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  • il y a 6 semaines
Retour sur les films qui ont marqué l’année 2025, entre succès publics et nouvelles tendances du cinéma.

Dans cet épisode de « À la régulière », Mehdi Maïzi dresse le bilan d’une année cinéma riche, contrastée et traversée par de profondes mutations. Blockbusters, films d’auteur, surprises inattendues et déceptions.

Pour en parler, il est accompagné de Regelegorilla et Syllia, avec qui il analyse les films qui ont fonctionné, ceux qui n’ont pas trouvé leur public, les tendances émergentes, et la fracture de plus en plus marquée entre le cinéma en salles et les plateformes de streaming.

Retrouvez "A la régulière" sur le site de France Inter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/a-la-reguliere

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Amusant
Transcription
00:00Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans À la Régulière, l'émission de toutes les cultures.
00:152025 sera une année compliquée, enfin a été compliquée pour le cinéma, peut-être même
00:20une année historique. En France, c'est tout simplement la pire année de fréquentation
00:23depuis 1997, hors période Covid, avec une baisse de 14% par rapport à 2024, un chiffre qui dit
00:29beaucoup des doutes, des fatigues, mais aussi des mutations en cours. Et pourtant, des films
00:33ont attiré le public, les plus gros succès de l'année s'appellent Lilo & Stitch, Zootopie
00:362 ou F1, le film. Des œuvres très différentes, mais qui ont un point commun, des univers identifiables,
00:41des marques fortes et des promesses claires. Côté cinéma français, ce sont encore des
00:45propositions populaires qui ont dominé God Save the Tush, Ma Mère, Dues-Sylvartan ou
00:50Un ours dans le Jura, des films qui parlent à un large public, parfois loin du cinéma
00:54d'auteur tel qu'on l'imagine, mais qui continuent de faire venir les spectateurs en salle.
00:57Mais ce soir, la question n'est pas seulement de savoir quels films ont marché ou quels
01:00films ont échoué, mais plutôt de comprendre ce que ces succès, ces chiffres et ces tendances
01:04racontent notre rapport au cinéma aujourd'hui. Pourquoi va-t-on encore en salle en 2025 ?
01:08Qu'est-ce qui fait événement ? Les plateformes ont-elles définitivement à gagner ? Est-ce
01:12que cette année marque une crise durable ou un moment de transition avant autre chose ? Pour
01:15en parler, j'ai le plaisir de recevoir deux créateurs de contenu, talentueux évidemment,
01:19Mathilia, comment vas-tu ? Ça va, ça va super, et toi ? Très bien, je suis très heureux
01:23de vous avoir, et le mythique, la star d'Internet, Régel Gorilla, comment ça va ?
01:29Ça va très bien et toi ? Je suis très heureux de vous avoir tous les deux, vraiment, on est
01:32ensemble, on parlait de l'année cinéma, jusqu'à 23h, à la régulière.
01:36Alors, c'est vrai qu'on parle de l'année des cinémas, mais 2025, c'est aussi l'année
01:49où t'as explosé sur Internet, Régel ?
01:52C'est ce que tout le monde me dit, mais j'ai pas eu cette impression-là, personnellement.
01:55Quand même, il s'est passé quelque chose.
01:57Ouais, je suis invité à France Inter, c'est cool déjà.
01:59Ouais, c'est ça.
01:59Et oui, c'est les formats courts, ça permet un peu d'aller un peu plus loin que la
02:03niche habituelle de YouTube et ces choses-là, ouais.
02:06Alors, évidemment, le sujet, c'est pas que toi aujourd'hui, c'est surtout le cinéma
02:092025 et quand on parle de l'année, j'ai l'impression qu'il y a un film qui a été
02:13en tout cas attendu, même présenté peut-être comme le film de l'année que tout le monde
02:16attendait de ses propres voeux, c'est Une bataille après l'autre de Paul Thomas Anderson.
02:21Je pense qu'on écoute un court extrait de la montanance.
02:25Alors, tu vois, là, je prépare un circuit fermé.
02:30Alors, c'est un film vraiment qui a été extrêmement attendu, qui a été plutôt apprécié par la critique,
02:55qui a bien marché chez nous en France.
02:57Qu'est-ce que vous en avez pensé, Sylvia ? Est-ce que c'est le film de l'année pour toi ?
03:01Bah oui, c'est clairement le film de l'année.
03:02Moi, Paul Thomas Anderson, c'est mon réalisateur préféré.
03:05Donc, j'en attendais beaucoup.
03:07C'est quoi ton Paul Thomas Anderson préféré ?
03:08Ouais.
03:10C'est Phantom Thread.
03:12C'est mon film préféré.
03:13C'est rarement le préféré des gens.
03:15C'est un petit peu étonnant comme ça.
03:16Mais je trouve qu'il a vraiment un souci avec la perfection.
03:20Pardon, je blogue.
03:22Mais sur ce film, franchement, j'attendais un peu beaucoup parce que je me suis dit DiCaprio, Paul Thomas Anderson.
03:29Je savais que ça allait parler de fascisme, de politique et tout.
03:33Et j'y suis allée avec un peu d'attente.
03:35Et honnêtement, il a tout coché, voire plus.
03:37Moi, j'ai encore des plans en tête qui me restent.
03:39Il y a des scènes vraiment incroyables.
03:41J'ai l'impression qu'il s'est lâchée pendant tout le film.
03:44Je pense à la scène, tu sais, sur la route, là.
03:46La consuite à la fin, qui est assez vertigineuse à la téléfilmée, effectivement.
03:51Et quelques mois plus tôt, j'avais vu Eddington.
03:53Et j'étais totalement déçue de comment il a abordé tout le rapport avec le fascisme aux Etats-Unis.
03:59Et là, on avait une vraie proposition complète, que ce soit dans la réal, dans le propos, dans le scénario et même dans l'acting.
04:06Et c'est aussi une comédie.
04:07C'est-à-dire que c'est aussi un film...
04:08Moi, je ne trouve pas que c'est la partie la plus réussie du film, mais peu importe.
04:11En tout cas, c'est aussi une comédie d'action.
04:13Et c'est aussi ça qui a fonctionné, je crois, chez les gens.
04:14C'est que les gens riaient, moi, dans la salle, les gens riaient beaucoup, en fait.
04:17Donc ça a aussi, je pense, marché.
04:19Oui, carrément.
04:20Moi, je ne m'attendais pas à rire autant devant un film avec un sujet aussi sérieux.
04:24Et pour le coup, il m'a pris, mais...
04:27Franchement, je n'arrive pas à te dire si j'ai passé combien de temps dans la salle.
04:31Enfin, vraiment, tellement c'était...
04:32Alors que c'est un film qui est long.
04:33Oui.
04:34Toi, qu'est-ce que tu en as pensé, Régé ?
04:35Moi, pareil, c'est l'un de mes films préférés de l'année.
04:37Je ne sais pas si c'est le préféré.
04:38Il faut que je fasse quelques rattrapages et que je décide.
04:40Mais c'est clairement dans le top, c'est évident.
04:43Je pense que c'est l'un des meilleurs, Paul Thomas Anderson aussi.
04:46Je pense que, justement, le mélange entre le côté drôle, c'est son premier gros blockbuster.
04:51Je veux dire, peut-être son dernier, on verra bien.
04:53Mais parce que, mondialement, c'est un échec, plutôt, le film, je crois.
04:56En fait, oui, en termes de box-office, je crois que ça a rapporté 200 et quelques millions
05:00pour un budget de 130, quelque chose comme ça.
05:01Donc, en soi, c'est un échec.
05:03Mais ils font ce film-là pour les Oscars.
05:05C'est un grand favori des Oscars.
05:06Ils veulent avoir des récompenses.
05:07C'est un film qui va vivre dans le temps pendant des années et des années.
05:10Je veux dire, Minecraft, ça fait un milliard.
05:12Tout à fait.
05:12Ça sera probablement oublié.
05:14Enfin, moi, j'ai déjà oublié, personnellement.
05:16Mais voilà.
05:17Alors, celui-ci va peut-être rester dans le temps.
05:18En tout cas, c'est la tentative.
05:20Et à voir comment ça évolue avec la Warner, s'ils vont refaire des films comme ça un jour.
05:23Mais oui, c'est pour moi un réussite de ce point de vue-là.
05:26Je ne suis pas spécialement fan sur Eddington.
05:27Je pense qu'Eddington va mieux vieillir dans notre ère à nous que ce film-là.
05:31Parce qu'Eddington, il cochait des cases qui sont...
05:33À chaque fois, tu regardes l'actualité.
05:34Un film d'Harry...
05:35Ariester, merci.
05:36Qui parlait du Covid, en fait.
05:37Oui, il parlait du Covid.
05:38Mais en fait, plus tu avances dans l'actualité de cette année, plus tu as des trucs qui sont dans Eddington.
05:41Et moi, je trouve ça fascinant de voir à quel point le film vieillit bien.
05:44Et celui-ci, c'est pour moi pareil.
05:45C'est un film sur le fascisme.
05:46Et je suis hyper d'accord avec ça.
05:47Le côté politique.
05:48Mais c'est surtout une histoire d'un père et de sa fille.
05:51De comment ils vont gérer cette famille dysfonctionnelle.
05:54Les problèmes qu'ils ont.
05:55On se souvient à DiCaprio, qui est un vrai loser.
05:57Et il ne fait pas grand-chose dans le film.
05:58Sans rentrer trop en détail.
05:59Il y a ça qui est satisfaisant.
06:01Et c'est un film qui est porté par les personnages féminins aussi beaucoup.
06:04Mine de rien.
06:05Notamment Tiana Taylor, qui est une chanteuse de R&B à la base.
06:09Et qui est parfaite dans ce film.
06:10Qu'on ne voit pas.
06:11Enfin, qu'on voit surtout sur la première partie du film.
06:12Et qui est vraiment...
06:13Qui crève l'écran.
06:14Elle hante le film.
06:14Oui, c'est surtout ça.
06:16Exactement.
06:16Est-ce que vous avez l'impression que tu as dit oui.
06:18Est-ce que Warner refra des films ?
06:19Est-ce que c'est un peu un film d'un autre temps.
06:21Dans la manière dont il est fait.
06:23Dans la manière dont il est pensé.
06:24Dans la manière dont il est réalisé.
06:25Est-ce qu'il n'y a pas aussi ça dans le sentiment d'enthousiasme général.
06:28On a peut-être un peu le sentiment de voir quelque chose qu'on ne voit plus trop au cinéma.
06:33Cette espèce de grande fresque hollywoodienne.
06:35Est-ce que c'est un film d'une autre époque ?
06:37Oui.
06:38Je pense que ça compte sur le fait que Paul Thomas Anderson est un des derniers gros réalisateurs.
06:42Qui a vraiment son empreinte sur notre génération.
