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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 29/03/2026

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00:15Ladies and gentlemen, thank you for joining us on Median TV.
00:19Here are the main titles of your evening evening.
00:23Lors de la 165e session ordinaire du Conseil de la Ligue des Etats Arabes et sous la conduite
00:30de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, Nasser Boureta a affirmé que le Royaume du Maroc poursuit
00:35sa politique constante de solidarité avec ses frères arabes, incarnant ainsi une position
00:39royale ferme, soutenant la souveraineté arabe et la stabilité régionale face à l'escalade
00:46iranienne dangereuse.
00:49Le président américain Donald Trump va-t-il envoyer des troupes au sol en Iran ? Selon
00:54le quotidien Washington Post, le Pentagone se prépare à des opérations de plusieurs semaines
00:59sur le terrain.
01:02Et enfin, Patrice Motsépé, président de la Confédération africaine de football, a affirmé
01:08ce dimanche au Caire que l'instance respecte la décision de sa commission d'appel au sujet
01:13des incidents ayant marqué la finale de la Coupe d'Afrique des Nations.
01:20A la ligne de l'actualité, ce dimanche, le Royaume du Maroc, sous la conduite de Sa
01:24Majesté le Roi Mohamed VI, poursuit sa politique constante de solidarité effective avec ses frères
01:30arabes, incarnant ainsi une position royale ferme, soutenant la souveraineté arabe et
01:34la stabilité régionale face à l'escalade iranienne dangereuse.
01:38C'est ce qu'a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine
01:42et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Boreta, intervenant lors de la 165e
01:47session ordinaire du Conseil de la Ligue des Etats Arabes au niveau ministériel.
01:51Tenu ce dimanche, Nasser Boreta a rappelé que dès le début de la guerre au Moyen-Orient,
01:56le Maroc a été le premier à exprimer sa solidarité avec ses frères arabes.
02:00Il a mis en garde contre le fait que la poursuite de ces agressions, si elles ne sont
02:05pas maîtrisées, risque d'étendre ce conflit et de le transformer en un affrontement
02:10régional menaçant la stabilité de l'ensemble de la région, voire de la paix mondiale.
02:17On poursuit ce journal avec notre chapitre consacré à la guerre au Moyen-Orient.
02:37Ces derniers jours, plusieurs médias américains ont rapporté que le président Donald Trump
02:41envisageait d'envoyer prochainement au moins 10 000 militaires au Moyen-Orient.
02:45Le quotidien Washington Post a notamment rapporté que le Pentagone se préparait
02:49à des opérations de plusieurs semaines sur le terrain en Iran.
02:52On voit cela en détail avec Ababa Khartoumkara.
02:56Le Pentagone se prépare à lancer plusieurs semaines d'opérations terrestres en Iran.
03:00Selon des informations du Washington Post, qui cite des responsables américains
03:04sous couvert d'anonymat.
03:06Ces opérations n'iraient pas jusqu'à une invasion massive, mais prendraient la forme
03:10de raids ciblés, menés à la fois par des forces spéciales et de l'infanterie conventionnelle.
03:15A ce stade, aucune décision n'est officiellement actée.
03:18Le président des États-Unis, Donald Trump, n'a pas confirmé s'il approuverait ces plans.
03:28Je ne veux même pas en parler maintenant.
03:32Est-ce possible ? Peut-être, pour de très bonnes raisons.
03:34Mais il faudrait une très bonne raison d'ailleurs.
03:36Et si cela arrivait, il serait tellement décimé qu'il ne pourrait plus combattre au sol.
03:43L'armée américaine renforce ainsi sa présence au Moyen-Orient.
03:47Le Pentagone a annoncé ce dimanche l'arrivée du navire d'assaut amphibie Tripoli stationné
03:52habituellement au Japon.
03:53A son bord, 3500 marines selon le commandement central américain.
03:58Ce porte-hélicoptère comprend également des aéronefs de transport et de combat.
04:02L'administration américaine envisage l'envoi de jusqu'à 10 000 soldats supplémentaires.
04:07Du côté iranien, ces mouvements suscitent une vive réaction.
04:11L'ennemi envoie publiquement des messages de négociation tout en planifiant secrètement
04:17une offensive terrestre.
04:18Entre démonstrations de force et discours diplomatiques, la stratégie américaine apparaît
04:23plus que jamais sous tension alors que le conflit est entré dans sa cinquième semaine.
04:30Téhéran est de nouveau visé par des bombardements ce dimanche.
04:33Des explosions ont été entendues dans la capitale iranienne.
04:36Les détonations ont été entendues dans le nord de la capitale et de la fumée s'élevaient
04:40de zones touchées vers l'est, sans qu'il soit possible de dire quelles cibles avaient
04:44été touchées.
04:46Des frappes américaines et israéliennes ont également touché un quai d'un port proche
04:49du détroit d'Hormuz, faisant cinq morts.
04:56L'Iran a revendiqué ce dimanche des attaques contre deux des fonderies d'aluminium les plus
05:01importantes du monde au Bahreïn et aux Émirats arabes unis.
05:04Ces attaques ravivent les craintes de perturbations majeures pour l'économie mondiale.
05:09Le ministère de l'Intérieur de Bahreïn a annoncé l'interdiction de la navigation
05:13de nuit face à ce qu'il qualifie d'agression flagrante iranienne.
05:20Le ministre iranien des affaires étrangères a condamné ce dimanche la frappe israélienne
05:24qui a tué la veille trois journalistes libanais, dont un correspondant vedette de la chaîne
05:28Al-Manar du Hezbollah.
05:29Il a déclaré que ces mots constituent un assassinat ciblé et une violation flagrante
05:37du droit international.
05:38En France, le chef de la diplomatie a, lui, estimé que les journalistes travaillant
05:42dans les pays en guerre ne devraient jamais être pris pour cible, y compris lorsqu'ils
05:47ont des liens avec des partis au conflit.
05:50Jean-Noël Barraud a déclaré que s'il était effectivement avéré que les journalistes
05:56en question ont été délibérément ciblés par l'armée israélienne, ce serait une violation
06:00flagrante du droit international.
06:06Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce dimanche à Beyrouth pour les funérailles
06:10des trois journalistes tués samedi.
06:13La chaîne d'information qatarie Al-Arabi a annoncé qu'un missile israélien avait frappé
06:18l'immeuble abritant son bureau à Téhéran, provoquant des dégâts.
06:22Les détails avec Ababa Kartonkara.
06:26Sous une pluie intermittente, l'émotion est vive à Chouefat, au sud de Beyrouth.
