 centièmes qui vous séparaient du podium.
01:37Comment ça va quelques jours plus tard ?
01:41Bonjour à tous, salut à Thibaut aussi.
01:44J'en profite pour vous féliciter les Fondeurs, vous avez fait une sacrée quinzaine.
01:49Donc c'était chouette de vous suivre.
01:53Pour moi, oui, ça va.
01:55C'est sûr que je pense que je vais mettre un petit peu de temps à digérer ce qui s
01:59'est passé.
02:00J'ai enchaîné deux désillusions à très peu du podium.
02:05Donc en trois jours, c'était un peu amer.
02:07Et à vrai dire, ça allait encore un petit peu.
02:10Et je pense que ça va l'être pendant très longtemps.
02:13Et j'espère que ça sera un moteur en tout cas pour la suite de ma carrière
02:17et la suite de ma préparation qui commence déjà maintenant.
02:21Parce que quand on regarde ce Super G qui vous mène à la 4e place,
02:25est-ce que vous, vous vous refaites le film de la course ?
02:27Parce que d'un point de vue spectateur, il n'y a pas d'erreur.
02:30Tout est parfait, ça se joue à quatre fois rien, à des détails infimes.
02:36Ouais, ouais, non, ça ne se joue à rien.
02:39J'ai refusé un peu de me faire le film.
02:41J'ai regardé une fois mon run, mais tout de suite à chaud après la course.
02:43Et après, je n'ai pas regardé.
02:46Mais voilà, on sait que dans notre sport, ça ne se joue à rien.
02:49Ça se joue aux centièmes.
02:50Et là, il m'en a manqué trois.
02:51Donc forcément, c'est à peine percé le type de l'image, voire pas du tout.
02:55Les trois centièmes, je peux les trouver partout dans ma manche.
02:58Donc je refuse un peu de regarder ça.
03:02Parce que ça a un peu remué le couteau dans la plaie pour le moment.
03:07J'essaie par contre de rester sur les bonnes sensations que j'ai eues,
03:10sur vraiment le bon feeling que j'ai eu dans mon passage
03:13et de manière générale sur toutes mes dix jours de compétition.
03:19Maintenant, j'avoue que les Jeux, c'est clair que c'est quatrième.
03:25Mais c'est aussi sur un petit peu ma carrière jusqu'à présent
03:28où j'accumule beaucoup de quatrièmes places.
03:31Et c'est ça qui fait que j'ai du mal un petit peu à évacuer
03:35et à voir le positif pour le moment, je pense.
03:39Vous l'avez dit, sur ce plateau, il y a avec nous Thibaut Chen.
03:43Thibaut, vous, vous connaissez la réalité du sport de haut niveau.
03:46Quatrième, bien sûr, c'est frustrant.
03:48Mais surtout lorsqu'on est aussi proche du podium.
03:50Mais ça veut dire qu'on est dans le match pour les médailles
03:52et qu'on fait partie du top niveau mondial.
03:55Oui, c'est sûr.
03:56Nous, on a vécu la quatrième place de Nils, on l'a vu.
03:59On a été très touchés.
04:01Moi, déjà, en tant qu'au-alpin, j'ai une affection particulière pour lui.
04:05Mon équipe de ski de fond, il est à l'armée de champions avec.
04:09Les skieurs de fond ont été aussi très touchés.
04:13Et oui, c'est vraiment difficile parce que dans le sport de haute performance,
04:17on voit que l'échec et la réussite sont les deux revers d'une même médaille.
04:22Et parfois, ça tombe sur la tranche et dans un sens ou dans l'autre.
04:25Et c'est souvent terrible et difficile.
04:28On a vécu, nous, des mondiaux l'an dernier, par exemple,
04:30où Jules Chapaz était quatrième au jeté de pied aussi.
04:32Ça nous a fait beaucoup de mal.
04:35Et c'est toujours difficile aussi de s'en remettre.
04:37Moi, je ne regarde pas les courses non plus comme ça.
04:39Donc, je le comprends.
04:40Et de toute façon, il faut toujours se dire dans le sport que les blessures,
04:44elles guérissent, mais les cicatrices, elles demeurent.
04:46Et ça ne peut être qu'une force pour aller plus loin.
04:49Et qui sait, aller chercher grand et plus fort un jour.
04:52Nils Salègre, si on remonte un peu le fil de vos Jeux Olympiques,
04:55il y a aussi une cinquième place en combiné par équipe.
04:59Vous signez le sixième temps de la descente
05:01avant de passer le relais à Clément Noël pour le slalom.
05:03C'était plus ou moins ce que vous espériez.
05:05On a vu que malheureusement, c'est une piste qui ne convenait pas à nos slalomeurs.
05:08Peut-être un peu trop plate.
05:09Mais vous, vous aviez rempli la part du contrat là où vous vouliez placer l'équipe ?
05:15Oui, je pense que c'était un run vraiment bien.
05:20Et en tout cas, dans la lignée de ma semaine,
05:22où je suis monté en puissance jusqu'au Super G.
05:24Et voilà, je passe la ligne, je suis sixième.
