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  • il y a 7 minutes
Le fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis est entré dans son troisième jour ce vendredi 10 avril. Avant le début des négociations au Pakistan, Donald Trump s'est dit "très optimiste" sur la possibilité de conclure un accord de paix. L'Iran dénonce de son côté des pourparlers "dénués de sens" sans un cessez-le-feu au Liban.

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Transcription
00:00Bonjour à toutes et à tous, mes chers compatriotes.
00:04Depuis plusieurs semaines, le Moyen-Orient a vécu encore une fois dans la guerre.
00:09Ces derniers jours, une accalmie semble se dessiner, un cessez-le-feu a été annoncé.
00:14Nous verrons comment le détroit d'Ormousse peut réouvrir et les marchés ont commencé à se détendre.
00:20C'est une bonne nouvelle, mais chacun le sait, cette détente est fragile, elle est partielle, comme on le voit
00:26à Thélas au Liban.
00:28C'est précisément pour cela que je veux tirer avec vous les leçons de ce que nous venons de vivre.
00:33Ce que nous avons vu, ce n'est pas une crise lointaine, c'est un monde où tout se tient.
00:39Le détroit d'Ormousse est menacé et ce sont les pleins, les factures, les dépenses quotidiennes qui augmentent.
00:46Et la première leçon de tout cela, au fond, n'est pas nouvelle.
00:48C'est celle que la France a déjà apprise dans son histoire.
00:52Un pays n'est réellement libre que s'il est capable de tenir quand le monde vacille.
00:57Et aujourd'hui, il n'est même plus nécessaire de détruire pour fragiliser.
01:01Il suffit simplement de menacer, de perturber et tout se dérègle très vite.
01:07La deuxième leçon est tout aussi évidente.
01:10L'énergie n'est pas seulement un marché.
01:12C'est un enjeu de sécurité nationale, un rapport de force.
01:16Quand nous importons du pétrole ou du gaz, nous importons en même temps les crises des autres.
01:22La guerre au Moyen-Orient n'est pas la nôtre et pourtant, elle nous affecte très directement.
01:28Heureusement, la France a un atout.
01:30Une électricité produite sur son sol, issue de choix stratégiques faits il y a des décennies par nos anciens.
01:38A l'époque déjà, la France avait fait le choix de l'indépendance énergétique.
01:42Et c'est le sens des décisions que le gouvernement a prises il y a tout juste deux mois.
01:47Relancer le nucléaire, y compris d'ailleurs celui de nouvelle génération.
01:51Développer les énergies renouvelables les plus utiles et produire davantage.
01:56La crise, il faut bien le dire, a validé ses choix.
01:59Je remercie les experts, les industriels qui les ont accompagnés.
02:03Je remercie aussi les forces politiques qui lucidement ont rejeté les motions de censure déposées par certains groupes politiques qui
02:11voulaient l'empêcher.
02:12C'est un choix fort, électrifier la France pour la rendre plus indépendante.
02:18Désormais, il nous faut transformer notre consommation d'énergie.
02:21Remplacer le pétrole et le gaz par de l'électricité.
02:25Troisième leçon, il faut toujours s'adapter.
02:29Ne jamais être immobile, ne jamais déconnecter notre action intérieure, de politique intérieure, des réalités du reste du monde.
02:36Peu importe que ces réalités nous plaisent d'ailleurs ou nous déplaisent, en gestion de crise, il faut être avant
02:42tout pragmatique.
02:43C'est donc agir vite.
02:45Et les services de l'État, vous le savez, contrôlent tous les jours les marges, les délais, les prix.
02:51Quand les cours du carburant baissent, les prix doivent baisser aussi en station, aussi vite que lorsqu'ils ont augmenté.
03:00C'est une question de justice, c'est une question de transparence, c'est aussi une question de bon sens.
03:05Parce que gérer une crise, c'est garder son sang-froid, ne céder ni à la panique, ni à la
03:11démagogie.
03:12Je veux le dire clairement, on ne peut pas d'un côté dénoncer les déficits publics et en même temps
03:17proposer des baisses généralisées de taxes.
03:20Ces mesures paraissent certes simples, elles semblent être un remède facile, mais elles ne fonctionnent pas, on le sait.
03:28Cela a été démontré dans le passé et dans d'autres pays.
03:31Elles coûtent non seulement très cher, mais elles profitent toujours aux pays exportateurs de pétrole,
03:37c'est-à-dire principalement les États-Unis, le Kazakhstan ou l'Algérie, pour ne citer que ces pays,
03:43et donc non à la France et encore moins aux Français.