06:37Des proches et collègues rendent hommage à trois journalistes tués dans une frappe
06:41israélienne alors qu'ils couvraient le conflit entre Israël et le Hezbollah.
06:45Ali Choeb, correspondant pour Al-Manar, Fatima Ftouni, journaliste pour Al-Mayadeen et son frère
06:52Mohamed Kameraman ont été tués lorsque leur véhicule a été ciblé dans le sud du Liban.
06:57L'armée israélienne affirme avoir visé Ali Choeb qu'elle accuse d'être liée au renseignement du Hezbollah,
07:03une version rejetée par les autorités libanaises qui dénoncent un crime de guerre.
07:08Faute de pouvoir être enterrées dans leur village, les victimes reposent dans un cimetière provisoire.
07:13Sur place, la colère se mêle à la tristesse.
07:19Le journalisme n'est absolument pas un crime.
07:22C'est regrettable qu'un tel incident se soit produit.
07:25Nous faisons notre devoir en Iran comme partout ailleurs dans le monde.
07:31Depuis le début de l'escalade, plusieurs infrastructures médiatiques ont été visées
07:35et la guerre ne se limite pas au Liban.
07:37A Téhéran, les bureaux de la chaîne de la télévision Qatari Al-Arabi ont été frappés en plein direct,
07:43mettre en danger des journalistes ou les considérer comme des cibles
07:46et contraire aux droits internationaux et aux conventions de Genève,
07:49a dénoncé la chaîne dans un communiqué.
07:54Le problème ne vient pas des forces militaires,
07:57c'est juste de la destruction du pays et de la démolition des bâtiments civils.
08:02Sinon, rien ne justifie de viser cet endroit.
08:04Ils ont probablement peur de la presse et ils ont ciblé un organe de presse.
08:09Il n'y a aucune cible militaire ici.
08:15Pris pour cible ou victime collatérale, les journalistes paient en lourde tribu.
08:20Dans ce conflit, où informer devient plus que jamais un danger.
08:25Les chefs de la diplomatie saoudienne, turque et égyptienne sont ce dimanche à Islamabad au Pakistan.
08:31Pour des discussions sur la guerre au Moyen-Orient,
08:34la réunion aborde un éventail de questions,
08:38notamment les efforts visant à désamorcer les tensions dans la région.
08:41C'est ce qu'a indiqué le ministère pakistanais des Affaires étrangères.
08:45Le gouvernement pakistanais s'est imposé comme un facilitateur clé
08:49entre l'Iran et les Etats-Unis, permettant l'échange de messages.
09:11Dans le reste de l'actualité internationale, des millions de personnes ont défilé samedi aux Etats-Unis
09:16contre le président américain Donald Trump.
09:19Il y avait des milliers de cortèges contre le chef de la Maison-Blanche,
09:22la politique anti-immigration et la guerre contre l'Iran.
09:25Plus de 3000 manifestations ont été organisées à travers le pays,
09:29de New York jusqu'en Alaska, des villes aux campagnes.
09:33À Minneapolis, Philadelphie ou encore Boston,
09:35des participants ont défilé avec des pancartes arborant messages anti-guerre et symboles de paix.
09:45L'Afrique peut-elle gagner la bataille de la transformation économique grâce à la technologie ?
09:50C'est le défi lancé depuis Tanger par les comités d'experts
09:53de la 58e Commission économique pour l'Afrique.
09:56L'objectif est clair, passer des discours à l'action numérique
10:00pour moderniser les structures économiques du continent.
10:03On voit cela en détail avec Alioun Sarr.
10:06Le palais des arts et de la culture de Tangier change de visage.
10:10Le temps d'un sommet, ce haut lieu culturel,
10:12s'est transformé en véritable hub technologique.
10:15Pour les experts de la Commission économique de l'Afrique,
10:18le diagnostic est clair.
10:20La technologie est désormais le moteur indispensable
10:23pour moderniser l'économie du continent.
10:26L'Afrique n'est pas en train d'enregistrer la croissance dont elle a besoin
10:30pour apporter le maximum de bien-être à ces populations.
10:34Parce que la croissance en question,
10:36elle vient à partir d'une accumulation, on va dire, de biens,
10:41mais pas d'une augmentation de la productivité.
10:44On va trouver le moyen de faire en sorte
10:46que toutes les nouvelles technologies puissent booster la productivité
10:50dont l'Afrique a besoin pour avoir une croissance
10:52qui influence effectivement le bien-être des populations.
10:55Le défi est de taille.
10:57Selon les Nations Unies, l'intelligence artificielle
10:59pourrait booster le PIB africain de plus de 5% d'ici 2030.
11:04C'est certes, moins que dans les pays développés,
11:07mais les signaux sont là.
11:09Le continent ne peut plus se payer le luxe
11:11de rater le train de la digitalisation.
11:14Que ce soit au niveau macroéconomique, agricole,
11:18que ce soit au niveau également tertiaire,
11:20nous pouvons effectivement, avec la digitalisation,
11:23réduire le nombre de jours que ça prend pour la création de revenus,
11:28le nombre de jours que ça prend pour le transfert des compétences.
11:32C'est tout l'enjeu de la conférence des ministres africains
11:35de l'économie qui démarre ce 2 avril à Tangier.
11:38Le continent doit passer à la vitesse supérieure
11:40pour booster sa croissance.
11:42Cela passe par la maîtrise des données
11:44et le déploiement des technologies de pointe.
11:48On reste à Tangier où la ville accueille depuis donc samedi
11:51les travaux du comité d'experts
11:53de la conférence des ministres africains des finances
11:55et ceux de la commission économique pour l'Afrique des Nations Unies.
11:59Les discussions aboutiront à des recommandations ministérielles
12:02sur la souveraineté numérique,
12:03la gouvernance des données et la croissance.
12:06On voit cela en détail avec Aliounsar.
12:09En accueillant ces travaux préparatoires
12:12de la 58e session de la commission économique pour l'Afrique,
12:15le Royaume mise sur sa position géographique
12:19à la croisée des échanges entre l'Afrique, l'Europe et l'Atlantique.
12:23L'objectif est clair,
12:24transformer cet atout en véritable leadership continental.
12:28Cela prouve que le Maroc est toujours un pays crédible,
12:32un pays qui a une vocation,
12:34une place particulière sur la scène internationale.
12:37C'est ce qui reflète vraiment le leadership
12:39de Saint-Marie-Stouleroy que Dieu l'assiste.
12:42Sur place, experts et décideurs peaufinent les voies de l'intégration.
