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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00:00Bonjour, très heureux de vous accueillir. Prenez place, c'est votre 14h-15h sur CNews.
00:00:10À vous autres, hommes faibles et merveilleux, qui mettez tant de grâce à vous retirer du jeu.
00:00:17Il faut qu'une main posée sur votre épaule vous pousse vers la vie, cette main tendre et légère.
00:00:25On a tous quelque chose en nous de Tennessee, cette volonté de prolonger la nuit.
00:00:35Ce désir fou de vivre une autre vie, ce rêve en nous avec ses mots à lui.
00:00:44Quelque chose de Tennessee.
00:00:47Et oui, quoi de mieux que cette magnifique chanson de Michel Berger,
00:00:49et que personne n'a oublié, chantée par Johnny Lidé avec la délicieuse et douze voix de Nathalie Baye
00:00:54pour commencer cette émission.
00:00:56L'actrice, vous le savez, est décédée ce samedi à l'âge de 77 ans.
00:01:00Ce sont ses proches qui l'ont annoncé par une dépêche de l'agence France Presse.
00:01:04On va bien sûr longuement y revenir dans cette heure d'informations sur CNews.
00:01:09Mais tout d'abord, le tour d'horizon de l'information avec vous, Sandra Thumbo.
00:01:12Bonjour Sandra.
00:01:13Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:01:14Emmanuel Macron a rendu hommage à Nathalie Baye, une comédienne avec qui nous avons aimé, rêvé, grandi.
00:01:24Nous aimions tant, Nathalie Baye, elle a accompagné par sa voix, ses sourires et sa pudeur
00:01:28ces dernières décennies du cinéma français de François Truffaut à Tony Marshall.
00:01:33L'actrice est décédée hier à l'âge de 77 ans de suite d'une maladie neurodégénérative.
00:01:39A l'international, l'Egypte espère un accord final dans les prochains jours concernant le conflit entre l'Iran et
00:01:46les Etats-Unis.
00:01:47Le chef de la diplomatie égyptienne a rappelé ce samedi.
00:01:50Nous travaillons sans relâche en coopération avec le Pakistan afin de favoriser la désescalade.
00:01:58Un forum diplomatique se tient d'ailleurs en ce moment à Nathalie en Turquie pour réduire les tensions au Moyen
00:02:03-Orient.
00:02:04Et puis retour en France avec cette tragédie, trois adolescentes de 13, 14 et 15 ans sont décédées dans un
00:02:10accident de la route.
00:02:11Ça s'est passé la nuit dernière en Haute-Loire.
00:02:13Quatre personnes sont également blessées dont trois graves.
00:02:16Deux véhicules sont entrés en collision, la première ayant été emboutie par l'arrière par la seconde.
00:02:22Le véhicule percuté transportait les sept victimes.
00:02:25Testé positif à l'alcool et inconnu de la justice, le conducteur de la deuxième voiture est en garde à
00:02:30vue.
00:02:30Merci beaucoup. Prochain point ?
00:02:32Dans 30 minutes.
00:02:33Dans 30 minutes. Allez, à tout à l'heure. Je présente l'équipe qui m'entoure en ce samedi.
00:02:37Najwa Valéité est avec nous. Avocate, bonjour. Merci d'être avec nous.
00:02:40Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:02:41Memona Itterman, ex-membre du CSA, grand reporter. Bonjour Memona.
00:02:45C'est toujours un plaisir de vous avoir toutes les deux à mes côtés.
00:02:48Triste jour, je le disais, pour commencer cette émission avec cette disparition de Nathalie Baye.
00:02:53Elle est âgée de 77 ans. Les proches ont annoncé sa mort ce matin.
00:02:57Elle a joué avec les plus grands, peut-il le rappeler. Truffaut, Dolan, Glié, Chabrol, etc.
00:03:03La liste est longue. Une femme discrète que les Français adoraient.
00:03:08Retour sur cette incroyable carrière avec Valentin Rouillon.
00:03:12Allons !
00:03:12Formez-la, un deuxième, un troisième, un cinquième, septième.
00:03:16Coupé !
00:03:17C'est dans le sillage de la nouvelle vague que Nathalie Baye fait ses premiers pas au cinéma.
00:03:23François Truffaut lui fait incarner une script dans la nuit américaine en 1973.
00:03:29Moi, pour un film, je pourrais quitter un type, mais pour un type, je ne pourrais jamais quitter un film.
00:03:33Mais ce sont les années 80 qui vont la révéler au grand public.
00:03:37Trois Césars consécutifs, deux fois comme meilleure actrice dans un second rôle.
00:03:41Des récompenses qu'elle a toujours abordées avec discrétion.
00:03:44Quand on joue, en réalité, on est assez impudiques.
00:03:47La pudeur, c'est...
00:03:50Je ne sais pas ce que c'est que la pudeur.
00:03:52Je ne mets pas l'école, je rêvais, je n'écoutais rien.
00:03:55Et donc, je n'ai jamais eu de récompense.
00:03:58Et là, quand on a un César, quand on fait d'abord un métier qu'on aime,
00:04:05et puis en plus de ça, qu'on a une récompense, c'est la cerise sur le gâteau.
00:04:08Il y a quelque chose de très joyeux.
00:04:11Je me suis rattrapée.
00:04:12La consécration, en 1983,
00:04:16elle reçoit le César de la meilleure actrice pour son rôle dans la balance,
00:04:20où on la retrouve avec son compagnon dans la vie comme à l'écran,
00:04:23Philippe Léotard.
00:04:26Dans les années 80, sa vie personnelle attire aussi la lumière.
00:04:30Elle rencontre Johnny Hallyday,
00:04:32une relation très médiatisée dont est leur fille, Laura Smet.
00:04:36Nathalie Baye, c'est aussi ce ton emblématique.
00:04:39À vous autres, homme faible et merveilleux.
00:04:42En 1985, elle prête sa voix à l'introduction de la chanson
00:04:46« Quelque chose de Tennessee ».
00:04:55Les années passent, mais elle ne disparaît pas.
00:04:59Dans les années 90 puis 2000,
00:05:01elle continue de tourner alternant entre films d'auteurs et cinéma plus grand public.
00:05:05En 2005, elle est à l'affiche du film de Xavier Beauvoir,
00:05:09« Le petit lieutenant ».
00:05:11Son rôle de commissaire de police éprouvé par un drame familial
00:05:14lui vaut un quatrième César,
00:05:16le second dans la catégorie meilleure actrice.
00:05:20Nathalie Baye.
00:05:22Un prix qu'elle avait voulu dédier à toutes les actrices.
00:05:26À celles qui sont dans cette salle,
00:05:28qui sont des privilégiés comme moi,
00:05:31à celles qui débutent, qui commencent,
00:05:34qui ont peur, qui ont des doutes,
00:05:37mais particulièrement à celles qui ne travaillent pas.
00:05:412015, année aussi marquante,
00:05:43où elle retrouve Xavier Dolan pour un second rôle
00:05:45dans le drame « Juste la fin du monde »
00:05:47qui avait obtenu le grand prix au Festival de Cannes.
00:05:50Seine forte, aux côtés de Gaspard Huliel,
00:05:53lui aussi disparu.
00:05:57Avec plus de 80 films et une dizaine de récompenses à son actif,
00:06:01Nathalie Baye s'est imposée dans la durée,
00:06:04avec pudeur et humilité,
00:06:07elle aura marqué le cinéma français.
00:06:13Et nous sommes avec Norbert Saada,
00:06:15producteur que vous connaissez, fidèle de notre antenne.
00:06:18Bonjour Norbert, merci d'avoir accepté de réagir.
00:06:22Et merci parce que vous êtes doublement peiné.
00:06:25Vous connaissiez très bien Nathalie Baye.
00:06:27Et puis on a appris également la disparition de votre amie,
00:06:30également Nadia Afares, mais on y reviendra d'ailleurs.
00:06:34Que représentez pour vous Nathalie Baye, Norbert Saada ?
00:06:38C'est une immense actrice de l'histoire du cinéma français.
00:06:41Elle a marqué toute son époque.
00:06:43Elle a débuté il y a très longtemps.
00:06:45Elle a eu la chance de tourner avec les plus grands,
00:06:49de Louis Malle à Spielberg, en passant par plein de gens.
00:06:54Et elle était très discrète.
00:06:56Et je crois que dans l'histoire du cinéma, on se rappellera d'elle.
00:07:00Voilà.
00:07:01Et mon amie Nadia Fares,
00:07:04une fille que j'aimais beaucoup et qui a eu un accident malheureux.
00:07:07Et ça m'a fait beaucoup de peine.
00:07:11Norbert, Nathalie Baye occupait une place à part dans le cœur des Français,
00:07:15parce qu'elle était simple.
00:07:21Nathalie Baye, vous savez, elle avait une place à part,
00:07:23parce que, vu sa discrétion et les films qu'elle faisait,
00:07:27elle faisait partie un peu de la famille française.
00:07:29Elle n'était pas une femme à éclat, une femme à scandale.
00:07:34Donc, elle a été toujours considérée comme une famille,
00:07:37en faisant partie de la famille française.
00:07:39Et ça joue beaucoup.
00:07:40Donc, elle a fait beaucoup tourner.
00:07:42Contrairement à ce que les gens pensent,
00:07:44elle a beaucoup tourné.
00:07:45Et elle a fait beaucoup de films marquants dans l'histoire du cinéma,
00:07:48ce qui était quand même très important.
00:07:51Et moi, je me souviens à l'époque,
00:07:53quand les Français ont découvert son histoire avec Johnny Hallyday,
00:07:56c'était deux personnages diamétralement opposés.
00:07:58Ça avait beaucoup surpris, je me souviens, à l'époque.
00:08:01Écoutez, moi, j'étais au départ de ça,
00:08:04par un hasard de la vie, on était à l'Élysée Matignon.
00:08:07Et Johnny a rencontré Nathalie.
00:08:09Et puis, il m'a dit...
00:08:10Bon, il était sous le charme.
00:08:12Et puis, voilà, petit à petit, ça s'est fait.
00:08:14Et ils ont eu une fille formidable qui est l'or à se mettre.
00:08:17Ils ont eu une période heureuse.
00:08:19Et puis, une période un peu moins heureuse.
00:08:20Mais Johnny m'a dit que Nathalie l'a fait découvrir Godard,
00:08:25plein de gens comme ça,
00:08:27des gens qui n'étaient pas du tout dans l'univers de Johnny.
00:08:31Donc, ça a beaucoup joué, ça.
00:08:33– Norbert, quels sont les films que vous retenez à jouer
00:08:38dans un grand nombre de films, Nathalie ?
00:08:40Quels sont ceux qui vous ont le plus marqués ?
00:08:43– Le premier, d'abord, où on a vraiment remarqué,
00:08:45qui était La Balance.
00:08:47Et puis, après, il y a eu plein de films.
00:08:50Le film avec Lichel Piccoli et Lanvin.
00:08:55Il y a eu plein de films de Nathalie qui m'ont marqué.
00:08:58Mais on la retient surtout parce qu'elle a fait une carrière invraisemblable
00:09:02sur le plan de la longueur et de la régularité des films.
00:09:05Toujours bon, aussi bien avec Delon dans le film de Brié.
00:09:11Elle a touché à tout.
00:09:12Elle a touché à tout avec beaucoup de talent et beaucoup de discrétion.
00:09:16– Elle était capable de tout jouer, Nathalie Baye.
00:09:20– Comment ?
00:09:21– Elle était capable de tout jouer, Nathalie Baye.
00:09:23On se souvient de Vénus Beauté aussi,
00:09:25un rôle extraordinaire au sein de Vénus Beauté.
00:09:27– Oui, parce qu'on s'en est rendu compte après coup.
00:09:31Elle a été capable de jouer tout parce qu'elle a touché à tout.
00:09:34Elle a eu des metteurs en scène complètement différents,
00:09:37des fois opposés.
00:09:38Et chaque fois, elle était bien.
00:09:40Donc, c'est l'art d'être une grande actrice.
00:09:43C'est une grande actrice, voilà.
00:09:45– Merci, Norbert.
00:09:46Deux mots sur Nadia Fares également,
00:09:48dont je sais que vous étiez très, très, très proche.
00:09:51Et dont il faut parler aussi.
00:09:52– Moi, Nadia, elle est revenue en France il n'y a pas longtemps,
00:09:54après un long exil.
00:09:56On l'a épousée un producteur américain.
00:09:57Elle a eu deux grandes filles.
00:09:59Et j'ai déjeuné avec elle il n'y a pas longtemps.
00:10:00Elle a été folle de joie parce qu'elle a écrit un scénario.
00:10:03Elle voulait absolument l'écrire et mettre en scène.
00:10:06Elle a été folle de joie parce qu'elle a eu un accord de TF1
00:10:08et très fière parce qu'elle avait l'accord de Christian Clavier.
00:10:11Et donc, elle a rêvé de faire ce film avec Clavier.
00:10:14Elle était complètement dedans
00:10:17et elle se donnait beaucoup de mal pour pouvoir tourner à la rentrée.