03:46Il nous faut donc être prêts, et être prêts désormais, c'est anticiper davantage les prochaines crises.
03:52Nous n'allons pas vous dire comment vivre, comment gérer votre manière de vivre,
03:56pour être encore plus direct, nous n'allons pas vous faire la morale, chacun est bien libre.
04:01Nous n'allons pas non plus refaire ce qui ne marche pas, et encore moins ce qui ne marche plus.
04:06Notre responsabilité, c'est d'agir là où c'est utile, en faisant le lien entre l'intérêt individuel de
04:12chacun
04:13et l'intérêt général du pays.
04:15Car au fond, le problème est simple, tant que nous dépendrons du pétrole et du gaz,
04:20nous continuerons de payer le prix des guerres des autres.
04:24Et ces crises vont malheureusement se poursuivre, on le sait, elles vont nous appauvrir,
04:29et tout cela n'est pas une parenthèse.
04:32La France a déjà su, dans son histoire, prendre des décisions structurantes.
04:37Elle l'a fait pour son énergie, je le disais, elle l'a fait pour son industrie,
04:41elle l'a fait pour son modèle agricole, elle l'a fait pour son armée,
04:44elle l'a fait aussi d'ailleurs pour son modèle culturel.
04:47Nous devons donc le faire à nouveau, avec une forme de pragmatisme français
04:53qui peut nous caractériser.
04:56Aujourd'hui, 60% de notre consommation d'énergie reste d'origine fossile.
05:02Alors même que nous produisions plus d'électricité que nous n'en consommons
05:06et que cette électricité est trois fois moins chère que le pétrole.
05:09Cela devient clairement un non-sens.
05:12Nous allons donc devoir changer d'échelle et avec méthode.
05:16Non pas à coups de mesures dispersées,
05:18mais avec une véritable planification,
05:20comme la France a su le faire dans les moments décisifs de son histoire.
05:25Une planification sérieuse, suivie dans la durée,
05:29avec une exigence simple, n'abandonner personne.
05:33Cela signifie des aides ciblées, efficaces,
05:35qui doivent aller à celles et ceux qui en ont réellement besoin.
05:37C'est-à-dire les travailleurs qui ont besoin de leur voiture,
05:40les familles, les retraités qui ont besoin de chauffer leur maison ou leur appartement.
05:45Cela signifie aussi refuser les dispositifs trop généraux, trop coûteux,
05:50qui créent bien souvent des effets d'aubaine et même parfois des rentes,
05:53sans pour autant résoudre les problèmes sur le fond.
05:57Aussi, d'ici à 2030, le soutien à l'électrification de notre pays sera multiplié par deux
06:04et passera de 5,5 milliards d'euros à 10 milliards d'euros par an.
06:09C'est une somme absolument considérable.
06:12Pour autant, cela ne se fera pas avec de l'argent nouveau.
06:16Mais en utilisant mieux l'argent des Français,
06:19car nous tiendrons et nous devons tenir nos cibles de déficit public.
06:25En visant un objectif, réduire les dépenses énergétiques de l'État et des Français,
06:29en fixant cette priorité,
06:31les différentes aides publiques seront réorientées vers l'électrification.
06:36Investir aujourd'hui, c'est donner à chacun du pouvoir d'achat,
06:40redonner aux entreprises françaises de la compétitivité.
06:42L'électricité en France est moins chère qu'ailleurs en Europe.
06:46Électrifier la France, c'est une nécessité, ce sera un atout.
06:49Et je le disais, c'est autant un enjeu individuel que collectif,
06:53patriotique en somme.
06:54Et cela commence évidemment par votre logement.
06:58C'est là que se joue concrètement une part essentielle de notre dépendance,
07:03une famille chauffée au gaz,
07:05quand les prix montent, elle ne peut que subir.
07:08Et souvent, ce sont les mêmes Français,
07:10les plus modestes, actifs ou retraités,
07:13les classes moyennes et les habitants du logement social.
07:17Nous allons donc engager une bascule claire.
07:20Dès la fin de cette année 2026,
07:22il ne sera plus possible d'installer des chaudières au gaz
07:26dans les constructions neuves.
07:27Dans le même temps,
07:29toutes les aides publiques pour les particuliers
07:31accompagneront l'installation de pompes à chaleur
07:33pour remplacer les chaudières au gaz et au pétrole.
07:36Aujourd'hui, une part très importante des logements sociaux
07:40sont chauffés au gaz.
07:41Cela signifie concrètement que celles et ceux
07:43qui ne peuvent pas décider de leur mode de chauffage
07:45sont ceux qui, à la fin, paient le plus.