12:46Le chemin reste toutefois semé d'embûches,
12:50endettements des États,
12:51croissances en don de scie et barrières protectionnistes.
12:54Pour lever ces verrous,
12:56les experts de la commission mise sur la Zélékaf.
12:59Quand les pays continuent à commercer plus entre eux,
13:03quand on réduit les exploitations
13:05et la dépendance par rapport au monde extérieur,
13:08en considérant l'Afrique comme étant une zone,
13:09je pense qu'on règle beaucoup de problèmes.
13:11Les bases sont jetées ici même à Tangier.
13:14Les 2 et 3 avril prochains,
13:15ministres et décideurs africains
13:17se retrouveront pour transformer
13:19le potentiel de la Zélékaf
13:21en résultat concret pour le continent.
13:25Je vous le disais en titre,
13:26le président de la Confédération africaine de football,
13:28Patrice Motsépé, a affirmé ce dimanche au CAIR
13:31que l'instance respecte la décision de sa commission d'appel
13:34concernant les incidents ayant marqué la finale
13:37de la Coupe d'Afrique des Nations.
13:39En tant que président de la Confédération africaine de football,
13:42je respecte la décision rendue par la commission d'appel,
13:44a souligné Motsépé,
13:45lors d'une conférence de presse à l'issue des travaux
13:48du comité exécutif de la CAF.
13:50Il a par ailleurs indiqué que le dossier relatif
13:52à la finale de la Cannes 2025
13:54entre le Maroc et le Sénégal
13:55est désormais entre les mains du tribunal arbitral du sport,
13:59soulignant que la CAF ne fera aucun commentaire supplémentaire
14:02dans l'attente de la sentence finale.
14:07Il est l'heure à présent de notre entretien
14:09avec l'invité de la rédaction.
14:19La Chine est confrontée à un défi de taille
14:21avec le blocage du Détroit d'Ormouz,
14:24une voie maritime stratégique
14:25pour le commerce mondial de l'énergie.
14:27Pour faire le point sur la stratégie de la Chine
14:29en vue de faire face au blocage du Détroit d'Ormouz,
14:32nous sommes en direct depuis Casablanca
14:33avec Mohamed Ben Shukron,
14:35expert en géo-économie.
14:37Mohamed Ben Shukron, bonsoir
14:39et merci d'être avec nous.
14:42Bonsoir et merci pour l'invitation.
14:45Avec le blocage du Détroit d'Ormouz,
14:47la Chine, très dépendante des importations d'hydrocarbures,
14:50se retrouve particulièrement exposée.
14:52Comment est-ce que Pékin fait face au choc énergétique ?
14:57Tout d'abord, il faut rappeler que la Chine
14:59n'est pas le seul pays à être exposé
15:00face à ce choc du Détroit d'Ormouz.
15:04La Chine étant la première puissance industrielle,
15:08la première puissance exportatrice,
15:10elle fait partie des pays les plus touchés,
15:13les plus vulnérables.
15:14Mais la Chine est connue pour sa capacité
15:16à adopter toujours une politique d'anticipation
15:18des crises qui pourraient advenir à l'avenir.
15:22Et la Chine, je pense qu'elle a anticipé ces crises
15:25en considérant, en diversifiant effectivement
15:29les routes qui permettent d'acheminer leur énergie.
15:33Aussi, elle a fait d'immenses efforts
15:36pour être de moins en moins dépendante
15:39de l'énergie qui provient de l'extérieur,
15:41en misant sur les énergies renouvelables.
15:44Il faut rappeler que 30% des investissements totaux
15:48dans le monde ont les énergies renouvelables
15:50qui proviennent de la Chine avec un montant
15:52de 365 milliards de dollars.
15:55Donc la Chine est dans une posture
15:56de diversification des routes,
15:58de diversification des fournisseurs.
16:00C'est vrai que le Détroit d'Ormouz
16:02représente 40% du pétrole consommé par la Chine,
16:08mais elle est dans une diversification
16:09des fournisseurs, des routes
16:11et aussi de l'énergie.
16:13Et donc la Chine a compris que ce n'est qu'en créant
16:19une sécurisation qu'on peut effectivement être,
16:23qu'on peut apportir le choc de cette crise
16:26qui effectivement touche encore une fois
16:28l'ensemble des pays du monde.
16:30Alors vous l'avez dit, environ 40 à 45%
16:32des importations chinoises de pétrole
16:35transitent par ce Détroit,
16:36ce qui représente un risque majeur
16:38pour l'économie chinoise.
16:39Quelles sont les alternatives que la Chine explore
16:42afin de réduire sa dépendance au Détroit d'Ormouz ?
16:45Alors, donc on peut effectivement synthétiser
16:48sur trois points.
16:49Le premier point, c'est la diversification
16:52des fournisseurs.
16:53Alors, il faut savoir que le premier fournisseur
16:57d'énergie n'est pas l'Iran,
17:00n'est pas l'Arabie Saoudite,
17:01donc ne sont pas les pays qui transitent
17:04via le Détroit d'Ormouz,
17:05c'est la Russie via le pipeline ESPO.
17:09Il y a aussi la diversification des fournisseurs,
17:12aussi via l'Afrique,
17:14avec l'Angola,
17:16avec le Nigeria,
17:17avec qui la Chine a développé
17:19des stratégies et des coopérations
17:21extrêmement renforcées.
17:23Deuxièmement, c'est la route de la soie.
17:25La route de la soie a été
17:26une pensée stratégique
17:30qui permet effectivement
17:32de créer une infrastructure
17:35souveraine à la Chine
17:36pour acheminer leurs marchandises
17:38et aussi pour importer leur énergie.
17:41Et donc, il y a l'infrastructure terrestre
17:43qui relie la Chine
17:44à l'Asie centrale
17:47via le Kazakhstan.
17:49Donc, c'est aussi une alternative terrestre.
17:51Il y a le pipeline
17:52qui relie la Sibérie russe
17:56via la Chine.
17:57Et il y a aussi
17:58via le Détroit de Malacca,
18:00dont la Chine détient un contrôle.
18:02Et aussi, effectivement,
18:03elle permet d'amortir le choc
18:06de cette crise du Détroit d'Orbouz.
18:08Et le troisième point
18:09qui n'est pas des moindres,
18:11c'est les énergies renouvelables.
18:15Actuellement,
18:1625% de la consommation énergétique
18:19en Chine
18:20provient des énergies renouvelables
18:22avec, à terme,
18:23d'ici 2030,
18:26de la prolonger vers 30%.
