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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est 20h05 sur CNews et merci d'être avec nous, chers téléspectateurs.
00:04Vous connaissez la stratégie de l'écran de fumée.
00:06Eh bien, l'écran de fumée est une source d'énergie, désormais, en Macronie.
00:11Renouvelable, peut-être, puisqu'on va parler électricité.
00:15Les Français, vous-même, attendiez des mesures d'urgence mises en place
00:19pour peut-être réduire les dépenses publiques,
00:21aider à réduire les taxes qui frappent aujourd'hui les prix du carburant.
00:27Non, nous allons parler voiture électrique.
00:29Ah bon ? Voiture électrique, neuve.
00:32Deux voitures électriques sur trois devront être vendues en 2030.
00:36Elles devront, je l'ai dit, être électriques.
00:38Sébastien Lecornu a pris la parole à 18h.
00:40On est avec Julien Drey, Elisabeth Lévy, Jules Torres, Driss Galli et Jean-Philippe Tanguy.
00:45Merci d'être avec nous, monsieur le député, député du Rassemblement national.
00:48Tout savoir sur les annonces de monsieur Sébastien Lecornu.
00:53Voiture et camion électrique, interdiction des chaudières à gaz dans le neuf.
00:56Le gouvernement a dévoilé ce vendredi des premières mesures de son plan d'électrification
01:00pour soulager particuliers et entreprises.
01:04Sur le temps long, bien sûr.
01:06Inès Salikad.
01:07C'est un virage énergétique majeur que veut engager le gouvernement.
01:11Objectif, sortir progressivement du pétrole et du gaz,
01:14qui représentent aujourd'hui 60% de la consommation énergétique en France,
01:19et les remplacer par l'électricité.
01:21Dans un contexte international instable, l'exécutif veut reprendre le contrôle.
01:26Notre responsabilité, c'est d'agir là où c'est utile,
01:29en faisant le lien entre l'intérêt individuel de chacun et l'intérêt général du pays.
01:35Car au fond, le problème est simple.
01:37Tant que nous dépendrons du pétrole et du gaz,
01:40nous continuerons de payer le prix des guerres des autres.
01:43Pour y parvenir, le plan prévoit des objectifs très ambitieux.
01:47Deux millions de logements sociaux sortiront du gaz d'ici 2050.
01:52Un million de pompes à chaleur seront installées chaque année d'ici 2030.
01:56Et surtout, deux voitures neuves sur trois seront électriques à la fin de la décennie.
02:02A partir du 1er janvier 2027,
02:04il ne sera plus possible d'installer des chaudières à gaz
02:07dans les nouvelles constructions individuelles ou collectives.
02:10Le gouvernement promet aussi un effort financier inédit
02:13pour soutenir l'électrification.
02:1510 milliards d'euros par an pour accompagner cette transition.
02:19Électrifier, oui, mais en insistant évidemment sur la production en France.
02:24Ces aides ont donc pour deuxième objectif assumé
02:27de participer à notre réindustrialisation.
02:30Parce que l'indépendance énergétique sans indépendance industrielle
02:34n'est tout simplement pas une indépendance.
02:36Mais derrière l'enjeu écologique, il y a aussi le coût.
02:39L'électricité produite en France coûte en moyenne
02:42trois fois moins cher que le pétrole.
02:46Je le disais, vous aviez des Français et des millions de Français
02:48qui se disaient aujourd'hui à quelle sauce on va être mangé dans les prochains jours
02:51et que va faire l'État pour nous aider.
02:53On est en train de nous expliquer qu'on va électrifier la France
02:55et qu'on va avoir deux voitures neuves sur trois électriques d'ici 2030.
03:01On enlève les chaudières à gaz, etc.
03:03Avant d'avoir l'analyse des éditorialistes, le regard du politique,
03:07Jean-Philippe Tanguy, est-ce que le Premier ministre vous a convaincu ce soir ?
03:11Non, sincèrement, absolument pas.
03:13Déjà, il y a une incompréhension de l'urgence.
03:15C'est-à-dire que ce gouvernement ne comprend pas l'urgence du pouvoir d'achat,
03:19des travailleurs, d'un certain nombre de retraités
03:21qui ont vraiment le nez sous l'eau.
03:23Au quotidien, il faut comprendre que 10 euros de plus dans le réservoir,
03:26c'est 10 euros moins dans le caddie.
03:28Et ce gouvernement, quand on leur dit ça du terrain,
03:30il dit que c'est de la démagogie, alors que c'est la vraie vie des gens.
03:33Et ce n'est pas de la vraie vie des gens pour faire pleurer dans les chaumières,
03:36nous sommes représentants du peuple et les taxes sont trop élevées.
03:39Donc, quand vous avez une crise qui se rajoute à ça
03:41et qu'il y a une incompréhension des gouvernements
03:43qui comprennent que l'argent, c'est l'argent des Français,
03:46quand on leur dit oui, baisser la TVA, ça coûte tant.
03:48Non, c'est rendre leur argent aux Français.
03:50Le problème, c'est que le gouvernement ne sait pas baisser les dépenses.
03:53C'est ça, fondamentalement, le problème.
03:55Et le deuxième problème, c'est que ces annonces,
03:57j'ai fait mes devoirs de vacances, si je puis dire, avant de venir,
04:00elles ont toutes déjà été faites.
04:01Donc, un million de poupes à chaleur,
04:03ça avait été déjà promis par M. le maire en 2024 pour 2027.
04:06Donc, M. Lecornu vient de nous annoncer qu'en fait,
04:09ils ont trois ans de retard sur leurs précédentes promesses.
04:12Le million de véhicules électriques pour 2030,
04:15avant, ils avaient promis 2 millions.
04:17Donc, en fait, l'objectif est divisé par deux.
04:19Et ce n'est pas fini.
04:20Pour le leasing de 100 000,
04:22100 000 véhicules en leasing, il avait été promis par M. Macron
04:24pour 2022.
04:26Donc, en fait, M. Lecornu,
04:27à force de faire des annonces, des annonces,
04:28d'être toujours dans la com,
04:29ne se rend même pas compte qu'il se prend les pieds dans le tapis
04:32de précédentes annonces faites par ses anciens ministres
04:35sans qu'ils s'en rendent compte.
04:36Le jackpot du jackpot,
04:38c'est que les pompes à chaleur,
04:39donc on va financer un million de pompes à chaleur.
04:41Pourquoi pas ?
04:42Je veux dire, je suis ouvert au débat.
04:43Non, mais on peut en discuter,
04:44en tout cas techniquement.
04:45En tout cas, il faut mieux installer des pompes à chaleur
04:48qui utilisent le nucléaire français
04:49que du gaz Qatari ou du gaz américain, évidemment.
04:53Mais le gouvernement, pardon,
04:56a laissé vendre le champion français
04:58de la fabrication de pompes à chaleur
05:00à un consortium étranger en décembre dernier.
05:04Donc, en fait, ils ne sont même pas capables
05:06de suivre ce qui fonctionne déjà en France.
05:09Ils le vendent à l'étranger.
05:10Donc, si vous voulez, moi, j'aimerais vraiment...
05:11Ce n'est pas pour toujours tout critiquer.
05:13Moi, j'aimerais vraiment pouvoir dire
05:14« La situation est grave.
05:15Prenons des mesures de long terme
05:17que des gouvernements comme le nucléaire
05:19devront mettre en œuvre pour 10-20 ans. »
05:22Mais ce n'est pas le cas.
05:23Ce n'est que de la com.
05:24Et, excusez-moi, ce n'est que des conneries.
05:26Alors, je ne sais pas si c'est des conneries,
05:27mais en tous les cas,
05:29quand j'ai entendu toutes ces annonces,
05:30je me suis dit que c'est un nouvel écran de fumée
05:32qui est présenté par M. Lecornu.
05:35Ce n'est pas la première fois que ça arrive.
05:36Je vous rappelle qu'après la crise des Gilets jaunes,
05:38c'était le penseur du grand débat national
05:41qui avait permis, évidemment,
05:42de faire ressortir un vrai élan de démocratie en France.
05:45Enfin, au moins, il a eu lieu.
05:47Ah oui, il a eu lieu.
05:48Il a eu lieu, mais effectivement,
05:49je ne savais pas que toutes les annonces
05:51qui ont été faites
05:52avaient été déjà promises les années précédentes.
05:55On oublie, en soi, on oublie,
05:57effectivement, il y a tellement d'annonces.
05:59Julien Drey.
06:00Je le disais, les Français, aujourd'hui,
06:02ils n'attendent qu'une chose.
06:02Ils sont à sec au 15 du mois.
06:04Ils voient les prix du carburant exploser.
06:07Ils ont bien compris que sur un litre d'essence,
06:09sur un euro donné, c'est 50% grossièrement sur le produit
06:14et 50% de taxes.
06:16Ils ne sont pas bêtes, les Français.
06:17Ils attendaient des réponses là-dessus.
06:19Je vais me permettre de dire
06:19que le député Tanguy a fait un bon devoir de vacances
06:21parce que je m'apprêtais à faire la même remarque.
06:23Mais il a été trop vite.
06:25Les grands esprits se rencontrent.
06:26Non, ce n'est pas ça.
06:27C'est que la jeunesse, finalement...
06:29Bon, maintenant...
06:30Parce qu'effectivement,
06:31quand j'ai entendu ces annonces-là,
06:32j'ai regardé et j'ai dit
06:32« Mais j'ai déjà entendu ça quelques-uns. »
06:34Donc, j'ai regardé
06:35parce que maintenant,
06:35pas avec l'intelligence artificielle.
06:37Voilà.
06:38Alors ça, c'est des techniques classiques de Bercy.
06:39C'est-à-dire, il parie que les gens
06:41ont la mémoire courte.
06:42Donc, on peut faire tous les six mois
06:43les mêmes annonces
06:44parce que les gens ont oublié.