06:45Et qui arrive un peu à traverser les époques.
06:48Parce que mine de rien c'est compliqué pour les réals.
06:50On l'a vu l'année dernière avec Francis Ford Coppola.
06:53Qui s'est ramassé avec Megalopolis.
06:55C'est rare qu'un gros réal arrive à être dans son temps.
06:58Et à proposer des choses aussi fortes.
07:00Donc je pense que c'est un des rares ovnis de cette année.
07:03Avec tous les mauvais films qu'on s'est tapés.
07:06Donc ouais je suis d'accord.
07:07Alors si on parle d'ovnis.
07:09J'aimerais qu'on parle d'un autre film.
07:10C'est Sinners de Ryan Coogler.
07:12Avec Michael B. Jordan.
07:14Delroy Lindo.
07:15Enfin bref.
07:16Une distribution assez parfaite là aussi.
07:18Qui est un film que vraiment.
07:19Moi je ne savais pas vraiment ce que j'allais voir.
07:21Je n'avais rien lu.
07:22C'est d'ailleurs une des meilleures manières d'aller au cinéma.
07:24C'est de ne pas savoir grand chose sur le film.
07:26Et donc tout ce qui se passe dans le film.
07:28Sans trop spoiler.
07:28Je l'ai vraiment découvert dans le film.
07:30Et j'ai eu l'impression de voir un petit peu un ovni.
07:32C'est un film aussi qui a été extrêmement célébré cette année.
07:34Qu'est-ce que vous en avez pensé ça de Sinners de Ryan Coogler.
07:36Qui est aussi je pense une étape supplémentaire dans la carrière de ce réalisateur.
07:40Qui a fait entre autres l'écrit de Black Panther.
07:42Mais là qui est un film qui à mon avis aussi va laisser une autre empreinte.
07:46Régé.
07:46Ouais moi je suis assez d'accord dans le sens que ça fait partie de ces films américains.
07:51C'est peut-être pas des grands films américains comme il met après l'autre.
07:53Mais de ces réalisateurs qui ont envie de faire une histoire originale.
07:56Même si il met après l'autre c'est adapté d'un bouquin plus ou moins.
07:58C'est vrai.
07:58Là c'est une histoire originale.
07:59Ils lui ont donné un budget assez conséquent.
08:01Je crois que c'est 90 millions.
08:02Il sortait de ses succès.
08:04Fruitvale Station aussi.
08:05Très très bien.
08:05C'est vrai.
08:05C'est vrai.
08:05Et il a fait un truc assez osé.
08:08De faire un peu de la fantaisie avec un mélange de Blacksploitation.
08:13Et sortir ça qui est devenu un véritable phénomène.
08:16Je crois que c'est le seul film américain de l'année qui a mieux marché la deuxième semaine que la première.
08:20Ce qui est très rare.
08:21Ce qui n'en existe jamais en fait.
08:22Même les gros gros films font une chute de 40% quelque chose comme ça.
08:25Et là le bouche à oreille était colossal.
08:28Tout le monde est allé.
08:29Et oui ça fait un peu penser à From Dusk Killed Dawn.
08:33Union Enfer.
08:33Union Enfer.
08:34De Robert Rodriguez.
08:35Voilà c'est ça.
08:36Mais avec ce côté justement Blacksploitation qui marche bien.
08:39Tout à fait.
08:39Et moi j'aime beaucoup le fait.
08:41Un rapport à la musique aussi qui est extraordinaire.
08:43C'est exceptionnel.
08:43Il y a évidemment cette scène qui est fantastique.
08:45C'est ça.
08:46En fait c'est intéressant parce que moi j'ai jamais vu cette approche s'entrant révéler sur le vampirisme culturel.
08:51Et je trouve que c'est intéressant parce qu'il y a toujours eu un vampirisme sensuel, au capitalisme, des choses comme ça.
08:56Mais là qu'il soit culturel c'est vraiment pour moi nouveau en tout cas.
08:59J'avais jamais vu ça avant.
09:00Et l'approche encore une fois faire un grand film.
09:02Le marketing était fait sur l'IMAX, sur l'échelle, le côté gigantesque.
09:06Et en même temps quand on regarde le film, il y a une bonne heure.
09:08C'est juste l'organisation d'une soirée quoi.
09:10Et ça c'est assez fort.
09:12Je trouve bien réussi dans le film.
09:13Cylia, t'es d'accord sur ce film ?
09:15Je suis totalement d'accord.
09:16Et j'ai trouvé ça fou un peu l'impact du film.
09:18Parce que dès sa sortie, les gens se demandaient s'il allait devenir iconique.
09:21C'est vrai.
09:22Très tôt on s'est posé la question.
09:23Très tôt.
09:24J'ai trouvé ça un peu...
09:25Ouais c'était la première fois que je voyais ça en tout cas cette année.
09:28Et du coup ça a commencé à diviser les gens.
09:30Non mais c'est une oeuvre très iconique.
09:31Non mais c'est pas grand chose en vrai.
09:33On a déjà vu ce genre de film.
09:35Et je pense que c'est là où un film peut ou tend à exploser.
09:38C'est quand vraiment il divise et les gens se posent des questions.
09:41Donc ouais pour moi c'était un très bon film.
09:43J'ai été surprise tout le long.
09:44Et comme tu l'as dit la musique.
09:46Moi j'ai trouvé ça hyper fort.
09:48D'accompagner chaque scène avec la musique.
09:50Et que ça se colle parfaitement.
09:52J'ai totalement été vraiment emportée par ce truc.
09:55Ouais j'ai trouvé génial.
09:56Bon puisqu'on parle de musique je propose qu'on écoute un morceau.
09:58Un morceau de quelqu'un qui a sorti un film cette année.
10:01Je crois qu'il est venu dans l'émission.
10:02Je crois que tu l'as reçu toi aussi.
10:03Dans ton émission Rage Bait.
10:05C'est Orelsan.
10:06Ouais c'est Orelsan.
10:07Orelsan qui a sorti un album La Fuite en Avant.
10:08Et un film Yo Roy.
10:10Évidemment le film et l'album se répondent.
10:13Je pense qu'on écoute un morceau de l'album.
10:15Je sais pas si on entend d'ailleurs ce morceau dans le film.
10:17C'est le morceau Ailleurs qui est un des singles.
10:19Donc de son dernier album en date.
10:20La Fuite en Avant.
10:25Si vous me cherchez je suis ailleurs.
10:29Je suis loin, loin, loin, loin, loin de vous.
10:31Oubliez-moi.
10:34Si vous me cherchez je suis ailleurs.
10:38Je suis loin, loin, loin, loin, loin de vous.
10:42Oubliez-moi.
10:43J'ai rien demandé à personne, juste éteint mon téléphone et j'ai tracé.
10:50Maintenant ça fait tut, tut, tut, tut, tut, quand vous m'appelez.
10:55Plus j'imaginais l'avenir et plus j'avais l'impression de voir le passé.
10:58Quand on peut que subir, des fois faut juste s'en aller.
11:02Goodbye.
11:04Adieu les vieux potes toxiques, j'me casse.
11:07Goodbye.
11:08Adieu mon pays, merci, goodbye.
11:11J'ai un enfant élevé, j'peux plus faire du sur place.
11:16J'ai plus de temps à perdre dans vos problèmes de base.
11:19Si vous me cherchez je suis ailleurs.
11:22Je suis loin, loin, loin, loin, loin de vous.
11:25Oubliez-moi.
11:28Si vous me cherchez je suis ailleurs.
11:31Je suis loin, loin, loin, loin, loin de vous.
11:35Oubliez-moi.
11:39Et je les entends déjà dire que je suis parti sans prévenir, je les ai lâchés.
11:43Les qui trouveront quelqu'un d'autre, un sur qui rejetait la faute, ça va passer.
11:48En vrai je les ai attendus toute ma vie mais jamais rien n'a changé.
11:51Plus j'voyais ce qu'ils devenaient, moins j'voulais leur ressembler.
11:56Goodbye.
11:58Adieu les drames, les grossips, j'me casse.
12:01Goodbye.
12:02Adieu les news dépressifs, goodbye.
12:05J'ai une famille à aimer, faut qu'j'y perde l'espace.
12:10Mon cœur est limite et j'dois faire de la place.
12:12Si vous me cherchez je suis ailleurs.
12:15Je suis loin, loin, loin, loin, loin de vous.
12:19Oubliez-moi.
12:20Si vous me cherchez je suis ailleurs.
12:24Je suis loin, loin, loin, loin, loin de vous.
12:28Oubliez-moi.
12:30Et j'aurais plus jamais seul.
12:33Et j'aurais plus jamais peur.
12:35En fait j'vais juste devenir ce que je suis.
12:37J'ai toujours été ailleurs.
12:39Et j'aurais plus jamais seul.
12:42Et j'aurais plus jamais peur.
12:44En fait j'vais juste devenir ce que je suis.
12:46J'ai toujours été ailleurs.
12:47Aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe a
13:17C'était le morceau « Ailleurs » de Aurel San, extrait de son dernier album « La
13:24fuite en avant » qui a accompagné la sortie du film « Your Roy ».
13:27Alors j'aimerais qu'on parle de films français, mais tout à l'heure quand on
13:38parlait en antenne, Régé, tu m'as corrigé, je voulais qu'on parle de Sirat, un film
13:41d'Olivier Lax, qui a énormément, beaucoup parlé cette année, c'est un peu le film,
13:46moi je n'ai pas eu l'occasion de le voir, beaucoup de gens me disaient « je vais
13:49aller voir Sirat et j'en ressors choqué, bouleversé ». Vous l'avez vu, je crois, tous les deux,
13:55est-ce que vous avez été bouleversé, est-ce que vous vous êtes dérangé ce film ?
14:00Moi c'est un peu particulier parce que je suis allée le voir au festival de Cannes, je
14:04crois que la première séance a été à genre 9h30, un truc comme ça, et je ne savais
14:08rien du film.
14:09Et je trouve que, tu l'as dit tout à l'heure, c'est hyper important.
14:12C'est assez fou de se protéger comme ça.
14:14Et du coup, quand le film a commencé, bon, ça commence assez fort, ça fait du bruit
14:20pour ceux qui savent, et puis après c'est vraiment assez calme et tout, et d'un coup,
14:25ça te hape.
14:26Et en fait, ce qui m'a vraiment particulièrement choquée à Cannes, c'est de voir la réaction
14:31de tous les gens dans la salle.
14:33On a vraiment vécu une expérience au-delà d'un film.
14:36Et du coup, je ne sais pas, il y avait un truc dans cette salle et quand je suis sortie,
14:40je me suis dit, waouh, ce film m'a fait ressentir quelque chose de très spécial que je n'avais
14:44pas ressenti depuis un moment au cinéma.