18:27Et rappelons-le
18:28que la Chine, effectivement,
18:30a investi
18:31365 milliards de dollars
18:33en 2024
18:34dans les énergies renouvelables
18:35pour, effectivement,
18:37être de moins en moins
18:37dépendant de l'énergie extérieure.
18:39Donc, il faut savoir
18:40que la Chine
18:41a une obsession,
18:42dispose de plusieurs obsessions.
18:44Mais l'une des plus grandes obsessions,
18:45c'est comment acquérir
18:46une souveraineté énergétique.
18:48Et voici un petit peu
18:49les trois piliers
18:50dont repose sa stratégie
18:52de souveraineté énergétique.
18:54Selon vous,
18:55Mohamed Mousoukron,
18:56jusqu'où la Chine
18:57peut-elle faire face
18:57à ce choc énergétique
18:59qui est la conséquence
19:00de la guerre au Moyen-Orient ?
19:01Si le conflit venait à durer,
19:03peut-elle amortir ce choc ?
19:06Alors, sur le court terme,
19:07la Chine est très bien armée
19:09pour amortir le choc.
19:10Elle a une sécurisation,
19:12un stockage
19:12qui lui permet
19:14d'être souverain
19:15entre 80 et 10 jours
19:18à 100 jours.
19:19Aussi, sur le court terme,
19:21il faut savoir
19:21que la Chine
19:22n'hésitera pas
19:23à utiliser l'énergie
19:24la plus polluante
19:25qui est le charbon.
19:27Parce que la Chine
19:28est le deuxième pays
19:29avec le plus de réserves
19:31de charbon
19:32après les États-Unis.
19:33Donc, sur le court terme,
19:34elle est armée.
19:34Sur le long terme,
19:36effectivement,
19:36elle va subir
19:37un choc de vulnérabilité.
19:39Mais je pense
19:40que la Chine
19:41serait le moins touchée.
19:44Les conséquences
19:45et les effets externes
19:46seront les moins...
19:47la Chine seraient moins affectées
19:48par les effets externes
19:49de cette crise,
19:50contrairement à d'autres pays
19:51qui peuvent la concurrencer
19:53sur le commerce international
19:55comme, par exemple,
19:56l'Inde.
19:56Je pense que l'Inde
19:57n'a pas d'outils
19:59et de leviers
19:59aussi importants
20:01que la Chine.
20:02Donc, sur le court terme,
20:04il n'y a pas de souci.
20:05Sur le long terme,
20:07elle misera
20:08sur d'autres énergies
20:09comme, effectivement,
20:10le nucléaire
20:11et comme aussi
20:13le gaz
20:14et les énergies
20:16renouvelables
20:17qui sont aussi...
20:18C'est devenu
20:19un pilier important
20:21pour son approvisionnement
20:23énergétique.
20:24Quels sont, d'après vous,
20:26les secteurs
20:26les plus impactés
20:27en Chine
20:27par cette instabilité ?
20:30Alors, il faut savoir
20:31que parmi la Chine,
20:34la part de l'industrie
20:36est la plus élevée
20:38parmi les pays
20:38les plus avancés
20:39économiquement.
20:4040% de son PIB
20:42repose sur l'industrie
20:44et donc l'énergie
20:46est le moteur
20:48de toute industrie.
20:51Donc, effectivement,
20:51la Chine,
20:52c'est pour ça
20:52qu'aux yeux de la Chine,
20:54la souveraineté énergétique
20:56y constitue
20:56un élément central
20:57dans sa politique
21:01économique
21:02et industrielle.
21:03Donc, parmi les domaines
21:04d'activité,
21:05parmi les domaines
21:06industriels,
21:07il y a ce qu'on appelle
21:08la sidérurgie
21:09parce que la Chine
21:11possède 55%
21:13de l'industrie
21:13de l'acier
21:14dans le monde.
21:15On parle aussi
21:16de la pétrochimie,
21:17la prétrochimie
21:18via les engrais,
21:19via la plasturgie,
21:21qui sont des domaines
21:22d'activité
21:22extrêmement énergivores
21:24en gaz
21:25et en pétrole.
21:26On parle aussi
21:30effectivement
21:31de l'ensemble
21:34des produits
21:34qui sont exportés
21:35via le transport
21:37et le maritime.
21:38Donc, le fuel
21:39va augmenter
21:40et donc, du coup,
21:41les produits exportés
21:43seront encore
21:45plus coûteux,
21:46ce qui va impacter
21:47sa compétitivité
21:49et aussi la technologie,
21:51les produits de tech
21:52seront aussi touchés.
21:54Donc, c'est l'ensemble
21:58du domaine
21:59du secteur secondaire
22:02et principalement
22:03la pétrochimie,
22:05la sidérurgie,
22:06la plasturgie
22:06et les engrais
22:07qui sont des domaines
22:08effectivement énergivores
22:10en gaz
22:11et en pétrole.
22:12Alors, entre la hausse
22:13des coûts d'assurance,
22:14la perturbation
22:15des routes maritimes
22:16ou encore l'incertitude
22:17pour les industriels,
22:19le choc n'est pas seulement
22:20énergétique,
22:21mais également commercial
22:22et financier.
22:24Alors, oui,
22:26bien évidemment,
22:26il y a un effet systémique,
22:29il y a un effet
22:30d'acheminement,
22:31donc un effet boule de neige.
22:33La crise d'énergie
22:34impacte l'économie,
22:36impacte la compétitivité
22:37et aussi impacte
22:38les flux commerciaux.
22:39Donc, oui,
22:40il y aura un ralentissement
22:42des flux d'investissement,
22:43il y aura également
22:44un ralentissement
22:46des échanges commerciaux
22:48entre États,
22:49similaire à la crise Covid,
22:52où toute crise globale
22:54va impacter l'économie globale,
22:56mais il faut rappeler
22:57une chose,
22:58c'est que l'enseignement
22:59du Covid
22:59nous a rappelé
23:01que la Chine
23:01dispose de leviers
23:03de résilience
23:05qui lui permet
23:07d'être anticipateur
23:09et de mieux s'en sortir
23:11face aux crises
23:12en comparaison
23:13à d'autres pays.
23:14Donc, elle dispose
23:15de leviers de résilience,
23:17parmi ces leviers,
23:18c'est que du fait
23:20que le pays soit
23:21un pays
23:21qui centralise
23:23ses décisions
23:23avec une verticalité
23:25du pouvoir,
23:26donc il y a
23:26la rapidité d'exécution.
23:28Et aussi,
23:28la Chine n'hésitera pas
23:29à subventionner,
23:31à doper en liquidité
23:33les entreprises
23:33les plus touchées
23:35par cette crise
23:36effectivement énergétique.