06:45Et puis voilà, bim, boum.
06:46Vous savez, comment s'appelle ce jour ?
06:48Des cartes et...
06:50Enfin, voilà.
06:54La vérité, c'est quoi ?
06:55C'est que tout ça n'a qu'un but.
06:56C'est que la vraie question
06:57qui est posée aujourd'hui,
06:58c'est le prix de l'essence.
07:01Et que la question qui est posée
07:02par tous nos concitoyens et concitoyens,
07:04c'est de dire
07:04« L'État, il s'en met plein les poches.
07:06Donc, il peut peut-être nous en rendre un peu.
07:08Donc, il peut bloquer les prix
07:09ou forcer au blocage des prix. »
07:12Pareil, dans la grande consommation.
07:14Il peut effectivement, là aussi,
07:15dire « Maintenant, ça suffit. »
07:17Donc, il y a effectivement
07:17une urgence sociale maintenant
07:19qui est terrible
07:19parce que c'est pas...
07:21Bon, là, sur les plateaux,
07:22on dit tous « C'est difficile. »
07:23Mais moi, je rencontre
07:24de plus en plus de gens
07:25qui sont dans une situation dramatique.
07:26Mais vous avez entièrement raison.
07:27Dramatique.
07:27Vous savez, il y a une image
07:28qui me frappe de plus en plus.
07:30C'est le soir,
07:30je rencontre de plus en plus de gens
07:32qui refont les poubelles
07:33et qui fouillent dedans.
07:35C'est un signe de société, ça.
07:36C'est la chance
07:37de pouvoir orchestrer une émission
07:39sur Europe 1 le week-end.
07:41Depuis le début de la crise,
07:43nous avons fait de cette émission
07:45une sorte de fil rouge carburant
07:47avec la possibilité
07:49d'entendre les auditeurs.
07:51On fait le tour de France.
07:52Tous les témoignages sont sidérants.
07:54Vous avez par exemple
07:55une infirmière libérale
07:56qui doit faire
07:57100, 200, 300 kilomètres par jour
07:59qui ne peut plus,
08:00qui réduit son nombre
08:01de jours de travail.
08:03On a cette femme retraitée
08:05qui a son mari
08:07en maison de retraite.
08:08Elle doit faire 50, 60 kilomètres,
08:09mais avec l'explosion
08:10des prix du carburant,
08:12elle ne peut plus le voir
08:13tous les jours.
08:13On a ces transporteurs routiers
08:15qui sont dans une grande inquiétude.
08:17C'est des témoignages,
08:18je pourrais vous en citer 100.
08:20Et aujourd'hui,
08:20on vous parle voiture électrique,
08:22on vous parle électrification
08:23de la France,
08:24sans vous parler
08:25de l'urgence absolue,
08:26c'est-à-dire de savoir
08:27comment vous baissez
08:28le prix de l'essence,
08:30mais en mai,
08:31ce sera le prix du gaz
08:32et en même temps,
08:34c'est les produits
08:35de première nécessité.
08:36Si je me permettez
08:37deux secondes, pardon.
08:37Je vous en prie.
08:40Ils ne veulent pas,
08:41en fait,
08:42ils sont en train
08:42de s'en mettre plein les poches.
08:44Excusez-moi l'expression.
08:45Mais grâce
08:46à cette augmentation,
08:48les rentrées fiscales
08:49sont énormes.
08:50Alors ça,
08:50ils le contestent,
08:51par exemple.
08:52Alors,
08:52je vais revenir là-dessus.
08:54Je conteste le chiffre
08:55qui est donné.
08:56Là,
08:56je n'ai pas eu encore
08:57de 270 millions.
08:58Je pense que c'est
08:58beaucoup,
08:59beaucoup,
08:59beaucoup plus.
09:01Ça vous engage,
09:02Julien Drey.
09:03Vous êtes un homme d'expérience
09:04et j'ai une confiance
09:06totale en moi.
09:07Une confiance modérée
09:07dans mes propos.
09:08J'ai dit totale.
09:09C'est le cas de le dire.
09:10J'espère que les députés
09:11vont faire ce travail-là
09:12et que la commission
09:12des finances va le faire.
09:14Je vous dis que les sommes
09:15sont beaucoup plus importantes
09:15et que Bercy a réussi
09:17encore un tour de place.
09:17Est-ce que je peux
09:18vous répondre néanmoins à ça ?
09:19Oui, vous avez le droit.
09:20Vous parlez un peu
09:20comme quelqu'un
09:21qui a découvert,
09:22je ne sais pas,
09:22de 3 millions
09:23et qui dit tout d'un coup,
09:24oui, j'ai gagné 500
09:25et alors là,
09:26je veux dire,
09:27on vous dit,
09:27l'État vient de gagner,
09:29je ne sais pas,
09:29tout ce que vous avez dit.
09:30200 millions de millions.
09:32Et même plus.
09:33Mais c'est comme
09:34si vous avez oublié
09:36que tout ça part
09:37dans un grand ensemble
09:38qui est en dessous
09:40du niveau de la mer.
09:40C'est-à-dire
09:41que votre découvert,
09:41c'est toujours aussi énorme.
09:44Alors maintenant,
09:45ça veut dire que,
09:46bien sûr que
09:47vous avez des rentrées fiscales,
09:49ça ne veut pas dire
09:49pourtant que les comptes publics
09:51sont passés au-dessus du rouge.
09:53Vous parlez d'un ensemble
09:55qui de toute façon
09:56prend tellement l'eau
09:57que ces rentrées,
09:58elles ne changent rien.
09:59Elisabeth,
10:00juste une chose.
10:00Juste une chose,
10:01Elisabeth.
10:02Ce n'est pas vrai.
10:02Il suffit de bloquer la TIPP,
10:04c'est une décision,
10:05voilà.
10:06Et vous allez voir déjà
10:08que les prix à la porte
10:09vont baisser.
10:10Oui, mais ce n'est pas
10:10la même chose.
10:11Juste une chose,
10:11Elisabeth,
10:13regardez,
10:13juste une chose,
10:14la dépense publique,
10:15est-ce qu'elle a baissé
10:16ou augmenté en 2025 ?
10:18Elle l'a augmenté,
10:19donc on prend les gens
10:20pour des imbéciles.
10:21Les gens veulent savoir quoi ?
10:22Comment la semaine prochaine,
10:24on va aller
10:25à la pompe à essence ?
10:26Est-ce que le prix va baisser ?
10:28Et plutôt que de dire
10:29en urgence
10:30ce qui va se passer,
10:31on vous explique
10:31qu'en 2030,
10:32il va falloir acheter
10:32des voitures électriques.
10:33Je peux juste finir en vitesse.
10:35C'est un gouvernement déconnecté.
10:37Je ne conteste pas.
10:38D'abord,
10:39vous savez,
10:39Jérôme Fourquet appelle ça
10:40le peuple de la voiture.
10:41C'est les gens
10:41que vous venez d'écrire.
10:43C'est-à-dire des gens
10:44qui ne vivent pas du tout
10:45effectivement
10:46comme les élites parisiennes
10:48ou je ne sais pas quoi.
10:49Ils ne sont pas en trottinette.
10:50Ni en trottinette,
10:51ni avec le merveilleux RER
10:52qui m'amène ici,
10:53ni tout cela.
10:56Simplement,
10:56ce que j'essaye de vous dire,
10:57c'est que
10:58ce qu'il faut dire aux gens
10:59effectivement,
11:00c'est qu'à un moment,
11:01la masse des dépenses sociales
11:02doit baisser.
11:03Oui,
11:03mais ça,
11:03on ira sur ce terrain.
11:04Je voudrais qu'on écoute
11:05Sébastien Lecornu.
11:06Deux voitures sur trois,
11:07neuf,
11:07doivent être électriques
11:09d'ici 2030.
11:10J'ai l'impression aussi
11:11qu'on a un discours
11:11d'un Premier ministre
11:12qui vient d'arriver
11:13à Matignon
11:14qui a sept ans,
11:15cinq ans à venir.
11:18Pardonnez-moi,
11:19à part si évidemment
11:21ça se poursuit l'année prochaine
11:22mais il y a juste
11:23une élection présidentielle.
11:24Donc ce grand projet,
11:25peut-être,
11:26il doit être aussi débattu
11:27à l'Assemblée nationale.
11:28Peut-être.
11:28Il n'est pas contraint.
11:29Peut-être, peut-être.
11:30Écoutons M. Lecornu.
11:32D'ici 2030,
11:34deux voitures neufs sur trois
11:36devront être électriques.
11:38Il y a cinq ans,
11:39la France ne produisait
11:40pas de voitures électriques.
11:43Désormais,
11:43grâce à nos industriels
11:45mais aussi
11:46grâce au système
11:47des bonus,
11:48un véhicule électrique
11:49n'est pas plus cher
11:50à l'achat
11:51qu'un véhicule thermique.
11:52La voiture électrique
11:53peut désormais
11:54être celle de tout le monde.
11:55Le gain pour le pouvoir d'achat
11:56est évident
11:57pour ne pas dire
11:59édifiant.
12:00Faire 100 km
12:01en véhicule électrique
12:02coûte en moyenne
12:04quelque chose
12:04entre 2 et 3 euros.
12:07contre 11 euros
12:08en moyenne
12:08avec du diesel.
12:10Le représentant des voitures
12:11est avec nous,
12:12M. Pierre Chasserey,
12:12des automobilistes,
12:1340 millions d'automobilistes.
12:15Pardonnez-moi,
12:16cher Pierre Chasserey,
12:17je sais que vous avez
12:18un tout petit peu attendu
12:19mais vous nous avez fait
12:20une infidélité à 20h
12:21et mon cœur saigne.
12:22Vous étiez ailleurs
12:23à 20h,
12:24entre 20h et 20h10.
12:25Mes yeux sont partout.
