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[#Interview] Massoko : Hommage à Mackjoss & Amara Touré

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00:24Si je vous dis « Bungumoun » ou « T'es midi »,
00:27à quel artiste et à quelle époque pensez-vous ?
00:30Bonsoir, dans ce numéro spécial de notre interview spéciale,
00:35nous recevons des artistes spéciaux,
00:38des monuments de l'Afrique même, j'ai envie de dire,
00:40sur le plan musical, il s'agit de l'orchestre Masako.
00:44Ils ont fait danser nos parents, nos grands-parents,
00:45dans les années 60, 70, 80.
00:48Oui, oui, oui, si vous entendez souvent nos parents nous dire que
00:50« Ah non, non, non, non, à notre époque c'était chaud ! »
00:53L'orchestre Masako était dedans, sans aucun doute.
00:56Ils ont traversé les frontières, ils ont fait parler d'eux,
00:58et puis « Silence » !
01:00Et là, c'est en 2022 qu'il revient nous devant la scène,
01:02grâce au label « Analogue Africa »,
01:05une reprise qui a ravivé « Émotions et souvenirs » chez plus d'un.
01:08Et dans cette dynamique, ils vont offrir ce soir une prestation
01:11en hommage à l'artiste gabonais Maxos.
01:16Ils sont là, avec nous, ils vont tout nous dire,
01:18tout ce qu'il faut savoir sur l'événement,
01:19tout ce qu'il faut savoir sur le groupe, l'orchestre Masako.
01:22Ils vont tout nous dire « On ne va rien rater ! »
01:24Installez-vous confortablement, c'est maintenant.
01:25Bonsoir messieurs !
01:27Bonsoir !
01:28Alors, vous êtes là, comment est-ce que vous allez ?
01:31Tout est tout bien, et vous ?
01:33Oh ça va, merci !
01:34On va commencer par vous.
01:35Pourquoi est-ce que vous avez choisi de faire cet hommage-là à Maxos ?
01:41Ben disons que…
01:46Moi, je m'occupe de l'Institut français,
01:48notamment de tout ce qui est la partie artistique, culturelle, etc.
01:52Et j'ai déjà travaillé dans d'autres pays en Afrique,
01:55donc ce n'était pas la première fois que j'arrivais sur le continent.
01:57J'ai eu l'occasion de travailler dans d'autres endroits.
01:59Et je connaissais historiquement un peu Masako,
02:02parce que j'ai une discographie assez large, on va dire,
02:04des musiques africaines d'époque, post-indépendance d'ailleurs,
02:08où il y avait des très très bonnes choses, on peut le dire.
02:11Et puis, quand je suis arrivé ici,
02:12bien sûr, on travaille avec les artistes locaux,
02:15c'est le principe d'un institut français,
02:17de les accompagner en développement.
02:19On fait venir aussi des artistes de l'international.
02:21Au moins, on essaye de faire de la culture
02:22et de faire en sorte que les cultures se rencontrent.
02:24C'est ça, notre objectif.
02:27Et donc, un jour, pour la petite anecdote,
02:29je marchais sur la plage,
02:30et puis Masako joue souvent dimanche au cercle messe des officiers gabonais.
02:36Et donc, je marchais sur la plage,
02:38et j'avais bien la rumba.
02:38Donc, j'entendais du son.
02:39Je me disais, ah, mais ça joue bien, là.
02:41J'entendais un son rumba.
02:42Donc, je suis rentré, j'ai passé une tête pour voir.
02:45Ils m'ont fait signe, venez.
02:46Donc, je me suis assis et j'ai mis une petite régabe.
02:48C'était sympa.
02:49Et puis, du coup, j'ai découvert le groupe à cette occasion.
02:52Et après, on a discuté.
02:53Et l'année dernière, l'institut français était fermé pour travaux.
02:57Donc, on avait un autre lieu qui était du côté de la Sablière.
03:00Puis, j'avais invité le groupe à venir jouer.
03:01Et puis, on a commencé à nouer un petit peu des échanges, relations comme ça.
