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AmusantTranscription
00:01...
00:06Bon, je crois que tout le monde est là.
00:10Donc, bienvenue à tous les parents d'élèves dans la classe des 5e C.
00:15Donc, je me présente, je suis, pour ceux qui ne me connaissent pas,
00:18le professeur de mathématiques, et M. Lebozy,
00:22et non pas le Zobie, bien sûr, comme ils ont bombé là sur le mur.
00:27Non, laissez, ça ne s'enlève pas de toute façon.
00:29Donc, si nous sommes réunis aujourd'hui, de manière exceptionnelle,
00:35c'est pour aborder le cas de la jeune Ludmilla Maclouf,
00:39qui, je vous le rappelle, est venue lundi dernier au cours de Mme Lebozyc,
00:42en anglais, avec un fichu islamiste sur la tête, le voile islamiste.
00:48Donc, pardon, oui, mais je vous rappelle que nous sommes dans une école laïque,
00:52où tout signe ostentatoire religieux est proscrit.
00:55Donc, on va laisser la parole à M. Maclouf,
00:59et le père de Ludmilla, bien, qui va nous expliquer les origines de cette tradition,
01:05le pourquoi, les objectifs et la stratégie de tout ça.
01:17Vous savez, franchement, tu sais, je suis en bon mesure, tu sais.
01:22J'étais un jour, je parlais à mon enfant, j'ai dit, Ludmilla, il ne faut pas mettre la voile.
01:26Va voir les emmerdements, ils vont nous caillasser, attention, l'autre.
01:31Et en France, ils n'aiment pas les mesures, ils vont te frapper, ils vont t'attention.
01:34Mais elle m'a dit, papa, voilà, c'est dans le courant, je ne sais pas si je suis en
01:37conduite, je mets le voile.
01:40J'ai dit, il ne faut pas mettre, moi, j'ai toujours parlé.
01:43J'ai dit, va plutôt t'inscrire à l'association qu'ils ont ouvert, là, tu sais,
01:48mi, mi pute, mi, mi fugue, mi raisin, pute soumise, voilà, les putes soumises.
01:55J'ai dit, va plutôt, voilà, ça, c'est la bonne association,
01:59ils sont gentils, tu rentres dans l'association, peut-être dans 10 ans,
02:03comme ça, t'es député socialiste parlement européen, j'ai parlé comme ça.
02:07Elle m'a mal parlé.
02:09Elle m'a dit, papa, oh Allah, tu parles comme un mécréant, elle m'a dit.
02:13Jamais je n'irai pas qu'ils aient avec les putes soumises à Satan.
02:16Elle m'a parlé comme ça.
02:17J'ai dit, comment tu parles comme ça, l'autre, même ?
02:20Tu sais, ma fille, si on a baissé la tête toute notre vie,
02:23ce n'est pas parce que les chaussures étaient jolies, et non.
02:34C'est dans un pays, ils n'aiment pas les musulmans.
02:36Ils vont te frapper, ils vont te caillasser, ils vont te jeter dans la prison.
02:39Ils peuvent même te jeter dans la Seine, moi j'ai vu.
02:42En 62, ils nous ont jeté 300 dans la Seine, comme ça.
02:45Les arabes, pour la natation, je ne sais pas, ils voulaient faire...
02:51Mais c'est-à-dire, chez nous, le voile, ce n'est pas agressif.
02:54C'est ça que je veux dire.
02:55Ce n'est pas agressif.
02:56Ce n'est pas pour agressif, les gens.
02:59Non, c'est pour protéger les cheveux.
03:03Ah, tout à fait.
03:05Par rapport à la pollution atmosphérique, par rapport à tout ça, attention.
03:08Les cheveux maghrébins sont plus sensibles aussi.
03:12Non, ce n'est pas pour dominer la femme.
03:14Jamais.
03:15Jamais je domine ma femme.
03:16Des fois, elle me demande comme ça, elle dit, domine-moi,
03:18parce que je domine.
03:21Tu domines, tu sais, toi, je me domine.
03:23Voilà, elle domine, elle domine, elle domine,
03:25et tout le monde se domine, et voilà.
03:30Non, ce n'est pas la soumission.
03:31Ce n'est pas la vérité.
03:32Non, non.
03:34C'est-à-dire, chez nous, le voile, c'est pas...
03:37C'est différent.
03:39C'est plus sexy.
03:41Ah, oui.
03:41C'est plus sexy.
03:43Pour nous, ce n'est pas un beau voile en linde de chez Mahmoud.
