00:00D'abord on va commencer par l'essence. Est-ce que ça va baisser ?
00:04Alors c'est difficile de savoir parce qu'aujourd'hui à ce matin on est à 2,01 sur l
00:09'essence,
00:092,20 sur les gasoils, ça aura quand même pris 47 centimes par rapport à l'avant du conflit.
00:16J'ai pas envie de faire de pronostics parce qu'en fait on dépend au jour le jour
00:20d'un marché extrêmement volatile qui va dépendre bien sûr de ce qui se passe au Moyen-Orient,
00:25des frappes sur évidemment les sites pétroliers, la situation du détroit d'Hormuz
00:30et je rajoute évidemment les déclarations de Trump.
00:33Donc dans tout ça c'est très compliqué de se projeter.
00:36Ce que je peux vous dire, on a eu des contrôles, vous avez vu on a eu 500 stations qui
00:41ont été contrôlées,
00:42plus que jamais pour un distributeur comme Intermarché c'est un produit d'appel.
00:46C'est-à-dire qu'on a toujours fonctionné avec 3, 4 centimes, mes petits confrères sont venus vous l
00:50'expliquer.
00:51Beaucoup d'Intermarchés aujourd'hui travaillent à prix coûtant.
00:54Parce que c'est devenu hyper psychologique dans la tête.
00:58A prix coûtant, c'est-à-dire que vous ne vous faites plus de marge ?
01:00Plus de marge.
01:00Parce que vous parlez de ces 500 contrôles, on se souvient quand même qu'au début de la guerre,
01:05vous avez été pointé du doigt, il faut quand même le dire.
01:07En tout cas, le gouvernement, moi je me souviens des mots exacts de Sébastien Lecornu,
01:12je les ai recherchés parce que ça m'avait quand même frappé.
01:14Il disait, au moment où il a annoncé ces fameux contrôles,
01:17la guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte à des hausses abusives des prix à la pompe.
01:23À ma demande, un plan exceptionnel de contrôle sera réalisé dans les stations-services
01:27par la répression des fraudes.
01:29Hausses abusives, ça voulait donc dire qu'il y avait des abuseurs ?
01:32Non mais je ne crois pas, on ne va pas se mentir,
01:34je crois que les marges du gouvernement étaient extrêmement réduites.
01:38C'est-à-dire que vous aviez d'à côté cette volatilité de la matière première.
01:42De l'autre côté, vous avez bien sûr un déficit public record
01:45et au milieu de tout ça, une pression politique.
01:47Donc c'était facile de trouver un bouc émissaire.
01:49Donc moi je suis ravi qu'il soit venu contrôler.
01:51500 contrôles chez nous, chez Carrefour, chez Leclerc.
01:54Et on s'aperçoit que c'est 3-4 centimes.
01:56Et je vous dis, depuis que c'est devenu vraiment en haut de la pile...
01:58Vous avez été les boucs émissaires quand même ?
01:59Ah je pense, oui.
02:00Très clairement.
02:01On aurait été sanctionné, on aurait fait la une des journaux si on avait abusé.
02:05N'oubliez pas, mais...
02:06Ça aurait été presque confortable de pouvoir dire que c'était votre faute.
02:08Bien sûr, or vous savez que quand on a 3-4 centimes de marge,
02:11l'État prend plus d'un euro.
02:12Merci.
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