14:47C'est là que ça m'a eu.
14:48Après, il y a tout un truc hyper spirituel.
14:50C'est là aussi que le film m'a eu.
14:52Je sais que ce film a énormément divisé.
14:54Moi, j'en avais parlé, il y a beaucoup de gens qui m'ont reproché de l'avoir recommandé.
14:58Parce qu'ils m'ont dit, putain, je m'attendais à un vrai truc et j'étais déçue.
15:00Et d'autres personnes qui m'ont dit, ouais, c'est ma révélation de l'année.
15:03Donc, c'est vraiment encore une fois un film qui divise.
15:06Moi, il m'a eu, mais la musique, elle était impressionnante.
15:10C'est les plans, l'histoire, le fait qu'il va contre-pied de toutes tes attentes pendant tout le film.
15:15J'étais en mode, OK, je pense qu'il va se passer ça et en fait, pas du tout.
15:18Ouais, c'est un ovni un peu dans l'année, je trouve.
15:20Et il mérite le prix qu'il a eu à Canepalco.
15:23Régé ?
15:23Moi, je pense que ce que tu dis, c'est hyper intéressant sur l'expérience en salle.
15:26Parce que c'est le genre de film où on sent la tension, on sent un peu l'atmosphère changer dans la salle de cinéma,
15:31alors que personne ne fait du bruit.
15:33On sent que tout le monde est un peu accroché à son fauteuil, surtout vers la fin.
15:37Et je pense que c'est important parce que voir ce genre de film à la maison et puis en salle, c'est deux expériences.
15:41Oui, ça change vraiment.
15:43J'imagine que la séance à Cannes était complète ou presque.
15:45Mais même moi, je suis allé voir le matin, je crois le mercredi de sa sortie, il n'y avait pas grand monde.
15:49Mais on sentait qu'il y a eu une crispation, quelque chose.
15:51Les gens étaient vraiment tendus dans la séance et je pense que c'est important.
15:54Et la grosse rêve pour moi du film, c'est La Salleur de la Peur, que j'adore, de Clouseau.
15:57C'est un peu la même histoire entre guillemets.
16:00Je préfère le remake Netflix avec Fiel Sokoum.
16:02Ah ouais ?
16:03J'ai eu peur !
16:04Encore, tu me dis le freaking sorceur en roquette.
16:06Non, chacun ses rêves.
16:08J'ai une culture un peu plus...
16:10Il y a un peu de Mad Max aussi, vite fait.
16:12Ouais, Mad Max, il y a un côté apocalyptique.
16:13Je crois que Le Real, il parlait beaucoup de Tarkovsky aussi dans son truc.
16:16Ouais, c'est ce mélange entre le spirituel, la musique techno, le côté un peu nomade.
16:21Et il y a cette ambiance un peu presque pré-apocalyptique où on est à la fois dans un système politique.
16:25On ne sait pas s'il existe entre guillemets et on sent que ça va aller un peu en vrille.
16:30Donc, il y a une ambiance qui se crée qui est pas mal.
16:32Tu viens quand même de parler, je voulais qu'on en parle un peu plus tard, mais on peut en parler maintenant, c'est des salles.
16:36L'expérience en salles, effectivement, on est quand même dans un moment où on sent que, en tout cas sur l'année qui vient de s'écouler, ça a été compliqué.
16:41La fréquentation des salles baisse, les plateformes sont de plus en plus importantes, produisent de plus en plus de films, de séries.
16:49Est-ce que vous avez l'impression que c'est la fin de quelque chose ou c'est un moment de transition ?
16:53Est-ce que vous arrivez à prévoir un peu ce qui peut se passer concernant les salles du cinéma ?
16:57Est-ce que peut-être juste que la manière de regarder des films, peut-être qu'elle évolue et que les gens vont délaisser les salles pour se concentrer sur la télévision ou pire, les téléphones ?
17:08Comment vous voyez la suite ?
17:10Moi, je pense que ça ne date pas d'hier, c'est vraiment un phénomène qu'on observe depuis des années.
17:14Mais il s'accentue, peut-être ?
17:15Oui, il s'accentue, ben là, je pense que aussi tu fais référence au rachat par rapport à Warner, qui est un gros sujet en ce moment dans la sphère cinéphile.
17:25Est-ce que tu peux rappeler, c'est le rachat Netflix ?
17:28Oui, Netflix s'est proposé pour racheter Warner à 80 millions, 83 milliards ?
17:3284, je crois, 8 milliards.
17:34Ce qui est énorme, en vrai.
17:36Et face à ça, il y a Paramount qui s'aligne aussi.
17:40Donc, il y a une vraie question de, est-ce que Warner va arriver sur nos télés et que les films Warner vont être vraiment tous sur Netflix ?
17:47Moi, je pense que ça fait un petit moment qu'on se pose la question.
17:50Je pense que l'expérience en salle restera, dans tous les cas, parce que je pense que les gens, et même en France, j'ai l'impression que les gens aiment aller en salle.
17:58On le voit en vrai, les films, même tu l'as dit tout à l'heure, même les tuches, qui ne sont pas forcément des films que moi je vais voir, ça amène quand même des gens en salle.
18:05Bien sûr.
18:05Je pense que je n'ai pas encore la réponse à la question de, est-ce que ça va totalement vriller de l'autre côté, mais j'ai l'impression qu'on va conserver la salle pendant un petit moment.
18:15J'ai fait un mémoire là-dessus d'ailleurs, auquel tu avais répondu d'ailleurs.
18:18C'est possible.
18:18J'avais fait un mémoire là-dessus, et les chiffres montrent qu'il y a quand même des gens qui continuent d'aller au cinéma.
18:25Cette année, elle n'était pas vraiment glorieuse, mais je pense que tu vois l'année prochaine, avec des films comme Le Biopic sur Michael, qui va arriver, tous les live-action n'empêche, même si je n'aime pas, ça ramène du monde en salle.
18:37Je pense que quand même, on va avoir des meilleurs chiffres.
18:40Tu en penses quoi toi ?
18:41Moi je pense que c'est cyclique, et en fait, il y a un tri qui va se faire surtout depuis le Covid, où les entreprises, surtout au stage, ont décidé de mettre les films
18:48assez rapidement, parce que nous on a la chronologie des médias, du coup il faut attendre plusieurs mois, voire années, avant d'avoir le film en streaming, entre guillemets, gratuit.
18:55Et de l'autre côté, aux States, eux ils n'ont pas de loi, donc parfois ils sortent un film trois semaines après la sortie en salle, donc ils ont pris l'habitude d'attendre la VOD
19:02aux States, payer les 30 dollars, et ils regardent à la maison.
19:06Mais je pense aussi que le cinéma devient de plus en plus, je pense, c'est une vérité, il devient de plus en plus événementiel.
19:12Donc les gens vont en salle pour voir des événements, c'est lié aussi au fait que les films sont de plus en plus longs, de plus en plus chers, parce qu'au fait, quand on a envie,
19:18d'aller en salle, les gens ils y vont moins souvent, mais ils ont envie de voir un film de trois heures, parce que voilà, c'est leur sortie,
19:24il faut qu'ils rentabilisent le popcorn, l'IMAX, s'ils sont en IMAX, toutes ces choses-là.
19:29Donc c'est pour ça aussi que maintenant ils font des événements, le Nolan, il s'est vendu un an à l'avance pour les séances IMAX,
19:34et tout a été booké. Donc voilà, bon courage pour voir l'Odyssée en IMAX.
19:38C'est le prochain film de Nolan.
19:39Ouais, c'est ça, donc ils ont un peu un truc comme les concerts, j'ai l'impression, de plus en plus,
19:44où ils veulent créer l'événement bien avant, pour dire, ok, ça, c'est l'événement de l'année,
19:49il faut être en salle, et malheureusement, du coup, ça va mettre, je pense, pas mal de films sur le côté.
19:53Finalement, est-ce que ça va devenir l'apanage des gros films, en fait, des films événementiels,
19:57mais que les petits films vont être un peu plus compliqués, peut-être, à aller voir en salle, en fait ?
20:01On le voit déjà, je veux dire, il y a énormément de films à mi-budget, ils en parlent beaucoup aux Etats-Unis,
20:04mais de toute façon, nos plus gros succès en salle sont américains aussi, il faut le dire.
20:08On le voit avec les films qui, je sais pas, entre 40 et 80 millions, qui n'existent plus aux States.
20:13Maintenant, c'est surtout sur plateforme, et ça, c'est des films qui rapportaient beaucoup d'argent.
20:15C'est pour ça que Sinners, c'est, entre guillemets, à la fois une anomalie et un miracle,
20:19c'est que ça va rapporter beaucoup d'argent pour pas un budget de 200, 300 millions.
20:22Donc ça, c'est très, très bien.
20:23Mais c'est juste une question d'habitude.
20:25Nous, on reste un pays de cinéma, et je pense pas que les salles vont disparaître,
20:27même s'il y en a qui ferment, c'est vrai.
20:29On est un pays qui aime aller voir des films, je crois que un tiers des gens qui vont chez UGC,
20:33ils ont la carte illimitée, quelque chose comme ça, donc c'est à revérifier, mais c'est beaucoup.
20:38Donc on a cette culture, et les réals d'autres pays le comprennent.
20:42Et je pense que c'est juste, il faut voir comment on s'organise par rapport aux lois des différents pays,
20:47et surtout à ce qu'on veut montrer en salle.
20:50Est-ce que ça sera que des pâtés, leur stratégie, maintenant, c'est faire 5 gros films par an ?
20:54Tu vois, même en France, ils sont en train de se dire, on fait des événements.
20:56Le De Gaulle, ils font un événement en 3 semaines, par exemple.
20:59Le Conte de Monte Cristo, Chien 51, Les Trois Mousquetaires, c'est des gros films.
21:05Et il y en aura 4-5 par an, plutôt qu'à voir sur leur stratégie.
21:07En tout cas, c'est ce qu'il a dit il y a quelques années, et pour l'instant, c'est ça.
21:09Parce qu'ils misent sur des gros succès, plutôt que quelques petits succès de droite à gauche.
21:13Alors que là, Warner, et j'arrête sur ça, ils ont fait un mix de petits films,
21:18de films à moyen budget et à gros films.
21:21Et Warner a eu la meilleure année pour l'instant, en termes de book office, cette année.
21:23Ce qui est paradoxal, vu le rachat.
21:25Oui, complètement.
21:26Enfin, pour l'instant, parce que Disney, Avatar, Zootopia, ça va envoyer.
21:28Mais bon.
21:30Bon, on continue en tout cas à parler de l'année cinéma 2025, tout de suite, dans la régulière.
21:41Je voulais continuer en parlant d'un film que j'ai vu en salle, en français, il s'appelle Évanoui.
21:46C'est quoi le titre américain déjà ?
21:48Weapons.