05:27Je crois que je suis à neuf-dixième de la victoire,
05:28mais pas si loin de la médaille.
05:32Voilà, maintenant, honnêtement, sur mon run en descente,
05:35je pense que je fais un de mes meilleurs skis.
05:37Je n'arrive pas à le placer avec plus de confort au niveau temps
05:39pour qu'il soit déjà sur le podium provisoire.
05:44Mais honnêtement, tout était jouable.
05:47Et on voit qu'on ne passe vraiment pas loin.
05:50Et c'est le sport, c'est comme ça.
05:53Ce coup-ci, c'était 13 centièmes.
05:55Donc voilà, c'est de la frustration, honnêtement.
05:58Mais je dois l'accepter parce que c'est la réalité du sport,
06:02c'est la réalité du haut niveau.
06:04Et on est à ce niveau de détail-là.
06:07Et ça ne veut pas dire pour autant que notre performance est moins bonne
06:11que peut-être ceux qui sont quatrièmes ou troisièmes
06:16sur plus de 2 minutes 40 de cours, je pense que ça devait faire.
06:19On est à 13 centièmes d'une médaille.
06:21Mais pour autant, ça fait toute la différence à la fin
06:23parce que nous, on repart sans métal autour du cou.
06:27Et c'est ce qui est dur.
06:29Mais une fois de plus, c'est la réalité de notre sport.
06:31Et on n'a qu'un seul juge, c'est le chrono.
06:33Et il est impartial.
06:36En descente à titre individuel, vous terminez huitième.
06:39Est-ce qu'il vous a manqué quelque chose pour jouer tout devant ?
06:42On sait que certains ont pu être surpris par cette piste de la Selvio à Bormio.
06:46Vous avez l'habitude d'y aller en décembre avec le circuit Coupe du Monde.
06:49C'est une patinoire à ce moment-là et de la glace.
06:51Là, c'était une neige beaucoup plus douce.
06:54Donc forcément, des sensations différentes.
06:57Oui, c'était des sensations différentes.
07:00Surtout, ce qui changeait, c'était la luminosité pour nous,
07:02qui est un facteur en clé dans notre sport.
07:04On avait plus de lumière, donc plus de contraste.
07:07Donc on voyait où on mettait les pieds.
07:08Et ça, en décembre, c'est une composante qu'on n'a pas du tout.
07:12Maintenant, le terrain était quand même assez dur.
07:14C'était très compact, bien gelé à des endroits,
07:16mais pas aussi glace qu'on peut avoir au mois de décembre.
07:21Donc on avait plus d'accroches.
07:23Pour autant, la Selvio est ultra exigeante
07:25et on avait des portions qui étaient difficiles à gérer.
07:29Ça tapait beaucoup.
07:30On avait des gros sauts aussi.
07:31Donc ça reste une descente du monde et ultra exigeante.
07:36Maintenant, ce qui m'a manqué,
07:39je pense que clairement, j'étais en…
07:44Une bonne course pour mon descente sur cette piste,
07:46c'était être dans les huit, être dans les cinq peut-être.
07:49Médaille, il m'a manqué un petit peu
07:50parce que je pense que les trois premiers
07:52étaient vraiment un cran au-dessus sur cette course-là.
07:55En plus, j'ai eu un petit fait de course sur la fin de la manche
07:58où j'ai pris une petite pierre sur mon ski
08:00et mes deux derniers secteurs ne sont pas bons en partie.
08:04C'était la petite frustration de la course,
08:07mais même jusqu'à cet endroit-là,
08:09je n'étais pas en liste pour être podium,
08:11j'étais en liste pour être dans les six.
08:14Voilà, vraiment là où j'ai un peu plus de difficultés à évacuer,
08:18c'est pour le combiner par équipe et pour le super-jet
08:21où là, ça ne s'est vraiment joué à rien du tout.
08:24Quand vous faites le bilan de vos Jeux Olympiques
08:27quelques jours après,
08:28est-ce que vous voyez le verre à moitié plein
08:30en vous disant « je suis dans la lutte, je suis au niveau »
08:34ou plutôt le verre à moitié vide en vous disant « je rentre sans médaille »
08:37ou alors est-ce qu'il y a un peu de tout ça,
08:38une fierté et en même temps se dire
08:40« je suis passé à pas grand-chose »
08:42de quelque chose de très très grand ?
08:45Oui, c'est ce que j'ai dit tout de suite après la course
08:48et j'ai mesuré tout de suite un peu
08:50une sorte de fierté
08:51d'avoir déjà fait six fois la Stelvio en dix jours
08:56parce qu'on a les trois entraînements officiels,
08:58après on avait les deux descentes plus le super-jet.
09:01Et émotionnellement, nerveusement, ça demandait vraiment
09:04parce que quand on est descendeur,
09:06on met un peu toute notre âme sur la piste.
09:09On prend quand même certains risques.
09:11On est à plus de 150 km heure sur cette piste à des endroits
09:13et on n'y va pas la fleur au fusil.
09:16Donc déjà, c'est un engagement personnel qui est immense.
