00:00Priorité au direct, l'arrivée de Cécile Collère et Jacques Paris, les ex-otages revenus d'Iran il y a
00:06maintenant une semaine,
00:07qui sont reçus par la présidente de l'Assemblée nationale.
00:10Et moment très symbolique, dans quelques instants, dans une demi-heure en fait,
00:14ils iront devant l'Assemblée, où depuis plusieurs années sont installés leurs portraits pour obtenir leur libération.
00:21Et très symboliquement, ils vont les décrocher. Il y aura aussi le ministre des Affaires étrangères.
00:26« Vive la vie, Patrick Sos ! » C'était le message de ces deux ex-otages.
00:29Parce qu'on sait que le retour n'est pas forcément simple, mais eux, ils ont choisi la vie.
00:34Oui, et il y a des sasses parfois de décompression.
00:37On les avait suivis à leur arrivée à l'Elysée il y a tout juste une semaine.
00:41Et pour les avoir réentendus hier, sur une autre antenne, lors d'une interview,
00:45et on va peut-être encore les entendre dans quelques minutes,
00:49effectivement, il y a toujours ce sourire radieux des deux,
00:53et en même temps, des témoignages sur ces plus de trois ans d'emprisonnement.
00:58Des témoignages absolument terribles.
00:59Je me posais la question, Patrick. Qu'est-ce qu'ils vont venir ?
01:02Ils vont retrouver leurs fonctions passées rapidement ?
01:04Ou alors ça, j'imagine que non.
01:07Pour être encore plus précis, je pense que les premières personnes qu'ils vont voir
01:11ont des informations à leur donner.
01:13C'est-à-dire qu'on est sur du débriefing.
01:15Débriefing, c'est tout à fait normal.
01:17On n'est pas comme dans d'autres sorties de prises d'otages,
01:22où vous passez vraiment de, par exemple, c'est ce qu'on a connu ces dernières années,
01:26du désert, du Sahel, à une reprise en main directe dans Paris.
01:31Là, ils ont eu ce sas étrange, très étrange, pendant quatre mois,
01:35dans la résidence de l'ambassadeur.
01:37Pourquoi vous l'étiez étrange, Patrick ?
01:38Étrange parce qu'ils n'étaient plus en prison,
01:41mais ils étaient en résidence surveillée, avec des surveillants qui étaient amis.
01:45C'est-à-dire l'ambassadeur, c'est-à-dire la résidence.
01:48J'en parlais avec François Clémenceau, qui est allé plusieurs fois à Téhéran.
01:51C'est un endroit absolument magnifique, mais c'est un endroit fermé.
01:55Il fallait, pour ainsi dire, pointer au commissariat assez régulièrement.
01:59Et puis la guerre est arrivée, les bombardements aussi.
02:01Voilà pourquoi je parle d'étrange.
02:02Ils ont vécu les bombardements, ils ont vécu la guerre des 12 jours.
02:05Mané et Mirkan, ils ont vécu aussi l'horreur de la prison,
02:07pas n'importe laquelle, la prison d'Evin à Téhéran.
02:11Ils le disent eux-mêmes, ils ne voyaient plus le jour, la nuit.
02:14Il n'y avait aucune différence, totalement déshumanisée.
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