23:38Donc, il n'y a pas
23:39vraiment
23:39à s'inquiéter
23:41dans la capacité
23:42de la Chine
23:43à être résiliente,
23:44à surmonter
23:46les crises
23:46et à être
23:47dans une forme
23:48de surpassement.
23:50Alors, avant de conclure,
23:51la Chine,
23:51on l'a remarqué,
23:52adopte une position prudente,
23:54cherchant à maintenir
23:55des relations
23:56avec tous les pays
23:57de la région.
23:58Comment est-ce que
23:58vous évaluez
23:59le rôle de la Chine
24:00dans la gestion
24:01du conflit
24:02au Moyen-Orient ?
24:05Comme l'histoire
24:06ne l'a toujours rappelé,
24:08la Chine est dans
24:08une lignée
24:09par rapport
24:09à sa position
24:10géopolitique.
24:11Elle respecte
24:12un principe fondamental
24:13qui est la non-ingérence
24:14aux affaires extérieures,
24:17aux affaires
24:17des autres pays.
24:18La Chine aussi
24:19a toujours eu
24:20une posture
24:21de neutralité,
24:23de pragmatisme
24:24et de réconciliation.
24:26La Chine
24:26est l'un des premiers
24:27pays à vouloir
24:28la paix,
24:28à vouloir
24:29en cesser le feu.
24:30Jamais la Chine
24:31n'allumera
24:33la brèche
24:33de la guerre
24:34ou poussera
24:35une des parties
24:36à alimenter la guerre.
24:37Ça, c'est incontestable.
24:38D'ailleurs,
24:39la Chine a été
24:40l'un des médiateurs
24:42dans la réconciliation
24:44saoudite-iranienne
24:45qui est un miracle
24:47en vue des disparités,
24:49en vue du conflit
24:51et en vue des rivalités
24:54entre l'Arabie saoudite
24:55et l'Iran.
24:57Donc, la Chine,
24:58le fait de son rapprochement
24:59avec l'Iran
24:59je pense qu'elle sera
25:01une bonne conseillère,
25:03elle poussera l'Iran
25:05à vouloir
25:08s'asseoir
25:08dans la table
25:09des négociations
25:10pour trouver
25:11une issue
25:12à cette guerre.
25:13Mais malheureusement,
25:14malheureusement,
25:15je pense,
25:15en toute franchise,
25:16et ça,
25:16dans mon opinion personnelle,
25:18cette guerre,
25:19effectivement,
25:20n'est pas...
25:21L'acheminement
25:22d'un conflit
25:23sur le feu
25:24n'est pas entre les mains
25:25ni de la Chine
25:26ni d'aucun autre pays.
25:27Elle est entre les mains
25:29des gardiens
25:30de la révolution iranienne
25:31qui, eux-mêmes,
25:33décident ou pas
25:34de sauver cette guerre.
25:36Merci beaucoup,
25:37Mohamed Ben Soukhroun,
25:38pour votre analyse
25:38et d'avoir répondu
25:39à toutes nos questions.
25:40Je rappelle
25:41que vous êtes expert
25:42en géoéconomie
25:43et que vous étiez
25:44avec nous en direct
25:44depuis Casablanca.
25:49Retour à l'actualité
25:50à présent
25:51et évoquons
25:51la coopération
25:52entre le Gabon
25:53et l'Espagne
25:54et plus exactement
25:55la coopération militaire.
25:56Le bâtiment d'action
25:57maritime
25:58de la marine espagnole
25:59a accosté
25:59au large
26:00des côtes gabonaises
26:01et son objectif
26:02est de renforcer
26:03les capacités
26:04des fusillés marins gabonais
26:05dans leur lutte
26:06contre la piraterie
26:07et le trafic en mer.
26:08C'est un reportage
26:09de notre correspondante
26:10Daniela Ayemé.
26:12Face aux attaques pirates
26:14très souvent observées
26:15dans le golfe de Guinée,
26:17cette zone stratégique
26:18est au cœur
26:18d'une session
26:19de renforcement
26:20de capacités militaires.
26:21Le patrouilleur
26:22de haute mer espagnol
26:24Furore
26:24est en escale technique
26:25et opérationnelle
26:26au Gabon.
26:27A son bord,
26:28les marins gabonais
26:29qui bénéficient
26:29d'une formation
26:30de haut niveau
26:31visant à muscler
26:32la riposte
26:33face aux menaces maritimes.
26:35Le groupement
26:35des fusilleurs marins
26:36de la marine nationale
26:37est mobilisé
26:38pour cette série
26:39d'exercices tactiques
26:40sous l'œil
26:41expert de l'équipage espagnol.
26:42Les troupes gabonaises
26:44perfectionnent leur maîtrise
26:45du maniement
26:46des armes en mer
26:46et la technique
26:47de secourisme
26:48de combat.
26:49Cet outil
26:49est finalement
26:52stratégique
26:52et important
26:54pour notre marine
26:56également
26:56parce que
26:57ça nous permet
26:58de faciliter
27:00les opérations
27:00que ce soit
27:01militaires
27:02ou sécuritaires
27:03dans la surveillance
27:05et même
27:06dans les opérations
27:07maritimes
27:07afin de mieux
27:08traquer
27:09les criminels
27:10des mers.
27:11Un escale
27:12qui vient
27:12consolider
27:13la coopération
27:13bilatérale
27:14entre Madrid
27:15et Libreville.
27:16En unissant leurs forces,
27:17l'Espagne
27:18et le Gabon
27:18réaffirment
27:19leur engagement
27:20commun
27:20pour la sécurisation
27:21des espaces maritimes,
27:23une condition
27:23au développement
27:24de l'économie bleue
27:25dans la région.
27:26Dans le cadre
27:26de cette relation
27:27bilatérale,
27:28il faut s'attarder
27:28un peu
27:29sur la question
27:30de la relation
27:32militaire,
27:33de la coopération
27:34militaire.
27:35On a
27:35naturellement
27:36les présences
27:36maritimes
27:37coordonnées
27:37des bateaux
27:38d'action maritime
27:38qui viennent
27:39à plusieurs reprises
27:40dans les eaux
27:41gabonaises.
27:42On est fiers
27:43d'accompagner
27:43le Gabon,
27:44de renforcer
27:45les capacités
27:45des forces
27:46gabonaises.
