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  • il y a 9 heures
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Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:00Musique
00:00Bonsoir !
00:16Bonsoir et bienvenue au 63ème championnat de la victimisation.
00:22Une compétition victimaire qui regroupe cette année les 4 plus grandes équipes à DULONDE !
00:28Avec un total de 75 millions de personnes génocidées sur le plateau.
00:33Un chiffre extraordinaire pour 4 tragédies exceptionnelles !
00:38Pour cette 63ème édition, 4 continents seront représentés.
00:42Tout d'abord l'Amérique avec l'équipe des Amérindiens.
00:48Les Indiens d'Amérique, tour à tour exterminés par les conquistadors portugais, espagnols, anglais, français, hollandais, j'en passe.
00:58On avance en coulisses aujourd'hui le chiffre officiel de 40 millions de personnes génocidées.
01:05Un chiffre très important qui pourrait permettre à cette équipe des Indiens de créer la surprise.
01:09Les Indiens qui n'ont encore jamais gagné de médaille, les Indiens.
01:21Et qui espèrent bien cette année avoir l'argument pour faire pleurer le jury.
01:26Alors, aux côtés des Indiens, le continent africain.
01:3010 millions de personnes déportées, 7 millions de personnes exterminées, 4 siècles d'humiliation.
01:40Je vois qu'on s'éclate en régie là-haut.
01:41C'est aussi la bonne humeur.
01:48Alors, on va à 4 siècles d'humiliation, donc avec la traite négrière transatlantique.
01:56Là, c'est une période très importante qui pourrait permettre aussi à cette équipe de marquer quelques points.
02:01En tout cas, on y croit chez les blacks.
02:03L'Australie sera représentée par une petite délégation aborigène.
02:21Cette civilisation de près de 100 000 ans.
02:25On l'entend à la musique, de toute façon, c'est au moins un million d'années, je dirais.
02:30Ce n'est pas les années 70, comme on dit.
02:33Alors, cette civilisation qui a entièrement disparu en seulement 300 ans, avec l'arrivée de la reine d'Angleterre.
02:41Le courant n'est pas passé entre les aborigènes et la pute, comme ils l'appellent.
02:49La sale pute.
02:55Alors, évidemment, les aborigènes n'avaient pas de registre pour valider leur nombre de génocidés.
03:00Tout cela s'est fait un peu à la confiance.
03:03Ah bon, ils sont là, en tout cas, pour une première participation.
03:06Je vous rappelle que le vainqueur empochera la somme d'un million six cent mille euros,
03:09prélevés dans les nations du monde, au nom de la souffrance de lumière.
03:15Nous terminons avec le grand favori de cette compétition.
03:20Vous l'attendez tous, Israël !
03:2362 fois champion du monde !
03:42En 62 participations !
03:46Véritable razzia de médaille dans toutes les catégories, toutes les disciplines,
03:51avec l'infatigable Shoah, bien évidemment.
03:54La Shoah, grande favorite encore ce soir.
03:57La Shoah, je vous le rappelle, c'est un milliard de gains par an.
04:03Presque autant en couverture de journaux, des films long-métrages, des briquets, des stylos.
04:09Alors, je vais demander évidemment à l'entraîneur de la Shoah de nous rejoindre.
04:17Ai-je besoin de le présenter ?
04:19Monsieur Elie Wiesel, évidemment, prix Nobel de la paix, prix Nobel de l'agriculture,
04:24prix Nobel de la mécanique de précision.
04:27Alors, moi, prix Nobel de tout.
04:30Voilà, pardon, excusez-moi, je suis hier plus ému.
04:33Alors, monsieur le prix Nobel de l'univers,
04:39une seule question.
04:41La Shoah peut-elle être battue ce soir ?
04:46Il est marrant, il est marrant, il vient.
04:49Il y a à prendre un petit peu de fric.
04:52Alors, la Shoah est en très grande forme.
04:58Sachez-le, je la quitte, elle était à l'entraînement ce matin, ça...
05:02Ça chiale de loin.
05:07Vous savez, la Shoah est et restera la souffrance de référence
05:11dans l'espoir de la pleurniche.
05:15Pourquoi ? Parce qu'elle est unique,
05:16tant sur son fond que sur sa forme,
05:20que sur sa capitalisation.
05:30Tout à fait.
05:31Tout le monde est vraiment enchanté, je crois que...