00:10:20Puis apparemment, cet accident idiot, d'ailleurs,
00:10:24dans cette piscine a fait que la vie s'est arrêtée là.
00:10:27Voilà.
00:10:29Merci Norbert.
00:10:30Merci d'avoir accepté de témoigner.
00:10:32Merci beaucoup.
00:10:33On va voir, évidemment, et je vous ferai réagir toutes les deux,
00:10:37bien évidemment.
00:10:37Je voudrais peut-être le film qui vous a le plus marqué,
00:10:39Mémona et ma chère Najwa.
00:10:42Mais les réactions sont nombreuses, vous l'imaginez bien.
00:10:44On va voir tout cela avec Maëva Lamy.
00:10:48Le monde de la culture, bouleversé par la disparition de Nathalie Baye.
00:10:52De nombreuses personnalités saluent aujourd'hui sa carrière,
00:10:56à l'image de Pascal Praud.
00:10:57Elle aura fait des films très populaires.
00:10:59Vénus beauté avait été un immense succès.
00:11:01Et puis, il y a des choix plus difficiles, plus intellos.
00:11:04Une immense actrice avec un style à part.
00:11:07Le comédien Laurent Gamelon a joué avec elle dans le film Marie Octobre.
00:11:11Il se souvient de son charme.
00:11:12C'est aussi une femme qui, en dehors de sa beauté,
00:11:16de la séduction dont elle était capable,
00:11:20qui exprimait énormément de douceur.
00:11:22Et je parle de son jeu.
00:11:23Au-delà de son talent de comédienne,
00:11:25ceux qui l'ont côtoyée évoquent aussi sa personnalité en tant que femme,
00:11:29notamment le réalisateur Elie Chouraki.
00:11:31On était tous amoureux de Nathalie quand on avait 25 ans, 30 ans.
00:11:37Elle était la fille la plus séduisante qu'on puisse connaître.
00:11:41Son idylle avec Johnny Hallyday reste gravée dans les mémoires.
00:11:44Beaucoup pensent à leur fille Laura Smet,
00:11:46comme son demi-frère David Hallyday, sous le choc.
00:11:49C'est pas possible. Laura, je t'aime.
00:11:52Réaction aussi du monde politique,
00:11:53à commencer par celle du président de la République.
00:11:56Nous aimions tant Nathalie Baye.
00:11:58Elle a accompagné par sa voix, ses sourires et sa pudeur
00:12:01ces dernières décennies du cinéma français,
00:12:03de François Truffaut à Tony Marshall.
00:12:05Une comédienne avec qui nous avons aimé, rêvé, grandi.
00:12:08Nous pensons à sa famille et à ses proches.
00:12:11La ministre de la Culture, Catherine Pégard,
00:12:13fait elle aussi part de son émotion.
00:12:15Nathalie Baye a illuminé de son talent et de sa personnalité lumineuse
00:12:18une longue page de l'histoire du cinéma français.
00:12:21Pour tous, Nathalie Baye restera sans aucun doute
00:12:23une légende du cinéma français.
00:12:26La réaction, Mémona et Najoie ?
00:12:28J'ai rencontré Nathalie Baye dans la loge du maquillage
00:12:31pour un 1920 à France 3.
00:12:33Et c'est vrai qu'elle avait quelque chose qui paraissait
00:12:35presque banal dans sa manière d'être.
00:12:37Et pourtant, elle avait énormément de volonté.
00:12:39Moi, ça m'avait frappé, cette volonté-là.
00:12:41Elle n'avait pas la beauté majestueuse et un peu intimidante
00:12:45d'une Catherine Deneuve, mais elle avait quelque chose
00:12:47de profondément authentique.
00:12:48Oui, et c'est ce qui plaisait aux Français,
00:12:50Nathalie Baye, Najoie.
00:12:52Oui, on ne peut être que touchée par sa disparition
00:12:55parce que le monde du cinéma, le monde de la culture
00:12:59sont en deuil, mais pas que les Français
00:13:01puisque Nathalie Baye n'est pas qu'une actrice,
00:13:05n'est pas qu'une comédienne.
00:13:06C'est une des signatures du cinéma français
00:13:09avec une filmographie très riche.
00:13:13On se souvient notamment La Nuit Américaine
00:13:17ou dans le film de François Truffaut
00:13:19où elle incarne une femme libre.
00:13:22On se souvient également plus récemment,
00:13:25moi en tous les cas, quand j'étais étudiante,
00:13:28j'étais allée voir le film Vénus, beauté
00:13:31aux côtés d'Audrey Toutou et de Jean-Louis Trintignant.
00:13:37Là aussi, c'était un film marquant,
00:13:40mais aussi elle s'est produite au théâtre.
00:13:42Il n'y a pas que le cinéma, elle s'est produite au théâtre.
00:13:44Et c'est une actrice, une comédienne engagée
00:13:47puisqu'on connaît son engagement aux côtés des Restos du Coeur.
00:13:51Voilà ce qu'on pouvait dire sur la disparition de Nathalie Baye.
00:13:55Retour à l'actualité avec cette information importante,
00:13:58un militaire français a trouvé la mort et trois blessés.
00:14:02C'est ce que vient d'annoncer Emmanuel Macron
00:14:04qui accuse carrément le Hezbollah.
00:14:08Je vous lis la communication d'Emmanuel Macron.
00:14:10Le sergent-chef Florian Montorio du 17e agiment du génie parachutiste de Montauban
00:14:16est tombé ce matin au sud de Liban lors d'une attaque contre la FIU.
00:14:19Trois de ses frères d'armes sont blessés et ont été évacués.
00:14:23La nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats.
00:14:28Il y a tous nos militaires engagés pour la paix au Liban.
00:14:31Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah.
00:14:36La France exige des autorités libanaises qu'elles arrêtent immédiatement les coupables
00:14:41et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FIU.
00:14:44Voilà cette information.
00:14:46Donc un militaire français décédé.
00:14:48Mais Mona, quelle est votre réaction ?
00:14:50Quand l'autre jour l'ambassadeur d'Israël disait que la France n'avait rien à faire au Liban,
00:14:54c'est la preuve éclatante que la France ouï a quelque chose à faire au Liban
00:14:57et notamment à travers la FIU.
00:14:59que le soldat français a été attaqué par le Hezbollah montre aussi à quel point
00:15:03la situation au Sud-Liban est véritablement un piège et un piège pour beaucoup d'entre nous.
00:15:09Najwa ?
00:15:10Oui, malgré le cessez-le-feu, il faut dire qu'Israël continue d'ailleurs à démanteler
00:15:17les infrastructures du Hezbollah.
00:15:20Et puis on voit, et vous le rappeliez très justement,
00:15:25Maïmona, c'est que vous avez une présence aussi française
00:15:28qui est, on va dire, minimisée par le président américain,
00:15:33mais elle existe bien et puis les pertes peuvent être lourdes
00:15:37comme on le constate aujourd'hui.
00:15:40Alors hier, Maïmona, ça ne vous a pas échappé,
00:15:42il y avait une réunion organisée par Emmanuel Macron
00:15:45avec Kerr Starmer pour une mobilisation
00:15:49et puis il y a ce fait ô combien important avec ce militaire
00:15:53qui vient de trouver la mort.
00:15:55Ça montre bien que la France, même si elle y va de façon très prudente
00:16:00en essayant de mettre en place ses leviers diplomatiques,
00:16:04ne peut pas fermer les yeux sur ce qu'il se passe sur le terrain militaire
00:16:07et proprement militaire même.
00:16:10Alors nous sommes avec, merci beaucoup,
00:16:12nous sommes avec l'amiral Alain Christiane,
00:16:14ancien sous-directeur à la direction du renseignement militaire.
00:16:18Merci amiral d'être avec nous.
00:16:20Je n'avais pas prévu de vous interroger sur ce nouveau fait
00:16:24qui vient de se produire, mais quelle est votre réaction,
00:16:26ce militaire français qui a trouvé la mort et il y a trois blessés.
00:16:30On voit que la situation est excessivement fragile,
00:16:33mais ça on le savait déjà, amiral.
00:16:37Que voulez-vous que je vous dise, c'est terrible.
00:16:39Je sais que c'est dans notre contrat, le sacrifice ultime,
00:16:46mais là c'était tellement évident que le risque,
00:16:51que ça pouvait arriver.
00:16:54Après, bien évidemment, ça vient d'arriver,
00:16:56c'est le moment du recueillement et plus tard des explications,
00:17:01mais j'espère que ce n'est pas intentionnel.
00:17:09Là, on ne peut pas savoir pour l'instant ce qui s'est passé,
00:17:14mais j'espère simplement que ce n'est pas intentionnel.
00:17:18Mais que les postes de la finule soient visés,
00:17:23il y a déjà eu des décès il n'y a pas très longtemps,
00:17:25on en a moins parlé parce que ce n'était pas des Français,
00:17:27mais c'est trois Indonésiens, je crois, qui ont été tués.
00:17:31Je viens de lire le communiqué du président de la République,
00:17:34Emmanuel Macron, et il cite très gravement le Hezbollah, amiral.
00:17:41Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah.
00:17:44La France exige des autorités libanaises qu'elles arrêtent immédiatement les coupables
00:17:49et prennent leurs responsabilités.
00:17:54Je ne vais pas me permettre de parler derrière le président.
00:18:00L'information a dû remonter.
00:18:03Oui, c'est possible que ce soit le Hezbollah.
00:18:07Je devais intervenir sur le détroit d'Ornous,
00:18:10mais vous voyez, ce matin, j'ai ressorti deux livres que j'ai achetés le 24 février 1983.
00:18:18J'ai acheté à Beyrouth durant une escale.
00:18:21Vous voyez, c'est il y a quand même très longtemps.
00:18:22Deux livres magnifiques.
00:18:24Il y a mille photos de reportages sur le Liban.
00:18:29Tout ce qui arrive aujourd'hui a été écrit depuis 1943,
00:18:34depuis l'indépendance de ce pays.
00:18:38Ensuite, quand vous commencez à détruire les chaînes de commandement,
00:18:43vous avez des personnes qui sont seules sur le terrain,
00:18:47qui sont parfois un petit peu, je veux dire, fous de dieux.
00:18:51Ça marche quel que soit le côté, quelle que soit la religion.
00:18:56Et qu'ils aient attaqué un poste de la finue.
00:18:58Mais là aussi, c'est illogique.
00:19:00Mais la logique et ce qui se passe actuellement au Liban, ça ne fonctionne pas.
00:19:05Restez avec nous, Amiral Christian.
00:19:06On reviendra également sur l'autre actualité sur laquelle je devais vous interroger,
00:19:10sur le détroit d'Ormouz et les choses bougent beaucoup.
00:19:12Mais Mona, quand on dit que ce n'est pas notre guerre,
00:19:15mais encore une fois, la France est touchée.
00:19:18Comment dire que ce n'est pas notre guerre ?
00:19:20On vient de perdre l'un des nôtres.
00:19:22Historiquement, la France est présente au Liban depuis au moins le protectorat de 1943.
00:19:26Mais quand l'amiral disait que ce n'est pas logique que le Hezbollah attaque la finue,
00:19:30moi je pense au contraire que c'est très logique qu'ils attaquent la finue.
00:19:32Parce que c'est une façon aussi de semer un plus vaste chaos
00:19:35et d'entraîner la participation d'autres pays, pas seulement de la France,
00:19:41mais de tous les pays qui font partie de la finue.
00:19:43Si la France, si Emmanuel Macron cite explicitement le Hezbollah dans ces termes-là,
00:19:48c'est qu'il a les infos qui lui sont remontées
00:19:50et qui attestent de la culpabilité du Hezbollah.
00:19:54Il n'y a pas beaucoup de doutes.
00:19:57On a avec Claude Moniquet, notre spécialiste du renseignement.
00:20:00Bonjour Claude.
00:20:01Les choses bougent décidément beaucoup.
00:20:05Je devais vous interroger sur la situation du Trois-Dormuz.
00:20:08Il y avait de bonnes nouvelles, évidemment.
00:20:10Et puis les choses changent considérablement.
00:20:12Mais l'actualité maintenant, c'est ce militaire français
00:20:14qui a trouvé la mort avec trois blessés, visiblement, dans une embuscade.
00:20:20Oui, tout à fait.
00:20:21Une embuscade qui apparemment...
00:20:23Des tirs qui apparemment sont dus au Hezbollah.
00:20:27C'était très longtemps que le Hezbollah n'avait pas tiré sur des soldats français.
00:20:33En tout cas, il n'en avait pas tué.
00:20:35Ce qui a été le cas il y a 40 ans, en 83, lors de l'affaire de l'immeuble
00:20:41Dracar à Beyrouth.
00:20:42Maintenant, il reste à savoir s'il était un tir volontaire ou un tir involontaire.
00:20:47Et surtout, il reste à savoir quelle va être la réaction de la France.
