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MEDI1TV Afrique : Route détournée de l'ombre à la lumière : le nouveau livre de Mounia Aram - 05/04/2026
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01:27C'est quoi déjà à la base cet événement, question de mieux comprendre un peu cette rencontre qui aura lieu
01:34?
01:35Alors, la rencontre aura lieu le 14 avril à 19h à l'Institut du Monde Arabe à Paris
01:41et c'est vrai que l'Institut du Monde Arabe a décidé de faire ce portrait croisé de Yusra et
01:48de moi-même
01:49Yusra, c'est à travers la BD, elle est autrice, illustratrice de bande dessinée, donc sa BD « Attends, je
01:55te raconte » et moi, mon livre qui retrace mon parcours et nos univers sont parallèles parce qu'elle, c
02:02'est la bande dessinée et moi, c'est l'animation, le secteur dans lequel j'évolue.
02:06Et ce que je trouve génial dans cette rencontre, parce que voilà le monde de l'animation, également le monde
02:13de l'écriture et elle, c'est un peu, elle combine un peu les deux à travers la bande dessinée
02:20et est-ce que c'est pas un choix ? C'est vrai qu'on penserait pas forcément à ce
02:26choix en premier et à ton avis, quels sont les points communs, même si c'est des styles très différents
02:32?
02:33Les points communs sont, en fait, Yusra utilise la bande dessinée pour parler d'elle, de son identité, des questions
02:40d'identité qui nous rassemblent toutes les deux.
02:43Qu'est-ce qu'être une femme, être une femme d'origine étrangère et pour elle qui porte le voile
02:49et qui est musulmane, qu'est-ce qu'être une femme et avoir cette identité-là quand on vit en
02:53France ?
02:54Et c'est vrai que moi, je le retrace dans mon livre, mais elle, elle l'écrit, elle l'illustre
02:59dans sa bande dessinée.
03:00– Ce que je voudrais savoir également, c'est est-ce qu'avec le recul, avec la rencontre aussi de
03:08plusieurs auteurs, notamment cette autrice,
03:11est-ce que, selon toi, l'écriture ne serait pas avant tout, peu importe qu'on soit une femme, un
03:16homme, peu importe notre origine,
03:19est-ce que l'écriture n'est pas finalement une catharsis qui ne veut pas forcément dire son nom ?
03:25– Oui, forcément, parce que je pense que je l'avais dit précédemment, mais ça a été très thérapeutique, en
03:33fait, d'écrire.
03:34Coucher sur le papier son histoire, son ressenti, parce que c'est aussi un point de vue personnel qu'on
03:41met par écrit,
03:43c'est très puissant, et c'est à la fois, quand on s'expose comme ça et qu'on publie,
03:49qu'on édite son livre en France et aussi à l'international,
03:53c'est qu'on a besoin de partager un message, et parfois plusieurs messages à travers l'écriture.
03:58Et je trouve que c'est un moyen très puissant et très important, aujourd'hui, l'écriture.
04:05Et comme tu le dis, qu'on soit un homme, une femme, blanc, noir, peu importe l'origine,
04:10l'écriture est un outil qui a une puissance que tout le monde peut s'approprier et tout le monde
04:18peut découvrir, justement.
04:20– Et c'est vrai que, donc, Yusra Mahadi, c'est à travers notamment le dessin,
04:26et toi, c'est à travers les mots uniquement.
04:30Et à ton avis, quelle est la différence ?
04:33Est-ce que c'est peut-être mettre plus d'humour, une sorte de recul,
04:37et toi, c'est peut-être plonger vraiment dedans sans regarder derrière toi ?
04:43– Oui, c'est vrai que quand tu vois déjà la couverture, c'est très coloré,
04:52très funky, très dynamique et très positif et drôle, surtout.
04:57Très drôle, que moi, effectivement, moi, déjà, la couverture est sombre volontairement,
05:03et puis c'est vraiment retracer ce parcours qui a été fait de difficultés, d'obstacles,
05:10et comment j'ai pu les surmonter.
05:12Donc, ce n'est pas forcément un côté plus drôle,
05:16mais c'est vrai que c'est cette volonté de partager et d'inspirer.
05:21Et avec la bande dessinée, c'est plus avec un angle humoristique.