09:19Donc là-dessus, j'ai été fier d'arriver à passer au-dessus
09:22de certaines craintes et de certaines peurs,
09:26je vais le dire honnêtement,
09:28sur la descente
09:29et qui fait partie du jeu quand on est descendeur
09:32et qui fait partie du jeu dans toutes les pistes de l'hiver.
09:36D'autant plus avec l'histoire qu'on a eue avec Cyprien,
09:39notamment en décembre dernier.
09:40C'était vraiment un gros challenge émotionnel pour moi,
09:44mais aussi pour toute l'équipe d'arriver sur cette piste
09:46et d'être en mode combattant, en mode guerrier.
09:49Voilà Thibault, tu parlais tout à l'heure de l'armée de champions
09:52dont je fais partie,
09:53mais je pense que c'est des sortes de valeurs
09:58et de composantes qui sont en lien entre la descente,
10:02le sport de haut niveau et l'armée.
10:03Pour ça, je les remercie.
10:06Donc oui, de la fierté pour ça.
10:07À la fois, je suis compétiteur
10:09et quand on échoue à 3 centièmes,
10:14je l'ai encore en travers pour vous dire la vérité.
10:18J'ai fait ce qu'il faut pour essayer de l'évacuer,
10:20mais j'ai hâte de retourner sur le circuit,
10:23de reprendre les départs en Coupe du Monde
10:24pour pouvoir être dans ma routine de skieur et d'athlète
10:29et être vraiment dans l'action
10:31et ne plus trop repenser à ça.
10:32Je pense que l'été sera un peu plus compliqué
10:34parce que ça va tourner pendant l'été,
10:36mais là, j'ai envie d'être dans l'action.
10:39Justement, là, vous êtes en stage en Allemagne actuellement,
10:42il me semble.
10:43Ça a ressemblé à quoi,
10:45les jours qui ont suivi les Jeux,
10:46le retour à l'entraînement jusqu'à aujourd'hui ?
10:49Ça s'est passé comment ?
10:50La reprise du circuit vers le circuit Coupe du Monde ?
10:54En tout cas, on quitte l'effervescence olympique
10:57pour rebasculer presque plus dans une routine pour vous ?
11:03Oui, ça s'est passé en plusieurs temps.
11:05Déjà, j'ai dû évacuer.
11:08Je suis rentré chez moi, à Cerchevalier,
11:10où j'ai quand même vraiment mes attaches
11:12avec ma famille, ma copine, mes proches.
11:17J'ai vite compris qu'il fallait que je parte
11:19parce que le support des gens
11:23qui me connaissent depuis tout petit
11:25était tellement grand
11:26qu'au final, je restais là-dedans
11:28et ça me faisait du mal de ressasser ça,
11:31même si les gens sont ultra bienveillants
11:34et tout leur témoignage m'a vraiment touché.
11:39Mais j'ai senti que j'avais besoin de changer d'air,
11:41donc je suis parti deux jours sur la Côte d'Azur
11:44avec ma copine,
11:45changer vraiment d'air
11:46et à partir de là,
11:47je me suis remis au boulot physique
11:50pour être prêt pour ce stage de trois jours
11:52qu'on fait ici avant Garmiche,
11:54qui est une étape exigeante pour nous
11:56de la Coupe du Monde.
11:58J'ai essayé aussi de suivre un petit peu les Jeux,
12:00c'est clair.
12:01J'ai essayé de m'en détacher,
12:03mais à la fois,
12:03j'ai beaucoup de potes qui couraient,
12:05donc j'avais envie de les supporter,
12:07notamment les fondeurs,
12:08j'ai beaucoup d'admiration
12:10parce que c'est vraiment des bourreaux de travail
12:13et je trouve qu'ils n'ont pas la visibilité
12:16qu'ils méritaient et qu'ils mériteraient.
12:17Et là, de les voir décrocher trois médailles d'argent,
12:19j'ai trouvé que c'était beau
12:21et au final, ça prouve que le travail finit par payer.
12:24J'étais fier de les connaître
12:26et fier de voir qu'ils ont mis tout leur trip sur la piste
12:29et même ceux qui sont revenus sans médaille.
12:32On a vu Thérôme,
12:33Philippe 4,
12:36Hugo 5e
12:36et puis je pense aussi aux sprinters.
12:39Voilà, je sais l'engagement que ça demande
12:40et l'investissement au quotidien
12:42et j'étais fier de les voir venir
12:45avec trois médailles d'argent.
12:47On voit cet esprit de corps
12:49d'équipe de France olympique,
12:50effectivement,
12:51qui se ressent peut-être un peu moins
12:52sur le reste de l'année
12:53sur la Coupe du Monde
12:54où vous avez des circuits
12:55beaucoup plus éclatés.
12:57Là, cette semaine, ce week-end,
12:59vous repartez en Coupe du Monde
13:00donc à Garmisch-Partenkirchen.
13:02Vous vous étiez imposé là-bas
13:03il y a deux ans en Super-G.
13:05Est-ce que ça fait du bien
13:06de reprendre sur une piste
13:07où vous, vous avez d'excellents souvenirs ?