12:26Plus sérieusement,
12:27Pierre Chasserey,
12:28merci d'être en direct
12:29avec nous.
12:29Quand vous entendez
12:30le Premier ministre dire
12:31d'ici 2030,
12:33deux voitures neuves
12:34sur trois
12:34devront être électriques,
12:36est-ce que c'est une mesure
12:37qui est possible ?
12:39Ou vous avez pris peur
12:40en l'écoutant ?
12:42Je vais être honnête,
12:44Eliott.
12:44J'ai vu
12:45et j'ai entendu
12:46un bras d'honneur
12:47fait à tous les Français.
12:49Je n'ai pas entendu
12:50un discours,
12:50je suis resté bloqué
12:51sur ce bras d'honneur,
12:52ce mépris envoyé
12:54à tous les automobilistes
12:56qui aujourd'hui
12:56passent à la station service
12:57et se font asphyxier,
12:59ce mépris envers ceux
13:01qui perdent leur reste à vivre,
13:03qui perdent à la limite
13:04et qui se sentent presque
13:05dans l'obligation
13:06de mendier une dignité
13:08auprès d'un Premier ministre
13:09qui ne les écoute pas.
13:11Tous les propos sont hors sol,
13:12tout est hors sol,
13:13tout est à côté de la plaque.
13:15Je vais démonter les arguments,
13:17ça va aller très vite,
13:18le premier,
13:18deux voitures sur trois
13:19seront électriques.
13:20Mais oui, bien sûr,
13:21bien sûr.
13:22Mais il y a un Français sur deux
13:23qui ne peut pas avoir
13:24de place de stationnement
13:26et donc de borne
13:26pour brancher sa voiture.
13:28Expliquez-moi,
13:29à quoi ça sert
13:29d'avoir un véhicule électrique
13:31si vous ne pouvez pas
13:32le brancher à domicile ?
13:33Parce que sinon,
13:34son calcul mathématique
13:35à Sébastien Lecornu
13:36qui dit dans le son
13:37qu'on vient d'envoyer
13:37que ça revient quatre fois
13:39moins cher,
13:39c'est faux.
13:39Si on se recharge
13:41uniquement sur autoroute,
13:42ça coûte plus cher.
13:43Donc ça, c'est faux.
13:45Donc M. Lecornu,
13:46là-dessus,
13:47parler à des spécialistes,
13:48arrêter de dire n'importe quoi,
13:50ça permettra d'éviter
13:51de prendre les Français
13:52pour des imbéciles
13:53parce que lorsqu'ils écoutent
13:54les propos que vous tenez,
13:55M. Lecornu,
13:56ils se sentent insultés.
13:57Ça, c'est le premier point.
13:59Le deuxième point,
14:00c'est que j'ai entendu
14:00le sang piternel,
14:02ça coûte de l'argent
14:03de baisser les taxes
14:04sur le carburant.
14:05Ça coûte.
14:06Ah, ça coûte.
14:07Oui, parce qu'il est resté bloqué
14:08à un niveau CP,
14:09en fait,
14:10où on regarde
14:11la baisse des taxes
14:12et le manque à gagner.
14:15Alors là, oui,
14:16là, il a raison.
14:17Fatalement,
14:17si on baisse les taxes,
14:18il y a moins d'argent
14:19des taxes qui tombe.
14:20Jusque-là,
14:21c'est imperturbable.
14:22Sauf qu'en fait,
14:23il n'a pas fait beaucoup
14:23d'études en économie,
14:24sinon il saurait
14:25qu'en rendant du pouvoir
14:26roulé aux Français
14:27et donc en abaissant
14:28la fiscalité,
14:29on rend du pouvoir roulé,
14:31on rend du pouvoir d'achat,
14:32on rend de la confiance,
14:34donc de la consommation,
14:36donc de la croissance.
14:37Parce que la politique
14:38de M. Lecornu,
14:39depuis un mois,
14:40nous a fait perdre
14:41sur trois mois.
14:42En un mois,
14:42on a perdu l'équivalent
14:44d'un demi-point de PIB
14:45sur trois mois.
14:46C'est-à-dire qu'on vient
14:47de perdre, là,
14:48en un mois,
14:49il faut le savoir,
14:50il faut que tous ceux
14:50qui nous regardent
14:50soient au courant.
14:51On vient de perdre
14:525 milliards d'euros.
14:53Voilà ce qu'on vient
14:54de perdre dans l'inaction.
14:55Alors quand j'entends
14:56tous les politiques venir
14:58et tous les journalistes
14:59répéter le bon vieux,
15:00ah ça coûte de baisser
15:02les taxes sur le carburant.
15:03Oui,
15:04mais ça rapporte à côté.
15:06Il n'y a quand même
15:06pas besoin de sortir
15:07de Saint-Cyr pour comprendre
15:08que si la mère de famille
15:10qui va à l'école
15:11chercher son gamin,
15:12elle a tout passé
15:13dans les carburants,
15:14elle ne va pas aller
15:14acheter le pain au chocolat.
15:15Et donc le boulanger,
15:16il ne va pas vendre
15:17pour le pain au chocolat.
15:19Autre question très importante,
15:20on a à peu près
15:2040 millions d'automobilistes
15:22en France,
15:23je crois que c'est
15:23moins d'un pour cent
15:24des Français
15:25qui roulent à l'électrique
15:26aujourd'hui.
15:27C'est bien ça ?
15:28Oui, c'est ça.
15:29Voilà.
15:29C'est deux pour cent
15:30pour être très précis.
15:31Deux pour cent.
15:31Bon, c'est personne.
15:32Bon, donc c'est personne,
15:33donc c'est mission impossible.
15:34Le prix d'une voiture électrique
15:36aujourd'hui,
15:37prenons une voiture moyenne,
15:41le prix d'une voiture électrique
15:42française versus,
15:43parce que là,
15:44ceux qui sont en train
15:44de sabrer le champagne,
15:46ils ne sont pas en France,
15:47ils sont en Chine.
15:48Ils se disent,
15:49mais on a des génies
15:50en France.
15:50Mais merci !
15:53C'est exactement ça
15:54et je veux même
15:54aller plus loin.
15:55J'ai eu l'occasion
15:56de rencontrer
15:57le président
15:57d'une grande marque
15:58de véhicules électriques
15:59qui m'a dit quelque chose
16:00qui m'a glacé le sang.
16:02Il m'a rencontré,
16:03il m'a dit,
16:03comment réagiront
16:04les Français
16:05quand on va racheter
16:06Stellantis ?
16:07Je vous garantis
16:07que c'est vrai.
16:09Et moi,
16:09je l'ai corrigé,
16:10je lui ai dit,
16:10non,
16:10si vous rachetez.
16:11Il m'a dit,
16:12quand on va racheter ?
16:14Et là,
16:14ce jour-là,
16:15j'ai compris qu'en fait,
16:16en passant sur une formule
16:17du 100% électrique,
16:18on était juste en train
16:19d'aller vers un modèle
16:21où on passait
16:23d'une dépendance
16:24au pétrole
16:26qui est produit
16:27à plusieurs endroits
16:27du monde
16:28à une dépendance
16:29à la batterie électrique
16:30qui est produite
16:31à un seul endroit du monde.
16:32Donc alors,
16:35l'indépendance énergétique
16:37par ce qu'on fait
16:38de l'électricité
16:38en France,
16:39c'est vrai.
16:40Mais imaginez
16:41les Français latinos
16:42qui nous regardent
16:43et qui ont écouté
16:44ce soir Sébastien Lecornu
16:45leur dire que l'électricité,
16:46c'est bien,
16:47c'est pas cher.
16:47Mais on parle à des Français
16:49qui viennent de se chauffer
16:50cet hiver
16:50et qui ont vu
16:51leur facture d'électricité
16:52devenir un tel frein
16:54qu'on en est arrivé
16:54à une France
16:55qui se chauffe
16:56avec le plaid
16:56sur le canapé.
16:58C'est ça la réalité
16:59de la France.
16:59Et Eliott,
17:00vous parliez de l'émission
17:01que vous faites le week-end
17:02avec le fil rouge
17:03sur les carburants
17:04que j'ai écouté.
17:05Vous avez entendu
17:06tous les témoignages
17:06et moi,
17:07j'ai des centaines
17:08de milliers de messages
17:08qui me parviennent
17:09notamment sur mes réseaux sociaux,
17:11sur mon fil Instagram.
17:12Je ne vous raconte même pas
17:13les messages que je reçois
17:15et auxquels j'essaie
17:15de répondre.
17:16Et cette nuit,
17:17je discutais avec une jeune femme
17:18qui m'a...
17:19Ça m'a fait froid
17:20dans le dos.
17:21Elle va peut-être se reconnaître
17:21parce qu'elle m'avait écouté
17:22sur CNews.
17:24Elle n'a plus les moyens.
17:25Elle n'a plus les moyens
17:26de faire le plein
17:26et accrochez-vous.
17:27Pourquoi ?
17:27Pour aller chercher
17:28ces gamins à l'école.
17:30Mais on en est arrivé là,
17:32en France,
17:32on en est arrivé à un point
17:34où en fait,
17:34on accepte,
17:35l'État ose,
17:36Sébastien Lecornu
17:37ose parler de financement
17:39de 100 000 euros
17:40sur un camion électrique
17:42alors qu'il refuse
17:43de baisser les taxes
17:44sur le carburant.
17:45Non mais sérieusement ?
17:47Mais comment fait-il
17:48pour adresser
17:48un tel bras d'honneur
17:49à la France ?
17:50Ah oui, je sais.
17:51C'est comme ses tweets apparemment.
17:53Il fait ses discours
17:53sur Tchad GPT.
17:55Donc peut-être
17:55que c'est là le problème.
17:56Il y a un moment
17:57où l'intelligence,
17:58elle ne doit pas être
17:58artificielle.
17:59Il va falloir quand même
18:00se poser...