03:05Et bon nombre de morceaux du groupe, je les connaissais déjà un petit peu avant.
03:09Et le groupe ne les jouait plus nécessairement.
03:12J'avais écouté aussi tout l'album qui avait été fait par Analogue.
03:15C'est un label que je connais bien, par ailleurs.
03:17Et donc, on s'était dit, bon ben, Mac Joss a quand même été une figure centrale du groupe.
03:22Chef d'orchestre pendant des décennies.
03:24Il a composé énormément de morceaux.
03:26Peu d'hommages, finalement, lui ont été rendus pour ne pas dire aucun.
03:30Et on s'était dit, c'est l'occasion peut-être l'année prochaine, donc cette année,
03:34de faire un travail ensemble avec l'institut français pendant une semaine pour retravailler des morceaux.
03:40Et puis, proposer un concert comme ça au public qui sera un bel événement, j'en suis certain.
03:47Et puis, j'ai envie de dire, en plus de Mac Joss, c'est aussi toute la mémoire, finalement, du
03:51groupe Massaco
03:52qui a été créé dans les années 70.
03:55Petit Jean en parlera beaucoup mieux que moi.
03:57On est en 2026.
03:58C'est un groupe qui a produit énormément, qui est de très grande qualité.
04:01Beaucoup de gens sont passés par ce groupe.
04:03Il y a des militaires, il y a des civils.
04:05Beaucoup de musiciens, tous des musiciens en tous les cas.
04:07Et il y a Mac Joss, certes, mais il y a aussi Amara Touré et plein d'autres noms
04:11qui ont fait toute l'histoire de ce groupe, qui méritent d'être redécouverts au Gabon et ailleurs.
04:17C'est ça que j'ai envie de vous dire.
04:18Justement, au niveau de l'organisation, comment est-ce que ça se passe à l'IFG ?
04:21Vous l'avez dit tout de suite, une semaine d'organisation.
04:23Comment ça s'est passé ?
04:24Eh bien, on a bloqué, on ne le fait pas souvent, je vous l'avoue.
04:28Donc là, on a bloqué une semaine le théâtre à salle Pierre Akédengué de l'Institut Français.
04:35Avec toute l'équipe technique, on a travaillé aussi avec Fredy Massamba,
04:41un musicien congolais qui est à l'habitude des scènes internationales,
04:44qui a collaboré avec des grands musiciens comme Manudi Bango, Ray Lema, Salif Keta, etc.
04:49qui est venu travailler aussi avec le groupe cette semaine pour proposer quelques arrangements.
04:54On a amené des nouveautés aussi au sein du groupe.
04:57Il y a une section cuivre qui n'était plus là, qui est revenue.
04:59Ça fait deux semaines, trois semaines qu'ils travaillent avec eux.
05:02Ils ont été parfaitement réintégrés au groupe.
05:04Il y a des arrangements sublimes entre les voix, les cuivres.
05:06Franchement, c'est un moment de musique incroyable.
05:08Est-ce que l'IFG, sur le plan de l'organisation, est-ce qu'on se dit que ce soir
05:13-là,
05:13quand nous, on va se saper, on va venir avec nos tenues,
05:15on est sûr qu'il y aura assez d'espace pour qu'on quitte nos sièges et qu'on aille
05:19retrouver ?
05:19Franchement, je pense que les gens ne vont pas rester assis.
05:21Ce n'est pas possible.
05:23Moi, j'ai une petite question.
05:26Est-ce qu'on va juste se limiter dans la programmation de l'IFG ?
05:29Est-ce qu'on va juste se limiter à cet hommage-là à Mike Joss ?
05:32Ou est-ce qu'on aura d'autres dates déjà pour Mike Joss ?
05:34Ou d'autres hommages pour d'autres artistes ?
05:37Surtout, en fait, je pense que c'est Massako qu'on...
05:41À travers Mike Joss, c'est Massako, quelque part, qui est aussi célébré.
05:44C'est tous les gens qui ont composé ce groupe, qui composent aujourd'hui le groupe.
