- il y a 2 heures
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est exprimé, depuis l'hôtel de Matignon, sur les aides face à la hausse du prix des carburants.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Ils arrivent, ils sont tous là, avec Maud Bréjean, M. Lecornu, M. Lescure et les ministres en charge de l
00:07'énergie.
00:07On écoute sur ces news en direct.
00:08Bien, mesdames et messieurs, je salue la presse.
00:12Nous avons tenu une nouvelle réunion de suivi de la crise énergétique.
00:17Vous savez, l'activité du gouvernement est largement consacrée aux effets de cette guerre au Moyen-Orient
00:24sur nos structures économiques, sur nos sujets militaires.
00:27Les travaux ont commencé d'ailleurs en commission de la défense dans notre loi de programmation militaire.
00:32Sur, évidemment, la situation et l'impact en matière de finances publiques.
00:36Les ministres, ce matin, ont mené des réunions ad hoc sur, évidemment, l'impact que la guerre a directement sur
00:43nos structures macroéconomiques.
00:44L'objet de cette réunion, cet après-midi, c'était évidemment de préparer le plan d'accompagnement de nos concitoyens
00:50et de nos concitoyens
00:51qui souffrent beaucoup, on le sait tous, de l'augmentation des prix du carburant.
00:55On a décidé de faire des aides mensualisées, ciblées.
00:59On refuse toute forme de logique de chèques généraux ou de baisse massive de taxes.
01:04Déjà parce que, malheureusement, on l'a déjà fait dans le passé et on sait très très bien que ça
01:08a un effet épouvantable pour nos finances publiques.
01:10Une partie, d'ailleurs, de notre déficit d'aujourd'hui s'explique en raison de cela.
01:14Que d'autres pays l'ont fait, je pense à la Pologne, notamment, sur la baisse de la TVA et
01:19qu'on le voit bien, au fond, la solution, elle est davantage dans du sur-mesure, dans un accompagnement spécifique.
01:24Mais enfin, pour que celui-ci soit efficace, il faut qu'il soit vivant, adapté, mis à jour en fonction,
01:29évidemment, des situations que nous pouvons connaître ici ou là.
01:34Aussi, j'ai donné mandat aux différents ministres de préparer différents plans de soutien pour le mois de mai.
01:40Certains vont être reconduits, d'autres vont être améliorés et enfin, certains publics vont être nouvellement accompagnés.
01:48Évidemment, la situation géopolitique explique aussi la variété, la variation des prix.
01:54On n'a pas une crise de volume en tant que telle, on n'a pas une crise d'accès
01:58aux hydrocarbures.
01:59On a bien une crise d'une inflation importée liée à la volatilité des prix et aussi à l'irrationalité,
02:05il faut bien le reconnaître, des acteurs de cette guerre.
02:07Et donc, au fond, on vous propose des choses cet après-midi.
02:09On forme tous le vœu que les discussions, évidemment, qui sont en cours puissent ramener à une ouverture de la
02:14circulation maritime sur les droits d'Hormuz.
02:16Mais enfin, on se doit de préparer l'ensemble des scénarios, y compris les scénarios les plus dégradés, sachant évidemment
02:20que si la situation devait s'améliorer, ce n'est pas le problème le plus difficile à régler.
02:24Et si je rentre dans le détail, les ministres ont donc reçu mandat d'améliorer et de prolonger les plans
02:31d'activité, de soutien à l'activité,
02:33parce que c'est aussi ça la philosophie de ce que nous cherchons à faire, de faire en sorte que
02:37notre croissance tienne bon
02:38et que certains métiers qui sont particulièrement dépendants des hydrocarbures ne soient pas affectés.
02:44C'est particulièrement clair et évident, par exemple, pour nos pêcheurs, dont vous savez, au fond, que la situation est
02:48parfois très difficile,
02:50dans la mesure où, en fonction du prix des hydrocarbures, n'ont que pour seule décision de sortir en mer
02:56ou ne pas sortir.
02:57Et en fonction, d'ailleurs, des typologies de pêche ou des régions de pêche, les choses sont plus ou moins
03:01difficiles pour eux.
03:02En tout cas, on a tenté d'y répondre pour le mois d'avril.
03:05L'objectif pour le gouvernement est de prolonger l'aide.
03:08Elle était de 20 centimes par litre.
03:11On va la mener entre 30 et 35 centimes d'euros par litre avec une discussion qui va se poursuivre
03:18avec la Commission européenne,
03:19puisque nous sommes dans un cadre particulièrement rigide, mais sur lequel des discussions sont actuellement en cours.
