- il y a 2 jours
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AmusantTranscription
00:01:30Dans un pays où tu as 12 000 suicides par an, la France est le premier pays consommateur d'antidépresseurs.
00:01:36Il y a eu Maurice dans un contexte pareil, attends je fais oeuvre de salubrité publique.
00:01:42Normalement on devrait être remboursé par la sécurité sociale.
00:01:46Bon, c'est vrai que je ne fais pas marrer tout le monde non plus.
00:01:54Il y en a même que je rends malade.
00:01:58Bernard-Henri Lévy, le philosophe milliardaire.
00:02:04Un de mes spectacles c'est une séance de chimio hypersétif.
00:02:09Petite mèche à la con là, ça dégage.
00:02:12Bernard-Henri Lévy, le philosophe milliardaire.
00:02:14Bien sûr c'est possible.
00:02:16Tu peux faire coiffeur, astronaute, tu peux tout faire aujourd'hui.
00:02:19À chaque fois qu'il écrit sur moi, c'est Bernard.
00:02:21C'est un dieu d'admé, enculé.
00:02:25Antisémite, antisémite.
00:02:27Ça c'est son truc, antisémite.
00:02:34En même temps, à chaque fois qu'il écrit c'est ça.
00:02:37Mais le fait que vous soyez dans la salle, vous êtes considérés comme des antisémites pour Bernard.
00:02:42Non ne ris pas, c'est chiant.
00:02:44Attends, le mec arrive, il ne sait pas l'autre.
00:02:46Il arrive, ça va, ça va, c'est un antisémite, ah bon ?
00:02:48Ah merde.
00:02:51Non mais si tu n'achètes pas son bouquin, tu es aussi considéré comme antisémite.
00:02:56Dès que ça l'emmerde, t'es antisémite.
00:02:58Ah oui, c'est génial ce système.
00:02:59Un moustique, t'es antisémite !
00:03:09Je lui envoie une petite crotte donnée dans sa face, c'est gentil.
00:03:13C'est l'esprit coubertant, ça, c'est la joie du sport.
00:03:19Non mais je vous comprends, en même temps il y a un truc qui ne va pas,
00:03:21il y a un arrière-goût de pisse, un ambiant,
00:03:23t'as besoin de te marrer aujourd'hui, c'est vrai.
00:03:26Ah, il y a un arrière-goût de pisse, toi aussi, tu vois, c'est vrai.
00:03:29L'autre jour j'étais dans la rue, je vois un mec qui était comme ça.
00:03:34Il me dit, qu'est-ce qui t'arrive, toi ?
00:03:36Et j'ai fait ça comme ça.
00:03:37J'ai dit, arrête, non, j'ai dit, t'as raison.
00:03:39Il y a un arrière-goût de pisse planétaire.
00:03:43L'axe du bien qui commence à refouler, on ne sait pas ce qui se passe.
00:03:47Donc c'est pas les perspectives Sarkozy, Ségolène-Royal qui vont changer le parfum ambiant.
00:03:53Pourquoi pas Georges Mouche directement, on attend.
00:03:56Non mais les gens n'y croient plus, c'est clair.
00:03:59Il y a un truc qui est mort.
00:04:00La confiance est brisée, je crois, et...
00:04:03Vieux-donné !
00:04:04Qui va là ?
00:04:05C'est moi, la mort.
00:04:07La mort ?
00:04:08Mais toi, tu peux m'appeler Martine.
00:04:12Enfin, fous le camp, Martine.
00:04:15Tu n'as rien à faire ici, c'est un spectacle comique.
00:04:19La mort n'a rien à faire ici, pars !
00:04:22Tire-toi, on t'attend là-bas, à Gaza.
00:04:37Hein ?
00:04:38Ah, j'écris là.
00:04:41C'est la première fois que je n'ai rien préparé.
00:04:42C'est la première fois que les rideaux s'ouvrent, je n'ai rien écrit.
00:04:45Tais-toi, cher malade.
00:04:48Donc, les rideaux sautent.
00:04:50Et tout de suite, les idées arrivent.
00:04:56Techniquement, ce n'est pas évident, ça.
00:04:59Sur l'affiche, il a raison, c'est le dépôt de bilan, ce spectacle.
00:05:03Voilà, je l'ai intitulé comme ça.
00:05:04Il y a marqué, à un moment donné, « Dernier spectacle ».
00:05:07Ouais, non, non, mais c'est le dernier spectacle en date.
00:05:11Non, ça, c'est la petite astuce commerciale.
00:05:19Le mec, il se dit, « C'est son dernier spectacle, il faut que j'y aille. »
00:05:22Ah, faux, nul, zéro.
00:05:24Il n'y en a rien d'autre.
00:05:25Ah, c'est génial, niveau marketing, c'est du très haut niveau.
00:05:29Enfin, je dis que ce n'est pas le dernier, en même temps, on n'en est pas loin, ne
00:05:31rigolez pas.
00:05:32Tout ça, c'est des lettres d'insultes, des menaces, des mises en examen, des contrôles.
00:05:35Moi, j'ai Sarkozy au-dessus, moi.
00:05:37En personne.
00:05:39On dure tes manes.
00:05:40Quand tu as Sarkozy au-dessus, tu es mal.
00:05:42À mon avis, je ne passe pas l'hiver.
00:05:43À mon avis, hein.
00:05:45Toi, tu fais ce que tu veux, moi, je ne passe pas l'hiver.
00:05:47L'humour goye, c'est terminé.
00:05:50C'est con, parce que c'est fin, comme genre d'humour.
00:05:52Je veux dire, l'humour goye, tu ne peux pas faire plus chaud, c'est quasiment transparent.
00:05:55C'est la moindre variation, tu es devant les tribunaux, j'en sais quelque chose.
00:05:5922 procès en deux ondes.
00:06:00Attends.
00:06:01Non, mais j'arrête.
00:06:02L'humour, c'est trop risqué.
00:06:03J'arrête.
00:06:04Non, non, j'arrête.
00:06:06Je vais changer de métier, là.
00:06:09Je vais aller vendre de l'alcool en Afrique.
00:06:12Ça va les achever.
00:06:15Allez, je traverse une dernière fois la Seine.
00:06:19J'ai 15 ans que je fais le con, là-dessus.
00:06:2320 ans, là.
00:06:25Puis je vais dans les gradins, regarde ça.
00:06:27Voilà, je rejoins le troupeau.
00:06:31Mais...
00:06:32Nous des moutons, arrêtez ça.
00:06:34Moi, j'abandonne mon sens critique.
00:06:37Ça ne sert à rien.
00:06:38Trop risqué.
00:06:39Bon, dans une soirée bien arrosée entre copains,
00:06:42j'en lâcherais peut-être une petite, comme ça.
00:06:45Mais en pleine lumière, à la tribune.
00:06:47Surtout après mon titre de champion de France des enculés 2005.
00:06:55Non, mais tu étais en compétition, toi.
00:06:56Je te reconnais.
00:06:57Ah, il se cache, l'autre.
00:06:59Ça va ?
00:07:00Ah, c'est sympa d'être venu, là.
00:07:04Tu étais dans quel département, toi, déjà ?
00:07:07Combien ?
00:07:073.
00:07:08Non, 75, lui.
00:07:09D'accord.
00:07:10Ah, il y a du beau monde, là-bas.
00:07:12En termes d'enculés, ils sont tous là, c'est clair.
00:07:1575, attends, ils rigolent.
00:07:16Mais c'est le fief de l'ancien champion de France.
00:07:19Jean-Marie Le Pen.
00:07:21Ben, c'est lui que j'ai battu en finale.
00:07:23Ah, j'y croyais pas, j'y croyais pas, merci.
00:07:31Ah, j'y croyais pas.
00:07:33Attends, c'était pas évident, hein.
00:07:35Attends, le gars, pour moi, c'était un niveau international, hein.
00:07:38C'était un mythe.
00:07:39Jean-Marie Le Pen, en termes d'enculés, tu rigoles ou quoi ?
00:07:42Niveau international, il a fait l'Algérie, il a fait l'Indochine, il a tout fait, le mec.
00:07:45Moi, j'ai juste fait un sketch, au départ.
00:07:49Et en finale...
00:07:51Ah, j'ai mangé sa race !
00:07:54C'est ça, la compétition, hein.
00:08:00Hé, hé, c'est du boulot aussi, les gars, attention.
00:08:03Tu deviens pas un infréquentable comme ça.
00:08:06Parce que je disais, je veux dire, à des jeunes rappeurs qui étaient là.
00:08:10Tu sais, le mec m'avait reconnu, il était content.
00:08:12Ouais, dis-donc, c'est ça.
00:08:13J'ai dit, calme-toi.
00:08:15Et...
00:08:15Ah, il m'a dit, comment t'as fait pour devenir la merde number one ?
00:08:22Ah, il parlait à moitié anglais, là-bas.
00:08:25J'ai compris, je parle un peu la langue.
00:08:27Et, euh, c'est encore autre chose.
00:08:29Et alors, je lui ai dit, attention, tu veux devenir un infréquentable.
00:08:32Mais attention, les rappeurs, hein.
00:08:33C'est pas...
00:08:34C'est pas avec trois vannes pourries sur la police que tu vas y arriver, crois-moi bien, d'ailleurs.
00:08:39Ça, j'irais de te sortir les doigts du cul, crois-moi bien.
00:08:42Mais tu es d'accord, d'ailleurs, j'ai retiré la main.
00:08:44Bon, je sais...
00:08:45Ça n'a rien à faire, là, hein.
00:08:47Donc, euh...
00:08:49Bon, c'est vrai, j'avais quelques qualités naturelles.
00:08:51Mais oui, j'ai des origines africaines, moi.
00:08:54Pour être pris pour de la merde, c'est un atout, c'est sûr.
00:08:57Mais je veux dire...
00:08:58Ouais, mais ça suffit pas, les mecs, là.
00:08:59Il y a deux Africains, attention, les mecs.
00:09:01Crois-moi, il faut...
00:09:02Ah non, il faut se bouger, hein.
00:09:04Attends, regarde Yannick Noah.
00:09:06Hein ?
00:09:06Au moins, ne refaux pas, tu prends le risque de te faire bien voir, hein.
00:09:09C'est ce qui lui est arrivé, Yannick.
00:09:12L'autre, il pose en slobarde.
00:09:14Quand tu paries sur des affiches...
00:09:21Bon, un peu de poillon, mais il est devenu le préféré des Français, l'année dernière.
00:09:26L'autre jour, je l'ai croisé, il chialait.
00:09:27Je lui ai dit, oui, mais t'as fait le con, Yannick.
00:09:32Il l'a reconnu, il a dit, oui, c'est vrai.
00:09:36Surtout en ce moment, avec les Noirs, ils ont un problème en ce moment.
00:09:39Ils veulent montrer du Noir, t'as dit, comme est mort.
00:09:41Merde, les Noirs, merde, t'es chiant.
00:09:43Ils adorent ça, hein.
00:09:45Est-ce qu'ils se sont aperçus qu'il y avait des Noirs ?
00:09:47Ils savaient pas, les mecs.
00:09:47Ils savaient pas, les mecs.
00:09:50Mais bon, il y a des Noirs, ici.
00:09:53Mais depuis combien de temps, hein ?
00:09:55Oui, on n'a pas de cocotiers chez nous, d'où ils viennent.
00:09:59Bon, c'est pas grave, mettez des Noirs à la télé, les gars.
00:10:02Allez, allez.
00:10:03Si, si, vas-y, toi.
00:10:04Toi, vas-y.
00:10:06Bouge ton cul, comme ça, mets-toi là.
00:10:11Mais c'est vrai, hein.
00:10:12Un parrain jeu télévisé l'après-midi,
00:10:15où t'as un parrain noir dans le fond qui dit,
00:10:16Ouh, je suis noir !
00:10:21Il y a des jours, on se croira à Yaoundé.
00:10:23Même le présentateur vedette de PPDA, là,
00:10:27du journal de 20 heures,
00:10:28quand même, le truc, comme...
00:10:29Eh ben, il a été viré, l'autre, hein.
00:10:31Cet été, il était remplacé par un Noir.
00:10:33Ah, il était lourdé, coup de pompe d'encul.
00:10:34Il a mis des points, c'était Noir, Patrick.
00:10:37Ah, l'autre, il a essayé de revenir avec des bigoudis.
00:10:39On lui dit, qu'est-ce que tu fais ?
00:10:41Ah, le mec, il a essayé de passer sur le côté, là-bas.
00:10:46On lui a dit, mais même si tu te faisais péter le nez, ça suffit plus, aujourd'hui.
00:10:51Il faut être carrément noir, sinon ça marche pas.
00:10:53Non, mais c'est ça.
00:10:54Ce qui fait que les autres présentateurs, ils sont comme ça, les mecs.
00:10:57Crois-moi.
00:10:59Ah ben, ils sont sous UV toute la journée, hein.
00:11:02Ils essayent de passer entre les gouttes.
00:11:04Attends, c'est clair.
00:11:06Même Arthur, là, le présentateur milliardaire.
00:11:09Arthur, Jacques Essobag, il s'appelle.
00:11:12Oui, ben, il se trouve que je le connais, je connais son nom, donc je le donne.
00:11:15Eh ben, non, non, l'autre, bon, après, il s'est fait refaire le pif et l'échicot,
00:11:19bon, pour des raisons esthétiques.
00:11:20Là, je l'ai vu dans un magazine, il s'est fait mettre un os dans le nez, hein.
00:11:23Ah, oui, oui, oui, bon, un petit os avec deux diamants au bout, bon.
00:11:27Ah, on se refait pas complètement, bon, ça.
00:11:31Des diamants sud-africains, bien sûr.
00:11:33Ah, bon, c'est pas le sujet, mais enfin, on a le droit de le dire.
00:11:35Ah, et, hein, mais même tout le monde, même les femmes, il faut faire maigresse.
00:11:40Si tu veux percer dans le milieu du show business, il faut aujourd'hui être maigresse.
00:11:43Il faut tendre vers la maigresse.
00:11:45Alors, les femmes se font faire le cul, après.
00:11:46Bien sûr, il faut le cul de la maigresse, sinon c'est pas possible, hein.
00:11:49Ben, genre de pastèques à l'arrière, après, vraiment un truc, hein.
