00:00On les voit ces Marines-là ? C'est la 31e unité expéditionnaire dont dit-on ?
00:04Les Marines ont été envoyés, on se souvient que Trump, et on le sait maintenant,
00:11a rejeté le plan d'invasion de l'île de Cargues, etc. avec ses troupes au sol,
00:16qui n'étaient pas déployées au départ de la guerre des 40 jours.
00:21Il n'était pas question de faire une opération terrestre.
00:23Ces Marines sont utilisées là, d'abord parce qu'ils sont sur place,
00:26donc ça permet quand même de soulager un peu la Marine américaine
00:29qui est très sollicitée dans cette affaire.
00:33Et puis surtout, ça permet de mettre une équipe lourdement armée sur le navire,
00:37encore une fois, pour bien envoyer le signal aux Iraniens.
00:40Maintenant, vous vous arrêtez là.
00:41Envoyer les Marines, ça c'est un signal ?
00:42Oui, bien sûr, et c'est surtout de leur dire, ne tentez pas une contre-opération,
00:46c'est-à-dire de faire venir des soldats iraniens qui viendraient sur le bateau
00:50pour montrer que malgré tout, ils forceraient le blocus pour partir,
00:53parce que là, on serait sur une escalade.
00:54Donc en fait, le signal que chacun envoie, c'est...
00:57Ils auraient les moyens de le faire à un moment donné ?
00:59Pardon ?
00:59Ils auraient les moyens d'envoyer ces soldats iraniens ?
01:01Ils peuvent envoyer par bateau, avec leur bateau rapide,
01:03ils peuvent essayer de reprendre, bien sûr.
01:06Ce qui est intéressant, c'est de voir que pendant qu'il y a ce psychodrame
01:11qui se joue sur le détroit d'Hormuz,
01:13la partie réellement importante, c'est celle de la discussion.
01:16La négociation n'a pas reprise, mais la discussion n'a jamais été interrompue
01:19entre l'Américain et l'Iranien.
01:21Ils discutent en permanence.
01:22Si ça se trouve, il y a déjà une délégation iranienne au Pakistan.
01:26Et ils n'annonceront qu'au dernier moment...
01:28Ah, vous pensez qu'il y a déjà une délégation iranienne au Pakistan ?
01:30Il y a un journaliste saoudien qui a dit qu'il y a une délégation de 14 personnes
01:35déjà arrivée à Islamabad.
01:37Alors que la télé iranienne, ce soir, affirme...
01:39Mais ils peuvent être là...
01:40Mais il n'y aura pas de négociation demain.
01:42Ça ne veut pas dire qu'il n'y a personne.
01:43Ils peuvent très bien venir.
01:44Une délégation de bas niveau par les...
01:47On peut envoyer une délégation...
01:49Ce qui est important, c'est que ça reste une pièce de théâtre.
01:52Et qu'ils se jouent sur deux scènes différentes.
01:55Il y a sur le détroit d'Hormuz, on fait monter les enchères pour dire chacun à l'autre...
01:58Non, c'est moi qui domine, c'est moi qui tiens la situation en main.
02:01Mais ça reste très marginal par rapport à la guerre qu'on a connue pendant 40 jours.
02:07Pour l'instant, il n'y a pas de frappe aérienne, il n'y a pas de bombardement.
02:10Ça, Donald Trump pourrait le relancer.
02:12Il pourrait être tenté, s'il trouvait que la négociation tournait mal
02:15et que les Iraniens n'avaient pas compris qu'il fallait qu'il fasse plus de concessions,
02:18il pourrait être tenté de relancer quelques opérations de bombardement très limitées.
02:22Oui, parce qu'on dit qu'il n'a pas du tout envie, qu'il a envie d'en finir
02:25plus vite.
02:25Non, il ne veut pas revenir sur la guerre dès 40 jours.
02:27Mais il pourrait être tenté de tirer encore une fois une forme de coup de semence.
02:31Par exemple, en détruisant deux centrales électriques, une centrale d'approvisionnement d'eau.
02:35Pour montrer aux Iraniens qu'ils ont tout intérêt à se concentrer sur la discussion.
02:41Ce qui se passe sur le détroit d'Hormuz, c'est beaucoup d'agitation,
02:44mais finalement, pour pas grand-chose, à mon avis, en termes militaires.
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