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  • il y a 3 heures
Plus de 50 ans après la fin du programme Apollo et le dernier vol habité vers la Lune, trois hommes et une femme embarquent mercredi 1er avril pour une épopée lunaire de dix jours devant inaugurer une nouvelle page de la conquête spatiale américaine.

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Transcription
00:00Notre événement ce soir, c'est bien sûr aussi ce décollage imminent de la mission Artemis 2 vers la Lune.
00:08Vous voyez là les images en direct sur BFM TV.
00:10On va vivre ensemble cette nouvelle page de la conquête spatiale américaine.
00:15La mission doit décoller du mythique centre spatial Kennedy en Floride à minuit 20.
00:20Donc c'est quoi ? Dans trois petites minutes.
00:22Et elle doit envoyer quatre astronautes autour de la Lune.
00:26Une mission de dix jours en orbite autour de la Lune, donc avant de revenir sur Terre.
00:31Alors on peut peut-être faire venir les prochains invités.
00:35On accueille Paul Vaurer.
00:37Vous êtes chercheur au programme espace de l'IFRI.
00:41Bonsoir et bienvenue sur ce plateau.
00:45On est avec François Forget, planétologue.
00:48Bonsoir et bienvenue également.
00:51On va nous rejoindre dans un instant Michel-Ange Tonini, astronaute français de l'Agence spatiale européenne.
00:58Michel Polacco est avec nous, journaliste et aviateur à distance.
01:04Et Ulysse Gosset est également avec nous.
01:07Michel Polacco, j'ai bien résumé.
01:08L'idée c'est donc de faire le tour de la Lune sans s'y poser avant de revenir sur
01:12Terre, c'est ça ?
01:13Voilà ce que nous allons voir vivre ce soir, c'est le départ d'une fusée SLS avec son vaisseau
01:22Orion qui ne s'appelle pas Apollo
01:23et dont la mission est de répéter la mission qui a été effectuée le 24 décembre 1968 par Apollo 8
01:32avec trois astronautes dont James Lowell, Frank Borman et Will Anders.
01:39Et donc à l'époque c'était les trois premiers êtres humains qui avaient quitté l'orbite terrestre,
01:45qui s'étaient installés sur l'orbite lunaire et qui avaient pu regarder un lever de Terre de leurs propres
01:51yeux.
01:52Voilà, et bien c'est ce qui va arriver à nos quatre astronautes, trois hommes et une femme,
01:56qui partent maintenant pour une mission autour de la Lune, sachant que la mission sur la Lune est prévue avec
02:04Artemis 4,
02:05c'est-à-dire pas la prochaine mais la suivante.
02:08Sur la Lune, c'est quoi ça en 2028 si je ne dis pas de bêtises ?
02:12C'est ça, c'est en 2028, maintenant vous savez qu'il y a quand même un problème de concurrence
02:17avec les Chinois.
02:19Bon déjà c'est bien, on disait, vous savez, si les Américains ne sont pas sur la Lune en 2026,
02:24il y aura des restaurants chinois sur la Lune en 2027.
02:28Bon alors manifestement, ce n'est pas encore arrivé, donc les Américains ont prévu 2028 avec Artemis 4.
02:36Si les Chinois par exemple montraient qu'ils étaient capables d'accélérer le RIP,
02:41ce n'est pas interdit de penser que les Américains l'accélèreraient aussi si possible.
02:47François Forger, en quoi cet événement auquel on va assister, ce décollage-là qui est imminent,
02:54qui doit avoir lieu dans une toute petite minute maintenant, en quoi est-ce qu'il est historique ?
02:58Il est historique parce que ça fait plus de 50 ans, 54 ans,
03:03qu'aucun homme n'a quitté, s'est éloigné de la Terre au-delà de quelques centaines de kilomètres.
03:09Donc là, on reprend une exploration lointaine, des centaines de milliers de kilomètres,
03:13pour aller bien sûr autour de la Lune,
03:15et donc on reprend quelque chose qui fait partie maintenant de quelque chose de mythique.
03:18Apollo, les astronautes qui ont, quelques personnes seulement, ont vu la Terre de loin,
03:24et on va recommencer cela.
03:25Et c'est dans l'esprit normalement de la NASA et des autres agences spatiales impliquées,
03:30le renouveau d'une exploration de la Lune, puis de Mars, du système solaire.
03:35Donc il y a quelque chose d'historique, c'est un redépart après plus de 50 ans de hiatus,
03:39où on est resté juste à côté de la Terre.
03:42Il faut bien comprendre, là où a été Thomas Pesquet, Sophie Adnaud et tous nos collègues,
03:47c'est juste à côté, à quelques dizaines de kilomètres d'altitude au-dessus de l'atmosphère.
03:51Là, on va vraiment loin.
03:53On est à 400 000 kilomètres de la Terre.
03:55Oui, on va un peu plus loin que la Lune, et donc on va voir la Terre tout petit,
04:00comme dans les images mythiques.
04:01Vous savez, ces magnifiques images, on voit la Terre, la Lune,
04:06et puis la Terre tout petit, comme ça, au loin, c'est quand même inspirant.
04:08C'est ce que vont voir, les 400 qui sont actuellement,
04:12on imagine qu'ils sont déjà présents dans la fusée, là, ça y est, ils sont installés.
04:15Ah oui, oui, on a vu leur installation tout à l'heure sur BFM avec Maxime Chouitech.