05:49Et c'est lui redonner de la force pour pouvoir de nouveau peut-être se produire ailleurs.
05:56Parce qu'il y a une demande aussi de ces musiques-là, des musiques de patrimoine,
06:00rumba, salsa, tous ces sons Afrobeat d'Afrique centrale,
06:04qui sont, je veux dire, une base musicale également pour de nombreux musiciens.
06:10Et il y a, mon avis, pour toutes les générations, un intérêt à redécouvrir ces musiques.
06:15Pour ceux qui ont connu ça à l'époque et qui ont dansé sur ces sons,
06:21il y a un côté un peu nostalgique qui est sympa.
06:23Mais en même temps, c'était une vie collective qui était aussi sympa
06:29parce qu'il y avait des relations entre les personnes.
06:31Puis il y a des couples qui se sont créés aussi sur les sons de la musique, on le sait.
06:34Mais pour les plus jeunes aujourd'hui, les plus jeunes générations,
06:37il y a tout un patrimoine sonore à aller chercher pour s'inspirer aussi
06:40dans les créations de musiques actuelles.
06:44Et j'ai presque envie de dire qu'on a plus de force et d'intérêt à aller puiser dans
06:48ces musiques-là
06:48que d'aller travailler des instrus sur un logiciel avec une IA qui n'a pas la part humaine et
06:56l'âme
06:57que cette musique est capable d'apporter quand elle est sur scène et de transcender aussi les cultures.
07:03Moi, je ne suis pas Gabonné, ça se voit. Je ne suis pas d'Afrique centrale, ça se voit.
07:08Mais j'adore ce qu'ils font. Et je ne suis pas le seul.
07:10Il adore ce que nous faisons et il n'est pas le seul.
07:12Justement, M. Oco, vous êtes le chef d'orchestre.
07:16Comment est-ce que nous, les jeunes générations, nous allons pouvoir nous retrouver?
07:20Est-ce que ce sera déjà possible? On sait que ce n'est pas évident
07:22parce qu'on ne connaît pas forcément la rumba et tout.
07:25Mais est-ce que dans votre organisation, on vous a dit, tiens, il y aura peut-être des 25, 30,
07:3040 ans
07:30qui n'ont pas forcément connu l'orchestre Masako qui seront là?
07:33Comment est-ce que vous vous êtes préparés à ça?
07:37Merci encore. Mais au niveau de l'organisation,
07:42là, nous nous sommes préparés juste d'abord pour hommage à Magus et le vieux Amaraturo.
07:53C'est des plus normes.
07:55Bon, pour les jeunes, la rumba, la rumba, la rumba.
08:00Les jeunes de votre génération, vous pouvez vous appuyer à la rumba.
08:05La rumba, c'est pas un rassemblement.
08:09Dans la rumba, tout le monde peut danser la rumba.
08:13Mais pour faire plaisir aussi à la jeunesse, je peux dire, c'est simple, c'est pas le moins.
08:24Mais s'ils veulent l'orchestre Masako pour ce produit et l'orchestre Masako à plusieurs heures.
08:31Mais là, nous allons jouer typiquement Magus et Amaraturo ce soir.
08:36D'accord. Donc, Magus et Amaraturo ce soir, vous avez compris.
08:40Vous le savez déjà de toutes les façons.
08:41Vous le savez déjà que ce soir, c'est Magus et Amaraturo.
08:45Moi, je vous dis de découvrir un peu plus sur l'orchestre Masako dans ces quelques extraits.
08:50Maintenant, on se retrouve derrière.
08:54Magus et Amaraturo
09:18Voilà. De retour sur le plateau, vous les avez découvert en musique.
09:21Et vous allez remarquer que le décor a changé.
09:23Nous avons perdu un invité pour en gagner un autre.
09:25Voilà. On perd un, on gagne un autre.
09:27Nous avons maintenant sur notre plateau Willy Mouiba.
09:29Il est le chanteur de l'orchestre Masako.
09:32Avec le chef d'orchestre, on va maintenant parler de Masako en question et de leur collaboration avec Magus de
09:39son vivant.