05:27– Et c'est vrai que maintenant, voilà, ton livre est publié,
05:32il y a le recul qu'il faut.
05:34Je pense qu'entre le moment où tu as écrit et le moment où il a été publié
05:38et l'accueil du public, vu cet événement également qui arrive,
05:45on parle de légitimité, on parle de trajectoire, on parle d'écriture,
05:49trois mots-clés.
05:50Et je voudrais savoir ton expérience aujourd'hui avec l'écriture.
05:54Qu'est-ce qu'on ressort finalement ?
05:55– Écoute, avec les retours que j'ai eus aujourd'hui
05:59des différentes personnes qui ont lu mon livre,
06:03j'ai été touchée et émue par le fait que plusieurs personnes
06:07se sont retrouvées dans mon parcours,
06:09plusieurs personnes se sont reconnues,
06:11sans forcément que moi je m'attende à ce que ces profils-là se reconnaissent.
06:15Bon, souvent des femmes,
06:17souvent des femmes qui ont été confrontées à certaines difficultés
06:20que j'ai connues, pas forcément toutes, mais certaines,
06:23et souvent des personnes aussi ont découvert ce par quoi je suis passée
06:29et comment j'ai pu surmonter tout ça,
06:32et la force aussi qu'il faut pour être une femme issue d'une origine différente
06:38et aussi une femme autodidacte qui ne rentre pas forcément dans les cases.
06:44Et ça, ça a inspiré beaucoup.
06:46Et c'est ce que je voulais en fait.
06:48C'était l'objectif premier en écrivant ce livre.
06:50Et je pense que là, l'objectif est atteint pour ma part.
06:55J'ai fait aussi une présentation dans ma ville d'origine,
06:57la ville où j'ai grandi à Trappes.
06:59L'accueil aussi était très positif
07:01et j'étais super contente de retourner d'où je viens,
07:04parce que je le dis souvent,
07:05savoir d'où on vient pour savoir où on va.
07:08Et ça fait complètement sens avec ce que je raconte dans mon livre
07:11et ce que je vis aujourd'hui dans la promotion de mon livre.
07:14Et avec cet événement, le 14 avril,
07:18à l'Institut du Monde Arabe,
07:20on a deux femmes qui se sont élevées elles-mêmes,
07:24mais en fait, c'est elles qui ont été l'instigatrice de leur destin,
07:29de leur carrière, des femmes qu'elles sont aujourd'hui.
07:33Et c'est vrai que souvent, on se dit qu'on est en 2026,
07:37surtout en Occident, c'est plus facile pour les femmes,
07:42ce genre de choses.
07:43C'est vrai que c'est un discours qu'on entend souvent,
07:46qui est un peu caricatural, il faut bien l'avouer.
07:48Et c'est vrai que c'est déroutant d'avoir des femmes
07:52de votre régime et calibre, de votre envergure,
07:54qui témoignent en disant, non, en fait, c'est compliqué,
07:57on a dû se battre.
08:01Je vais devoir juste rectifier,
08:03nous sommes deux femmes, effectivement,
08:04mais il y a une troisième femme qui présente
08:06et qui anime cette présentation,
08:09et qui n'est pas n'importe qui,
08:11Nessa Inselawi, qui est journaliste,
08:13et réalisatrice d'origine marocaine,
08:15elle est née à Fès,
08:16et elle aussi une femme puissante,
08:17donc on va être trois femmes sur scène,
08:20trois femmes puissantes,
08:21et qui parlent aussi de cette question d'identité.
08:24Et comme tu le dis, en 2026,
08:25on est obligé de parler de légitimité,
08:28d'identité,
08:30de combat,
08:31enfin, combat c'est peut-être un grand mot,
08:33mais des difficultés d'être une femme,
08:37et d'être confrontée aussi,
08:39renvoyée à ses origines,
08:40alors qu'on a grandi en France,
08:42qu'on se sent française,
08:44et qu'on se sent occidentale,
08:45mais on est sans arrêt renvoyée à nos origines,
08:47dont on est fiers,
08:48et qu'on revendique aussi fièrement,
08:50mais qui peuvent être de réelles difficultés,
08:53parfois, dans notre parcours,
08:54et c'est fou d'être trois femmes,
08:57à nos niveaux,
08:58et à devoir témoigner,
09:00et partager ces difficultés,
09:02et cette question de l'identité,
09:04qui est cruciale pour nous.
