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Audiovisuel public : la commission d'enquête parlementaire se termine ce 8 avril après quatre mois d'auditions dans un climat tendu et des accusations d'interrogatoires partiaux. Que retenir de ses travaux ? Le rapport sera-t-il bien publié fin avril ? Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, est l'invité de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 06 avril 2026.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 06 avril 2026.
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00:00Thomas Soto, RTL Matin.
00:03Député Horizon du Calvados, il est aussi le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public,
00:07dont les travaux doivent s'achever après-demain, mercredi.
00:09Jérôme Patrier-Lettus est l'invité d'RTL Matin.
00:11Bonjour et bienvenue sur RTL, Jérôme Patrier-Lettus.
00:13Bonjour.
00:14On n'a sans doute jamais autant entendu parler d'une commission d'enquête parlementaire que celle-là.
00:18Il faut dire que depuis plusieurs semaines, il y a de l'ambiance.
00:21Écoutez quelques extraits.
00:22Je me crois à l'Assemblée nationale, monsieur le rapporteur, dans un cirque que vous avez créé.
00:25Monsieur le rapporteur, monsieur le rapporteur, monsieur le rapporteur.
00:28Quand j'ai entendu ou cru lire qu'on avait fait pendant le Covid des cocktails à France Télévisions,
00:33ça m'a rendu dingue.
00:35Je suis le bouc émissaire parfait, je suis le paratonnerre idéal.
00:39On est tous menacés dans cette commission d'enquête, on ne va pas jouer à qui est le plus menacé.
00:43On a entendu Élise Lucet, Vincent Bolloré, on vous a entendu vous aussi, Jérémie Patrier-Lettus.
00:48On a parfois eu le sentiment que vous étiez devenu des procureurs,
00:50qu'elle était devenue, cette commission, une sorte de tribunal populaire.
00:53On entendait Xavier Agniel à l'instant qui parlait d'un cirque.
00:56Est-ce que vous aussi, vous avez été gêné par cette impression parfois ?
01:00J'avais fixé des règles comme président de cette commission d'enquête au début,
01:02et j'avais justement dit qu'il ne fallait pas que cette commission d'enquête
01:05devienne le lieu de la politique spectacle, où on vient faire le buzz,
01:08où on vient chercher sa notoriété.
01:10J'avais dit que je ne souhaitais pas que cette commission d'enquête
01:12devienne un tribunal politique, un lieu d'inquisition,
01:15où on fait le procès de l'aujourd'hui public à charge,
01:17et sans contradictoire, et je n'aime pas beaucoup les procès individuels.
01:21Je dois dire que j'ai dû suspendre, pour la première fois de la Vème République,
01:25la commission d'enquête, pas pour faire la censure,
01:28pas pour empêcher que le rapporteur fasse son travail,
01:30mais parce que je pense qu'une commission d'enquête, c'est un outil puissant,
01:33et qu'on ne peut pas la dévoyer en la transformant en tribunal politique.
01:37Je constate que ces règles-là n'ont pas toujours été...
01:38Vous dites aussi que ça a été transformé par moment en tribunal politique ?
01:41Je dis que je constate que ces règles n'ont pas toujours été respectées,
01:44et que j'ai fait comme j'ai pu, en tout cas de mon mieux,
01:46pour permettre que cette commission d'enquête fasse un travail important.
01:49Est-ce que vous avez le sentiment aussi que cette commission a été totalement récupérée,
01:54instrumentalisée par tous ceux qui veulent la peau du service public, de l'audiovisuel ?
01:57Écoutez, moi j'avais fixé une règle,
01:59c'est de ne pas commenter l'action du rapporteur pendant la durée de cette commission,
02:04parce que je respecte la fonction, je respecte les institutions.
02:06Maintenant, avec le rapporteur, j'ai des différences.
02:09J'ai une différence politique.
02:10Il appartient à un parti qui a fait l'alliance avec l'extrême droite.
02:12Il est député UDR, un député ciotiste.
02:14J'appartiens à un parti, Horizon, le parti d'Edouard Philippe,
02:16qui souhaite l'union de la droite et du centre, mais pas l'alliance avec l'extrême droite.