00:20:51Malheureusement, l'histoire, depuis très longtemps, nous a appris qu'il manquait quelque chose d'essentiel
00:20:55politiquement à la France dans ce genre de circonstances.
00:20:58C'est une épine dorsale.
00:20:59C'est une capacité de répondre à ce genre d'agression par une force décisive pour punir les agresseurs.
00:21:08Ça n'a jamais été le cas.
00:21:09On a eu un soldat français qui a été tué en Irak au début de la guerre.
00:21:13Il n'y a eu aucune, entre guillemets, punition contre les Françaises, je veux dire,
00:21:18contre les milices qu'il avait attaquées.
00:21:21Comme d'ailleurs, quand en 83, on avait tué 58 de nos parachutistes,
00:21:25la France n'avait pas répondu non plus.
00:21:27Et Claude, je le disais, j'ai interrogé Mémona et Najwa à la IT qui m'accompagnent ce samedi,
00:21:32mais c'est vrai que le discours chez nous en France, c'est de dire ce n'est pas notre
00:21:37guerre.
00:21:38Il y a eu une grosse réunion hier au sujet du détroit d'Hormuz et de la sécurisation,
00:21:42mais là, ça nous explose en pleine figure et c'est la deuxième fois que nous perdons un soldat.
00:21:45Et vous l'avez évoqué, on a perdu un soldat au début de ce conflit.
00:21:49Alors, ce n'est pas notre guerre, effectivement, dans le sens où ce n'est pas à nous qui avons
00:21:53déclaré la guerre à l'Iran.
00:21:55Nous ne sommes pas partie prenante de cette guerre menée par les Américains et par les Israéliens,
00:21:59mais on ne peut pas simplement dire ce n'est pas notre guerre quand on a des soldats français qui
00:22:03sont sur place,
00:22:04sous le feu et qui tombent victimes des terroristes, que ce soit en Irak ou que ce soit au Liban.
00:22:10D'une certaine manière, nous ne participons pas, effectivement, à la guerre en tant que telle,
00:22:15mais à partir du moment où nous avons des forces françaises, même si c'est dans une capacité…
00:22:20Alors, au Liban et en Irak, c'est différent.
00:22:23En Irak, c'était des soldats français qui entraînaient les forces irakiennes au contre-terrorisme.
00:22:30Au Liban, c'est sous le casque bleu.
00:22:32Mais à partir du moment où nous avons des soldats français sur le terrain
00:22:35et où nous avons des soldats français blessés ou plus graves tués,
00:22:39comme ça a été le cas, effectivement, deux reprises depuis le début de la guerre,
00:22:42on ne peut plus simplement se contenter de dire
00:22:44« Nous sommes sur une posture défensive et ce n'est pas notre guerre ».
00:22:47À un moment donné, si on veut être respecté dans une région
00:22:50qui ne connaît que le langage de la force, il faut montrer sa force.
00:22:54Et c'était le sens, effectivement, de ma question.
00:22:57Claude, vous restez avec nous.
00:22:58Je vous propose de retrouver l'une de nos équipes sur le terrain en Israël.
00:23:03On va retrouver Pauline Srevener et Fawis Elsner.
00:23:07Oui Thierry, vous voyez vraiment juste derrière moi ce plot bleu de l'ONU
00:23:11qui matérialise la frontière entre Israël et le Liban.
00:23:16Et à 10 kilomètres plus loin, c'est le sud-Liban,
00:23:20là où Israël a encore le droit de rester la zone tampon.
00:23:25De Salle a d'ailleurs délimité cette zone par une ligne jaune.
00:23:28Et le problème, Thierry, c'est que le Hezbollah se rapproche de cette ligne jaune.
00:23:33C'est donc pour ça qu'ici, nous entendons encore des tirs d'artillerie en permanence
00:23:38car l'armée israélienne est encore en train de tirer vers ce réseau terroriste.
00:23:44On sait par ailleurs que le Hezbollah aurait tué un soldat français,
00:23:49un casque bleu français, trois autres seraient blessés.
00:23:53On voit donc que la situation est extrêmement tendue.
00:23:56Nous avons parlé aux habitants ici de ce village du nord d'Israël
00:24:00qui sont encore extrêmement inquiets.
00:24:03Tout le monde attend des déclarations de Benyamin Netanyahou
00:24:07et également du président libanais Joseph Aoun.
00:24:10Merci beaucoup Pauline Trevzer avec Fabrice Seltzner.
00:24:13On le voit, la situation est très fragile.
00:24:16Hier, on avait un peu le sentiment, j'avais un de mes avis,
00:24:17que c'est la succession des bonnes nouvelles hier.
00:24:20Mais j'ai dit attention, soyons prudents,
00:24:22parce que les choses changent en 24 heures, Bémona.
00:24:25Et c'est moi qui en puisse dire, et vous, vous connaissez bien,
00:24:26vous êtes allé longtemps, vous êtes un ancien grand reporter,
00:24:29vous êtes allé sur le terrain et vous savez ô combien que cette situation est fragile.
00:24:32L'Orient compliqué.
00:24:33L'Orient est compliqué, c'est ça ?
00:24:34L'Orient est brillant, très compliqué.
00:24:36Mais c'est vrai que la position de la France est presque intenable.
00:24:40Nous disons, nous ne sommes pas partis au conflit.
00:24:42C'est vrai, Claude Moniquet l'a insisté sur ce point.
00:24:45Et pourtant, je ne peux pas imaginer que les Français soient si dissociés de leurs armées
00:24:49pour dire, ça ne nous regarde pas, ce sont des professionnels, après tout.
00:24:53C'est vrai que nous avons perdu un soldat au cœur distant, au tout début du conflit.
00:24:58Au tout début, oui.
00:24:59Voilà, c'était début mars.
00:25:00Là, un autre soldat de la Finule.
00:25:03Plus trois blessés.
00:25:04Certes, au sein d'une force multinationale qui tombe dans le sud du Liban,
00:25:09mais personne ne peut cacher son drapeau.
00:25:11Il avait un drapeau bleu-blanc-rouge.
00:25:13Est-ce que le Hezbollah a tiré volontairement sur la position de la Finule ?
00:25:18Est-ce réellement une embuscade ?
00:25:21Est-ce que le Hezbollah a besoin d'entraîner davantage de monde dans ce conflit
00:25:25pour peut-être mieux s'en sortir ?
00:25:27Bizarrement, paradoxalement, c'est une question à poser.
00:25:30La France peut-elle rester véritablement en dehors du conflit aussi longtemps ?
00:25:34Et puis, ce qu'on peut remarquer, en effet, c'est que faisons-nous lorsque nos soldats sont attaqués
00:25:40et tués ainsi sur un champ de bataille, où ils sont là précisément pour tenter d'imposer un peu de
00:25:47paix.
00:25:47Et en tout cas, faire respecter certaines règles de la guerre.
00:25:50C'est un vrai problème.
00:25:52Najwa ?
00:25:53Oui, on l'a dit, la France n'est pas partie prenante à cette guerre.
00:25:59Oui, c'est vrai.
00:26:00Mais on en voit l'impact, puisqu'on le rappelle quand même,
00:26:04il y a une présence militaire française au Moyen-Orient.
00:26:09Vous avez des bases militaires aussi qui sont basées là-bas.
00:26:12Vous avez une présence militaire dans le cadre de la Finule.
00:26:18Et l'impact aujourd'hui, avec des décès et un drame pour l'armée française.
00:26:24Et puis, quand on dit, ce n'est pas notre guerre,
00:26:27donc on voit les conséquences au niveau de notre armée française.
00:26:30Vous avez des pertes.
00:26:33Mais également, l'impact économique.
00:26:35L'impact économique en France.
00:26:37Donc, vous voyez, cette guerre, elle a des conséquences même dans notre vie quotidienne
00:26:43au regard notamment de l'augmentation du prix du carburant.
00:26:46Donc, c'est vrai de dire, ce n'est pas notre guerre,
00:26:49mais les conséquences, elles sont là.
00:26:51Elles sont palpables.
00:26:52Les Français, c'est la mesure.
00:26:53Et elle nous touche.
00:26:54Enfin, cette guerre nous touche.
00:26:55Aujourd'hui, c'est notre guerre.
00:26:56Aujourd'hui, ce samedi, comme au début du mois de mars, c'est notre guerre
00:26:59parce que l'un des nôtres est tombé.
00:27:00Il est tombé parce qu'il exerçait son rôle d'homme en arme, sous l'uniforme,
00:27:05mais pour protéger aussi notre pays, pas seulement le Liban.
00:27:09Aujourd'hui, cette guerre, c'est notre guerre.
00:27:11L'un des nôtres est tombé.
00:27:12Et ce n'est pas la première perte à travers ce conflit.
00:27:14Vous l'avez rappelé et Claude l'a rappelé.
00:27:16Claude, le président Macron cible le Hezbollah.
00:27:20Hier, on commentait ces images de ces Libanais qui rentraient chez eux
00:27:24et qui arboraient justement le drapeau du Hezbollah très fièrement.
00:27:29Donc, voilà, on voit bien que la présence du Hezbollah,
00:27:32elle est là et bien là, qu'on le veuille ou non.
00:27:35Oui, bien entendu, ce qui avait de frappant dans ces cortèges de Libanais
00:27:41qui rentraient chez eux et qui étaient très heureux de rentrer chez eux,
00:27:43ce qu'on comprend tout à fait par ailleurs,
00:27:45c'est qu'on n'a pas vu, enfin moi je n'ai pas vu,
00:27:48un seul drapeau de l'État libanais, de la République du Liban.
00:27:52Mais effectivement, les quelques drapeaux qu'on voit,
00:27:53ce sont les drapeaux jaunes du Hezbollah.
00:27:55Ça dit bien ce que ça veut dire.
00:27:57Ça dit bien que le désarmement du Hezbollah, ça n'est pas pour demain.
00:28:01Et c'est un facteur dont il faut tenir compte.
00:28:05L'armée libanaise, les Israéliens n'y arriveront pas.
00:28:08Ça fait 30 à 40 ans qu'ils essaient de désarmer le Hezbollah.
00:28:11Ils ont occupé le sud du Liban, parfois pendant des années.
00:28:14Ils l'ont occupé à plusieurs reprises.
00:28:16Et puis le Hezbollah revient toujours comme une mauvaise herbe vivace,
00:28:21se réinstalle et recommence à tirer ou à lancer des offensives contre le nord d'Israël.
00:28:26Donc Israël ne peut pas faire le travail.
00:28:28L'armée libanaise seule ne le peut pas non plus.
00:28:31Alors il y a une possibilité.
00:28:33Ce serait une intervention internationale,
00:28:35mais pas une intervention du style finul pour aller gentiment s'interposer.
00:28:38Une intervention de force combattante pour saisir les armes du Hezbollah.
00:28:42Et un pays qui pourrait mener cette opération,
00:28:45ce serait la France qui a des liens historiques avec le Liban.
00:28:49Pour autant que les Israéliens l'acceptent,
00:28:51ce qui pour le moment, étant donné le passé,
00:28:53assez peu glorieux, il faut dire,
00:28:55que nous avons au Liban, n'est pas le cas.
00:29:00Pourtant, peut-être que de ce drame d'aujourd'hui
00:29:04va surgir cette possibilité d'une intervention française décidée
00:29:08pour appuyer l'armée libanaise, peut-être en deuxième ligne,
00:29:11mais pour appuyer l'armée libanaise, pour l'encadrer,
00:29:13pour lui fournir les armes et les équipements
00:29:15qui lui permettront de mener sa mission à bien
00:29:18et de désarmer le Hezbollah, puisque c'est la volonté des Libanais
00:29:22comme des Israéliens d'arriver à cette conclusion.
00:29:25Et cela étant, je voudrais dire aussi,
00:29:26je suis entièrement d'accord avec Mémoda Interman,
00:29:29elle a raison, à partir du moment où nos soldats sont blessés,
00:29:33où nos soldats sont tués,
00:29:35cette guerre devient, que nous le voulions ou non,
00:29:37plus exactement que nos dirigeants politiques le veuillent ou non,
00:29:40elle devient notre guerre.
00:29:41– Restez avec nous, Claude, évidemment,
00:29:43on poursuit nos échanges sur cette information importante,
00:29:46et ce soldat français est tué, donc,
00:29:48visiblement dans une embuscade, Mémoda ?
00:29:50– Alors, je réponds à ce que dit Claude Moniquet,
00:29:53c'est que, pour toutes les raisons que l'a évoquées,
00:29:55en effet, la France serait le pays le mieux placé
00:29:58pour essayer d'aller mettre un peu d'ordre,
00:29:59restaurer l'ordre.
00:30:01Mais alors, Claude, vous le savez,
00:30:03vous connaissez le Liban aussi, peut-être, j'imagine.
00:30:05Quel guépier en perspective !
00:30:06Quel guépier en perspective pour nous !
