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  • il y a 20 minutes
Nouvelles tensions au sein même de la commission de l'Audiovisuel Public qui se déroule à l'Assemblée Nationale. Jérémie Patrier-Leitus clashe et se dit "choqué et indigné" par le comportement de Charles Alloncle. Il l'a dit clairement, face à Thomas Sotto, ce matin sur RTM

"Quand, par exemple, le rapporteur a révélé les frais de maquillage de Virginie Efira, je crois qu'on peut s'interroger sur le désir public, faire la transparence, et je le redis, je suis attaché à la transparence, sans effectivement tomber dans le populiste. (0:43) Je vais vous faire une confidence.

Moi, j'ai été choqué et indigné de voir le rapporteur se comparer la semaine dernière à Émile Zola, en faisant la une d'un magazine où il reprenait la célèbre formule « j'accuse ».

Quand Zola défendait Dreyfus et moi, je viens d'une famille qui a été marquée par l'antisémitisme, par l'histoire de la Shoah, et bien je crois que comparer l'audiovisuel public à l'affaire Dreyfus, c'est indécent.

Nous faisions un travail important, et je le redis, il y a des manquements, des dysfonctionnements que cette commission d'enquête a permis d'établir. Mais on peut contrôler l'audiovisuel public sans effectivement la comparer à l'affaire Dreyfus, ce qui me paraît tout à fait indécent."

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Transcription
00:00Un cas très concret. Sur la question des salaires, par exemple, des animateurs, des présentateurs de France Télévisions,
00:05on est d'accord que vous les avez dans vos documents que vous avez reçus ?
00:07Vous avez eu toutes les informations ?
00:08On a eu toutes les informations, bien sûr.
00:09Mais alors pourquoi dans ce cas les demander à l'oral, si ce n'est pour les jeter en pâture
00:13aux réseaux sociaux enragés ?
00:14Est-ce que ce n'est pas une petite dérive populiste, ça ?
00:17Faire la transparence, et vous avez raison, Thomas Soto, ce n'est pas le voyeurisme.
00:21On peut expliquer aux Français, on peut contrôler l'argent public, 4 milliards d'euros d'argent public,
00:26la moitié du ministère de la Culture, mais on peut le faire sans voyeurisme, sans démagogie, je l'ai dit.
00:31Quand par exemple le rapporteur a révélé les frais de maquillage de Virginie Effira,
00:34je crois qu'on peut s'interroger sur le désert public, faire la transparence,
00:38et je le redis, je suis attaché à la transparence, sans effectivement tomber dans le populiste.
00:42Je vais vous faire une confidence.
00:44Moi j'ai été choqué et indigné de voir le rapporteur se comparer la semaine dernière à Émile Zola,
00:51en faisant la une d'un magazine où il reprenait la célèbre formule « j'accuse ».
00:56Je viens d'une famille qui a été marquée par l'antisémitisme, par l'histoire de la Shoah.
01:03Et je crois que comparer l'audiovisuel public à l'affaire Dreyfus, c'est indécent.
01:08Vous voyez Thomas Soto, il y a...
01:09Il n'y a pas un moment où vous vous êtes dit, mais en fait, moi je vais arrêter, je
01:12ne peux pas cautionner ça,
01:13parce que c'est vrai que Charles Hallon, qu'il a pris quand même beaucoup de lumière,
01:16et puis il a « teinté » cette commission d'enquête.
01:20Vous n'êtes pas dit à un moment, ça sera sans moi maintenant ?
01:22Je sais bien, c'est la tentation que certains ont eues, certains députés,
01:25et c'est une question importante, mais moi je ne voulais pas céder,
01:29laisser cette commission d'enquête simplement aux rapporteurs.
01:32Nous faisions un travail important, et je le redis,
01:35il y a des manquements, des dysfonctionnements que cette commission d'enquête a permis d'établir.
01:39Mais on peut contrôler l'audiovisuel public,
01:42sans effectivement la comparer à l'affaire Dreyfus, qui me paraît tout à fait indécent.
01:46Merci.
01:46Merci.
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