00:11:53Mais non, pas des pastèques, elles vont pas se mettre des bêtes où tu fais exprès, après.
00:11:57Non, mais te fous pas de ma gueule, je dis, non.
00:11:59Mais c'est en silicone qu'ils font ça, je sais pas, ouais.
00:12:02De toute façon, la technique est pas maîtrisée, on dirait des zodiaques, pour l'instant.
00:12:05Ah, mais bon, je veux dire, non, mais l'idée qui est incroyable, c'est tendre vers la maigresse.
00:12:10Un truc que t'aurais pas pu imaginer, toi, aller vers la maigresse.
00:12:13C'est quand même le truc, hein.
00:12:14Bon, moi, c'est pas, moi, de toute façon, c'est pas mon problème.
00:12:16Aujourd'hui, mon problème, à moi, c'est quoi ?
00:12:18C'est rester au top niveau.
00:12:20Rester l'enculé numéro un, ça sert pas...
00:12:21Non, mais rigole pas, ça va pas être facile, ça pousse derrière, y'a les jeunes.
00:12:25C'est un combat de chaque instant.
00:12:28C'est, hein.
00:12:29Tiens, ça me rappelle une anecdote.
00:12:31L'autre jour, j'étais dans la rue,
00:12:34et, euh...
00:12:36Quoi ?
00:12:37Ça t'a plu, le changement de lumière, là ?
00:12:45Laisse-le, laisse-le, là-bas, il comprend rien au texte, il s'intéresse...
00:12:48Voilà, il s'intéresse à la technique, ben c'est bien, c'est bien.
00:12:52Tiens, ben je vais lui refaire.
00:12:53Tiens, Laurent, vas-y.
00:12:54Alors ça va, ça prend une minute, l'autre, il est heureux, laisse-le faire.
00:12:58Il a payé, le mec.
00:12:59Hein ? Ouais, ouais, par contre, ferme-la, ferme-la.
00:13:05Tiens, ça me rappelle une anecdote.
00:13:13Ça, c'est cadeau, c'est cadeau, ça.
00:13:16Bon, bref, j'étais dans la rue, j'étais dans la rue, je marchais.
00:13:18Je marchais donc dans la rue.
00:13:23Ah, il aime ça, la technique, regarde ça.
00:13:31Et ce jour-là, il y avait du vent, il y avait du vent, ce jour-là.
00:13:36Mais à un moment donné, je tombe sur une vitre.
00:13:38Je dis, merde, c'est pas possible, une vitre en pleine rue.
00:13:40Qu'est-ce que c'est que ça ?
00:13:43Bon, je pourrais faire ça pendant des heures.
00:13:51Ça, c'est cadeau, c'est cadeau, il ne faut pas...
00:13:55Bref, donc, je m'arrête, donc...
00:13:58Je m'arrête, j'étais en feu rouge.
00:14:00Ça, j'ai chiant, parce que, bon, toi, en tant que piéton, je m'arrête.
00:14:03Bon, moi, j'ai force d'évoluer dans...
00:14:04Attends, mais ne te marres pas.
00:14:06Je m'ai force d'évoluer dans le cadre de la loi, il y a un feu rouge, je m
00:14:09'arrête.
00:14:10Je m'arrête, tu vois, tu t'attends.
00:14:12Il y a une lumière qui te dit, arrête-toi, donc tu t'arrêtes.
00:14:14Et donc, je m'arrête, donc j'étais perdu dans mes idées, tu vois, d'enculer numéro un.
00:14:20Attends, tu dois être sur le coup, les mecs.
00:14:22Tu dois penser à une enculade à faire tout de suite, tu vois.
00:14:24Comme ça, il faut que je pourrais enchaîner, quoi.
00:14:26Et donc, bon, bref, j'étais perdu dans mes idées, comme ça.
00:14:28Ça proche de moi une petite mémère.
00:14:32200 ans, le truc.
00:14:33Non, non.
00:14:35Comme ça, la tremblotante, avec une canne blanche.
00:14:38La momie en mouvement.
00:14:39Non, mais franchement.
00:14:40Non, mais pour l'enculer de base, c'est un cadeau, un truc comme ça.
00:14:45Non, mais c'est vrai.
00:14:47C'est un encor, je veux dire, c'est une chips.
00:14:50Il n'y a rien à faire, une fritocus, elle dégringole.
00:14:55Qu'est-ce qui m'a pris de ne pas lui mettre une béquille d'entrée de jour ?
00:14:59Enfin, sur le coup, c'est tout.
00:15:00Bon, bref.
00:15:01Le feu, passons au vert.
00:15:05Donc, en tant que piéton, il faut y aller, c'est le projet.
00:15:07De toute façon, tout le monde te pousse, comme ça.
00:15:09L'autre, en tant que non-voyante, elle se croit tout permis.
00:15:12Elle s'accroche à mon bras.
00:15:13S'il vous plaît, comme ça.
00:15:16Même pas le temps de lui retourner une tartine, j'ai pas eu le temps.
00:15:19Toussé par les gens, c'est jusque de l'autre côté, des passages cotés.
00:15:22Elle est toute qui se lâche en plus, elle est forte.
00:15:24Merci beaucoup, monsieur, comme ça.
00:15:27C'est un tas de mecs qui m'avaient reconnu, les mecs.
00:15:29D'ailleurs, il y a un mec qui l'a dit.
00:15:30Hé, regardez les mecs, c'est Dieu donné !
00:15:33Regardez, il a aidé la vieille, c'est pas un enculé !
00:15:38Le temps de me ressaisir, j'ai chopé la vieille.
00:15:42Dans l'escalier du métro.
00:15:47Comme au bowling, comme au bowling.
00:15:48Je l'ai chopé par derrière avec un effet, comme ça.
00:15:55Coup de chance, dans sa chute, elle s'est bouffée une bite d'incendie en pleine foire.
00:15:59Ça fait mal, c'est génial.
00:16:01De toute façon, j'ai pas pu m'attarder.
00:16:03Regardez ce qu'il se pensait, je pouvais pas louper mon final.
00:16:05Le délit de fuite en me marrant comme une baleine.
00:16:07Ah, ça c'est mon spécial, j'adore ça.
00:16:12Ah, ça énerve.
00:16:14De toute façon, la question n'est pas là.
00:16:16Mais sans un truc comme ça, je dégringolais dans le classement.
00:16:20Je me retrouvais entre quoi ?
00:16:21David Douillet, la Vépière ?
00:16:22Merci beaucoup.
00:16:23Excuse-moi, quitte à être prêt pour de la merde, autant être la meilleure.
00:16:28De toute façon, c'est fini.
00:16:29Maintenant, je vais au milieu du public, dans l'anonymat peinard.
00:16:34Je ferme ma gueule et j'écoute.
00:16:38Bonjour.
00:16:40Ouais, ouais, mais j'ai rien à dire, monsieur.
00:16:43Bonjour.
00:16:55Vous êtes chinois ?
00:16:59Ah, d'accord.
00:17:00Ah, bon, d'accord.
00:17:03Pourquoi faire ?
00:17:07Non, ça ne vous fait rien, les spectacles comme ça.
00:17:15On m'a beaucoup rigolé.
00:17:19Ah, dénommé, la dole, toujours blague chinoise.
00:17:26Il dit que nous mangez, oui.
00:17:29Alors que nous mangeons burger.
00:17:36Ah, d'accord.
00:17:38C'est marrant, ça.
00:17:40Et vous avez la grippe aviaire ou pas ?
00:17:42Non, c'est pas.
00:17:43Non, non, d'accord.
00:17:44Non, non, c'est comme ça.
00:17:46C'est marrant, je ne savais pas.
00:17:48Je ne connaissais pas le public, en fait.
00:17:50Merci.
00:17:50Vous êtes gentil, merci.
00:17:52Ah, la vache.
00:17:52Non, mais je regarde un peu et tout.
00:17:54C'est fou, ce public, on dirait une boîte de crayons de couleurs.
00:17:56Il y a de tout.
00:17:58Tiens, je vais changer, je vais mettre là.
00:18:00Non, non, mais c'est agréable.
00:18:01Oh, putain, non, par contre, toi, tu chlingues, mon salaud.
00:18:04Oh, ce n'est pas humain de puer comme ça.
00:18:06Non, mais ne me parle pas.
00:18:08Parle dans cette direction.
00:18:09Là, ça prend aux yeux, ton truc.
00:18:12Ah, la vache.
00:18:14Tu fais décoller les peintures, regarde.
00:18:16Ça fait des cloques.
00:18:17Mais c'est toi qui fais ça.
00:18:19C'est un gaz.
00:18:21Ah, la vache.
00:18:22Ah, non, non, ne me parle pas.
00:18:23Non, mais attends, mais plus la charogne.
00:18:26T'es mort, qu'est-ce qui se passe ?
00:18:30Merde, on va au théâtre, on s'habille, les mecs.
00:18:33On se lave.
00:18:33Je veux dire, t'es collé aux gens.
00:18:34Attends, c'est dégueulasse.
00:18:36Voilà, on se met bien comme monsieur.
00:18:38Bonjour, monsieur.
00:18:39Voilà, bon, le costume trois pièces, c'est peut-être un peu beaucoup.
00:18:42C'est un spectacle comique, c'est détendu.
00:18:45Vous savez, je suis Dieu donné.
00:18:47L'artiste principal, bien sûr.
00:18:49Ah, non, non, vous ne me verrez plus sur scène.
00:18:51Trop risqué.
00:18:53Humoriste, c'est finiste.
00:18:54Et vous, vous êtes, monsieur ?
00:18:56Hérisson.
00:18:57Ouh, ça pique, ça.
00:18:58Ah, non, non, non, pardon, ça pique, ça.
00:19:00Hérisson, ça pique, ça.
00:19:02Fort hérisson.
00:19:02Allez, d'accord.
00:19:10Vous êtes le célèbre révisionniste.
00:19:15Mais qu'est-ce que vous vous foutez là ?
00:19:17Partez, monsieur.
00:19:18Non, non, ne me touchez pas, j'ai la grippe aviaire, là.
00:19:21Mais monsieur, non, mais...
00:19:22Non, non, non, vous êtes là par solidarité pour la liberté d'expression.
00:19:26C'est gentil, mais marchez, marchez trois heures.
00:19:28Non, non, ne revenez jamais.
00:19:30Vous êtes complètement grillé, vous.
00:19:32Mais vous dites comme quoi les chambres à gaz, par contre, n'ont pas existé.
00:19:34Hein ?
00:19:35Vous avez des documents ?
00:19:36Laissez-moi pas.
00:19:36Au secours !
00:19:38C'est comme ça, monsieur.
00:19:39Ben, vous êtes en Israël.
00:19:40Vous êtes en France, je veux dire.
00:19:43Je ne sais pas qui.
00:19:44Ben, attends, tu ne sais pas qui est qui, en fait.
00:19:46C'est encore plus dangereux, là, le public.
00:19:49Bonjour.
00:19:53C'est incroyable, en fait.
00:19:54Tu ne sais pas qui fait quoi.
00:19:55Bonjour, madame.
00:20:02Vous êtes antillaise ?
00:20:04Ça, c'est bien.
00:20:05Ça, c'est bien.
00:20:06Là, au moins, on ne risque rien.
00:20:08Ah, voilà.
00:20:10Parlons, parlons, t'y ponche.
00:20:11Parlons, madras.
00:20:12Nous, qu'à parler créole.
00:20:14Ah, ben, ouais, nous, qu'à parler.
00:20:16Nous, qu'à chanter.
00:20:19Marie-Josée Pérec ?
00:20:21Hein ?
00:20:24Je suis antillaise, monsieur.
00:20:25C'est vrai.
00:20:25C'est la vérité.
00:20:27Je viens de Martigny.
00:20:29J'aime beaucoup lui donner.
00:20:31Me faire rigoler.
00:20:31Ah, oui, j'ai rigolé, alors.
00:20:34Pourquoi pas ?
00:20:35J'ai trouvé qu'il parle bien pour les Noirs.
00:20:39Pourquoi quand les Blancs font les skets sur les Noirs,
00:20:41il n'y a pas de problème ?
00:20:42Quand c'est les Noirs qui font les skets,
00:20:43c'est le scandale.
00:20:44Je ne suis pas d'accord, je l'ai dit.
00:20:45Et alors ?
00:20:46Parce qu'ils disent que les Juifs font souffrir.
00:20:49Les Noirs, ils n'ont pas souffert.
00:20:50Chutisez-vous, madame.
00:20:52T'as vu ce que je viens de faire, là ?
00:20:53C'est de l'autocensure.
00:20:56Les dialogues ne me sont pas écrits.
00:20:57Je suis obligé de faire ça.
00:21:00Attention, je suis connu, madame.
00:21:01Ils ne m'entraînaient surtout pas sur ce terrain-là.
00:21:05Pas de hiérarchisation victime.
00:21:07Pas de compétition mémorielle.
00:21:08Pas de...
00:21:11L'humanité tout entière a souffert.
00:21:23Si toute l'humanité a souffert,
00:21:25pourquoi on peut contester la souffrance des Noirs,
00:21:27des Palestiniens,
00:21:28et pas celle des...
00:21:30Chutisez-vous, là.
00:21:32T'as vu, j'ai fait ça, comme ça.
00:21:35C'est un vide juridique.
00:21:36Laissez-nous croire.
00:21:39J'arrête avec ce personnage.
00:21:40Elle a complètement pas scellé, l'autre.
00:21:42C'est Martine, déguiseur d'Antillais.
00:21:44C'est la mort, attends.
00:21:47Vous avez entendu ce qu'elle raconte, monsieur ?
00:21:50Et alors, je suis d'accord avec la mamadou, monsieur.
00:21:55De toute façon, si c'est écrit dans le Coran,
00:21:57on va les niquer, c'est bâtard.
00:22:00C'est pas ça.
00:22:20Mais de qui parlez-vous ?
00:22:21Vous êtes pas fédé, ou quoi ?
00:22:24Mais je parle de ces bâtards de sionistes.
00:22:27Est-ce qu'on l'a vaincra ?
00:22:30Aaaaaah !
00:22:31Au secours !
00:22:32Y'a qui, là ?
00:22:32Un termine musical !
00:22:34Oh, putain.
00:22:37J'aurais dû écrire les dialogues, père.