00:30:08Parce que l'U.S.B.O.L.A.,
00:30:10et ça me fait penser à ce que j'ai vu dans d'autres conflits,
00:30:12par exemple l'Irak, je m'en souviens,
00:30:13c'est qu'on parle de Hezbollah comme si c'était un corps purement étranger
00:30:16qui était immergé, mais il est partout,
00:30:18il est disséminé partout,
00:30:19notamment dans le social, dans le culturel.
00:30:22C'est pour ça qu'il faut faire très attention
00:30:23à ces corps qui se développent dans une nation,
00:30:26je ne vais pas jusqu'au bout de mon point de vue,
00:30:27mais une fois qu'ils sont totalement impliqués
00:30:30et profondément,
00:30:32c'est très difficile de les en déloger.
00:30:34Et je frémis à l'idée
00:30:36que nos soldats aillent se mettre dans le coin,
00:30:39parce qu'on ramènerait
00:30:40plus de morts encore que ceux qu'on a connus jusqu'à présent.
00:30:43Je vous donne la parole en quelques instants.
00:30:44Najwa souhaite réagir.
00:30:45Najwa et laité.
00:30:46Oui, je rebondis sur ce qui vient d'être dit,
00:30:49c'est-à-dire que le Hezbollah,
00:30:50c'est un système, vous le disiez,
00:30:52très investi aux côtés des habitants
00:30:55et dans le domaine social,
00:30:57dans le domaine culturel,
00:30:58et ça me rappelle le Hamas
00:31:01à Gaza.
00:31:02C'est le même système.
00:31:04C'est-à-dire que,
00:31:06j'ai envie de vous dire,
00:31:07je vais même aller plus loin,
00:31:08les habitants n'ont pas le choix.
00:31:10Ils n'ont pas le choix.
00:31:11Ils sont obligés de composer.
00:31:12Alors à Gaza, avec le Hamas,
00:31:14et au Liban, avec le Hezbollah.
00:31:16Tout à fait.
00:31:17Moi, je me souviens qu'en juin 2007,
00:31:19au moment où le Hamas avait remporté
00:31:20les élections dans les territoires palestiniens,
00:31:22et notamment à Gaza,
00:31:24c'est à ce moment-là que les islamistes
00:31:26ont remporté le morceau.
00:31:27Je me souviens vraiment parfaitement
00:31:28du changement d'atmosphère.
00:31:29Même à Gaza, nous y étions en reportage.
00:31:31Juin 2007.
00:31:32Une partie des combattants palestiniens
00:31:36opposés au Hamas
00:31:37avaient été carrément assassinés
00:31:40par les soldats du Hamas,
00:31:42et ils étaient particulièrement cruels.
00:31:43Ils avaient employé un peu
00:31:44ce qu'avaient fait les Zélandais du Nord
00:31:46en tirant dans les genoux.
00:31:48Et je me souviens de cet hôpital Al-Shifa,
00:31:49à Gaza,
00:31:50où ils étaient les uns contre les autres.
00:31:53Donc le Hamas a procédé comme cela,
00:31:54et on a vu maintenant son emprise.
00:31:57Les deux systèmes sont très...
00:32:00Très similaires.
00:32:02Claude Moniquet,
00:32:04entre ce soldat français
00:32:06qui a trouvé la mort,
00:32:08l'Iran qui a annoncé ce matin,
00:32:09et c'est la raison pour laquelle
00:32:10j'avais initialement prévu
00:32:12de vous interroger,
00:32:13qui a décidé de reprendre
00:32:14le strict contrôle du détroit d'Hormuz.
00:32:16On voit bien la situation,
00:32:18on ne cesse de le dire,
00:32:20est sensible.
00:32:22Est-ce que ça peut être également
00:32:23un nouveau point de bascule ?
00:32:24Mais j'ai un sentiment
00:32:25qu'à chaque fois,
00:32:26en utilisant ce terme,
00:32:27il y a toujours un point de bascule.
00:32:28Mais jusqu'où allons-nous aller ?
00:32:30Au Moyen-Orient,
00:32:32il n'y a pas de limite.
00:32:33Je veux dire malheureusement,
00:32:35tout peut se produire.
00:32:35Et vous parliez de point de bascule,
00:32:37il y a une heure,
00:32:40il y a encore eu une escalade
00:32:41dans le Golfe,
00:32:42apparemment,
00:32:43une équipe embarquée
00:32:47des gardiens de la Révolution
00:32:48a tiré sur un pétrolier
00:32:49qui tentait de traverser
00:32:54le détroit d'Hormuz.
00:32:56Donc,
00:32:57que ce soit au Liban
00:32:59ou que ce soit
00:33:01sur le front de l'Iran,
00:33:03on voit bien que le problème,
00:33:05c'est que le travail
00:33:06n'est pas fini.
00:33:07Le travail,
00:33:08on a commencé une guerre
00:33:10à raison,
00:33:10je pense,
00:33:11que ce soit au Liban
00:33:12où il fallait bien,
00:33:13à un moment ou à l'autre,
00:33:14régler,
00:33:14et il faudra bien,
00:33:15de toute façon,
00:33:16un jour,
00:33:16régler la question d'Hézbollah,
00:33:18ou en Iran.
00:33:20Mais les buts de guerre
00:33:21n'ont jamais été clairs,
00:33:22surtout avec l'Iran.
00:33:23On a été partis sur l'idée,
00:33:24rappelez-vous que cette intervention,
00:33:26en fait,
00:33:26elle naît au moment
00:33:27où les autorités iraniennes
00:33:29massacrent en deux jours
00:33:3050 000 personnes
00:33:31et on arrête à peu près
00:33:33le même nombre
00:33:33avec des exécutions
00:33:35parfois secrètes
00:33:36qui ont lieu
00:33:37depuis des semaines,
00:33:38tous les jours.
00:33:39Aujourd'hui,
00:33:40cette donnée de l'équation
00:33:41a totalement disparu
00:33:43du discours de Donald Trump.
00:33:44On ne parle plus du tout
00:33:45du peuple iranien,
00:33:45on ne parle plus
00:33:46du changement de régime,
00:33:47si ce n'est pour dire
00:33:48que le régime a changé,
00:33:49que les méchants sont partis
00:33:50et que ceux qui sont
00:33:51au pouvoir maintenant
00:33:52sont moins méchants
00:33:53et plus raisonnables.
00:33:54C'est évidemment
00:33:54une pure vue de l'esprit,
00:33:55une manière qu'a Donald Trump
00:33:57pour expliquer
00:33:57que fondamentalement,
00:33:58tout va bien.
00:33:59C'est sa méthode.
00:34:00Mais à un moment donné,
00:34:02il faudra bien,
00:34:02et le nœud du problème,
00:34:03il est un peu au Liban,
00:34:06mais il est surtout en Iran,
00:34:07il faudra bien régler
00:34:08la question iranienne.
00:34:10Parce que si le régime iranien
00:34:11est éliminé,
00:34:13la sécurité s'installera
00:34:14certainement dans le Golfe,
00:34:15dans le Détroit,
00:34:16même si ça passe
00:34:17par une phase un peu chaotique,
00:34:19mais le Hezbollah
00:34:20perdra son principal
00:34:22et son seul soutien.
00:34:23C'est le dernier soutien
00:34:24qui lui reste.
00:34:25Il y avait la Syrie
00:34:25de Bachar,
00:34:26le régime de Bachar est parti,
00:34:28et ce n'est pas
00:34:29le régime de Moïse al-Shara
00:34:30qui va soutenir le Hezbollah.
00:34:33Donc,
00:34:33si le régime iranien
00:34:35est ce qui devrait être
00:34:37son sort normalement,
00:34:40on réglera d'un coup,
00:34:43avec une seule pierre,
00:34:44on tuera deux oiseaux,
00:34:45comme dit la sagesse populaire,
00:34:47on pourra régler deux problèmes.
00:34:49Mais ça ne se fera pas,
00:34:50effectivement,
00:34:51mais Interman a tout à fait raison,
00:34:54ça ne se fera pas
00:34:54d'une manière calme
00:34:55et posée,
00:34:56et ça ne se fera certainement pas
00:34:58avec une posture défensive
00:35:00et par la diplomatie,
00:35:01comme on cultive cette idée
00:35:04un peu baroque à Paris
00:35:05depuis,
00:35:07et en Europe en général,
00:35:08mais en France en particulier,
00:35:09depuis des décennies.
00:35:11Face à un régime
00:35:12comme le régime iranien,
00:35:15et face à une organisation
00:35:17terroriste comme le Hezbollah,
00:35:18la diplomatie,
00:35:19ça ne fonctionne pas.
00:35:21Mais Mona ?
00:35:21Oui, bien entendu,
00:35:23c'est-à-dire que permettre
00:35:24la survie d'un régime iranien
00:35:25qui ne serait pas forcément
00:35:26identique au précédent,
00:35:28pas avec les mêmes hommes
00:35:28puisqu'ils ont été éliminés,
00:35:30c'est là maintenir
00:35:31un sujet
00:35:33de très grande inquiétude
00:35:34pour toute la région,
00:35:35parce qu'au fond,
00:35:36ça veut dire que dans dix ans,
00:35:38plus,
00:35:39moins,
00:35:40les Iraniens
00:35:41pourront recommencer
00:35:42à harceler leurs voisins.
00:35:43Bien sûr.
00:35:44Et au contraire,
00:35:45je pense même que les...
00:35:45Enfin, Claude Moniquet
00:35:46connaît ces sujets du terrorisme
00:35:47bien mieux que moi,
00:35:48mais il me semble,
00:35:49en tout cas pour avoir été
00:35:49notamment en Iran
00:35:50mais tout autour,
00:35:51que le régime iranien,
00:35:53les Mollahs,
00:35:54les Mollahs
00:35:54et l'organisation militaire,
00:35:55c'est une organisation redoutable,
00:35:57l'organisation militaire
00:35:58autour des Mollahs,
00:35:59que ce régime
00:36:00sera encore plus fort.
00:36:02Tout ce qui ne vous tue pas
00:36:03vous rend plus fort,
00:36:04c'est un peu ce qu'on observe.
00:36:05Et d'ailleurs,
00:36:06je pense que le peuple iranien
00:36:07a été sage de ne pas sortir
00:36:09parce qu'il se serait fait laminer
00:36:10et ça nous rappelle
00:36:11un peu ce qui s'était passé
00:36:12dans d'autres pays
00:36:13à d'autres époques,
00:36:1356,
00:36:14à Budapest,
00:36:15les gens ne sont pas sortis,
00:36:17puis ils sont sortis
00:36:17et ils se sont fait laminer.
00:36:19On est toujours avec
00:36:20l'amiral Alain Christiane.
00:36:23Je vous pose la même question
00:36:24que celle que j'ai posée
00:36:25à Claude Mönchengen,
00:36:26notre spécialiste du renseignement,
00:36:29entre ce qui se passe
00:36:30au détroit d'Hormuz
00:36:31avec cette volte-face de l'Iran,
00:36:34ce soldat français tué
00:36:36et ses trois autres collègues blessés.
00:36:39Est-ce que c'est un nouveau point
00:36:40de bascule selon vous,
00:36:42vous qui êtes l'ancien sous-directeur
00:36:44à la direction du renseignement militaire ?
00:36:46Quel est votre regard ?
00:36:48J'ai beaucoup plus de recul qu'avant.
00:36:52Si vous me permettez,
00:36:54avant de répondre à votre question,
00:36:56je voulais juste revenir
00:36:57sur ce que j'ai entendu
00:36:58sur le plateau
00:36:59et qu'en tant que marin
00:37:01ou ancien marin,
00:37:02j'aimerais rappeler quand même
00:37:03leur aide sur la BK
00:37:08qui a été la première opération
00:37:10de guerre de la marine française
00:37:12depuis bien longtemps
00:37:13en réaction à l'attentat du Draka.
00:37:15Donc, entendre dire
00:37:16qu'il n'y a pas eu de réaction
00:37:17à l'attentat du Draka
00:37:18à l'époque de François Mitterrand,
00:37:21on va dire que c'est inexact.
00:37:22Il y a eu un raid.
00:37:23Après, les conditions du raid,
00:37:25on pourrait en reparler longtemps,
00:37:26mais ce n'est pas le sujet.
00:37:27Ce n'est pas le sujet du jour.
00:37:31Mais il y a eu une réaction.
00:37:33Alors, concernant la question
00:37:34que je vous ai posée,
00:37:35quel est votre regard ?
00:37:36Oui, tout à fait.
00:37:38Effectivement, hier, c'était magnifique.
00:37:41On voyait le flux des bateaux
00:37:43qui reprenaient le détroit d'Ormuz,
00:37:47les Libanais qui redescendaient
00:37:49dans le sud.
00:37:50Et bien évidemment,
00:37:53pour certains,
00:37:54il n'y a aucun intérêt
00:37:56à ce que ce conflit s'arrête.
00:37:58Comme il n'y a aucun intérêt
00:37:59à ce que le conflit s'arrête,
00:38:02au niveau de l'Iran,
00:38:03au niveau du détroit d'Ormuz,
00:38:04de cette décision qui a été prise
00:38:07de refermer,
00:38:08de bloquer le détroit,
00:38:10c'est-à-dire de faire peur
00:38:11aux armateurs.