09:39Alors, dites-nous-en un peu plus sur votre parcours quand même.
09:45Masako, c'est une longue histoire.
09:48Bah oui, Masako, c'est une longue histoire.
09:51Parce que moi, je suis arrivé dans les années 87 et avant 87, il y avait quelques éléments qui étaient
10:01déjà dans l'orchestre.
10:02Qui sont venus un peu de l'autre côté, hein, du Congo.
10:06Et que moi-même, je suis parmi.
10:07Mais c'est cette grande histoire de cet orchestre-là qui a fait en sorte que je sois dans ce
10:14pays.
10:15Oui, je vais dans cet orchestre.
10:17Et vous, monsieur, comment s'est passé votre rencontre avec Masako, votre amour pour Masako ? Vraiment, comment ça se
10:25passe ?
10:27Je disais tout simplement parce que Masako, quand j'étais gagné, j'avais joué dans les sous-groupes.
10:39Jouer à Masako, c'est-à-dire, c'est comme si tu jouais avec le tout puissant okidjazz de RDC.
10:48Parce que c'est l'équivalent de Masako au Gabon.
10:52Bon. Et quand on m'amène à Masako, on me prend en militari, on m'amène à Masako.
11:00Pour moi, je me suis dit « Ciao, mère ! Est-ce que vraiment je veux m'en sortir ?
11:05»
11:06Et j'ai pris mon courage, j'ai eu le courage.
11:08Je me suis dit « Bon, je suis un homme en tout cas. » Et ça va aller.
11:10Et voilà, jusqu'au jour où j'ai lu, je suis venu en charge de l'orchestre Masako.
11:15Et c'est que je ne fasse même pas ça un jour.
11:18Aujourd'hui, le temps a passé. Vous êtes des civils, des militaires.
11:23Comment est-ce que ça se passe ?
11:25Ces deux forces différentes, ces deux ambiances différentes,
11:28comment est-ce que ça se passe ?
11:29Comment vous arrivez à communiquer à la symbiose ? Comment ça se passe ?
11:33Moi, en tant que chef, c'est le rôle du chef d'abord.
11:36Parce que d'abord, il est militaire.
11:39Militaire, avec un chef major aux armées.
11:41Et c'est deux groupes.
11:47Et moi, je fais tout pour que ces deux groupes deviennent célèbres.
12:03En tout cas, il n'y a pas de différence entre les militaires.
12:06Quand il s'agit de l'armée, c'est l'armée.
12:09Quand il s'agit de la musique, et nous sommes là, c'est pour la musique.
12:13Et tout le monde est fixé là.
12:15Et c'est d'abord la discipline, ils sont militaires.
12:17Et même les civils qui sont là,
12:20je peux dire qu'ils ont eu l'information militaire.
12:23Parce qu'en est celui-là.
12:26Il n'y a pas de...
12:27Tu ne sauras jamais que lui-là, il est militaire.
12:30Parce que l'ambiance dans l'ensemble, ça va.
12:33D'accord.
12:34À quelques heures de votre montée sur scène,
12:37j'aimerais qu'on puisse un peu reparler de votre collaboration avec Mike Joss.
12:41Comment ça s'est passé ? L'en de savoir.
12:43Bon, moi, en 82, quand on me prend à Massaco,
12:48on m'a recruté à Massaco.
12:50J'ai fait 10 ans au B2, à la contre-gérence.
12:5410 ans à la contre-gérence.
12:56Après, je suis parti à l'école militaire en 93.
13:02pour ma formation commune basse.
13:05Et...
13:08Madjoss, en 82, il était recyclage à Moïla.
13:13Et on m'a recruté derrière lui.
13:15Derrière Madjoss.
13:16Et quand Madjoss revient de Moïla,
13:20ils m'ont trouvé en 82.
13:25Donc...
13:27Pour moi, la manière de sa manière de travailler,
13:31il aimait bien de son boulot.
13:32Madjoss, Madjoss, Madjoss,
13:34j'ai déjà fait ça, quoi.