27:47Au-delà de ça,
27:49on vient
27:49aujourd'hui
27:50de faire
27:50une démonstration
27:51du vol
27:52d'un drone
27:52de fabrication
27:53espagnole
27:53qui peut
27:54donner une idée
27:56très acceptable
27:58de ce que l'Espagne
28:00est capable
28:00de faire
28:00et qui peut
28:01pour accompagner
28:03si ça intéresse
28:04aux autorités
28:05gabonaises
28:05les capacités
28:06de surveillance
28:07des forces
28:09armées
28:10gabonaises.
28:10Cette session
28:11de renforcement
28:12de capacité
28:13a été marquée
28:14par la démonstration
28:15du drone
28:15M5D Airfox
28:17de la marine
28:18espagnole.
28:19On rappelle
28:19que le Furore
28:20est un bâtiment
28:21moderne
28:22de 2500 tonnes
28:23qui sert
28:23de plateforme
28:24d'apprentissage
28:25grandeur nature.
28:28Direction à présent
28:29de Sénégal
28:30où des jeunes étudiantes
28:31ont choisi
28:31les réseaux sociaux
28:32pour développer
28:33leur entreprise.
28:34Leur spécialité
28:35c'est la restauration
28:36en ligne.
28:37Entre préparation
28:38et communication
28:38en ligne,
28:39les livreurs
28:40sont indépendants
28:41mais au centre
28:41d'un travail d'équipe.
28:43Les détails
28:43avec Olivier Abossal
28:44et Amadoussi.
28:47Avec son téléphone
28:48et son ordinateur,
28:50Rose Emmanuel
28:51depuis son appartement
28:52situé à Sika-Baobab,
28:54un quartier de la ville,
28:55coordonne bien
28:56sa crêperie virtuelle.
28:57Tout se fait
28:58via les réseaux sociaux.
28:59Sur le WhatsApp Business,
29:01je peux marquer
29:01les étiquettes
29:02de nouvelles commandes
29:04pour pouvoir faire
29:04un bon suivi
29:05et je recense
29:06toutes les commandes
29:07sur un tableau Excel.
29:08Ici,
29:09c'est sa cuisine,
29:10son principal espace
29:11de travail.
29:12Aujourd'hui,
29:13c'est sa journée de vente.
29:14L'étudiante
29:15en contrôle comptabilité
29:16Audi est très prise.
29:18Elle a vente
29:18de commandes à livrer
29:19pour une production
29:20de 300 petites douceurs.
29:22Avec l'appui
29:23de ses amis,
29:24elle peut y passer
29:25toute la journée.
29:26Les crêpes salées
29:28sont garnies
29:28avec du poulet,
29:30de la viande hachée,
29:31du jambon
29:31et du saucisson.
29:32Tout s'accompagné
29:33de fromage.
29:34Je propose
29:35des crêpes sucrées
29:36avec différents chocolats
29:37et de la confiture aussi.
29:41On a aussi des gaufres,
29:42on a des pancakes,
29:44pancakes salés, sucrés.
29:45Les prix partent
29:46de 1700
29:47à 2700.
29:49Les premiers
29:50à commander
29:50sont les premiers
29:51à être livrés.
29:52C'est la règle
29:53que se fixe
29:54cette entrepreneur
29:54ivoirienne.
29:55Dans ce couloir,
29:57les premiers barquettes
29:58sont prêtes à partir.
29:59Sa sœur aînée
30:00supervise
30:01les livraisons.
30:02C'est quelqu'un
30:03de structuré,
30:03de très organisé
30:04et qui a une vision
30:05pour Takah Screpe.
30:07À face
30:07à un autre quartier
30:08de Dakar,
30:09nous retrouvons
30:10Cynthia,
30:10une autre professionnelle
30:11du e-restaurant.
30:12Cette étudiante camerounaise
30:14fait toujours ses courses
30:15la veille
30:16afin d'honorer ses commandes.
30:17Sa spécialité,
30:18un plat typique
30:19de son pays,
30:20très prisé ici.
30:22Le menu du jour,
30:23c'est le n'dolet
30:24avec comme accompagnement
30:26du riz parfumé
30:27et du chiquan.
30:28L'étudiante en pharmacie
30:30a dit commande
30:31à honorer.
30:32Chez elle,
30:33Cynthia s'active
30:34pour les livrer à temps.
30:35Là,
30:36elle accuse déjà
30:37un léger retard.
30:38La étudiante m'appelle déjà
30:42en...
30:44Allô,
30:45bonjour,
30:45oui.
30:46Est-ce que tu as dit
30:47que tu es livrée
30:48à 13 à 14 heures
30:49et là,
30:50il est très étonnant
30:51et moi,
30:51c'est très bon,
30:52je suis parti,
30:52ma force,
30:53et je tourne,
30:53ma force,
30:54et je t'ai à cause
30:54de...
30:55Est-ce que je veux
30:56avoir mon barque
30:56aujourd'hui,
30:57s'il te plaît ?
30:58Oui,
30:59il m'appelle,
30:59patiente,
31:00s'il te plaît.
31:01Chacune de ses étudiantes
31:02s'est lancée
31:03dans le e-restaurant
31:04pour des raisons diverses.
31:05Des barquettes.
31:06J'investis pour mes projets
31:08que j'ai en lien
31:10avec ma carrière professionnelle
31:11pour le futur.
31:12J'ai toujours voulu
31:13avoir quelque chose
31:14à côté,
31:14juste pour alléger
31:16mes fins du mois
31:17et pour avoir toujours
31:17plus quoi,
31:18en cas d'urgence.
31:21Dans une économie
31:22en pleine mutation
31:23au Sénégal,
31:24ces jeunes incarnent
31:25une nouvelle génération
31:26d'entrepreneurs.
31:27Une jeunesse
31:28qui a réussi
31:29à transformer
31:29les réseaux sociaux
31:30en de véritables outils
31:32de travail
31:32pour la promotion
31:33de leur business.
31:36Le projet
31:37d'initiative régionale
31:38africaine
31:38pour la résilience
31:39en matière
31:39d'éducation climatique
31:40a été officiellement
31:41lancé à Dakar.
31:42Le Sénégal bénéficie
31:44de ce programme
31:44qui mise
31:45sur l'intégration
31:46structurée
31:46de l'éducation
31:47au changement climatique.
31:48On voit tout cela
31:49en détail
31:50avec Daoud Dassault
31:51et Moussandir.
31:55Élèves,
31:56enseignants,
31:57acteurs éducatifs
31:58et de la société civile,
31:59des décideurs
32:00entre autres,
32:01tous réunis
32:02à l'occasion
32:02du lancement
32:03au Sénégal
32:04du projet ARIS,
32:06African Regional
32:07Resilience Initiative
32:08on Climate Education.