03:25Et je remercie d'ailleurs l'ensemble des réseaux de diplomates et des services de l'État qui ont mené
03:29les discussions avec la Commission européenne.
03:33Nos agriculteurs, sur lesquels une première enveloppe de 20 millions d'euros avait été débloquée, territorialisée,
03:40notamment en lien avec la MSA, pour permettre de venir rencontrer, en tout cas, venir donner des réponses, pardonnez-moi,
03:47aux exploitations qui sont en difficulté.
03:49Et puis, on avait fait une première mesure d'exonération sur la TICPE avec 4 centimes d'euros par litre.
03:55Et donc, nous allons pour le coup aller beaucoup plus loin pour ce mois de mai, avec une multiplication par
04:014 de l'accompagnement,
04:02avec 15 centimes d'euros par litre qui sera déclenché pour le mois de mai.
04:09La ministre de l'Agriculture, qui est en déplacement actuellement, sera amenée à rencontrer les différents syndicats agricoles
04:14pour évidemment mener les discussions et les négociations qu'il se doit.
04:18Pour le secteur des transporteurs, je salue ce que le ministre Tabarro a pu faire,
04:24avec une aide, vous le savez, de 20 centimes d'euros par litre, avec un forfait.
04:29Cette aide va être prolongée au mois de mai.
04:32Je fais une parenthèse, l'ensemble des aides qui ont été déclenchées pour le mois d'avril
04:36devront être payées au mois de mai, avec un décalage d'un mois,
04:39comme souvent ce fut le cas d'ailleurs dans des crises précédentes.
04:43Je tiens d'ailleurs à souligner que le prêt BPI, qui a parfois été moqué par un certain nombre d
04:47'acteurs politiques,
04:48fonctionne particulièrement bien pour le public, justement, de ces transporteurs.
04:53Et donc, on va prolonger cette aide.
04:54Une négociation, discussion spécifique pour les taxis et les VTC va être menée par le ministre
05:00dans les jours qui vont venir, parce que là aussi, la crise du rang,
05:03évidemment, ce sont des professions qui sont particulièrement impactées.
05:07Nouveau secteur qui rentre dans le public à accompagner, c'est évidemment le secteur du BTP.
05:13On reste évidemment sur le GNR, ce qu'on appelle le rouge.
05:16On a des entreprises, des PME de moins de 20 salariés, qui sont particulièrement en prise, justement,
05:22à ces augmentations, avec une difficulté de répercussion de ces coûts sur les factures des clients,
05:28un enjeu également sur la commande publique.
05:30Et donc là aussi, les ministres concernés, le ministre Papin, les ministres de Bercy,
05:35vont entrer en discussion avec les différents représentants des filières professionnelles
05:39pour avoir une aide, dès le début du mois de mai, qui nous permette justement de soutenir fortement
05:45le secteur des BTP, avec une première enveloppe qui sera débloquée
05:50et qui doit nous permettre, comme on l'a fait sur d'autres secteurs,
05:52d'avoir quelque chose comme 20 centimes d'euros par litre.
05:55Enfin, évidemment, la question des travailleurs modestes, grands rouleurs.
06:00On a beaucoup parlé des aides-soignantes, des aides à domicile,
06:04autant de métiers, évidemment, qui sont dépendants des véhicules.
06:07Là aussi, les ministres ont reçu mandat d'élaborer un dispositif d'accompagnement grand rouleur
06:12pour pratiquement 3 millions de Français, des Français qui travaillent.
06:15On reste sur le soutien à l'activité, je le redis, on n'est pas dans une logique de chèque
06:20à l'aveugle,
06:21mais bien dans quelque chose qui est particulièrement ciblé.
06:25Et là, on le voit bien, sur beaucoup de métiers, la situation devient difficile.
06:28Donc on est sur des travailleurs modestes, sur des revenus qui sont parfois, évidemment, assez faibles,
06:34mais bel et bien pour des gens qui travaillent.
06:36Et là, l'idée étant d'avoir une aide forfaitisée qui correspondrait, en moyenne, en quelque sorte,
06:41à 20 centimes, là aussi, par litre.
06:43Évidemment, plus on roule, moins on est près de ces 20 centimes,
06:46moins on roule, plus on peut même être au-dessus de ces 20 centimes.
06:50On a plutôt privilégié un dispositif de confiance souple,
06:54dans lequel, au fond, on ne va pas chercher à fliquer, pardonnez-moi cette expression,
06:58nos concitoyens et nos concitoyens.