05:34Merci. Alors,
05:36si vous le permettez,
05:37je vais me faire l'avocat du diable.
05:39Euh... Pardon.
05:41Non, non.
05:43C'est juste la question, voilà, qu'on a vue en répétition.
05:47Voilà, non, non, je me suis mal exprimé, voilà.
05:5163 ans de règne sans partage.
05:54Vous ne craignez pas qu'il y ait une certaine lassitude
05:56dans une opinion publique qui s'interroge aujourd'hui ?
05:59Les Indiens arrivent avec ce chiffre quand même
06:01de 40 millions de personnes exterminées.
06:04Je veux dire, là...
06:05Vous n'en êtes qu'à 6 millions.
06:09Ah, non, mais...
06:09Ah, oui, oui, en faisant les fonds de tiroirs.
06:13Ah, attention quand même, voilà.
06:22Alors,
06:23cette compétition n'est pas seulement
06:26une affaire de chiffres, vous le savez bien.
06:29Voilà, il y a aussi les méthodes employées, voilà, voilà.
06:32Mais laissons de grâce au juge le soin de juger.
06:35Et ils le feront, je sais,
06:37hein, en toute...
06:39indépendance.
06:42Alors,
06:43sur cette histoire des Indiens,
06:46non, je ne crois pas...
06:4740 millions, tout le monde en coulisse, effectivement.
06:49Non, je ne crois pas personnellement
06:51qu'il faut qu'ils travaillent, les Indiens,
06:53comme tout le monde,
06:54c'est-à-dire qu'on n'est pas arrivé comme ça, nous, hein.
06:56Ils n'ont pas encore cette puissance de souffrance,
06:59je pense.
07:01À la fois culpabilisante,
07:03je te la fous dans ton cul,
07:05et tout en restant romanesque.
07:09Tout à fait, tout à fait.
07:13Seigneur.
07:14Moi,
07:15astre divin, lumière des galaxies.
07:19Comment,
07:19comment expliquer
07:22le fait que vous soyez également...
07:25Alors là, j'ai ça sur ma fiche,
07:26dites-moi si c'est une bonne information.
07:28Vous seriez également le représentant
07:30de la souffrance aborigène.
07:31Et là, on ne comprend pas.
07:34Sur vous, vous n'êtes pas vous-même aborigène.
07:35Enfin, à moins.
07:36Alors, vous allez peut-être nous expliquer.
07:38Est-ce qu'il n'y a pas un problème déontologique
07:40d'être à la fois représentant d'une souff...
07:41Comment, comment...
07:43J'ai accepté, c'est vrai,
07:51d'apporter mon expérience
07:53dans la gestion du devoir de mémoire
07:56à cette toute jeune équipe aborigène.
07:59Vous savez qu'ils ne sont plus que 13,
08:00les aborigènes.
08:02Et tous fortement alcoolisés.
08:04Donc, ils sont venus me voir.
08:07Vous savez, dans mon bureau,
08:08ils avaient un petit dossier,
08:09il y avait deux feuilles.
08:11Ils sont venus me voir.
08:12Et il dit, il dit,
08:13est-ce qu'il y a moyen de gratter une bière avec ça ?
08:16Bon. Alors...
08:18Ils n'avaient même pas de compte en banque.
08:26Quand même le béamas.
08:29Lorsque l'on gère la souffrance,
08:31lorsque l'on gère la mort de sa grand-mère.
08:35Alors, sur la problématique de l'autologique,
08:37évidemment, je me suis interrogé.
08:39Comme vous l'avez fait, d'ailleurs,
08:40de manière assez juste.
08:42Je me suis dit,
08:43Elie, es-tu aborigène ?
08:45Et la réponse s'est imposée d'elle-même.
08:49Oui, je suis aborigène.
08:51En tant que juif déporté dans les camps nazis,
08:55mort dans les chambres à gaz.
08:58Oui, mon nom est inscrit sur le registre.
09:01Je suis officiellement mort, tout à fait.
09:04Je touche une retraite, d'ailleurs, pour ça.
09:08Merci, astre divin.
09:09Merci, homme de raison.
09:11Merci, Dieu, si vous le permettez.
09:13Alors, je...
09:14Alors, je vais accueillir très vite,
09:18parce que le temps presse, évidemment,
09:19et tout le monde voudrait s'exprimer.
09:20Peut-être le représentant des Indiens, s'il est là.