02:19Et puis, on a une différence de fond.
02:21Il est pour la privatisation.
02:23En tout cas, il est allié à un parti qui souhaite la privatisation.
02:26Est-ce qu'il est venu pour se faire, entre guillemets, le service public ?
02:29Est-ce que vous avez eu le sentiment que c'était son chemin éditorial ?
02:33Vous lui demanderez.
02:34La commission, elle a pu travailler.
02:36On a fait 200 heures d'audition, on a auditionné 234 personnes.
02:39Elle n'a pas permis de faire la transparence.
02:41Moi, j'ai refusé, par exemple, Thomas Soto, que la commission se tienne à huis clos,
02:44c'est-à-dire dans le dos des Français.
02:45Toutes les auditions ont été filmées.
02:47Et elle a permis de contrôler l'audiovisuel public.
02:50L'utilisation de l'argent public, c'est important.
02:52Donc, il y a une utilité, quand même, vous dites, à tout ça.
02:53Il y a une utilité, bien sûr.
02:55On a mis en lumière des manquements, des dysfonctionnements.
02:57Mais j'ai, effectivement, avec le rapporteur, une différence de méthode.
03:02Moi, je n'aime pas beaucoup les tribunaux politiques.
03:04Et je n'aime pas la politique spectacle.
03:06Je vais vous faire une confidence, peut-être la seule.
03:08Pardon, mais c'est quand même compliqué d'entendre le président de la commission
03:10parler de sa propre commission en disant
03:12« Je n'aime pas beaucoup la politique spectacle et les tribunaux populaires ».
03:15Parce que le président de la commission d'enquête n'a pas tous les pouvoirs.
03:20Je formulerai des propositions à Yaël Braun-Pivet
03:23pour revoir le fonctionnement des commissions d'enquête.
03:25Aujourd'hui, je n'ai pas tous les pouvoirs.
03:27Je suis le premier président à avoir suspendu les travaux.
03:29Ce n'est pas rien d'avoir suspendu pendant quelques semaines.
03:31J'insiste.
03:32Certainement pas pour censurer ou empêcher que la transparence se fasse,
03:36mais parce qu'il faut un cadre digne et respectueux.
03:38Mais vous avez raison.
03:39On voit à l'Assemblée nationale parfois des images qui désespèrent les Français.
03:42Il y a des Français qui nous écoutent
03:43et qui, en regardant l'Assemblée nationale,
03:46se disent « Mais quel triste spectacle ! »
03:48Moi, je n'ai pas souhaité être député pour participer à ce cirque.
03:51Un cas très concret.
03:52Sur la question des salaires, par exemple, des animateurs,
03:55des présentateurs de France Télévisions,
03:56on est d'accord que vous les avez dans vos documents que vous avez reçus ?
03:59Vous avez eu toutes les informations ?
04:00On a eu toutes les informations, bien sûr.
04:01Mais alors pourquoi dans ce cas les demander à l'oral,
04:03si ce n'est pour les jeter en pâture aux réseaux sociaux enragés ?
04:06Est-ce que ce n'est pas une petite dérive populiste, ça ?
04:09Faire la transparence, et vous avez raison, Thomas Soto,
04:11ce n'est pas le voyeurisme.
04:13On peut expliquer aux Français,
04:14on peut contrôler l'argent public,
04:164 milliards d'euros d'argent public,
04:18la moitié du ministère de la Culture,
04:19mais on peut le faire sans voyeurisme,
04:21sans démagogie, je l'ai dit.
04:22Quand, par exemple, le rapporteur a révélé
04:24les frais de maquillage de Virginie Effira,
04:26je crois qu'on peut s'interroger sur le deuxième public,
04:29faire la transparence,
04:30et je le redis, je suis attaché à la transparence,
04:32sans effectivement tomber dans le populiste.
04:34Je vais vous faire une confidence.
04:35Moi, j'ai été choqué et indigné
04:38de voir le rapporteur se comparer
04:40la semaine dernière à Émile Zola,
04:42en faisant la une d'un magazine
04:44où il reprenait la célèbre formule
04:46« j'accuse ».