07:48C'est une aberration,
07:50une aberration sociale,
07:51une aberration économique,
07:52une aberration écologique
07:53et même une aberration politique.
07:55Nous ne pouvons pas demander aux Français
07:57de sortir des énergies fossiles
07:59tout en maintenant des millions de logements
08:01dans cette dépendance.
08:02C'est pourquoi, pour le logement social,
08:05l'électrification sera spécifiquement accélérée,
08:09organisée, financée.
08:11Deux millions de logements sociaux
08:12sortiront ainsi du gaz d'ici à 2050.
08:16Avec un but simple,
08:18protéger d'abord celles et ceux
08:20qui sont aujourd'hui les plus vulnérables.
08:22Et nous allons organiser cette transformation
08:25territoire par territoire
08:26et en évitant une planification centralisée
08:30qui viendrait d'en haut,
08:32c'est-à-dire seulement depuis Paris.
08:35Aussi, 100 premiers territoires
08:37seront sélectionnés pour s'engager d'ici à 2030
08:40dans une trajectoire zéro gaz
08:42avec un accompagnement complet.
08:45Là aussi, l'objectif est clair,
08:46vous l'avez compris,
08:47changer d'échelle.
08:48Mais en assumant une approche
08:51non seulement sociale,
08:52mais aussi locale, territoriale.
08:55Ce changement d'échelle
08:56se traduira concrètement
08:57par l'installation
08:59d'un million de pompes à chaleur par an
09:01d'ici à 2030.
09:04Ces pompes à chaleur
09:05permettent de diminuer par deux
09:07le coût du chauffage.
09:08Elles sont fabriquées en France.
09:09C'est une filière nationale d'avenir
09:11avec des dizaines de milliers d'emplois à la clé.
09:14Nous allons donc faire du chauffage électrique
09:17la norme,
09:18là où il est encore l'exception.
09:20D'ici 2030,
09:23nous remplacerons ainsi
09:2485 TWh de gaz
09:26par de l'énergie purement française.
09:28Présenté comme cela,
09:29cela ne veut certainement
09:31rien dire ou pas grand-chose,
09:32mais c'est pourtant l'équivalent
09:34de 20%
09:35de nos importations de gaz.
09:37C'est donc un levier majeur
09:39pour notre avenir.
09:42Avec le logement,
09:43le deuxième poste,
09:44ce sont évidemment les transports.
09:46Nous devons là aussi
09:48changer de modèle
09:49et changer d'échelle.
09:50Non pas tellement d'ailleurs
09:51pour notre système ferroviaire,
09:53puisque 80%
09:54est déjà électrifié,
09:56mais évidemment
09:57pour nos voitures.
09:58D'ici 2030,
10:00deux voitures neufs sur trois
10:02devront être électriques.
10:04Il y a cinq ans,
10:05la France
10:06ne produisait pas
10:07de voitures électriques.
10:09Désormais,
10:10grâce à nos industriels,
10:12mais aussi
10:12grâce au système
10:13des bonus,
10:14un véhicule électrique
10:16n'est pas plus cher à l'achat
10:17qu'un véhicule thermique.
10:18La voiture électrique
10:19peut désormais être
10:20celle de tout le monde.
10:21Le gain pour le pouvoir d'achat
10:23est évident,
10:24pour ne pas dire édifiant.
10:26Faire 100 kilomètres
10:27en véhicule électrique
10:28coûte en moyenne
10:30quelque chose
10:30entre 2 et 3 euros,
10:32contre 11 euros
10:34en moyenne
10:34avec du diesel.
10:36Les constructeurs français
10:37pourront produire plus.
10:39400 000 véhicules par an
10:41l'an prochain,
10:431 million en 2030.
10:44Il faut accélérer
10:46et nous le savons tous,
10:47c'est le moment.
10:48Pour les ménages
10:49les plus modestes,
10:50c'est un outil connu
10:51de leasing social,
10:52c'est-à-dire des voitures
10:53à loyer mensuel modéré
10:55qui va être de nouveaux proposés
10:57dès ce mois de juin.
10:58Avec une première offre
11:00d'au moins 50 000 véhicules
11:01électriques supplémentaires
11:03et pour les gros rouleurs
11:04issus des classes moyennes
11:06et en particulier
11:07celles et ceux
11:07qui travaillent,
11:08le gouvernement
11:09veut aller plus loin
11:10avec un nouveau dispositif.