09:23Voilà, M. Morales de Bolivie, s'il vous plaît.
09:26Alors, Morales, Bolivie, avez-vous un rapport
09:27avec le président Morales ?
09:29On a dû vous le demander.
09:30Aucun.
09:30Voilà, au moins, les choses sont dites.
09:32Je vous en prie.
09:33En espagnol, bien sûr.
09:35Si, en blanche, moi, non.
09:38La compétition
09:40de la victimisation
09:43est la merde d'Israël.
09:48Qu'est-ce que c'est que ça ?
09:53C'est pas le texte
10:00qu'on vous a donné ce matin, ça.
10:03Los indianos
10:05y se combattent
10:06de
10:07par la révolution
10:08de Bolivar.
10:09Viva la Palestina !
10:10Non, non, non, viva rien du tout, là.
10:13Viva la sécurité, là.
10:15Voilà, merci.
10:22Les aléas du direct,
10:23évidemment,
10:25avec cette élimination.
10:27Alors, on va...
10:28On va passer
10:32à la souffrance noire.
10:34Alors, là, grand débat
10:36autour de cette souffrance noire.
10:38Qui des Antillais,
10:39qui des Africains
10:40est habilité à parler
10:42de cette souffrance ?
10:43Pour vous,
10:44M. Mfoudi,
10:45cela ne fait aucun doute.
10:47C'est aux Africains
10:48d'en parler.
10:48C'est bien ça.
10:52Qu'est-ce que c'est,
10:53c'est ma chienne
10:53là, d'Africain ?
10:54Ah !
11:00M'en connaît, hein,
11:02j'ai dit que, hein,
11:04à quoi m'en vous donne ?
11:05J'ai dit que, non.
11:09Vos affaires d'Africains
11:10comme ça,
11:11non.
11:11Ça, ce sont les affaires
11:13des Blancs.
11:15Qui sont ces gens
11:16qui ont été déportés
11:17dans ces bêtaillères-là
11:18de M. Rothschild ?
11:2030% allaient même
11:22mourir dans l'océan.
11:23Qui sont ces gens-là ?
11:24Aller demander,
11:25tu es un Antillais ?
11:26Non, je ne suis pas un Antillais.
11:28Est-ce que tu veux
11:29même aller aux Antillais ?
11:30Jamais,
11:31je ne vais pas aller aux Antillais.
11:34Vos maïciens d'Africains,
11:36d'Antillais,
11:36non, ça,
11:36c'est la connerie des Blancs.
11:38Oh, tu tombes ?
11:39Je me trouve un petit peu chaud, là.
11:42La connerie des Blancs.
11:43En tout cas,
11:45ça n'est pas le point de vue
11:46de M. Blanchette
11:48de Fort-de-France.
11:52Effectivement.
11:54Nous n'avons rien à voir
11:57avec les Afrikiens.
12:02Les Afrikiens.
12:02Moi, je suis en très bon terme
12:04avec les BK,
12:05il n'y a pas de problème.
12:07Moi, je m'appelle Blanchette.
12:12Ma famille remonte
12:13à Louis XIV.
12:15Nous étions
12:15perruqués de rois.
12:17Rien à voir
12:18avec ces histoires
12:19de manger d'hommes africains.
12:21Alors,
12:22nous respectons l'Africain.
12:24Nous le respectons.
12:26Mais il est différent de nous.
12:29Ses bras sont plus longs,
12:30ça touche le sol.
12:31Il n'a pas...
12:32Voilà, moi, je...
12:34Non, non, nous,
12:34nous, moi, je m'appelle
12:35Louis XIV.
12:38Par mon père
12:40et à Clovis,
12:42roi de rôle,
12:43par ma mère,
12:43qui s'appelait Claudine.
12:46Voilà, non, non, non,
12:46il n'y a pas de problème.
12:47Moi?
12:49Non, l'Africain,
12:50l'Africain n'a pas
12:51de couverture sociale.
12:54Demandez-lui
12:55le salaire moyen
12:56de l'Africain.
12:57Je me bouge les oreilles.
12:59Voilà, voilà.
13:00Non, non, non.
13:02Nous, nous sommes français.
13:04Voilà.
13:04Nous voulons garder
13:05le RSA.
13:12Vous êtes français
13:13et vous voulez garder le RSA.
13:15C'est tout à fait logique.