06:59Donc, par définition, ce sont des moyennes,
07:01et les ministres auront l'occasion d'y revenir dans les jours qui viennent pour expliquer ces différentes mesures.
07:06L'idée, c'est d'abandonner personne.
07:07J'avais dit qu'il fallait à chaque fois nous adapter aux circonstances de la crise.
07:11Ça veut dire aussi que, si ça va mieux, il pourrait se passer tout ça.
07:16Malheureusement, la tournure des événements et la structuration des marchés m'invitent à être prudent.
07:22Si les choses devaient s'aggraver, il va s'en dire que d'autres annonces pourraient être faites.
07:26Je pense qu'on peut tenir une cible d'accompagnement responsable pour nos finances publiques,
07:31ne pas dépenser de l'argent qu'on n'a pas.
07:33Je note d'ailleurs que celles et ceux qui, souvent, veulent diminuer la fiscalité,
07:36aujourd'hui, sont les mêmes qui proposaient des augmentations d'impôts pendant les discussions budgétaires.
07:41Donc, il faut se méfier des baisses d'impôts promises par certains au mois d'avril
07:45qui se transforment en hausses d'impôts au mois d'octobre.
07:47Donc, c'est ce que, précisément, nous cherchons à refuser.
07:49Le ministre Amiel et le ministre de l'Économie et Finances, Roland Lescure, ont reçu évidemment aussi mandat
07:54pour faire en sorte que l'ensemble de ces mesures soient gagées sur d'autres dépenses
07:59et faire en sorte que ce ne soit pas de la fiscalité.
08:01En tout cas, nous tiendrons cet engagement qui permette de financer ces différentes mesures.
08:05D'autres chantiers sont encore devant nous.
08:07La question de la transparence sur les marges, qui est beaucoup occupée,
08:11notamment pour la question des distributeurs ces derniers jours,
08:14on n'est pas là pour casser notre réseau de distribution.
08:16On n'est certainement pas là pour les montrer du doigt.
08:18On a besoin d'eux.
08:19C'est un métier important dans le pays.
08:21Enfin, je note que les quelques saisines du Conseil d'État sur un décret
08:24ont quand même suscité une réaction assez coordonnée et assez vive
08:27de l'ensemble des représentants de la grande distribution.
08:30Donc, ça veut dire qu'il faut que les discussions continuent avec les ministres.
08:33Et j'aurais demandé qu'ils puissent peut-être faire un acte de transparence
08:37sur l'évolution de ces marges.
08:38Parce que, comme on a une crise de la volatilité,
08:41on a des marchés globaux qui montent et qui descendent très vite.
08:44On le comprend très bien.
08:45Enfin, il faut aussi qu'à la pompe, ça monte et ça descende tout aussi vite.
08:49Et ça, je crois que c'est un devoir de transparence
08:51et que c'est le bon sens qu'il exige.
08:53Enfin, la question de l'électrification reste sur la table.
08:56Il ne s'agit pas d'opposer le court terme et le long terme.
08:58Au contraire, il faut marcher sur nos deux jambes.
09:00On paye cash en ce moment nos dépendances.
09:02On le voit bien.
09:03Je suis surpris de voir que certains se sont moqués de ce plan d'électrification.
09:06Donc, au fond, ça serait de rester dépendant du pétrole américain, algérien, africain.
09:13Bref, autant de dépendances géopolitiques qui sont particulièrement préoccupantes.
09:17Et je veux le redire, à l'ensemble des Françaises et des Français,
09:19on n'est pas dans une parenthèse.
09:20La guerre en Ukraine, ouverte en 2022,
09:22nous a plongé dans une géopolitique complètement différente
09:27qui, malheureusement, va durer
09:28et sur laquelle l'énergie est un des moyens de nous mener une guerre hybride.
09:32Et donc, la vraie question, c'est est-ce qu'on continue de s'exposer à cette guerre hybride
09:36ou, au contraire, est-ce qu'on décide de traiter cette dépendance ?
09:39Ça ne se fera pas du jour au lendemain.
09:40Je l'avais dit ici même dans cette cour de Matignon,
09:42il n'est pas question de faire la morale aux Français,
09:44de leur expliquer comment il faut qu'ils vivent.
09:46Néanmoins, c'est de la responsabilité des pouvoirs publics
09:48que de dire que là où il y a d'autres solutions,
09:50notamment grâce à l'électricité liée à notre parc nucléaire,
09:53ce qui est aussi une des différences avec les pays qui nous entourent,
09:57il faut qu'on arrive à emmener cet avantage français
09:59beaucoup plus loin dans notre consommation.