18:00Pierre Chasserey,
18:01vous avez dit
18:01que vous étiez pressé.
18:02Donc j'écoute attentivement.
18:04On m'a dit
18:04que vous étiez très pressé.
18:05Vous n'aviez qu'à arriver
18:06à 20h
18:07et je vous aurais laissé
18:07un peu plus de temps.
18:09Peut-être la prochaine fois,
18:10évitez d'être ailleurs
18:10à 20h pour arriver
18:12à 20h10.
18:12Un grand merci Pierre Chasserey.
18:14Plus sérieusement,
18:15c'est intéressant
18:15parce que c'est le discours
18:16dans la colère
18:17de Pierre Chasserey,
18:18l'absus révélateur,
18:19j'allais dire,
18:20c'est aussi la colère
18:21qu'on peut entendre
18:21chez Alexandre Jardin.
18:23Ce discours
18:24de Sébastien Lecornu
18:26est un discours déconnecté
18:28de la France du réel.
18:29Des Français
18:30qui font de la voiture
18:31un élément essentiel.
18:32Des Français
18:33qui au 15 du mois
18:34sont en grande difficulté.
18:36Juste des Français
18:36qui sont 90%
18:37à utiliser la voiture
18:39pour faire leur trajet
18:41domicile, travail.
18:42Donc évidemment
18:42pourquoi le gouvernement
18:43aujourd'hui
18:44est dans une sorte d'impasse ?
18:45Parce qu'il ne veut pas
18:46sortir le chéquier
18:47pour faire un nouveau
18:47quoi qu'il en coûte.
18:48Ce qui peut d'ailleurs
18:49s'expliquer.
18:49Mais ce qu'on vit aujourd'hui,
18:51c'est le résultat
18:52des 50 derniers budgets
18:53qu'on a votés
18:54ces 50 dernières années.
18:55C'est-à-dire une incapacité
18:56chronique à baisser
18:57la dépense publique,
18:57une incapacité chronique
18:58à baisser les taxes.
19:00Et je pense que
19:00c'était la seule réponse
19:01qu'attendaient les Français
19:02ce soir.
19:02C'est une baisse des taxes
19:04significative ou non.
19:05Mais c'est le seul sujet
19:06parce que les Français
19:07ne veulent plus
19:07d'un chèque carburant.
19:08Ils veulent bien
19:09qu'on leur parle d'électrification.
19:10Ce sera un des sujets
19:11des 50 prochaines années.
19:12Mais c'est le sujet
19:13des 50 prochaines années.
19:14Là, on parle du sujet
19:15des 5 prochains mois
19:16pour les Français.
19:16et évidemment
19:17que là,
19:18elles passent à côté.
19:18On va continuer
19:19la discussion.
19:20Mais vous aussi,
19:20je vous ai pressé,
19:21M. Tanguy,
19:23à part si vous voulez
19:24rester et jouer
19:24les prolongations
19:25dans la deuxième partie
19:26des missions
19:26parce que c'est bien
19:27de critiquer ou c'est mal.
19:28Mais en tous les cas,
19:29quelles sont vos mesures ?
19:30À court terme,
19:31vous auriez fait quoi,
19:32vous, à la place
19:32de M. Lecornu ?
19:33Parce que c'est arrivé
19:34pour le critiquer.
19:35Nous, on a les mesures
19:36constantes.
19:36C'est baisser la TVA
19:37de 20 à 5,5.
19:38Et ça correspond exactement
19:39à ce que discrivait M.
19:40C'est-à-dire
19:41l'énergie,
19:41les énergies,
19:42sont un produit
19:43de première nécessité.
19:44En France,
19:45le taux de TVA
19:46des produits
19:46de première nécessité,
19:47ce n'est pas 20 %,
19:48c'est 5,5.
19:49Donc en fait,
19:50la question que je pose,
19:51c'est pourquoi la mesure
19:52du Rassemblement National
19:53n'a jamais été appliquée
19:54en fait,
19:55à moins que pour ces gens-là,
19:56l'énergie ne soit pas
19:57un produit de première nécessité.
19:58Et en fait,
19:59c'est ça la réponse.
20:00Ils disent qu'elle coûte trop cher.
20:01Écoutez,
20:02on dépense entre 53 et 56 %
20:04du PIB en dépenses publiques.
20:06Donc ça fait entre 1 600
20:07et 1 800 milliards
20:09chaque année
20:09en dépenses publiques.
20:10Moi, j'ai déjà 8 milliards
20:11trouvés comme ça.
20:12C'est l'annulation
20:12ou la rebudgétisation
20:14des certificats
20:15d'économie d'énergie,
20:15une espèce de mafia
20:16que le système a créé
20:17pour piquer du fric aux gens
20:18et se le distribuer entre eux.
20:19Il y a les certificats
20:20de biogaz,
20:21500 millions d'euros.
20:22Il y a ce qu'on appelle
20:23les crédits REP
20:23sur le recyclage
20:24qui ne sert à rien,
20:25enfin qui ne fonctionne pas.
20:25Il y a de l'argent
20:26partout en France.
20:27Mais notre pays,
20:29tout le monde a son petit billet.
20:31Non, non,
20:31pour des lobbies,
20:32pour les lobbies.
20:33Tous les lobbies français
20:33ont un petit billet,
20:34une petite aide.
20:35Moi, je me souviens une fois,
20:36j'ai proposé de supprimer
20:37un milliard d'euros
20:38pour les crédits carbone
20:40qui financent
20:40un certain nombre de secteurs.
20:42Dans le quart d'heure
20:43où j'ai proposé,
20:44où j'ai déposé mon amendement,
20:45j'avais un lobby
20:45qui m'appelait pour me dire
20:46« Mais vous êtes sûr
20:47pour votre campagne électorale,
20:48la prochaine,
20:49que vous êtes sûr
20:50de vouloir défendre cet amendement ? »
20:51Bien sûr que je le défends,
20:52l'amendement.
20:53Évidemment,
20:53personne ne l'a voté.
20:55Les lobbies en France
20:56sont gavés d'argent public.
20:57Là, j'ai essayé
20:58de démontrer depuis un mois
20:59avec mes camarades
20:59le détournement
21:00des stocks pétroliers français.
21:02Je n'arrive pas
21:02à faire émerger ce sujet
21:03à part,
21:04il faut bien le dire,
21:05sur CNews et Europe 1.
21:06Je tiens à vous remercier
21:06parce que vous êtes là.
21:07C'est la vérité.
21:08Tout le monde pourra vérifier.
21:09C'est un scandale
21:10qui coûte 600 millions d'euros par an.
21:12600 millions d'euros
21:13qui sont piqués
21:14un centime par litre.
21:15C'est pour payer
21:15le stock des pétroliers
21:16à la place des pétroliers.
21:18Et quand on dit ça,
21:19on se fait traiter de démago.
21:21Courte pause.
21:21On revient dans un instant.
21:22Je rappelle juste
21:23que 60% de l'industrie automobile
21:25et des véhicules électriques.
21:26Aujourd'hui,
21:27ça s'est construit en Chine.
21:29Par la Chine.
21:30D'accord ?
21:31Que,
21:31à catégorie comparable,
21:32un véhicule électrique chinois
21:34coûte en moyenne
21:3420 à 30% de moins
21:36qu'une voiture française.
21:37Alors,
21:37on y revient.
21:38Comment ?
21:38C'est 40 000 la moyenne
21:39pour un véhicule électrique.
21:40Imaginez,
21:41mais je ne sais pas qui.
21:43Et puis,
21:44c'est pour faire 350 normes.
21:45C'est le technocrate
21:47qui vient en trottinette
21:48rue de Varenne
21:49nous expliquer
21:50ce qu'on doit faire en région.
21:52Sébastien Lecornu
21:52ne vient pas en trottinette.
21:53Je ne dis pas,
21:54je n'ai pas parlé de M. Lecornu,
21:55vous présentez.
21:56Je parle de toute l'équipe
21:58de technocrates.
21:59Je ne me permettrai jamais
21:59de parler de M. Lecornu comme ça.
22:02Bien sûr,
22:02la pub.
22:03On revient dans un instant.
22:04Vous êtes dans les starting blocks.
22:05Je branche la prise.
22:06On est tous à l'électrique.
22:07Vous êtes à combien ?
22:0980 ?
22:0990% ?
22:10Il est à 100%.
22:11Il est à 100%.
22:12Tant mieux.
22:13On revient dans un instant.
22:18On poursuit la discussion
22:19autour de cette allocution
22:21du Premier ministre
22:23Sébastien Lecornu
22:25qui devait présenter
22:25des mesures d'urgence
22:26pour les Français
22:29qui sont en souffrance
22:29depuis maintenant 42 jours
22:31et l'explosion des prix
22:32à la pompe.
22:33Et on a eu un grand discours
22:34sur le projet
22:35d'électrifier la France
22:37sur le long terme
22:38avec la mesure phare.
22:40Deux à trois
22:41des voitures
22:42qui seront vendues
22:43en 2030,
22:44elles devront être électriques.
22:46Je rappelle que
22:46le leader mondial d'électrique
22:48n'est pas français.
22:49Malheureusement,
22:49d'ailleurs,
22:50on rêverait de dire
22:50qu'il est français,
22:51qu'il est chinois,
22:53que l'industrie chinoise
22:54sur l'électrique,
22:55ça représente automobile,
22:5750 à 60%
22:58de l'industrie mondiale,
23:00que les moteurs électriques,
23:02ils sont faits également
23:03en Chine.
23:04Même les Allemands
23:05sont très en avance sur nous.
23:06Les Allemands,
23:07oui, mais alors
23:07les Allemands,
23:08ils ne veulent pas
23:08qu'on touche aux thermiques.
23:10Pas encore.
23:10Ils ont dit
23:11qu'on va peut-être reculer
23:12les promesses de Bruxelles.