13:16Et d'ailleurs,
13:17j'ai envie de dire,
13:18l'histoire vous le doit bien,
13:19d'ailleurs,
13:19M. Blanchet.
13:21C'est assez bien négocié
13:22pour la France.
13:23Alors moi,
13:24M. Mfoudi,
13:27le dialogue
13:28est-il seulement
13:29encore possible?
13:33Est-ce que je peux même
13:34parler encore
13:35avec les gens comme ça?
13:38Même mon ami,
13:39les blancs,
13:40ils t'appellent sur la tête.
13:41Tu vois?
13:41Tu es un Africain.
13:49Regarde ton gros nez
13:50d'Africain comme ça.
13:52C'est le Ledel,
13:53Louis XIV.
13:54Non, non,
13:57je ne rentre encore là-dedans.
13:58Calmez-vous.
13:59Non, calmez-vous.
14:00Ne rentrez pas.
14:01Ne répondez pas.
14:07Où le monde
14:07dans ton arbre ?
14:08Moi, j'ai tes enfants.
14:10Nuka,
14:11m'a répondu.
14:11Nuka, nuka.
14:12Nuka.
14:14Nuka,
14:15nous calmez déjà.
14:17Nuka glacé,
14:18Nuka vanille.
14:19Alors,
14:21face à cette
14:22incommunicabilité structurelle,
14:24les organisateurs
14:25de cette immense manifestation
14:26ont décidé
14:27tout naturellement
14:28bien de vous confier
14:29encore une fois
14:30à vous,
14:31M. Wiesel,
14:32le soin
14:32de représenter
14:33cette souffrance noire.
14:38Tout à fait.
14:39Dans cette cacophonie indigne,
14:43j'ai accepté
14:44de porter
14:44ce flambeau
14:45de la souffrance noire.
14:46À la demande
14:47de M. Obama,
14:48précisez-le quand même,
14:50qui m'a laissé
14:50à moi
14:51et M. Spilwell,
14:52Berg,
14:53a la responsabilité
14:54de raconter
14:55l'histoire officielle
14:57de cette souffrance noire.
15:00La souffrance noire
15:01est une affaire compliquée.
15:03Je ne comprends pas.
15:05Qui fait quoi ?
15:06Qui ?
15:07En poche,
15:08surtout.
15:09Alors,
15:10tout commence
15:11avec ce nombre
15:13de personnes déportées.
15:14D'ailleurs,
15:14le mot déportation
15:15n'est pas,
15:16selon moi,
15:16approprié.
15:17Non,
15:17des personnes déplachées.
15:19Non.
15:19on parle,
15:22au départ,
15:23de 15 millions.
15:24Ah, d'accord !
15:25Ah, nous, c'est bien !
15:26Ah, pour moi,
15:26pas 15 milliards !
15:28Ah, bon !
15:29puis 10 millions,
15:31puis 5 millions,
15:32enfin,
15:32le chiffre
15:33le plus raisonnable
15:34étant, selon moi,
15:36autour de 24 personnes.
15:39Et déportées,
15:42déplacées,
15:44pas toujours
15:45contre leur gré.
15:46Vous savez,
15:47des gens à la recherche
15:48d'un emploi,
15:49souvent,
15:50comme c'est le cas
15:50encore aujourd'hui,
15:51et de conditions sanitaires
15:53plus favorables.
15:54Alors,
15:56j'ai accepté,
15:57en tant qu'avocat,
15:57la gestion de ce dossier
15:58sur un phénomène
16:00qui m'apparaît
16:00effectivement récurrent.
16:01Le retard
16:02dans le paiement
16:03de certains salaires.
16:04Oui,
16:05des esclaves
16:06n'ont pas perçu
16:06l'intégralité
16:08de leur solde
16:09de tout compte.
16:10Alors,
16:10à ce titre,
16:12nous sommes fondés
16:12à demander réparation
16:13ce que je ferai
16:14devant les tribunaux.
16:16Nous demanderons
16:17réparation
16:17donc aux premiers responsables,
16:18bien sûr,
16:19l'église chrétienne
16:20dans son ensemble,
16:22l'islam,
16:24comme ça,
16:25et l'Allemagne,
16:29bien sûr,
16:30qui reste responsable
16:32de tout
16:32pour l'éternité
16:34et dans l'univers
16:35tout entier.
16:36Sous-titrage Société Radio-Canada
16:39Merci.
16:40Merci.
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