00:00En journée de deuil, d'ailleurs les administrations, les institutions publiques ont été fermées toute la journée.
00:05Ça a été déclaré jour férié par le conseil de la présidence des ministres.
00:10Les drapeaux ont été en berne toute la journée dans la capitale du Liban.
00:14Journée de deuil parce que ce sentiment qu'on ressent parmi la population libanaise, c'est du désarroi, de l
00:19'horreur
00:20après avoir été témoin de ces frappes massives et indiscriminées de la part d'Israël hier sur le territoire libanais,
00:26non seulement dans le reste du pays mais surtout ici à Beyrouth où il y a eu une dizaine de
00:31frappes en quelques heures
00:32et les gens que l'on rencontre nous parlent de ce sentiment de terreur.
00:37On a rencontré tout à l'heure avec Julie Roser, proche des lieux d'une frappe, une dame qui nous
00:41a dit ceci.
00:41Pourquoi est-ce que nous avons été visés alors que nous ne sommes pas des combattants ?
00:45Elle a insisté sur le fait que tous les habitants du Liban ne font pas partie du Hezbollah
00:49et donc ne comprennent pas pourquoi eux aussi ils sont visés parce qu'hier il y a des quartiers
00:54où il n'y avait pas d'avis d'évacuation et qui ont été touchés quand même par les bombardements.
00:58C'est un jour de deuil aujourd'hui avec une ambiance très lourde.
01:01Tous les gens que l'on rencontre nous parlent de leur tristesse, ce sentiment encore une fois d'avoir le
01:06cœur lourd,
01:07de regarder les images qui tournent en boucle sur les télévisions avec des images de destruction,
01:11de corps sortis des décombres au fur et à mesure.
01:13On est plus de 24 heures à frêler frappe.
01:14Il y a encore des gens qui sont portés disparus,
01:17que les secours s'affairent à essayer de trouver dans les décombres,
01:21même si l'espoir est mince de retrouver encore des gens vivants
01:24parce que certains ont été ensevelis sous des tonnes de gravats
01:27après que des missiles se sont abattus sur leurs immeubles.
01:30Donc évidemment c'est un jour extrêmement dur, un jour d'après extrêmement compliqué.
01:35Pour le Liban on a entendu des gens nous parler de carnage
01:38et ils ne comprennent pas ce qui leur est arrivé hier.
01:42Et voilà, Alice Phillips avec Julie Roseur.
01:44Alors M. Zarka, ça a été un carnage, une riposte disproportionnée de la part des Israéliens ?
01:49Alors rentrons dans le domaine de disproportionnés.
01:52Vous savez combien de missiles, de roquettes et de drones ont été tirés contre mon pays
01:55depuis le début de cette guerre ?
01:576500.
01:59Ce que nous avons tiré contre le Hezbollah,
02:02très spécifiquement contre les terroristes du Hezbollah,
02:04n'arrive pas à la moitié de ce chiffre.
02:07Pas à la moitié de ce chiffre.
02:116500 drones, missiles et roquettes ont été tirés sur les civils en Israël.
02:17Nous n'arrivons pas à 3000 frappes.
02:20Et toutes nos frappes sont très ciblées.
02:23Oui, oui, oui.
02:23Mais là ce que l'on voit sur ces images,
02:25est-ce que vous êtes sûr d'avoir tué des gens du Hezbollah ?
02:27Oui, hier nous avons tué 200 terroristes du Hezbollah.
02:31Il y a aussi des familles, il y a aussi des enfants.
02:32Il y a aussi des frappes qui malheureusement tuent des frappes collatérales.
02:36Vous avez entendu cette habitante de Beyrouth qui dit
02:40« Moi je n'ai rien à voir avec le Hezbollah, et pourtant j'ai été touché. »
02:44J'y arrive.
02:45Malheureusement dans une guerre, il y a des victimes qui sont des victimes collatérales.
02:49Et c'est peut-être le cas de cette dame dont vous parlez.
02:52Mais le fait est que nous ciblons seulement des terroristes du Hezbollah.
02:56Et si jamais, vous verrez que les cibles, généralement, c'est des appartements.
03:01Voilà.
03:02Des appartements.
03:03C'est ce que l'on voit, monsieur.
03:04Mais quand vous ciblez des appartements,
03:06admettons qu'au troisième étage il y a un dirigeant du Hezbollah,
03:08ou du matériel du Hezbollah,
03:10vous savez précisément qu'en ciblant l'appartement,
03:13au-dessus ou en dessous, c'est peut-être pas le Hezbollah,
03:15ce seront des familles qui seront touchées aussi.
03:16Et c'est terrible.
03:17Et c'est terrible.
03:18Et c'est terrible.
03:18Mais ça, c'est la faute du Hezbollah.
03:20Mais vous le faites quand même.
03:20Nous le faisons parce que nous sommes en guerre avec le Hezbollah.
03:25Ils ont décidé de frapper, et je dirais plus,
03:28c'est le gouvernement libanais qui, lui, a décidé de ne pas désarmer le Hezbollah.
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