21:48C'est ça, réalisé par Zach Krieger, que je ne connaissais pas, j'ai découvert avec ce film.
21:53C'est un film, on peut le dire, vendu comme un film d'horreur, Évanoui.
21:56C'est le genre, en tout cas, qui a choqué beaucoup de gens.
22:00Je crois qu'elle a été une des grosses belles surprises, en tout cas, de l'année, notamment de l'été.
22:04Je crois que je l'ai vu cet été.
22:05Qu'est-ce que vous avez pensé de Évanoui, Weapons ?
22:07Est-ce que ça vous...
22:08Régis ?
22:09Écoute, moi, j'ai découvert Zach Krieger avec Barbar, qui a été sorti sur la plateforme,
22:13qui est, d'après moi, un meilleur film.
22:15Mais j'ai trouvé super intéressant Weapons dans son approche au marché américain, encore une fois.
22:21Parce que, pour moi, c'est un film sur les fusillades de Mass O'State, sur les enfants qui disparaissent d'une école.
22:26C'est ça, le pitch du film.
22:27Et moi, j'aime beaucoup l'aréal de Krieger.
22:29Je trouve qu'il arrive à installer une ambiance, à installer vraiment quelque chose d'assez unique.
22:34Et c'est pour ça qu'on lui donne plein de projets.
22:35Et pareil, ça a coûté 30 millions, ça a rapporté 300 millions.
22:38Oui, c'est un énorme phénomène.
22:39De base, il voulait le sortir en plateforme de streaming.
22:42Vous allez le dire ?
22:43Non, non, non.
22:44Il voulait sortir en plateforme de streaming.
22:45Et il avait dit, par contre, je veux une sortie en salle, avant.
22:48Et ils lui ont dit non.
22:49Donc, il a dit, je préfère travailler avec Warner, qui eux...
22:52Et ça, c'est marrant quand tu connais, quand tu sais qu'il va y avoir un rachat de Warner, peut-être, sur la plateforme de streaming.
22:57Oui, tout à fait, complètement.
22:57En tout cas, il avait, lui, cet attachement, en tout cas, à la salle.
22:59Oui.
23:00C'est important.
23:01Pardon, je ne dis pas.
23:01Non, non, non, mais juste, voilà.
23:03Moi, je trouve qu'en termes de réal, il est très, très bon.
23:05En termes de scénariste, moi, il m'impacte moins.
23:07Je trouve moins fort, barbare.
23:10Ce qui était bien, par exemple, c'était vraiment la mise en scène, quoi.
23:12Parce que le concept est super simple, mais c'était la mise en scène.
23:14Là, il y a des scènes qui sont mémorables d'évanouilles, mais je ne me rappelais plus trop du film, quoi.
23:19Ce n'est pas un film qui, moi, m'a marqué personnellement, pour le coup.
23:22Il y a, puisqu'on parle de plateformes, notamment de Netflix, il y a, évidemment, des films sur Netflix depuis longtemps.
23:29Et je pense que pendant longtemps aussi, moi, j'ai le sentiment que les films Netflix étaient souvent vus comme des films de plateformes.
23:36Il y a presque un genre, avant, on parlait des séries B ou des directs ou DVD.
23:39Et là, maintenant, il y a des films de plateformes, donc ils sont parfois un peu moins bien, en tout cas, vus comme des films moins bien.
23:43Et parfois, il y a des surprises.
23:44Et même parfois, de plus en plus, il y a des grands réalisateurs.
23:46Et cette année, sur Netflix, il y a eu Guillermo del Toro, qui a sorti Frankenstein.
23:50C'est quand même assez étrange, parce que quand on voit un del Toro, je pense qu'on a envie de le voir en salle, plutôt que chez soi.
23:56Qu'est-ce que vous avez pensé de l'arrivée de Del Toro, enfin, de ce film-là, Del Toro, sur Netflix, Frankenstein, Silvia ?
24:02Je crois qu'on a été, nous deux, on l'a vu en salle.
24:05Moi, je l'ai vu avec l'équipe du film, c'était l'avant-première.
24:08Ah, vous avez de la chance.
24:09Donc, c'était pas mal, j'avoue.
24:11Il faut savoir que là, encore une fois, Guillermo del Toro voulait vraiment produire ce film depuis dix ans.
24:17Et personne ne voulait le produire.
24:18C'est comme Scorsese avec The Irishman, je crois.
24:21C'est souvent, à un moment, c'est Netflix qui arrive et qui donne un chèque, qui leur permet, en tout cas, de faire ce film-là.
24:26Même le dernier Scorsese, Killers of the Floor's Moon, qui est un film Apple, en fait.
24:31C'est pareil, c'est un projet qu'il avait depuis très longtemps aussi.
24:34Mais il est sorti en salle.
24:35Il est sorti en salle.
24:35Il est sorti beaucoup en salle.
24:36Tout à fait, tout à fait.
24:37Comme le Napoléon de Ridley Scott, je crois que c'était des volontés, mais on oublie que c'est quand même, effectivement, des films financés par Apple.
24:42Et Apple, en tout cas, cette année-là, ils ont dit qu'ils arrêtaient les sorties en salle.
24:46Donc, enfin, ils arrêtaient. Ils allaient moins en faire.
24:48Oui, oui.
24:48Parce que ça se passe, ça s'est bien marché.
24:50Exactement, oui.
24:50Mais du coup, Frankenstein, c'est du coup une réécriture du livre.
24:57Moi, j'avais quand même pas mal d'attentes parce que quand tu connais l'univers de Del Toro et que tu es un peu attaché,
25:02il y a tout un truc, une atmosphère dans laquelle ces films te mettent.
25:06Et du coup, Frankenstein avec Jacob Elordi et Mia Gotts.
25:11Franchement, j'ai beaucoup aimé, mais je pense que j'ai apprécié ce film parce que je l'ai vu en salle.
25:15Oui, oui, oui, tout à fait.
25:16En fait, si je l'avais vu chez moi, déjà, je pense que j'aurais quasiment rien vu.
25:20Très honnêtement.
25:20C'est très sombre.
25:21C'est très sombre.
25:22Et du coup, si tu ne te plonges pas dans le sombre, vraiment, tu ne vois rien.
25:26Et c'est très long aussi.
25:28C'est très long.
25:29Et du coup, le fait d'être complètement coupé, comme tu l'as dit tout à l'heure, de ne pas avoir accès à son téléphone,
25:33d'être vraiment dans la salle, l'immersion, l'expérience, fait que tu arrives à voir que c'est un film qui est quand même de haut niveau
25:41et qui, pour moi, va recevoir des prix cette année, c'est sûr.
25:44J'ai beaucoup aimé la réalisation, la mise en scène aussi.
25:47Je me suis un peu perdue dans le scénario parce que le film est en deux parties.
25:51J'ai trouvé la première beaucoup trop longue.
25:54Ça m'a un peu moins touchée à certains moments, mais c'est indéniable que c'est magnifique.
25:58Vraiment, c'est magnifique.
25:59Tu es d'accord, je crois ?
26:00Je suis d'accord.
26:01Pour moi, c'est un des meilleurs films de l'année.
26:03Pour le coup, je pense à l'aide, le fait d'être en salle aussi.
26:06Parce que, pareil, tu dis à Del Toro, tu n'as pas envie...
26:08Pinocchio était déjà sorti sur Netflix et il était génial.
26:11Et tu dis, tu as envie de le voir en salle, tu as envie de l'expérience comme ça.
26:13Visuellement, je pense que c'est bien mieux.
26:15Parce qu'il y a plein de gens, j'ai vu ensuite se plaindre sur les réseaux.
26:17Regardez, ce n'était pas au niveau de Del Toro, c'était trop numérique, des choses comme ça.
26:20En salle, moi, je n'ai vu que du feu.
26:22Et j'adore le côté, parce qu'il est encore une fois fondamentalement politique, sans spoiler l'histoire.
26:26C'est quand même deux personnes qui racontent la même histoire de différents points de vue.
26:29Et il y a quelqu'un qui fait une décision par rapport à ça.
26:31Il a toujours parlé de politique, de toute façon, dans ses films, Del Toro.
26:34Et il doit sa carrière au fascisme, limite, avec tous ses films.
26:38Et il y a une chose que j'ai beaucoup aimé, c'est le côté un peu presque Disney, sans trop spoiler aussi,
26:45sur l'une des deux histoires, avec une sorte d'esprit de la nature,
26:49cette cohésion avec les humains.
26:51Et il y a un truc sur l'art aussi, sur le producteur, dans la première partie, surtout.
26:55Il y a beaucoup de choses à dire.
26:56Moi, j'en avais parlé pendant 50 minutes, je crois.
26:58C'était hyper complet comme film.
27:00Est-ce qu'il n'y a pas quand même un regret que des films comme ça, des réalisateurs comme ça,
27:03parfois se perdent dans les algorithmes des plateformes ?
27:06Parce que finalement, j'ai le sentiment aussi que versus une salle qui va le mettre longtemps à l'affiche,
27:13finalement, ce n'est pas des films qui sont tout le temps suffisamment mis en avant.
27:16C'est-à-dire qu'en fait, oui, ils vont être mis en avant la semaine de sortie sur la plateforme,
27:19et puis après, très rapidement, l'algorithme prend le dessus.
27:21Est-ce qu'il n'y a pas un danger comme ça ?
27:23Parfois que des très bons films se perdent un peu dans les limbes des plateformes ?
27:28Oui, moi, je pense au top, par exemple, sur les plateformes que tu as vite fait,
27:32quand le film n'est plus en top 1 ou top 2.
27:34Exactement, il n'existe plus.
27:34Et oui, c'est un peu le problème qu'on a, et c'est ce qu'on voit aussi avec les réseaux sociaux,
27:38c'est la même chose pour moi.
27:39Mais je pense qu'il faut questionner aussi le système,
27:42parce qu'en soi, si Guillermo del Toro va chez Netflix,
27:45c'est vraiment parce qu'on lui a dit non ailleurs.
27:46Oui, c'est ça en fait, c'est qu'il n'a pas le choix.
27:47C'est ça.
27:48Et du coup, pour moi, c'est tout le système qui est à revoir,
27:50et je pense qu'il avait raison, le côté hyper politique est très problématique là-dessus.
27:54Aux Etats-Unis, c'est hyper capitaliste, fasciste, etc.
27:57Du coup, ils s'en foutent un peu que le film soit respecté, qu'il sorte en salle.
28:01Et pour moi, il faut que ça passe, il faut que l'art soit encadré
28:04et qu'il y ait de vraies règles autour de ça.
28:07Et pour moi, la chronologie des médias aide beaucoup là-dessus.
28:09Très bien.
28:10Je pense qu'on est...
28:11Alors, c'est 2020 ans qui sautait.
