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Le président de la Confédération générale alimentation de détail, Dominique Anract, parle de la potentielle ouverture des boulangeries le 1er-Mai : «Il faut absolument que les boulangers puissent ouvrir tranquillement».

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Transcription
00:00Tout à fait, alors déjà on est très honoré d'être reçu à Matignon pour pouvoir justement discuter de ces
00:05sujets qui durent, je le rappelle, depuis deux ans quand même sur le dossier.
00:09Donc là, beaucoup de choses ont été faites et là on arrive tout près du but et en fait le
00:14dossier a été enterré un petit peu rapidement.
00:16Donc moi je pense qu'il n'est pas trop tard, on peut encore faire des choses et donc on
00:20est reçu à Matignon.
00:21Qu'est-ce qu'on va demander aujourd'hui ? C'est que les boulangers puissent ouvrir, qu'ils puissent
00:26ouvrir en toute sécurité avec leurs salariés.
00:28C'est-à-dire qu'il n'y a même pas l'ombre d'un tout de pouvoir être contrôlé.
00:31Aujourd'hui on va rappeler, le patron de la boulangerie, le propriétaire de la boulangerie, il a le droit de
00:35travailler, il a le droit de travailler avec sa famille si elle travaille bénévolement je crois.
00:40Et encore, ça c'est limite, moi j'ai entendu un inspecteur du travail dire, écoutez moi l'entraide familiale,
00:45ok dans les fermes mais pas dans les boulangeries.
00:48Donc vous voyez, il y a toujours un doute.
00:49Et donc il y a une insécurité.
00:51Il y a une insécurité et là le fait d'avoir une insécurité, on a eu 30% d'une
00:55année à l'autre qui a fermé parce qu'il ne voulait pas prendre le risque.
00:58Et là si ce n'est pas sécurisé, évidemment qu'ils n'ouvriront pas.
01:01Donc vous vous demandez que les employés puissent travailler ?
01:05Tout à fait, qu'on puisse le faire et en toute légalité, qu'il n'y ait pas l'ombre
01:08d'un doute.
01:10Et puis aussi peut-être demander pour la boucherie, les pâtissiers.
01:13Parce qu'imaginez, c'est vrai que si un boulanger ouvre, un pâtissier à côté ne peut pas, ça pourrait
01:19peut-être créer ou un boucher, un charcutier.
01:23Donc si le boulanger peut travailler, si l'employé peut travailler, il est payé double.
01:27Pour rassurer les syndicats, vous les payez.
01:29Sur le volontariat, bien sûr.
01:30Oui, oui, mais ça c'est historiquement depuis 100 ans on travaille.
01:34Peut-être pas 100 ans pays double, mais aujourd'hui c'est payé double.
01:37Et volontariat, il n'y a aucun doute là-dessus.
01:39Si il vous dit, je ne peux pas changer le texte d'ici le 1er mai, ne vous inquiétez pas,
01:43il n'y aura pas de contrôle.
01:44A la française, c'est interdit, mais on ferme les yeux.
01:49On peut imaginer ça, mais juste le doute en se disant, il y en aura 2-3 qui vont...
01:53Mais ces 2-3 là qui vont prendre une cartouche, ils vont dire, écoutez, moi je...
01:57Vous savez, le gars il a 6-7 employés, ce qui est la moyenne dans les boulangeries, à peu près
02:01en France aujourd'hui.
02:02Le gars il a un contrôle, il se fait allumer, ça fait 4 000 euros d'amende.
02:06Il se dit, moi je ferme, sachant en plus que quand vous avez à peu près 30 à 40%
02:11de masse salariale en boulangerie,
02:13par rapport au chiffre d'affaires, c'est le chiffre moyen.
02:16Ce jour-là, c'est quand même 80%.
02:17On double les commandes, la masse salariale.
02:20Si en plus, vous prenez un PV, bon imaginons que ça passe au tribunal.
02:24Pour l'instant, rien n'aboutit, mais il faut absolument que le boulanger ouvre tranquille.
02:30Le gouvernement qui recule face au syndicat, comment vous réagissez ?
02:37Évidemment qu'on n'est pas contents, puisque nous on est des patrons quand même.
02:40Et puis en plus, on embauche ses salariés.
02:42Après, il y a évidemment qu'il y a une grosse force sociale aujourd'hui, avec lesquelles il faut discuter.
02:46Et vous dites que les syndicats sont à côté de la plaque sur ce sujet ?
02:49Eux, ils ont leur totem, ils font bien leur boulot.
02:53Ils font même vachement bien, puisqu'on a réussi à bouger.
02:56Et donc, on va voir, essayer de discuter, montrer aussi qu'on existe au niveau des entreprises.
03:02C'est quand même nous, Julie, qui employons les salariés.
03:05Donc, ce n'est pas une question de force.
03:07Non, c'est qu'il faut qu'on arrive à discuter, prouver.
03:10Et on a des arguments quand même.
03:11C'est-à-dire que les gens sont pays double.
03:13Et on a quand même, en interne, on a fait un sondage.
03:1580% des gens souhaitent travailler.
03:18On a 11 jours fériés dans l'année, dont le 1er mai, dans les conventions collectives.
03:23Donc, effectivement, c'est aussi des arguments que, je pense, les organisations salariales pourraient comprendre.
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