00:00Si on est témoin de ça, qu'est-ce qu'on fait ?
00:02Il faut tout de suite appeler les secours.
00:04Le premier réflexe, souvent on a une victime qui se transforme en deux, trois victimes,
00:08parce que, si on reprend le scénario, j'emmène un, deux, trois copains avec moi à nager,
00:12il y en a un qui ne sait pas forcément nager, il y en a un qui fait un début
00:16de noyade,
00:16et bien en fait les autres vont vouloir d'abord l'aider.
00:18Alors qu'en fait le premier réflexe, ça va être d'abord d'appeler les secours,
00:22si c'est surveiller de se signaler ou de se faire signaler,
00:25et si c'est pas surveiller, il est là le plus gros problème, et le docteur a raison,
00:29c'est d'appeler les secours, d'appeler le 112, d'appeler le 18, d'appeler le 15 pour signaler
00:33la noyade.
00:34Et après, la première chose à faire, c'est d'essayer d'aider la personne
00:39tout en restant en sécurité soi-même.
00:41En fait, c'est souvent le sur-accident qui provoque le nombre de noyades,
00:44et les chiffres qu'on sort depuis le début de la canicule, c'est souvent ça le problème.
00:49Vous confirmez le sur-accident, docteur ? Le risque du sur-accident ?
00:52Tout à fait. Le problème, c'est le sur-accident, c'est quelqu'un qui porte secours,
00:57et qui lui-même devient victime, qui amplifie le phénomène.
01:00C'est pas le phénomène qu'on a observé ces derniers jours,
01:02mais c'est un risque supplémentaire qu'il faut prendre.
01:04Le problème qu'il y a, qu'il faut souligner,
01:06c'est souvent dans les zones qui sont non-surveillées.
01:09D'accord ?
01:10Puisque dans les zones qui sont surveillées,
01:12on a quand même un très bon système de surveillance sur nos côtes,
01:15notamment qu'elles sont méditerranéennes ou atlantiques,
01:17et la problématique survient souvent dans les zones qui ne sont pas surveillées,
01:21parce que justement, interdites à la noyade.
01:22Je ne sais pas si on peut répondre à cette question,
01:24mais on s'est moins bien nagé qu'avant ?
01:26Thomas Gira ?
01:27Moins bien, je ne sais pas.
01:28Maintenant, il y a des circonstances qui font que
01:31l'apprentissage est peut-être un petit peu plus compliqué,
01:34des piscines vieillissantes, un manque de maîtres nageurs conséquents,
01:38et peut-être un goût du risque un peu plus prononcé
01:41de ne pas avoir cette connaissance personnelle de son propre niveau
01:45et du milieu dans lequel on évolue.
01:48Serge Dacca.
01:49Et c'est peut-être parce qu'il fait simplement plus chaud,
01:51et qu'en réalité, c'est les jeunes qui...
01:53Oui, on a plus envie et besoin d'aller se rafraîchir.
01:55Oui, il y a peut-être plus de canicules,
01:56on a quatre fois plus de canicules,
01:57donc on a peut-être quatre fois plus de risque de bénial.
01:59Je ne pense pas que les jeunes savent moins bien nager.
02:01C'est juste que vu qu'il fait plus chaud dans des villes
02:03qui sont elles-mêmes dans un effet urbain,
02:05et que ces jeunes n'ont pas forcément les moyens d'aller en vacances,
02:08en plus, ces canicules ont lieu au mois de juin en ce moment,
02:11donc les jeunes sont en ville, ils ne sont pas en vacances,
02:14et donc peut-être qu'ils veulent juste se rafraîchir des canicules plus fréquentes.
02:17Ludovic Panalo.
02:18Historiquement, on apprenait à nager à l'école.
02:20Aujourd'hui, on apprend de moins en moins à nager à l'école,
02:22c'est aussi une réalité,
02:23parce qu'il y a de moins en moins de créneaux également dans les piscines de disponibles,
02:26et puis il y a un autre point qui est quand même assez surprenant,
02:28mais qui est aussi une réalité.
02:29Moi, j'ai une amie prof d'EPS à qui j'en parlais encore,
02:32enfin qui m'en parlait plutôt il y a très peu de temps,
02:33qui me disait, nous on a un créneau de piscine,
02:34on n'a pas l'argent, on n'a pas le budget pour payer le bus
02:44et on a de moins en moins qui savent nager.
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