28:12Ça a aussi, par exemple, été une année de biopic musicaux.
28:14Il y a notamment eu un biopic sur Bob Dylan, avec...
28:18Tu ne l'as pas aimé ?
28:18Je ne l'ai pas vu, moi.
28:20Car Timothée Chalamet, tout le monde bête.
28:22Il est trop beau, il est trop fort, tout le monde l'aime, j'en ai marre.
28:25Mais j'aime bien Bob Dylan, par contre.
28:27Donc, on va écouter un morceau de Bob Dylan,
28:29Subterranean Homesick Blues, évidemment.
28:31Mais n'allez surtout pas voir le biopic de Bob Dylan.
28:34Surtout pas.
30:18Bob Dylan, Subterranean Homesick Blues.
30:45Pardon pour mon accent.
30:49France Inter
30:50Medimisy
30:52A la régulière
30:552025, ça a aussi été une année de blockbusters, évidemment.
30:59Et avec l'arrivée de James Gunn, enfin pas l'arrivée, mais en tout cas la prise de pouvoir de James Gunn chez DC Comics, et notamment sa version de Superman.
31:09Il a relancé Superman.
31:12Qu'avez-vous pensé de ce film qui est sorti aussi, qui était un des gros blockbusters de l'été ? Régé ?
31:17Moi j'adore, moi j'adore, moi j'adore le travail de James Gunn, je suis pas fan de l'esthétique du film, les couleurs, la photo, ces choses-là.
31:24Oui, il y a un vrai parti pris là-dessus.
31:25Oui, il y a un parti pris très numérique qui fait un peu faux peut-être, mais j'adore le fait d'avoir remis un peu l'humain au centre de l'histoire de Super-Héros.
31:33Quand tu sors des 4 Fantastiques, enfin il est sorti juste après.
31:36Oui, c'était la même période.
31:37Oui, c'était la même période et dans la 4 Fantastiques, en fait on s'en fout des humains complètement.
31:41Là, lui il va sauver les curés, il va sauver les bébés, il va sauver tout le monde.
31:44Il y a un côté très humain qui manquait au film de Super-Héros, il a remis l'humanité dans l'Alien.
31:48Qui est lié au sujet du personnage de Superman, qui est quelqu'un de très naïf dans son personnage.
31:53Mais c'est ça qui est intéressant et je trouve que c'était un super choix de vraiment se focaliser sur ça et de parler à quel point il est en quête de cette humanité et il essaie de faire les bonnes choses le plus souvent possible.
32:03Mais est-ce que, et ça va nous permettre peut-être de faire aussi un lien avec un film que je crois que tu as aimé, c'est Thunderbolts, est-ce que finalement maintenant l'esprit de James Gunn n'est pas partout ?
32:12Parce que quand je regarde Thunderbolts, j'ai un peu l'impression de voir Les Gardiens de la Galaxie.
32:16Et j'ai le sentiment que maintenant que James Gunn est parti chez DC, tout le monde essaye un peu d'en mettre dans Marvel, maintenant qu'il est parti.
32:21Et lui évidemment va continuer à en faire, enfin va faire du James Gunn chez DC.
32:25Est-ce qu'il n'y a pas une forme de prise de pouvoir totale de James Gunn et de son style dans le monde un peu des super-héros au cinéma ?
32:32Je pense qu'on a enchaîné les flops des films de super-héros ces dernières années.
32:36Et du coup, on se repose vraiment la question des origines de ces super-héros.
32:40Comment ils deviennent super-héros et comme tu l'as dit, le côté humain qui devient un peu central dans ses œuvres.
32:45Et Thunderbolts en a parlé, clairement, c'était vraiment le sujet du film.
32:50C'était vraiment des héros nuls quoi.
32:53Et c'était vraiment le parallèle, il est énorme avec le travail que James Gunn a fait sur Les Gardiens de la Galaxie.
32:59Moi je pense au dernier film, Les Gardiens de la Galaxie.
33:01Le 3 ?
33:01Le 3, mais j'ai pleuré.
33:03Mais moi donc, j'étais tellement ému.
33:06Je suis presque pas loin de penser qu'il est meilleur que Le 1.
33:08Et pourtant, j'adore Le 1.
33:09Il est pas loin.
33:10Il est pas loin.
33:11Il s'est sorti quand ? Il y a deux ans peut-être ?
33:13Quelque chose comme ça, ouais.
33:13Ouais, c'était un de mes films préférés de l'année.
33:15Et du coup, on retrouve un peu le cœur du travail de James Gunn dans Thunderbolts.
33:20Et là, pareil dans Superman, on enlève un peu les paillettes, les trucs de Avengers.
33:25Désolée, j'aime beaucoup Avengers.
33:26Mais ça fait un moment et on a besoin de se renouveler.
33:29Et du coup, c'est ce que le public aime.
33:32En tout cas, moi, c'est ce que j'ai aimé dans Superman et dans Thunderbolts aussi.
33:36Tu les consommes encore, toi, les films de super-héros ?
33:38Tu les attends ou c'est derrière toi ?
33:41Ça dépend lesquels.
33:42Est-ce que vous allez encore les voir ?
33:44Vous les attendez ?
33:45Est-ce que c'est vrai qu'on a vécu un moment avec les films de super-héros ?
33:48Est-ce que vous avez encore de la hype pour ça ?
33:51Moi, j'y vais pour le travail aussi.
33:53C'est obligé.
33:54Parce que c'est toujours des sujets qui marchent bien.
33:56Mais en fait, ça dépend des...
33:57Pour faire des TikTok à un million de vues, c'est pour ça que tu y vas.
33:59Ça marche.
34:00Mais en fait, c'est surtout...
34:01Par exemple, tu vois, il y a Avengers qui sort l'année prochaine.
34:04J'ai zéro hype pour ça.
34:05Le nouveau...
34:06Il y a un nouveau Avengers ?
34:07Oui, Doomsday.
34:08L'année prochaine, en décembre.
34:11Honnêtement, entre le retour de Robert Downey Jr.
34:13qui a un aveu d'échec,
34:14entre Chris Evans qui revient, un autre aveu d'échec.
34:16Pour moi, c'est...
34:17En tout cas, Marvel, c'est aveu d'échec après aveu d'échec.
34:20C'est pour ça que Superman, moi, j'étais assez content de le voir.
34:23Je me dis peut-être qu'il y a un renouveau.
34:24J'avoue que la bande-annonce de Supergirl
34:25ne m'a pas réconforté dans l'idée de ça.
34:28Après, il faut peut-être aller viser les trucs
34:29genre de Batman 2, ces choses-là.
34:31Mais c'est vrai que c'est un...
34:32Je ne suis même pas convaincu
34:34que le Spider-Man de l'été prochain
34:35sera hyper intéressant à voir
34:37parce que je pense que les bandes-annonces
34:38vont sortir là dans les semaines qui viennent.
34:40Je pense que c'est...
34:41Je ne dirais pas que c'est mort
34:42parce que c'est des films qui vont bien marcher.
34:43Mais jamais l'Avengers,
34:44il va faire les scores d'avant.
34:47Les gens ne sont plus dedans, quoi.
34:48à voir si le Dissue va relancer ça.
34:50Mais je pense que du coup,
34:51côté marketing,
34:52tu vois, ils ont fait un revirement
34:53dans la vue avec Thunderbolts.
34:55Ils mettaient en avant
34:55genre le film A24.
34:57Ils essayaient à tout prix
34:58de montrer que c'est un film d'auteur,
35:00cinéma d'auteur, etc.
35:01Moi, le Superman,
35:02je n'avais aucune hype.
35:03Vraiment, déjà,
35:04le marketing, il était horrible.
35:05On voyait ça partout.
35:07Et des fois, tu as ce truc de...
35:08Tu vois le film partout
35:09et tu te dis
35:09en fait, j'en ai marre de le voir.
35:12En fait, je l'ai déjà vu.
35:12C'est comme lui et Timothée Chalamet.
35:14C'est pour ça qu'il n'aime pas.
35:14Je pense que c'est ça.
35:16C'est tout à fait ça.
35:17Je le vois trop.
35:19Autre blockbuster,
35:21et je crois que tu voulais en parler,
35:22Sylvia,
35:22mais parce que tu ne l'as pas aimé,
35:24c'est The Running Man.
35:25L'adaptation, en tout cas,
35:27plus qu'un remake,
35:28parce qu'évidemment,
35:29il y a un film The Running Man
35:29avec Schwarzenegger
35:30qui est sorti en 1987.
35:31C'est d'abord l'adaptation
35:32d'un roman de Stephen King,
35:34même s'il l'avait sorti
35:35sous un pseudo,
35:36Richard Brackman,
35:37je crois, à l'époque.
35:39Mais donc, c'est une nouvelle adaptation
35:39par Edgar Wright,
35:40qui est un réalisateur célébré,
35:43connu.
35:44J'avais notamment pour moi son...
35:46Scott Pilgrim est un chef-d'oeuvre
35:48des années 2010.
35:49Mais là, il s'attaque donc
35:50à ce remake avec Glenn Powell,
35:52qui lui aussi est très beau,
35:54mais qui me dérange moins,
35:55bizarrement.
35:56Je ne sais pas pourquoi,
35:56j'aime beaucoup Glenn Powell.
35:57J'aime le voir à l'écran.
35:58C'est mon petit kink.
35:59Qu'est-ce que...
36:00Tu ne l'as pas aimé ?
36:01Oui, je n'ai pas aimé.
36:02Qu'est-ce qui t'a déplu
36:03dans ce film ?
36:04Est-ce que tu en as marre
36:05des remakes des films
36:06des années 80-90 ?
36:06Est-ce que c'est ça aussi ?
36:07C'est une espèce de nostalgie
36:09un peu perpétuelle ?
36:11Franchement, les remakes,
36:12je pense que ces dernières années-là,
36:13on s'en est mangé des tonnes.
36:15Je pense qu'il y a un ras-le-bol
36:16aussi de ça.
36:17Il y a un truc
36:17où on cherche un peu
36:18l'originalité.
36:19Après, moi, le truc,
36:20c'est que j'aime beaucoup le réal.
36:21J'aime beaucoup son travail
36:22de manière générale.
36:23J'aime beaucoup ses films.
36:24Mais du coup, je m'attendais
36:25à quelque chose de vraiment
36:26dans sa ligne,
36:28on va dire,
36:28dans ce qu'il fait d'habitude.
36:30Et là, j'ai l'impression
36:31que l'humour est potache.
36:32C'est too much.
36:33À des moments,
36:34je me suis perdue.
36:35L'acteur, toi,
36:36t'aimes beaucoup Glenn Powell.
36:37Mais des fois,
36:37j'étais en mode,
36:38il n'est pas du tout convaincant.
36:39Enfin, il ne me convainc pas.
36:40Et tout va très, très vite.