04:48Quand Zola défendait Dreyfus.
04:50Quand Zola défendait Dreyfus.
04:51Je viens d'une famille qui a été marquée
04:52par l'antisémitisme, par l'histoire de la Shoah.
04:55Et je crois que comparer l'audiovisuel public
04:57à l'affaire Dreyfus, c'est indécent.
04:59Vous voyez, Thomas Soto, il y a...
05:00Il n'y a pas un moment où vous vous êtes dit
05:02« mais en fait, moi je vais arrêter,
05:03je ne peux pas cautionner ça ».
05:04Parce que c'est vrai que Charles Allende,
05:06il a pris quand même beaucoup de lumière.
05:08Et puis il a « teinté » cette commission d'enquête.
05:11Vous n'êtes pas dit à un moment
05:12« ça sera sans moi maintenant » ?
05:14Je sais bien, c'est la tentation
05:15que certains ont eue,
05:16certains députés.
05:17Et c'est une question importante,
05:19mais moi je ne voulais pas céder,
05:20laisser cette commission d'enquête
05:23simplement aux rapporteurs.
05:24Nous faisions un travail important,
05:26et je le redis,
05:26il y a des manquements,
05:27des dysfonctionnements
05:28que cette commission d'enquête
05:29a permis d'établir.
05:31Mais on peut contrôler
05:32l'audiovisuel public
05:33sans effectivement la comparer
05:36à l'affaire Dreyfus
05:37qui me paraît tout à fait indécent.
05:38Jérémy Patrier-Létus,
05:39on a entendu beaucoup de bruit,
05:41il y a eu beaucoup d'écume des vagues,
05:42et sur le fond finalement
05:43on ne sait pas trop quoi penser.
05:45Qu'est-ce que vous avez réussi
05:46à savoir si l'émission
05:47complément d'enquête de France 2
05:48a tenté, oui ou non,
05:49de monnayer des témoignages
05:50contre Rachid Dadati
05:51comme elle l'avait affirmé ?
05:53Elle affirme qu'elle vous a apporté des preuves,
05:56est-ce qu'elle vous a convaincu ?
05:57Vous avez vu ces preuves à la raison ?
05:58Thomas Soto,
05:59je crois que vous avez présenté
06:00complément d'enquête.
06:01Vous connaissez ces journalistes.
06:03Aujourd'hui,
06:03je vous le dis très clairement,
06:05les documents que j'ai reçus
06:06de la part de complément d'enquête
06:08et de la part de l'ancien ministre
06:09de la Culture
06:11leur donnent la bonne foi.
06:13Le bénéfice de la bonne foi.
06:14Au deux ?
06:15Il y en a un qui dit qu'à payer
06:16et l'autre qui dit qu'ils n'ont pas payé
06:16et les deux ont raison.
06:17Je vous dis que les documents
06:19qu'on m'a transmis aujourd'hui,
06:20les documents que j'ai,
06:21en l'occurrence des e-mails,
06:23leur donnent à tous les deux
06:24le bénéfice du doute
06:25ou en tout cas de la bonne foi.
06:26Moi je ne suis pas un procureur
06:27ni un juge d'instruction.
06:29Mon rôle ce n'est pas d'aller d'enquêter.
06:30Je vous dis que les documents
06:31à ce stade qu'on m'a transmis
06:34donnent aux deux
06:35le bénéfice de la bonne foi.
06:37A quoi tout cela va-t-il servir ?
06:39Les auditions se terminent après-demain
06:40et puis vous aurez 15 jours
06:41pour faire connaître vos conclusions.
06:42C'est le rapporteur
06:42qui devra rédiger ses conclusions.
06:44Déjà, est-ce que vous êtes sûr
06:44d'y arriver ?
06:45Au rapport ?
06:46Oui.
06:46Il va écrire son rapport
06:47et je pense qu'on sera capable
06:48de le lire en tout cas.
06:49Mais est-ce qu'il sera voté ?
06:51Jusqu'à là, on devrait y arriver.
06:52Moi je pense que c'est important
06:53de faire la transparence
06:54vis-à-vis des Français.