10:01On a bien fait de prendre les décisions que nous avons prises
10:03sur la programmation pluriannuelle pour l'énergie.
10:05Celles et ceux-ci qui se sont opposées de manière un peu caricaturale
10:08aujourd'hui, à mon avis, manquent d'arguments.
10:11Et donc, il faut continuer sur une stratégie complète pour la consommation.
10:15Néanmoins, on comprend très très bien l'urgence.
10:17Donc, pas de mesures générales indiscriminées,
10:20non financées et non finançables.
10:22Ça serait, à mon avis, une faute.
10:24Et je ne tiens pas à ce que le gouvernement aille dans cette voie,
10:27vous le savez, depuis le début.
10:28En même temps, il n'est pas question pour nous
10:31d'abandonner celles et ceux qui font vivre et travailler le pays
10:35et qui concourent à des pans entiers de l'activité dont on a besoin
10:38et qui participent à notre souveraineté.
10:40J'y reviens pas, mais pêche, agriculture en sont évidemment de bons exemples.
10:44Voilà, je remercie les ministres, évidemment, qui m'entourent,
10:46pour le travail qu'ils ont accompli et qu'ils vont continuer d'accomplir
10:50en lien avec les différents partenaires.
10:51Les collectivités locales ont commencé, pour certaines d'entre elles aussi,
10:54à développer des aides.
10:55Je ne peux que les y encourager,
10:57puisqu'on a beaucoup parlé de cagnotte ou de surplus.
11:01Je crois que là aussi, encore un débat bien français.
11:04Nous avons le secret, puisqu'au fond, il n'y a pas de cagnotte,
11:06il n'y a pas de surplus.
11:07Tout juste 170 millions d'euros,
11:10lesquels ne vont pas tarder à disparaître,
11:11parce qu'évidemment, avec les mesures que nous venons d'annoncer,
11:15les choses vont aller très très vite.
11:16Et en plus, sur ces 170 millions d'euros,
11:18de mémoire, monsieur le ministre,
11:1980 millions d'euros vont pour l'État,
11:21et tout le reste va pour la sécurité sociale
11:23et pour les collectivités locales.
11:24Donc là aussi, on a encore essuyé un débat bien français,
11:27dont nous avons le secret, mais ainsi va la vie.
11:29Avez-vous des questions ?
11:31Oui, tout à fait.
11:32Bonjour, monsieur le Premier ministre.
11:33Bonjour, messieurs, dames.
11:35Une question sur les gros rouleurs,
11:36puisque vous annoncez un nouveau dispositif.
11:38Concrètement, vous avez parlé des infirmiers,
11:40des aides à domicile.
11:41Qui pourrait en bénéficier ?
11:42Est-ce que ça peut aussi être ouvert à des artisans,
11:45à des Français, tout simplement,
11:46qui font beaucoup de trajets pour aller travailler ?
11:47Est-ce qu'il y aura, pour cela, un critère kilométrique ?
11:50Et puis, est-ce que vous avez une idée du nombre de Français
11:52qui pourraient bénéficier de ce dispositif ?
11:57Est-ce qu'il y aura un seuil au niveau du revenu, également ?
12:00Merci beaucoup.
12:00Oui, les ministres vont préciser tout ça.
12:02Moi, je souhaite que le dispositif puisse s'adresser
12:04au moins à 3 millions de Français, 2,9 pour être précis.
12:07Il y aura bien, effectivement, des conditions de kilomètre.
12:09Enfin, ils sont assez bas, parce que très vite,
12:12notamment en milieu rural,
12:14on devient grand rouleur assez rapidement.
12:17Il faut, effectivement, avoir une voiture,
12:18et on va le conditionner, effectivement,
12:20sur des gammes de revenus,
12:22mais qui seront précisées,
12:23notamment par les ministres Amiel et Bréjon,
12:25dans les heures qui vont venir.
12:28Bonjour, monsieur le Premier ministre.
12:30Vous annoncez donc ce soir la prolongation des nouvelles aides,
12:32la mise en place de nouvelles.
12:34Ce matin, le gouvernement a préparé les esprits
12:36concernant les économies à venir cette année.
12:386 milliards d'euros pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient,
12:41respecter les 5% de déficit.
12:43Question, monsieur le Premier ministre,
12:44où est-ce que le gouvernement va couper,
12:46va geler des crédits pour faire des économies ?