36:41J'ai l'impression
36:42que le film va très, très vite.
36:43Il veut parler de politique
36:44et en même temps,
36:45il veut parler de famille,
36:47de maladie.
36:47Tout est un peu mélangé.
36:49Et donc, j'en suis sortie
36:50avec cette espèce
36:52d'avoir un trop-plein
36:54du film
36:55et de me dire, en fait,
36:56énième rémier
36:57que je ne vais pas m'en rappeler
36:58et ça me saoule.
37:00Voilà.
37:01T'as aimé, toi, Glenn Powell ?
37:01Tu n'aimes pas Glenn Powell ?
37:03Non, j'adore Glenn Powell
37:04pour le coup.
37:04Moi, je pense que c'est vraiment
37:05un super acteur.
37:06Il déchire
37:06et j'aimerais le voir
37:07dans plus de trucs.
37:08Moi, j'avais défendu
37:09même Twisters l'année dernière.
37:10Alors, je suis d'accord avec toi.
37:12Twisters était meilleur
37:12que le Twisters des années 90,
37:14je trouve.
37:14Et je pense que, justement,
37:15les remakes, c'est OK.
37:16Moi, le Schwarzenegger,
37:17je trouve que le film,
37:18c'est un nanar.
37:19Complètement.
37:20Alors, le remake,
37:21c'est une adaptation.
37:22Donc, on réadapte le bouquin
37:23slash remake
37:23parce qu'on a déjà eu le film.
37:25Donc, moi,
37:25si on fait des remakes
37:26d'oeuvres
37:27qui n'étaient pas bonnes de base,
37:28on réadapte des choses.
37:29Pourquoi pas ?
37:30Oui, oui.
37:30Mais là, oui.
37:31Pour moi,
37:31il était complètement avalé
37:33par la machine.
37:33On ne sent pas du tout son style.
37:34Pour moi, c'est son pire film.
37:36Et j'ai envie de le défendre
37:37un petit peu
37:37parce qu'il est efficace
37:38et tout,
37:38mais je ne me rappelle plus.
37:39Oui, on ne passe pas
37:40un mauvais moment,
37:40mais effectivement,
37:41il y a une forme de promesse
37:42qui n'est pas vraiment tenue.
37:43Notamment dans l'espèce
37:43de film de messages politiques
37:45qui, en fait,
37:46n'est pas très convaincant.
37:47Et puis, tu me dis
37:55mais gros propos politiques,
37:58bien analysés,
37:59bien montrés,
38:00etc.
38:00Et là, t'as ça.
38:01Mais moi, j'ai rigolé à la fin.
38:03Les dernières minutes,
38:04j'étais mordorée,
38:04j'étais en mode,
38:05mais c'est quoi ça ?
38:06Et il y avait le réel
38:06dans la salle, hein ?
38:07Oui, vous pouvez regarder,
38:08mais si on parle de politique
38:09et tout,
38:09mais tous les gros films américains,
38:11même les séries américaines,
38:12le méchant,
38:13c'est toujours un fasciste
38:13en ce moment.
38:14C'est vrai.
38:14Depuis quelques années,
38:15mais cette année,
38:15c'est encore plus flagrant.
38:16À chaque fois,
38:16j'en regarde une oeuvre,
38:17c'est toujours un facho,
38:18le méchant,
38:18et c'est très rigolo
38:19à quel point les américains,
38:20ils ont peur en ce moment.
38:22À juste titre.
38:24Pardon,
38:24on continue à parler de cinéma
38:26tout de suite.
38:36Pardon,
38:36mais j'aime trop
38:36l'habillage de cette émission,
38:37j'aime lancer des virgulotes
38:38en ce temps,
38:39mais je t'ai coupé,
38:39vas-y, je t'en prie,
38:40parce que c'est intéressant
38:40si tu voulais rebondir.
38:41Ah non,
38:41je voulais juste dire
38:42que même dans l'animation,
38:43on voit cet aspect fasciste,
38:46vraiment,
38:47même dans Autopie,
38:48j'étais en mode,
38:48ok,
38:49on n'en parle pas tout.
38:49Est-ce que vous avez l'impression
38:50qu'on est dans un moment
38:50où le cinéma américain
38:51est plus politique qu'avant
38:52ou c'est un effet de mode ?
38:54Est-ce qu'il y a vraiment
38:55une prise de conscience
38:56de la part des réalisateurs ?
38:57Vous avez le sentiment ?
38:58En fait,
38:59je pense que ça va
39:01dans les deux sens,
39:01dans le sens où,
39:03d'un côté,
39:03les audiences sont plus réveillées
39:05par rapport à ce qui se passe
39:06et ils ont envie
39:07de voir des oeuvres.
39:08Les Etats-Unis sont plus polarisés
39:10qu'il y a 20 ans,
39:11parce qu'après le 11 septembre,
39:13ils étaient très unis,
39:14il y avait beaucoup de films
39:14qui étaient appréciés de tous,
39:16mais on a cette fracture
39:17qui arrive
39:18et ça se ressent à Hollywood
39:19énormément
39:20et on voit que
39:21dans beaucoup de films,
39:22c'est des nazis,
39:24des incels,
39:24des méchants.
39:25Superman,
39:25c'est ça aussi.
39:27Sans même parler
39:28des Elon Musk-like
39:29qu'on a constamment
39:30dans tous les films
39:31aujourd'hui,
39:32parce qu'il y a toujours
39:32ce tech milliardaire.
39:34Alex Luthor,
39:35c'est vraiment ça
39:36dans les Superman.
39:36Mais là,
39:37il s'inspire beaucoup plus
39:38de ce qu'on a en vraie vie,
39:40mais en fait,
39:41c'est juste une question
39:41de timing,
39:42je pense,
39:42parce que moi,
39:43je donne toujours ces exemples,
39:44mais il y avait la loi
39:44Roe vs. Wade
39:45qui a enlevé l'avortement
39:46dans plein d'États
39:47et l'année d'après
39:48ou deux ans après,
39:48il y avait trois films
39:49sur l'avortement,
39:50trois films d'horreur
39:51ou quatre même
39:51qui sont sortis la même année
39:52entre Aliens,
39:53Immaculés et tout
39:53sur l'avortement.
39:55Donc,
39:55ce n'est pas par hasard.
39:56Ils profitent de ça aussi.
39:57Complètement.
39:59Cette année aussi,
39:59on a vu,
40:00je ne sais pas si c'est le cas,
40:01mais peut-être la conclusion
40:02d'une saga,
40:04Mission Impossible,
40:05qui était quand même
40:05une conclusion qui était attendue.
40:07Je ne sais pas
40:07si c'est vraiment la conclusion
40:08parce que la fin,
40:09sans trop spoiler,
40:10ne semble pas dire
40:11que c'est fini,
40:12mais je pense que ça avait été
40:12un peu vendu comme ça.
40:14Qu'est-ce que vous avez pensé ?
40:16Est-ce que la conclusion potentielle
40:18de la saga
40:18est à la hauteur
40:19de la franchise
40:20et de la légende
40:21Ethan Hunt,
40:23Tom Cruise ?
40:24Vous avez pensé quoi de tout ça ?
40:25Moi,
40:26j'étais hyper déçu.
40:27En plus,
40:28je m'étais rematté
40:28tous les films avant.
40:29Moi,
40:29j'adore Mission Impossible.
40:30Moi,
40:32ce que j'ai envie de dire,
40:33c'est qu'avant,
40:34ils changeaient à chaque fois
40:34de réalisateur.
40:35Oui.
40:35Ils ont pris
40:36Christopher McQuarrie
40:37du coup du 5 au 8 là.
40:39Et moi,
40:40j'adore le 5 et 6,
40:40je trouve qu'ils sont top.
40:41Mais les deux derniers
40:42m'ont hyper déçu.
40:43Je trouve qu'en termes d'action,
40:44c'est peut-être les...
40:44Enfin,
40:44en termes de cascades,
40:45c'est peut-être les plus impressionnants
40:46avec l'avion et le sous-marin.
40:48La scène dans le sous-marin
40:49dans le dernier,
40:49elle vaut presque
40:51d'aller prendre le billet.
40:52Presque elle est seule.
40:53Puis c'est intéressant
40:53parce qu'il y a ce moment
40:54où le format d'image,
40:55il change
40:55pour se lancer presque en IMAX.
40:58C'était l'impression
40:58que moi,
40:58je l'ai vu en IMAX,
40:59j'ai eu de la chance
40:59et les cascades sont géniales.
41:01Mais je veux dire,
41:02le film dure 2h45,
41:03les cascades durent 30 minutes
41:04et le reste,
41:05c'est du remplissage,
41:06des flashbacks,
41:06du fanservice et tout.
41:07Est-ce que ça ternit
41:09un peu cette franchise ?
41:09En fait,
41:09c'est le problème
41:10des franchises d'aujourd'hui.
41:11On le voit avec
41:12Extreme Earth Things,
41:12exemple hors cinéma,
41:14mais en tout cas,
41:14la première partie,
41:15elle se pompait elle-même.
41:17C'était devenu nostalgique
41:19de son propre mythe
41:21et ça ne marche pas du tout.
41:22Et c'est un peu le cas
41:22de Ten Hunt
41:23et de Mission Impossible.
41:24Ouais,
41:24c'est trop.
41:29le propre mythe
41:29qui a 3 ans
41:31ou 10 ans.
41:32Et Itan Hunt,
41:33c'est ça en fait.
41:33On a l'impression
41:34qu'ils ont fait ce film
41:35pour les gens
41:36qui n'ont jamais vu
41:36Mission Impossible.
41:38Donc toi,
41:38quand tu es fan
41:38de Mission Impossible
41:39et tu as tout vu,
41:40tu tapes déjà
41:41une heure de rappel.
41:42C'est pas possible.
41:43C'est marrant
41:44parce que moi,
41:45je ne suis pas du tout
41:45fan de Mission Impossible
41:46et je crois que c'est
41:46le premier que je vois vraiment.
41:49Ça a dû être
41:50terrifiant comme expérience,
41:51non ?
41:51Terrifiant.
41:52Je pense que
41:53quand on n'a pas
41:53le background,
41:54c'est pas...
41:54J'étais à Cannes
41:55et il y avait
41:56toute ma rangée,
41:57c'était que des fans
41:58de...
41:58T'es un peu trop souvent
41:58à Cannes,
41:59je te le dis.
41:59Je trouve que tu passes
42:00trop de temps à Cannes.
42:02Je me pète un peu trop.
42:05Non, mais il n'y avait
42:05que des fans
42:06et du coup,
42:07ils faisaient que de parler
42:08ah oui, dans le nanana,
42:09oui, nanana, nanana.
42:09C'est vrai que celui-ci
42:10pour le coup
42:10est extrêmement référencé
42:12beaucoup plus que les autres.