23:14Attendez deux minutes
23:14parce qu'il faut qu'on vende
23:15quand même
23:15quelques voitures thermiques avant.
23:17Julien Drey qui est à 100%,
23:18je le rappelle.
23:19Non, alors plusieurs choses.
23:20D'abord,
23:21vous pouvez avoir peur
23:22des Chinois,
23:22mais ceux qui sont en avance
23:25sur la question
23:25des véhicules électriques
23:26et qui vont faire mal
23:27dans les années à venir,
23:27c'est les Indiens.
23:28C'est l'industrie indienne
23:29qui risque de tailler
23:30des croupières.
23:31D'ailleurs,
23:31l'industrie chinoise
23:32sont très en avance
23:33sur ces questions-là.
23:34Donc, je m'excuse.
23:35Je n'ai pas garacé.
23:36Non,
23:37premier aspect de chose.
23:37Deuxièmement,
23:39sur la question
23:39du moteur électrique,
23:41il y a quand même
23:41une question qui reste posée.
23:42C'est que contrairement
23:43à ce qu'on nous raconte,
23:44les batteries électriques,
23:46ce ne sont pas des choses
23:47qui ne sont pas neutres
23:48sur le plan,
23:50je dirais.
23:50Oui,
23:50ce n'est pas forcément
23:51éco-responsable.
23:52Voilà.
23:52Merci de me donner
23:53ce terme-là.
23:54Votre vocabulaire est bien ligne.
23:56Je suis le premier
23:56à prendre le vélo, moi.
23:57Si vous avez le possibilité
23:58un jour dans votre périple
24:00de survoler un certain nombre
24:02de pays comme en Amérique latine,
24:03notamment en Chine,
24:04vous allez voir les dégâts
24:05que ça fait pour pouvoir
24:06avoir les plantes
24:07qui servent à cela.
24:08Bon, donc,
24:10contrairement à ce qu'on pense,
24:11je ne suis pas convaincu
24:12que ce soit cette fuite
24:13en avant vers le véhicule électrique
24:14n'est pas totale.
24:15Troisièmement,
24:15je voudrais juste finir
24:16parce que ça,
24:16c'est ce qui est important.
24:17Je signale simplement
24:18pour mémoire
24:19parce que je suis un peu
24:19le plus ancien,
24:20c'est qu'on a déjà fait
24:22des expériences.
24:22On a bloqué la TIPP.
24:24C'est le gouvernement Jospin
24:25qui l'avait fait à l'époque.
24:26Il avait bloqué la TIPP
24:28et grâce à ça,
24:28on avait réussi à maintenir
24:30un certain tarif sur le prix.
24:32Un peu plus tard,
24:32on a réussi à fracasser le nucléaire,
24:35mais c'est un autre sujet.
24:35Mais ça, ce n'est pas
24:36le gouvernement Jospin.
24:38C'était sous Hollande.
24:38Non, non, d'abord
24:39sur une centrale.
24:40C'est déjà une de trop.
24:42Non, mais si vous voulez,
24:43on peut refaire une.
24:43C'est déjà une de trop.
24:44C'est terrible.
24:45Dès que vous êtes déstabilisé
24:47sur un argument,
24:47vous allez me chercher.
24:49À quel point je suis déstabilisé ?
24:51Je vous dis juste...
24:51Vous parlez de Jospin,
24:52je me permets de revenir
24:53un peu plus près.
24:53Oui, mais vous avez été
24:54chercher Hollande
24:55et moi, je vous parlais de Jospin.
24:56Oui, bien.
24:56Vous avez raison.
24:57Il y a un lien, d'ailleurs.
24:58Bon, il y a un lien,
24:59évidemment,
24:59mais je vous dis simplement...
25:00Ça s'appelle le PS.
25:02Allez-y, Julien.
25:02En un mot,
25:03parce qu'on est pressé.
25:04Non, je vous dis juste
25:04que la question qui est posée
25:06aujourd'hui,
25:06c'est la baisse de la TIPP
25:08et le blocage des tarifs
25:09à la grande consommation.
25:10Nicolas Dupont-Aignan
25:12qui a tweeté très rapidement.
25:14J'ai hâte de voir
25:14les réactions politiques.
25:16Ça peut être intéressant.
25:17S'ils n'ont pas de pain
25:18qu'ils mangent de la brioche,
25:18vous savez,
25:19c'est la formule qu'on attribue.
25:20D'ailleurs, ce n'est pas vrai.
25:21Mais ce n'est pas vrai.
25:23Cette formule
25:23qui est parfois
25:25attribuée à Marie-Antoinette
25:27avant de pouvoir
25:28s'acheter une voiture électrique
25:29ou une pompe à chaleur,
25:30les Français aimeraient
25:31pouvoir payer
25:32leur plainte d'essence.
25:33Et la question qu'on se pose,
25:34c'est est-ce que
25:34M. Lecornu
25:36est déconnecté ?
25:37Moi, je pense que
25:38Gérard Majax,
25:39ce n'est pas Emmanuel Macron,
25:41si Sébastien Lecornu.
25:42C'est-à-dire que
25:43tout le monde attend
25:44en urgence
25:46du concret
25:47pour les prochains jours,
25:48les prochaines semaines.
25:49Et là, on vous explique
25:50qu'en électrifiant
25:51toute la France
25:51d'ici 2015...
25:52Sans compter,
25:53si vous me permettez,
25:54une remarque
25:54et qu'il faudra faire un jour
25:55une enquête
25:56sur cette histoire
25:58parce qu'il y a
25:59des détournements
26:00considérables
26:00qui sont faits.
26:01Dries Ghali,
26:02parce qu'on ne vous a pas
26:02entendu dans la première partie
26:03et j'aimerais avoir
26:04votre regard d'essayiste,
26:06de parfois romancier.
26:07Là, on est en pleine romance.
26:09Exactement.
26:10Il y a deux choses.
26:11Il y a d'un point de vue
26:13de l'art,
26:14on va dire.
26:15On a un cas extrêmement...
26:16On a recréé Versailles
26:17dans Paris
26:18sans noblesse.
26:19C'est-à-dire que
26:19vous avez des gens
26:20qui vivent dans leur idéologie,
26:21ils sont dans l'entre-soi,
26:22ils ont des tableaux de bord
26:23qu'on n'avait pas
26:24ni Necker ni Louis XVI.
26:26Donc, ils ont
26:28les réseaux sociaux,
26:28ils ont les infos
26:29et pourtant,
26:30ils donnent l'impression
26:31de ne pas connaître
26:32les Français,
26:33d'être complètement
26:33à côté de la plaque
26:34par rapport
26:34aux demandes des Français.
26:35Donc, on est vraiment
26:36à raison.
26:37Il y a un deuxième sujet,
26:39c'est le sujet
26:40probablement de l'idéologie.
26:42Ces gens-là
26:42étaient contre le nucléaire,
26:43ils se sont ressaisis.
26:45Là, ils sont
26:46dans le tout électrique.
26:47Avant, on disait
26:48la fée électricité
26:49au début du XXe.
26:50Là, c'est une pensée magique
26:51le tout électrique.
26:52L'électricité,
26:52vous allez voir,
26:53va vous réduire tous les problèmes.
26:53Heureusement,
26:53il ne promet pas
26:54les soviets
26:55et l'électricité.
26:56C'est Lénine
26:57qui disait ça.
27:00Je voudrais qu'on écoute
27:01Sébastien Lecornu
27:02qui a quand même annoncé
27:03que les prix doivent baisser.
27:06Pas les prix vont baisser.
27:08Les prix doivent baisser.
27:09Deux choses différentes.
27:10Les mots ont un sens.
27:12Les services de l'État,
27:13vous le savez,
27:14contrôlent tous les jours
27:15les marges,
27:17les délais,
27:17les prix.
27:18Quand les cours
27:19du carburant baissent,
27:21les prix doivent baisser
27:22aussi en station.
27:24Aussi vite
27:25que lorsqu'ils ont augmenté.
27:27C'est une question de justice.
27:28C'est une question de transparence.
27:30C'est aussi une question
27:31de bon sens.
27:32Parce que gérer une crise,
27:34c'est garder son sang-froid,
27:35ne céder ni à la panique,
27:37ni à la démagogie.
27:38Les mots ont un sens.
27:39Les prix doivent baisser.
27:40Est-ce que les prix vont baisser ?
27:42Pour moi,
27:43le son le plus important
27:43de la journée,
27:44ce n'est pas l'allocution
27:45de Sébastien Lecornu.
27:46D'ailleurs,
27:46je voulais commencer
27:46l'émission par ça.
27:47C'est Michel-Édouard Leclerc
27:48qui dit ce matin
27:50« Jamais nous ne reviendrons pas
27:54au prix en station
27:55d'avant-guerre. »
27:57Il y a un avant
27:58et un après.
27:59Michel-Édouard Leclerc.
28:01Est-ce que ça veut dire
28:02qu'on ne retrouvera pas
28:03le prix d'avant-guerre ?
28:05Je ne le sens pas ça.
28:06Vous pensez qu'on ne reviendra pas
28:08au prix d'avant-guerre ?
28:08Non, je pense que l'intérêt
28:09de ceux qui ont fait cette guerre,
28:11c'est qu'on ne retrouve pas
28:12le niveau d'avant.
28:13Il y a un intérêt économique ?
28:15Oui.
28:16Vous avez bien vu,
28:17ce n'est pas la libération
28:17du peuple iranien aujourd'hui.
28:19L'intérêt de la guerre aujourd'hui,
28:21pour beaucoup d'oligarques,
28:22c'est le pétrole.
28:24C'est pour ça que la famille Bush
28:25avait été faire la guerre en Irak.
28:27Je mets de côté
28:28la partie géopolitologue.
28:30Ce qui m'intéresse,
28:30c'est de savoir
28:31si oui ou non,
28:32les prix vont revenir
28:33à ce qu'ils étaient avant.