06:55Sinon les Français vous disent
06:56vous avez travaillé pendant 6 mois
06:57et aujourd'hui vous refusez
06:59que l'on puisse prendre connaissance
07:00des conclusions.
07:01Et vous savez, je pense
07:02que les Français sont grands.
07:03Ils sont capables de lire un rapport
07:04même si le rapport ne me plaît pas,
07:06même si le rapport sera peut-être
07:07et je ne peux pas faire
07:08de procès d'intention
07:08au rapporteur.
07:10À charge, je pense ensuite
07:11que c'est aux journalistes,
07:12aux Français
07:12de faire le tri dans ce rapport.
07:14Oui mais ce rapport,
07:15deux options.
07:16Soit il sera voté par la Commission
07:17soit il ne sera pas voté par la Commission.
07:18S'il n'est pas voté,
07:19il se passe quoi ?
07:20S'il n'y a pas une majorité ?
07:20S'il n'est pas voté,
07:21tout disparaît.
07:22On oublie tout ?
07:22On oublie tout ?
07:23Tout ça pour rien ?
07:24On n'oublie rien
07:24puisque les auditions ont été retranscrites
07:26et que pendant 6 mois
07:27les Français, les journalistes
07:28se sont intéressés
07:29à cette commission d'enquête
07:30mais ce sont les règles,
07:31le rapport n'est pas publié.
07:32Mais je vous le dis moi,
07:33je suis favorable au vote,
07:34a priori,
07:35même si encore faut-il,
07:36il faut le lire,
07:37on se prononce sur le fond du rapport,
07:38pas sur sa publication,
07:39sur ce qui est dit dans ce rapport.
07:41C'est-à-dire que le voter,
07:42c'est le soutenir ?
07:43C'est en tout cas être en faveur de ce rapport.
07:45C'est pour ça qu'il faudra discuter
07:46avec le rapporteur
07:47pour arriver aussi
07:47à une forme de compromis.
07:49C'est ce qui avait été fait d'ailleurs
07:50dans la commission d'enquête TNT
07:52entre un député LFI
07:53et la majorité.
07:54En tout cas,
07:54je pense que la transparence,
07:55elle est importante
07:57et cette commission d'enquête,
07:58elle a permis d'identifier,
07:59je le redis,
08:00des manquements,
08:01des dysfonctionnements
08:02et je pense qu'il faudra
08:03des propositions.
08:04S'il y avait un ou deux manquements
08:05de dysfonctionnements,
08:06ce qui vous a le plus choqué,
08:07c'est quoi à vous ?
08:07Sur le fonctionnement
08:08de l'audiovisuel public ?
08:09Peut-être ce mélange des genres,
08:11vous voyez on auditionnait
08:11l'ancien patron de France Télévisions
08:13à votre époque,
08:13Thomas Soto,
08:14pardon de le dire comme ça,
08:15il y avait une forme
08:16d'exclusivité
08:17qui était demandée
08:18aux grandes figures
08:18de l'audiovisuel public.
08:19Pour le dire simplement,
08:20elles ne pouvaient travailler
08:21que pour l'audiovisuel public.
08:23Or aujourd'hui,
08:24ces grandes figures,
08:25ces grandes incarnations
08:25de l'audiovisuel public,
08:26elles présentent des émissions,
08:28elles ont par ailleurs
08:28des sociétés de production,
08:30elles travaillent parfois
08:31pour des entreprises privées,
08:32elles ont même,
08:32pour certaines,
08:33des médias.
08:34Et je pense que ce mélange
08:36des genres doit être encadré.
08:39du service public,
08:40il faut une forme d'exclusivité.
08:42Donc c'est le service public
08:43et que le service public ?
08:44En tout cas,
08:45il ne faut pas un mélange
08:45des genres qui parfois
08:46posent question.
08:47Vous me demandez simplement
08:48ce qu'il faut faire.
08:49On a vu qu'il y avait parfois
08:50des montages juridiques
08:51et financiers
08:52qui posaient question.
08:53On a vu qu'il fallait encore
08:54des efforts de gestion.
08:55La Cour des comptes l'a dit.