04:19Il faut rappeler que c'est un équipage assez unique,
04:21qui reflète une diversité raciale, mais pas simplement également.
04:25Ce ne sont pas uniquement des Américains.
04:27Donc, on l'a dit, il y a un capitaine blanc, une femme,
04:32qui est une des doyennes de l'espace,
04:34qui a déjà passé plus de 390 jours dans l'espace.
04:38Et puis, il y a un Canadien.
04:40Un Canadien.
04:41Et vous vous souvenez de la façon dont Donald Trump a attaqué le Canada récemment,
04:45qui voulait en faire le 51e État.
04:47Eh bien, malgré tout, la conquête spatiale a résisté.
04:49Donc, c'est un équipage intéressant,
04:52qui reflète bien ce qu'est l'Amérique aujourd'hui.
04:54Mais c'est aussi intéressant de voir que c'est le retour de la NASA.
04:59On a beaucoup parlé au cours de ces dernières années d'Elon Musk et des fusées privées,
05:03et notamment de sa volonté d'aller sur Mars.
05:05Là, on voit que c'est le grand retour de la NASA,
05:07qui a débloqué plus de 4 milliards de dollars pour ce lancement-là,
05:11dans le cadre d'une mission Artemis,
05:13qui va se dérouler sur plus d'une dizaine d'années,
05:15dont l'objectif est d'aller installer des bases,
05:19une colonie, en tout cas des laboratoires,
05:21qui permettront aux hommes et aux femmes de vivre sur la Lune.
05:24Donc, c'est vraiment une mission de grande ampleur.
05:26Et c'est la NASA, c'est le service public américain, si j'ose dire.
05:30Ce n'est pas les fonds privés ou la société privée de l'Amérique.
05:33Donc, en cela, c'est intéressant.
05:34Et alors, la NASA, je vous donne l'information,
05:35vient de valider que le décollage aura bien lieu aujourd'hui.
05:38Il y avait une petite incertitude.
05:39On a l'impression que le décompte s'était arrêté.
05:42Mais non, le décollage est bel et bien imminent.
05:45Oui, mais il a été un petit peu retardé.
05:46Il a été un petit peu retardé.
05:47De combien de minutes, vous le savez ?
05:48À peu près, on est à combien ?
05:51Non, il devait décoller à 24, précisément.
05:53Voilà, donc une minute environ.
05:55Ah, donc c'est vraiment, ça va se passer tout de suite ?
05:57C'est à 30 que c'est possible.
05:58C'est à 30.
05:59Donc, dans 8 minutes.
06:02Qu'est-ce qui se passe ?
06:03Alors, peut-être qu'on peut décrire un petit peu l'engin.
06:05Cette fusée, elle est gigantesque.
06:07Elle est gigantesque.
06:08Elle fait 98 mètres de haut, 8,4 mètres de diamètre.
06:13C'est un engin qui est gigantesque et qui reprend énormément de technologies qui sont finalement assez anciennes,
06:21qui étaient les technologies qui volaient déjà sur la navette spatiale américaine pour une grande partie d'entre elles.
06:26Il y a même sur ce lanceur qui s'appelle le SLS, dont le développement a démarré en 2011.
06:31C'est donc quelque chose qui est assez ancien dans l'histoire spatiale américaine.
06:38Et l'idée qui avait été développée au départ, c'était de faire, à partir de la navette spatiale,
06:42qui elle-même a été développée au début des années 70,
06:46un lanceur qui, a priori, serait moins cher que la navette spatiale.
06:52Bon, c'est un petit peu raté, puisqu'effectivement,
06:54M. Gossard a rappelé le prix du lancement qui se situe entre 2 et 4 milliards,
06:58en fonction des estimations et à qui vous demandez.
07:02Et ce qui est assez amusant, c'est qu'il y a des éléments sur ce lanceur,
07:05des réelles pièces qui ont déjà volé et qui, pour certaines, sont très anciennes.
07:10C'est-à-dire qu'il y a eu une partie du booster droit qui a déjà volé en 1982,
07:16avec la cinquième mission de navette spatiale, et qui revole aujourd'hui.
07:22Et de même, il y a trois des quatre moteurs qu'on appelle cryogéniques,
07:27qui sont les RS-25, qui sont en bas de ce grand cylindre orange que vous voyez
07:32et qui contient l'oxygène et l'hydrogène liquide.
07:36Trois de ces moteurs ont déjà volé sur des navettes spatiales précédemment,
07:40parce que c'était des moteurs réutilisables.
07:42Comment on prépare ? Qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui ?
07:48Comment on prépare une telle expédition de dix jours si loin ?
07:53Il a fallu remplir ces réservoirs pendant un long moment.
07:55Ça, c'est une des étapes.
07:58Mais qu'est-ce qui se passe d'autre ?
08:01Il y a énormément d'étapes qui précèdent.
08:03Je pense que M. Forger connaît ça par cœur.
08:06D'abord, il y a une préparation de l'équipage qui doit être mise en quarantaine
08:09pendant une dizaine, une quinzaine de jours avant le lancement.
08:14Il y a des équipes qui s'activent.
08:15Pourquoi ? Pardon, je vais se poser des questions naïves,
08:18mais j'imagine que tout le monde ne connaît pas ce sujet sur le bout des doigts.
08:21Pourquoi ils sont placés en quarantaine pendant quinze jours ?
08:24C'est pour éviter de tomber malade, en fait.