13:35Il aimait bien de son travail.
13:37Il était...
13:39Il était...
13:39Pour lui...
13:40La vie...
13:42C'était...
13:44C'était...
13:44Pour lui, c'était...
13:45Ce qu'on appelle...
13:47Euh...
13:48Code judgment.
13:50Les sens, on va le dire.
13:51Oui.
13:51C'est-à-dire, pour lui...
13:53C'est-à-dire, pour lui...
13:54Il était...
13:55Il était sévère.
13:56Sévère.
13:57Sévère.
13:58Mais c'est...
13:58C'était pour juste vous montrer...
14:00Vous dire...
14:02Vous montrer le chemin pour vous dire non.
14:04Ça, ça, ça, ça, ça, ça.
14:05C'est ce...
14:06Le chemin-là que vous devriez suivre.
14:08Et c'est cette école-là, moi, pour moi.
14:11Et ça m'a...
14:13Euh...
14:14Ça m'a venant...
14:15Ça m'a...
14:15Ça m'a ouvert vraiment les yeux.
14:17Et puis...
14:18Et...
14:19Et si je suis maintenant...
14:21Ça que je suis aujourd'hui, je peux dire...
14:22Je remercie d'avoir ce...
14:23Ça monsieur, Madjoss, Madjoss, Madjoss,
14:25Madjoss, Madjoss.
14:27Et...
14:27Et...
14:27Parce que...
14:30Euh...
14:31Au niveau de...
14:32De l'orchestre...
14:33Si tu...
14:33Si tu n'es pas...
14:34Si tu n'es pas vraiment...
14:36Faut un esprit.
14:37Hum...
14:38Et pour serrer...
14:40Serrer...
14:41Et...
14:41Tout ce...
14:41Tout ce groupe.
14:43Il faut être vraiment solide d'abord.
14:45Et...
14:45Donc, il m'a formé...
14:47Et...
14:48Physiquement, moralement.
14:49Et...
14:49Aujourd'hui, j'arrive à m'en sortir.
14:52C'est...
14:53C'est grâce à...
14:53Cette école-là.
14:54Hum...
14:55Et vous ?
14:55Comment ça s'est passé ?
14:56Ben...
14:57Comme je vais dire, moi aussi...
14:59Euh...
15:00Bon...
15:01C'était...
15:01J'avais quelque part.
15:03Mais...
15:04Il m'avait dit qu'un jour, tu viendrais un peu...
15:07Dans mon orchestre, hein...
15:08Le pays viendra chanter plus chez moi.
15:11Et...
15:11Je suis arrivé aussi.
15:13Hum...
15:13L'occasion fait, les larrons.
15:15Quand j'arrive, c'est l'orchestre aussi en question.
15:17Et quand tu m'avais vu, il a dit aux gars, mais oui, mais...
15:20C'est les messieurs-là que moi, je voulais parce que voilà, voilà, j'étais encore jeune, hein.
15:24À cette époque-là, j'avais 30 ans, hein.
15:27Hum...
15:27En 86, j'avais 30 ans.
15:29Et...
15:29C'est là où...
15:30Le même jour, quand je suis arrivé, l'avion m'avait...
15:46Je voulais voir un peu ce qu'on avait fait.
15:47Après, on est parti en salle de répétition au camp.
15:51Quand on arrive en salle, ils m'ont parlé.
15:53Bon, mais tu es déjà arrivé.
15:55Mais si tu ne réussis pas ton test, alors, ben...
15:57Ton billet est encore à jour, hein.
16:00Ton visa.
16:01Donc...
16:02La vie t'attendue à l'aéroport.
16:04Je dis, il n'y a pas de soucis.
16:06On est là.
16:07Et puis, voilà comment j'ai fait mon test.
16:09En faisant mon test, je chantais d'abord...
16:13Il y a l'interprétation et la création, aussi, dans l'orchestre.
16:17C'est ce que je connaissais.
16:18Je travaillais avec les guitaristes depuis le pays là-bas.
