00:00Les ménages mettent la pression, notamment les plus vulnérables.
00:04Il va y avoir un chèque énergie pour 3,8 millions de Français.
00:07Il y a des aides ciblées.
00:09Est-ce qu'on n'est pas drogué à la dépense publique, Thierry Breton ?
00:12D'abord, il faut éliminer les points les plus importants.
00:15Impossible pour nous, aujourd'hui, de faire ce qu'on a fait dans les précédents chocs pétroliers.
00:19On n'a juste pas les moyens.
00:20On ne peut pas ouvrir les vannes et les chèques.
00:22On oublie, et je crois qu'on commence à avoir un peu, j'espère, une sorte d'union sacrée là
00:26-dessus.
00:27Je crois qu'enfin, on a compris qu'à 5% de déficit chronique, c'est évidemment ce qu'on
00:32fait,
00:32avec une dette à 3 500 milliards, on ne peut juste plus.
00:36Alors, qu'est-ce qu'on a comme autres options ?
00:37L'autre option, c'est que l'État va engranger, avec la TVA, peut-être un petit surplus.
00:44Parce qu'évidemment, quand on passe de 1,80 à 2,20, je parle du gasoil,
00:48il y a un petit surplus sur la TVA.
00:49Profiteur de crise, dit-le.
00:50Oui, alors pour éviter cette...
00:52Alors moi, j'ai fait les calculs, si vous voulez.
00:53Alors, je les prends avec précaution, parce qu'évidemment, plus ça monte, moins on consomme.
00:57Donc il faut faire des péréquations, vous le comprendrez.
00:59Mais en gros, si vous voulez, je crois que si on retient que par tranche d'augmentation de 10 dollars
01:04le baril,
01:06c'est en gros entre 30 et 60 millions d'euros en TVA supplémentaires que l'État engrange.
01:11Bon, ben on peut dire qu'il faut que l'État redistribue précisément,
01:15par des chèques ciblés, à ceux qui en ont le plus besoin.
01:18Les agriculteurs, évidemment, les pêcheurs, bien entendu, les transporteurs,
01:22et les familles qui ont besoin de leur voiture.
01:25On peut penser, par exemple, regardez, moi je vois, je vais souvent dans la Creuse,
01:30et dans la Creuse, on voit effectivement beaucoup de déplacements pour aller soigner les gens,
01:34pour aller les accompagner, les infirmières, mais pas qu'eux.
01:37Eh bien, il faut évidemment que ces gens-là soient aidés.
01:39Donc des chèques ciblés, des chèques ciblés,
01:43en essayant de tenir précisément dans son surplus qui est créé par cette situation singulière.
01:48– Mais pas de baisse à la pompe, pas de blocage des prix à la pompe,
01:50baisse de la TVA comme le propose ou le RN ou LFI ?
01:53– Non, parce qu'encore une fois, on ne peut pas, ça ne marche pas.
01:55Donc encore une fois, je crois qu'il faut être raisonnable.
01:58La raison, c'est dire, il y en a effectivement qui sont moins touchés, évidemment,
02:04donc ceux-là, on va les laisser de côté,
02:06mais ceux qui sont vraiment touchés, alors on les aide, on les assiste.
02:09On a quand même la possibilité, maintenant quand même,
02:11dans le monde moderne, avec les systèmes, je dirais, informatisés,
02:16de savoir qui en a besoin et pas.
02:18Eh bien, il faut faire ce qu'on appelle des accompagnements ciblés,
02:24précisément pour les secteurs en difficulté.
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