00:00Exactement, la capitale Beyrouth a été particulièrement touchée par ces frappes.
00:04D'ailleurs, en début d'après-midi, on a entendu des détonations extrêmement fortes dans le ciel de la capitale
00:09et puis des impacts de la fumée qui s'est élevée dans certains quartiers.
00:13Il faut préciser qu'aujourd'hui, certains quartiers, il n'y avait pas eu d'appel à évacuer,
00:17donc les habitants n'ont eu aucune chance d'être épargnés.
00:19Et là, depuis tout à l'heure, avec Julie Roser, nous sommes devant cet hôpital du centre de Beyrouth.
00:23Les blessés affluent par dizaines.
00:26On vient de voir à l'instant une nouvelle personne arrivée qui malheureusement était décédée.
00:31Donc on se tient à l'écart aussi pour respecter ces scènes de chaos dont on est témoin depuis tout
00:37à l'heure.
00:38La plupart des autres personnes qu'on voit arriver sont des personnes blessées.
00:43Et d'ailleurs, on entend encore une fois l'ambulance, le son de l'ambulance qui arrive dans cette rue.
00:48Ça n'arrête pas, c'est quasiment toutes les dix minutes.
00:51Des ambulances qui arrivent, qui déchargent des blessés.
00:54La plupart du temps, ce sont des gens assez jeunes, couverts de poussière pour certains d'entre eux.
00:59Parce que ce sont des gens qui se sont retrouvés en plein milieu des bombardements,
01:02qui n'ont pas eu le temps d'évacuer.
01:04Et puis, ces gens sont transférés ici dans cet hôpital pour être pris en charge.
01:08Il faut préciser aussi que tous les hôpitaux de Beyrouth, en tout cas un grand nombre, sont complètement saturés.
01:14Et donc, il y a des personnes, des blessés qui doivent être transférés dans d'autres unités, dans d'autres
01:19hôpitaux.
01:19C'est le cas ici, on parlait à deux médecins tout à l'heure qui nous disaient que depuis ce
01:23matin, depuis ce midi, pardon,
01:25ils ont reçu beaucoup de gens qui ont en fait été transférés d'autres hôpitaux parce que les autres n
01:31'arrivent pas à assurer la situation
01:33parce que les lits sont complètement saturés.
01:36Tout à l'heure, on a vu aussi une petite fille d'un an et demi arriver sur un brancard
01:40avec sa mère
01:41parce que dans ces frappes qui ont fait a priori 80 morts dans Beyrouth, c'est un bilan provisoire,
01:48il y a aussi des enfants.
01:49Les quartiers touchés étaient parfois des quartiers très vivants.
01:54Et c'est ce que dénoncent aussi ces médecins, ces soignants que l'on croise depuis tout à l'heure,
01:59avec qui on discute.
02:00Ils nous expliquent que les scènes sont absolument chaotiques.
02:02Ils ne s'attendaient pas à une situation aussi importante, des frappes aussi importantes aujourd'hui.
02:07Bien sûr, il y a eu cette annonce de cesser le feu, mais on a rapidement compris que ça ne
02:11concernait pas le Liban.
02:12Et donc ces médecins ici subissent la situation aussi aujourd'hui.
02:15D'ailleurs, dans cet hôpital, tous les soignants, une grande partie des soignants ont été rappelés pour être sur le
02:21terrain.
02:21Et puis il y a des appels aussi au don du sang pour soigner les blessés qui arrivent encore une
02:26fois en masse dans la capitale.
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