00:38:12C'est ça.
00:38:12Il n'y a aucun blocage,
00:38:13mais c'est faire peur aux armateurs.
00:38:15Je l'ai sous les yeux,
00:38:18la technologie de 2026.
00:38:21Je vois quatre partenaires
00:38:24de la CMA-CGN
00:38:25qui ont fait demi-tour,
00:38:27qui sortaient hier
00:38:28et qui sont en train
00:38:29de faire demi-tour,
00:38:29qui reprendent dans le golfe.
00:38:31Il y a juste un paquebot
00:38:32de la MSC, le Ribia,
00:38:35qui vient de franchir
00:38:36le détroit dans le sud.
00:38:38Il y a trois bateaux de croisière
00:38:40qui sont sortis,
00:38:40mais tous les autres bâtiments
00:38:42actuellement font demi-tour.
00:38:44Très franchement,
00:38:45je n'y aurais pas cru hier.
00:38:46Hier, je pensais
00:38:47que ça allait mieux.
00:38:49De même,
00:38:51en vous écoutant,
00:38:52et ce qu'on a évoqué
00:38:55sur le Liban,
00:38:56cet état multiconfessionnel
00:38:57où déjà dans les années 70,
00:38:59quand il y a été
00:39:00début des années 80,
00:39:02il y a quand même
00:39:03les sunnites,
00:39:04les chiites,
00:39:05les chiites étant
00:39:06les parents pauvres,
00:39:07d'où le Hezbollah
00:39:08et d'où le comportement
00:39:09du Hezbollah.
00:39:10Et tout ce que j'ai entendu
00:39:12sur le plateau
00:39:13le confirme.
00:39:14Le Hezbollah ne se laissera
00:39:16jamais retirer
00:39:17le pouvoir du Sud
00:39:19sauf une mission
00:39:20d'imposition de la paix.
00:39:21Mais une mission
00:39:22d'imposition de la paix
00:39:23des Nations Unies,
00:39:24ça n'existe pas.
00:39:28plus je vous écoute
00:39:29et plus je crains
00:39:30que cet assassinat
00:39:33de Français
00:39:34soit intentionnel
00:39:35pour éviter justement
00:39:37que la paix puisse revenir
00:39:39et que si la paix revient,
00:39:41peut-être que le régime iranien
00:39:43tomberait naturellement
00:39:44et que le Hezbollah
00:39:45disparaîtrait,
00:39:46se dissolverait naturellement
00:39:48dans un gouvernement
00:39:49libanais.
00:39:51Et bien évidemment,
00:39:52pour certains,
00:39:53ce n'est absolument pas
00:39:53la priorité.
00:39:54donc oui,
00:39:56c'est ce qui se passe
00:39:57sous nos yeux là.
00:39:59J'espère que non,
00:40:00j'espère que demain
00:40:01tout reviendra comme hier
00:40:02mais franchement,
00:40:05depuis...
00:40:05Depuis quelques heures,
00:40:07depuis ce matin,
00:40:08les choses évoluent
00:40:09à vitesse grand V.
00:40:10Merci beaucoup
00:40:11Amiral Alain-Christienne
00:40:12d'avoir accepté
00:40:12notre invitation.
00:40:13On est avec
00:40:14Michel Fayat,
00:40:15géopolitologue.
00:40:16Merci Michel
00:40:17d'être avec nous.
00:40:19Il y a les informations,
00:40:21ça va très vite
00:40:21Michel,
00:40:22puisque hier,
00:40:24on parlait,
00:40:25on annonçait que
00:40:25des bonnes nouvelles hier
00:40:26et puis ce matin,
00:40:28à Voltefaste de l'Iran
00:40:29et puis l'annonce
00:40:31de ce soldat français
00:40:33tué avec le Hezbollah.
00:40:35Hier,
00:40:35on rappelait que les Libanais
00:40:37rentraient chez eux
00:40:37avec le drapeau du Hezbollah.
00:40:39Donc le Hezbollah signe,
00:40:40persiste et signe
00:40:41et il y a la communication
00:40:42d'Emmanuel Macron
00:40:43très ferme,
00:40:45puisqu'il vise
00:40:46dans son communiqué
00:40:47le Hezbollah.
00:40:49Oui,
00:40:49tout à fait,
00:40:50parce qu'au Liban Sud,
00:40:51vous savez,
00:40:51les seuls qui ont les moyens
00:40:53de vraiment attaquer quelqu'un,
00:40:55ce sont les gens du Hezbollah.
00:40:56Donc ça ne peut être
00:40:57que les gens du Hezbollah
00:40:58et sinon,
00:40:59ce sont des gens affiliés à eux,
00:41:00que ce soit des Palestiniens
00:41:01ou d'autres Libanais.
00:41:02Mais rien ne peut être fait
00:41:04sans l'accord du Hezbollah.
00:41:05Donc forcément,
00:41:06c'est le Hezbollah.
00:41:07Et d'ailleurs,
00:41:08il y a quelques heures,
00:41:09on a également appris
00:41:09que dans un village chrétien
00:41:11de Marjayoun,
00:41:12le Hezbollah s'en a également pris
00:41:14contre des civils chrétiens.
00:41:16Donc on sent bien
00:41:17que le Hezbollah
00:41:19est en train d'essayer
00:41:20de remettre en cause
00:41:21cet accord de cesser le feu.
00:41:22Le Hezbollah ne veut
00:41:23ni des armées,
00:41:24ni la paix entre Israël
00:41:26et le Liban.
00:41:26Et là,
00:41:27il s'en prend à la finule.
00:41:30Vous savez qu'il y avait
00:41:30une des possibilités
00:41:31qui aurait été
00:41:32que de renforcer la finule.
00:41:33Le Hezbollah ne veut rien,
00:41:34ne veut ni le renforcement
00:41:35de l'armée libanaise,
00:41:37ni le renforcement de la finule.
00:41:38Il ne veut pas de la paix
00:41:39avec Israël,
00:41:40il ne veut pas des armées
00:41:42et il s'en prend désormais
00:41:44donc au Libanais
00:41:46en attaquant les chrétiens
00:41:47à Marjayoun.
00:41:48Mais aussi,
00:41:49là,
00:41:49comme vous avez dit,
00:41:50c'est vrai qu'on a vu
00:41:51des drapeaux jaunes
00:41:52hier dans la rue,
00:41:54sur la route
00:41:55rentrant au Liban Sud.
00:41:56Mais tout le monde
00:41:58n'avait pas un drapeau jaune.
00:41:59Je vous assure
00:42:00qu'il y a énormément
00:42:01de chiites aujourd'hui
00:42:02qui n'en peuvent plus
00:42:03du Hezbollah,
00:42:03qui sont contre
00:42:04ce qu'a fait le Hezbollah
00:42:05et rejettent le Hezbollah.
00:42:08Il ne faut pas
00:42:08qu'on surestime
00:42:10ce qu'on a vu comme image.
00:42:11On a vu quelques drapeaux,
00:42:13beaucoup de drapeaux,
00:42:13c'est vrai même,
00:42:14mais tout le monde
00:42:16n'en avait pas
00:42:16et beaucoup de chiites
00:42:18aujourd'hui,
00:42:18pas seulement les non-chiites,
00:42:20détestent le Hezbollah,
00:42:21sont opposés au Hezbollah.
00:42:23Aujourd'hui,
00:42:23le Hezbollah est en train
00:42:24de se rendre
00:42:25vraiment hors la loi.
00:42:26Vous savez que l'armée,
00:42:27l'État libanais
00:42:28a déjà déclaré
00:42:29les armes du Hezbollah
00:42:30comme des armes illégales.
00:42:32Et là,
00:42:33tout ce que fait le Hezbollah,
00:42:34en s'en prenant
00:42:35à la finule,
00:42:35en s'en prenant
00:42:36aux chrétiens,
00:42:37ne va faire qu'accentuer
00:42:38cette volonté des Libanais
00:42:40de le désarmer
00:42:41et d'en finir
00:42:41une bonne fois pour toutes.
00:42:43Maintenant,
00:42:43le plus important,
00:42:44surtout que la France
00:42:45a été visée aujourd'hui,
00:42:46c'est que la France
00:42:48essaye de renforcer
00:42:49l'armée libanaise
00:42:50en organisant
00:42:52cette conférence internationale
00:42:53et surtout en livrant
00:42:54les armes nécessaires
00:42:56à l'armée libanaise.
00:42:57L'armée libanaise
00:42:58doit pouvoir disposer
00:42:59de véritables drones,
00:43:00de véritables avions,
00:43:02de véritables armes
00:43:03capables vraiment
00:43:04de faire face au Hezbollah.
00:43:05Parce que le Hezbollah
00:43:06aujourd'hui,
00:43:07même diminué,
00:43:08est mieux armé
00:43:09que l'armée libanaise.
00:43:10Les soldats de l'armée libanaise
00:43:11sont payés
00:43:12trois fois moins cher
00:43:13parfois que le Hezbollah.
00:43:14Ils sont obligés
00:43:15parfois d'avoir
00:43:16deux ou trois autres métiers
00:43:17et ils sont surtout payés
00:43:18aujourd'hui
00:43:19par les Etats-Unis
00:43:20et le Qatar.
00:43:20Ce n'est même pas
00:43:21l'État libanais
00:43:21qui est en mesure
00:43:22de les payer.
00:43:23Michel,
00:43:24une question que j'ai posée
00:43:25à mes invités,
00:43:27Najwa et la IT,
00:43:28Mémona et Itterman,
00:43:29également Claude Moniquet
00:43:30et l'amiral.
00:43:31Combien de temps
00:43:32la France va pouvoir dire
00:43:33ce n'est pas notre guerre
00:43:34parce que c'est la deuxième victime
00:43:35et on l'évoquait tout à l'heure
00:43:36depuis le début de ce conflit.
00:43:38C'est la deuxième victime
00:43:39dans nos rangs.
00:43:41Ça devient notre guerre
00:43:41et il y a évidemment
00:43:42l'impact économique
00:43:43mais là,
00:43:43il y a un impact humain
00:43:44très direct.
00:43:45Vous savez,
00:43:46tout ce qui touche au Liban
00:43:47touche à la France.
00:43:49Comme Philippe Devilliers
00:43:50aime le dire,
00:43:51c'est la France du Levant.
00:43:52Le Liban,
00:43:53c'est la France du Levant
00:43:54et la France,
00:43:54c'est la France du Couchant.
00:43:56Et tout ce qui concerne
00:43:57le Liban
00:43:57concerne la France.
00:43:58Tout ce qui concerne la France
00:43:59concerne le Liban.
00:44:00En tout cas,
00:44:01les deux peuples
00:44:01sont intimement liés.
00:44:03Nul ne se sent étranger
00:44:04dans un pays
00:44:05ou dans un autre.
00:44:05C'est-à-dire,
00:44:06les Libanais ne se sentent
00:44:06pas étrangers en France
00:44:07et les Français
00:44:08ne se sentent pas étrangers
00:44:09au Liban.
00:44:10Donc,
00:44:10on ne peut pas dire
00:44:11qu'on ne se sent pas concerné
00:44:12par ce qui se passe au Liban.
00:44:14D'autant que,
00:44:14comme vous l'avez dit,
00:44:15il y a un soldat français
00:44:16qui est mort désormais.
00:44:17Et le fait que le Hezbollah,
00:44:19comme je l'ai dit,
00:44:19s'est également pris
00:44:21contre des chrétiens
00:44:22aujourd'hui au Liban,
00:44:23montre que le Hezbollah
00:44:24n'est pas dans une phase
00:44:30également les dissensions
00:44:32un peu côté iranien
00:44:33puisque certains avaient accepté
00:44:34un cessez-le-feu.
00:44:35Mais déjà hier,
00:44:36dans votre émission,
00:44:37Thierry,
00:44:37j'avais dit que le conseil militaire
00:44:38du guide suprême,
00:44:39qui est le véritable chef du pays,
00:44:42puisque le guide suprême,
00:44:43on ne le voit pas,
00:44:44lui disait qu'il rejetait
00:44:45l'accord de cessez-le-feu.
00:44:46Donc,
00:44:46on voit aujourd'hui
00:44:47dans les faits
00:44:49que c'est bien lui
00:44:50le décideur
00:44:51et lui ne veut pas
00:44:52de ce cessez-le-feu
00:44:53ni en Iran,
00:44:55ni au Liban,
00:44:56ni sur le détroit d'Hormuz.
00:44:57Est-ce que ça peut être
00:44:58un point de bascule également
00:45:00entre ce qui s'est passé là
00:45:01et ce qui se passe
00:45:02depuis ce matin
00:45:03dans le détroit d'Hormuz ?
00:45:04Est-ce que c'est
00:45:04un nouveau,
00:45:05nouveau point de bascule ?
