00:00Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie a eu des propos mais alarmistes pour le mois d'avril.
00:06Nous l'écoutions dans le journal de 6h. Est-ce que c'est vraiment grave ? Est-ce qu'on
00:10est au seuil d'un choc pétrolier majeur ?
00:12Il ne mâche pas ses mots. Il dit en gros on perd 12 millions de barils par jour en ce
00:17moment de pétrole.
00:18C'est plus que lors des chocs pétroliers de 73 et 79 réunis.
00:22Sur le gaz, le choc est plus violent qu'en 2022 avec la guerre en Russie.
00:26Et à l'époque, ces crises avaient entraîné une récession mondiale.
00:30Alors en ce qui nous concerne, nous pays occidentaux, oui ces propos peuvent être jugés beaucoup trop alarmistes.
00:35Non mais dit que le mois d'avril sera pire que celui de mars.
00:37Alors ce sera pire en termes d'approvisionnement mais ce qu'il faut bien rappeler par rapport au risque de
00:41récession,
00:42c'est que nous sommes beaucoup moins dépendants du pétrole aujourd'hui qu'on l'était il y a 40
00:47ans.
00:47Aujourd'hui pour fabriquer 1 euro de PIB en Europe ou aux Etats-Unis et même en Chine,
00:52il faut 4 fois moins de pétrole qu'il y a 40 ans.
00:57En plus, à l'époque, ces chocs pétroliers avaient été amplifiés par des erreurs de politique économique.
01:03Les banques centrales, les gouvernements avaient laissé filer l'inflation, les salaires, etc.
01:06Il ne se passera rien de tout ça aujourd'hui.
01:08Donc la croissance française, par exemple, sera peut-être amputée de 0,2, 0,3 points
01:12mais on sera très très loin des zones de récession.
01:15Donc oui, pour nous occidentaux, ces pays sont jugés alarmistes.
01:17Non, à qui ils s'adressent ?
01:18L'Asie.
01:19Il s'adresse à l'Asie, évidemment, qui, il y a 50 ans, était très peu industrialisée.
01:23L'Asie, il y a 50 ans, c'était 10% de la consommation de pétrole.
01:26Aujourd'hui, c'est 50%.
01:27Donc oui, son message s'adresse surtout à ces pays-là.
01:32Nous, nous sommes un peu plus protégés.
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