09:06Et je voudrais savoir,
09:08Mounia Aram,
09:09est-ce qu'il y a,
09:09je ne sais pas,
09:10est-ce que la littérature vous appelle encore,
09:12est-ce qu'après votre roman,
09:14ou détourner de l'ombre à la lumière,
09:16est-ce qu'il y a quelque chose qui se prépare peut-être ?
09:19Il y a déjà la version anglaise,
09:21qui va sortir au printemps prochain,
09:23donc au mois de mai,
09:24donc la version anglaise de ce livre,
09:26et étonnamment,
09:27la couverture n'est pas en noir et blanc,
09:29elle est plutôt colorée,
09:30mais là, l'attente est aussi énorme,
09:34j'ai prévu quelques dates à l'étranger,
09:36pour promouvoir le livre,
09:38notamment aux Etats-Unis,
09:40et d'abord la version anglaise,
09:42et après on verra bien,
09:44mais c'est vrai que la bande dessinée m'attire aussi,
09:45donc Yusra m'a peut-être inspirée,
09:47et j'ai vécu quelques expériences récemment,
09:50qui me donnent envie de me plonger dans l'univers de la bande dessinée.
09:54En tout cas,
09:55je pense que c'est un genre qui tirait extrêmement bien,
09:57merci d'avoir été avec nous,
10:00Mounia Aram,
10:00je rappelle que vous serez à Surcène,
10:02donc à l'Institut du Monde Arabe,
10:04en compagnie de Yustara Mehdi,
10:08mais également Nisri Nislaoui,
10:09donc pour ces portraits croisés,
10:12ces regards croisés de femmes.
10:14Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
10:16Merci.
10:17Merci.
10:26Et tout de suite dans l'Afrique en culture,
10:28nous parlons art,
10:29avec l'autodidacte Mamadou Sissé,
10:32qui arrive en France à l'âge de 18 ans,
10:34il exerce plusieurs métiers,
10:35tout en continuant à pratiquer le dessin,
10:38et à partir de 2001,
10:39il devient tout simplement agent de sécurité,
10:41ce changement professionnel,
10:43il entraîne une évolution dans sa pratique artistique,
10:46il se met à représenter des ensembles urbains,
10:47vu du ciel lors de ses veilles nocturnes,
10:50il réalise des compositions très soignées
10:52et calélioscopiques,
10:53des mégalopoles de plus en plus détaillées,
10:55à l'aide du crayon,
10:56du stylobi et du feutre,
10:58et ses vues en fait traduisent sa volonté
10:59de faire vivre tout le monde
11:01à travers de vastes projets architecturaux
11:04imaginés selon un jeu de perspectives élaborés.
11:06En tout cas, l'artiste urbaniste,
11:08à dimension utopique,
11:10il conçoit des environnements architecturaux
11:12aux murs colorés,
11:13destinés à porter joie et vitalité aux habitants,
11:16en tout cas, ces villes sont peuples les immeubles
11:18aux multiples fenêtres,
11:20de gratte-ciel bordés,
11:21d'axes autoroutiers et de ports fluviaux.
11:24Et au-delà de cette profusion visuelle,
11:26le regard est invité avant tout
11:28à s'enfoncer dans le réseau des rues
11:29afin de comprendre les principes
11:32d'organisation urbaine
11:33qui structure son travail.
11:35On l'écoute tout de suite.
11:37J'ai toujours pratiqué le dessin
11:39comme tout petit africain,
11:41c'est soit on est sculpteur,
11:42soit on dessine quoi.
11:48Bon, je suis né dans un petit village
11:52qu'on appelle Banganga,
11:54qui est à 8 kilomètres de Jigainsor,
11:57qui est la capitale du sud du Sénégal.
11:59Quand je suis arrivé à Paris,
12:02je suis arrivé à 18 ans,
12:04je n'ai pas eu la chance
12:04d'avoir des écoles.