03:47Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.
03:51C'est-à-dire, chez vous, c'est l'estrie, chez nous, c'est le voile.
03:54Voilà, c'est comme ça.
03:55C'est comme ça.
04:01Le voile, ce n'est pas plus religieux qu'une paire de Nike ou tout ça.
04:04Il ne faut pas parler comme ça.
04:07Non, il ne faut pas renvoyer mon enfant.
04:08C'est tout ce que je dis.
04:09Voilà, moi, ça fait 35 ans, je vis de vos poubelles, je demande des petits moments de gentillesse.
04:13C'est tout ce que je dis.
04:15Non, mais la question n'est pas là, M. McClouf.
04:17Je crois qu'on est là pour discuter entre adultes.
04:19Et au contraire, je crois que c'est la démocratie.
04:21Et on est tous là pour donner un point de vue.
04:23Bon, moi, je suis là.
04:24Non, non, mais moi, je suis là aussi pour vous dire qu'on a un souci aussi d'universalité,
04:28aussi à transmettre à l'enfant.
04:31D'universalité.
04:33Eh bien, c'est-à-dire d'universalité.
04:37C'est-à-dire transmettre.
04:39Non, comment expliquer ?
04:40Non, non, laissez-moi ce que je dis.
04:42On doit permettre à l'enfant de transcender sa propre communauté, sa propre notion communautaire.
04:48On doit lui permettre d'aller au-delà de l'islam.
04:54C'est-à-dire pour vous, non, mais qui étudient une très, très grande religion, magnifique, très spacieuse, j'imagine.
04:58On est très à l'aise.
05:00Mais il y a des gens qui se situent en dehors, qui ne sont pas en dedans de ce genre.
05:05Les mécréants, voilà, les infidèles.
05:10Enfin, ils sont fidèles à autre chose, mais je veux dire, les chiens, comme ça, les chiens, attendez.
05:17Non, je comprends.
05:18Ils ont des candidats, là, je ne comprends pas le sujet.
05:20Non, ce que je suis en train de dire, on a tous une religion, on est d'accord.
05:24Tout le monde ici a une religion, certainement.
05:26Moi, non, moi, si, moi j'aime le jazz.
05:28Donc, j'aime le jazz.
05:29Vous, vous avez votre Coran, moi j'aime le jazz.
05:32C'est ça qui me permet, moi, de m'envoler, de sortir de mon quotidien, de mes problèmes.
05:37Ah ben, je fais ça cinq fois par jour, comme vous, j'écoute.
05:41Dans n'importe quelle direction, par contre.
05:43Ça, c'est l'avantage aussi.
05:45Non, mais ce que je dis, c'est que je n'amène pas le jazz dans la classe.
05:49C'est la sphère privée.
05:51C'est important.
05:52Vous voulez intervenir ?
05:54Non, non, chacun a le droit.
05:55Monsieur Blumenthal, allez-y, je vous en prie.
05:59Petit problème avec cette chaîne en or.
06:03Alors, je suis monsieur Blumenthal, tout à fait.
06:06Le père de Fabrice, qui est premier ou deuxième cette année.
06:10Enfin, la question, bien sûr, la question n'est pas là.
06:13Alors, ce qui m'effraie le plus par rapport à cette histoire,
06:21ce n'est pas le voile en lui-même, entendons-nous bien,
06:24qui appartient à un folklore primitif tout à fait amusant, tout à fait comique.
06:30Non, ce qui m'inquiète, et je vais vous le dire,
06:33c'est la montée de l'antisémitisme dans cette classe de 5e siècle,
06:37qui est absolument effarante.
06:39S'il vous plaît, monsieur Maclouf,
06:41on ne fait pas pfff comme ça.
06:44Si, si, il a fait pfff.
06:46On ne fait pas pfff à 6 millions de morts, monsieur Maclouf.
06:59Derrière ce voile, derrière ce voile de Ben Laden.
07:04Si, lorsque cette jeune indigène des quartiers est de la ville
07:08arbore fièrement cette étoffe bon marché.
07:10Qu'est-ce qu'elle essaye de nous dire ?
07:13L'extermination, monsieur, radicale de toute une population.
07:16Et ça ne plus jamais, vous me entendez.
07:18Non, mais tout à fait, tout à fait.
07:20Je crois que, vous avez raison, il faut être constructif.
07:22C'est ce que j'ai fait, puisque je me suis rendu chez le proviseur
07:24avant de venir à cette réunion, le directeur de l'établissement.