42:13T'as même des personnages
42:13du 1 qui reviennent.
42:14C'est vraiment quelque chose.
42:16Mais du coup,
42:16quand tu ne connais pas
42:17tout le lore et l'univers
42:19et que tu as des flashbacks
42:20par-ci, par-là,
42:21t'es un peu perdue
42:22et comme t'as dit,
42:24c'est beaucoup de remplissage.
42:25Moi, j'ai beaucoup aimé
42:26la scène dans le sous-marin.
42:27Je trouve que c'était quand même...
42:28C'est impressionnant.
42:29Ah oui, c'est spectaculaire
42:30de le voir en grand et tout.
42:31J'étais...
42:31Ouais, ok.
42:32Là, je me suis dit
42:32ok, je comprends
42:33mais je n'ai pas eu ce truc
42:34et tu disais
42:35c'est sûrement la conclusion.
42:36Pour moi,
42:37il n'y a pas vraiment
42:37de conclusion.
42:38Il n'y a pas de fin
42:38et j'ai l'impression
42:40que les réals ont un peu peur
42:41un peu de finir
42:42leur saga à chaque fois,
42:44de tuer même
42:45des personnages
42:46hyper intéressants,
42:47hyper importants
42:48pour la saga.
42:48Moi, je pense que celui
42:48qui décide,
42:49c'est Tom Cruise, en fait.
42:50J'ai le sentiment
42:50avec une film possible.
42:51Je pense que c'est
42:52le box-office qui décide.
42:53Oui, oui,
42:53ce que je veux dire,
42:54c'est que c'est lui
42:54qui décide de...
42:55Ce n'est pas Christopher McQuarrie
42:57qui m'a l'air
42:57d'être un peu un faiseur
42:58et presque l'intérêt
42:59de Tom Cruise.
43:00Maintenant,
43:00je ne suis pas sûr
43:00que ce soit lui
43:01qui va décider
43:01de conclure la saga.
43:03J'en sens que c'est plutôt
43:03Tom Cruise et le box-office.
43:04Moi, je pense que c'est
43:05Paramount, du coup,
43:06je crois qu'il décide
43:07parce que le film
43:07a fait 500, 600 millions
43:09et un budget de 400 millions.
43:11Tu dis, bon, en fait,
43:13tu peux avoir le budget d'Avatar
43:14et ne pas faire
43:15les scores d'Avatar.
43:15C'est hyper compliqué.
43:16Donc, c'est pour ça
43:17qu'il laisse la porte ouverte
43:18au cas où.
43:19Mais de toute façon,
43:20les franchises,
43:20elles ne vont jamais
43:21se fermer des portes
43:22comme ça.
43:23Le seul qu'il a un peu fait,
43:24c'est avec James Bond,
43:25le dernier,
43:25mais parce qu'ils allaient
43:26changer d'acteur
43:26dans tous les cas.
43:27James Bond ne meurt pas,
43:29vraiment.
43:30Oui, voilà.
43:31Il continuera d'exister
43:31sous un autre visage.
43:33On verra.
43:34Avec leur achat d'Amazon,
43:35on verra.
43:35Est-ce que Ethan Hunt
43:36peut être interprété
43:37par quelqu'un d'autre
43:37que Tom Cruise ?
43:38Glenn Powell.
43:40Glenn Powell.
43:40Par exemple.
43:41Mettez-moi Glenn Powell
43:42partout.
43:42Je pense que ça va être
43:44l'objectif.
43:45À partir d'un moment,
43:45s'ils veulent relancer
43:46la franchise,
43:47il faudra un nouvel acteur
43:47plus jeune.
43:48Tom Cruise a dit lui-même,
43:49il a 61 ans, je crois,
43:50ou 60 quand il faisait
43:51le tournage.
43:51Ils avaient un peu essayé
43:52à l'époque avec Jerry Mirrenner
43:53qui devait reprendre le flambeau
43:54et en fait,
43:55c'était trop compliqué,
43:56je pense,
43:56à ce moment-là
43:56de déloger Tom Cruise.
43:58Mais ils essaient tout le temps.
43:59Même les derniers James Bond,
44:00ils ont toujours un personnage
44:01un peu surtout féminin.
44:02Tu dis,
44:03peut-être le spin-off.
44:04Mais avec Amazon,
44:04moi je le dis,
44:06à chaque fois qu'il y a un rachat,
44:06on l'a vu avec Disney
44:07de Star Wars,
44:08mais ils vont en faire des caisses.
44:10Et Amazon et James Bond,
44:11vous allez voir un film
44:12tous les 2-3 ans,
44:14des séries.
44:15Et si ça sort au cinéma,
44:16c'est bien.
44:17Amazon, ça va le cinéma.
44:19Terrible.
44:19Bon, pour changer les vidéos,
44:21on va écouter un morceau.
44:21Je pense qu'on écoute un morceau
44:22extrait de l'album commun
44:24de Alchemist et de Armour Hammer.
44:26Le morceau s'appelle Long Jones.
44:28C'est très très bien.
44:52Sous-titrage Société Radio-Canada
44:58Sous-titrage Société Radio-Canada
45:28Sous-titrage Société Radio-Canada
45:58Sous-titrage Société Radio-Canada
46:28C'était Alchemist,
46:56C'est donc un producteur
46:57qui a une carrière incroyable
46:58et qui est sur un run
46:59complètement fou
46:59avec Armand Hammer
47:00et le morceau s'appelle
47:01Long Jones.
47:02Medi Maizy
47:03sur France Inter.
47:05Ce soir, je suis avec
47:06Régel Gorilla et Cilia
47:07pour parler de l'année cinéma
47:082025.
47:09Et c'est le moment où,
47:09justement,
47:10je vous donne un peu la parole
47:11pour parler peut-être
47:11de films que vous avez appréciés.
47:13Cilia, je crois que tu voulais dire
47:14un mot sur Better Man
47:15qui est un biopic musical,
47:18biopic autour de Robbie Williams,
47:20mais assez différent,
47:21justement,
47:21et qui est bien mieux
47:22que celui sur Bob Dylan
47:23avec Timontée Chalamet,
47:24je tiens à le dire.
47:25Qu'est-ce qui t'a plu dans ce film ?
47:26Déjà, on arrive sur un moment
47:28où on a vu
47:2910 000 biopics sortir.
47:31C'est vrai qu'il y a une mode,
47:32des biopics,
47:32les dernières années.
47:33Oui, depuis qu'ils ont vu
47:34que ça pouvait prendre
47:35des petits Oscars,
47:36ils se sont dit,
47:37allez,
47:37un par an, je pense.
47:38Et là,
47:39cette année,
47:39on en a eu trois,
47:40quand même,
47:40donc c'est costaud.
47:42Better Man,
47:42j'avais aucune attente,
47:43honnêtement.
47:44Je m'attendais quand même
47:44un biopic comme d'hab,
47:47voilà,
47:48linéaire,
47:49assez simple.
47:51Et le dernier
47:52que j'avais bien aimé,
47:53c'était sur Elton John.
47:54Oui, Rocketman ?
47:55Oui, Rocketman.
47:56Je trouvais que
47:57la réelle était assez bien,
47:59il y avait tout un truc,
48:00il y avait une euphorie,
48:01il y avait quelque chose,
48:02et ça parlait aussi
48:02de passage sombre de sa vie.
48:04J'avais bien aimé aussi,
48:06ah, j'ai oublié,
48:08Elvis.
48:09Elvis, oui.
48:10Elvis, j'avais bien aimé.
48:10Cofine Butler.
48:11Oui, pareil.
48:12Là, c'était hyper bien,
48:15enfin, c'était hyper beau,
48:16le mélange avec les musiques,
48:17il y avait tout un truc.
48:18Parce que ce qui est bien,
48:19avec les films,
48:20les biopics musicaux surtout,
48:22c'est comment ils vont mettre
48:22en scène la musique,
48:23les moments chantés.
48:25Et là,
48:25ils décident de le faire
48:26vraiment à contre-pied
48:27avec un genre de singe,
48:29donc Robin Williams en singe.
48:30Et je me suis dit,
48:31mais c'est quoi ce projet ?
48:32Même quand j'ai commencé
48:33à voir les affiches,
48:33j'étais en mode,
48:34what the fuck ?
48:35Et en fait,
48:36exceptionnel.
48:36J'ai passé un trop bon moment.
48:38Je trouve qu'il parle
48:39de sujets hyper forts,
48:41il parle de drogue,
48:43il parle de comment
48:44on peut chuter,
48:45d'être vraiment nul,
48:46clairement.
48:47Et c'est un film
48:48qui peut toucher un peu
48:48tout le monde,
48:49ça parle aussi des relations
48:49avec son père,
48:50ses parents,
48:51enfin, il y a tout un truc.
48:53J'ai beaucoup aimé
48:54Betterment,
48:54il m'a fait beaucoup pleurer.
48:56Et ouais,
48:56c'est un des films
48:57qui m'a touchée cette année.
48:59Régé, toi,
48:59tu voulais parler
49:00de cinéma chinois ?
49:02Tu as plusieurs films
49:02dans ton top
49:03qui sont d'origine chinoise.
49:04Carrément,
49:04j'en ai quatre dans mon top
49:06pour l'instant.
49:06En fait, il faut savoir
49:07que déjà,
49:07le film qui a le mieux marché
49:08cette année,
49:08c'est un film chinois
49:09qui s'appelle Neja 2,
49:10je crois qu'on prononce.
49:11Il a 2,3 milliards
49:12au box-office,
49:13donc ça va sûrement
49:14battre Avatar
49:14cette année,
49:15à voir.
49:15Avec un succès
49:16qui est essentiellement
49:16chinois.
49:18Enfin, asiatique,
49:19mais majoritairement
49:19chinois tout de même.
49:20Donc, c'est la suite
49:21de Neja 1
49:21qui avait bien marché,
49:23mais sans plus.
49:23Et là, c'est un film
49:24d'animation
49:25sur la mythologie chinoise.
49:26C'est un carton
49:26et c'est très sympa.
49:27C'est une sorte
49:28de seigneur des anneaux
49:29d'animation
49:29sur la mythologie.
49:31Mais il y a quatre films
49:31pour moi
49:32qui parlent tous
49:33de la même chose,
49:33qui parlent de cette fresque
49:35de la Chine
49:35et de la Chine
49:36qui évolue
49:36à travers le temps,
49:38sorti en début d'année
49:38vers les feux sauvages.
49:39Je ne vous parle pas
49:40de pitch à chaque fois,
49:40mais grosso modo,
49:41ça parle d'une transition
49:43d'une époque à une autre.
49:44Là, c'est vraiment
49:44fin des années 90
49:45et jusqu'au Covid.