28:34C'est-à-dire que le 12 février,
28:36on était par exemple
28:36à 1,74 pour le sans-plomb 95.
28:40On est le 10 avril à 2,07.
28:42C'est 30 centimes de plus.
28:43Le litre, le 1,64 pour le quinzol,
28:452,39 aujourd'hui.
28:48Et vous avez un Premier ministre
28:50qui dit les prix vont baisser.
28:51La galère des automobilistes.
28:53Écoutez quelques réactions
28:53au micro de CNews.
28:55Tout est fait pour que l'essence
28:58reste à un prix très élevé.
29:01Donc pour nous inciter
29:03à acheter de l'électrique.
29:05Mais à l'électrique,
29:06si on veut faire de la route,
29:08faire des longues distances,
29:10ce n'est pas possible.
29:12Les Italiens l'ont fait.
29:13Avec des baisses de coût.
29:16Pourquoi nous, on n'y arrive pas ?
29:18Il y a plusieurs années,
29:19le coût de l'essence
29:22était beaucoup moins cher.
29:26Il faut qu'ils fassent quelque chose.
29:28Je ne peux pas être déçu
29:30ni comptant rien
29:30ni quoi que ce soit.
29:31De toute façon,
29:32on a 3 300 milliards de dettes.
29:34Alors quoi qu'il en soit,
29:35de toute façon,
29:36ils nous ont foutu
29:36dans un merdier pas possible.
29:38Une dernière chose avec vous,
29:40Jean-Philippe Tanguy,
29:41député du Rassemblement national.
29:42Et après, je vous laisse.
29:44On le disait,
29:45avril,
29:45il y a cette hausse
29:46des prix du carburant.
29:48mais ça va être
29:49l'explosion des prix du gaz.
29:53Donc, comment aujourd'hui,
29:55vous voyez à moyen,
29:58à court et moyen terme,
30:00l'avenir pour les Français
30:01qui nous regardent ?
30:02Malheureusement,
30:03je pense que M. Leclerc a raison
30:04parce que la France,
30:05c'est désarmé.
30:06Il n'y a pas de stratégie.
30:07Tout ça, c'est le chien crevé
30:08au fil de l'eau.
30:09Donc, déjà, les 15%
30:11pourraient le neutraliser
30:12avec la mesure sur la TVA.
30:14Ça, ça neutraliserait la hausse.
30:16Mais il n'y a pas de stratégie.
30:17Par exemple,
30:18les stocks de gaz
30:19ont été vidés par l'hiver.
30:21Et il n'y a pas eu de volonté,
30:22il n'y a pas eu de stratégie
30:23pour les alimenter en permanence.
30:24Et si on avait des stocks de gaz
30:26pleins à la fin de l'hiver
30:27comme il y en était avant le début,
30:29parce qu'il y avait
30:29une alimentation permanente,
30:31on n'aurait pas ces problèmes
30:31d'alimentation
30:32et de hausse du prix de gaz.
30:33Il n'y a pas de pilotage.
30:35Il n'y a pas d'état-stratège.
30:37Il n'y a pas de volonté
30:37de protéger les Français
30:39de phénomènes qu'on connaît,
30:40excusez du peu,
30:41depuis la crise pétrolière
30:42des années 70.
30:43Moins que des gouvernements
30:45français aient été surpris
30:47en 1975.
30:48Je le comprends,
30:49c'était la première crise pétrolière.
30:5050 ans après,
30:51c'est de l'incompétence.
30:53Et que ce soit sur la gestion
30:54des stocks.
30:54Par exemple,
30:55pourquoi est-ce que le gazole
30:56va de record en record ?
30:57Les gouvernements français
30:59ont dit aux Français
30:59pendant des années
31:00acheter du gazole.
31:01Acheter des voitures au gazole.
31:03Et parallèlement,
31:03ils ont fermé
31:04les raffineries françaises
31:05et européennes
31:06qui produisaient du gazole.
31:07Ce qui fait qu'aujourd'hui,
31:08nous sommes dépendants massivement
31:10non seulement d'importations
31:11de pétrole,
31:11mais en plus d'importations
31:13de produits raffinés du gazole.
31:14Et ça,
31:14c'est leur responsabilité
31:15totale.
31:16C'est eux qui ont fait
31:19cette désindustrialisation massive.
31:21Et juste,
31:21je finis là-dessus,
31:22lors du dernier débat
31:23sur l'énergie,
31:24j'ai posé,
31:25j'avais compté
31:25dix fois la question
31:27au ministre de l'Énergie,
31:28c'est quoi vos stratégies
31:29sur les raffineries en France ?
31:30Je n'ai jamais eu de réponse.
31:32Et le ministre,
31:32je pense,
31:33ne savait même pas
31:34à quoi servaient des raffineries.
31:35Et je le dis,
31:37sans aucune ironie,
31:38ces gens ne connaissent
31:39rien à leur métier.
31:40Jules Thorey,
31:41c'est quelqu'un
31:41de très raffiné.
31:42Donc peut-être
31:43qu'il y a un lien.
31:44Je peux être une raffinerie,
31:45si vous voulez.
31:45Il peut être une raffinerie,
31:46bien évidemment.
31:47On est passé de 24 à 7
31:48en tous les années.
31:49Comme chacun.
31:50Jules Thorey,
31:51merci beaucoup
31:51Jean-Philippe Tanguy.
31:53Je vous propose
31:53d'écouter Sébastien Lecornu
31:55une dernière fois.
31:56Il y a tout
31:58dans cette allocution.
32:00Il dit,
32:00il faut savoir profiter
32:01des crises.
32:02Pour l'État, oui.
32:03Écoutez,
32:04c'est très surprenant.
32:07Quotidiennement,
32:08le gouvernement travaille
32:09pour affronter
32:09chaque crise
32:10au jour le jour,
32:11mais aussi pour anticiper
32:12les crises de demain.
32:14Les ministres reviendront
32:15dans les jours qui viennent
32:16devant vous
32:16pour préciser
32:18l'ensemble des mesures
32:19dans le détail.
32:20Je le dis là aussi,
32:22rien n'est
32:23et ne sera définitif.
32:25Chaque jour,
32:26nous saurons nous adapter.
32:28Y compris
32:29si les prix des carburants
32:30devaient remonter durablement
32:31pour aider les travailleurs
32:33et les travailleuses
32:34les plus impactés.
32:35Mais,
32:36au-delà de ces aides d'urgence,
32:38il faut savoir faire
32:39de chaque crise
32:40une opportunité.
32:42Il faut savoir
32:43ne pas gâcher une crise,
32:44si je puis me permettre
32:45cette expression,
32:46et lier chaque mesure nouvelle
32:48à une vision globale
32:50pour l'avenir.
32:51Je ne suis pas sûr
32:52que la formule
32:52vous le baron noir,
32:54ce soit une formule
32:54dans le contexte actuel,
32:56une formule adaptée.
32:57Et certains pourraient y voir
32:58quelque chose de,
33:00dirons-nous,
33:01malsains
33:03profiter d'une crise
33:04avant ?
33:04Oui, je pense que l'État
33:05profite de la crise
33:06pour l'instant.
33:06Ça, je le dis,
33:07je le maintiens.
33:08Je pense que les députés
33:09ne font pas bien leur travail
33:10parce qu'ils devraient
33:11assaillir le gouvernement
33:12de questions très précises
33:13pour montrer la réalité
33:15des choses
33:16qui sont en train
33:16de se passer.
33:17La technocratie française
33:19adore ce genre de crise
33:20parce que c'est le moment
33:20où elle se remplit les poches.
33:22C'est comme ça
33:22que ça se passe
33:23depuis des années
33:24et d'ailleurs,
33:25ils intoxiquent
33:25les gouvernants à chaque fois
33:26avec des notes stratégiques
33:27soi-disant
33:28qui ne font que,
33:29etc.
33:30Là, aujourd'hui,
33:31il y a une réalité
33:31qui, d'après moi,
33:32est dramatique
33:33parce que la frange
33:34des gilets jaunes,
33:35elle a été oubliée
33:36depuis maintenant
33:38quelques années.
33:39Mais la frange des gilets jaunes,
33:40c'était la France,
33:40justement,
33:41qui avait besoin
33:42de la voiture.
33:43Elle ne le faisait pas
33:43par plaisir,
33:44elle le faisait
33:45parce qu'elle avait besoin
33:45de ça.
33:46Et là,
33:47elle va obligatoirement
33:48être prise dans un tel étau
33:50qu'à un moment donné,
33:51un hôtel va se réveiller.
33:51Mais elle va être mal.
33:52Autre sujet,
33:53il nous reste 10 minutes.
33:53Vous imaginez,
33:54on n'a même pas le temps
33:55d'aller sur les autres thèmes.
33:56J'avais encore une dizaine
33:57de thèmes à traiter.
33:59Mais ça va être le sujet
33:59du week-end,
34:00ça va être le sujet
34:01des prochains jours,
34:01bien évidemment.
34:02C'est de voir à quel point
34:03les Français ont pu
34:05soit être convaincus
34:07ou non
34:07par le Premier ministre.
34:09Et ça va être intéressant
34:10de voir ce qui va se passer
34:11dans les prochaines heures.
34:12Vous êtes d'accord avec moi,
34:12l'homme le plus raffiné ?
34:13Je suis toujours d'accord avec vous.
34:14C'est une raffinerie, d'ailleurs.
34:15Bien sûr,
34:16une raffinerie formidable.
34:17Vous devriez être ministre
34:18de la République.
34:18Sur la question des députés,
34:19c'est quand même
34:19extrêmement intéressant
34:20parce qu'ils viennent d'avoir
34:21trois semaines de vacances
34:22pour les élections municipales.