08:26Tenir le temps d'incubation de la plupart des maladies connues
08:29et s'assurer qu'aucun ne tombera malade pendant la mission.
08:32Donc ça, c'est la partie équipage.
08:37Il y a toute la partie technique.
08:38Il découvre bien de repartir.
08:39Ça sera dans quelques minutes, le décollage est imminent.
08:41On va arrêter au moment du décollage.
08:44Il y a toute une partie technique.
08:46Comme vous l'avez vu, c'est un engin qui est d'une extrême complexité.
08:48On va voir durant le vol plusieurs périodes,
08:52plusieurs événements qui vont se dérouler.
08:56Durant la séquence, il y aura d'abord l'allumage des moteurs créogéniques
09:00parce qu'on peut les éteindre éventuellement,
09:02ceux-là, si jamais il y a un problème.
09:03Une fois que les boosters seront engagés, partiront,
09:08là, pour le coup, le démarrage sera inéluctable.
09:11Tout en haut, vous voyez une espèce de petite tour.
09:16C'est le petit morceau blanc.
09:18Voilà, le petit morceau blanc qui ressemble à une pointe.
09:20Ça, c'est un aspect assez intéressant de la fusée
09:24qui est une tour d'éjection.
09:26C'est-à-dire que si jamais il se passe un problème
09:29durant les premières phases du vol
09:30où le lanceur est propulsé justement par ces boosters
09:35et qui sont extrêmement puissants,
09:37s'il y avait un problème, et on espère qu'il n'y en aura pas,
09:41cette tour serait capable d'arracher la capsule à la fusée en mouvement
09:46et de sauver les astronautes.
09:49Sauver l'équipage.
09:49Voilà, sauver l'équipage.
09:52Parce qu'ils sont...
09:53Alors, pardon, du coup, ça veut dire qu'ils sont là-dedans ?
09:55Oui.
09:56Tous les quatre sont dans ce petit bout blanc qu'on voit.
09:59Ce n'est pas si petit que ça.
10:00Non, ils ne sont pas dans le petit bout blanc.
10:01Ils sont dans la capsule qui est en dessous.
10:02Ah, la capsule qui est en dessous et c'est elle qui va se détacher.
10:05On va les voir dans un instant.
10:06Je pense qu'il y a une caméra à l'intérieur.
10:08Et le grand suspense du jour, parce que vous posiez la question,
10:10c'était le remplissage des réservoirs.
10:12C'est le point faible de cette fusée
10:14parce que c'est comme Ariane,
10:16mais c'est hydrogène et oxygène liquide,
10:20donc cryogénique.
10:21Il y a eu des fuites.
10:22Il y a eu des fuites aussi d'un autre gaz
10:24qui sert à pressuriser tout ça, qui est l'hélium.
10:26Et ça a été un problème sans fin
10:28pour tous les lancements d'Artemis,
10:30y compris la dernière tentative d'Artemis 2.
10:33Et donc, pour l'instant, c'est bien passé
10:34et c'était ça que tout le monde craignait.
10:36Donc, là, on est tellement prêts du lancement,
10:38c'est que tout va bien se passer
10:40puisque je pense que tous les réservoirs sont bien remplis.
10:44Puis pour ce qui concerne les astronautes,
10:45leur grand sujet, c'était de tester
10:47les scaphandres oranges qu'on voit.
10:48Est-ce que vous pouvez m'aider à comprendre ?
10:51Là, on voit qu'il y a une sorte de...
10:52C'est le bras qui se retire.
10:54Le bras qui se retire, ça veut dire que c'est...
10:57Voilà, le décollage est très proche.
11:00Il est exactement dans 7 minutes...
11:02On a vu le décompte apparaître.
11:0337 secondes.
11:04Le décompte s'est interrompu,
11:06enfin, a été bloqué pendant une à deux minutes
11:08et là, il est reparti.
11:09Donc, c'est dans 7 minutes et 30 secondes
11:12vers minuit 35 environ.
11:14Et là, on voit que le process de retrait du bras,
11:16c'est par là où sont entrés les astronautes,
11:19est retiré du pas de tir.
11:20Cela veut dire que le processus de départ est proche, effectivement.
11:24Je suis stressée pour eux.
11:26Non, mais c'est...
11:27Franchement, c'est...
11:29Vous n'êtes pas astronaute.
11:30On attend notre astronaute qui a un petit peu de retard,
11:32qui va arriver dans quelques minutes,
11:33mais est-ce qu'on doit ressentir ?
11:35Enfin, il doit y avoir de l'excitation,
11:36mais de la peur aussi.
11:37Vous avez raison d'être stressé.
11:38Moi, je pense que c'est un lancement...
11:39Non, mais c'est un lancement assez dangereux,
11:41même si les moteurs sont extrêmement fiables.
11:42Les boosters sont...
11:43C'était les boosters de la navette spatiale
11:46qui, cela dit, ont causé la perte
11:48d'un équipage entier en 1986.
11:50Et honnêtement, c'est le deuxième vol de cette fusée.
11:53Bon, moi, je trouve que...
11:54Si vous avez déjà vu un lancement de fusée,
11:56quand on imagine qu'il y a d'astronautes là-dessus,
11:58c'est très impressionnant.
11:59Mais ce lancement-là,
12:00le deuxième lancement d'une telle fusée
12:03qui est assez complexe,
12:05avec quatre astronautes à bord,
12:07il y a de quoi être un petit peu stressé.