13:11Oui, c'est vrai que là,
13:12c'est un peu l'éclaircie
13:15dans un peu la petite déception mentale que j'ai.
13:21Donc là, je sais que j'ai déjà gagné sur cette piste
13:23et il est clair que j'aime cette piste.
13:27Elle est très exigeante.
13:29Il annonce de la chaleur
13:31donc des conditions sans doute salées
13:34on verra là-bas
13:35mais en tout cas, ce qui est sûr,
13:36c'est que ce n'est jamais un cadeau
13:38par mon Garmisch
13:39et qu'il faut y arriver préparé.
13:41Et donc là, je mets tout sur...
13:44tout ce que je peux
13:44pour être bien en forme sur les skis.
13:46On a fait un entraînement ce matin,
13:48demain, on y retourne
13:49sur les pistes en Super-G.
13:52Et après, il faudra se remettre en mode
13:53un peu plus routine
13:54comme vous avez dit
13:55sur le circuit de la Coupe du Monde
13:57où là, on a toutes nos marques
13:58et on connaît bien
14:00et on a nos automatismes.
14:03– Merci beaucoup, Nils Salègre,
14:04d'avoir été avec nous sur BFM d'ici.
14:07Nous, on va prendre une courte respiration,
14:09à peine plus d'une minute.
14:10Le Club des Alpes revient.
14:12On va parler des jeux historiques
14:13du ski de fond français
14:15avec l'entraîneur des Bleus,
14:16le gars pensé, Thibaut Chen.
14:17A tout de suite sur BFM d'ici.
14:25Là, c'est Louise.
14:27Ses premiers pas,
14:29son premier jour d'école
14:30avec ses premières copines,
14:33sa première bêtise,
14:35sa première compétition
14:36et son premier biseux.
14:41Sa première chimiothérapie,
14:43son premier combat.
14:45Comme Louise,
14:46chaque année en France,
14:482500 enfants sont diagnostiqués
14:49d'un cancer.
14:50Ensemble,
14:51gagnons ce combat.
14:52Faites un don
14:53sur imagine4margo.org
14:55– Les grandes multinationales,
15:00c'est la fête.
15:01Ils versent des millions de dividendes
15:03à leurs actionnaires.
15:04– Un peu au crédit mutuel.
15:06– Ils font quoi alors ?
15:07– Eux, ils ne versent pas
15:07des dividendes à des actionnaires.
15:09C'est un dividende sociétal.
15:10– Un quoi ?
15:11– Un dividende sociétal.
15:12Ça finance des projets
15:14pour la transition écologique,
15:16pour le collectif,
15:17la société, quoi.
15:18– Hum, ça me fait du mal
15:19de dire ça.
15:20Bravo la banque.
15:22Le dividende sociétal
15:24profite à la société,
15:25pas à des actionnaires.
15:26Crédit mutuel,
15:27une banque qui appartient
15:27à ses clients,
15:28ça change tout.
15:29– Sous-titrage Société Radio-Canada
15:35– Sous-titrage Société Radio-Canada
15:42– Sous-titrage Société Radio-Canada
15:49– On se retrouve sur BFM d'ici,
15:52le Club des Alpes qui continue.
15:54Un Club des Alpes qui a pris cette semaine
15:55une tournure olympique
15:57après la quinzaine de mille ans,
15:58Cortina.
15:59Et on retrouve maintenant
16:00Thibaut Chen,
16:01gars pensé et entraîneur
16:02de l'équipe de France
16:03de ski de fond,
16:05Thibaut,
16:06le ski de fond français
16:06qui rentre d'Italie
16:08avec trois médailles d'argent.
16:09C'est du jamais vu.
16:10Ça vous inspire quoi ?
16:13– Ça m'inspire
16:15beaucoup de fierté
16:17et beaucoup d'émotion
16:18d'avoir pu contribuer
16:20à ça
16:21puisque ça ne vient pas de nulle part
16:23et c'est énormément de travail
16:25en amont,
16:26d'année en année
16:27et d'avoir pu accompagner
16:29cette équipe
16:29et d'avoir pu jouer
16:31les premiers rôles
16:32et aller chercher
16:35ce très haut niveau
16:36de performance
16:36et ses résultats,
16:38c'est qu'un sentiment de fierté.
16:40– Vous depuis le bord
16:41de la piste
16:42parce qu'on est acteur
16:43dans l'entraînement
16:44quand on est entraîneur
16:45mais après
16:46pendant la course
16:47on est là
16:48on subit presque
16:48un petit peu les événements
16:49à quel moment
16:50est-ce que vous vous êtes dit
16:51ça tourne de notre côté
16:53contrairement au skieur alpin
16:54on en a parlé
16:55avec Nils Allègre
16:56vous ça a tourné
16:57tout de suite
16:58de votre côté
16:58et ça enclenche une dynamique
17:00est-ce que vous vous dites
17:01très vite
17:01ça va être exceptionnel ?
17:03– Oui c'est sûr
17:04que sur la première course
17:05j'ai jamais été aussi bien
17:07que la veille de cette première course
17:09je ne sais pas
17:09je le sentais bien
17:10j'étais détendu, serein
17:12et quand j'ai vu
17:13le scénario du classique
17:14au skiathlon
17:15où on commençait
17:16à en avoir
17:17deux dans le groupe de tête
17:18et avec des Norvégiens
17:20qui n'étaient pas
17:20si impériaux que ça
17:22on s'est mis à y croire
17:25et d'aller chercher
17:26un titre de vice-champion olympique
17:28en skiathlon
17:29qui est quand même
17:29une course complètement folle
17:31et très difficile à maîtriser
17:33là on sait qu'on a lancé
17:34quand même
17:35on a lancé dans la quinzaine
17:37parce que nous
17:37on y reste quand même
17:38trois semaines là-bas
17:39et c'est quand même
17:40une histoire
17:41qu'il faut tenir
17:41sans remettre
17:42sans arrêt
17:43pour aller chercher
17:44toutes les courses
17:45mais une fois que c'était
17:46quand même bien lancé
17:47on a surtout su
17:49et senti
17:50qu'on était une équipe
17:51en forme
17:51et qu'on allait compter
17:52durant toute cette quinzaine
17:53– C'est ça
17:54parce qu'au-delà de la médaille
17:55dès cette première course
17:56il y a les quatre français
17:57dans les quinze premiers
17:59ça montre que
18:00l'équipe collectivement
18:01tout le monde est prêt
18:02pour cet événement
18:03– Oui c'est ça
18:04on avait fait des choix
18:05qui étaient assez engagés
18:07radicaux
18:08parce que ça c'est aussi
18:10notre philosophie
18:11en tout cas moi je crois
18:12en ça
18:12pour aller chercher
18:13la traite de performance
18:14on a une montagne renversée
18:15qui est la Norvège
18:16et il s'agissait
18:18de carrément hausser le niveau
18:19donc on avait pris des risques
18:20on avait fait donc
18:21des coups
18:22des choix radicaux
18:22et ça commençait
18:23on a senti
18:24qu'on était plutôt dans le coup
18:25et très bien
18:26et ça s'est vérifié
18:28sur le skiathlon
18:29sur le disc set
18:30sur le relais
18:30et puis encore sur le 50 km
18:33où nos deux leaders
18:34ne sont plus là
18:35et on a deux aussi de l'équipe
18:37qui font 4 et 8
18:39et on a senti ça
18:41même si on a été un peu plus
18:42en retrait sur le sprint
18:43– Quand vous parlez de choix radicaux
18:46on parle de quoi ?
18:47on parle d'engager très fort
18:49dans l'entraînement
18:50de prendre des risques
18:52dans ce qu'on fait à l'entraînement
18:55de faire des impasses
18:56de parfois faire des choix
18:58qui sont soit douloureux
18:59soit on sait qu'il va falloir passer
19:01par une période de turbulence
19:02ne pas être performant
19:04ou en tout cas
19:04prendre le risque aussi
19:05de peut-être tout perdre
19:07et c'est ça
19:09c'est des choix
19:11assez engagés
19:11dans ce qu'on fait
19:14– C'est ça habituellement
19:15on voit beaucoup les Suédois
19:16qui disparaissent
19:17les années des grands événements
19:19qui disparaissent
19:19du circuit Coupe du Monde
19:21pour quelqu'un comme Matisse Desloges
19:22qui a été extrêmement performant
19:24c'est un peu ce qui s'est passé aussi
19:26est-ce que c'est un modèle
19:27qui peut être transposé
19:29dans le futur
19:29pour préparer à nouveau
19:31des grands événements
19:31ou ça correspondait à lui
19:33à ce moment-là ?
19:34– Je dirais parce que c'était lui
19:36et parce que c'était ce moment-là
19:37donc ça c'est une évidence
19:39c'est le premier français
19:40qui fait une impasse
19:41par exemple sur le tour de ski
19:42et ça a été un choix fort
19:44mais ça a été rapidement évident
19:46moi je l'avais dans un coin de la tête
19:47et quand il m'en a parlé
19:48j'étais vraiment ravi
19:49parce que j'étais content
19:51d'avoir une stratégie divergente
19:52dans la préparation
19:55et oui
19:57on va déjà continuer la saison
19:58et ensuite
19:59au moment de tirer les bilans
20:00et d'analyser
20:02ça va nous donner aussi
20:03des idées
20:04et des choses
20:04à peut-être réitérer
20:06à améliorer ou pas
20:07mais en tout cas oui
20:08ça a été quand même
20:09une des clés
20:10de ce succès
20:12Forcément
20:12on parle de Mathis Desloges
20:13qui a pris la lumière
20:14avec trois médailles d'argent
20:16dont celle conquise
20:17avec le relais
20:18il a 23 ans
20:19donc deux médailles
20:21en individuel
20:21ça n'avait jamais été fait
20:23par un français
20:24aux Jeux Olympiques
20:25enfin en tout cas
20:25en ski de fond
20:27c'est un talent rare
20:28est-ce que vous attendiez
20:29à ce qu'il explose
20:30aussitôt ?
20:30on savait que c'était
20:31un talent rare
20:33mais il n'est peut-être
20:34pas programmé
20:34pour cette année
20:36l'an dernier
20:37quand même
20:38il fait quand même
20:38sixième du skiathlon
20:39et il est dans
20:40l'emballage final
20:41on avait deux trois trucs
20:43de placement à revoir
20:44les pistes
20:45n'allaient pas être la même
20:47on avait quand même
20:48une conviction
20:48dans le fond intérieur
20:49qu'on était quand même
20:50en mesure de jouer
20:51par contre
20:51la ligne de crête
20:52elle est
20:54elle est ténue
20:55et on sait
20:56qu'on n'a peut-être
20:56pas un spectre
20:57aussi large
20:58que la Norvège
20:59mais on y est allé
21:00avec cette conviction
21:01qu'on pouvait le faire
21:03alors après
21:04dû à peut-être
21:05notre exposition médiatique
21:07ou de ce qu'on fait
21:08ça ne se voit pas
21:09mais en tout cas
21:11nous
21:11l'équipe
21:12on y est allé
21:12avec la conviction
21:13de jouer sur
21:14les individuels
21:16et sur les distances
21:16ça c'était une évidence
21:18Lors du skiathlon
21:19on en parle forcément
21:20la médaille de Matisse
21:21des loges
21:21dès la première course
21:23il y a aussi
21:24la cinquième place
21:25et la déception
21:25d'Hugo Lapalue
21:26on l'a vu
21:27en larmes
21:28en zone mixte
21:29quand on est entraîneur
21:30on doit être
21:31à la fois présent
21:32pour les moments de joie
21:33pour les moments de détresse
21:35comment on fait
21:35pour trouver la bonne distance
21:37pour gérer ça
21:38alors la distance
21:39franchement
21:40je ne l'ai toujours pas trouvée
21:40je ne peux pas vous la donner
21:43non c'est très difficile
21:44parce que
21:45j'ai une équipe
21:46j'en avais 10
21:47j'en avais 8
21:47aux Jeux Olympiques
21:48il s'agit de faire un binôme
21:49avec chacun d'eux
21:50et du coup
21:52on est souvent quand même
21:53beaucoup plus
21:54exposés
21:55et impactés
21:55par des performances
21:56qui ne sont pas
21:57à la hauteur de ça
21:58et oui oui
21:59moi
22:01tel que la réalité a été
22:04je voyais la dernière ligne droite
22:05je sentais qu'on allait faire
22:06la média
22:07et j'avais des larmes de joie
22:09parce que je savais
22:10qu'on allait le faire
22:10je n'étais quand même
22:11pas très content
22:11parce que
22:12j'avais peur que Matisse
22:13se fasse avoir
22:14parce qu'il a quand même
22:14tardé à patiner
22:15il a regardé derrière
22:16j'ai dit
22:20beaucoup de larmes de tristesse
22:21parce que je savais
22:21que Hugo perdait
22:23il a perdu sur du placement
22:25et que c'est aussi
22:25ce que ça allait valoir
22:26et donc
22:27c'est un déchirement
22:29permanent
22:29donc oui oui
22:31ça c'est le métier d'entraîneur
22:33c'est des émotions
22:34tout le temps
22:36des ascenseurs émotionnels
22:37très forts
22:38et aux Jeux Olympiques
22:39c'est sacrément décuplé
22:40ça a été
22:42vraiment très très très très fort
22:43parce qu'en plus
22:44c'est la première course
22:45de la quinzaine
22:45il y en a un
22:46il faut peut-être
22:46lui garder les pieds sur terre
22:47l'autre le regonfler à bloc
22:48et arriver à jongler
22:50entre tout ça
22:50en passant d'une individualité
22:52à l'autre
22:53j'imagine que c'est presque
22:55au moment des Jeux Olympiques
22:56tout le travail physique
22:57a été fait
22:58c'est presque plus que ça
22:59c'est du management humain
23:00ah oui oui
23:01moi en tout cas
23:02je crois beaucoup à ça
23:05je crois plus
23:06dans le management
23:08et dans la façon d'être
23:11avec chacun des athlètes
23:13je considère
23:14je forme un binôme
23:15avec eux
23:15et je suis là aussi
23:16pour les conseiller
23:18les accompagner
23:18et c'est vraiment
23:20une relation
23:21et j'ai une relation
23:22qui est toujours
23:23très différente
23:24avec chacun d'eux
23:25et derrière
23:26donc il y a le relais
23:28déjà il a fallu
23:29faire des choix
23:29écarter des coureurs
23:31qui étaient forts
23:31qui étaient en forme
23:32on pense notamment
23:33à Jules Lapierre
23:34qui a été performant
23:35sur le début des JO
23:36pour faire de la place
23:37à Théo Chély
23:38comment est-ce qu'on l'annonce
23:40aux postulants
23:40qui vont être
23:41de simples spectateurs
23:43sur la course
23:43j'imagine pour eux
23:44c'est un crève-cœur aussi
23:45pour eux c'est terrible
23:47et pour l'annoncer
23:48en fait
23:49ça a été