34:23Ils ont tous demandé,
34:25tous partis confondus,
34:25une semaine le 20 avril
34:27pour évidemment
34:27prendre des vacances
34:28parce qu'évidemment
34:29la semaine du 20 avril,
34:30il faut des vacances,
34:31qu'on va aller jusqu'au mois de juin,
34:32qu'ils ne veulent pas faire
34:33de sessions extraordinaires
34:34après le 14 juillet
34:35et que finalement
34:36tout ce beau petit monde
34:37va revenir en septembre
34:37pour l'élection présidentielle.
34:39Donc c'est vrai qu'il y a un sujet,
34:40moi je veux bien qu'on tape
34:40en permanence sur Matignon,
34:42sur les technocrates de Bercy,
34:43mais il y a aussi
34:44une responsabilité
34:44de l'Assemblée nationale
34:46et je vous le rappelle
34:46que lors des dernières QAG
34:47de mardi et de mercredi dernier,
34:49les questions au gouvernement,
34:50il n'y a pas eu une seule question
34:51posée au cas d'Orsay
34:52au ministre des Affaires étrangères.
34:53Donc il y a aussi une question...
34:54La guerre.
34:5646e jour de guerre
34:58aujourd'hui.
35:00Le vice-président américain
35:01J.D. Vance
35:01parti vendredi
35:02pour Islamabad
35:03où sont prévues,
35:04vous le savez,
35:04des négociations avec l'Iran
35:05à appeler Teheran
35:06à ne pas se jouer
35:09de Washington
35:09sur fond de profondes divergences
35:11et de fragiles
35:12cessez-le-feu.
35:12Voyez le sujet
35:13parce que tout va se jouer,
35:15du moins ça peut se jouer
35:16ce week-end.
35:17Voyez le sujet,
35:17il est signé Mathilde Ibanez.
35:20Route bloquée,
35:22patrouille de police
35:23lourdement armée,
35:24la capitale pakistanaise
35:26Islamabad
35:26est placée
35:27sous haute sécurité.
35:28En cause,
35:30l'ouverture imminente
35:31de négociations cruciales
35:32entre les Etats-Unis
35:33et l'Iran
35:34prévues dans un hôtel
35:35de luxe de la ville.
35:37Côté américain,
35:38c'est J.D. Vance,
35:39le vice-président
35:40qui mènera la délégation
35:41aux côtés
35:42de l'émissaire spécial
35:43Steve Witkoff
35:45et de Jared Kushner,
35:46le gendre de Donald Trump.
35:49Nous attendons
35:49cette négociation
35:50avec impatience.
35:51Je pense qu'elle sera
35:52constructive.
35:53Nous verrons bien sûr,
35:54comme l'a dit
35:54le président des Etats-Unis,
35:56si les Iraniens
35:57sont prêts à négocier
35:58de bonne foi.
35:59Dans ce cas,
35:59nous sommes tout à fait
36:00disposés à leur tendre
36:01la main.
36:02S'ils essaient
36:02de se jouer de nous,
36:03ils verront que
36:04l'équipe de négociation
36:05n'est pas si réceptive
36:06que ça.
36:08Pour les Iraniens,
36:09le président du Parlement,
36:11Mohamed Bagher-Ghalibaf,
36:12et le ministre des Affaires
36:14étrangères sont annoncés.
36:16Au cœur des discussions,
36:17un plan iranien
36:18en dix points soumis
36:19comme base de travail
36:20à Washington.
36:22Des négociations
36:22qui s'annoncent tendues.
36:24La défiance reste immense
36:25entre les deux camps,
36:26les divergences profondes
36:27sur les dossiers clés.
36:29En ligne de mire,
36:30la question du nucléaire iranien,
36:32véritable point de friction.
36:33Mais ce n'est pas tout,
36:34chaque délégation
36:35arrive avec ses propres exigences.
36:37Tandis que les tensions régionales,
36:39notamment autour du détroit d'Ormouzoum,
36:41encore les répercussions
36:42du conflit au Liban,
36:44pourraient faire capoter
36:45les discussions à tout moment.
36:47Qu'est-ce qui peut se passer
36:48ce week-end, Julien Drey ?
36:50Je ne sais pas
36:51ce qui va se passer,
36:52mais déjà...
36:52Qu'est-ce qui peut se passer ?
36:54Déjà, les deux feuilles de roue
36:55sont tellement antagoniques
36:56que je ne vois pas
36:57comment ils peuvent faire un accord.
36:58À moins que
37:00Donald Trump cède sur tout.
37:02Plus exactement,
37:02que M. Vance arrive
37:03à faire céder Donald Trump.
37:05parce que ce qu'on a vécu là,
37:07c'est un bras de fer
37:07qui a eu lieu à Washington
37:10entre M. Vance et M. Trump.
37:12Et c'est lui
37:12qui a pesé de tout son poids
37:15pour que ça s'arrête.
37:16Et Trump,
37:17pris par,
37:18d'après moi,
37:18les déclarations qu'il avait faites,
37:20un tempestige et tout rasé
37:21par l'opinion,
37:22a été obligé de reculer.
37:24Donc maintenant,
37:24Vance joue son...
37:25C'est d'ailleurs pour ça
37:26que c'est lui
37:26qui est au cœur de la négociation
37:28parce qu'il espère
37:28obtenir quelque chose.
37:30Alors après,
37:31il y a des intermédiaires là-dedans,
37:32le Pakistan,
37:33Omane,
37:34qui peuvent essayer
37:35de dire des choses,
37:35mais je ne vois pas
37:36véritablement
37:37ce qui peut sortir de tout ça.
37:38Dries Ghali.
37:39Ce qui est en jeu,
37:40à mon humble avis,
37:42c'est extrêmement important,
37:43c'est l'avenir des Américains
37:45au Moyen-Orient.
37:46Ce qu'ils ont démontré
37:47qu'ils avaient la force
37:47mais pas la puissance
37:48parce qu'ils n'ont pas eu
37:49la sagesse.
37:50Malheureusement,
37:50la sagesse,
37:51je dis bien malheureusement,
37:52a été du côté iranien
37:53qui ont admirablement
37:54joué ces guerres
37:54et qui ont réussi
37:56à bloquer Hormuz
37:56et à obliger Vance
37:57à quitter Washington
37:58et à s'occuper
37:59à la place de Marco Rubio
38:01des négociations.
38:01Donc,
38:02ils ont réussi
38:02à imposer le choix
38:03des interlocuteurs
38:04aux Américains.
38:05On va voir
38:05s'ils vont aller
38:06au Pakistan ou pas.
38:07Pakistan,
38:08allié américain.
38:09Grand allié américain,
38:10d'ailleurs.
38:11Mais ils ont un bon rapport
38:12avec l'Iran.
38:13Vous aussi.
38:14Oui, bien sûr.
38:15Ce qui est en jeu,
38:16vraiment,
38:17et moi,
38:17je le crains beaucoup,
38:17c'est que c'est un deuxième
38:1911 septembre.
38:19Je suis au niveau symbolique.
38:21Il y a eu un 11 septembre
38:21sunnite 2001
38:23où les États-Unis
38:24ont été attaqués
38:25dans leur puissance
38:26par le monde sunnite,
38:27Al-Qaïda.
38:28une partie du monde sunnite.
38:29Là, vous avez,
38:30on est face peut-être
38:32à une victoire à terme
38:33de l'Iran
38:33s'ils arrivent à imposer
38:34ne serait-ce que...
38:36Parce qu'on était partis
38:37il y a 15 jours
38:37pour que l'Iran
38:38soit à un changement de régime.
38:39Là, l'Iran dicte
38:40ses conditions.
38:41Elle est en train
38:42de dicter ses conditions.
38:44Elle parle de contrôler Ormouz.
38:46Et vous avez M. Trump
38:47qui vous dit
38:47je ne suis pas fermé
38:48à faire une co-société
38:50avec l'Iran
38:50pour ramasser le péage
38:51à Ormouz.
38:52C'est une catastrophe.
38:54Moi, je crains
38:54qu'elle se produise.
38:56Non, mais Elisabeth Nair,
38:57ensuite, Julien.
38:58Toutes les catastrophes
38:59peuvent se produire.
39:00Simplement,
39:00on est dans une guerre
39:01qui a commencé en 79
39:03entre l'Iran et l'Amérique.
39:05Or, à chaque fois
39:06que les Américains
39:07marquent des points,
39:08ils ont quand même
39:09marqué beaucoup de points
39:10dans la campagne aérienne.
39:11J'ai écouté
39:12le abou de Philippe de Villiers
39:13avant de partir
39:14ce qu'il disait également.
39:17Ça, on l'a complètement oublié
39:18à cause du coup magnifique
39:20du détroit d'Ormouz.
39:21Mais ça aussi,
39:22il faut quand même
39:22le juger un peu
39:23sur le long terme
39:24parce que
39:24ce serait quand même étrange
39:26que tous les pays
39:27du Golfe
39:28acceptent tout d'un coup
39:29que l'Iran contrôle
39:31le détroit d'Ormouz.
39:32Vous remarquerez que
39:34justement,
39:35Philippe de Villiers
39:35disait qu'ils sont en train
39:36de changer d'humeur.
39:37Ils se sont,
39:38en tous les cas,
39:38on ne les a pas entendus
39:41tellement se retourner
39:42vers les Etats-Unis
39:43et contre les Etats-Unis
39:44et Israël.
39:44Donc, moi,
39:45je vous appelle
39:45à la prudence
39:47dans cette analyse.
39:48Dans le brouillard de la guerre,
39:49il y a aussi le brouillard
39:50des négociations
39:51et notamment dans un cadre
39:53comme celui-ci.
39:55Julien Drey,
39:55pourquoi ça se passe au Pakistan
39:56et à Islamabad ?
39:58Parce que le Pakistan
39:59est une puissance
40:00dans le monde arabe,
40:02dans le monde musulman,
40:03dans le monde sunique surtout.
