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  • il y a 5 heures
Dans la Loire, les établissements de santé déclarent de plus en plus d’événements indésirables graves associés aux soins (EIGS). Une transparence encouragée par l’ARS, qui voit là une avancée majeure pour la sécurité des patients et la culture du signalement.

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Transcription
00:00Une infirmière injecte de la morphine à un patient et quelques heures plus tard, plus de réaction.
00:05Il s'avère que l'infirmière n'a pas utilisé l'ampoule à 10 mg par millilitre,
00:08elle a utilisé une ampoule à 40 mg par millilitre.
00:11Ça suffit pour éventuellement faire un arrêt respiratoire et un arrêt cardiaque.
00:14C'est un exemple tiré d'une histoire vraie, c'est ce qu'on appelle un événement indésirable grave associé
00:20aux soins ou EIGS.
00:23Les jours qu'on suivit, tout le personnel impliqué a dû se réunir pour faire le bilan de cette erreur.
00:28Mais finalement ce qui nous intéresse c'est de comprendre pourquoi le système dans lequel évolue cette infirmière
00:36n'a pas su empêcher la survenue de cette erreur.
00:40Dans la matière, le CHU de Saint-Etienne est salué par l'agence régionale de santé.
00:44Pour ce faire, l'établissement assure qu'aucune mesure disciplinaire ne soit engagée contre le fautif.
00:49On a adressé à chaque service de l'établissement un courrier pour dire qu'il n'y aurait absolument aucune
00:54sanction
00:54en cas de déclaration d'événements indésirables.
00:56Et puis ensuite, on a mis en place un système d'analyse des événements indésirables.
01:00Il y a une réunion tous les semestres par pôle, qui sont des regroupements de services.
01:04Et ça permet à l'ensemble des chefs de service, des cadres, d'avoir connaissance de ce qui se produit
01:09dans l'établissement,
01:09puis ensuite de le réutiliser.
01:11Dans la Loire, 161 EIGS ont été répertoriés.
01:15C'est 98 de plus qu'en 2023.
01:18L'ARS dément que cette statistique veut dire que l'hôpital se porte mal,
01:22mais retient plutôt une libération de la parole.
01:24L'erreur est humaine, donc dans un processus de soins, il y a toujours ce risque d'une erreur.
01:30Je crois que l'essentiel, c'est surtout d'avoir des acteurs de santé qui prennent conscience
01:37que la déclaration, et surtout ce qui découle de la déclaration,
01:42c'est-à-dire l'analyse des causes et la correction,
01:45cette démarche soit dans les esprits et qu'elle demeure dans le long terme.
01:49Il n'y a pas de fin au processus.
01:51Une impulsion qui a débuté en 2022 depuis qu'une délégation aux événements indésirables
01:56a été créée au sein de l'ARS et de son organisme nommé CEPRAL.
02:00Il permet d'accompagner les professionnels des établissements sanitaires
02:04et du médico-social ainsi que les libéraux.
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