32:10Ce programme
32:11relève le défi
32:12de l'intégration
32:13de l'éducation
32:13au changement climatique
32:15à l'école.
32:15À travers
32:17le renforcement
32:17des capacités
32:18des enseignants,
32:19l'expérimentation
32:21dans des écoles
32:21pilotes
32:22et la mise
32:23en réseau
32:23des acteurs
32:24éducatifs
32:24et scientifiques,
32:26ARIS pose
32:27les bases
32:27d'une intégration
32:28structurée
32:29et progressive
32:30de l'éducation
32:31climatique
32:32dans notre système
32:33éducatif.
32:34Et il est
32:35en parfaite cohérence
32:36avec les engagements
32:37internationaux
32:38du Sénégal,
32:40notamment dans le cadre
32:41de l'accord
32:41de Paris
32:42de l'action
32:43pour l'autonomisation
32:44climatique
32:44ainsi que des objectifs
32:46de développement
32:46durable,
32:47en particulier
32:48les ODD 4 et 13.
32:50L'éducation
32:51constitue ainsi
32:52un levier essentiel
32:53dans le combat
32:54climatique,
32:54d'où la nécessité
32:56d'inculquer
32:56aux apprenants
32:57l'éducation
32:57environnementale.
32:59Le projet ARIS
33:00est mis en oeuvre
33:01au Sénégal
33:01par Enda Energy.
33:03ARIS vient pour
33:06appuyer
33:06les orientations
33:08stratégiques
33:09du Sénégal,
33:09notamment en matière
33:10d'éducation
33:11au développement
33:11durable
33:12et à la résilience
33:13climatique.
33:14A l'échelle locale,
33:16il se traduira
33:16par des actions
33:17concrètes
33:17au sein des écoles
33:18en lien étroit
33:20avec les enseignants,
33:21les élèves
33:21et les communautés.
33:23Donc il y a
33:23trois composantes
33:24là-bas,
33:25les enseignants
33:26qui sont responsables
33:28de transmettre
33:29le savoir,
33:30les élèves
33:31parce que c'est
33:31eux et elles
33:33les récipients,
33:34les récipiendaires
33:36et puis les communautés.
33:37Ce programme,
33:39porté au niveau
33:39régional par l'Office
33:41for Climate Education
33:42a pour vocation
33:43de favoriser
33:44l'action climatique
33:45dans les établissements
33:46scolaires,
33:47ce qui peut passer
33:48par l'adaptation
33:49ou encore
33:50par l'atténuation.
33:51Comment réduire
33:52notre impact carbone
33:54et limiter
33:55le réchauffement climatique ?
33:57Donc ça va passer
33:58par un travail
33:59sur les énergies,
34:01comment consommer
34:01moins d'énergie,
34:02comment consommer
34:03des énergies renouvelables,
34:05ça peut passer
34:05par l'alimentation,
34:06ça peut passer
34:06par les transports,
34:07par beaucoup de moyens.
34:09Puis l'autre volet
34:10important à développer
34:11dans un projet éducatif
34:12comme ça,
34:13c'est l'adaptation,
34:14c'est-à-dire comment
34:14à travers des initiatives
34:17qui sont portées
34:17par les jeunes,
34:18portées par l'école,
34:19comment aider
34:20les communautés
34:21et les familles
34:22à devenir plus résilientes,
34:23plus résistantes
34:25aux changements climatiques.
34:26Le projet ARIS,
34:28déjà développé au Kenya
34:29et à l'île Maurice,
34:31vient d'être officiellement
34:32lancé au Sénégal.
34:33Il vise à intégrer
34:35une éducation
34:35au changement climatique
34:37de qualité
34:37dans les systèmes éducatifs
34:39nationaux
34:39à travers l'Afrique,
34:40de façon inclusive
34:42et orientée
34:43vers des solutions.
34:46Il y aura présent
34:47de faire le tour
34:48de l'actualité économique
34:49nationale et internationale
34:50et c'est avec
34:51Nasser Dénounayn.
35:01On commence ce journal
35:02entre l'Europe et le Maroc.
35:04La relation se renforce
35:05entre les deux blocs,
35:06notamment en matière
35:07d'exportation marocaine
35:08dans le secteur agricole.
35:09En moins d'une décennie,
35:10le Maroc a doublé
35:11ses revenus d'exportation
35:12d'engrais vers l'Europe.
35:14Après une période de crise,
35:15depuis 2023,
35:16les volumes d'exportation
35:17repartent à la hausse.
35:18Les prix se restabilisent,
35:20une tendance
35:20qui se confirme
35:21en 2024
35:22mais le véritable cap
35:23vient d'être franchi
35:24en 2025.
35:25Les exportations marocaines
35:27ont dépassé
35:27les 1,5 milliard d'euros
35:29à un niveau historique.
35:31Malgré les crises
35:31provoquées par la situation
35:32géopolitique européenne,
35:34marquées entre autres
35:35par le conflit russo-ukrainien,
35:37la hausse des revenus
35:37pour le Maroc
35:38s'explique par une flambée
35:39des prises unitaires.
35:40Les engrais ne sont plus
35:42de simples produits agricoles,
35:43ils deviennent
35:44des ressources stratégiques.
35:45Les engrais marocains,
35:46notamment phosphatés,
35:48bénéficient de cette
35:48nouvelle conjoncture.
35:50Le pays devient
35:50un partenaire clé
35:51pour une Europe
35:52en recherche de fiabilité.
35:54Toujours au Maroc,
35:55Casablanca reste solide
35:57et maintient sa position
35:58de leader
35:58des centres financiers
36:00en Afrique.
36:00La capitale économique
36:01du Maroc arrive
36:02en tête du continent
36:03dans le Global Financial
36:04Centers Index.
36:06Au niveau mondial,
36:07Casablanca se classe
36:0849e,
36:09une progression
36:09de 7 rangs
36:10en une année.
36:11En tête de liste,
36:12c'est New York
36:12qui conserve sa première place,
36:14suivie par Londres
36:15et Hong Kong.
36:15Pour établir le classement,
36:17l'indice s'appuie
36:18sur plus de 140 critères
36:19et se repose sur les données
36:20de la Banque mondiale
36:21et de l'OCDE.
36:23Autre point à relever,
36:24la percée dans la finance
36:25technologique.
36:26Casablanca gagne 20 places
36:27dans le classement
36:28FinTech.
36:29La ville se place
36:2950e au niveau mondial.
36:31Une dynamique
36:32qui confirme
36:32un retour en force
36:33de Casablanca
36:34sur la scène financière
36:35africaine
36:36et mondiale.