07:27Tout à fait, je savais que ça ne me servirait pas à grand-chose
07:28de se voir ce soir.
07:30Et donc, je lui ai proposé, je vous l'annonce,
07:32une grande campagne de prévention contre l'antisémitisme
07:35dans cette classe de 5e C.
07:36Ah, tout à fait.
07:37Ah, dans la classe, nous allons mettre des panneaux d'affichage,
07:40des pins, touche pas à mon pote juif,
07:42qui seront distribués à chaque enfant.
07:43Ah, s'il vous plaît, s'il vous plaît, ainsi qu'un DVD.
07:47Et ça, c'est un scoop que je vous donne,
07:48qui sera offert gratuitement à tous les élèves de la classe de 5e C
07:52du film Shoah, qui fait 9 heures,
07:55que les enfants pourront regarder à leur guise,
07:58deux ou trois fois par jour.
08:01Non, mais je vous arrête, monsieur, parce que...
08:03Non, mais vous voyez, j'essaye de convaincre, monsieur,
08:05que de l'universalité aussi du discours de l'enseignement,
08:08non, non, je minimise pas votre souffrance, pas du tout.
08:11Non, mais c'est pas du tout ce que j'ai dit.
08:13Non, mais arrêtez, monsieur.
08:14Non, mais je veux dire, oui, mais si on aborde votre souffrance,
08:17je veux dire, il va aussi falloir aborder celle des autres aussi, vous voyez.
08:21Ah, si, il y en a.
08:22Pourquoi vous dites, il n'y en a pas, je ne comprends pas.
08:27Ils ont tous souffert, les gens.
08:29Je ne comprends pas.
08:36Non, mais c'est grave.
08:39Ce sont tous les enfants de Marianne, de la République,
08:41de la Révolution française.
08:43Donc, vous voyez, ils sont tous unis.
08:46Marianne ?
08:46Non, elle n'a pas collaboré, Marianne.
08:48Qu'est-ce qu'il raconte ?
08:51Elle était tendue en 45.
08:53C'est pour ça qu'on lui a mis un bonnet.
08:55Non, mais écoutez.
08:56Non, non, mais là, j'arrête.
08:57Non, mais écoutez, monsieur, on va passer.
08:58Eh bien, vous me ferez un procès, pas de menace, s'il vous plaît, monsieur.
09:01On verra avec les syndicats.
09:03Vous voulez ?
09:04Non, non, allez-y, madame.
09:05Si, si, tout le monde a le droit de s'exprimer.
09:06Alors, madame Cochon, allez-y.
09:10Donc, je suis madame Cochon, la maman de Virginie.
09:15Virginie Cochon.
09:18Pour ma part, je tiens à préciser,
09:20au risque d'apparaître comme un peu marginal,
09:22un petit peu fantaisiste,
09:24que je suis blanche et chrétienne.
09:29Hein, je crois que j'appartiens à une minorité,
09:31bien sûr, dans cette classe.
09:36Pardon ?
09:36Oh, ben, je veux dire que je suis extrêmement choqué
09:39par ce que je viens d'entendre.
09:40Eh bien, excusez-moi, monsieur,
09:42eh bien, excusez-moi, monsieur McClough,
09:43mais pour nous, le voile est une marque d'humiliation, monsieur.
09:47Eh bien, vous avez, monsieur,
09:48certainement la vaillance d'un bourricot
09:50pour contenter vos cinq femmes.
09:53Mais vous n'aurez pas la vaillance
09:55de me convaincre de vos lubies d'un autre âge, monsieur.
09:57Vous êtes dans un pays
09:58où les femmes se sont battues pour leurs droits.
10:00Hein ?
10:01Le droit de se faire exploiter,
10:03mais avec un minimum de courtoisie, quand même.
10:04Hein ?
10:12Oui, eh bien, la France a une histoire, monsieur McClough.
10:15Elle ne se laissera pas McCloughiser sans réagir.
10:18Hein ?
10:19Non, mais je ne l'agresse pas.
10:20Non, mais écoutez, je réponds aux questions.
10:22Moi, j'hallucine depuis tout à l'heure.
10:24Je suis sur quelle planète, là ?
10:25Non, mais attendez.
10:26Monsieur McClough nous explique,
10:28alors que selon lui, donc, le voile
10:29serait plus ou moins le string du Maghreb,
10:31je vous ai compris ?
10:35Monsieur, dont j'ai oublié le nom,
10:36alors lui, il voudrait diffuser des films d'horreur
10:38à nos enfants toute la journée, c'est ça ?