40:04Et il a joué
40:05dans une relation
40:07avec une partie des Émirats,
40:09parce que les Émirats
40:10sont très divisés.
40:11l'Arabie saoudite
40:12n'était pas pour cet accord-là.
40:15C'est Oman
40:15et des Émirats
40:16qui ne sont pas
40:17directement impliqués
40:18jusqu'à maintenant
40:18qui ont essayé
40:19de faire un front nouveau
40:20avec le rôle de la Turquie.
40:21Parce que c'est
40:22Pakistan-Turquie l'axe.
40:24Et la Turquie
40:24essaye de se remettre
40:25au cœur du dispositif.
40:27Moi,
40:28je ne pense pas
40:28que tout ça va déboucher.
40:30Et par contre,
40:31il y a quelque chose
40:31qui m'agace un petit peu,
40:33je le dis,
40:33c'est une lecture
40:34qui est française
40:35de ce qui est en train
40:36de se passer.
40:37C'est-à-dire
40:37qu'on est en train
40:38de m'expliquer
40:38depuis une semaine
40:39que l'Iran
40:40a gagné la guerre.
40:41Les Américains
40:42n'ont pas gagné.
40:43Non, les Américains.
40:43À mon grand regret.
40:45Je voudrais juste finir.
40:46L'Iran est dans
40:48une situation économique
40:49qui va être terrible.
40:50L'ensemble
40:51de ces infrastructures
40:52ont été détruites.
40:52Mais ils mettront ça
40:53à la faute sur les Américains.
40:54Excusez-moi,
40:54je vous coupe,
40:55mais ça va être
40:55la faute des Américains
40:56pour le public.
40:57Pour l'instant,
40:57je n'ai pas vu
40:58le peuple iranien
40:59descendre massivement
41:00dans la rue
41:00en disant
41:01à mort les Américains.
41:02Peut-être que certains
41:03le souhaitent,
41:04mais ce n'est pas
41:04ce qui est en train
41:05de se passer.
41:05Donc ça va être
41:06un gouvernement
41:06qui va être très affaibli
41:07qui pour l'instant
41:08ne tient que
41:09parce que les milices
41:10irakiennes
41:11pénètrent en Iran
41:12parce que lui-même
41:13n'a quasiment plus
41:14les troupes nécessaires
41:15pour pouvoir tenir.
41:15Donc je veux bien
41:16qu'on ait une lecture
41:17toujours en disant
41:18voyez bien
41:18presque avec un souhait
41:19parce que l'anti-américanisme
41:21qui règne...
41:21Ce n'est pas ça,
41:21c'est du pro-américanisme
41:22au contraire.
41:23L'anti-américanisme
41:24qui règne dans le monde...
41:25Je ne parle pas de vous,
41:26j'ai dit l'anti-américanisme.
41:34Mais la seule lecture
41:35qu'on a en France
41:36c'est effectivement
41:37le nombre de morts.
41:38Mais ce qu'on oublie de dire
41:40c'est qu'il y avait
41:41un coup d'État
41:41qui se préparait
41:42monté par l'Iran
41:43avec le Hezbollah
41:44dès que les opérations militaires
41:47allaient se faire.
41:49Et la frappe massive
41:50qui moi-même m'a surpris
41:51je dis mais
41:52ils sont fous les Israéliens
41:53qu'est-ce qu'ils font là ?
41:54Alors que jusqu'à maintenant
41:55ils prenaient des précautions
41:56ils faisaient attention
41:57là ils ont tapé massivement
41:58parce qu'on était
41:59au bord d'un coup d'État.
42:00Ce qui remet en cause
42:01la diplomatie française
42:02qui a passé son temps
42:04à essayer de remettre en scène
42:05le Hezbollah au Liban
42:06en nous expliquant
42:07que le Hezbollah
42:08est une partie intégrante
42:09du Liban.
42:10Donc si vous voulez
42:10gardons les choses en tête
42:12il y a une partie
42:13qui est terrible
42:13il y a des Iraniens
42:14qui effectivement essayent
42:15maintenant de tenter
42:16le tout pour le tout
42:17pour essayer
42:18parce que c'est quoi ?
42:19Ce qu'ils veulent
42:19c'est que l'opinion américaine
42:21lâche Trump
42:21et qu'ils pensent
42:22qu'à partir de là
42:23Trump sera obligé de reculer.
42:24Il nous reste deux petites minutes
42:25voilà ce qu'on pouvait dire
42:26sur la guerre au Moyen-Orient
42:28je voudrais terminer quand même
42:29par une dernière à l'actualité
42:32nationale
42:33quoique débat
42:33il n'y a pas eu
42:35puisqu'on devait parler
42:36du 1er mai
42:37ça a été
42:37pardonnez-moi
42:38de la formule
42:39un bordel monstre
42:41bordélisation
42:42j'ai le droit de le dire
42:42à cause de la France insoumise
42:44j'ai le droit de le dire
42:45ou pas ?
42:47Bordélisation
42:47c'est bon
42:48j'ai le droit de le dire
42:48les députés ont approuvé
42:50vendredi matin
42:50une motion de rejet préalable
42:52du texte
42:52autorisant le travail
42:53de certains salariés
42:54le 1er mai
42:55déposé par les macronistes
42:56voyez le sujet
42:57rapidement
42:57et une réaction
42:58un petit tour de table
42:59bien sûr Elisabeth
43:00allez-y
43:00parce que je sens
43:01que vous êtes dans les starting blocks
43:02voyons le sujet
43:04il va nous défendre
43:05le 1er mai
43:06ou on entend
43:07suspension de séance
43:09à répétition
43:10je veux quand même dire
43:11à quel point
43:11il est scandaleux
43:12qu'encore une fois
43:13vous utilisiez
43:13un 49-3 parlementaire
43:15échange agité
43:17le texte
43:18sur le travail
43:18de certains salariés
43:19le 1er mai
43:20a plongé
43:21l'Assemblée nationale
43:22dans le tumulte
43:23à l'ouverture des débats
43:24le groupe ensemble
43:26pour la République
43:26de Gabriel Attal
43:27a déposé
43:28une motion de rejet
43:29préalable
43:29à l'examen
43:30de son propre texte
43:32pour 120
43:33contre 105
43:34l'Assemblée nationale
43:35a adopté
43:36un coup tactique
43:38cette décision
43:39permet de contrer
43:40l'opposition
43:41des 4 groupes de gauche
43:42et le risque
43:43d'obstruction
43:43dans les débats
43:44alors que 140 amendements
43:46avaient été déposés
43:47mais elle permet surtout
43:49d'accélérer
43:50le calendrier parlementaire
43:52avec la convocation
43:53d'une commission
43:53mixte paritaire
43:54c'est à dire
43:56un accord
43:56entre députés
43:57et sénateurs
43:58objectif
43:59permettent son adoption
44:00dès le 1er mai
44:01de cette année
44:02d'autant que le Sénat
44:03a déjà adopté
44:04cette proposition
44:05de loi
44:06initialement portée
44:07par les républicains
44:08c'est une victoire
44:09qui est importante
44:10très vraisemblablement
44:11le 1er mai
44:12tous ceux qui voudront
44:13travailler dans ce pays
44:14pourront le faire
44:14vent debout
44:16insoumis
44:16socialistes
44:17et écologistes
44:18ont exprimé
44:19leur intention
44:19de saisir
44:20le conseil constitutionnel
44:21c'était déjà le cas
44:22sur la loi du plomb
44:23ça a été le cas
44:24sur un projet
44:25comme la 69
44:25maintenant c'est le cas
44:26sur le 1er mai
44:27ça suffit
44:28il faut que le conseil constitutionnel
44:29se prononce
44:30en attendant
44:31la proposition de loi
44:33passera donc devant
44:34la commission mixte paritaire
44:35prévue ce mardi
44:36le scrutin
44:38est clos
44:40Elisabeth
44:40est-ce qu'on a le droit
44:41de travailler le 1er mai
44:42quand on est fleuriste
44:42ou blanché
44:43la France est le seul pays
44:44à part je suppose
44:47c'est des quelques pays
44:48encore communistes
44:48du monde
44:49où il faut voter une loi
44:50pour que les gens
44:51aient le droit de travailler
44:51alors ça c'est
44:53vraiment facile
44:54mais vous vous rendez compte
44:55qu'il faut tout ce bazar
44:57pour que des gens
44:57qui veulent travailler
44:59puissent travailler
45:00en un mot Julien
45:01je vous ferai juste remarquer
45:02à Elisabeth
45:03que le 1er mai
45:04c'est pas un symbole communiste
45:05le 1er mai
45:06c'est le symbole
45:07des luttes ouvrières
45:07qui ont commencé
45:08c'est bien avant le communisme
45:09premier aspect des choses
45:10deuxième aspect des choses
45:11c'est une provocation
45:12qui est inutile
45:13vous avez le 1er mai
45:15ensemble
45:15nous allons aller
45:16chez les fleuristes
45:16chez les boulangers
45:17vous verrez qu'ils seront ouverts
45:18oui mais pas les salariés
45:19si vous faites travailler
45:20les salariés
45:21il y a une amende
45:22et c'est des milliers d'euros
45:23cher Julien
45:24j'aurais aimé
45:25marcher avec vous
45:26pour le 1er mai
45:27sur les manifestations
45:28j'aurais adoré faire
45:29la manif par exemple
45:30du 1er mai
45:30sauf que c'est devenu
45:31le 1er mai
45:32la fête des casseurs
45:3420h53
45:3520h53
45:36merci à Tanguy Kiknel
45:38à la réalisation
45:39Samuel Arnaud
45:39à la vision et au son
45:40on participait à l'émission
45:41Julien Deroux
45:42au TeslaFter
45:42merci à tous les 4
45:43l'info se poursuit sur CNews
45:45avec 100% politique
45:45à demain
45:46on travaillera le premier
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