00:45:07C'est possible
00:45:08parce qu'en fait,
00:45:09ce que les Iraniens ont fait
00:45:10et ce que le Hezbollah a fait,
00:45:12eh bien,
00:45:13relance les possibilités
00:45:15que les hostilités
00:45:17redémarrent.
00:45:17Maintenant,
00:45:17on va voir
00:45:18ce que va dire
00:45:19Donald Trump
00:45:20lorsqu'il va se réveiller
00:45:21et va parler
00:45:22depuis les Etats-Unis.
00:45:23Mais il n'empêche
00:45:24que je pense
00:45:25que les Israéliens
00:45:26ont déjà pris quasiment
00:45:29leur décision
00:45:30de reprendre
00:45:30les hostilités
00:45:31à un moment donné.
00:45:32S'ils voient
00:45:33que les Iraniens
00:45:34et le Hezbollah reprennent,
00:45:35ils ne vont plus
00:45:36se considérer
00:45:37comme liés
00:45:37par un quelconque
00:45:38cessez-le-feu
00:45:39à moins que
00:45:40Donald Trump
00:45:40mette la pression.
00:45:41Mais déjà,
00:45:42hier,
00:45:42si vous vous souvenez,
00:45:43la dernière déclaration
00:45:44sur le Hezbollah
00:45:45que Donald Trump
00:45:46a donnée,
00:45:46c'était que
00:45:47si le Hezbollah
00:45:48agresse,
00:45:49alors Israël
00:45:50aura le droit
00:45:50de répliquer
00:45:51sans qu'il ne les limite.
00:45:54Donc,
00:45:54on va voir
00:45:54ce qu'il va dire
00:45:55ce matin aux Etats-Unis,
00:45:57bien sûr,
00:45:57relevé,
00:45:58parce que parfois
00:45:58avec Donald Trump,
00:45:59ça change.
00:46:00Merci beaucoup
00:46:01pour votre réactivité,
00:46:02Michel Fayad.
00:46:04Merci beaucoup.
00:46:05L'autre actualité,
00:46:06si vous voulez,
00:46:06on va prendre
00:46:06les directions
00:46:07de l'Italie.
00:46:07C'est important
00:46:08ce qui se passe
00:46:08également en Italie
00:46:09puisque la droite
00:46:10nationaliste européenne
00:46:11est réunie à Milan.
00:46:12Elle prévoit
00:46:13de manifester cet après-midi
00:46:14d'ailleurs sur l'immigration,
00:46:15la sécurité
00:46:15et contre les règles communautaires.
00:46:17Et puis surtout,
00:46:18c'est le premier meeting
00:46:19après la défaite majeure,
00:46:21vous le savez,
00:46:21de Victor Orban
00:46:23en Hongrie.
00:46:24Jordan Bardella
00:46:25est sur place.
00:46:26Il s'est exprimé,
00:46:26vous avez pu l'entendre
00:46:27sur notre antenne
00:46:28tout à l'heure.
00:46:29On écoute Jordan Bardella.
00:46:31Nous allons évoquer
00:46:32toutes les questions
00:46:33qui traversent
00:46:33les sociétés européennes
00:46:34et notamment la question
00:46:35de l'immigration,
00:46:37des normes
00:46:38toujours plus importantes
00:46:39qui sont imposées
00:46:39par la Commission européenne
00:46:40et par l'Union européenne
00:46:41sur l'industrie européenne
00:46:43et sur les économies
00:46:44de la zone euro.
00:46:46Et donc nous travaillons
00:46:47à nos alliés
00:46:47à changer le fonctionnement
00:46:48de l'Union européenne.
00:46:50Nous allons très certainement
00:46:52rentrer dans les prochains jours
00:46:53en campagne présidentielle
00:46:54avec l'espoir
00:46:54que cette victoire française
00:46:56que nous entendons obtenir
00:46:58soit aussi une victoire
00:46:59pour toutes les nations européennes.
00:47:00La France est l'un des pays
00:47:03principaux aujourd'hui
00:47:04de l'Union européenne
00:47:05et donc un changement
00:47:06de gouvernement en France
00:47:07aura évidemment
00:47:08des répercussions
00:47:09dans le fonctionnement
00:47:10même de l'Union européenne.
00:47:12Et après Jordan Bardella
00:47:13on va retrouver
00:47:13notre envoyé spécial.
00:47:14Johan Usaï
00:47:15on dit que la communication
00:47:16est un peu difficile
00:47:17donc on tourne quand même.
00:47:18Vous êtes sur place.
00:47:18Quels sont les enjeux
00:47:19de cette journée,
00:47:21de cette réunion
00:47:22de la droite nationaliste européenne
00:47:23à Milan mon cher Johan ?
00:47:27Écoutez Thierry Matteo Salvini
00:47:29a réuni ici
00:47:30Piazza del Duomo
00:47:31à Milan
00:47:32ses alliés européens
00:47:33dont le néerlandais
00:47:34Gertzwilder
00:47:34et bien sûr
00:47:35Jordan Bardella
00:47:36du rassemblement national
00:47:37qui a fait le déplacement.
00:47:38Alors il s'agit de parler
00:47:39des enjeux européens
00:47:41la réglementation
00:47:41jugée absurde
00:47:42par l'ensemble
00:47:43de ces parties
00:47:44il s'agit de parler
00:47:45de la paix aussi
00:47:46et il s'agit bien sûr
00:47:47de parler
00:47:47des problèmes migratoires.
00:47:49Le slogan
00:47:50de ce rassemblement
00:47:51est d'ailleurs
00:47:51le suivant
00:47:52sans peur
00:47:53patron
00:47:53chez nous
00:47:54qui n'est pas
00:47:55sans rappeler
00:47:55le traditionnel
00:47:56on est chez nous
00:47:57du rassemblement
00:47:58national.
00:47:59Lutter contre
00:48:00l'immigration
00:48:01illégale
00:48:01notamment au moment
00:48:02où l'Espagne
00:48:03annonce qu'elle va
00:48:04régulariser
00:48:05500 000
00:48:06sans-papiers.
00:48:07Jordan Bardella
00:48:07a d'ailleurs annoncé
00:48:09ce matin
00:48:09à la presse présente
00:48:10ici
00:48:11que s'il est élu
00:48:12président de la République
00:48:13ou si Marine Le Pen
00:48:14est élue présidente
00:48:15de la République
00:48:16elle saisira
00:48:16le Conseil européen
00:48:18pour réserver
00:48:19l'espace Schengen
00:48:20au seul ressortissant
00:48:21de l'Union européenne
00:48:23afin d'éviter
00:48:24les problèmes migratoires
00:48:25liés aux autres pays
00:48:26de l'Union.
00:48:27L'objectif
00:48:28c'est également
00:48:28de rappeler
00:48:29les racines chrétiennes
00:48:30de l'Europe
00:48:31de l'Italie
00:48:32de la France
00:48:32ça n'est pas pour rien
00:48:33que ce rassemblement
00:48:34il est ici
00:48:34sur la Piazza del Duomo
00:48:36qui est surmontée
00:48:37de la Madonina
00:48:37cette célèbre statue dorée
00:48:40qui représente
00:48:40la Sainte Fierge
00:48:41et qui culmine
00:48:42en haut de la flèche
00:48:43du Dôme de Milan
00:48:44rappeler les racines chrétiennes
00:48:46au moment
00:48:46où certains
00:48:47sont tentés
00:48:48volontairement
00:48:49d'ailleurs
00:48:49de gommer
00:48:50ces racines.
00:48:51politiques sur le plan intérieur
00:48:52pour Matteo Salvini
00:48:53nous sommes à un peu plus
00:48:54d'un an
00:48:55des élections législatives
00:48:58ici en Italie
00:48:59il s'agit pour lui
00:49:01d'aller récupérer
00:49:02des électeurs
00:49:03si possible
00:49:03de Fratelli d'Italia
00:49:04ceux de Giorgia Meloni
00:49:06qui connaît
00:49:07quelques difficultés
00:49:07ici elle a perdu récemment
00:49:09un référendum
00:49:10sur la justice
00:49:10elle a perdu son principal allié
00:49:12sur la scène européenne
00:49:13Victor Orban
00:49:14et elle ne peut plus
00:49:15vraiment prétendre
00:49:16jouer les traits d'union
00:49:17entre l'Europe
00:49:18et les Etats-Unis
00:49:18puisqu'elle s'éloigne
00:49:20en ce moment
00:49:20de Donald Trump.
00:49:21Merci Johan Usaï
00:49:23depuis mille ans
00:49:24et on va suivre ça
00:49:24tout au long de cette journée
00:49:25évidemment sur l'antenne
00:49:26de CNews.
00:49:27L'autre information importante
00:49:28sur laquelle j'aimerais
00:49:29que nous revenions
00:49:30c'est ce soldat français
00:49:31tué dans une embuscade
00:49:33Emmanuel Macron
00:49:34a réagi immédiatement
00:49:36le sergent-chef
00:49:36Florian Montorio
00:49:38du 17ème régiment
00:49:39du génie parachutiste
00:49:40de Montauban
00:49:41est tombé ce matin
00:49:42au sud du Liban
00:49:42lors d'une attaque
00:49:43contre la Finule
00:49:44trois de ses frères d'armes
00:49:45sont blessés
00:49:46et ont été évacués.