11:12Là encore,
11:1350 000 véhicules électriques
11:15supplémentaires,
11:16en plus,
11:17vont ainsi être subventionnés
11:18dès 2026,
11:19notamment pour les aides
11:20à domicile,
11:21les aides soignantes,
11:22les infirmières,
11:23les artisans
11:24et plus globalement
11:24tous les salariés
11:25ou agents publics
11:26dans notre pays.
11:27La transition doit être
11:28une solution,
11:29plus une contrainte
11:31et certainement pas
11:32une punition.
11:34Il faut donc aller
11:35jusqu'au bout de la logique.
11:36Le gouvernement
11:37va donc également
11:38mettre en place
11:39des outils dédiés
11:40aux entreprises
11:41et peut-être
11:42plus spécifiquement
11:43d'ailleurs pour les PME
11:44avec pour la première fois
11:46des dispositifs
11:47pour les véhicules
11:48utilitaires
11:49et même les poids lourds
11:50avec des aides
11:51pouvant aller
11:52jusqu'à 100 000 euros
11:53par véhicule.
11:55Nous devons aussi
11:56mieux agir
11:56pour décarboner
11:57les grands sites industriels,
11:59l'Energivore
11:59ou l'industrie
12:02agroalimentaire.
12:03J'ai également demandé
12:04aux ministres compétents
12:05de mettre en place
12:06des dispositifs dédiés
12:07à l'électrification
12:08des outils de travail,
12:09des artisans,
12:10des commerçants
12:11comme par exemple
12:12les fours des boulangers
12:13ou des restaurateurs,
12:14les rôtisseries
12:15des charcutiers
12:16mais aussi
12:16les équipements
12:17des pêcheurs,
12:18des agriculteurs
12:19ou de la filière
12:20des travaux publics.
12:22Aucune activité
12:23ne doit rester
12:24sous dépendance durable.
12:26C'est aussi
12:26une question
12:28de protection
12:28de pouvoir d'achat
12:29des ménages
12:29pour limiter
12:30les répercussions
12:31du coût des énergies fossiles
12:32sur le reste des prix
12:33de la vie de tous les jours.
12:35Mesdames et Messieurs,
12:37électrifier, oui,
12:37mais en insistant évidemment
12:39sur la production en France.
12:41Ces aides
12:42ont donc pour deuxième objectif
12:43assumé
12:44de participer
12:46à notre réindustrialisation,
12:48de créer des emplois
12:49en France
12:50parce que remplacer
12:51le pétrole importé
12:52par des véhicules importés
12:53ne serait pas une solution,
12:55parce que l'indépendance énergétique
12:56sans indépendance industrielle
12:58n'est tout simplement
12:59pas une indépendance.
13:00Cela est désormais
13:02une urgence.
13:03Les annonces de ce soir
13:05ne sont qu'une première étape
13:06de cette planification.
13:08Mais sortir de cette dépendance
13:10à des pays tiers
13:11au pétrole et au gaz
13:12doit aussi nous rendre
13:13plus forts
13:14sur le terrain géopolitique.
13:16Cette stratégie complète
13:18notre politique
13:19de renforcement
13:19de notre défense nationale
13:20pour nous protéger
13:21des dangers du monde.
13:23Parce que les menaces évoluent,
13:24parce que les conflits changent,
13:26parce que si nous ne sommes
13:27pas en guerre,
13:28nous ne sommes plus
13:29tout à fait en paix.
13:31La France,
13:32dans cette nouvelle crise,
13:33est le seul État d'Europe
13:35qui a pris des initiatives
13:36diplomatiques importantes.
13:37Essentiellement par fidélité
13:39à notre histoire,
13:40mais aussi parce que nous sommes
13:41le seul État d'Europe
13:42à avoir une présence militaire
13:43de cette importance
13:44au Moyen-Orient.
13:45C'est un atout,
13:47c'est une sécurité,
13:48et n'être dépendant
13:49de personne exige
13:50une politique de l'énergie,
13:52une politique militaire,
13:53une diplomatie fiable,
13:55une solidité budgétaire.
13:57Rien de tout cela,
13:58d'ailleurs,
13:59n'aurait été possible
14:00sans l'adoption
14:01d'un budget
14:01pour cette année
14:03et en ce début d'année.
14:05Je remercie
14:05celles et ceux
14:06qui l'ont compris
14:07au sein de la classe politique
14:08et qui ont accepté
14:10de faire passer
14:10l'intérêt du pays
14:11avant leurs intérêts partisans.
14:14Mes chers compatriotes,
14:15la France a toujours su
14:17prendre ses responsabilités
14:18quand l'histoire s'accélère.
14:19Nous devons le faire
14:20à nouveau.