16:21Je ferais donner quelque chose.
16:22Et puis, ils m'ont dit oui.
16:24Ils m'ont dit, il y a un album que nous sommes en train de travailler
16:28et qui doit sortir.
16:30C'était la peine à pas de prix, hein.
16:32Alors, moi aussi, la personne qu'on avait envoyée pour venir me chercher,
16:38il m'avait déjà montré tout, tout, tout, tout.
16:40Et je travaillais déjà au pays là-bas.
16:42Et c'est le premier album que j'ai commencé à travailler avec l'orchestre.
16:47Donc, quand j'arrive, c'est le premier album.
16:49Mais j'essaie un peu de chanter les deux chansons.
16:53Même les patrons étaient étonnés.
16:54Oh, mais oui, ils chantent déjà les morceaux qu'ils ont sortis.
16:56Mais oui, mais à partir de là-haut, là, mais c'est génial.
16:59Et c'était comme ça.
17:01Mais sinon, j'étais vraiment bien arrivé dans le groupe et j'étais bien accueilli.
17:07D'accord.
17:08À quelques heures de cet hommage-là, quels sont les sentiments qui vous animent ?
17:13Ah, mais un sentiment de joie, hein.
17:15Un sentiment de joie.
17:16Parce que...
17:20Lévi est mort depuis, mais c'est aujourd'hui que vraiment l'Institut français a pensé à ces messieurs-là.
17:27C'est vraiment un monsieur qui a beaucoup fait pour ce pays.
17:31Sa musique a bercé les gens.
17:33Et il a beaucoup chanté de son pays aussi.
17:36Et ce qui est aussi...
17:37Quand on prend la faune et la flore, il a beaucoup chanté de tout ça.
17:43Et donc, ça, c'est la...
17:45Comment on peut dire ?
17:46La géographie et l'histoire, hein.
17:48Mais les enfants, ils s'imprègnent de ça.
17:51Exact.
17:51Parce que tout ce qu'ils chantaient, les enfants disaient...
17:54Il y a ceux qui venaient chez lui, hein.
17:55Appelés Noréti.
17:56En disant, mais nous avons combien de fleuves ?
17:58Nous avons combien de rivières ?
18:00Nous avons combien de affluents ?
18:02Mais lui, il parlait toujours.
18:03Mais est-ce que vous connaissez le...
18:05Est-ce que vous connaissez...
18:06Donc, ainsi de suite.
18:07Il disait, ça, c'est le fleuve.
18:09Mais ça, c'est la rivière.
18:10Et tout et tout.
18:10Même les universitaires venaient.
18:13Et...
18:14Vraiment, c'était...
18:15Un monsieur qui était bien.
18:16Il était ouvert.
18:18Chez lui, à pleine Noréti, même les enfants,
18:20quand ils fuyaient des fois à l'université,
18:21ils avaient des problèmes.
18:22Les enfants venaient toujours rentrer chez lui.
18:25Ils disaient, mais qu'est-ce qui s'est passé ?
18:26Mais là-bas...
18:26Bon, allez.
18:27Restez là.
18:28Mais quand les agents venaient,
18:29ils ne pouvaient pas toucher aux enfants
18:31qui étaient chez Montjo.
18:32Ça vient de voir les...
18:33Les agents passaient, et ainsi de suite.
18:35Nous, on était là, on répétait,
18:37mais on voyait tout ce qui s'est passé.
18:38Je lui disais tout ce qui est la jeunesse,
18:40c'est sacré.
18:41Et nous, c'était un monsieur,
18:43nul n'est pas fait sur terre.
18:45Et l'homme a un côté animal aussi.
18:47Écoutez, c'est un peu ça.
18:50Mais dans le travail, il était carré.
18:53Il était carré.
18:55Et c'est ce qui va faire en sorte
18:56que si on téléveillait dans ces pays,
18:59c'est grâce à ces messieurs-là.
19:00Et à côté de mon frère que je trouvais
19:02dans l'orchestre en 97.
19:05Si aujourd'hui, vous devriez
19:07décrire Mike Joss en trois mots.