12:09Alors, la tour d'éjection,
12:10qu'on a bien détaillée,
12:12la petite pointe blanche,
12:13est quand même là pour,
12:14en cas de problème majeur,
12:17pour sauver l'équipage,
12:18ce qui n'existait pas sur la navette spatiale.
12:19La navette spatiale avait le même système,
12:21mais s'il y avait un problème,
12:23c'était la mort pour tout le monde.
12:24Mais c'est fiable, ça ?
12:25Comment vous l'appelez, pardon ?
12:27Ce petit bout...
12:27La tour d'éjection ?
12:28La tour d'éjection, c'est fiable, je dirais...
12:29Ça a été testé, en tout cas.
12:30Et c'est du propulseur solide,
12:34qui est normalement, en tout cas à l'allumage,
12:36une des propulsions les plus fiables qui existent.
12:41Je pense que de l'histoire,
12:43le seul lancement aussi risqué,
12:46tous les risques ont été pris,
12:48c'était le premier lancement de la navette spatiale en 1981.
12:50Jean Nihon et Robert Krippen,
12:51ça c'est de tous les astronauses qui sont d'accord,
12:53Michel Thény,
12:54vous confirmera le lancement le plus risqué de tous les temps,
12:57c'était le premier lancement de la navette spatiale,
12:59et qui était quand même avec un équipement similaire,
13:01sans tour d'éjection.
13:02Alors il y avait des vagues...
13:04Et qui n'avaient jamais volé avant.
13:06Et pourquoi vous dites que celui-là,
13:07c'est quand même particulièrement dangereux,
13:09que je comprenne bien ?
13:10C'est-à-dire que je voudrais comparer,
13:12on a tous suivi avec passion
13:13le lancement de nos amis Thomas Pesquet,
13:16Sophie Adnaud,
13:17soit sur Soyouz, extrêmement fiable,
13:19ou la Falcon 9 de SpaceX.
13:24Et ça, c'est des fusées très, très, disons, validées,
13:29et qui sont moins puissantes,
13:31et sur lesquelles il y a un système d'éjection
13:33aussi en place.
13:35Et là, c'est un véhicule assez nouveau.
13:38Il y a, pour moi, plus de points de...
13:40En anglais, on dirait « failure points »,
13:43de points d'échec ou de problèmes possibles.
13:48Et donc, il y a lieu,
13:51je voulais être d'accord avec vous,
13:52qu'encore plus que pour les autres vols,
13:55celui-là, il y a un petit peu...
13:56Il y a quelque chose d'inquiétant.
13:58Il y a un petit danger.
13:59Alors, Michel Polakos, vous souhaitiez réagir,
14:00vous partagez l'inquiétude de François Forget sur le plateau ?
14:07– Non, je partage l'émotion.
14:09Émotion qui doit être d'ailleurs partagée
14:11par les cinq survivants de la conquête de la Lune,
14:14c'est-à-dire Buzz Aldrin, qui était sur Apollo 11,
14:18qui est le second à avoir posé un pied sur la Lune,
14:20qui est toujours vivant.
14:21Charles Duke, qui était sur Apollo 16.
14:23David Scott, sur Apollo 15.
14:25Harrison Smith, qui était sur Apollo 17.
14:29Et puis, un qui n'a pas marché sur la Lune,
14:31il était à bord d'Apollo 13,
14:34à bord duquel il y a eu une explosion
14:36et un retour absolument fabuleux,
14:39c'est Fred Hayes.
14:40Donc, je pense à ces cinq hommes
14:42qui, sans doute, regardent la télévision ce soir
14:44et qui regardent peut-être BFM TV
14:47depuis l'endroit où ils se trouvent.
14:49– C'est sûr, Michel.
14:51Qu'est-ce qui se passe dans ces dernières minutes ?
14:53Vous voyez le décompte en haut à gauche de votre écran,
14:55il reste 3 minutes 30 avant le décollage vers la Lune.
14:59Ils font quoi, là ?
15:00Les astronautes, ils sont assis, ils attendent ?
15:02– Ils attendent, ils sont dans le scaphandre,
15:05ils vont mettre en place la pressurisation
15:07et le passage sur l'oxygène
15:09en quête de...
15:10Après le lancement, c'est un petit peu dynamique,
15:13diront les astronautes.
15:14Donc, ils mettent en place tout leur système
15:18pour que leur combinaison soit pressurisée.
15:19On va les voir, j'espère qu'on va les voir.
15:22Et donc, ils attendent.
15:23– Dès qu'on a les images, on vous les montre.
15:25– Tous les astronautes,
15:26et Michel Tonic a fait un vol navette,
15:28vous le racontera, s'il arrive.
15:30– On est à 2 minutes 54 du lancement.
15:32– Ils sont très impotents.
15:33– Ils ont un petit décompte.
15:34– Et normalement, typiquement,
15:36ils sont à la fois, ils frémissent un peu
15:38et ils n'ont qu'une peur,
15:39c'est qu'il y ait une annulation, un retard.
15:43Parce que souvent, ils attendent pendant de longues durées.
15:45– Et là, il peut encore y avoir un pépin technique,
15:472 minutes avant le décollage ?
15:48– Bien sûr.
15:48– Qu'est-ce qui peut se passer, là encore,
15:50qui pourrait empêcher le départ de ce vaisseau ?
15:54– Tout et n'importe quoi.
15:55Il y a un besoin de s'assurer
15:58que tous les voyants sont au vert.
15:59On le voit très bien sur les images, par exemple,
16:01que vous aviez à Kourou sur le premier vol d'Ariane 64,
16:05si vous l'aviez suivi.
16:06C'était assez impressionnant de voir ces voyants
16:08qui devaient tous rester au vert.
16:10Et ça doit être des signaux
16:12qui peuvent être internes à la fusée.
16:13Comme vous l'aviez mentionné,
16:14les fuites d'hydrogène,
16:15c'était un problème récurrent
16:18sur les navettes spatiales
16:19et qui a un petit peu accompagné
16:21la mise en place de ce lanceur.
16:24Ça peut être un rouge météo,
16:27typiquement, si on détecte des vents en altitude
16:32qui sont trop difficiles.
16:33Ça peut être une incursion d'avions,
16:36de bateaux dans la zone proche.
16:38Donc, ça peut être énormément de choses.
16:40– Il ne vaut mieux pas se trouver dans la zone de la visée ?
16:42– Il vaut mieux éviter.
16:43Et normalement, le message a dû passer.
16:45Il y a des messages qui se sont envoyés.
16:47J'avais assisté à un lancement
16:50où le décompte s'était arrêté à 13 secondes.
16:53Donc, ça avait été assez difficile.
16:56Il avait fini par repartir le lendemain,
16:57mais tout le monde avait dû rentrer chez soi.
17:01– Et pourquoi 13 secondes avant ?
17:02Qu'est-ce qui s'était passé ?
17:03– Honnêtement, je n'ai jamais su ce qui s'était passé.
17:06C'était probablement une fuite,
17:07un problème d'allumage moteur.
17:09Ça peut être énormément de choses.
17:09– Il faut imaginer qu'il y a 200 mètres de haut.
17:11Il y a énormément de capteurs,
17:13de toutes sortes, températures, pressions, etc.
17:15Et suffit qu'il y ait un truc qui ne soit pas, ce qu'on dit, nominal,
17:18eh bien, il y aura rapidement, ça va très vite,
17:22les systèmes d'opération.
17:23Et il peut y avoir une annulation décidée
17:25parce qu'évidemment, pour une mission humaine,
17:26on ne prend aucun risque.
17:27– En tout cas, ils ont la météo pour eux.
17:29Ça, c'est un point essentiel.
17:30Le ciel a l'air immaculé.
17:33Non, mais ça, c'est très important pour un décollage.
17:35– Il faut dire qu'il y a près de 400 000 Américains
17:36qui sont descendus en Floride pour assister au lancement en direct.
17:39Ce n'est pas les chiffres du million des précédentes missions,
17:44de la navette spatiale en particulier,
17:46mais il y a un regain d'intérêt pour cette conquête spatiale.
17:49Et il faut dire aussi que…
17:50– Il y a toujours eu, non ?
17:51– Oui, mais enfin, c'était un petit peu passé de mode, quand même.
17:54On était impatients voir la technologie d'Elon Musk.
17:57On est à 30 secondes.
17:58– 30 secondes.
17:58– 30 secondes du décollage.
18:01– On croise les doigts.
18:02– Pardon ?
18:03– On croise les doigts.
18:03– On croise les doigts, mais moi, je vous assure,
18:05j'ai les mains moites pour eux.
18:08– Une mission d'une dizaine de jours autour de la Lune.
18:11On va voir les moteurs s'allumer,
18:14donc une première lumière juste sous,
18:16et quand tout semblera à peu près correct,
18:18tout d'un coup, grosse explosion des deux boosters sur le côté.
18:20– Alors attendez, on va regarder le décollage.
18:23Peut-être qu'on peut les commenter un peu avec vous,
18:25qu'est-ce qui se passe, l'allumage des…
18:26– Et voilà, c'est parti, c'est allé très vite.
18:29Donc il y a eu l'allumage des moteurs RS-25,
18:33et puis l'allumage des boosters sur le côté,
18:41et donc c'est parti.
18:43Et ça va aller très très vite, normalement.
18:45– Est-ce que ce moment-là du décollage,
18:48il est particulièrement risqué ?
18:50– Il y a plusieurs moments qui peuvent être risqués, en fait.
18:54Tous les instants du vol peuvent être risqués.
19:01Je n'ai plus les statistiques en tête,
19:02mais il y a une grosse partie des missions,
19:04en particulier le lancement de satellite,
19:05qui ont plutôt échoué lors des allumages des étages supérieurs,
19:09plutôt qu'au lancement.
19:10Il y a quelques échecs au lancement dans l'histoire.
19:15– Là, tant qu'on est sur le booster à poudre…
19:17– Alors attendez, on va écouter un petit peu.
19:22– Donc 2 minutes 30 de booster à poudre.
19:33– On entend la foule, 400 000 personnes qui sont descendues en fleurie.
19:38– C'est au spectacle.
19:41– Approchons de Max Q.
19:43– Max Q, c'est le moment qu'ils évoquent,
19:45c'est le moment où la pression dynamique de l'atmosphère sur la fusée est maximum,
19:49donc c'est un moment où il y a un risque en effet.
19:51La structure peut être un peu abîmée par la pression,
19:53mais là, Max Q est passé, donc c'est une bonne nouvelle.
19:55– Et là, pardon pour mes questions, mais qu'est-ce qu'ils font ?
20:01Ils sont assis, ils arrivent à l'assistir.
20:02– C'est drôle, je ne les vois pas,
20:03parce qu'ils vont prendre de plus en plus d'accélération,
20:05au fur et à mesure qu'il y a moins en moins de carburant,
20:07l'accélération est de plus en plus forte,
20:09et au début, ils prennent finalement un peu plus qu'un jet,
20:12et là, à un moment, ils vont prendre pas mal de jets,
20:14et tout d'un coup, paf, tout va s'arrêter,
20:16ils vont être en apesanteur dans environ…
20:19– Ça, c'est rapide ?
20:20– La mise en orbite, entre le lancement et la mise en orbite,
20:24c'est à peu près 8 minutes.
20:25– Donc on va voir tout ça en direct.
20:28– Et dans 8 minutes ?
20:28– Je suis impatient de voir des images des astronautes.
20:31– On ne les a pas encore, figurez-vous,
20:32mais on est au taquet en régie, ne vous inquiétez pas,
20:36ils les attendent.
20:37– Ce sont les gens qui regardent.
20:37– La Nazan ne les a visiblement pas montrés encore,
20:41mais en tout cas, d'ici 8 minutes,
20:438 petites minutes maintenant, ils seront en apesanteur.
20:46– Alors on a eu la séparation des boosters,
20:49ça c'est une étape clé,
20:51puisque maintenant le lanceur poursuit sa lancée
20:54uniquement sur ses moteurs liquides,
20:59qui fournissent moins de poussée,
21:01mais qui sont plus efficaces en fait.
21:03– Et ils redescendent, pardon ?
21:05– Non, non, ils continuent de monter.
21:08Ce qui se passe lors d'un vol spatial,
21:11c'est que pour la mise en orbite,
21:13vous partez verticalement, mais très vite,
21:15vous vous inclinez, afin de gagner le plus de vitesse
21:18horizontale possible, et atteindre la vitesse
21:20de 28 000 km heure qui permet la satellisation.
21:23– On est avec Marie-Ange Sanguir,
21:26rédacris son chef d'espace et exploration.
21:29Est-ce qu'on peut commenter aussi ces images avec vous ?
21:32Bonsoir, qu'est-ce que vous ressentez,
21:34vous, alors qu'on vient d'assister au décollage
21:38de la mission Artemis II ?
21:40– Écoutez, beaucoup de bonheur,
21:43parce que tout a l'air de très bien se passer
21:46pour l'instant, c'est nominal,
21:48et rien que ça, c'est important,
21:50parce qu'il y a des humains à bord,
21:52certains le disaient, c'est une mission habitée,
21:56et ça n'est pas comme une mission satellite.
21:58Quand on perd un satellite, on se dit,
22:00bon, c'est dommage, mais c'est pas grave.
22:01Là, on a des hommes et des femmes à bord,
22:04et on a toujours cette petite angoisse du décollage,
22:07que tout se passe bien,
22:08et que le vol,
22:12qu'il n'y ait pas besoin de se servir
22:14de tout ce qui est éjection d'urgence,
22:17et que la fusée continue de monter sur sa lancée
22:19comme il faut.
22:21– Qu'est-ce qu'on aperçoit encore à l'écran ?
22:23Est-ce qu'on peut décrire un petit peu
22:24ce qui est en train de se passer dans nos yeux, là ?
22:26– En fait, on a vu les deux boosters latéraux
22:29qui se sont détachés,
22:31on les a très, très bien vus,
22:32parce que, vous le disiez,
22:33le temps est magnifique,
22:34le ciel est bleu,
22:36on a de la chance,
22:37parce qu'en Floride,
22:38c'est pas toujours le cas,
22:40et on a vu les deux boosters
22:41qui redescendaient,
22:43qui partaient sur le côté,
22:45et puis là,
22:45il y a encore une poussée
22:46pendant un certain temps,
22:47il va y avoir la séparation
22:49de l'étage principal
22:50avec la partie supérieure,
22:52et ensuite, seulement,
22:56le reste, on le verra pas,
22:58puisque ça sera beaucoup trop loin pour nous,
23:00on a tout l'étage supérieur,
23:02avec la capsule Orion
23:02qui est vraiment à l'extrême bout,
23:04qui va partir,
23:06faire son tour de Terre
23:07avant de se diriger vers la Lune.
23:09– À partir de quand on peut se dire,
23:11là, ouf, c'est bon,
23:13ils sont partis, c'est réussi ?
23:15– Je pense à partir du moment,
23:18mais là, vous m'arrêtez si je me trompe,
23:20du moment où la poussée des moteurs
23:25est terminée,
23:26et je dirais même jusqu'à la fin
23:27du fonctionnement du deuxième étage.
23:29– Là, honnêtement,
23:30c'est très bien parti,
23:30parce que quoi qu'il arrive,
23:33les différents systèmes sauveront,
23:35à priori l'équipage,
23:36on n'est ni mal imaginé,
23:37ça c'est vraiment très validé,
23:38une explosion avec le peu de réservoirs
23:40qui restent.
23:41– Après, on a beaucoup parlé de risque
23:42sur cette mission,
23:43je me rends compte depuis le début,
23:44mais en soi,
23:46c'est des systèmes
23:46qui ont quand même été validés
23:48de façon très, très importante,
23:50et l'importance finalement
23:52de cette mission
23:53dans le cadre du programme Artemis,
23:55on le rappelle,
23:56c'est quand même de valider
23:57des systèmes
23:59qui seront utilisés
24:00pour les missions suivantes
24:03pour en fait atterrir sur la Lune,
24:05c'est un petit peu ça
24:06l'objectif à terme.
24:07– Donc là, on attend l'allumage,
24:09il y a un petit,
24:10un assez gros étage supérieur,
24:12mais qui est quand même petit,
24:13relativement à l'énorme premier,
24:15qu'on appelle l'intérim,
24:19bizarrement il s'appelle l'intérim
24:20alors que l'administrateur de la NASA
24:22a décidé que ce ne serait pas l'intérimaire,
24:23c'est-à-dire que ce sera
24:24la version définitive,
24:26je ne rentrerai pas dans les détails,
24:28et ensuite,
24:29un point qui est important
24:30à retenir,
24:31ça il faut le dire,
24:32c'est que sur la capsule Orion,
24:33donc vraiment l'accélération finale
24:36qui sera effectuée,
24:37c'est fourni par ce qu'on appelle
24:38le module de service,
24:39c'est la partie basse
24:41sur laquelle d'ailleurs
24:42il y a un logo de NASA,
24:43en fait,
24:43la partie qui est derrière
24:44est fournie par l'Europe,
24:46c'est construit en Europe,
24:48donc tout le module de service,
24:49dont la propulsion
24:50de la capsule Orion
24:51dans laquelle
24:52il y a nos quatre astronaux,
24:54et donc ça,
24:54c'est une contribution majeure,
24:56importante
24:56à cette aventure-là,
24:59et donc on attend avec impatience
25:00la mise en place
25:02de tout cela,
25:03on a quand même pas mal
25:03de collègues européens
25:04qui sont actuellement
25:05aux Etats-Unis
25:06pour assurer le fonctionnement
25:07de cette partie européenne,
25:09donc l'étage de service,
25:11y compris la propulsion
25:11qui est sous les astronautes
25:13actuellement.
25:15Alors, je disais,
25:16il ne faut pas être claustrophobe,
25:17ils sont dans un habitacle
25:19de 9 mètres carrés,
25:209 mètres cubes,
25:21pardon,
25:22et c'est très important,
25:23pendant 10 jours,
25:25à 4.
25:25et c'est très important
25:27effectivement de parler
25:28des mètres cubes
25:29puisque finalement,
25:29quand on est en apesanteur,
25:31tout l'espace est disponible
25:33et on peut vivre au plafond
25:35ou vivre sur les murs,
25:37typiquement,
25:38ils dorment soit au plafond
25:39soit sur le mur.
25:40La capsule Orion,
25:42elle dispose,
25:43contrairement à la capsule Apollo,
25:44de toilettes
25:44et d'un petit appareil
25:48qui s'apparente
25:49à un vélo d'appartement
25:51qui leur permet
25:52de faire du sport
25:52donc c'est un petit peu
25:55plus confortable
25:56que les capsules
25:57qui existaient
25:58dans les années 60
25:59même si ça reste
26:01extrêmement spartiate
26:02et heureusement
26:03que ce sont des gens
26:04qui sont habitués
26:04à travailler ensemble.
26:06Donc, on rappelle
26:08Artemis II
26:08qui vient de décoller
26:09c'était il y a
26:113-4 minutes
26:13non plus de 5 minutes
26:16ils sont donc en route
26:17pour la Lune
26:21à plus de 384 000 kilomètres
26:24donc de la Terre
26:25ils vont faire le tour
26:26de la Lune
26:26sans se poser sur la Lune
26:28et ils vont venir sur Terre
26:29c'est une mission
26:30de 10 jours
26:324 astronautes à bord
26:343 Américains
26:351 Canadien
26:36il y a une femme
26:37qui est à bord
26:41Christina Koch
26:41Christina Koch
26:42elle a déjà passé
26:43328 jours dans l'espace
26:44c'est vraiment
26:45la doyenne
26:46record du monde
26:47pour les femmes
26:47c'est une spécialiste
26:49de mission
26:49comme on dit
26:50le capitaine
26:51c'est Red Wisman
26:52on est actuellement
26:53à 7 minutes 30 de vol
26:57détachement de quelque chose
26:58le détachement de quelque chose
27:00dit Samy
27:01on voyait en tout cas
27:01sur les images
27:02il semble que ce soit
27:03l'étage principal
27:05qui se soit détaché
27:06donc on attend
27:06l'allumage
27:08de l'étage supérieur
27:09il doit être allumé
27:13je trouve que la mise en image
27:15était quand même
27:15plus impressionnante
27:16sur les décollages
27:17de SpaceX
27:17que sur ceux-là
27:18je me trompe
27:20on avait par exemple
27:22vu sur SpaceX
27:22à plusieurs reprises
27:24l'intérieur de la cabine
27:25qui était ultra moderne
27:26avec très peu finalement
27:27de boutons
27:28là on n'a pas vu grand chose
27:29de l'intérieur de la capsule
27:32je pense que ça fait aussi partie
27:33des éléments
27:34qu'ils apprennent
27:35à la NASA
27:36puisque SpaceX
27:38pour le coup
27:38a très rapidement
27:39dans son histoire
27:41mis en scène
27:42ses lancements
27:43et notamment
27:43ses tentatives
27:44de récupération
27:45des tâches principales
27:47ils ont dû apprendre
27:48énormément
27:49là il faut reconnaître
27:50que le confort
27:52du public
27:53n'est pas forcément
27:54la priorité
27:55majeure de cette mission
27:56et c'est avant tout
27:58l'objectif étant
27:59avant tout
28:00que la mission