00:49:47La notion s'incline
00:49:48avec respect
00:49:48et adresse
00:49:49son soutien
00:49:50en famille
00:49:50de nos soldats
00:49:51et à tous nos militaires
00:49:52engagés pour la paix
00:49:53au Liban
00:49:54tout laisse à penser
00:49:54que la responsabilité
00:49:55de cette attaque
00:49:56incombe au Hezbollah
00:49:57la phrase est importante
00:49:58et lourde de sens
00:49:58c'est Emmanuel Macron
00:50:00qui le dit
00:50:00la France exige
00:50:01des autorités libanaises
00:50:02qu'elle arrête
00:50:03immédiatement
00:50:03les coupables
00:50:04et prenne leur responsabilité
00:50:05aux côtés
00:50:06de la Finule
00:50:07mais Mona Eitterman
00:50:08les mots sont fermes
00:50:09Emmanuel Macron
00:50:10donc vise très clairement
00:50:11le Hezbollah
00:50:12Oui et c'est vrai
00:50:14qu'au mois de mars
00:50:15la France n'avait pas
00:50:16beaucoup réagi
00:50:16en tout cas
00:50:17pas sur le rideau
00:50:18sur la Seine
00:50:19lors de la mort
00:50:21de Arnaud Frion
00:50:22l'adjuste en chef
00:50:22mais cette fois-ci
00:50:23l'attaque du Hezbollah
00:50:25se produit dans un pays
00:50:26en plein tumulte
00:50:27en pleine guerre
00:50:28et je ne vois pas
00:50:29comment cette mort
00:50:31du sergent-chef
00:50:32Florian Montorio
00:50:33pourrait rester
00:50:34presque sans effet
00:50:36qu'est-ce qui peut se passer
00:50:38et le pays lui-même
00:50:39je pense que là
00:50:40il n'est pas invraisemblable
00:50:41que le président de la République
00:50:42réunisse
00:50:42des dirigeants
00:50:44de partis politiques
00:50:44pour voir ensemble
00:50:46quelle peut être
00:50:46la température
00:50:47entre guillemets
00:50:48et voir comment
00:50:49nous réagissons
00:50:49et d'ailleurs
00:50:51l'histoire s'écrit
00:50:52devant nos yeux
00:50:52Emmanuel Macron
00:50:53a demandé donc au Liban
00:50:54de garantir
00:50:55la sécurité
00:50:56des soldats de la Finule
00:50:57lors d'appels
00:50:58avec le président
00:50:59et le Premier ministre
00:51:01voilà
00:51:01est-ce que l'armée libanaise
00:51:03a les moyens
00:51:04peut-être la volonté
00:51:05en tout cas
00:51:06est-ce que cette armée
00:51:07libanaise
00:51:07qui est un peu exsangue
00:51:08qui a été quand même
00:51:10plongée dans des difficultés
00:51:11incroyables
00:51:11aura la force
00:51:14ou les forces
00:51:15d'aller déloger
00:51:16le Hezbollah
00:51:17là où il a attaqué
00:51:18la Finule
00:51:20on en doute un peu
00:51:21alors qui
00:51:22qui peut aider
00:51:23le Liban
00:51:24à pacifier
00:51:26cette zone
00:51:26c'est toujours
00:51:28la grosse question
00:51:28avec un énorme point
00:51:29d'interrogation
00:51:29alors on a le communiqué
00:51:31du chef d'état-major
00:51:32qu'on va vous afficher
00:51:34à l'écran
00:51:34je vais vous le dire
00:51:35très rapidement
00:51:35aujourd'hui le chef
00:51:36le sergent-chef
00:51:38Florian Montorio
00:51:39est mort dans le cadre
00:51:40de l'opération
00:51:40d'Aman
00:51:41engagement français
00:51:42au sein de la force
00:51:43intérimaire des Nations Unies
00:51:45au Liban
00:51:46prise à partie
00:51:47des tirs
00:51:47on en sait un peu plus
00:51:48avec sa patrouille
00:51:49au cours d'une mission
00:51:50d'ouverture d'itinéraire
00:51:51pour ravitailler
00:51:52un poste isolé
00:51:53de casque bleu
00:51:54et malgré la prise en charge
00:51:56immédiate
00:51:56par ses camarades
00:51:57et les équipes médicales
00:51:58spécialisées
00:51:59il n'a pu être sauvé
00:52:00au nom des armées françaises
00:52:01j'adresse mes condoléances
00:52:03à sa famille
00:52:03ses proches
00:52:04et ses frères d'armes
00:52:05du 17ème régiment
00:52:07j'ai également
00:52:07une pensée
00:52:08pour ses camarades
00:52:09blessés
00:52:09au cours
00:52:10de cette altercation
00:52:11qui ont fait preuve
00:52:12d'une grande bravoure
00:52:13on en sait décidément
00:52:14un peu plus
00:52:15maintenant
00:52:15sur les circonstances
00:52:17de la mort
00:52:17Claude Moniquet
00:52:18de ce soldat français
00:52:19c'est très clair
00:52:20et très limpide
00:52:22oui tout à fait
00:52:23c'est très clair
00:52:23c'est limpide
00:52:24et ça implique
00:52:25effectivement
00:52:25directement
00:52:26le Hezbollah
00:52:27mais si vous le permettez
00:52:29je voudrais revenir
00:52:29sur ce qu'a dit l'amiral
00:52:31il y a quelques minutes
00:52:32sur l'opération
00:52:33qui avait eu lieu
00:52:34après l'affaire
00:52:35de la caserne
00:52:36de la caserne
00:52:37de Beyrouth
00:52:38de l'immeuble Drakkar
00:52:39où on avait eu
00:52:4058 parachutistes tués
00:52:41je ne mettais pas du tout
00:52:42en cause l'armée
00:52:43il y a effectivement eu
00:52:44une volonté de l'armée
00:52:45de réagir
00:52:46et le 17 novembre 1983
00:52:488 super étendards
00:52:50ont décollé du Clémenceau
00:52:52pour aller bombarder
00:52:53une caserne dans la BKA
00:52:54qui était la caserne
00:52:55Cheikh Abdallah
00:52:56la DGSE avait
00:52:58avec un travail
00:52:58de plusieurs mois
00:52:59remarquable
00:53:00la DGSE
00:53:01était arrivée
00:53:02à déterminer
00:53:02que cette caserne
00:53:03était le lieu
00:53:03où les gardes
00:53:04de la révolution iranien
00:53:05entraînaient
00:53:06les hommes du Hezbollah
00:53:07entre autres ceux
00:53:07qui avaient commis
00:53:09l'attentat
00:53:10contre les troupes américaines
00:53:11et françaises
00:53:12donc militairement
00:53:13ça a été fait
00:53:13mais le problème
00:53:14c'est que les bombes
00:53:16sont tombées
00:53:16sur une caserne vide
00:53:17parce que 50 minutes
00:53:19avant le bombardement
00:53:21il a été prouvé
00:53:22depuis
00:53:23qu'un coup de téléphone
00:53:24était parti
00:53:24depuis Paris
00:53:25très probablement
00:53:26depuis le cabinet
00:53:27du Quai d'Orsay
00:53:28pour prévenir
00:53:29les Iraniens
00:53:30de cette attaque
00:53:31alors que nous avions
00:53:33des soldats français
00:53:33qui risquaient leur vie
00:53:34des pilotes en l'occurrence
00:53:36qui risquaient leur vie
00:53:36dans une opération
00:53:37il s'est trouvé
00:53:38à l'époque
00:53:39une personnalité
00:53:40haut placée
00:53:41aux affaires étrangères
00:53:43pour prévenir
00:53:44le pays
00:53:45qui avait commandité
00:53:46une attaque
00:53:47contre nos soldats
00:53:48que des représailles
00:53:49étaient en cours
00:53:49c'est ça qui s'est passé
00:53:51et c'est ça qui fait
00:53:52que notre parole
00:53:53aujourd'hui au Moyen-Orient
00:53:54enfin ça entre autres
00:53:55et d'autres éléments
00:53:56font qu'aujourd'hui
00:53:57notre parole
00:53:58au Moyen-Orient
00:53:59est parfois difficile
00:54:01difficile à entendre
00:54:02et à accepter
00:54:03et à croire
00:54:05surtout
00:54:05par nos interlocuteurs
00:54:06et cette information
00:54:08restée avec nous
00:54:08Claude évidemment
00:54:09la finule appelle
00:54:10le Liban
00:54:11et sans surprise
00:54:11évidemment
00:54:12a enquêté
00:54:12sur les auteurs
00:54:14de l'attaque
00:54:15délibérée
00:54:16le mot est clairement
00:54:18exprimé
00:54:19délibérée
00:54:19contre ces soldats
00:54:20Mémona
00:54:20et je trouve que
00:54:21c'est particulièrement
00:54:22tragique
00:54:22cette description
00:54:23cette précision
00:54:24des faits
00:54:24qu'a apporté
00:54:25le chef d'état-major
00:54:26des armées françaises
00:54:27en disant que
00:54:27c'est en allant
00:54:28ravitailler
00:54:29un poste isolé
00:54:30des casques bleus
00:54:31que la patrouille française
00:54:33s'est fait tirer dessus
00:54:34si le Hezbollah
00:54:37est incriminé
00:54:38et s'il s'agit bien
00:54:40d'une action volontaire
00:54:41et même
00:54:42je pense que là
00:54:43la France ne peut pas
00:54:44rester inerte
00:54:45là le communiqué
00:54:47est d'une limpidité absolue
00:54:48très précis
00:54:49c'est très précis
00:54:49c'est en ravitaillant
00:54:50un poste isolé
00:54:51des casques bleus
00:54:52donc dans le cadre
00:54:53d'une opération
00:54:54de maintien de la paix
00:54:55de la finule
00:54:55instituée par les Nations Unies
00:54:57que nos soldats
00:54:58se sont fait tirer dessus
00:54:59c'est un acte volontaire
00:55:01signé Hezbollah
00:55:02signé Hezbollah
00:55:03Najwa
00:55:04oui on peut dire
00:55:05que la nation
00:55:06est en deuil
00:55:07et puis cette perte
00:55:08humaine
00:55:08elle devrait l'être
00:55:09en tout cas
00:55:09oui
00:55:10mais elle ne doit pas
00:55:11rester impunie
00:55:12et puis je rebondis
00:55:14sur ce qu'a dit
00:55:14il y a quelques minutes
00:55:16de cela
00:55:16Claude Moniquet
00:55:18il disait
00:55:18la diplomatie
00:55:20c'est important
00:55:21oui c'est important
00:55:22mais avec
00:55:23le Hezbollah
00:55:24et l'Iran
00:55:25c'est le rapport
00:55:26de force
00:55:27qui compte
00:55:27avec eux
00:55:28il n'y a que
00:55:29le rapport de force
00:55:30et c'est tellement vrai
00:55:31que vous avez
00:55:32le président
00:55:33des Etats-Unis
00:55:34qui mène
00:55:36un rapport de force
00:55:36notamment par
00:55:37le blocus
00:55:38des ports
00:55:39iraniens
00:55:40qu'il a mis en place
00:55:41mais l'Iran
00:55:43a un autre
00:55:44moyen
00:55:45de répondre
00:55:47à ce rapport
00:55:48de force
00:55:48et bien
00:55:48c'est le détroit
00:55:50d'Ormus
00:55:51donc on peut dire
00:55:52que la situation
00:55:52elle est instable
00:55:54très instable
00:55:55parce qu'hier
00:55:56on se réjouissait
00:55:57hier il n'y avait
00:55:58que des bonnes nouvelles
00:55:58et aujourd'hui
00:56:00et bien ça le change
00:56:01très vite
00:56:01et je vais dire
00:56:02la situation
00:56:03elle est périlleuse
00:56:04parce que
00:56:04certes ça touche
00:56:05le Liban
00:56:08mais aussi
00:56:09les pays
00:56:09d'autres pays
00:56:10du Golfe
00:56:11parce qu'il n'y a pas
00:56:11si longtemps que ça
00:56:12vous aviez
00:56:13des drones
00:56:14qui détruisaient
00:56:15des infrastructures
00:56:16au Koweït
00:56:17donc la situation
00:56:19est périlleuse
00:56:21instable
00:56:22et très aléatoire
00:56:24hier j'avais
00:56:25Wino Combi
00:56:26qui était à cette place
00:56:27et qui me disait
00:56:28mais c'est formidable
00:56:29il y a des bonnes nouvelles
00:56:29je l'ai modéré
00:56:30assez rapidement
00:56:31évidemment
00:56:31me disant
00:56:32que les choses
00:56:32pouvaient évoluer
00:56:34très rapidement
00:56:34mais Mona
00:56:34et ça vous le savez
00:56:35ô combien
00:56:36parce que ce secteur
00:56:37vous l'avez couvert
00:56:37et surcouvert
00:56:38quand vous étiez
00:56:39grand reporter
00:56:39oui
00:56:39et je ne sais pas
00:56:40quel type de conversation
00:56:41le président de la République
00:56:43le nôtre
00:56:43peut avoir avec
00:56:45son homologue
00:56:46des Etats-Unis
00:56:46mais il est clair
00:56:47que là
00:56:47il faudrait une action
00:56:49concertée
00:56:49la France ne peut pas
00:56:50être toute seule
00:56:50face à ce terrain
00:56:52de guerre
00:56:52qui est complètement explosif
00:56:54les relations
00:56:54sont exécrables
00:56:55dit-on
00:56:55je ne suis pas dans le secret
00:56:56mais dit-on
00:56:57entre
00:56:59Benjamin Netanyahou
00:57:00et le président Macron
00:57:01pas beaucoup mieux
00:57:02avec son homologue
00:57:03Donald Trump
00:57:04mais il est clair
00:57:05que là
00:57:06la paix du Liban
00:57:07mais pas que la paix au Liban
00:57:09c'est que ça nous concerne
00:57:10directement
00:57:10or
00:57:11nous sommes plongés
00:57:12dans une année électorale
00:57:13et je crois que
00:57:14ce qui s'est passé ce matin
00:57:15à Milan
00:57:15montre
00:57:16c'est un peu
00:57:16le baptême du feu
00:57:17le baptême de lancement
00:57:18de la campagne électorale
00:57:19du côté du Rassemblement National
00:57:20est-ce qu'il accepterait
00:57:21de tremper un orteil
00:57:22ou un doigt
00:57:23dans ce conflit
00:57:24qui peut à tout moment
00:57:25dégénérer
00:57:25je ne sais pas
00:57:26mais il est clair
00:57:27que la situation au Liban
00:57:28on la regardait
00:57:28à un moment donné
00:57:30quand les choses
00:57:30se sont à nouveau envenimées
00:57:31comme étant
00:57:32un petit sujet
00:57:34à côté du gros sujet
00:57:35Iran
00:57:36Etats-Unis
00:57:37Israël
00:57:37c'est un énorme sujet
00:57:39le Liban
00:57:40et c'est là
00:57:41que le chaudron
00:57:42peut exploser
00:57:43véritablement
00:57:43Claude
00:57:44comment imaginez-vous
00:57:46vous n'êtes pas
00:57:46Madame Irma
00:57:47évidemment
00:57:47vous ne pouvez pas lire
00:57:48comme ça
00:57:48dans une boule de cristal
00:57:49mais comment envisagez-vous
00:57:50les prochaines heures
00:57:52en vertu de la situation
00:57:53que nous commentons
00:57:55tous ensemble
00:57:55sur ce plateau
00:57:58Tout va dépendre
00:57:59en fait
00:58:01fondamentalement
00:58:01tout va dépendre
00:58:02de Donald Trump
00:58:03tout va dépendre
00:58:04des Etats-Unis
00:58:05l'annonce
00:58:06on voit bien
00:58:08que les annonces
00:58:09faites ces dernières
00:58:0924 heures
00:58:10par Donald Trump
00:58:11ne correspondent pas
00:58:11à la réalité
00:58:12quand il dit
00:58:13que les actuels dirigeants
00:58:14de l'Iran
00:58:14sont beaucoup plus
00:58:15raisonnables
00:58:16que les autres
00:58:16que l'uranium enrichi
00:58:20va être récupéré
00:58:22par les Américains
00:58:23avec la collaboration
00:58:24des Iraniens
00:58:25pour être
00:58:26exfiltré
00:58:26vers les Etats-Unis
00:58:28quelques heures plus tard
00:58:29les Iraniens disent
00:58:30non pas du tout
00:58:31notre uranium enrichi
00:58:32ils le gardent
00:58:33il n'y aura plus
00:58:34une opération
00:58:34et quelques heures
00:58:35plus tard encore
00:58:36ils disent
00:58:36et puis puisqu'il y a
00:58:38un peu plus américain
00:58:38en fait
00:58:39on va refermer
00:58:40le détroit d'Hormuz
00:58:41et encore quelques heures
00:58:42plus tard
00:58:43les gardiens de la révolution
00:58:44tirent sur un pétrolier
00:58:46dans le détroit d'Hormuz
00:58:47donc il y a un moment donné
00:58:48où Donald Trump
00:58:50a envie de tout
00:58:51sauf de reprendre la guerre
00:58:52pour des raisons électorales
00:58:54et politiques
00:58:54que tout le monde comprend bien
00:58:55et à cause aussi
00:58:56des aveux
00:58:57d'une grande partie
00:58:58de sa population
00:58:59mais à un moment donné
00:59:00il ne va plus avoir le choix
00:59:01à un moment donné
00:59:02la question qui va se poser
00:59:03c'est
00:59:03est-ce qu'on a fait tout ça
00:59:06avec des soldats américains
00:59:07qui ont été blessés
00:59:09avec des bombardements
00:59:11avec tous les alliés
00:59:13de la région
00:59:13qui ont été bombardés
00:59:16les Émirats arabes unis
00:59:17alliés quand même importants
00:59:18des États-Unis
00:59:19et de l'Europe
00:59:19qui ont reçu
00:59:203000 missiles
00:59:21est-ce qu'on a fait tout ça
00:59:22pour ça
00:59:22pour ce résultat-là
00:59:23ce serait pire
00:59:25que reprendre
00:59:26les hostilités
00:59:27et arriver
00:59:28enfin à un résultat
00:59:29donc c'est lui
00:59:30c'est Donald Trump
00:59:31qui décidera
00:59:32mais je pense que
00:59:34ces options
00:59:34sont en train
00:59:35de diminuer
00:59:36et je vois mal
00:59:38ce qu'il pourrait faire
00:59:39sans perdre la face
00:59:40à part reprendre
00:59:41les hostilités
00:59:42ce à quoi d'ailleurs
00:59:43d'une part
00:59:44les Israéliens
00:59:45mais également
00:59:46beaucoup plus discrètement
00:59:47les pays du Golfe
00:59:48le poussent
00:59:48les Émiratis
00:59:49et les Saoudiens
00:59:50et les Koweïtis
00:59:51disent depuis des semaines
00:59:53alors pas publiquement
00:59:54mais dans leurs conversations
00:59:56relativement confidentielles
00:59:58mais sur lesquelles
00:59:58il y a des fuites
00:59:59avec les Américains
01:00:00ils disent
01:00:01il faut finir le travail
01:00:02il faut éradiquer
01:00:03le régime iranien
01:00:04sinon la situation
01:00:05sera au minimum
01:00:07aussi dangereuse qu'avant
01:00:08si ce n'est pire
01:00:09parce que les Iraniens
01:00:10auront une vengeance
01:00:11à tirer
01:00:12de ce qui leur est arrivé
01:00:13Merci beaucoup
01:00:14Claude Moniquet
01:00:15notre spécialiste
01:00:16en renseignement
01:00:17Mémona
01:00:18un mot de fin
01:00:18Merci Thierry
01:00:19j'ajoute que
01:00:20les Iraniens
01:00:21ont tout intérêt
01:00:22à ce que la situation
01:00:23au sud Liban
01:00:24demeure un conflit
01:00:25très ouvert
01:00:26question
01:00:27le Hezbollah
01:00:28en tirant
01:00:29en assassinant
01:00:30en tuant
01:00:31un des nôtres
01:00:31un soldat français
01:00:32a-t-il eu besoin
01:00:33du feu vert de Téhéran ?