14:21La souveraineté
14:22ne se découpe pas,
14:24on le sent,
14:24on le sait,
14:25c'est un tout,
14:26elle est énergétique,
14:26elle est industrielle,
14:28elle est militaire.
14:29C'est pourquoi,
14:30en plus de ces premières décisions
14:31sur l'énergie
14:32que je vous annonce ce soir,
14:33nous venons de présenter
14:35en Conseil des ministres
14:36une actualisation
14:36et une accélération massive
14:38de notre programmation militaire.
14:41Celle-ci devra rapidement
14:42être discutée,
14:43puis adoptée au Parlement,
14:46il y a urgence.
14:47La guerre change,
14:49elle devient diffuse,
14:50continue,
14:51et la sécurité désormais
14:52ne se découpe plus,
14:53c'est l'avènement
14:54des guerres hybrides,
14:55celles qui se servent
14:56des enjeux civils
14:57pour les détourner
14:59à des fins militaires.
15:00Cette guerre se joue partout,
15:03elle touche nos infrastructures,
15:04nos réseaux,
15:05des trafics en tout genre
15:06peuvent être instrumentalisés,
15:09des réseaux criminels
15:10sont mobilisés
15:10par des puissances étrangères
15:12comme on l'a vu récemment,
15:13des menaces hybrides
15:14sont activés.
15:16Alors, il faut le dire clairement,
15:18terrorisme,
15:19narcotrafic,
15:19cybersécurité,
15:21défense nationale,
15:22énergie,
15:23industrie,
15:24tout cela ne forme désormais
15:26qu'un seul ensemble.
15:28Nous devons donc
15:29nous adapter.
15:30Mesdames et messieurs,
15:32vous le savez,
15:33je vous l'ai dit
15:33à de nombreuses reprises,
15:34le gouvernement est libre
15:36de toute contrainte
15:37politique partisane.
15:38Il n'a aucun rendez-vous électoral.
15:41Après la crise politique
15:42et budgétaire
15:43que nous avons connue
15:44à l'automne
15:44et l'hiver dernier,
15:45nous affrontons désormais
15:47les effets
15:47de cette crise nouvelle,
15:48de cette guerre.
15:49Les urgences énergétiques
15:51et militaires
15:51sont des urgences
15:52de souveraineté.
15:53Elles ne peuvent donc pas
15:55attendre l'élection présidentielle.
15:57Mais ce sont aussi
15:58des urgences
15:59de la vie quotidienne.
16:00Et quotidiennement,
16:01le gouvernement travaille
16:02pour affronter chaque crise
16:04au jour le jour,
16:05mais aussi pour anticiper
16:06les crises de demain.
16:07Les ministres reviendront
16:09dans les jours qui viennent
16:09devant vous
16:10pour préciser
16:11l'ensemble des mesures
16:13dans le détail.
16:14Je le dis là aussi,
16:16rien n'est
16:17et ne sera définitif.
16:19Chaque jour,
16:20nous saurons nous adapter,
16:22y compris
16:22si les prix des carburants
16:24devaient remonter
16:24durablement
16:25pour aider
16:26les travailleurs
16:27et les travailleuses
16:27les plus impactés.
16:29Mais,
16:30au-delà de ces aides
16:31d'urgence,
16:32il faut savoir faire
16:33de chaque crise
16:34une opportunité.
16:35Il faut savoir
16:37ne pas gâcher une crise,
16:38si je puis me permettre
16:39cette expression,
16:40et lier chaque mesure nouvelle
16:42à une vision globale
16:43pour l'avenir.
16:45Voilà les premières leçons
16:46que nous tirons.
16:47Il y en aura d'autres.
16:48Et pendant ce temps,
16:50les ministres se concentrent
16:51sur les autres urgences du pays
16:52pour votre vie quotidienne.
16:54Je veux les citer,
16:55accès aux soins,
16:56défis démographiques
16:57pour notre éducation nationale,
16:58lutte contre l'insécurité,
16:59la délacance,
17:01modernisation
17:01de notre système judiciaire,
17:03réforme de l'assurance chômage,
17:05préparation de textes de loi
17:06pour les services publics locaux
17:08et les collectivités locales
17:09en ce début de mandat municipal.
17:11Et bien entendu,
17:12la préparation
17:13des prochains budgets,
17:15le soutien à l'économie,
17:17à l'emploi,
17:17notre croissance,
17:18sans oublier l'avenir
17:20de la Nouvelle-Calédonie.
17:21Nous aurons l'occasion
17:22d'y revenir.
17:24D'ici là,
17:24bon week-end à toutes et à tous.
17:26Je vous remercie.
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