08:58Et puis,
08:58il faut renforcer
08:59les règles de pluralisme
09:00et d'impartialité d'information.
09:01Mais,
09:02et j'en termine là,
09:03la commission d'enquête
09:04Thomas Soto,
09:05elle a aussi permis
09:05de montrer l'importance
09:07de l'audiovisuel public.
09:08Vous êtes pour la privatisation
09:09d'une partie du service public ?
09:10Je ne suis pas pour la privatisation.
09:11Et c'est ce qu'a montré
09:12cette commission d'enquête.
09:13Et je le dis ici rapidement,
09:14sur les 234 personnes
09:16que nous avons auditionnées,
09:17même les plus critiques,
09:19même Vincent Bolloré,
09:20n'ont pas appelé
09:21à la privatisation
09:21de l'audiovisuel public.
09:22Il a été un peu plus ficelle que ça
09:24parce qu'il a dit
09:24qu'il faut retirer
09:25les 4 milliards de subventions.
09:26Donc sans argent,
09:27il n'y a plus de service public.
09:28Il ne faut pas se raconter d'histoire.
09:29En tout cas,
09:29Thomas Soto,
09:30c'est ce que je lui ai dit.
09:30C'est bien géré
09:31le service public ou pas ?
09:32En tout cas,
09:32Thomas Soto,
09:33moi je suis favorable
09:33à l'audiovisuel public.
09:34Il faut le réformer,
09:35l'audiovisuel public.
09:36Il faut faire attention.
09:37C'est l'argent des Français.
09:38C'est l'utilisation
09:39de l'argent public.
09:40Mais j'y suis attaché
09:41parce qu'il remplit
09:41des missions importantes.
09:43Vous avez beaucoup cuisiné
09:43Léa Salamé
09:44pendant son audition.
09:46On va prendre
09:46une petite mécanique
09:47qu'elle pratique
09:47dans son émission
09:48à quelle époque,
09:49si vous voulez bien.
09:49Si vous aviez en face de vous
09:51Nicolas Sarkozy
09:51qui n'est pas venu
09:52à son audition,
09:52qu'aimeriez-vous lui dire ?
09:54Venez devant la commission
09:55d'enquête
09:55pour nous parler
09:56d'audiovisuel public.
09:57A Vincent Bolloré.
09:59Est-ce que vous êtes
09:59pour la privatisation
10:01de l'audiovisuel public
10:01même si vous avez dit
10:02que vous ne l'étiez pas ?
10:03A Pascal Praud.
10:05Quel est votre sentiment
10:06sur l'audiovisuel public ?
10:07Vous avez contribué
10:07beaucoup parfois
10:08à le critiquer
10:09mais êtes-vous favorable
10:10à cet audiovisuel public ?
10:11Est-il complémentaire
10:12de l'audiovisuel privé ?
10:13Moi je le crois.
10:14Et aller à Salamé ?
10:15Et aller à Salamé,
10:16je lui dirais
10:17c'est une question
10:19pas évidente.
10:21Quand allez-vous arrêter ?
10:22Est-ce que vous arrêterez
10:22de présenter
10:23le journal télévisé
10:24quand votre compagnon
10:25sera candidat
10:26à l'élection présidentielle ?
10:27Elle l'a dit très clair là-dessus.
10:28Et je pense que c'est important.
10:31Et je lui redemanderais
10:32ce que j'ai demandé
10:32à chaque invité.
10:33Finalement,
10:34quelle est la raison d'être
10:35de l'audiovisuel public ?
10:36Parce que c'est ça
10:37qui fait qu'aujourd'hui
10:37l'audiovisuel public
10:38est important dans le pays.
10:39Et à Charles Laloncle,
10:40votre rapporteur ?
10:42Y avait-il un objectif politique
10:44dans cette commission d'enquête ?
10:45Est-ce qu'il a fait tout ça
10:47pour faire élire
10:48Jordan Bardella,
10:48président de la République
10:49en 2027 ?
10:50A-t-il envisagé
10:51d'être le ministre de la Culture
10:52de Jordan Bardella ?
10:54Merci beaucoup Jérémy Patrier.
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