10:42Tout à l'heure, notre ami africain
10:44va certainement proposer quoi ?
10:45Des blattes et des termites à la cantine ?
10:47Non, mais...
10:49Non, mais c'est très riche en proté.
10:50C'est très riche en protéines, j'imagine.
10:52Mais et le français dans tout ça ?
10:56On est de la merde.
10:57Non, mais dites-le nous.
10:58Vous voulez qu'on s'en a, qu'on parte ?
11:01On doit partir, c'est les grandes migrations,
11:03c'est les charrettes sur l'autoroute,
11:04c'est ça qu'il faut faire maintenant.
11:09Ce qui manque à cette école, je vais vous le dire,
11:12c'est une éthique, monsieur.
11:13Une morale, vous savez, la morale chrétienne, croyez-moi bien.
11:18Et moi et mon mari n'avons malheureusement pas les moyens
11:20d'envoyer nos trois enfants,
11:23nos trois petits cochons, comme je dis toujours,
11:27dans une école privée.
11:28Et c'est à reculons que chaque matin,
11:30je les dépose dans ce lieu de perdition, croyez-moi bien.
11:35L'autre jour, ma fille, Virginie,
11:38me dit, elle rentre de l'école,
11:39elle me dit, maman, maman, il faut que je te parle.
11:43C'est étonnant, cet enfant ne m'a jamais parlé,
11:45qu'est-ce qui se passe ?
11:49Elle me dit, maman,
11:51j'ai décidé d'arrêter
11:53les cours de catéchisme.
11:55Je dis, enfin, pourquoi,
11:56qu'est-ce que je t'ai fait ?
11:58Elle me dit, j'ai décidé
12:01de m'inscrire
12:02au cours de danse africaine.
12:09Vous savez, c'est danse
12:10à la gloire de la fornication, là.
12:18Auxquelles s'abandonnent
12:19les femelles bambaras
12:20sur les bords du Niger.
12:21On a eu un reportage
12:24avec mon mari, c'est affligeant.
12:26Qu'est-ce qu'elle va me demander
12:27la prochaine fois ?
12:29L'autorisation de se faire exciser,
12:31c'est ça ?
12:32Pour faire comme les copines ?
12:34Non, mais pourquoi pas ?
12:36Moi, j'ai une question à poser.
12:38Parce que nous ne sommes pas préparés
12:40à ce genre de choses.
12:41Mais la question, c'est,
12:42allons-nous pouvoir continuer
12:43à parler le français, par exemple ?
12:47Mais dans ce pays,
12:48mais enfin, bien sûr que si, monsieur.
12:50Moi, mon petit dernier
12:52qui a la maternelle
12:53qui a cinq ans,
12:53il ne s'exprime plus
12:54qu'en walof, aujourd'hui.
12:57Un dialecte sénégalais.
12:58Ah, il parle le walof,
12:59c'est sa langue maternelle,
13:00je veux dire.
13:02Non, mais ne riez pas,
13:03c'est grave.
13:04Et son jeune frère,
13:04l'autre, le frère,
13:05lui, lui, lui...
13:06Alors, lui,
13:07il porte un étui peignin, maintenant.
13:09Ah, c'est un cylindre en cuir
13:11qui prononce le sexe,
13:11comme ça,
13:12par rapport à des croyances
13:13qu'un copain papou
13:15lui a donné, mais...
13:17Non, mais pourquoi pas ?
13:20Mais entre une fille
13:21qui danse seins nus
13:22dans l'appartement,
13:23un petit walof
13:24qu'on ne comprend pas,
13:27et l'autre qui apprend
13:28à jouer du flutio
13:28dans son étui devant la télé...
13:32Qu'est-ce que vous attendez
13:33de nous ?
13:37Qu'est-ce que la société attend
13:38de nous ?
13:38Qu'on se balade à poil
13:39dans la rue, c'est ça ?
13:41Qu'on s'encule
13:42pour se dire bonjour,
13:43comme des beaux beaux beaux.
13:46Quel est votre projet ?
13:48Quelle est la morale
13:49que vous allez inculquer
13:50à nos enfants ?
13:54Non, mais là,
13:55j'en peux plus,
13:55à un moment donné,
13:56attendez.
13:58Non, mais madame,
13:59ça va,
13:59j'ai leçon de morale,
14:00on n'est pas là
14:00pour donner des leçons de morale,
14:02c'est le savoir
14:02qu'on doit transmettre.