12:08Bon, j'ai essayé de faire des cours
12:13par correspondance,
12:14mais comme moi,
12:15c'est la famille qui est financée
12:17et le tonton avait trop d'enfants,
12:19je suis obligé à un moment donné
12:21de chercher du boulot.
12:24J'ai fait plein de petits boulots.
12:26J'ai fait de la tapisserie décoration,
12:28j'ai travaillé un peu
12:29dans l'industrie du jean
12:31et après ça,
12:33je suis rentré en boulangerie
12:36où je suis resté longtemps,
12:39pendant presque 19 ans.
12:41Mais bien avant ça,
12:43j'avais arrêté complètement de dessiner.
12:452001, c'est le déclic.
12:46Après la boulangerie,
12:48c'est mon métier d'agent de sécurité.
12:52J'ai commencé à dessiner,
12:53c'était le seul moyen
12:55pour rester éveillé.
12:59Grand voyageur, autodidacte,
13:01Mamadou Sissé réalise des revues
13:02de New York, Paris, Moscou,
13:04Le Caire ou encore Londres
13:05qu'il présente régulièrement
13:07depuis 2010
13:08comme autant d'hommages
13:09à la vie moderne.
13:10Il crée ainsi
13:11de véritables ensembles urbains,
13:14du ciel.
13:15Ses œuvres s'organisent
13:16autour des axes de circulation
13:17selon un jeu de perspectives maîtrisées.
13:20Le regard de cet artiste urbaniste
13:21s'élève vers les hauteurs,
13:24vers ces espaces progressivement
13:26conquis par l'homme,
13:27réalisés aux stylos
13:28et aux feutres colorés.
13:30Ces dessins deviennent
13:31de véritables représentations
13:32de villes réelles.
13:34Vous imaginez,
13:35comme il le souligne,
13:35au départ,
13:36je le dessinais pour ne pas dormir.
13:37Après avoir essayé
13:38la lecture et les mots croisés,
13:40c'est devenu si présent
13:41que je ne peux plus m'en passer.
13:43On écoute tout de suite
13:44Mamadou Sissé.
13:46J'ai commencé par le pont de Normandie
13:49qui m'a fasciné.
13:51Parce que moi,
13:52j'adore les grands œuvres.
13:55Je ne sais pas,
13:56j'adore le défi des humains
14:00sur la nature.
14:02Des choses qui sont vraiment,
14:04quand on regarde comme ça,
14:05je me dis non,
14:05c'est impossible.
14:06Et pourtant,
14:07ils le font.
14:10J'essaie de symboliser la ville.
14:12Je regarde un monument
14:14comme Paris.
14:14C'est la tour Eiffel.
14:16Je mets la tour Eiffel
14:17et après ça,
14:18je commence à évoluer.
14:22Tout autour.
14:23Mais je n'aime pas faire
14:24le copier-coller.
14:27Si je m'inspire d'une carte,
14:30j'essaie de tout changer.
14:32Moi, je suis toujours projeté
14:3420 ans après.
14:36Je vois toujours le futur.
14:37Je dis peut-être
14:38que ça sera comme ça.
14:39Comme je l'ai toujours dit,
14:41je zoome souvent les villes.
14:43Et tout autour,
14:44c'est de l'habillage.
14:44Moi, je suis tellement curieux
14:46de rentrer dans les villes.
14:48Chaque fois,
14:49j'acquéris un peu
14:50d'expérience.
14:52Tout un processus
14:53que j'ai trouvé
14:53qui me permet
14:55de travailler à l'aise.
14:58Il faut dire
14:58que les œuvres
14:59de Mamadou Sissé
15:00représentent également
15:02des quadrillages
15:02complexes
15:03d'immeubles
15:04vues du ciel
15:04souvent inspirés
15:06des villes américaines.
15:07En tout cas,
15:08les perspectives
15:08s'élargissent
15:09en étoiles
15:10à partir d'un monument
15:11central
15:12comme un arc de triomphe
15:13donnant essence
15:14à des cités
15:15aux multiples visages
15:16riches en symboles.
15:17En tout cas,
15:18les tableaux de Mamadou Sissé
15:19évoquent ainsi
15:20des mégalopoles contemporaines
15:22transformés
15:23et illuminés
15:23par un usage
15:24marqué de la couleur.