49:47On a Black Dog
49:48qui est plus,
49:49cette fois-ci,
49:49une sorte de comédie
49:50d'action, je dirais,
49:52plus ou moins,
49:52ou de drame
49:53qui parle surtout
49:54de la Chine
49:55dans le désert
49:56par rapport aux Jeux Olympiques.
49:57On a Escape
49:59from the 21st Century
50:01du siècle
50:02et ça, c'est un film
50:03complètement barré
50:04avec...
50:04Realisé par Li Yang,
50:05si je ne dis pas de bêtises.
50:06Je crois.
50:07Et qui a
50:08mille idées de mise en scène
50:09à chaque fois,
50:10qui est une sorte de comédie
50:11pareil, full action,
50:13grotesque,
50:14mais dans le meilleur sens du terme.
50:15Et récemment,
50:16il est sorti aussi
50:16Résurrection de Bigan
50:17qui lit cinq petites histoires
50:19d'affilée
50:19qui parlent de la Chine.
50:21Donc, en fait,
50:21c'est intéressant
50:21parce qu'on a eu tous ces films
50:22qui se sont bien exportés
50:23chez nous,
50:24en Europe et en France,
50:25qui parlent de la Chine
50:26qui change
50:27et aussi,
50:28le plus grand succès populaire
50:29de l'année est chinois.
50:30Un film d'animation
50:31d'une licence,
50:32mais ça reste chinois.
50:32Est-ce que
50:33Hollywood peut se faire détrôner
50:35par l'industrie chinoise
50:37sur le long terme ?
50:38Moi, je pense que...
50:39C'est le sens de l'histoire ?
50:40Moi, j'espère qu'on a
50:41de plus en plus de films
50:41chinois, même indiens.
50:43En termes de blockbuster,
50:44je ne suis pas assez calé
50:44pour l'instant,
50:45il faut que je m'y mette,
50:45mais je pense qu'on a tous
50:47pris la claque avec RRR
50:48il y a quelques années.
50:49Ils ont ressorti
50:50à Baobali,
50:50au cinéma de Rajamouli
50:51et c'est considéré
50:52comme l'un des maîtres
50:53du blockbuster indien
50:54et ils exportent
50:55de mieux en mieux
50:56ces films.
50:57Et là, par exemple,
50:57Rajamouli prépare
50:58un énorme film
50:59en deux parties
50:59qui s'appelle
51:01Varanasi, je crois,
51:03et c'est le plus grand budget
51:04de l'histoire de l'Inde
51:04et ils vont l'exporter.
51:05Ça a gagné l'Oscar,
51:06de toute façon,
51:06RRR, meilleure musique
51:07il y a deux ans.
51:08Donc, je pense que
51:09ils ont un arc
51:11un peu différent,
51:12surtout dans un grand spectacle
51:12qui, s'ils s'exportent bien,
51:14peut faire mal,
51:15et j'espère.
51:16Parce qu'il faut de la compétition
51:17aussi sur le marché
51:18du blockbuster,
51:18si on parle de populaire, surtout.
51:20Je suis d'accord
51:20et je pense que
51:21cette année, en tout cas,
51:22moi, les plus grandes claques
51:23que je me suis prises,
51:24ce n'est pas forcément
51:24du cinéma d'Hollywood.
51:26On a quand même cité
51:27beaucoup de films américains,
51:28mais je pense au cinéma iranien
51:30qui m'a beaucoup touchée
51:31cette année,
51:31avec un simple accident
51:32au festival encore,
51:34désolée.
51:35Il y a aussi
51:35beaucoup de films français,
51:36en vrai,
51:37qui étaient pas mal.
51:37Je pense à l'histoire
51:38de Suleymane,
51:39Cassandre aussi,
51:40que j'ai beaucoup aimé,
51:41ou même Les enfants vont bien
51:42récemment.
51:43Il y a beaucoup de films,
51:44en fait,
51:45qui ne sont pas forcément
51:46hollywoodiens
51:46et qui m'ont pas mal
51:48touchée cette année.
51:48J'ai l'impression
51:49que les gens commencent
51:49quand même à s'intéresser
51:51à d'autres cinémas.
51:52Et la Chine,
51:52c'est vraiment
51:54des gros consommateurs
51:54de cinéma.
51:55Là, par exemple,
51:56sur Zootopie,
51:56je crois qu'ils ont fait...
51:58Ça a battu le record
51:59historique en Chine.
52:00C'est énorme.
52:01Je crois qu'Avatar
52:01a re-battu le record
52:02ce week-end,
52:03où ça va battre le record.
52:03Enfin, ça va être
52:04n'importe quoi.
52:05D'ailleurs,
52:05on peut critiquer
52:07les plateformes,
52:08si on veut,
52:08mais c'est vrai
52:08que c'est quand même
52:09un des avantages,
52:11on en parlait
52:11dans l'émission,
52:12c'est que je pense
52:12que notamment
52:13les plus jeunes aujourd'hui
52:14s'ouvrent à des films
52:15qui sont coréens,
52:16espagnols,
52:17là où, par exemple,
52:18moi, ma génération
52:18n'a vraiment été
52:19biberonnée à une culture
52:20très hollywoodienne
52:21et française.
52:22Je crois qu'aujourd'hui,
52:23au moins,
52:23les choses sont
52:23beaucoup plus ouvertes
52:24que dans le passé.
52:25C'est quand même
52:25l'avantage des plateformes
52:27qui mettent à disposition
52:28des films qui viennent
52:28de partout.
52:29Surtout que les séries télé,
52:30parce qu'avant,
52:31avoir une série télé
52:31coréenne ou même italienne,
52:33enfin, on parle d'italie,
52:34mais la série Mussolini
52:41d'abonnement,
52:41t'as accès.
52:42À l'époque,
52:43on trouvait une série coréenne,
52:44japonaise,
52:45ça n'existait pas.
52:46Légalement,
52:46c'était impossible.
52:48Donc là,
52:48oui, ça c'est génial.
52:50C'est l'heure
52:50de la question qui tue.
52:56Cylia,
52:56Régiel Gorilla,
52:57c'est très simple.
52:58Quel est votre film de l'année ?
52:59Vous avez le droit
53:00de me donner...
53:01C'est pas simple du tout.
53:02Elle est simple à poser.
53:04Non, mais ça peut aussi
53:04être un film
53:05dont vous avez envie
53:06de parler là,
53:07parce qu'il nous reste
53:07deux petites minutes
53:09et qu'on n'a peut-être
53:10pas aussi.
53:11évoqué aujourd'hui.
53:13C'est pas forcément
53:13le plus...
53:14Toi, c'est quoi ?
53:15Moi, je sais pas.
53:17C'est dur, hein ?
53:18Moi, je crois que c'est
53:18Sinners,
53:19mon film de l'année.
53:19On en a parlé.
53:20Je crois que c'est le film
53:21qui m'a le plus choqué
53:23et je suis vraiment
53:24sorti de la salle
53:24en me disant
53:25qu'est-ce que je viens de voir.
53:26C'est quand même assez rare.
53:27C'est pas aussi
53:27le côté musique ?
53:28Aussi, bien sûr,
53:29ça a joué.
53:30Puis Michael B. Jordan
53:30que je trouve extraordinaire.
53:32Il y a plein de références
53:33qui m'ont plu.
53:34Moi, je vais citer...
53:35Je sais pas si c'est
53:36mon top 1,
53:36mais je vais citer
53:37un documentaire
53:37pour changer un petit peu.
53:39C'est Tardes des Soledades
53:40de Albert Serra
53:41qui, en tant que vegan,
53:43était dû à regarder
53:43parce que c'est
53:44un deux heures de corrida.
53:46Mais il y a un truc
53:47très spirituel
53:48et beau.
53:50Et c'est ça qui est fort
53:51de voir justement
53:52une chose horrible
53:53montrée comme ça
53:54et critiquée forcément.
53:56Mais c'est plus compliqué
53:57que ça.
53:58Et c'est fascinant
53:59à regarder.
54:00Célia, t'en as un ou pas ?
54:01Ouais, j'étais en train
54:02de regarder là.
54:03En vrai, Cassandre
54:04d'Hélène Merlin.
54:05C'est son premier film
54:06et c'est un film
54:07qui m'a totalement chamboulée.
54:09C'est un film
54:09qui m'a marquée
54:09peut-être sur trois jours,
54:10pendant trois jours.
54:11J'y ai pensé non-stop.
54:13Et il y a ces films
54:14comme ça qui te marquent.
54:15Qui te hantent.
54:16Ouais, qui te hantent.
54:17C'est un film pas facile aussi.
54:18C'est un scénario...
54:19Ça parle d'inceste.
54:22Donc c'est vraiment
54:22pas facile à regarder.
54:24Et pourtant,
54:25j'ai été prise totalement
54:25dans le film.
54:27Pour un premier film,
54:28je pense que c'est...
54:29Vraiment,
54:30on peut pas faire lieu.
54:31En tout cas,
54:32avec ce sujet,
54:33juste après,
54:33il y avait tout un truc
54:35avec des victimes
54:36qui ont pu parler
54:37de ce sujet-là.
54:39Mais au-delà de ça,
54:40il y a une ambiance.
54:41La réelle,
54:42elle est magnifique.
54:43On est vraiment
54:43dans les années 80,
54:45dans une petite ville
54:46en France
54:46qu'on connaît pas trop.
54:47Cette petite famille
54:48et on rentre dans leurs secrets.
54:50Il y a tout un truc.
54:51Cassandre.
54:51Bon, merci beaucoup.
54:53J'aurais adoré
54:54que ça dure plus longtemps,
54:54mais c'était un plaisir
54:55de vous avoir aujourd'hui.
54:56Merci, Célia.
54:56Merci, Régé.
54:58Merci beaucoup.
54:58On vous retrouve
54:58sur vos réseaux,
54:59sur toutes les plateformes
55:01possibles et imaginables.
55:02N'hésitez pas
55:02à aller les suivre
55:03si ce n'est pas déjà le cas.
55:04Et merci à toutes les personnes
55:05qui ont participé
55:06à la fabrication
55:06de cette émission.
55:08Alexia Lacour,
55:08pardon,
55:09Redouane Tella,
55:09une émission réalisée
55:10par Gaëtan Colli.
55:11La programmation musicale
55:12signée Jean-Baptiste Odibert
55:13et la technique,
55:13ce soir,
55:14c'était Selim Guéribi
55:15et David Diboué-Black.
55:16Merci aux équipes
55:17web et vidéos.
55:18Demain,
55:19on parle de l'année 2025
55:20d'Internet.
55:22J'appelle Internet.
55:22Vous avez la ref,
55:23j'appelle Internet.
55:24Non.
55:24C'est X-Files.
55:25Voilà.
55:25À demain,
55:26même heure,
55:26à la régulière.
55:27C'est en BF.
55:28C'est en BF.
55:29C'est en BF.
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