14:04Je ne vais pas revenir
14:04à la Révolution française,
14:06à la Philosophie des Lumières,
14:08à la lettre de Jules Fiery
14:09aux enseignants,
14:09je veux dire,
14:10à un moment donné,
14:10c'est à vous de connaître...
14:11C'est votre,
14:12c'est vous la morale
14:13à vos...
14:14Non, mais c'est grave.
14:15Bon, écoutez,
14:15non, mais ça ne sert à rien.
14:17On va finir la discussion
14:18avec monsieur
14:19et qui dort,
14:20j'ai l'impression.
14:22Mais réveillez-le,
14:23là, je te jure.
14:23Mais poussez-le, madame.
14:35Pourquoi tu me pousses
14:36comme ça, toi?
14:43Non, mais c'est grave.
14:45Est-ce que moi,
14:46je vais te pousser
14:46quand tu donnes?
14:47Non, mais comment?
14:50Mais j'ai entendu,
14:51j'ai entendu.
14:55Le problème,
14:56je travaille la nuit,
14:57c'est ça le problème.
15:01J'ai entendu.
15:03Le gars, là,
15:03il veut donner des DVD,
15:04moi je prends ça.
15:05Ah oui.
15:16Comment?
15:18C'est-à-dire,
15:21ici, le père de Mamadouin.
15:24C'est mon gars, là,
15:25il est venu,
15:25il m'a dit,
15:25papa,
15:26il faut venir à l'école,
15:27il y a un problème
15:27avec la gène arabe, là.
15:30Il dit,
15:31non,
15:31toi-même,
15:31tu m'as fatigué,
15:32je suis en train de dormir, là.
15:34Il m'a dit,
15:35non, papa,
15:36c'est grave, quoi.
15:37C'est-à-dire,
15:37il y a le problème
15:38du tissu, quoi.
15:40Le tissu est mauvais
15:41pour l'école, quoi.
15:45Je dis,
15:45mais comment un tissu
15:47va aller bagarrer
15:47avec les gens?
15:48Tu me racontes, quoi.
15:50Il m'a dit,
15:50non, papa,
15:51il y a vraiment,
15:53c'est grave, quoi.
15:54C'est-à-dire,
15:55la fille, là,
15:55elle a accroché au tissu, quoi.
16:01Je lui ai dit,
16:02non,
16:02tu n'es pas sérieux.
16:04Vraiment,
16:05comment?
16:07N'est-ce pas,
16:07tu connais, non?
16:08Quand tu donnes
16:09le tissu au nourrisson,
16:10je connais ça.
16:11Le nourrisson,
16:12il va manger ça, quoi.
16:14C'est-à-dire,
16:15il va manger,
16:16si tu veux retirer,
16:17tu ne peux pas.
16:19L'enfant est envouté
16:22par le tissu, quoi.
16:23Il faut désenvouter
16:24la fille,
16:25c'est la vraie.
16:35je connais un Malien,
16:37il peut faire ça.
16:37Ah oui.
16:41Non,
16:42vraiment,
16:44je ne suis pas contre le tissu, quoi.
16:46Le problème que je vois maintenant,
16:47c'est le programme scolaire.
16:49c'est gâté.
16:51Le machin-là,
16:51vraiment,
16:52c'est,
16:52nous,
16:52c'est grave.
16:54L'autre jour,
16:55j'ai encore,
16:56j'ai fait réviser mon enfant.
16:57Il me donne,
16:58je lui ai dit,
16:58donne ça.
16:59Nous,
16:59ancêtres,
17:00les Gaulois.
17:04Mais qu'est-ce que vous apprenez
17:05à mon enfant ?
17:06C'est grave.
17:09Versin Jutorix.
17:10Les gars avaient des couettes
17:11et une petite jupe comme ça, là.
17:13Non.
17:14Et qui est comment ?
17:17Non.
17:20Comment ça se fait ?
17:20Pas une ligne sur la traite négrière,
17:22pas une ligne sur la colonisation,
17:24mais comment ?
17:24La France a gagné son argent
17:26ou elle a été volée ça en Afrique.
17:27Il faut raconter la vérité.
17:28C'est la vérité, non ?
17:30Mais comment ?
17:36Tu vois,
17:37vraiment,
17:37non.
17:38Votre laïcité,
17:40je ne comprends pas.
17:42Je regarde encore,
17:43on la radio,
17:45ils nous disent 80% des gens
17:46qui vont mourir d'ici,
17:47d'ici, d'ici.