15:26L'artiste explique d'ailleurs
15:27« Je commence souvent
15:29chez moi
15:29par ce que j'appelle
15:31le grillage,
15:32c'est-à-dire
15:32l'ébauche de la structure.
15:34Ensuite,
15:34je joue avec le relief
15:36en partant de monuments
15:36anciens
15:37qui symbolisent la ville
15:38et auxquels j'ajoute
15:39des immeubles modernes,
15:40des ponts
15:41et des axes routiers.
15:42Puis,
15:42j'habille ensemble
15:43à ma manière
15:44après avoir exercé
15:45plusieurs métiers
15:46boulanger,
15:47couturier,
15:48restaurateur de meubles
15:49et travaille aujourd'hui
15:50comme agent de sécurité
15:51de gardien de nuit
15:52dans un entrepôt logistique
15:53à Fren,
15:54civil dont certaines évoquent
15:55des mandalas,
15:56supports graphiques,
15:57colorés
15:58et à la méditation
15:58sont toujours réalisés
15:59à l'aide de feutres multicolores
16:01et c'est ça aussi
16:02qui fait toute la force
16:03et la richesse
16:04de l'art de Mamadou Sissé.
16:07Et moi,
16:07c'est ça qui m'intéresse
16:08le plus,
16:09c'est-à-dire
16:09mettre plus de monde
16:13dans moins de places.
16:15Voilà.
16:16Pour moi,
16:16Paris,
16:17les villes européennes,
16:18c'est des villes musées.
16:20Bon,
16:21ce que je veux
16:22plus tard,
16:23c'est nos villes
16:24en Afrique.
16:25Puisque nous,
16:26on n'est pas encore
16:27arrivés à l'estade
16:28un peu de Paris.
16:31Alors,
16:32on devrait commencer
16:33à gérer bien nos villes.
16:35Moi,
16:36je veux qu'il y ait
16:37des espaces
16:38entre les villes.
16:39Comme à l'ancien temps,
16:40de village en village.
16:43Voilà.
16:44C'est moi,
16:46personnellement,
16:46les villes,
16:47j'essaie de représenter.
16:49Pour moi,
16:50il y a de l'espoir,
16:52il y a plein de choses.
16:53Puisque je suis traité optimiste.
16:55Pour moi,
16:56je vois le monde,
16:57on a un cycle
16:58un peu négatif
16:59et après ça,
17:00ça va être un cycle positif.
17:07Et qui dit african culture,
17:08dit forcément cinéma
17:10et place à Osandé,
17:11réalisé par James O. Mokwe,
17:13qui est un film nigérien
17:14inspiré à la fois
17:15de faits historiques
17:16et d'éléments
17:17totalement mythologiques.
17:18L'intrigue,
17:18en tout cas,
17:19se déroule
17:19dans le contexte
17:20de l'expédition britannique
17:21contre le royaume du Bénin.
17:23En 1897,
17:24il suit le parcours
17:25d'Osandé,
17:26une jeune femme
17:27plutôt investie
17:28d'une mission spirituelle
17:30amenée à jouer un rôle
17:31dans un contexte
17:31de bouleversement
17:32politique et social.
17:34En tout cas,
17:34le film s'organise
17:35autour d'une narration
17:36qui articule
17:36plusieurs dimensions
17:38historiques,
17:39spirituelles
17:39et initiatiques.
17:40Et le récit
17:41ne suit pas uniquement
17:42une progression linéaire
17:43mais intègre
17:44des retours en arrière
17:45et des séquences
17:46qui participent
17:46à la construction
17:47du passé
17:48et de l'identité
17:49du personnage.
17:50On regarde tout de suite
17:51un extrait
17:51de la Bond annonce.
18:29Sous-titrage Société Radio-Canada
18:29de l'Université
18:44de l'Université
18:46de l'Université
19:13de l'Université
19:16we
19:16have
19:16a
19:17a
19:17a
19:18a
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19:37The film allows to relate the individual story to a collective collective larger.
19:44The film is also privileged.
19:48The visual composition is centered on the characters and the dialogue.
19:52The project is also manifest in the manner.
19:56The scenes are built with an attention to the speech,
20:00the gesture and the occupation of space.
20:02The camera accompanies its choice.
20:03We often see the interactions between the characters.