00:22:40Trahi par mes personnels.
00:22:43Putain, j'ai pas un sketch sur les nains, quelque chose.
00:22:48Ah, tiens, l'intégrale de Bougenac, c'est bien, ça.
00:22:53La merde, t'as raison.
00:22:56Bon, c'est Toto qui va dans une pharmacie.
00:22:58Il achète des suppositoires.
00:22:59En fait, c'est des balles.
00:23:00Comme ça, quand il pète, ça fait des trous dans les murs.
00:23:02Ah, laisse-moi faire !
00:23:03Viens rembesser, ça sera bon.
00:23:08Non, arrêtez, t'es malade.
00:23:10Putain, j'espère qu'il n'y a pas de genre.
00:23:11Regardez, tiens, mais en plus.
00:23:13Jackie, putain, t'as entendu ça ?
00:23:15Mais tu sais, Jackie, je suis pas responsable, moi.
00:23:17Quand un personnage exprime une idée,
00:23:19je veux dire, dans la mesure où il s'est parlé dans le dialogue,
00:23:21je veux dire, l'auteur n'est pas responsable juridiquement.
00:23:23On ne peut pas condamner un personnage.
00:23:26Ça n'a pas de sens.
00:23:27Oui, mais d'accord, mais...
00:23:33Qu'est-ce qui se passe ?
00:23:35Pourquoi ils applaudissent ?
00:23:37Je ne sais pas.
00:23:43Non, mais ce que je veux dire, c'est que moi...
00:23:44La lumière, la lumière bleue, peut-être.
00:23:46Qu'est-ce qu'il y a ?
00:23:47Impossible.
00:23:47Non, mais tu me dis ça, moi, je m'occupe du son, moi.
00:23:50Moi, je suis technicien son.
00:23:52En tout cas, ce sera ma version au procès.
00:23:58Merci, Jackie, merci pour ta solidarité,
00:24:00merci et ton courage.
00:24:01Merci.
00:24:01Oh, je vois très bien ce que tu aurais fait en d'autres temps, Jackie.
00:24:06Oui, bon.
00:24:07Français, vrai.
00:24:12Quoi ?
00:24:12Mais quoi, t'as entendu ce qui s'est passé ou pas ?
00:24:15Les personnages chez Exprits.
00:24:16L'autre qui parle du S-Bollard, attends, t'imagines-toi.
00:24:19L'autre qui remet en cause l'existence des chambres à air.
00:24:22Attends, on va où les mecs ?
00:24:25Je ne sais pas de quoi tu pars, je ne sais pas, je ne veux pas savoir.
00:24:27Est-ce que quelqu'un, au moins, dans cette équipe, a écrit...
00:24:30Armel ! Armel !
00:24:32Armel !
00:24:32Armel !
00:24:33Armel !
00:24:34Armel !
00:24:34Armel !
00:24:35Armel !
00:24:35Armel !
00:24:36C'est Armel, c'est la souffleuse, on ne la voit pas parce qu'elle est derrière les rideaux
00:24:41et c'est elle qui souffle le texte par l'intermédiaire d'une oreillette que je lui ai mis là.
00:24:46Quoi ?
00:24:53Qu'est-ce que tu racontes ?
00:24:55La vérité.
00:24:57Tu révèles le secret du spectacle.
00:24:59Quoi ?
00:25:00Mais le mystère, Jackie ?
00:25:03Mystério !
00:25:04Je ne sais pas ce qui se passe.
00:25:06Pourquoi il y a un rideau noir au fond de scène ?
00:25:07C'est pour qu'on ne voit pas ce qui se passe en coulisses.
00:25:09C'est comme ça la scène politique, le spectacle.
00:25:12Tu ne sais pas ce qui se pagouille dans la cuisine.
00:25:16Sous-entendre que j'ai besoin d'une oreillette.
00:25:18Moi !
00:25:19Alors que c'est moi qui ai écrit le texte.
00:25:23C'est simplement un problème auditif que j'ai.
00:25:25C'est quoi que c'est que ça ?
00:25:41Et puis quand ça m'épate, ça n'apporte quoi ?
00:25:43Que ça t'épate, c'est une chose.
00:25:44Je vais te demander de donner ça.
00:25:45Elle dit ça m'épate, ça m'épate, ça m'épate alimentaire.
00:25:49Voilà les blagues qu'il faut faire, tu comprends ?
00:25:58C'est ton changer tes médicaments, qu'est-ce qui se passe ?
00:26:00Ouais, c'est là.
00:26:04C'est ce qui, c'est ce délire ?
00:26:05C'est bon, regarde, pour bien.
00:26:12Il n'y a personne, on dirait un poisson mort.
00:26:16Si je ne connaissais pas mon texte.
00:26:17En même temps, Jackie, il a raison.
00:26:19Je suis bien à rien en train de te souffler le texte.
00:26:20Je suis bien à foutre le camp, foutre le camp, tiens toi-même.
00:26:21Mais toi, tu ne fais pas venir, c'est pour me dire de me casser.
00:26:25Excuse-moi, mais là...
00:26:29Quoi, n'importe quoi, à ce moment-là, pourquoi pas ?
00:26:32Ah ben quoi ?
00:26:33Oh, ça va, hein ?
00:26:44Quoi, comment ça m'a fait quelque chose ?
00:26:45Et non, tu l'as cherché aussi.
00:26:51J'ai péto, je suis de J'ai péto, Jackie.
00:26:53J'ai péto, j'ai péto.
00:26:55Moi, j'arrive derrière, je fais, j'ai pété, j'ai péto.
00:26:58Voilà les blagues qui vont faire de même parce que j'ai peur, moi, j'ai une famille.
00:27:02Moi aussi, j'ai une famille.
00:27:03Ouais, mais ce n'est pas la mienne.
00:27:07J'ai péto, ça n'a rien à voir.
00:27:10C'est-à-dire ?
00:27:13C'est-à-dire qu'ils prennent vie, à un moment donné, ils m'échappent.
00:27:16Ils veulent peut-être s'enfuir dans le ventre de la baleine.
00:27:19Avec l'autre saloperie, là, j'ai mis les criquettes.
00:27:20C'est ça qui va se passer.
00:27:23Non, mais arrête, arrête.
00:27:24C'est le spectacle de trop, je le savais.
00:27:26Je n'aurais jamais dû remonter sur scène.
00:27:30Allez, j'arrête.
00:27:31C'est-à-dire ?
00:27:32J'arrête, c'est-à-dire, j'arrête.
00:27:33Tu dis aux gens de se casser, terminé.
00:27:35Hop, ça dégage.
00:27:37Eh bien, tu rembourses les gens.
00:27:38Vas-y.
00:27:39Enfin, tu les rembourses.
00:27:43Au prorata de ce qu'ils ont vu, bien sûr.
00:27:47Je ne peux pas faire ça syndicalement.
00:27:48Je n'ai pas le permis de faire des choses pareilles.
00:27:50Tu comprends ?
00:27:51Tu entends, Jacquet ?
00:27:52Ouais, tu as le tir.
00:27:54Qu'est-ce qu'il y a ?
00:27:54Tu entends ça, Jacquet.
00:27:58C'est la mort qui s'en vient, Jacquet.
00:28:01Ouais.
00:28:04C'est Martine.
00:28:06Ouais.
00:28:07Je vais mourir sur scène, certainement, ce soir.
00:28:11Ouais.
00:28:14Comme Molière, comme Malcolm X.
00:28:18Viens là, la mort.
00:28:19Tu ne m'effraies pas.
00:28:20Non.
00:28:22Danse, danse avec la mort, Jacquet.
00:28:23Danse, danse, danse.
00:28:26Martine ?
00:28:27C'est pas Martine.
00:28:28Sors de Jacquet, Martine.
00:28:29Je suis Jacquet, moi, je file en régie.
00:28:31Bon, d'accord.
00:28:31Ouais, ok, on continue, ouais.
00:28:32T'as raison.
00:28:33Armel, on en est où, là ?
00:28:35J'ai l'air, t'as vu ?
00:28:36Ouais, d'accord.
00:28:36Ah oui.
00:28:42Dépôt de bilan.
00:28:44Dépôt de bilan.
00:28:47L'écriture est un dépôt de bilan de la pensée, quelque part.
00:28:50Ouais, c'est beau ce que je dis.
00:28:54Non, mais c'est vrai, si tu regardes, entreprendre ses casse-gueules, toute entreprise, t'as un risque de croutage
00:29:00à la fin, immédiat.
00:29:01C'est pour ça, quoi.
00:29:02C'est pour ça, au judo, le premier mouvement qu'on t'apprend, c'est la chute.
00:29:06Inscrire ta chute dans une logique de construction.
00:29:08Tu vois, et...
00:29:10Laisse tomber, laisse tomber.
00:29:14Non, mais c'est vrai que les plus grandes entreprises de ce monde se sont cassées la gueule.
00:29:17Les plus grandes inspirations, tu regardes même les personnalités.
00:29:19Jésus, le premier, Jésus, la fin, t'as vu ça ?
00:29:22Tiens, je vais faire un sketch sur Jésus, je vais le faire.
00:29:33Mais allez-y, clouez-moi, les mecs.
00:29:36Clouez-moi, si vous croyez que quand tu vas régler le problème comme ça, cloue-moi.
00:29:40Cloue-moi les pattes, mais ça m'empêchera pas de penser que j'étais en train de faire les cons,
00:29:43les mecs.
00:29:44Mais parce que...
00:29:45Parce qu'on ne cloue pas les gens, enfin.
00:29:53Mais clouez, tu vas clouer, tu vas clouer des planches les unes contre les autres,
00:29:57une petite clochette au-dessus de ta porte, tu te fais plaisir.
00:30:00Mais tu ne vas pas clouer un mammifère, ça n'a aucun sens.
00:30:06Le matériel que tu utilises, ça n'a pas été étudié pour ça, réfléchis.
00:30:09Quoi ?
00:30:10Je suis fils de charpentier, je connais le boulot.
00:30:14En plus, c'est du boulot de falachat, que tu me fais, ça ne tiendra jamais.
00:30:17Tes clous, là, c'est n'importe quoi, je te dis que ça ne tiendra pas.
00:30:19Tu fais des plans à 45 degrés, le clou.
00:30:21Mais plie sur les jambes, amortie un peu.
00:30:25Rédullier !
00:30:27Ouais, mais voilà !
00:30:29Ouais, il est content, moi je ne suis pas content.
00:30:32Attends.
00:30:33Non, mais je ne t'en veux pas à toi, tu n'es rien, tu es un esclave.
00:30:37C'est un CPE, tu es quoi, on ne sait même pas ce que tu as.
00:30:41Ton contrat, c'est quoi ?
00:30:42T'es MBF ?
00:30:44T'es de la merde, tu bosses et tu la fermes.
00:30:47Ça, c'est le contrat type.
00:30:49Non, mais j'en veux à tes patrons.
00:30:50Attends, ça va les mecs.
00:30:51On n'aggrave pas un mec à un poteau parce qu'on n'est pas d'accord avec ce qu
00:30:54'il raconte,
00:30:54on discute.
00:30:55Non, non, non, je n'ai jamais dit ça.
00:30:57Qui a dit ça ?
00:30:58Non, mais c'est sorti de son contexte.
00:31:00Oui, j'ai dit, buvez ceci et mon sang.
00:31:03Non, mais, oui, mais avec modération, je pensais.
00:31:06Ce n'est pas incitation à la démonche.
00:31:09Tiens, regarde ça.
00:31:10Ils sont en train de le pendre, de le crucifier.
00:31:13Non, mais ça va, là, là.
00:31:15T'y tchattes.
00:31:18Prends sur toi, les mecs.
00:31:21Je suis en train de pourrir l'ambiance.
00:31:22D'autant que je me permets d'attirer ton attention.
00:31:24La crucifixion, ce n'est pas ce qu'il y a de pire, les mecs.
00:31:27Ah non.
00:31:28Dans le Grand Nord, les Vikings.
00:31:30Ils écartèlent.
00:31:31L'écartèlement.
00:31:32C'est-à-dire, c'est un mec d'un mètre soixante-dix,
00:31:34ils t'en font un mec de trois mètres.
00:31:38Mais plus fin, le mec.
00:31:39Plus mou, à la fin, t'imagines un peu la gueule du gars.
00:31:40Et c'est pareil chez les Chinois.
00:31:43Ah, c'est taquin, le Niakui.
00:31:44Attention, quand ils y vont, les mecs.
00:31:47Ah, ben, eux, vivants.
00:31:48Non, non, ils t'en fournent une bûche de cinquante dans le fion, les mecs.
00:31:54Moi, j'ai l'esprit ouvert au départ.
00:31:55Mais là, c'est hostile, attends.
00:31:59En termes de section, non, mais...
00:32:01Et les Indiens d'Amérique, là, c'est pareil.
00:32:03Oui, avec les plumes.
00:32:04Ouais, ouais, non, non, ça a l'air gentil.
00:32:06Non, non, c'est hostile, très hostile.
00:32:08Ah, ben, eux, ils t'en fournent.
00:32:09Non, non, ils t'en fournent rien du tout.
00:32:10Eux, ils t'accrochent à un poteau.
00:32:12Ils t'enduisent après de Nutella, enfin, tu vois, un genre de...
00:32:15Non, mais une confiote de chez eux, à base de...
00:32:17Je sais pas quoi.
00:32:17Et puis, après, ils font rappliquer les fourmis.
00:32:20Alors, une fourmi, pris une par une, c'est mignon, comme ça.
00:32:22Mais en bande, c'est glouton, la fourmi.
00:32:25Et ça laisse rien dans l'assiette.
00:32:26Crois-moi, c'est vorace.
00:32:28Ah, non, non, à côté de ça, la crucifixion.
00:32:30Non, mais c'est de l'art contemporain, quasiment.
00:32:34Ouais, ouais.
00:32:36Oui, oui, oui, je sais.
00:32:39Mais l'agonie devrait pas durer très longtemps, t'inquiète pas.
00:32:43Plein cagnard, là, sans eau, dans deux heures, on est des biscottes.
00:32:48Ouais, ouais, ouais, je sais.
00:32:50Mais ça, c'est de ta faute, ça.
00:32:51Mais oui, oui, oui.
00:32:52Oh, putain.