17:47Ce sont les Africains, non ?
17:48Pourquoi on n'envoie pas
17:49les médicaments, là-bas ?
17:50C'est grave.
17:51Non, mais là,
17:52moi, j'arrête, là.
17:53Je ne peux pas.
17:56Attendez,
17:56non, mais attendez,
17:57c'est une prise d'otage,
17:58monsieur.
17:58Moi, je dis,
17:59non, mais je n'ai pas
17:59de laboratoire pharmaceutique,
18:01en fait.
18:02Je suis professeur de mathématiques,
18:04moi.
18:04Je suis à 1300 euros,
18:05vous voulez que je vous dise
18:06mon salaire ?
18:08Non, mais je dis,
18:09non, mais pas de chance,
18:10c'est les Africains.
18:10Je vais envoyer quoi, là-bas ?
18:11Une calculette.
18:12Non, mais attendez,
18:13ça n'a pas de sang.
18:14Mais non, mais je veux dire,
18:15je ne suis pas l'interlocuteur,
18:16monsieur.
18:17Mais là,
18:17le sujet,
18:18vous l'avez dit,
18:19c'est le tissu
18:20de mademoiselle
18:21au maclouf.
18:23Bon, écoutez,
18:24ça ne sert à rien,
18:25de toute façon.
18:25Christian,
18:26chacun tire la couverture.
18:27On va passer au vote.
18:30C'est plus simple.
18:31A main levée.
18:33Vous voulez vous exprimer,
18:34madame Wang ?
18:38Je ne vous ai pas vu derrière.
18:40Pétez-vous au milieu,
18:40parce qu'on ne vous voit pas.
18:52quand je suis revenu au Vietnam,
18:59quand je suis revenu au Vietnam,
19:05les gens mouent,
19:09les gens mouent,
19:15on ne va pas partir
19:16sur les « bot people »,
19:17ce n'est pas possible.
19:18Non, non, mais c'est vrai,
19:19on me fera un exposé,
19:20vous viendrez raconter ça.
19:22Non, mais là,
19:23vraiment,
19:24ce n'est pas le sujet,
19:25madame.
19:25Non, non, mais je sais,
19:26madame,
19:27il y a la souffrance,
19:27mais on va passer au vote.
19:29On passe au vote.
19:30On passe au vote.
19:32Moi, pas beauté,
19:35pas problème,
19:35pas retourner au Vietnam.
19:39Et personne ne va vous rendre
19:40envoyer au Vietnam.
19:42Qui vous a dit ça ?
19:45Mais non,
19:45mais vous allez voter,
19:46comme de tout le monde.
19:47Vous ne risquez rien à voter,
19:49madame.
19:50Mais si,
19:50vous êtes français,
19:51vous êtes dans une démocratie,
19:52vous êtes française.
19:53Mais vous avez épousé un français,
19:55vous êtes...
19:56Il vous a violé.
20:04Vous êtes française par le viol,
20:05à ce moment-là.
20:10Vous n'êtes pas toute seule,
20:11il y a toutes les Antilles avec vous,
20:13madame.
20:13Allez, ça va.
20:14Bon, allez, allez,
20:16on va passer au vote,
20:18parce que ça ne sert à rien.
20:19Non, non, non, non, non,
20:20vote à main levée.
20:21Alors,
20:22ceux qui sont pour...
20:23Allez, Christiane,
20:23tu prends les notes.
20:24Ceux qui sont pour le maintien
20:25de Mademoiselle Maclouf en classe,
20:28lèvent la main.
20:29Eh ?
20:30Trois, quatre, cinq.
20:32Oui,
20:32on vous a compté,
20:33M. Maclouf ?
20:33J'ai dit cinq.
20:34Vous avez compté ?
20:35C'est cinq, eh ?
20:36Donc, ceux qui sont pour l'expulsion
20:38maintenant de Mademoiselle Maclouf
20:39vont lever la main.
20:42Une main, M. Blumenthal.
20:44Une main.
20:52Cinq.
20:53Cinq, cinq.
20:58Oui, mais là, qu'est-ce qu'on fait ?
20:59Bon, je ne sais pas,
20:59elle peut venir à mi-temps,
21:00comme on fait, M. Maclouf.
21:03Elle coupe le voile en deux,
21:04mais à un moment donné, moi.
21:07Bon, Christiane,
21:07je te laisse finir.
21:08Non, non, j'ai un concert de jazz,
21:09maintenant, j'en ai plein le cul.
21:12Merci.
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