00:00Du côté iranien, on ne veut pas cesser de faire l'Iran qui se dit prêt à abattre de nouvelles
00:05cartes sur le champ de bataille.
00:06Alors ça veut dire quoi précisément ? Explication de Nargis Hadji. Bonsoir Nargis.
00:11Bonsoir Olivier.
00:11C'est l'homme fort du régime qui a employé ces termes, c'est-à-dire président du Parlement.
00:16Il affirme donc que son pays a d'autres cartes militaires, qu'il n'a pas encore dévoilé.
00:20Quelles sont ses potentielles cartes ?
00:22Selon une évaluation récente des renseignements américains, la République islamique d'Iran disposerait toujours de 40% de son arsenal
00:30de drones d'avant-guerre.
00:32Des engins qui peuvent être facilement détruits par les navires de guerre américains.
00:36Mais voilà, il reste une puissance forte de dissuasion et de nuisance dans le détroit d'Hormuz, notamment parce que
00:42les pétroliers ont du mal à s'en protéger.
00:44Ensuite, les lances-missiles. Les Américains estiment que Téhéran disposerait encore de 60% de ses lances-missiles d'avant
00:52-guerre.
00:53Et enfin, avec les lances-missiles, les missiles. Le rapport indique que les Iraniens récupèrent activement des missiles qui seraient
00:59enfouis dans des endroits différents,
01:01dans des installations souterraines, mais aussi dans des dépôts endommagés par des frappes américaines.
01:06Une fois les opérations de récupération terminées, l'Iran pourrait retrouver 70% de son arsenal de missiles d'avant
01:13-guerre.
01:13Enfin, la flotte moustique iranienne. Des centaines, voire des milliers, selon les spécialistes, de bateaux rapides, trop petits pour les
01:21radars,
01:21trop rapides pour les missiles, capables d'atteindre jusqu'à 180 km heure.
01:26Ils permettent d'encercler, par exemple, une cible en quelques minutes.
01:29Et toutes ces armes mises bout à bout restent une menace jugée significative par Washington.
01:36Merci Nargis. Olivier Lassmoll est avec nous. Bonsoir. Vous êtes officier de réserve opérationnelle de la Marine nationale.
01:41Ça veut dire que, contrairement à ce que disent les Américains, on a détruit tout l'arsenal militaire des Iraniens.
01:47Ils en ont encore sous le pied, si j'ose dire, les Iraniens ?
01:51Oui, ils en ont sous le pied. On sait très bien qu'il y a des caches un peu dans
01:57tout le pays, de façon extrêmement profonde.
02:01Donc, voilà, les attaques. Je ne suis pas un officier d'actifs, donc les officiers d'actifs répondront mieux que
02:06moi.
02:06Mais on sait très bien, ils ont des stocks. Ils le savaient. Ils savaient qu'un jour ou l'autre,
02:10il y aurait un retour de bâton.
02:12Et donc, ils ont prévu cela en enfouissant, tout comme leurs armes atomiques, pareil, ils ont enfoui leurs armes conventionnelles.
02:20Parce qu'avant le cessez-le-feu, on avait plutôt quand même l'impression que les Iraniens n'étaient plus
02:26en capacité de faire du mal,
02:29de lancer des missiles, d'atteindre des cibles, notamment sur les pays du Golfe.
02:33Et on s'interrogeait, peut-être qu'ils n'avaient plus grand-chose, finalement, utilisée.
02:37C'est toute la difficulté.
02:38Alors, en fait, c'est plutôt une stratégie, on en garde parce qu'on ne sait pas comment ça va...
02:42Bien sûr, ça me fait penser à la stratégie du Vietnam, où on s'est rendu compte que bombarder avec
02:47une apalme tout Vietnam n'avait pas servi
02:49parce que les Vietcongs étaient enfouis. C'est un peu le même principe avec les armes de l'Iran.
02:57Et sans parler de leurs marines qui avaient quand même une certaine puissance.
03:02Jérôme Pelliseron dit, la guerre peut reprendre ?
03:04Ah oui, la guerre, elle peut reprendre... On va voir dans la nuit de mercredi à jeudi,
03:08sachant qu'il faut bien comprendre que le rapport de force est quand même très largement en faveur des États
03:13-Unis.
03:14Bon, la seule chose, c'est qu'une campagne aérienne, et ça, l'histoire l'a démontré,
03:20ne suffit pas à faire capituler ou à faire plier un adversaire.
03:25C'est ça la difficulté, puisque les Américains ont décidé, à juste titre, de ne pas mettre de troupes au
03:31sol.
03:32Donc c'est ça la difficulté de l'exercice pour Donald Trump,
03:36c'est comment obliger les Iraniens à venir à la table de négociation,
03:41avec une très forte pression militaire ces dernières heures,
03:45mais pour qu'ils viennent en ayant la volonté réellement de négocier.
03:49Et c'est ça tout le défi, d'où la puissance militaire qui est actuellement accumulée
03:54et qui est prête à frapper, donc, peut-être dans la nuit de mercredi à jeudi.
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