00:32:54Oh, là, là.
00:32:54Crois-moi qu'on aurait pas crevé du tétanon.
00:32:56Elle s'enroulait.
00:32:59Hein ? D'accord.
00:33:01Oh, là, ouais.
00:33:02Non, mais la position, là, c'est con.
00:33:04T'aurais dû me clouer au niveau des coups, tu vois, parce que la tête penche et ça t'oublie.
00:33:08Et qui m'a collé cette couronne d'épines sur la tête, là ?
00:33:11Non, mais ça n'éponge rien du tout, ton truc, à toi.
00:33:15Parle d'une avance.
00:33:17Je suis en train de me procéder.
00:33:20Ah, non, ça va aller.
00:33:21Ah, là, là, dégueuler, là, les maîtres.
00:33:24Mais oui, mais ils attendent que ça, qu'ils te mettent à chialer.
00:33:26Au contraire, rigole.
00:33:29Tiens, t'as pas un clou, ça me gratte.
00:33:31Là, tu les baisses.
00:33:39Tu les changeras pas, les mecs, tu les changeras pas, les mecs.
00:33:43Attends, ils croient qu'ils sont en mission pour Dieu, il y en a un.
00:33:45Non, mais attends.
00:33:46Moi, attends, moi, j'avais même pas huit jours, ils m'ont coupé le bout de la bite, moi.
00:33:50J'ai dit, le voir le rabbin plus tard.
00:33:52Je lui ai dit, non, mais attends, mais qu'est-ce qui t'arrive, toi, de couper les bites comme
00:33:54ça ?
00:33:55Ouais, il me dit, oui, c'est la coutume.
00:33:57Je lui ai dit, mais rien à foutre de ta coutume.
00:33:59Je lui ai dit, non, mais attends, j'ai pas choisi, moi, rends-moi ma bite, et puis c'est
00:34:03ton.
00:34:04Il y a pas, le voir.
00:34:05Qu'est-ce que vous faites là, madame, là ?
00:34:07Oh, la petite vieille, là, tu dégages, là.
00:34:10Ah, non, me crucifie, madame, j'ai autre chose à faire, là, hein ?
00:34:14Ah, c'est toi, Judas ?
00:34:15Qu'est-ce qu'il fait là, déguisant en bonne femme ?
00:34:18Tiens, tu vas te faire goller, fais gaffe, hein ?
00:34:20Arrête de chialer, pourquoi tu chiales ?
00:34:22Ah, tu vas te pendre, hein, d'accord.
00:34:25Pour que faire, je comprends pas ta question.
00:34:26Le ?
00:34:27Oui, ça a foiré.
00:34:28Oui, ça a foiré, le projet d'amour est pas passé, je suis au courant, hein.
00:34:34Tu crois que je suis en train de bronzer, là, ton ami, là ?
00:34:38Ouais, mais un peu d'auto-critique, le mec, on a déconné.
00:34:43À la fin, c'était gueuleton sur gueuleton, on n'a pas débourré de deux semaines.
00:34:47Arrête, Judas.
00:34:49Les apôtres, ouais, ben tu me fais bien de parler de ces gens-là, ils sont où, les apôtres ?
00:34:52Eh, les copains, il n'y a plus de copains, hein, il n'y a plus de copains.
00:34:55Mais j'étais là pour la gamelle, tu le sais très bien.
00:34:59Ils vont tout te mettre sur le dos, ouais.
00:35:01Ah ben, tu vas devenir le traître pour les siècles des siècles.
00:35:04Quoi, tu veux ma place ? Je crois que c'est plus confort d'être agraffé un poteau comme ça.
00:35:07Hein ? Oh putain, le sculpteur paparazzi derrière toi, dégage-moi ça.
00:35:11C'est un sculpteur paparazzi, je te dis !
00:35:14Je crois pas, depuis ce matin, il fait des figurines de Bibi en slobard sur le poteau.
00:35:19On va vendre ça partout dans le monde, salaud.
00:35:22Oh, attends, j'ai une famille, ma mère, ma meuf et tout.
00:35:27Tire-toi, Julia, tire-toi.
00:35:30T'es le meilleur.
00:35:32Eh, on les a bien fait chier quand même.
00:35:41C'est vrai que Jésus, on lui a mis une misère.
00:35:44C'est les mêmes d'ailleurs qui ont craché à la gueule, qui l'ont glorifié.
00:35:47C'est là, les mêmes.
00:35:48Eh, ça va, merde, merde, j'ai lu en fait !
00:35:53Mais c'est souvent après leur mort que les grandes inspirations sont glorifiées, j'ai remarqué ça.
00:35:57Eh, après la mort, souvent, c'est ça.
00:35:59Même dans le show business.
00:36:01Eh, est-ce que j'ai travaillé longtemps dans le show business ?
00:36:04Ah, bon, là, j'ai été licencié il y a un an, là.
00:36:08Suite à un petit problème de restructuration, bon, c'est autre chose.
00:36:11Mais je vois dans le show business, ça, c'est pareil.
00:36:14Dès qu'un mec meurt, ah, génial, ça devient la dernière merveille du monde, voilà.
00:36:19Ça, c'est l'un, non ?
00:36:21Tu vends beaucoup plus d'albums quand t'es mort.
00:36:24Ah, c'est l'un, non ?
00:36:25Tu les multiplies par...
00:36:26C'est pour ça qu'il y a des producteurs, quand ça commence à plonger, ils disent à leur artiste,
00:36:30arrête.
00:36:31Franchement, il faut que tu meurs.
00:36:32Franchement.
00:36:33Tu veux décoller ?
00:36:35C'est pour ça que les médias adorent ça, quand un mec meurt, c'est, t'as vu, il y
00:36:38a toujours des dossiers qui sont prêts.
00:36:39Tiens, j'ai fait un sketch là-dessus.
00:36:43Ouais, allo ? Ouais ?
00:36:44Salut, Benoît ?
00:36:45Ouais ?
00:36:49Ouais ?
00:36:49Ouais ?
00:36:51Ouais, mais je m'en fous de ce que tu me racontes, Benoît.
00:36:54Non, moi, je t'appelle, tu peux voir des places pour le match de tennis ou pas ?
00:36:57Tu leur dis que c'est pour France Télévisions, moi et ma femme, quoi, d'accord ?
00:37:00Tiens, Francis, il y a l'autre casserole de Belgique qui est décédée ce matin, ça vient de tomber sur
00:37:04le téléscripteur.
00:37:05Le chanteur belge, il est mort ?
00:37:07Génial ! Chantal ?
00:37:08Super, il est mort, il est mort, c'est bon, c'est bon.
00:37:12La Réboisière, voilà, tu m'envoies deux photographes sur zone, Chantal, hein ?
00:37:15Eh ben, qu'il me prenne en photo, lui, sur son lit de mort, radio, des pantoufles, je m'en
00:37:19fous, ouais.
00:37:20Non, mais il y a peut-être des mecs du show business qui vont lui rendre visite, non ?
00:37:23Non ?
00:37:24Non, il t'est pas connu ?
00:37:25Non, d'accord.
00:37:27Non, mais regarde qui est en promo en ce moment.
00:37:30Eh ben, tu lui dis de rappliquer avec son DVD, et puis tu le prends en photo à côté du
00:37:33match.
00:37:33Ah ben, mais c'est comme ça que ça marche, la promo.
00:37:36Et il est mort de quoi, le mec ?
00:37:38Sida ?
00:37:42Ah, on va annoncer cancer, je préfère.
00:37:46Ça fait moins dégueulasse, non, non, attends.
00:37:48Personne n'a à savoir qu'il se faisait enculer, le mec.
00:37:52C'est un coup à se retrouver avec la maison de disques sur le dos, non, non, non, non.
00:37:57Ils ont peut-être une compil à refourguer, non, attends, c'est vrai, hein.
00:38:00Ben, attends, il ne les se passe plus.
00:38:01Ah, non, ah ouais ?
00:38:02Ah, chien, t'as gueulé comme ça, ça me prend la tête.
00:38:05Et il faisait quoi comme genre de musique ?
00:38:07Variété ? Non, je connaissais pas.
00:38:08Petit Ponnais ?
00:38:09Tu l'as, là, Chantal ? Vas-y, fais écouter.
00:38:11Fais écouter.
00:38:11Petit Ponnais ? Petit Ponnais ?
00:38:20C'est une blague ou pas ?
00:38:29Ça s'arrête comme ça, le truc, quoi ?
00:38:32Non, refais écouter, refais écouter ça ?
00:38:34Petit Ponnais ? Petit Ponnais ?
00:38:38Petit Pogri, petit petit ponnais ?
00:38:41Petit Ponnais ?
00:38:46Ils ont vendu ça !
00:38:49Ah, la vache, premier au top 5, remixé par Obispo, putain, là.
00:38:56Bon, ben, non, non, ben, cherche-moi, tu me mets des photos de Petit Ponnais là-dessus.
00:38:59C'est de lui, quand il était jeune, c'est avec sa mère, là, chien.
00:39:02Et puis, il faut le journal de 13h, dépêchez-vous, les gens.
00:39:04Eh ben, oui, sur Internet, tu me trouves ça.
00:39:06Ah, Francis, il y a du lourd qui tombe, là, j'ai l'impression.
00:39:10Il y a le président du CRIF qui a chopé un rhume, dis donc.
00:39:12Oui, oui, c'est confirmé par la FP, la nez qui coule.
00:39:15Regarde, ça, c'est du lourd, ça.
00:39:17Président du CRIF.
00:39:18Ah, non, mais là, on n'a pas le temps, là, on va rester sur Petit Ponnais, pour le 13h.
00:39:20Et on ouvrira le 20h avec ça.
00:39:22Là, tu leur dis qu'on n'a pas eu le temps, là, ça, une seconde, attendez.
00:39:25Oui, allô ?
00:39:26Oui, bonjour, monsieur.
00:39:27Je suis en réunion, là.
00:39:29Pardon ?
00:39:30Vous êtes monsieur Kuckerman ?
00:39:32Président du CRIF ?
00:39:42Oui, bonjour, votre sainteté.
00:39:45Oui, je viens d'avoir l'information, oui.
00:39:47Vous avez un rhume ?
00:39:49Carabiné ?
00:39:49Oui, oui, oui, mais j'en pleure, toujours.
00:39:52Bien sûr qu'on va en parler immédiatement.
00:39:54On va fuir à 52 minutes, vous inquiétez pas.
00:39:57On va ouvrir un téléthon, très bonne idée, très bonne idée.
00:40:01Tout à fait.
00:40:03Merci.
00:40:05Merci à toi, homme de lumière.
00:40:16Brans le bas de combat !
00:40:18Allez, tu m'envoies brouter le petit poney immédiatement.
00:40:22Alors, vous me sortez les nappes et l'argenterie, les mecs.
00:40:24Sans faute.
00:40:25On va titrer « Attaque de microbes antisémites sur Paris ».
00:40:28C'est parti.
00:40:36Petit poney, petit poney, tout gris, tout petit, petit poney.
00:40:47C'est vrai que dans la catégorie des branches pourries, dans les personnalités, si t'as les branches pourries, les
00:40:55branches de ceux qui m'aiment morts, ça reste de la merde pour l'éternité.
00:40:59Judas, je parlais de Judas, c'est une savade, 2000 ans après.
00:41:02Ça reste une poubelle, on m'attend.
00:41:04Et le top 10 du top 10, là, c'est Hitler.
00:41:06Alors lui, c'est le meilleur.
00:41:07En termes d'ordure, lui, il a décroché la tambale.
00:41:11Ça, on te l'apprend à l'école, un maternel, fœtus même.
00:41:14Là, tu dois être au courant.
00:41:16Là, en termes d'ordure.
00:41:17C'est vrai que j'ai vu le film sur ses dernières heures dans son bunker.
00:41:21C'est vrai qu'en termes de dépôt de bilan, c'est un cas d'école.
00:41:27Elle finit en culotte courte, il ne lui restait même plus les chaussettes.
00:41:31Arrêtez, vous n'avez pas vu ce film ?
00:41:32Ses dernières heures dans son bunker.
00:41:34Tiens, je vais le faire.
00:41:35Laurent, Jackie, envoyez-moi l'ambiance bunker.
00:41:38Il y a des lumières, des explosions.
00:41:55Je traite l'histoire de l'ambiance, elle est la faite !
00:42:01Connerie de merde !
00:42:03Faire les cours, voilà, on en est, les mecs !
00:42:08Alors, oui, on est bien à l'air comme ça, alors, attends.
00:42:13Lui, aller tout seul sur ce front russe, ça sera déjà réglé, ce soir.
00:42:16Au lieu de ça, on se retrouve dans un bunker dégueulasse en plus.
00:42:19Il va !
00:42:20Il va !
00:42:25Qu'est-ce que c'est ça ?
00:42:29On n'est pas des manouches, il me semble.
00:42:32Un coup de balai, une fois de temps en temps, ça va t'arracher la gueule !
00:42:36Pas la prône, celle-là !
00:42:44Excuse-moi, oui, mais reste pas dans l'ombre, toi !
00:42:55Bon, allez, on se réveille, on se réveille.
00:42:57Gégé, go match !
00:42:58Allez, les grands-soreils, Gégé, go match !
00:43:00Viens, viens ici, là !
00:43:03Hein ? Oui, arrête avec ça !
00:43:04Quoi ?
00:43:06Oui, mais pourquoi t'es tout jaune comme ça ?
00:43:07T'as chopé la chien, si tu t'arrives ?
00:43:10Eh bien, personne t'a demandé d'amener ta femme et tes gosses,
00:43:12on n'est pas au Club Med, on bosse, là-bas.
00:43:14Les gosses n'ont rien à faire dans un bunker.
00:43:15Qu'y a-t-il, toi ?
00:43:16Qu'est-ce qu'il y a, il me l'air ?
00:43:17Qu'est-ce qu'il y a ?
00:43:19Les Russes sont à 300 mètres, faut qu'on se casse !
00:43:23Bah tire-toi, tire-toi.
00:43:26Trouve-toi une petite moumoute et puis va danser la polka, il s'est dépensé.
00:43:29Allez, avec les ouf, mecs, on dégage !
00:43:31Foutons !
00:43:35Jonas, c'est lui qui nous foutait la chocomoule, hein ?
00:43:37Arrête de chialer, bon, ça va, ça va.
00:43:40Mais je sais, bon, alors, t'es tout à l'heure.
00:43:41Bon, il nous reste des clopes et du café, les mecs, hein ?
00:43:44Que demande le peuple ?
00:43:45Alors quoi, qu'est-ce qu'ils...
00:43:46Elles sont où, ces troupes d'élite, là ?
00:43:47Pour repousser les milles, les mecs, faut se réveiller, là.
00:43:50Quoi, c'est ça ?
00:43:53C'est tout ce qui reste ?
00:43:55Ça va, toi ?
00:43:58Toi, t'as un bon, toi, hein ? Je le vois, ça, hein ?
00:44:01Non, mais il a quel âge, celui-là ?
00:44:04Mettez-lui un froc, que ça ressemble à quelque chose.
00:44:07Ah, vas-y, allez-y, voilà, pour la grandeur de mon cul, là, vas-y.
00:44:12Goebbels, viens ici, viens ici, Goebbels.
00:44:14Goebbels !
00:44:15Non, je suis pas content, Goebbels.
00:44:19Elles sont où, les troupes d'élite qu'on avait dans le Nord ?
00:44:21500 000 hommes, ils sont RTT, qu'est-ce qu'il se passe ?
00:44:25Pas le moment de poser ces 15 jours, les mecs, il y a du boulot, là, il y a une
00:44:27porte sur la planche.
00:44:28Non, non, ça me fait chier, moi, j'ai...
00:44:30Bon, non, mais attends, j'ai l'impression d'être un chef de tribu camerounais, moi, aujourd'hui.
00:44:34On est la race supérieure ou on est des bonobos, faudra savoir ?
00:44:40Je me fais chier, je me fais chier, je vous mets des aigles sur les drapeaux, des statues, je mets
00:44:44des aigles géants, les mecs.
00:44:46Faut penser, hé, que le dérange !
00:44:50Quoi ?
00:44:54Quoi ?
00:44:54C'est vrai, aujourd'hui, on dirait des pigeons, vous êtes comme ça, vous êtes comme ça.
00:45:01Attends, mais c'est quand même un...
00:45:03Qu'est-ce qu'il y a ?
00:45:04Non, laisse-le parler, qu'est-ce qu'il y a, toi ?
00:45:07Faut penser à la reddition !
00:45:14C'est qui, lui, au départ, le mec ?
00:45:20Tiens, t'as raison, je vais t'offrir un chocolat, regarde, bouge pas !
00:45:22Tenez-le, tenez-le !
00:45:35Ok ?
00:45:37Il y a un autre client pour la reddition, on en est où, là ?
00:45:41Dégagez-moi ça !
00:45:43C'est pas vrai, on dirait un diesel, regarde-moi ça !
00:45:46Je suis en train de partir en sucette, bah putain !
00:45:48Bon, tirez-vous, laissez-moi les gueubles, là, faut que je parle !
00:45:51Tire-toi, tire-toi !
00:45:52Allez, dégage !
00:45:56Toi aussi, tu vas le prendre dans...
00:45:59Reste-la, gueubles, reste-la !
00:46:00Non, non, c'est plié, arrête, arrête, c'est plié !
00:46:02Je le sens plus, là !
00:46:03J'ai plus la niaque !
00:46:04Hein ?
00:46:05Non, non, non, mais ça arrête !
00:46:06Mais faut pas positiver, quand c'est plié, c'est plié !
00:46:10Mais ils accepteront jamais le match nul, ferme-la !
00:46:13Si c'est pour me vomir des bêtises, ferme-la !
00:46:17C'est plié, arrête tes conneries !
00:46:20Donc j'ai décidé, moi je veux pas me faire choper !
00:46:22Moi, non, non, ils mettront pas la main sur moi vivant, je te le dis tout de suite !
00:46:25Donc je vais me supprimer cet après-midi, là !
00:46:27J'ai décidé, ben tu fais ce que tu veux, écoute !
00:46:29C'est qui le chancelier ? T'es chancelier ou c'est moi chancelier ?
00:46:31Je suis chancelier !
00:46:32Voilà, quand tu seras chancelier, tu chancèleras !
00:46:34Pour l'instant, tu l'as fait !
00:46:36Donc, j'ai décidé, voilà, moi et Eva, on se supprime cet après-midi !
00:46:41Comment ? Ben justement, c'est toi qui m'avais parlé de pastilles, là, qui font pioncer une bonne fois
00:46:44pour toutes !
00:46:45Mais non, Paris Nudril, arrête avec tes conneries !
00:46:48Non, je te jure, ça va te partir dans la gueule !
00:46:51C'est pas le cœur !
00:46:52Alors voilà, cyanure, il t'en reste de ça ?
00:46:55Il en faut combien, à peu près ?
00:46:56Quand t'es nerveux, t'as du mal à dormir, je vois !
00:46:59Une, ça suffit ?
00:47:01Tu m'en mets dix, hein, je vais en prendre dix !
00:47:04On va se faire une petite salade, avec ça on sera tranquille !
00:47:07Ouais, puis je doublerai avec un pruneau dans la tronche, comme ça, ça évitera les migraines !
00:47:11Mais arrête, tu feras ce que tu veux !
00:47:13Oui, les corps, voilà, les corps, justement, je voulais tenter, ferme-la !
00:47:15Donc les corps, faut me débarrasser de ça !
00:47:17Non, non, non, tu nous crames !
00:47:19Tout, tout, acide, crame, après le tamis, tu repasses tout !
00:47:24Il reste rien !
00:47:25Ah non, non, ils l'ont mauvaise en face, les mecs, attention !
00:47:27J'écoute la radio, ils sont taquins, attention !
00:47:30S'ils tombent sur le moindre de mes restes, dont une vertèbre,
00:47:32ils sont capables de se la monter en pendentif !
00:47:35Alors l'idée de terminer à côté d'une étoile de David, t'as compris, c'est pas mon truc
00:47:38!
00:47:39Chacun fait ce qu'il veut !
00:47:40Ben, tu fais ce que tu veux !
00:47:47Mais arrête, tu conneries, c'est de ma faute, je sais que c'est de ma faute !
00:47:50C'est moi !
00:47:51C'est la faute, j'ai été trop tendre, je me suis ramolli, puis c'est tout, c'est mon
00:47:54côté poète !
00:47:56Bien sûr, c'est mon côté babacouche, je suis une babouse !
00:47:58Arrête tes conneries !
00:47:59C'est juste qu'on n'a pas sorti les guitares sur la faute, dans le bunker !
00:48:02Ça sentait la bique !
00:48:04Mais tu verras, l'avenir me présentera comme un modéré !
00:48:06Oh ben tu verras, tu verras Goebbels !
00:48:14C'est vrai que dans la catégorie des mammifères, on est les plus hostiles, on est les plus...
00:48:19Ceux qui ont organisé les plus grands massacres, nous les humains, donc c'est énorme !
00:48:23Et le meilleur reste à venir !
00:48:26Avec tout ce qui est bactériologique et nucléaire, la prochaine fois c'est le strike !
00:48:31Aujourd'hui on fout la chiasse à un continent en 15 jours si on veut !
00:48:34C'est génial en termes de performance, on a pris des progrès énormes ces derniers temps !
00:48:39C'est vrai, on pourrit tout, on est un genre de moisie sur cette planète !
00:48:41Non mais c'est vrai !
00:48:42Je m'assume moi en tant que moisie, je m'assume !
00:48:45C'est doux le moisie, c'est doux quelque part !
00:48:47On n'y peut rien, on est comme ça, c'est notre nature, on pourrit tout !
00:48:51C'est dingue !
00:48:52D'ailleurs ils ont fait les accords de Kyoto,
00:48:54ils ont été à Kyoto, je ne sais pas pourquoi ils ont été là-bas,
00:48:57Non mais tous ceux qui chialent un peu,
00:48:58Oh c'est chiant, on m'a crevé !
00:49:00Le mec, oh ça, tu nous emmerdes !
00:49:03Non parce que, la couche d'ozone !
00:49:04Tu la connais ? Moi je ne la connais pas !
00:49:09Et c'est vrai, dès qu'il y a un truc beau, tu vas dire,
00:49:12Oh regardez, c'est beau ça !
00:49:13Il y a toujours un mec derrière,
00:49:14Dégage moi ça !
00:49:15On va raser ça, on va faire un parking !
00:49:18C'est dingue !
00:49:19Ah c'est génial !
00:49:21On est du moisie, bon c'est comme ça !
00:49:24Et selon Télépoche,
00:49:30Télépoche, le monde, on est quasiment au même niveau !
00:49:32Et ils ont dit, ne rient pas !
00:49:34Et ils l'ont dit, ils l'ont dit Télépoche !
00:49:36En 2700...
00:49:40Ils ne savent plus après, mais c'est pas précis à ce point-là !
00:49:42Ils ont dit, on sera 900 milliards !
00:49:44Autour de 900 milliards !
00:49:47Ca fait une belle équipe les gars !
00:49:51900 milliards !
00:49:52Il paraît qu'au mètre carré, on sera comme ça !
00:49:53On sera tous comme ça !
00:49:56Pardon madame !
00:49:57Ben oui, mais j'aimerais bien passer, ça fait 15 jours que je suis là !
00:50:02Il faudra qu'on soit les chioteurs !
00:50:04Mais c'est énorme !
00:50:06C'est énorme !
00:50:06Les autres espèces animales ont disparu !
00:50:09Si, il va rester trois piaf !
00:50:11Mais il ne faut pas qu'ils se posent, ils vont être comme ça !
00:50:21Ah ouais !
00:50:21Les espèces en voie de disparition, il va y en avoir de plus en plus !
00:50:25Tiens, j'ai fait un sketch là-dessus !
00:50:29Ah, même pas le temps d'aller aux toilettes, c'est pas vrai ça !
00:50:32Est-ce vrai, s'il se plaît sans voie de disparition ? Bonjour !
00:50:35Oui, alors ne quittez pas madame, on frappe la porte, je rentre pas !
00:50:38Entrez, c'est ouvert ! Entrez !
00:50:46Enfin, qui a explosé la porte là ?
00:50:50On n'expose pas les portes !
00:50:51Assez-vous madame Rhinocéros !
00:50:53Ben oui, vous n'y arrivez pas avec les poignets ronds de m'a demandé madame !
00:50:55N'exposez pas la porte !
00:50:57Entrez, entrez, je suis en ligne, je vous reprends tout de suite !
00:51:00Oui, euh...
00:51:01Oui, asseyez-vous, asseyez-vous madame !
00:51:05Restez-vous visiblement !
00:51:09Oui, les espèces en voie de disparition, bonjour !
00:51:12Vous ne parlez pas tous en même temps, s'il vous plaît !
00:51:15Eh, mais ça sert à rien ! Donnez-moi un responsable ! Passez-moi un responsable !
00:51:19Il y a un mal-dominant dans le groupe ou pas, madame ?
00:51:22Passez-moi les mal-dominants !
00:51:25Ah bonjour, vous êtes le gorille !
00:51:30Vous parlez français un peu, parce que là, c'est...
00:51:33Avec le décalage... Allo ?
00:51:35Merde, comment on dit ça en gorille ? Je le savais pourtant !
00:51:38Hum-hum...
00:51:45Hum...
00:51:46Hum...
00:51:51Bon, l'accent est peut-être pas juste injuste, hein...
00:52:02Allo ? Allo ?
00:52:04Raccrochez ou quoi ?
00:52:06Ah non, c'est pété, j'ai pété le truc.
00:52:09Ce sont les gorilles du Cameroun qui m'appellent depuis ce matin.
00:52:12Ils aimeraient bien être sur les lisses, l'espèce protégée, mais je ne peux pas.
00:52:163 000 spécimens, donc là, ils sont trop nombreux encore.
00:52:21Alors vous, par contre, qu'est-ce qui vous amène, madame Rhinoceros ?
00:52:25Tout à fait, vous, vous n'êtes plus que 25.
00:52:27Donc là, vous rentrez dans les critères.
00:52:31À 25, on est mal, c'est l'hécatombe.
00:52:33Mais c'est la grande descente, c'est la piste noire.
00:52:37Vous n'avez pas envie de rigoler, évidemment, parce que là,
00:52:41175 en 2002, 25 aujourd'hui,
00:52:44sûr qu'à ce rythme-là, dans deux ans, on ne fait pas deux équipes de basket.
00:52:48Alors, il faut rigoler, madame, il faut rigoler.
00:52:50C'est tout ce qui va vous rester, madame.
00:52:53Oui, je sais, madame, j'ai été exterminé, je sais, madame.
00:52:55Pour vos cornes, tout à fait, c'est dans le dossier, ça.
00:52:58C'est les Japonais, apparemment, il y a une très grosse demande au Japon.
00:53:01Ils ont besoin de vos cornes, donc ils viennent se servir, madame.
00:53:06Non, c'est pour traiter le problème d'impuissance chez le mâle japonais, visiblement.
00:53:10Non, non, ils ne se la foutent pas dans le cul, madame.
00:53:15Peut-être que certains le font, on ne sait pas.
00:53:17Non, non, a priori, c'est pour faire des médicaments.
00:53:19Ils réduisent ça en poudre, ça fait des cachets, puis apparemment, ça leur redonne de la vigueur.
00:53:24Donc là, c'est sûr que si ça marche, là, il faut vous cacher, madame.
00:53:30Parce que là, le monde n'est pas qu'au Japon.
00:53:32Si c'est vraiment prouvé que ça marche, là, il faut vous cacher.
00:53:35Derrière un arbre, non, non, vous êtes trop grosse, sous terre, madame, sous terre.
00:53:39Avec un tuba qui remonte et qu'on vient vous donner la...
00:53:42Parce que... Ah, vous êtes enceinte !
00:53:44Ah, d'accord, on ne voit pas chez vous, c'est tellement énorme.
00:53:48Ouais, mais là, madame...
00:53:49Ouais, mais madame, il faut mettre des préservatifs, regardez, madame.
00:53:53Regardez, madame.
00:53:55Regardez les perspectives, voilà, ça ne vous donne pas plus de six mois, l'espèce va disparaître dans six mois,
00:54:00madame.
00:54:01Le gamin, vous n'allez pas en profiter, croyez-moi.
00:54:03Non, madame, ne criez pas, regardez, périssodactyle ongulé à trois doigts.
00:54:08Ça, c'est vous, madame, ça.
00:54:10Ah, oui, vous ne savez même pas qui vous...
00:54:14Mais non, rhinocéros, c'est pour les enfants, ça.
00:54:17Pour l'administration, vous êtes périssodactyle ongulé à trois doigts, madame.
00:54:21Oui, mais madame, vous êtes là depuis l'époque préhistorique.
00:54:27Ah, je comprends mieux, madame, ça fait un bail.
00:54:30Là, le bail, il ne va pas être renouvelé, puis c'est tout l'histoire.
00:54:35Oui, mais madame, excusez-moi, un peu d'autocritique aussi, je vais me mettre...
00:54:38Moi aussi, je vais pousser la voix, madame.
00:54:41Qu'est-ce que vous avez fait en un million d'années, madame ?
00:54:43Vous n'avez rien fait.
00:54:44Ah, vous êtes restés comme ça, dans la terre, comme ça.
00:54:49Ah, avec une corne au bout du nez.
00:54:52Ah, entre nous, un peu de mauvaise volonté aussi, là.
00:54:56Vous n'auriez pas pu évoluer un peu, madame ?
00:54:58Vous redresser sur vos pattes arrières, faire quelque chose ?
00:55:02Non, non, n'essayez pas, c'est trop tard, madame, c'est trop tard.
00:55:05Non, mais il fallait faire ça au début, nous, c'est ce qu'on a fait.
00:55:07On était comme vous au début, madame.
00:55:09Nous, les humains, on était comme ça, on était comme des cons.
00:55:13Puis un jour, il y en a un qui s'est redressé, qui a eu l'idée.
00:55:17Jean-Jean, il s'appelait Jean-Jean, là.
00:55:20Il s'est redressé, là.
00:55:22Bon, au début, il était un peu comme ça, puis après, il a commencé, tu vois.
00:55:25Puis c'est là qu'on a commencé, après, à faire des crêpes, à rigoler, je veux dire.
00:55:35Je veux dire, une place en O, je vais noter Z, O, tiens.
00:55:40Mais je veux dire, je sais bien, madame, mais je veux dire, nous, on ne peut pas, là.
00:55:45Une place en O, j'ai noté.
00:55:47Mais oui, mais tout le monde veut une place en O, madame.
00:55:50Encore ce matin, tiens, je reçois une femelle éléphant de mer.
00:55:53Qu'est-ce que je sais, je sais.
00:55:56Vous ne connaissez pas un éléphant de mer ?
00:55:58Je suis un genre d'hippopotame, moitié crustacé, enfin, un truc, tu vois.
00:56:02Quand elle arrive, comme ça, tu vois, genre de gros sacs de couchage remplis de dégueulis, là.
00:56:11Ça approche de là, avec un espèce de vieux nichon à la place du Neu.
00:56:19Je lui dis, qu'est-ce que c'est que ça, madame ?
00:56:22Vous vous êtes regardé, madame ?
00:56:24Vous croyez qu'on va trouver du boulot, comme ça ?
00:56:26Un logement ?
00:56:29Elle était comme ça, je lui dis, foutez-moi le camp, madame.
00:56:33Non, mais attendez, on dirait un sac poubelle, l'autre, elle est sur le frottoir, on va la ramasser, puis
00:56:35c'est tout, madame.
00:56:37Elle l'a mal pris, l'autre, hein.
00:56:39Elle s'est cassée la gueule dans l'escalier, en plus.
00:56:41Là, c'est pas profilé pour le centre-ville, hein, l'éléphant de mer.
00:56:44Elle est morte, hein, peut-être la première, 6 tonnes derrière, t'imagines le résultat.
00:56:48Le coup du lapin, c'était fini, hein.
00:56:50Oui, oui, ben je sais bien, pour le petit...
00:56:52Madame, pour le petit...
00:56:53Madame, laissez-moi parler, parce que...
00:56:55Voilà, je préfère.
00:56:55Donc là, ben le petit, le petit, ce qu'on va faire quand il va naître, madame, on va lui
00:56:59scier la cornara.
00:57:02On va essayer de le faire passer pour un cochon.
00:57:06Eh oui, quand ça bloque, il faut trouver des combines, madame.
00:57:09Moi, j'ai un pot de carrossier, on va le peindre en rose, et je vais pouvoir le placer dans
00:57:13une ferme, comme ça.
00:57:15Ah, il finira en saucisson, madame, en rillette, en andouillette, mais je vais dire, on aura gagné un ou deux,
00:57:20madame, on en met là.
00:57:25Oh la vache, il est né, il est né, c'est quoi, ça ?
00:57:29Hein ?
00:57:30Oh la vache, non, non, mangez pas, c'est dégueulasse !
00:57:34Ma secrétaire va nettoyer Claudine, amène une pelle !
00:57:37Traque nos pelles, même, parce que là, c'est énorme, hein.
00:57:39Une seconde, madame, mais oui, mais regardez, je peux pas, là...
00:57:41Oui, allô, c'est ma secrétaire, c'est ma disparition, bonjour !
00:57:46Allô, vous m'appelez dans le portable ?
00:57:49Bonjour, madame, vous êtes une baleine ?
00:57:51Bonjour, madame, je suis au rendez-vous, là.
00:57:52Pardon ?
00:57:53Vous venez d'être arponnée ?
00:57:55Ah merde, c'est chiant, ça !
00:57:57Ah, il faut éviter, ça, c'est pas en ce moment, ça, hein ?
00:57:59Et vous êtes dans quelle zone, à peu près ?
00:58:02Non, vous avez pas de GPS, madame, mais je vous demande à peu près la zone.
00:58:05Je vais dire, oui, mais quoi, l'eau, elle est chaude, elle est froide, on est comment, là ?
00:58:10Ouais, ouais, d'accord.
00:58:11Ouais, d'accord.
00:58:13Ouais, vous êtes pourmis, quoi, vous êtes complètement pourmis.
00:58:19Tout à fait, madame, vous êtes une espèce protégée, madame.
00:58:22Si, si, si, vous voulez votre numéro de dossier ?
00:58:25Pardon ?
00:58:26Espèce protégée, voilà.
00:58:28Ah oui, mais pas en zone internationale, madame.
00:58:31Ah oui, mais c'est en nom, espèce protégée, ça veut dire, il faut vous cacher, madame.
00:58:35Non, mais madame, je suis d'accord avec vous.
00:58:37Ne criez pas, madame, je suis au standard, moi.
00:58:40On est quatre dans l'agence, madame.
00:58:41J'ai un scooter, je fais comment, à votre avis ?
00:58:44Vous croyez que je vais me dire, mais non, madame, mais c'est pas possible, madame.
00:58:48Espèce protégée, voilà.
00:58:49C'est-à-dire, en fait, qu'on vous informe que...
00:58:53C'est foutu, quoi, en fait, il n'y a plus rien à faire, quoi.
00:58:56Non, non, non, non, ils essaient de vous faire monter à bord, refusez l'invitation.
00:59:00Ils ont un projet pour vous, c'est hostile, je vous le dis tout de suite.
00:59:04Voilà, tout à fait, s'il y a moyen de...
00:59:05Voilà.
00:59:06Ah, il vous tire, il remorte.
00:59:08C'est un balinier japonais, ça.
00:59:10Si, si, c'est toujours des japonais.
00:59:12Ils vous...
00:59:13Ouais, ils vous tirent...
00:59:13Ils vous avaient tout le choix au flanc, comment ça marche ?
00:59:16Au fion !
00:59:16Ouh, y-a-y-a-y !
00:59:18Un arpon dans le fion, l'autre.
00:59:20Ouais, j'imagine, j'imagine.
00:59:21Enfin, non, j'imagine même pas, qu'est-ce que je raconte ?
00:59:26Vous pouvez pas plonger en profondeur, madame,
00:59:27et puis vous entourez autour d'un rocher.
00:59:29Hein, comme ça, ils vont essayer de tirer le câble.
00:59:31Eh, là, on peut les baiser, peut-être.
00:59:34Ah, il faut remonter pour respirer.
00:59:36Hein, vous êtes pas un poiscaille.
00:59:38Merde, là, on est dans la merde.
00:59:40Hein, je veux pas être...
00:59:41Mais là, je crois que c'est plié, madame.
00:59:43Ouais, c'est foutu, madame.
00:59:45Hein, je veux pas vous casser le moral, mais là...
00:59:46Moi, je serai à votre place, madame, maintenant, à la...
00:59:49Non, le tout pour le tout, madame.
00:59:51Hein, la palestinienne, comme on dit chez nous.
00:59:55Ben, vous allez...
00:59:56Ben, comment ça ?
00:59:59Comment ça ?
00:59:59Ben, c'est-à-dire...
01:00:00Ben, c'est-à-dire que vous allez vous jeter dans les hélices du balaigny, madame.
01:00:04Hein, vous allez perdre 2-3 chicots, mais vous allez faire chier le monde.
01:00:09Hein, faut penser aux autres, maintenant.
01:00:10Je crois que c'est plié pour vous.
01:00:12Allô ?
01:00:13Allô ?
01:00:14Ah, merde, on a raccroché, vous.
01:00:16Pauvre femme.
01:00:17Ah, en plein océan, une espèce protégée, on peut rien faire.
01:00:20Et c'est comme ça toute la journée.
01:00:21Non, non, non.
01:00:22Oui, j'ai noté, madame, une place en zoo.
01:00:23Je vais voir ce que je peux faire.
01:00:24Vous allez laisser vos coordonnées à la secrétaire.
01:00:26Hein, Claudine, elle va prendre ça.
01:00:27Puis dès qu'on a une place en zoo ou cirque...
01:00:30Cirque, ça vous...
01:00:30Non ?
01:00:31Non, non, non, avec les pompons, là, ça ne vous intéresse pas au monde.
01:00:34Non, non, mais ce n'est pas grave.
01:00:35On va essayer de voir.
01:00:37Si, si, il y a une chance, vous êtes jeunes encore.
01:00:39Oui, oui, il y a la femelle panda, là.
01:00:41Une seconde, madame, je vous prends tout de suite.
01:00:43Ça n'arrête pas.
01:00:44Toute la journée, c'est comme ça.
01:00:46On ne peut plus.
01:00:46Encore ce matin, tiens, j'ai un coup de téléphone du Venezuela.
01:00:51Deux papillons du Venezuela qui m'appellent.
01:00:55Je ne vais pas commencer avec les papillons, les mecs.
01:00:57Elles m'appellent.
01:00:58Oui, bonjour, on est des nipronicus.
01:01:00On est une espèce très rare.
01:01:02On n'est plus que deux.
01:01:03Elle me dit...
01:01:08Je dis, c'est fort possible.
01:01:09Madame, on ne savait même pas que vous existiez.
01:01:19C'est vrai que quand ton espèce est en voie de disparition,
01:01:22c'est chiant.
01:01:23Tant que ce n'est pas évident.
01:01:25Disparaître, imagine.
01:01:26C'est ce que j'expliquais à mon enfant l'autre jour.
01:01:28Parce qu'il me posait la question.
01:01:29Il est venu voir un spectacle.
01:01:30Ah, il n'a pas aimé, il pense autre chose.
01:01:33Si, si, il rigole.
01:01:34Et il m'a dit...
01:01:37Mais nous, notre espèce, elle va disparaître.
01:01:39Et j'ai dit, oui, certainement.
01:01:41C'est vrai que, pour l'instant, on est en développement.
01:01:43On est des milliards.
01:01:43Mais un jour, tu apparaîtes, tu disparaîtes.
01:01:46Ça, ça fait partie du jeu.
01:01:47Il ne comprenait pas.
01:01:48Je dis, c'est dur pour un enfant.
01:01:50Parce qu'à l'autre jour, il y avait un arrière-grand-père,
01:01:52je ne sais pas quoi, qui est mort.
01:01:54Non, ce n'était pas de mon côté.
01:01:55Donc, je m'en foutais.
01:02:00Je l'ai accompagné, l'enfant.
01:02:01Il était dans les cercueils.
01:02:03Tout le monde passait dans le cercueil.
01:02:04Tout était la merde.
01:02:05Ah, mais il est où, le grand-père ?
01:02:06Je dis, il est fini, c'est foutu.
01:02:10Là, tu as pu le revoir, ça, c'est clair.
01:02:12Il est dans la boîte.
01:02:14Il me dit, après, il va sortir quand ?
01:02:16Il revient quand ?
01:02:17Il me dit, tu n'as rien compris.
01:02:19Je viens de te dire que c'est fini, c'est foutu.
01:02:22Tu ne comprenais pas.
01:02:23Je lui ai expliqué.
01:02:24Je lui ai dit, quand tu meurs,
01:02:26tu sais que ça veut dire, ou pas ?
01:02:27Ah, mais renseigne-toi.
01:02:32Et alors, je lui explique.
01:02:33Si c'est comme une porte,
01:02:34tu as une porte,
01:02:35et une fois que tu as franchi,
01:02:37c'est fini.
01:02:37Donc, tu ne reviens plus jamais.
01:02:39C'est-à-dire, la vie, si tu veux,
01:02:40c'est qu'on est tous devant cette porte,
01:02:42on fait la queue, comme ça,
01:02:43et on avance doucement, comme ça.
01:02:48Bon, pour une fois, tu verras,
01:02:49il y a une tendance à laisser passer les autres.
01:02:51C'est vrai.
01:02:51Vas-y.
01:02:54Non, non, j'attends quelqu'un.
01:02:54Je vous en prie, madame, passée.
01:02:59Avec les enfants, bien sûr,
01:03:00passez les enfants, allez.
01:03:02Ah, les petits Africains,
01:03:03ils sont mignons, là.
01:03:11C'est vrai que ça fait peur.
01:03:13Plus tu te rapproches,
01:03:14plus t'arrêtes,
01:03:14ne pousse pas, Jean-Jean.
01:03:17Eh, le cul vient.
01:03:19C'est pas évident.
01:03:20Attends, t'es malade ou quoi ?
01:03:22Tout le monde a peur.
01:03:23Dès que t'as approche,
01:03:24tu chies mou, hein.
01:03:25Et c'est là où les religieux se mettent.