28:01se passe bien
28:01pour les astronautes
28:02donc
28:03ils vont survoler
28:05la Lune
28:07pendant plusieurs jours
28:08et c'est donc
28:08une première
28:09depuis la fin
28:10du programme Apollo
28:11il y a plus d'un demi-siècle
28:12qu'est-ce qui s'est passé
28:13pendant 50 ans
28:16pourquoi
28:17pourquoi
28:17non mais c'est vrai
28:19il y a 50 ans
28:20on était déjà capable
28:20de le faire visiblement
28:21et 50 années
28:24pour y retourner
28:24oui
28:25ce qui s'est passé
28:25c'est que
28:26jamais les conditions
28:29politiques
28:29qui sont finalement
28:30assez intermittentes
28:31pour la mise en place
28:31de grands programmes habitués
28:32il n'y en a pas eu tant que ça
28:33dans l'histoire
28:34n'ont été réunies
28:35au cours de ces 50 dernières années
28:37si je fais rapidement
28:38l'historique
28:40juste après le programme Apollo
28:41a été décidée
28:43la mise en place
28:43du programme
28:44de navettes spatiales
28:45qui en fait
28:46était la partie
28:46la plus limitée
28:48et la moins chère
28:49qu'avait demandé la NASA
28:50au sortir du programme Apollo
28:52qui pensait pouvoir
28:53atterrir sur Mars
28:54d'ici 1986
28:56sans se rendre compte
28:56que
28:57disons le capital politique
28:59acquis
28:59grâce au programme Apollo
29:01n'avait pas réellement
29:02n'allait pas se traduire
29:03en espèces sonantes
29:04et trébuchantes
29:05lui permettant
29:05d'aller plus loin
29:06une fois que la mission
29:07de se poser sur la Lune
29:09avant les soviétiques
29:10avait été accomplie
29:13et le troisième programme
29:14qui est encore en cours
29:15de fait
29:16c'est le programme
29:16de station spatiale internationale
29:18qui là pour le coup
29:19a été réalisé
29:20dans les années 1990
29:21et qui est devenu
29:23politiquement
29:24un symbole
29:25finalement
29:25de la fin
29:25de la guerre froide
29:26et de la réunification
29:27des deux ennemis d'hier
29:28dans un programme
29:29de coopération commun
29:30avec les alliés
29:33des Etats-Unis
29:34dont l'Europe
29:34le Japon
29:35le Canada
29:35etc
29:36il y a 10 minutes
29:37et la fusée
29:39est en orbite
29:40autour de la fusée
29:40elle est en orbite
29:41ce qui veut dire
29:41qu'ils sont en apesanteur
29:43là ?
29:43ah oui
29:44à partir du moment
29:44où les moteurs
29:45sont coupés
29:45ils sont en apesanteur
29:46quoi qu'il arrive
29:47et donc
29:48effectivement
29:49on s'attend à avoir
29:50des images
29:50de l'intérieur
29:52on me dit dans l'oreillette
29:54on vous promet
29:55il n'y a rien
29:56on les attend
29:57on ne vous cache pas des choses
29:59est-ce que BFM
30:00a bien pris
30:01des bonnes images
30:02et c'est étonnant
30:03on les verra
30:04c'est certain qu'on les verra
30:05parce que ces images classiques
30:06c'est assez amusant
30:07de voir les astronautes
30:08parce que ces boosters-là
30:10l'histoire montre
30:11qu'ils sont un peu scoués
30:13sur ce système-là
30:14avec booster
30:15et moteur RS-25
30:16qui se trombe un peu comme ça
30:19et donc là maintenant
30:20ils sont en apesanteur
30:21et c'est assez impressionnant
30:23parce que c'est souvent
30:23une accélération forte
30:25à la fin
30:25quand la fusée est légère
30:27débarrassée de son carburant
30:28et hop
30:29les moteurs sont coupés
30:30et là d'un coup
30:31vous vous retrouvez en apesanteur
30:32tous les astronautes
30:33décrivent ce sentiment
30:34très marquant
30:35de passage directement
30:36d'une accélération
30:37à une apesanteur
30:38et donc
30:39c'est un moment
30:40assez extraordinaire
30:41alors en particulier
30:42que beaucoup d'astronautes
30:43ont vécu
30:44il y a
30:45tous les astronautes
30:45ont volé
30:46sauf un
30:46Jeremy Hanson
30:47le Canadien
30:48qui va lui
30:49va découvrir
30:51ce qu'est l'apesanteur
30:52et tout cette affaire-là
30:55l'important surtout
30:56c'est qu'ils vont
30:57après
30:57je crois
30:58deux orbites
30:59autour de la Terre
30:59avec les moteurs
31:01vont être allumés
31:01le moteur
31:03disons
31:04je crois qu'il est d'origine américaine
31:05mais qui est installé
31:06sur le système européen
31:07va être utilisé
31:08pour augmenter
31:09l'altitude de l'orbite
31:10donc une orbite
31:10assez longue
31:11et donc
31:12ils vont faire
31:13je crois
31:13deux orbites
31:13autour de la Terre
31:14et là ils ont
31:15pas mal d'opérations
31:16à faire
31:17pas mal de tests
31:18mais dans quelques heures
31:19ils vont se déshabiller
31:20se mettre en pyjama
31:21et dormir
31:21et ils vont se mettre en place
31:21et ils vont se mettre en place
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