23:50assez compliqué
23:51parce qu'on avait
23:52une certaine stratégie
23:53et finalement
23:55le samedi
23:56à la suite
23:57de ce qu'on a vu
23:57du relais d'âme
23:58moi j'avais quand même
23:59une intuition
24:00qu'il fallait faire différemment
24:01et qu'il fallait repositionner
24:02un peu
24:03les postes du relais
24:04et le fait d'avoir
24:05mis Matisse en 3
24:06forcément
24:06ça a été un pari
24:08en mettant Théo Chély en 1
24:09et donc ça a sorti
24:12Jules Lapierre du relais
24:14et c'était
24:14oui ça a été
24:16un choix très difficile
24:17en tout cas personnellement
24:19à prendre
24:19à annoncer
24:21mais surtout pour eux
24:22ça a été vraiment
24:23ça a été vraiment rude
24:24mais ce sont des gens
24:25qui sont quand même
24:27en tout cas
24:28mouillent très bien
24:30et qui ont beaucoup
24:31beaucoup de dignité
24:33et d'esprit d'équipe
24:34et ils ont toujours su
24:36accompagner l'équipe
24:38et on va dire
24:40atténuer cette douleur
24:42donc oui
24:44je ne peux être qu'admiratif
24:45et être très très conscient
24:49et content
24:49de la qualité
24:51des athlètes
24:53que j'ai en charge
24:54et en tout cas
24:54dont j'ai la responsabilité
24:56et c'est une chance inouïe
24:58de pouvoir vivre ça
24:59avec eux
24:59et j'ai un collectif incroyable
25:01Justement ce collectif
25:03sur le relais
25:04on a senti
25:05en tout cas devant la télé
25:06que jusqu'au bout
25:08jusque dans les derniers kilomètres
25:09ils croient à la possibilité
25:11d'aller chercher la Norvège
25:12enfin c'est
25:14vous en interview
25:15vous vous disiez
25:15on va peut-être garder
25:16les pieds sur terre
25:17mais eux
25:17ils avaient cette envie
25:19au fond d'eux
25:19d'aller renverser
25:20l'ogre norvégien
25:21Je pense qu'il y avait
25:22un tout petit peu cette envie
25:23après on savait quand même
25:24que sur une arrivée
25:26telle qu'elle est là-bas
25:27avec Claybo
25:29ça reste quand même
25:30très difficile
25:31et si on recolle
25:32à la route Pogacar
25:33qui s'est lancé
25:34avec 20 secondes d'avance
25:35sur vous
25:35je pense qu'il y a
25:36de grandes chances
25:36quand même
25:37qu'il vous flingue
25:37dans le dernier mur
25:38et c'était quand même
25:39aussi probable
25:40donc on était quand même
25:42très conscients de ça
25:43et je pense qu'il est parti
25:45aussi très fort
25:45très excité
25:46et qu'après il a ski
25:47aussi un tout petit peu
25:48avec la peur au ventre
25:50il me l'a dit
25:50et c'était quand même
25:52un moment très stressant
25:53où il fallait faire attention
25:54et pas faire n'importe quoi
25:56à savoir rester calme
25:58ne pas l'exciter au bord
25:59de la piste
26:01être clair
26:02dans ce qu'on allait annoncer
26:03clair dans ce qu'on voulait
26:05pour aller chercher
26:06et sécuriser une médaille
26:07d'argent
26:07parce que
26:08on savait qu'on pouvait aussi
26:09se prendre un énorme retour
26:10de bâton
26:11avec le retour de la Finlande
26:12et notamment aussi
26:13de l'Italie
26:14avec Pellegrino
26:14à la maison
26:15et la quinzaine
26:16qui se termine
26:17avec la quatrième place
26:18de Théo Shelley
26:18sur le 50 km classique
26:20c'est la distance mythique
26:22du ski de fond
26:22la huitième place aussi
26:24de Victor Lovera
26:25qui pourtant
26:25n'est pas catalogué
26:26spécialiste de classique
26:27même sans médaille
26:28c'est une course référence
26:30oui
26:30c'est ça qui est paradoxal
26:32c'est à dire
26:33qu'on a nos deux leaders
26:34Mathis Deloge
26:35et Hugo Lapalue
26:36qui étaient complètement
26:38rincés
26:38de ces Jeux Olympiques
26:40ça a été difficile pour eux
26:41et malgré ça
26:42on a deux athlètes
26:43qui sont allés chercher
26:44une quatrième place
26:45et une huitième place
26:46mais c'est là où
26:49la performance
26:50le résultat
26:50et le sport
26:51il faut être aussi
26:52souvent très
26:54très mesuré
26:55dans ce qu'on dit
26:55très mesuré
26:56dans ce qu'on fait
26:57on a vu tout à l'heure
26:58avec Nils
26:59il y a des quatrièmes places
27:00qui font très très mal
27:01et quand elles basculent
27:02du mauvais côté
27:03c'est douloureux
27:05moi ça me fait
27:06ça me touche énormément
27:07et on se rend compte
27:09que
27:10qu'est-ce que c'est
27:10être performant
27:11c'est ça
27:12qu'est-ce que c'est
27:13le résultat
27:13parfois c'est un tout petit
