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Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, était l'invité de BFMTV ce dimanche 5 avril

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Transcription
00:00Vous faites le constat de deux hommes sans limite, si je vous suis, Donald Trump et Benjamin Netanyahou, peut-être
00:04pour des raisons différentes.
00:06Quelle peut être la voix de la France ? Vous avez été l'homme à la tribune de l'ONU
00:09qui a dit non, il y a plus de 20 ans de ça, à la guerre en Irak.
00:12Aujourd'hui, au-delà de la condamnation, on voit bien qu'aujourd'hui, on se fâche avec Donald Trump, mais
00:17qu'on n'ose pas aller trop loin, on a peur de plein de choses, des droits de l'homme
00:20ou d'autres choses.
00:20Au-delà des mots pour condamner aujourd'hui cette guerre et la façon dont elle est faite, qu'est-ce
00:25qu'on peut faire ?
00:26Alors d'abord, au-delà des mots, encore faudrait-il employer les mots.
00:29Vous trouvez que la France ne les utilise pas ?
00:31Non, je n'ai pas entendu un discours, je n'ai pas entendu une prise d'opposition des Européens qui
00:36traduise le rejet, la condamnation de la politique menée par Donald Trump.
00:40Peut-être parce qu'ils sont divisés entre les Espagnols qui interdisent le survol de leurs avions, la France qui
00:44ne l'interdit pas tout le temps, les Anglais qui se font taper sur les doigts.
00:49L'Europe, quel téléphone ? Quel numéro de téléphone ?
00:51Peut-être, mais il n'empêche que l'un des grands dirigeants de cette Europe, et je pense qu'il
00:57revient à la France de jouer ce rôle,
00:59pourrait s'élever et poser clairement cette opposition.
01:04On voit bien aujourd'hui que faute de nous opposer à cette guerre, cet illimitisme de Donald Trump s'accélère.
01:13Et le résultat, c'est que c'est nous qui payons l'addition.
01:16Ne l'oublions pas, les Américains, entre le Moyen-Orient et les États-Unis, il y a une mer et
01:23il y a un océan.
01:23Nous, nous sommes dans la proximité de ces conflits et c'est nous qui en payons le prix.
01:29S'il y a demain un risque migratoire, s'il y a un risque terroriste, et le risque terroriste, ce
01:34n'est pas quelque chose d'hypothétique, il est là.
01:36S'il y a un risque de prolifération qui s'accroît dans les prochaines années, nous serons ceux qui payent
01:42l'addition.
01:43C'est pour cela que les Européens doivent marquer clairement le rapport de force vis-à-vis des États-Unis.
01:48Nous ne sommes plus dans le même bateau, nous n'avons plus les mêmes intérêts.
01:53Et nous devons le dire aux États-Unis, quelles qu'en soient les conséquences, je ne fais pas partie de
01:58ceux qui sont en faveur de la politique du pire.
02:00Je ne crois pas qu'il nous appartient aujourd'hui de quitter l'OTAN.
02:03Mais jouons désormais entièrement dans le cadre du pilier européen de l'OTAN, accélérons nos efforts, faisons un effort supplémentaire
02:12pour, entre Européens, être capables de prendre la relève.
02:15Parce qu'il y a un risque supplémentaire, c'est que les États-Unis laissent tomber l'Ukraine et que
02:20l'Ukraine se retrouve face à une Russie qui tire quelques bénéfices de la situation actuelle, notamment du fait de
02:26sa rente pétrolière.
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