20:08The visual of the film is focused on a detailed representation of the cultural context.
20:15The costumes, the decor and the ritual practices are created in a coherent way.
20:20The use of the language locally is also inscribed in its approach
20:24and contributes to ancre the story in a specific environment.
20:28Also, the montage has been highlighted by the critics,
20:31which relate different temporalities and narratives.
20:35It's true that the transitions between the scenes
20:37allow to pass from an record to another, and not only one time.
20:41Notamment between the real scenes,
20:43and the scenes marked by a more metaphorical, symbolical,
20:46even spiritual.
20:47And this alternance participates at the construction of a recit
20:50which is not limited to a single lecture,
20:52but combines several levels of interpretation.
20:55Because the character of Samuday is the central character
20:58of the film,
20:59and his trajectory is constructed as a sort of
21:00an initiative,
21:02evolutive,
21:03in lien with the historical events and the spiritual events
21:06that he entoure.
21:08So, Samuday is a film to see
21:10an urgent film,
21:11and he has made a lot of talk about it,
21:13especially in participating in the great festivals,
21:15especially at the market of Cannes last year.
21:27And before we go,
21:29we talk about literature with the inventive rêve,
21:32a text in which Shima Mandan Gozi Adichie,
21:35an Nigerian writer,
21:37is recognized for his novel
21:38and essay on identity,
21:39the feminist and experience african,
21:41explore the theme of dreams
21:43and the aspirations individual and collective.
21:45In this text, Adichie
21:47she plays an inventive poétique
21:49and réfléchit des désirs,
21:50espoirs et ambitions
21:51qui traversent les vies de ses personnages
21:53ou des communautés qu'elle décrit.
21:54A travers son écriture,
21:56l'autrice intéresse également
21:57l'attention entre rêves personnels
21:59et contraintes sociales,
22:00culturelles ou même politiques.
22:03Elle montre comment les espoirs
22:04peuvent être inspirants
22:05mais parfois frustrants
22:07ou brisés,
22:07en particulier dans des contextes marqués
22:09par l'injustice,
22:10la pauvreté ou les traditions strictes.
22:12On écoute tout de suite.
22:14Mimosa.
22:15This is a bit unusual,
22:17but I have characters who come to Paris
22:21and they're at a bar
22:23and then they want to order drinks
22:26and this character decides that she wants a mimosa.
22:29And the French man who takes her order says to her,
22:33Mimosa?
22:34What is this mimosa?
22:35So I think that captures the novel
22:40because I think that moment speaks to
22:42how we can misunderstand one another
22:45when we don't really want to.
22:51Dreaming.
22:51This novel is called Dream Count
22:53and I think it really is about how we all dream,
22:58how we should dream,
23:00how dreams matter,
23:02how dreams mean many different things,
23:05but also mostly about women's dreams.
23:11Women.
23:12Dream Count follows four women.
23:14So four women are the major characters
23:16and Chiamaka is a Nigerian woman
23:20who lives in the U.S.
23:21Omelogo is her cousin in Nigeria.
23:24Zikora is her best friend in Washington, D.C.
23:27Kajiatu is her housekeeper.
23:29And these women form, I think,
23:33what is a very complex and beautiful bond.
23:39Melancholy.
23:40I have always been interested in how joy
23:44can have sadness at its edges.
23:47So sometimes we're happy but there's a shadow.
23:49And I think in this novel there's a sense of melancholy.
23:53I think there's love and there's joy
23:54but also melancholy.
23:56And I think that idea of longing for something
23:59that you will never have
24:01but you're still longing for it anyway.
24:05Love.
24:06This novel is all about love.
24:09Different kinds of love.
24:10Love between women.
24:13Women friends.
24:14I'm very interested in how women support each other
24:16and how women understand and misunderstand each other.
24:21There's romantic love.
24:22There's also more than that the longing for romantic love
24:26and how it goes wrong and how we still long for it.
24:33Adichie with L'Inventaire des rêves.
24:35And we're at the end of the African Culture.
24:37Thank you for having been with us.
24:39And of course, we'll see you next week.
24:44Bye.
24:45Bye.
24:48Bye.
24:50Bye.
24:51Bye.
24:52Bye.
24:54Bye.
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