01:03:27Et c'est là où ils se mettent, les religieux.
01:03:30C'est là où ils t'attendent, en fait.
01:03:31Ils sont là, au dernier moment,
01:03:32ils sont là,
01:03:32oh, mais t'es papa, regarde.
01:03:36Tiens, il te reste de l'argent ou pas ?
01:03:37Donne-moi ça.
01:03:39Alors, t'en auras plus besoin,
01:03:40c'est gratuit, après.
01:03:41C'est open bar, d'ailleurs.
01:03:42C'est beau, c'est merveilleux,
01:03:45c'est le paradis.
01:03:47Alors, tu lui dis,
01:03:47pourquoi t'y vas pas, toi ?
01:03:50Non, il rigole plus, après.
01:03:51Non, dégage, maintenant.
01:03:53Ouais, c'est dingue, hein.
01:03:55C'est marrant.
01:03:56Même si c'est une question qui mène à rien,
01:03:58on se la pose.
01:03:59On se la pose tous.
01:04:01Je sais pas pourquoi.
01:04:01Parce qu'on est cons, certainement,
01:04:03mais on a besoin de sa merde.
01:04:04On se fait peur, quoi.
01:04:06C'est inévitable,
01:04:07mais on se fait peur, quand même.
01:04:09C'est une question qui mène à rien.
01:04:10D'ailleurs, j'ai découvert au Canada,
01:04:12j'étais en voyage, là,
01:04:15et je fais ce que je veux.
01:04:16Et puis,
01:04:17c'est vrai, ils me regardent bizarrement.
01:04:23Et là, c'est là,
01:04:23j'ai découvert le mouvement vers rien.
01:04:26Des gens qui croient en rien
01:04:28et qui se regroupent
01:04:29pour rien, d'ailleurs.
01:04:32Et je les ai rencontrés,
01:04:34ils manifestaient dans la rue.
01:04:35Je suis passé,
01:04:36je suis...
01:04:37Ouais, on veut rien !
01:04:38On veut rien !
01:04:41Je sais que ça...
01:04:42Et là, je sais qu'ils sont arrivés à Paris.
01:04:44Alors, je suis allé la semaine dernière.
01:04:46Alors, une première réunion,
01:04:47c'est marrant.
01:04:49Vous connaissez pas, non ?
01:04:50Tiens, je vais vous montrer
01:04:51comment ça se passe, les réunions.
01:04:58Chers amis, bonsoir.
01:05:00Hein ?
01:05:01Chers amis, bonsoir.
01:05:04Bonsoir et bienvenue
01:05:06dans cet espace de réflexion
01:05:08où, ensemble,
01:05:11ensemble,
01:05:11nous allons prier
01:05:13et glorifier
01:05:15rien.
01:05:19Rien est notre lumière.
01:05:22Et vers rien, nous marchons.
01:05:25Rien, rien, rien, rien, rien du tout.
01:05:37En vérité, je vous le dis,
01:05:40mes frères et mes sœurs,
01:05:45nous, humains,
01:05:47nous voulions tout savoir,
01:05:50tout posséder, tout contrôler,
01:05:51tout maîtriser,
01:05:52alors tout était devenu
01:05:53notre Dieu, notre Éternel.
01:05:54Et pour ce tout,
01:05:55nous étions prêts
01:05:56à nous entretuer
01:05:57jusqu'à ce que la lumière
01:05:59de rien apparu.
01:06:09Lumière de rien,
01:06:11nous révélant ce tout
01:06:13qui n'était que vide, néant.
01:06:15Rien, rien, rien, rien du tout.
01:06:20Attendez que je fasse le signe.
01:06:22Sinon, là, ça mène à rien.
01:06:26Voilà quoi ?
01:06:28Non, je n'oppose pas tout à rien.
01:06:31Qu'est-ce que tu raccends ?
01:06:34Et comment le pourrais-je ?
01:06:36Tout s'oppose à tout, certes,
01:06:38mais rien s'oppose à rien.
01:06:40Il n'y a rien.
01:06:42Il n'y a rien.
01:06:48Donc, ensemble,
01:06:49on prie pour ce rien
01:06:50qui ne s'oppose pas.
01:06:51D'accord ?
01:06:52Rien, rien, rien, rien du tout.
01:06:56Rien ne s'oppose à rien.
01:07:07À présent, on va accueillir
01:07:09cinq nouveaux membres
01:07:10du Grand Mouvement Vers Rien.
01:07:13Cinq nouveaux bons à rien.
01:07:14La petite blague, là,
01:07:17la petite blague.
01:07:18Alors, on va accueillir tout de suite
01:07:20Rachid.
01:07:20Bonjour, Rachid.
01:07:22Assieds-toi, je t'en prie, Rachid.
01:07:24Rachid, comme son prénom l'indique,
01:07:26donc, qui est originaire
01:07:28de Roubaix.
01:07:29Voilà, de Roubaix.
01:07:33Alors, Rachid,
01:07:35raconte-nous comment tu en es venu
01:07:37à rien.
01:07:45Quoi ?
01:07:46Je ne dis rien, moi,
01:07:47qu'est-ce qu'il faut dire ?
01:07:51Quoi ?
01:07:52Au départ ?
01:07:53Au départ ?
01:07:59Par rapport à deux de moi ?
01:08:03Voilà, voilà, voilà, c'est tout.
01:08:06Voilà, voilà,
01:08:07tu sais, j'ai grandi dans la tradition
01:08:08de mes parents, c'est tout.
01:08:10Ah non, la vérité, j'étais un bon musulman.
01:08:13Tout allait bien, chômage,
01:08:14galère, pas de meuf.
01:08:19Ici-là, j'ai rencontré ma femme, quoi,
01:08:21Sarah, là.
01:08:22Vas-y, Sarah, parle à ma place,
01:08:23ça me saoule, l'autre heure.
01:08:26Voilà, voilà, voilà, voilà.
01:08:28Voilà, c'est tout, c'est pour ça, voilà.
01:08:31Voilà, parce que, voilà,
01:08:32parce que, elle, elle est juif.
01:08:33Moi, je suis musulman.
01:08:34C'est ça, au départ, la galère.
01:08:36Franchement, son père,
01:08:37si il ne pouvait pas me voir,
01:08:38je te dis tout de suite,
01:08:39c'était un sioniste, son père.
01:08:42Moi, je le chauffais, là.
01:08:43Tu sais, j'avais le tee-shirt du Hamas,
01:08:44le kiffi et tout, j'étais là.
01:08:50Je te jure, quand il me voyait,
01:08:52il s'auto-mutilait, là.
01:08:54Avec un bout de verre,
01:08:55il se sailladait la main, comme ça.
01:08:57C'est une technique de yoga, ça.
01:09:00Pour détourner la souffrance
01:09:01que ça provoquait de me voir, en fait.
01:09:03Moi, je le chauffais, hein, Sarah.
01:09:04Vas-y, chaque fois,
01:09:06tu as une fois à table,
01:09:07tu te souviens, là.
01:09:08Je te jure, on était un dimanche,
01:09:09on mangeait, tu sais,
01:09:10je faisais des bisous à Sarah
01:09:11pour le chauffer, l'autre.
01:09:12Vas-y, vas-y, je t'aime bien, toi, Sarah.
01:09:14L'autre, je te jure,
01:09:15sous la table,
01:09:15il s'est cramé avec un briquet, comme ça.
01:09:19Il avait une polaire, en plus,
01:09:20ça a pris feu, mort de rire.
01:09:22On l'a éteint avec le champagne,
01:09:24mort de rire, mort de rire.
01:09:26Si, si, j'étais mort de rire, Sarah.
01:09:29Non, mais là où c'est parti en live,
01:09:31non, la vérité,
01:09:31il faut parler la vérité.
01:09:33Hé, je te jure,
01:09:34c'est ici,
01:09:35quand j'ai demandé la main de Sophie,
01:09:38un jour, j'y suis allé,
01:09:39il est caché,
01:09:40tu sais, la jellaba,
01:09:41la beubare, comme ça.
01:09:43Le pin, c'est Cheikh Yacine,
01:09:45je suis étiré, comme ça.
01:09:49J'ai dit,
01:09:49hé, toi, vas-y,
01:09:50je vais épouser ta fille.
01:09:52De toute façon,
01:09:52tu veux, tu veux pas,
01:09:53je la prends, ta fille.
01:09:54Je te jure,
01:09:55il m'a regardé comme ça,
01:09:56pas un mot,
01:09:56il est descendu dans son garage.
01:09:58Je l'ai suivi, tu sais,
01:09:59il a pris sa perceuse,
01:10:00il s'est percé toutes les dents.
01:10:06Je te jure,
01:10:07j'ai halluciné,
01:10:07j'ai été foutu ou quoi ?
01:10:09Tu sais,
01:10:09il m'a vu comme ça,
01:10:10il a pris une pince comme ça,
01:10:12il m'a regardé,
01:10:13il s'est éclaté un testicule devant moi.
01:10:18Là, il s'est calmé,
01:10:19là, il s'est calmé.
01:10:23Hé, j'ai dit,
01:10:24t'es chaud, toi,
01:10:27mais là, là où on a achevé,
01:10:29il faut dire la vérité,
01:10:30c'est la naissance de notre enfant.
01:10:34Oussama,
01:10:35Oussama,
01:10:42Oussama,
01:10:44Oussama,
01:10:46Oussama,
01:10:47il s'est tronçonné le corps
01:10:48à la maternité.
01:10:50Sur le parking,
01:10:51c'est dégueulasse,
01:10:51il y a des enfants
01:10:52qui ont vu ça.
01:10:53Oussama,
01:10:54nous apprenons,
01:10:54il est obligé
01:10:54de s'enfuir
01:10:55parce que les familles
01:10:55commençaient à s'entretuer.
01:10:57Non, après,
01:10:58ils se sont retournés contre nous,
01:10:58ils voulaient nous tuer tous.
01:11:00Et les cousins du Mossad,
01:11:01l'autre,
01:11:01il me dit,
01:11:02j'ai même échappé
01:11:02à un attentat voiture-explosive
01:11:04à Bruxelles.
01:11:05Ils sont venus me chercher
01:11:06jusque là-bas.
01:11:07Ouais, ouais,
01:11:08voiture-explosive,
01:11:08une Fiat Punto.
01:11:11Je me dis,
01:11:12ça ne peut pas exploser,
01:11:13une Fiat Punto.
01:11:15Il n'y a rien dans le sac,
01:11:16c'est de la merde,
01:11:17cette caisse.
01:11:18Eh bien,
01:11:18un matin,
01:11:18je mets des clés dedans,
01:11:19explosif.
01:11:20Je me trouve au fond
01:11:21d'un cratère de 5 mètres
01:11:22le volant dans les mains,
01:11:23comme ça.
01:11:25Et Sarah,
01:11:25elle est arrivée,
01:11:26vas-y Sarah,
01:11:26raconte.
01:11:27Elle m'a dit,
01:11:27ah, t'as rien.
01:11:28C'est là,
01:11:28je lui ai dit,
01:11:28ah non,
01:11:29je n'ai rien.
01:11:30Et c'est là,
01:11:30elle a commencé son délire,
01:11:31vas-y,
01:11:31t'es protégé par rien.
01:11:33Vas-y,
01:11:33raconte Sarah,
01:11:34raconte.
01:11:41Bon,
01:11:43je ne vais pas revenir,
01:11:44je dirais,
01:11:46sur le contexte familial.
01:11:47Je crois que tout le monde
01:11:48a bien compris.
01:11:51Donc,
01:11:53voilà,
01:11:54nous avons été exclus
01:11:55tout à fait de nos familles,
01:11:56mais également,
01:11:57je dois dire,
01:11:57de nos religions.
01:11:59Rachid ne l'a pas dit,
01:12:00mais il a été
01:12:02démusulmanisé.
01:12:05par sa famille,
01:12:07et moi,
01:12:07j'ai été déjuivée
01:12:08par ma mère.
01:12:10Elle m'a déjuivée.
01:12:12Un matin,
01:12:14elle me dit,
01:12:15Sarah,
01:12:16il faut que je te parle.
01:12:19J'ai dit,
01:12:20tiens,
01:12:20qu'est-ce qui se passe ?
01:12:21Et c'est là,
01:12:22elle m'a dit,
01:12:23écoute,
01:12:23Sarah,
01:12:24j'ai bien réfléchi,
01:12:25je te déjuive.
01:12:29Donc,
01:12:29j'ai dit,
01:12:29écoute,
01:12:29maman,
01:12:30on ne peut pas déjuiver
01:12:30quelqu'un comme ça.
01:12:32C'est certainement
01:12:32une procédure.
01:12:34et c'est là
01:12:35qu'elle m'a appris,
01:12:36voilà,
01:12:36que non,
01:12:36en tant que mère,
01:12:37j'ai le droit
01:12:38de te juiver.
01:12:40Ben,
01:12:45là,
01:12:45j'ai fait une très,
01:12:46très grosse dépression nerveuse
01:12:49et une psychothérapie
01:12:50de deux ans,
01:12:50donc,
01:12:51qui m'a conduit
01:12:53à rien.
01:12:53Voilà,
01:12:54tu peux en faire.
01:12:57Puisque,
01:12:58c'est là
01:12:59que j'ai rencontré,
01:13:00donc,
01:13:00Nicole,
01:13:01du mouvement de rien,
01:13:03vers rien,
01:13:04voilà,
01:13:04qui m'a expliqué,
01:13:05qui m'a beaucoup aidé,
01:13:07tout à fait.
01:13:07On était perdus,
01:13:08elle m'a dit,
01:13:09vous n'êtes pas seul
01:13:09à croire en rien,
01:13:11tu peux compter sur rien,
01:13:14rien est là,
01:13:15et voilà,
01:13:16donc,
01:13:17au début,
01:13:17Rachid était réticent,
01:13:19si,
01:13:19si,
01:13:19Rachid,
01:13:19non,
01:13:20là,
01:13:20il disait,
01:13:20qu'est-ce que c'est que ces gens,
01:13:21on risque peu,
01:13:21je dis,
01:13:22non,
01:13:22tu risques rien,
01:13:23Rachid.
01:13:26Mais voilà,
01:13:26il était,
01:13:27ben,
01:13:27il avait peur,
01:13:28parce qu'on était très religieux,
01:13:30tout à fait.