19:10Lesquels ce sont ?
19:12Bon.
19:13Moi, j'ai décrit d'abord Mike Joss.
19:15Du côté d'abord un,
19:17c'était un bon compositeur.
19:20Et toutes ses chansons,
19:21bien sûr, il y avait de l'humour.
19:24Mais c'est la leçon qu'il donnait à tout le monde.
19:27à l'homme et la femme.
19:29Et à la jeunesse.
19:31Tout ça, il a chanté tout.
19:33Et donc, c'est messieurs vraiment
19:35qui avait aimé son pays.
19:37Et il est parti très bien.
19:39Sans problème.
19:40Parce que nous étions là.
19:43Et il nous parlait beaucoup de choses.
19:45Comment il faut vivre.
19:46Comme il disait, je ne suis pas parfait.
19:49mais il faut suivre ça.
19:50Quand on t'a dit ça, il faut suivre ça.
19:52Quand tu ne comprends pas les ventes,
19:54tu demandes.
19:55Mais oui, je ne comprends pas.
19:56Mais ça et ça,
19:57ils vont t'expliquer.
20:00Donc, vraiment,
20:00c'était le monsieur qui était ouvert.
20:02Il n'était pas parfait,
20:03mais il était vraiment ouvert dans le monde.
20:05Surtout dans son travail.
20:07Lui, c'est son travail.
20:09Quand il venait, il vous trouve,
20:10il est en joie, il est content.
20:12Et quand on terminait,
20:13mon frère est là.
20:14Des fois, il prenait sa double cabine.
20:16On partait boire un peu, quelque part,
20:18parce qu'il était en joie de son travail.
20:20Et même quand on préparait les albums,
20:23non,
20:25tant vous faites du bien,
20:26mais non, c'était superbe.
20:28Il était toujours souriant.
20:30Oui.
20:31Et vous, qu'est-ce que ce sera ?
20:34Oh, pour moi, le vieux Mac,
20:38c'est comme disait Willy.
20:41Parce que, je me rappelle,
20:43dans l'hôtel, on était...
20:45Moi, je parle de mon beau côté,
20:47parce qu'on était à l'hôtel,
20:49là, on était un capitaine.
20:52On était partis représenter le Gabon,
20:55la capitaine.
20:56Il m'avait dit...
20:58Il m'appelait...
21:00Petit langage.
21:01Comment il y a un grand frère
21:03de son petit...
21:05Il me dit...
21:06Tout ça, la musique.
21:09Et on préparait.
21:10Et tout ça tombe même bien.
21:11C'est parce que c'était à la veille
21:13de l'hôpital commun.
21:14Il me dit la musique.
21:17Il faut...
21:17Ne t'amuse même pas avec la musique.
21:20La musique, c'est...
21:22C'est karma, ce qu'on appelle...
21:25Tu...
21:25Tu...
21:25Tu planes.
21:26Tu rêves.
21:27Tu rêves.
21:28Ça veut dire qu'il y a des gens
21:29qui doivent t'accompagner.
21:30Et quand tu arrives sur scène,
21:33toi-même, tu verras d'abord la foule.
21:35Donc, c'était la veille, la veille.
21:38Je repose encore la question.
21:39Ben, attends.
21:40Viens-moi.
21:41Attends.
21:41Ce que vous me dites là...
21:43C'est pour...
21:44C'est pour que...
21:45Peut-être que quand nous allons arriver,
21:46sur scène...
21:48Je n'ai pas peur du public.
21:49Ou bien c'est...
21:50Ou bien c'est quoi.
21:51Il dit non.
21:51Sur scène-là.
21:53Tu t'assures.
21:54Il dit...
21:55Demain après-demain,
21:55tu comprends...
21:57Tu sauras que...
21:58Voilà.
22:00Les conseils que le vieux me donne là,
22:01c'est...
22:01C'est ça, ça, ça, ça.
22:03Effectivement, c'est pour deux.
22:04C'est un bon grand.
22:07Et...
22:07Quand...