27:15rien
27:15un tout petit grain de sable
27:16on voit aussi
27:17un tout petit gravillon
27:18sur la neige
27:19qui peut vous pourrir
27:20votre ski
27:21et peut-être
27:21impacter votre course
27:22ça c'est des choses
27:23qui impactent un résultat
27:25tandis que nous
27:26pour le 50
27:27c'était long
27:28et je pense que
27:29Théo il avait été
27:29huitième au mondial
27:30au moins de 23
27:32peut-être que
27:33s'il avait été mieux placé
27:34on aurait pu partir
27:34avec les Norvégiens
27:36et est-ce qu'il aurait tenu
27:37et essayer de se battre
27:38pour la troisième place
27:39je le sais pas
27:40mais il faut aussi
27:41rester les pieds sur terre
27:42et nous on est capable
27:44aussi de pouvoir
27:46réaliser
27:47cette performance là
27:48sur un deux heures
27:49de course
27:49et réaliser que
27:50cette quatrième place
27:51elle est juste
27:51incroyable
27:52mais par contre
27:53je comprends aussi
27:54que pour certains
27:55qui peuvent aussi
27:56commenter
27:56pour certains
27:58qui ont besoin aussi
27:58de se faire
27:59mousser dans les médias
28:00ou de revivre
28:01une seconde jeunesse
28:03après 25 ans
28:04de carrière politique
28:05moyenne
28:06on a tendance
28:07un petit peu
28:08à taper sur les athlètes
28:10et à vouloir un peu exister
28:11et je pense que des fois
28:12un petit peu de retenue
28:14un petit peu de tenue
28:15de nuance
28:15et de complexité
28:16dans ses propos
28:17ferait pas de mal
28:18quand on parle
28:19des quatrièmes places
28:19aux Jeux Olympiques
28:20en revanche
28:21pour le groupe sprint
28:22ça a été plus compliqué
28:24pourtant c'est la locomotive
28:25habituelle
28:25de l'équipe de France
28:26en Coupe du Monde
28:28comment ça s'explique ?
28:30ça s'explique
28:33c'est multifactoriel
28:35et complexe
28:35de la piste
28:36qui était plus dure
28:37que ce qui se fait
28:38habituellement
28:38en Coupe du Monde
28:39on a aussi eu
28:40des états
28:40comme Jules Chappas
28:41qui est arrivé malade
28:42je pense que notre leader
28:44sur cette course
28:45il l'avait prouvé
28:46il l'avait montré
28:47je pense qu'il était très fort
28:48c'était Jules Chappas
28:50il a eu une préparation
28:51aussi très engagée
28:52et radicale
28:54sauf que 14 jours
28:55avant
28:55entre le moment
28:56où on termine
28:58un peu notre prépa
28:59et on va chercher
28:59les Jeux Olympiques
29:00il a été 7 jours malade
29:03et malade
29:04quand on fait
29:04un sport de rendement
29:05comme le ski de fond
29:06ça ne pardonne pas
29:07c'est un peu
29:07les croisés
29:09c'est un équivalent
29:10de ça
29:10et du coup
29:12il est arrivé
29:12quand même
29:13diminué
29:13sur cette course
29:14et je pense
29:15que c'était lui
29:15qui était le mieux à même
29:17et le plus armé
29:18pour aller chercher ça
29:19et quand on voit
29:20la physionomie des courses
29:21et comment ça s'est déroulé
29:22après
29:22à la pédale
29:23dans la montée
29:24avec Claybo
29:25Ben Ogden
29:26ou Viqueux
29:27je pense qu'il avait
29:28largement sa place
29:30c'est juste que là
29:32les planètes
29:33ne sont pas alignées
29:33il y a des choses
29:34sur lesquelles
29:34des fois
29:35on n'a pas la main
29:36on ne peut pas agir
29:38et il faut avoir
29:41le courage
29:41d'accepter
29:42les choses
29:43sur lesquelles
29:43on ne peut pas agir
29:44et pour le reste
29:44de l'équipe
29:44on était peut-être
29:46moins armés
29:46pour cette piste
29:47et moins dans une dynamique
29:49comme on l'a pu être
29:50ces dernières années
29:51et ça sera à nous
29:52de retravailler tout ça
29:53Merci Thibaut Chen
29:55d'avoir été avec nous
29:55sur BFM d'ici
29:56pour évoquer
29:57cette quinzaine olympique
29:59le club des Alpes
30:00c'est terminé
30:00mais la soirée
30:01se poursuit sur BFM d'ici
30:03du sport encore
30:04avec Virage Marseille
30:06Jean Lazuech
30:07et sa bande
30:07qui reviennent
30:08sur les débuts
30:09d'Abib Bey
30:09sur le banc de l'OM
30:11et la défaite
30:12concédée à Brest
30:13belle soirée
30:13sur BFM d'ici
30:24Boostez votre pouvoir d'achat
30:25avec Leclerc Gap
30:26et téléchargez l'application
30:27Mon Leclerc
30:28pour profiter
30:29d'encore plus d'avantages
30:30et de réductions
30:31Sous-titrage Société Radio-Canada
30:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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