01:13:30ah oui,
01:13:31ah oui,
01:13:32on faisait tout,
01:13:33les prières,
01:13:34beaucoup de prières,
01:13:35je priais toujours,
01:13:36tous les jours.
01:13:37Qui ça ?
01:13:37Dieu,
01:13:38Dieu bien sûr.
01:13:39Qu'est-ce que je lui demandais ?
01:13:41Ah Dieu,
01:13:42ben,
01:13:43bonjour,
01:13:43enfin,
01:13:44tout ce qu'on...
01:13:47Voilà,
01:13:47voilà,
01:13:48voilà,
01:13:49qu'il me protège,
01:13:50moi et ma famille.
01:13:51Non,
01:13:52pas les autres,
01:13:53pas les autres.
01:13:55Mais voilà,
01:13:56je dirais,
01:13:57en retour de cette demande,
01:14:00on n'entendait rien.
01:14:03C'est ça qui m'a mis la puce en oreille,
01:14:05quelque part.
01:14:06Et quand j'ai appris qu'il y avait
01:14:07ce grand rassemblement,
01:14:08là,
01:14:09avec vous,
01:14:10le représentant de rien,
01:14:11là,
01:14:11vraiment,
01:14:12on a beaucoup de chance.
01:14:13Oui,
01:14:14enfin,
01:14:14je ne représente rien sur Terre,
01:14:16effectivement,
01:14:17mais comme tout le monde,
01:14:18tu sais.
01:14:19Alors,
01:14:19tiens,
01:14:20on va enchaîner les bouge-bouges un peu,
01:14:21merci pour ce témoignage formidable.
01:14:25Non,
01:14:25on va essayer d'aller un petit peu vite,
01:14:27parce que malheureusement,
01:14:27le local nous a été,
01:14:30la personne ne sait qu'on est là,
01:14:31donc on va vite,
01:14:32alors,
01:14:34Christophe,
01:14:34bonjour Christophe,
01:14:35alors,
01:14:35oh,
01:14:35tu es grand,
01:14:36dis-moi,
01:14:36quand tu ne te déplies,
01:14:37là,
01:14:37c'est la girafe,
01:14:38là.
01:14:38Assieds-toi,
01:14:39donc,
01:14:39tu es belge,
01:14:40et toi,
01:14:40tu ne veux rien,
01:14:41raconte-nous.
01:14:44Je suis Christophe Vandernot,
01:14:46je suis belge,
01:14:47je viens de Namur,
01:14:48je viens de Namur,
01:14:50et j'ai grandi au Congo,
01:14:51mon père était copéron à Kinsuchat.
01:14:54au Congo-Berge,
01:14:5615 ans du Congo,
01:14:57mon père était une véritable légende locale,
01:15:00il se faisait appeler le Grand Batanga,
01:15:03ce qui signifiait en langage boulingué,
01:15:05chez les Mokona,
01:15:06celui qui tire une seule balle,
01:15:08il était capable de tirer un éléphant avec une seule balle.
01:15:11Enfin,
01:15:12je vous raconte cette histoire,
01:15:13parce que,
01:15:13au moment de mourir,
01:15:15au moment où mon père était au plus mal à l'hôpital de Bruxelles,
01:15:18il m'a dit,
01:15:19viens là,
01:15:19mon chicon,
01:15:21il m'a fait appeler,
01:15:22mon chicon,
01:15:22il m'a appelé,
01:15:23c'est un genre d'endiffes chez nous.
01:15:26Il m'a dit,
01:15:27viens là,
01:15:27mon con,
01:15:28d'ailleurs à la fin,
01:15:28il m'a appelé mon con.
01:15:31Il m'a dit,
01:15:33tu es grand maintenant,
01:15:34tu as 40 ans,
01:15:35lui on avait 76,
01:15:38il m'a dit,
01:15:39je vais te dire une chose,
01:15:41j'ai été grand batanga.
01:15:43Je lui ai dit,
01:15:43mais papa,
01:15:43tu es grand batanga,
01:15:44tu es vénéré en terre boulingué.
01:15:47là,
01:15:48il m'a giflé,
01:15:48il m'a dit,
01:15:49ferme-la de manière définitive.
01:15:53Il m'a dit,
01:15:53toutes ces histoires de batanga,
01:15:54la vie,
01:15:55tout ça,
01:15:55mène à rien.
01:15:58Et là,
01:15:58ça m'est sorti,
01:15:59je lui ai dit,
01:15:59mais et le royaume de Belgique ?
01:16:00Et là,
01:16:01il m'a dit,
01:16:01je te débelgise,
01:16:02abruté.
01:16:03Il est marre sur ces mots.
01:16:06C'est quelque chose,
01:16:08pardon.
01:16:12Excuse-moi,
01:16:13on ne l'aura jamais.
01:16:15Je me souviendrai toujours
01:16:16de cette journée.
01:16:17Il pleuvait dehors,
01:16:19il y avait cette petite musique
01:16:20sur son transistor.
01:16:21Petit pôneur,
01:16:23petit pôneur,
01:16:25petit pôneur,
01:16:29petit pôneur.
01:16:35Ensuite,
01:16:36je me suis retourné
01:16:37vers l'église.
01:16:38Je cherchais un sens
01:16:39à l'existence.
01:16:41Étant baptisé
01:16:41l'église catholique,
01:16:42apostolique et remède.
01:16:45Et je vais vous dire
01:16:45que j'ai eu l'édiclique
01:16:46il y a deux semaines.
01:16:47C'était à la cathédrale
01:16:48de Bruxelles,
01:16:49lors d'une homélie
01:16:50de l'archevêque
01:16:50de 9h.
01:16:529h de nuit.
01:16:53Et c'est au bout
01:16:54de 9h,
01:16:54je dis,
01:16:54mais je ne comprends rien
01:16:59de ce qu'il raconte.
01:17:02Ce décor,
01:17:03ces costumes,
01:17:03j'ai ressenti
01:17:04une forme d'imposture.
01:17:06Quand j'ai appris
01:17:08qu'il y avait
01:17:08ce grand mouvement
01:17:09vers rien,
01:17:09je suis content
01:17:10d'être peur.
01:17:10Faut-il s'acquitter
01:17:11du Nobel ?
01:17:13Non,
01:17:14on garde ton argent.
01:17:14On n'achète pas rien.
01:17:16Merci en tout cas,
01:17:18Christophe,
01:17:18pour ce témoignage
01:17:19bouleversant.
01:17:20Alors,
01:17:21non,
01:17:21on va enchaîner.
01:17:22Malheureusement,
01:17:22on ne peut pas.
01:17:22Je sais,
01:17:23tout le monde pourrait parler,
01:17:24mais bon,
01:17:25d'accord,
01:17:25tu es le dernier,
01:17:26d'accord ?
01:17:26Man Yang Li.
01:17:27Bonjour Man Yang Li.
01:17:30Assis-toi.
01:17:32Alors,
01:17:32toi,
01:17:32tu es d'origine asiatique,
01:17:33toi.
01:17:34Hein ?
01:17:34On le voit
01:17:35à la forme
01:17:35de ton visage
01:17:36tout rond.
01:17:39Alors,
01:17:39toi,
01:17:39tu ne comprends rien.
01:17:41Voilà.
01:17:51Oh,
01:17:55c'est non,
01:17:56oh,
01:18:19je te confirme,
01:18:21on ne comprends rien
01:18:21de ce que tu racontes.
01:18:24Merci en tout cas,
01:18:25Man Yang Li,
01:18:25pour ce témoignage.
01:18:27Alors,
01:18:27on va,
01:18:27non,
01:18:28non,
01:18:28non,
01:18:28là,
01:18:28on va arrêter,
01:18:29malheureusement.
01:18:29Non,
01:18:29mais je sais,
01:18:30tout le monde.
01:18:31D'accord.
01:18:31Alors,
01:18:31tu es le dernier,
01:18:32oui,
01:18:32j'ai dit cinq,
01:18:33d'accord.
01:18:34D'accord.
01:18:35Toi,
01:18:35tu es africain,
01:18:35du moins.
01:18:36Ah,
01:18:37on le sent,
01:18:38tu es africain.
01:18:39tu es africain.
01:18:59ils m'appellent au capi malin il vient du cameron non mais comment
01:19:07j'étais le matin au cameron mais comment je suis arrivé vraiment
01:19:14les problèmes ont commencé à l'aéroport là roissy roissy roissy non
01:19:24les douaniers voilà les douaniers n'est pas j'avais le visa mais comment j'ai pris ça
01:19:30ayant de dépé j'avais ça je suis arrivé là les gars comme ça fait le problème il a commencé
01:19:36à me raconter que vraiment les africains vous venez trop nombreux
01:19:42les problèmes les fofana les machins j'ai dit mais quel fofana
01:19:47n'est-ce pas j'ai le visa non quand toi-même tu vas aller au cameron on va faire
01:19:51le problème
01:19:52comme ça non non non mais comment
01:19:58tu vois les gens là mais il m'a bloqué carrément
01:20:06quitte là mais comment
01:20:10j'ai commencé la chicote mais comment
01:20:14non vraiment j'ai quitté là j'ai avancé j'ai pris le train qui va à paris là
01:20:23erreur erreur le train filet ah la fusée là j'ai pris ça j'ai j'ai quitté
01:20:35gare du nord gare du nord non mais là c'est là j'ai compris on m'avait raconté des
01:20:40gens de la
01:20:40je ne connais pas j'ai vu ça non la termite les gens marchaient partout comme ça dans toutes les
01:20:46directions mais même ils ne connaissaient pas où j'allais moi même je voulais parler monsieur
01:20:57comment non même les noires termites noires il m'a fait comme les termites non je pensais même que
01:21:06j'allais mourir là non je dis non comment ils n'avaient même pas pris le plan là déjà on
01:21:11est j'étais parti comme ça à un moment donné j'ai vu un gars il était arrêté moi moi
01:21:16vraiment la
01:21:18phase d'ahoussa là les vendeurs de chèvres du tchad je les reconnais j'ai dit aoussa mais
01:21:25comment viens là viens ici il m'a regardé il a dit monsieur je suis de la police
01:21:35j'ai dit aoussa tu es marrant
01:21:47tu crois que les blancs vont te laisser faire la police chez eux comme ça parce que tu as volé
01:21:53le
01:21:53costume ahhh le mec comme nous n'a pas rigolé il n'a pas rigolé il m'a regardé comme
01:22:00ça il a dit monsieur
01:22:01présentation des papiers d'identité non là j'ai dit non est-ce que je vais donner mes papiers à
01:22:09un
01:22:10vendeur de chèvres mais il m'a bloqué vous avez bloqué les gens ici quitte là mais comment j'ai
01:22:25commencé les dangereux comment j'ai fait la chicotte j'ai parti j'ai quitté j'ai quitté comme ça
01:22:31là j'ai
01:22:32marché dans le mandat la terminière ouvre moi j'ai cherché quelqu'un mais les gens passaient personne
01:22:37s'arrête à un moment donné j'ai vu un gars non bien qu'on est vraiment il se reposait
01:22:42sur les cartons
01:22:46j'ai messieurs il sentait un peu fort j'ai messieurs à côté j'ai dit non non mais dis
01:22:51donc mais les
01:22:53gens sont fous siens il m'a regardé il a rigolé il a rigolé il m'a dit tu viens
01:22:58d'arriver il m'a tendu
01:23:00sa bouteille comme ça m'a dit boire ça après ça va venir tranquille moi ça va ralentir un peu
01:23:07parce que parce que c'était j'ai senti un dangereux comment c'était boisson rome parce que ça c
01:23:17'était
01:23:17un entier c'était rome c'est un entier des entiers ce sont les africains que les blancs qui n
01:23:25'a payé à
01:23:25longtemps il reste avec eux comme ça mais il était gentil non il m'a dit il m'a dit
01:23:33mais vraiment toi
01:23:35tu viens t'embêter là tu es déjà vieux là il faut retourner dans ton pays parce que c'est
01:23:38dur quoi
01:23:39j'ai dit non non non mais je vais retourner n'est ce pas je suis venu voir mon petit
01:23:43là diadonné il
01:23:44connaissait diadonné il a dit le comique là que les blancs chicote j'ai dit oui c'est le comique
01:23:49il
01:23:49chicote il connaissait mais il m'a dit non non tu vas avoir le problème j'ai dit non non
01:23:53mais je vais
01:23:53voir parce que j'ai expliqué que vraiment le matin même j'étais en brousse j'étais au village j
01:23:59'ai
01:23:59discuté même avec la forêt avec les arbres moi je parle avec les arbres qu'est ce que c'est
01:24:05que
01:24:05cette histoire de communication avec les végétaux je comprends pas très bien mais c'est pas le sujet
01:24:12je crois qu'ici on est là pour un pour parler de rien voilà d'horreur du tout ouais mais
01:24:19ça c'est
01:24:19parce que tu es africain ça tu es focalisé sur ton problème de noix de coco tu l'as mais
01:24:27non mais tu as
01:24:27raison dans la rue il ya des arbres tu vas pouvoir finir cette conversation tranquillement non mais
01:24:32il a raison merci merci il a il a raison d'ailleurs parce que j'espère et vous êtes invité
01:24:42la prochaine
01:24:43fois à amener aussi vos végétaux à vos plantes des fleurs mais oui parce que c'est tout le monde
01:24:47du
01:24:47vivant qui doit se retrouver dans ce grand élan vers vers vers rien donc on va se retrouver un peu
01:24:55plus
01:24:55tard dans un espace je l'espère un peu plus grand parce qu'on a un peu serré là oui
01:24:59bah oui c'est
01:25:01un barré de salle de plus en plus on reconnaît un succès vraiment phénoménal en quinze jours on a doublé
01:25:09mais oui parce que nous le savons bien tous ceux qui sont ici hier encore nous étions à tous voilà
01:25:15chrétiens musulmans juifs bouddhistes orthodoxes nous savons bien que toutes ces différences toutes ces
01:25:21frontières à nous ont conduits à rien rien du tout
01:25:25rien
01:25:26rien
01:26:00c'est parti
01:26:02c'est parti
01:26:02c'est parti
01:26:03c'est parti
01:26:10c'est parti
01:26:11c'est parti
01:26:20c'est parti
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