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  • il y a 1 minute
L'ancien commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton était l’invité de La Grande Interview ce mardi 31 mars. «Il faut des chèques ciblés pour tenir face au surplus créé par la situation», a-t-il affirmé. 

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Transcription
00:00Les ménages mettent la pression, notamment les plus vulnérables.
00:04Il va y avoir un chèque énergie pour 3,8 millions de Français.
00:07Il y a des aides ciblées.
00:09Est-ce qu'on n'est pas drogué à la dépense publique, Thierry Breton ?
00:12D'abord, il faut éliminer les points les plus importants.
00:15Impossible pour nous, aujourd'hui, de faire ce qu'on a fait dans les précédents chocs pétroliers.
00:19On n'a juste pas les moyens.
00:20On ne peut pas ouvrir les vannes et les chèques.
00:22On oublie, et je crois qu'on commence à avoir un peu, j'espère, une sorte d'union sacrée là
00:26-dessus.
00:27Je crois qu'enfin, on a compris qu'à 5% de déficit chronique, c'est évidemment ce qu'on
00:32fait,
00:32avec une dette à 3 500 milliards, on ne peut juste plus.
00:36Alors, qu'est-ce qu'on a comme autres options ?
00:37L'autre option, c'est que l'État va engranger, avec la TVA, peut-être un petit surplus.
00:44Parce qu'évidemment, quand on passe de 1,80 à 2,20, je parle du gasoil,
00:48il y a un petit surplus sur la TVA.
00:49Profiteur de crise, dit-le.
00:50Oui, alors pour éviter cette...
00:52Alors moi, j'ai fait les calculs, si vous voulez.
00:53Alors, je les prends avec précaution, parce qu'évidemment, plus ça monte, moins on consomme.
00:57Donc il faut faire des péréquations, vous le comprendrez.
00:59Mais en gros, si vous voulez, je crois que si on retient que par tranche d'augmentation de 10 dollars
01:04le baril,
01:06c'est en gros entre 30 et 60 millions d'euros en TVA supplémentaires que l'État engrange.
01:11Bon, ben on peut dire qu'il faut que l'État redistribue précisément,
01:15par des chèques ciblés, à ceux qui en ont le plus besoin.
01:18Les agriculteurs, évidemment, les pêcheurs, bien entendu, les transporteurs,
01:22et les familles qui ont besoin de leur voiture.
01:25On peut penser, par exemple, regardez, moi je vois, je vais souvent dans la Creuse,
01:30et dans la Creuse, on voit effectivement beaucoup de déplacements pour aller soigner les gens,
01:34pour aller les accompagner, les infirmières, mais pas qu'eux.
01:37Eh bien, il faut évidemment que ces gens-là soient aidés.
01:39Donc des chèques ciblés, des chèques ciblés,
01:43en essayant de tenir précisément dans son surplus qui est créé par cette situation singulière.
01:48– Mais pas de baisse à la pompe, pas de blocage des prix à la pompe,
01:50baisse de la TVA comme le propose ou le RN ou LFI ?
01:53– Non, parce qu'encore une fois, on ne peut pas, ça ne marche pas.
01:55Donc encore une fois, je crois qu'il faut être raisonnable.
01:58La raison, c'est dire, il y en a effectivement qui sont moins touchés, évidemment,
02:04donc ceux-là, on va les laisser de côté,
02:06mais ceux qui sont vraiment touchés, alors on les aide, on les assiste.
02:09On a quand même la possibilité, maintenant quand même,
02:11dans le monde moderne, avec les systèmes, je dirais, informatisés,
02:16de savoir qui en a besoin et pas.
02:18Eh bien, il faut faire ce qu'on appelle des accompagnements ciblés,
02:24précisément pour les secteurs en difficulté.
02:26– Sous-titrage Société Radio-Canada
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