22:08Bon.
22:09Si vous laissez le travailler,
22:10mais si tu n'arrives pas à le faire,
22:12il te blâme.
22:13Et...
22:14Il te dit non, ça, ça, ça, ça, ça, ça,
22:16c'est pas bien, ça, ça, ça.
22:17C'est ça.
22:18C'était...
22:19Ce côté-là.
22:21Marc, il savait...
22:23Il savait...
22:23Il serrait un peu après,
22:24il voulait simplement un peu le mot.
22:26De son côté militaire et côté artiste.
22:28C'est parce qu'il mélangeait les deux ensemble.
22:30Oui.
22:32Et pareil qu'il y a aussi...
22:33Bon.
22:33Le vieux de Amara Touré,
22:35quand j'arrivais en 82,
22:37le vieux Amara,
22:40il était encore bien en forme.
22:43Parce que...
22:43Parce que moi, en tant qu'artiste musicien,
22:47vous voyez un chanteur,
22:48un chanteur prendre le micro,
22:49mettre le micro ici,
22:50et chanter debout.
22:52Quand le vieux Amara chanteur,
22:53il est là et il était...
22:55Le vieux Amara, c'était un...
22:56C'était un grand musicien,
22:59chanteur.
23:01Ça, parce que moi,
23:02les codes de Amara Touré,
23:05ça m'a vraiment marqué.
23:07C'était...
23:08C'était...
23:08C'était des...
23:09C'était des grands noms,
23:10c'était des baobabs,
23:11c'était des baobabs.
23:12Parce qu'Amara Touré,
23:13il te chantait,
23:15sa voix,
23:15il peut chanter d'ici,
23:17tu es à l'autre côté,
23:17là-bas,
23:17ça, il faut.
23:19Et c'était un code d'accord
23:21dont on montre aujourd'hui
23:22à ses enfants qu'ils n'arrivent même pas.
23:26Vraiment,
23:26bien sûr.
23:28Mais...
23:29Pour moi,
23:30aujourd'hui,
23:31Amara Touré et Marc Joss,
23:33vraiment,
23:34moi,
23:34je peux dire que je sors de vraiment
23:36ce qu'on appelle les codes de grand.
23:39Voilà.
23:41Bon compositeur,
23:42rigoureux,
23:43mais aussi bon conseiller.
23:44C'est comme ça qu'on retiendra Marc Joss.
23:46Mais avant de nous séparer,
23:48on va rapidement
23:49avoir un avant-goût de ce soir.
23:51Bien évidemment.
23:52Ils sont là.
23:52On est un chanteur,
23:53on a un chef d'orchestre,
23:54on va se séparer comme ça,
23:55dans les mots,
23:56et puis dans les sentiers mots.
23:57Non, non, non,
23:58ce serait trop facile.
23:59Alors,
24:00Bungumun,
24:00c'est Bungumun.
24:02Bon, c'est...
24:03j'ai une chanson.
24:06C'est une chanson.
24:06Toutes les...
24:07Voilà.
24:07Justement,
24:08c'est l'occasion pour nous d'avoir un petit Amangou.
24:10Oui.
24:11Alors, on vous écoute.
24:13C'est un chanson.
24:14...
24:14...
24:15...
24:34Musique
24:47Voilà
24:47C'est ce soir
24:49C'est à partir de 19h
24:51C'est à l'Institut français
24:52Les billets sont à 5 et 4 000 francs
24:54Vous allez rater
24:55Tu as oublié
24:57Le boucher pour la belle dame
24:59Oh là là
25:00Ah bon la rumba
25:01Mais on va venir
25:03J'espère qu'il n'a pas arrêté
25:05On va voir ce soir pour écouter le boucher
25:08Justement
25:08Je te conseille comme je le disais
25:10Venez
25:12Assister en fait
25:13J'ai même pas l'humour
25:13Moi-même je suis triste d'émotion
25:15Donc venez
25:15C'est ce soir
25:16Et moi je vous dis à tout à l'heure
25:17À l'Institut français
25:18Bonsoir
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