12:48Et, monsieur le Premier ministre,
12:49est-ce que vous vous engagez,
12:50dans le cadre de ces économies à trouver,
12:52de sanctuariser le budget de certains ministères ?
12:55Il est trop tôt pour le dire.
12:56Ce matin, c'était le moment de l'alerte et du diagnostic,
12:59qui a permis, quand même, aussi,
13:00de rappeler au débat public français
13:03qu'il y a seulement 15 jours,
13:04on parlait de cagnotte et d'enrichissement de l'État,
13:07en racontant n'importe quoi.
13:08Et, évidemment, gueule de bois,
13:10on s'aperçoit que tout ça a un impact sur la charge de la dette,
13:13parce qu'au moins 10% de notre stock de dette
13:16est connecté à l'inflation,
13:18donc on ne peut pas déconnecter cela de l'inflation.
13:20On découvre, évidemment, des prévisions de croissance
13:23qui sont revues raisonnablement à la baisse.
13:25On s'aperçoit que l'activité des forces armées
13:28sur le Moyen-Orient, patrouille de rafales,
13:30la mobilisation de notre marine nationale,
13:32va avoir un surcoût.
13:33Et donc, tout d'un coup,
13:34on est passé d'un extrême à l'autre,
13:36comme d'habitude, souvent dans le débat politique français,
13:38de la cagnotte qui n'existait pas
13:40à, désormais, comment on va faire des coupes à l'aveugle.
13:43Il n'est pas question de coupes à l'aveugle.
13:44Les ministres vont tenir un cycle de réunion
13:48dans lequel, effectivement,
13:49les mesures de gel vont être privilégiées,
13:51parce qu'on ne sait pas combien de temps
13:53va durer cette guerre.
13:54Donc, je ne veux pas non plus inutilement
13:56venir abîmer l'activité de certains ministères
13:59si, derrière, on peut retrouver des marges de manœuvre
14:02et donc être capable de dégeler.
14:04Mais, à l'inverse,
14:05si la situation devait s'aggraver,
14:06il faudra être capable de faire des annulations massives.
14:09La répartition, évidemment,
14:10devra se faire entre la sécurité sociale,
14:13d'une part, l'État.
14:14Donc, je rappelle quand même que l'État
14:16a déjà fait l'objet de beaucoup de contributions
14:19dans le cadre de ce projet de loi de finances,
14:21parce qu'une fois de plus,
14:21tout le monde a dit,
14:22on ne fait pas d'économie, etc.
14:23Je vous invite à interroger les différents ministères
14:25et vous verrez que les économies sont là.
14:27Et je veux aussi connecter ce travail
14:29avec David Amiel
14:30sur la préparation du budget,
14:31parce que je pense qu'il nous faut sans tarder
14:34nous atteler à la préparation du budget pour 2027.
14:37Et donc, les feuilles de route par ministère
14:38doivent non seulement se faire en gestion pour l'année 26,
14:41mais également traduire aussi quelques objectifs
14:43pour l'année 2027
14:44et le faire dès maintenant.
14:46Et puis, on discutait avec les forces politiques
14:48parce que je vois aussi que parfois,
14:49elles changent d'avis très, très vite.
14:51Pour certaines d'entre elles,
14:51il fallait supprimer 8 ou 9 000 postes d'enseignants
14:55à l'automne,
14:56lesquels découvrent au mois de mars-avril
14:58pendant les élections municipales
14:59qu'il ne faut pas fermer de classe
15:00et lesquels désormais redécouvrent
15:02qu'il faut quand même supprimer
15:03des postes de professeurs.
15:04Donc, ça va être aussi un moment de clarification
15:06qui promet d'être intéressant
15:07dans le débat politique.
15:08– Égagement précis sur certains ministères à protection.
15:10– Ils vont venir ce matin.
15:12De la méthode, vous voyez.
15:13Vous savez, ces comités d'alerte
15:15n'existaient pas avant,
15:16en tout cas pas sous cette forme.
15:17Vous voyez qu'on ne cache rien.
15:19De toute façon, on n'a rien à cacher.
15:20Je pense que les comptes de la nation,
15:22c'est l'affaire de chaque citoyen
15:24et de chaque contribuable.
15:25Donc, ce matin, on a objectivé
15:28l'impact de la guerre
15:30sur nos structures économiques
15:32et nos structures de finances publiques.
15:34Désormais, on ouvre un deuxième chapitre.
15:36La réponse face à cela
15:38et on le fera avec la même transparence
15:39qu'on l'a fait à chaque fois
15:40et ça va aller assez vite maintenant.
15:47– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires