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  • il y a 4 mois
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Télématin reçoit l'animatrice Cendrine Dominguez pour la sortie de son livre "Les 1ères fois sans toi".

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Transcription
00:00C'est un visage familier du petit écran qu'on va accueillir, que vous l'ayez découverte et adorée en
00:04co-présentatrice de Fort Boyard ou à la tête de Magazine Déco.
00:07On aime sa douceur, sa simplicité. Accueillons Sandrine Nominguez.
00:17Bonjour Sandrine.
00:19Bonjour. J'ai l'impression de voir plein de visages familiers.
00:22C'est gentil, c'est très gentil. Comment allez-vous ?
00:25Bien.
00:26Bon, on parle dans un instant de ce joli livre émouvant et en même temps plein d'espoir intitulé «
00:31Les premières fois sans toi ».
00:32Chez Fayard, on en parle dans une minute, mais on démarre par une petite séquence du tac au tac.
00:35Des questions pour mieux vous découvrir, s'il vous plaît Sandrine.
00:38Réponse courte, si c'est possible. En tout cas, pas trop longue.
00:41On lance le chrono, une minute, c'est parti. Sandrine avec un C, c'est votre vraie orthographe ou c
00:45'est pour faire sympa et moderne ?
00:46C'est la vraie idée de ma maman. Sandrine Cazry, c'est « c'est comme Brigitte Bardot ».
00:51Ah, magnifique. Quel rapport entretenez-vous avec le miroir de votre salle de bain, Sandrine ?
00:55Tout à fait normal.
00:58Votre défaut, un de vos défauts ?
01:02Sopolé.
01:03Une belle qualité dont vous êtes fière.
01:07Je ne sais pas redonner.
01:08Le plus beau mot de la langue française selon vous ?
01:12L'amour.
01:14À l'école, vous étiez plutôt au premier ou au dernier rang ?
01:16Dyslexique, dernier rang.
01:18Ah, si je vous en donnais la possibilité, vous choisiriez de revenir dans laquelle de vos décennies ?
01:25Celle-ci.
01:26Donc on y reste, alors parfait.
01:28Le don de la nature que vous auriez aimé avoir ?
01:30Un pianiste.
01:32Le domaine dans lequel vous pourriez dire « je me débrouille pas mal ».
01:39La création.
01:41Merci d'avoir répondu à ces questions, chère Sandrine.
01:44Les premières fois sans toi, ça vient de sortir chez Fayard.
01:47Ce livre revient sur la disparition de votre mari Patrice, le père de vos enfants, après 28 ans ensemble.
01:52Il est décédé en 2015.
01:54Nous sommes en 2026.
01:55Je suppose que ce livre, vous n'auriez pas pu l'écrire avant ?
01:58Absolument.
01:59Il faut longtemps pour arriver à mettre des mots sur le chagrin, sur le manque.
02:04Et il faut aussi du temps pour mettre des mots sur l'amour qui continue, qui s'additionne.
02:10Donc il a fallu 10 ans.
02:12Il commence ainsi ce livre, 15 avril 2015.
02:15Il est 15 heures, je suis veuve.
02:17On comprend, vous le dites, que vous saviez que votre mari était condamné.
02:21Le professeur qui le suivait, vous l'avez dit abruptement.
02:23Il avait dit « Patrice va mourir ».
02:25Il n'en a plus pour très longtemps.
02:25Pour autant, il est impossible de se préparer à la mort de l'homme qu'on aime.
02:30Ce qu'il ne m'avait pas dit, c'est qu'il allait falloir se préparer à survivre.
02:34En fait, c'est vraiment ce que j'ai voulu expliquer.
02:37C'est qu'on vous dit qu'il faut te préparer.
02:40Mais moi, je sais me préparer pour aller danser, pour aller chanter, pour aller travailler,
02:44pour aller faire des tas de choses, mais pas me préparer à accompagner quelqu'un
02:49dans ce moment de vie, parce que ça reste un moment de vie.
02:52Donc, ça a été tout le travail, tout le cheminement, douloureux et en même temps
02:58tellement bien accompagné que j'ai l'impression d'avoir pu résister avec les autres aussi.
03:03Vous racontez la période au cours de laquelle vous avez dû mentir à votre mari pour lui
03:09cacher la gravité de sa maladie.
03:11Ça vous a torturé.
03:12Et vous dites qu'un ami vous a répondu cette phrase.
03:14Tu n'es pas en train de mentir à l'homme que tu aimes.
03:16Il ne veut pas entendre ce que tu as à lui dire.
03:19Tu es seulement en train de prouver à quel point tu l'aimes.
03:22Je dis que c'est ma plus grande épreuve d'amour.
03:25Parce que c'est un secret que j'ai dû garder.
03:29Et il y a, je pense, deux façons de voir les choses quand on est malade,
03:33ou quand on sait qu'on va mourir, ou quand on ne veut pas savoir qu'on va mourir.
03:37Et je pense que la chose la plus importante pour celui qui accompagne,
03:41donc les fameux aidants, c'est de respecter.
03:43Et pour moi, ça a été difficile de respecter quelque chose que Patrice ne voulait pas entendre
03:49et dans lequel, moi, j'ai dû aller dans une hyper-réalité.
03:53Et c'est ce paradoxe, cette dualité entre les deux mondes, la mort et la vie, et la survie.
04:00Et ça a été difficile, mais encore une fois, aidé par des tas de gens autour de moi,
04:05mes amis, ma famille, mes enfants qui ont joué un rôle extraordinaire,
04:10mes animaux, les chiens que j'ai eus dans ma vie,
04:12enfin, tout ce petit monde comme ça, sur lequel j'avais le sentiment
04:16de pouvoir m'appuyer tout le temps et pouvoir tenir.
04:20Vous parlez de vos enfants, vous parlez de la difficulté des premiers anniversaires,
04:23des enfants sans le papa, évidemment.
04:25Petite surprise, regardez.
04:28Coucou, maman.
04:29Écoute, du plus lointain que je me souvienne de mon enfance,
04:32je t'ai toujours vue écrire des mots d'amour, des petites notes,
04:36des petites mises au point, parfois aussi.
04:38Donc, c'est tout naturel pour moi de voir que tu as écrit un livre
04:42sur cette période de ta vie, de notre vie.
04:44Et on est tous très fiers de toi.
04:46Et j'ai adoré lire ce livre et replonger dans ses souvenirs,
04:51à la fois douloureux, mais aussi très joyeux,
04:54et qui témoignent de tout l'amour qu'on a ensemble.
04:58– Famille très soudée.
05:00– Ouais, ouf, c'est une sacrée surprise, quand même.
05:02– Oui, j'imagine.
05:04En fait, le truc, c'est que je n'ai rien dit à tous les gens autour de moi.
05:09Donc, à mes enfants, à Léa, à Léo, j'ai plus ou moins dit,
05:14je suis en train d'écrire quelque chose,
05:16mais je n'ai pas voulu dire ce que c'était.
05:18J'ai mis neuf mois pour l'écrire, dix ans après la mort de leur papa,
05:23et je n'avais pas trop envie de partager ça,
05:25parce que je n'avais pas envie qu'on me disait « tu devrais dire ça »
05:27ou « tu ne devrais pas oublier ça ».
05:29Je voulais être sincère, tout en restant très authentique
05:33et simple dans mon écriture.
05:36– Pour nos téléspectateurs, Sandrine,
05:37qui sont en train de vivre le drame que vous avez vécu en 2015,
05:41quels conseils vous leur donneriez ?
05:44– L'espérance est un risque à prendre.
05:47Et espérer qu'il y a des jours meilleurs,
05:50que ça ne passe pas, le deuil reste.
05:54C'est tout un tas de petits deuils,
05:56mais l'espérance est un risque à prendre dans le sens où
05:59c'est comme la nature, c'est-à-dire le printemps revient
06:02et il faut s'accrocher à toute cette nature.
06:05Je trouve qu'aller marcher, se mettre en mouvement
06:09et s'accompagner avec les gens qui sont autour de nous,
06:12ça c'est très important.
06:14– Sandrine, on va continuer à parler du livre,
06:17mais vous êtes aussi une enfant de la télé
06:18et c'est l'occasion pour Mathilde ce matin de ressortir des archives.
06:21– Est-ce que vous vous souvenez de la séquence look, Sandrine ?
06:25– Je suis sûre que vous allez me parler de 40 degrés à l'ombre.
06:27– Bah oui, évidemment.
06:29– Mais venant ici, ça me fait penser à 40 degrés à l'ombre.
06:32– C'est vrai, c'est une émission de bande.
06:32– J'adore l'ambiance, tous les gens derrière
06:34et tous ceux qui vous accompagnent.
06:36– Alors en 92, dans l'émission 40 degrés à l'ombre,
06:39vous nous donniez des conseils mode.
06:41La première, c'était sur une spéciale jambe lourde
06:44avec une femme en situation, vous allez voir, pour témoigner.
06:49– Première séquence look de cette émission d'inauguration
06:51avec, je vous le disais tout à l'heure, des visages connus
06:53si vous êtes des fidèles de l'émission
06:55et des nouvelles venues, en l'occurrence, Sandrine Dominguez.
06:59Bonjour Sandrine.
06:59– Bonjour.