01:00:36Question ?
01:00:36Question
01:00:37Merci
01:00:37ce sera le mot de la fin
01:00:38dans quelques instants
01:00:39Elodie Hichard
01:00:40évidemment
01:00:41tout de suite
01:00:41le point complet
01:00:43sur l'information
01:00:43avec vous Sandra Tchumbo
01:00:45Bonjour à tous
01:00:46à la une de l'actualité
01:00:48Nathalie Baye
01:00:49a donc été emportée
01:00:50par une maladie
01:00:51neurodégénérative
01:00:52à 77 ans
01:00:53figure discrète
01:00:55et populaire
01:00:56à la fois
01:00:57du grand écran français
01:00:59depuis 50 ans
01:01:00l'actrice
01:01:01multi-césarisée
01:01:02à la carrière internationale
01:01:04a joué
01:01:04dans des films
01:01:05de Truffaut
01:01:05à Godard
01:01:06de Daniel Vigne
01:01:07à Spielberg
01:01:08Maëva Lani
01:01:11Le monde de la culture
01:01:12bouleversé
01:01:13par la disparition
01:01:14de Nathalie Baye
01:01:15de nombreuses personnalités
01:01:17saluent aujourd'hui
01:01:18sa carrière
01:01:19à l'image
01:01:19de Pascal Praud
01:01:20Elle aura fait
01:01:21des films très populaires
01:01:22Vénus Beauté
01:01:23avait été un immense succès
01:01:25et puis il y a des choix
01:01:26plus difficiles
01:01:27plus intellos
01:01:28Une immense actrice
01:01:29avec un style à part
01:01:30le comédien Laurent Gamelon
01:01:32a joué avec elle
01:01:33dans le film
01:01:33Marie Octobre
01:01:34il se souvient
01:01:35de son charme
01:01:36C'est aussi une femme
01:01:37qui en dehors
01:01:38de sa beauté
01:01:39de la séduction
01:01:41dont elle était capable
01:01:43qui exprimait
01:01:44énormément de douceur
01:01:45et je parle de son jeu
01:01:46Au-delà de son talent
01:01:48de comédienne
01:01:49ceux qui l'ont côtoyée
01:01:50évoquent aussi
01:01:50sa personnalité
01:01:51en tant que femme
01:01:52notamment le réalisateur
01:01:54Elie Chouraki
01:01:55On était tous amoureux
01:01:56de Nathalie
01:01:56quand on avait
01:01:57quand on avait 25 ans
01:01:5930 ans
01:02:01elle était la fille
01:02:02la plus séduisante
01:02:04qu'on puisse connaître
01:02:04Son idylle avec Johnny Hallyday
01:02:06reste gravé
01:02:07dans les mémoires
01:02:08Beaucoup pensent
01:02:08à leur fille
01:02:09Laura Smet
01:02:10comme son demi-frère
01:02:11David Hallyday
01:02:11sous le choc
01:02:12C'est pas possible
01:02:13Laura je t'aime
01:02:15Réaction aussi
01:02:16du monde politique
01:02:17à commencer par celle
01:02:18du président
01:02:18de la République
01:02:19Nous aimions tant
01:02:20Nathalie Baye
01:02:21Elle a accompagné
01:02:22par sa voix
01:02:23ses sourires et sa pudeur
01:02:24ces dernières décennies
01:02:25du cinéma français
01:02:26de François Truffaut
01:02:27à Tony Marshall
01:02:28une comédienne
01:02:29avec qui nous avons aimé
01:02:30rêver
01:02:31grandit
01:02:31Nous pensons à sa famille
01:02:33et à ses proches
01:02:34La ministre de la Culture
01:02:35Catherine Pégard
01:02:36fait elle aussi part
01:02:37de son émotion
01:02:38Nathalie Baye
01:02:39a illuminé de son talent
01:02:40et de sa personnalité lumineuse
01:02:42une longue page
01:02:43de l'histoire du cinéma français
01:02:44Pour tous
01:02:45Nathalie Baye
01:02:45restera sans aucun doute
01:02:47une légende
01:02:47du cinéma français
01:02:49Également proche
01:02:50des Hallyday
01:02:51l'actrice Nadia Fares
01:02:52est décédée
01:02:53hier à 57 ans
01:02:55après un malaise cardiaque
01:02:57dans une piscine parisienne
01:02:59dimanche dernier
01:02:59Elle était dans le coma
01:03:00depuis
01:03:01connue en France
01:03:02et à l'international
01:03:03depuis le film
01:03:04Les rivières pourprendre 2000
01:03:05Le monde du cinéma
01:03:06a partagé son émotion
01:03:08Jean Dujardin
01:03:08a salué son talent
01:03:09son sourire
01:03:10Elsa Zilberstein
01:03:11a fait part
01:03:12de son incompréhension
01:03:13tout comme
01:03:13Josiane Balasco
01:03:14qui a évoqué
01:03:15une injustice
01:03:15A l'international
01:03:17des bateaux iraniens
01:03:18ont ouvert le feu
01:03:19ce samedi
01:03:20sur un pétrolier
01:03:21dans le détroit
01:03:22d'Hormuz
01:03:22Le capitaine de l'embarcation
01:03:24a signalé
01:03:25avoir été approché
01:03:26à 37 kilomètres
01:03:28on en reste d'Omane
01:03:29sans aucun avertissement
01:03:30Lutôt Téhéran
01:03:31avait annoncé
01:03:32verrouiller de nouveau
01:03:33la zone
01:03:33face au blocus américain
01:03:35des ports iraniens
01:03:36et reprendre le contrôle strict
01:03:37revenant sur sa décision
01:03:39la veille
01:03:39de rouvrir
01:03:40cette voie maritime
01:03:41stratégique
01:03:42Le pape Léon XIV
01:03:44poursuit sa tournée
01:03:45africaine
01:03:46après trois jours
01:03:47au Cameroun
01:03:47cap sur Luanda
01:03:49en Angola
01:03:50ce samedi
01:03:50c'est la troisième étape
01:03:52de son marathon
01:03:53où il a attendu
01:03:54cet après-midi
01:03:54et délivrera
01:03:55un premier discours
01:03:56devant les autorités
01:03:57Le pape Léon XIV
01:03:59est le troisième
01:04:00souverain pontife
01:04:01à visiter ce pays
01:04:03La droite nationaliste
01:04:05européenne
01:04:05se rassemble
01:04:06à Milan
01:04:07cet après-midi
01:04:08pour manifester
01:04:09sur l'immigration
01:04:10la sécurité
01:04:11et contre les règles
01:04:12communautaires
01:04:13Jordan Bardella
01:04:14a répondu présent
01:04:15à l'invitation
01:04:15de Matteo Salvini
01:04:16Le président
01:04:17du Rassemblement national
01:04:18a confié être ami
01:04:20avec le gouvernement italien
01:04:21avec qui il espère
01:04:22collaborer dans le futur
01:04:23Il est également revenu
01:04:25sur la hausse
01:04:25des prix du carburant
01:04:26lié à la guerre
01:04:27au Moyen-Orient
01:04:30La France
01:04:30est coupable
01:04:31d'inaction
01:04:32La France
01:04:33n'a jamais eu
01:04:33un gouvernement
01:04:34aussi faible
01:04:35et aussi fragile
01:04:36que dans la période
01:04:37actuelle
01:04:37et moi je redemande
01:04:38solennellement
01:04:39au Premier ministre
01:04:40de baisser les taxes
01:04:42sur le carburant
01:04:43de baisser la TVA
01:04:44de 20%
01:04:44à 5,5%
01:04:45de baisser
01:04:47la TICPE
01:04:47de 16 centimes
01:04:48c'est environ
01:04:4925 euros
01:04:50par plein
01:04:51de 50 litres
01:04:51que nous entendons
01:04:52rendre par des baisses
01:04:53de taxes
01:04:53aux Français
01:04:54et aux millions
01:04:55d'automobilistes
01:04:55qui ont besoin
01:04:56de leurs véhicules
01:04:56ça représenterait
01:04:57environ 15 milliards
01:04:58d'euros
01:04:5815 milliards
01:04:59d'euros
01:04:59c'est à peine
01:05:011%
01:05:01des 1600 milliards
01:05:03d'euros
01:05:03de dépenses publiques
01:05:04donc à l'heure
01:05:05où on demande
01:05:05aux Français
01:05:06chaque jour
01:05:06de se serrer la ceinture
01:05:07et de faire des efforts
01:05:08il est incompréhensible
01:05:09pour nos compatriotes
01:05:10que l'État soit incapable
01:05:11de faire un petit pourcent
01:05:13à peine 1%
01:05:14d'économie
01:05:15pour rendre du pouvoir
01:05:16d'achat
01:05:16aux Français
01:05:17En bref
01:05:18dans le reste
01:05:18de l'actualité
01:05:19en France
01:05:20Louis Alliot
01:05:20le maire RN
01:05:22de Perpignan
01:05:22a été élu président
01:05:24de l'agglomération
01:05:2560 voix pour
01:05:26sur 79 exprimés
01:05:28avec ses 278 000 habitants
01:05:31c'est désormais
01:05:31la plus importante
01:05:32dirigée par le parti
01:05:34d'extrême droite
01:05:35il assure vouloir
01:05:36instaurer une gouvernance
01:05:37partagée
01:05:38autour de la ville
01:05:39centre
01:05:39et non instaurer
01:05:40l'hégémonie
01:05:41de Perpignan
01:05:42Voilà pour l'essentiel
01:05:44de l'actualité
01:05:45Merci beaucoup
01:05:46Sandra Thiumbo
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