07:00– Vous savez que lorsque vous vous levez le matin,
07:02il y a un demi-litre de sang qui tombe directement dans vos jambes.
07:05– Plaf comme ça ?
07:06– Oui, plaf comme ça.
07:07– Non, c'est vrai ?
07:08– Oui, absolument.
07:09Alors aujourd'hui, on va s'attacher à ce problème des jambes,
07:11des jambes lourdes.
07:12– Mais dites donc, quand vous faites une démonstration,
07:16vous y allez pas avec le dos de la cuillère ?
07:18On dirait qu'elle avait deux jambes dans le plat, cette femme.
07:20– Non, mais c'était mes débuts en plus
07:22et j'avais aucune idée.
07:25Alors aujourd'hui, quand on commence la télé
07:26avec les réseaux sociaux, on sait absolument maîtriser
07:29tout ce qu'on dit, etc.
07:31Moi, j'avais aucune notion de ça.
07:32– Au contraire, c'est génial, c'était de la vraie télé,
07:34comme ça, naturelle.
07:35– Moi, j'ai pas de nostalgie, mais quand même,
07:38quand même, c'était un sacré moment.
07:40Et c'est vrai que j'avais aucun retour, quoi.
07:45– Oui, mais c'est un chose.
07:46– On trouvait ça normal, cette femme sur un brancard
07:48qui arrive pour avoir des jambes lourdes ?
07:50– J'ai fait même des trucs où j'avais des palmes.
07:53Alors, j'arrivais pas à marcher avec mes palmes,
07:55donc je marchais en marche arrière, comme ça.
07:57Après, quand j'ai revu les images,
07:58je me suis dit, non, non, non, c'est pas possible,
08:00j'ai pas pu faire ça.
08:01– C'était génial.
08:01– C'était chouette, et merci pour les archives.
08:03Alors, un an plus tard, vous débarquez dans une émission
08:07qui vous fait gagner en popularité, c'est bien sûr
08:09« Far Royard ».
08:10– Nouvelle cellule, nouveaux costumes,
08:12nouvelle animatrice, c'est parti.
08:15– Première impression, une terreur, une vraie terreur.
08:18Vous montez dans cet énorme panier,
08:21au-dessus de la mer, au-dessus du bateau,
08:23donc première impression épouvantable.
08:24Ici, t'es là le matin, et tu pars le soir,
08:27et tu ne bouges pas de cet endroit.
08:29Et si tu as envie de t'échapper, c'est par la mer,
08:31parce que je déconseille fortement à tout le monde.
08:34– Bon, on se fait un saupalin,
08:36qui est une opération qui consiste
08:38à ne pas salir les affaires avec le maquillage, voyez-vous.
08:41Et là-dessus, s'il vous plaît, merci.
08:44– Ça a été facile, la co-animation avec Patrice Laffont ?
08:48– Non.
08:50Patrice, il avait sa place dans le fort,
08:52c'était un personnage,
08:54et j'ai eu du mal au début,
08:57donc on a bataillé tous les deux,
08:59et un jour, je lui ai dit, écoute, tu as ta place
09:01et j'aurai la mienne, donc vas-y, mets-toi là,
09:03moi je me mets là,
09:04puis de temps en temps, je venais à côté de lui,
09:06donc je venais un peu l'embêter.
09:08Mais oui, il a fallu trouver sa place,
09:09mais comme toutes les femmes à la télévision,
09:11il n'y avait pas de mystère.
09:14À l'époque, c'était très compliqué.
09:16– Et puis, je voulais terminer par une image,
09:17c'est plus pour Sophie d'Avent,
09:19vous allez voir, c'est dans l'émission Sportissimo,
09:22où vous testiez des objets
09:23et des lunettes en particulier.
09:26– Sandrine Dominguez,
09:29une femme objet,
09:31dans Sportissimo,
09:32il y aura une séquence tip-top,
09:35technologie,
09:36tout ce qu'il faut vivre.
09:37Allez en avant, Sandrine,
09:38on est très en retard,
09:39on va essayer, parce que derrière,
09:40bonjour Sandrine.
09:42Ça va bien ?
09:43– Ça, c'est mon premier clin d'œil pour vous,
09:44ça, c'est pour vous,
09:46et puis il y en a d'autres pour vous.
09:46– Donc, toutes les semaines, comme ça,
09:47Sandrine, on verra des objets avec vous.
09:49– Alors, j'espère.
09:50– Franchement, vous vous en sortez mieux.
09:52– J'avais peur de rien, quand même.
09:54– Non, franchement.
09:56– Merci beaucoup Mathilde.
09:57On va marquer une petite pause,
09:58on revient.
09:59– Au revoir.
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