36:37On enchaîne
36:38avec une dernière information
36:39concernant le Maroc.
36:40Le dirham a connu
36:41une semaine solide.
36:42La monnaie marocaine
36:43s'est renforcée
36:44face au dollar américain
36:45selon Banque le Marib.
36:46Entre le 19 et le 25 mars,
36:48le dirham s'est apprécié
36:49d'environ 0,5%
36:50tout en restant stable
36:52face à l'euro.
36:53Du côté des réserves,
36:54elles se sont établies
36:55à 459,9 milliards de dirham,
36:58un léger recul
36:58au niveau hebdomadaire
36:59mais une nette hausse
37:00sur l'année.
37:01De son côté,
37:02la banque centrale
37:02maintient ses interventions.
37:04En moyenne,
37:05160 milliards de dirham
37:06sont injectés par jour.
37:07Enfin,
37:08la bourse de Casablanca
37:09a enregistré
37:10une progression
37:10de 0,4%
37:12de son indice MASI,
37:13une progression
37:14portée principalement
37:15par les secteurs
37:16de l'agroalimentaire,
37:17des mines
37:17et de la distribution.
37:18Des indicateurs
37:19globalement stables
37:20qui confirment
37:21une tendance
37:21à la solidification
37:22du système financier marocain.
37:25On quitte le Maroc
37:26pour l'Europe.
37:27En Italie,
37:27les exportations
37:28vers les Etats-Unis
37:29repartent à la hausse,
37:30plus 9,6%
37:31sur un an
37:32d'après les chiffres
37:33de l'Institut national
37:34des statistiques.
37:35Dans un contexte
37:36de droit de douane
37:37fluctuant,
37:38ce rebond
37:38est amené
37:39principalement
37:39par deux secteurs,
37:40la pharmacie
37:41et les moyens
37:42de transport
37:42autres que l'automobile.
37:43Les Etats-Unis
37:44restent le premier marché
37:45de l'Italie
37:46hors Union Européenne.
37:47Ils représentent
37:48près de 11%
37:49des exportations italiennes.
37:50Autre signal fort
37:51à relever,
37:52les importations italiennes
37:54depuis les Etats-Unis
37:55bondissent de 40%.
37:56La dynamique commerciale
37:57est reprise
37:58mais encore inégale
37:59selon les secteurs
38:00et les partenaires.
38:01On reste en Europe
38:02pour s'intéresser
38:03au secteur français
38:04de l'aviation.
38:05Air France quitte Orly
38:06pour se recentrer
38:07sur Paris Charles de Gaulle.
38:08Ce repositionnement
38:09avait déjà été annoncé
38:10en 2023.
38:11Il concerne les liaisons
38:13entre Paris
38:13et les grandes villes
38:14françaises hors Corse.
38:15Ces navettes
38:16très fréquentes
38:16avant la pandémie
38:17de Covid
38:17ont progressivement
38:19perdu en dynamisme.
38:20Cela dit,
38:20la compagnie
38:21ne disparaît pas
38:22totalement d'Orly,
38:23sa filiale low cost
38:24prend le relais.
38:24Elle devrait assurer
38:25plusieurs liaisons quotidiennes.
38:27Selon Air France,
38:28ce recentrage
38:28devrait améliorer
38:29les correspondances internationales
38:31et renforcer
38:32à la connectivité
38:33des régions françaises.
38:34Un enjeu clé
38:34pour la compagnie.
38:36Cap vers l'Afrique,
38:37le Cameroun
38:37bat des records
38:38de production de bananes.
38:39En janvier,
38:40les exportations
38:41atteignaient
38:41les 27 000 tonnes,
38:43une hausse de 36%
38:44sur un an
38:44selon les données
38:45de l'Asso-Bacam.
38:46Ce secteur
38:47est en restructuration
38:48dans le pays.
38:49BOH Plantation
38:50s'est retiré
38:51et cédé ses actifs
38:52à la compagnie fruitière
38:53de Marseille,
38:53renforçant davantage
38:55l'emprise
38:55du groupe français.
38:56Pour ces exportations,
38:57l'Europe reste
38:58le marché principal.
38:59La banane s'affirme
39:00comme un des piliers agricoles
39:02du pays
39:02aux côtés du cacao
39:03et du café.
39:05Votre Soir Info
39:06se poursuit
39:07avec l'Invité Culture.
39:08Meryem Khamlechi
39:08reçoit aujourd'hui
39:10Mohamed Azizi,
39:11expérience de l'Ij.
39:22Mesdames et messieurs,
39:23bonsoir
39:23et bienvenue
39:24dans l'Invité Culture.
39:25Au Maroc,
39:26chaque demeure
39:27est un récit
39:28qui s'écrit
39:28sous nos pas
39:29et le seul en est
39:30le précieux manuscrit.
39:32Entre les mains
39:33du maillem,
39:34le gilige dessine
39:35des perspectives,
39:36il sclute la lumière
39:37et il redonne
39:37ses lettres de noblesse
39:38au savoir-faire
39:40de nos maillem.
39:40Un art de la patience
39:42et de la dévotion
39:43qui exige
39:44la rigueur
39:44du mathématicien,
39:45l'œil de l'architecte
39:47et le goût du poète.
39:48Cet héritage du gilige,
39:50une géométrie sacrée
39:52où chaque fragment
39:53de terre émaillée
39:54devient une étoile,
39:56une promesse,
39:57un fragment d'éternité,
39:59un art que notre invité
40:01a décidé de porter
40:01à la lumière
40:02avec une fierté
40:03qui honore
40:06tout un corps de métier.
40:08On va justement
40:08en parler avec vous,
40:10Mohamed Haddizi.
40:11C'était un plaisir
40:11de vous avoir
40:12comme invité
40:12ce soir.
40:14Vous êtes connu
40:15sous les réseaux sociaux
40:16comme M. Carlage.
40:17Merci d'avoir accepté
40:18cette invitation.
40:19Merci pour votre invitation.
40:21Tellement ravi
40:21d'être ici parmi vous
40:23justement pour parler
40:24de ce sujet
40:25qui nous entoure
40:27tous au quotidien
40:28mais qu'on n'en parle
40:29pas avec assez d'attention.
40:31Et qui est aussi
40:32un patrimoine
40:33à préserver,
40:34une fierté nationale.
40:36Parlez-nous donc
40:37de ce gilige
40:38du Maroc,
40:39cet héritage,
40:40ce patrimoine
40:42artisanal
40:42qu'il faut aujourd'hui
40:44préserver
40:44et protéger,
40:46j'ai envie de dire.
40:47Effectivement.
40:48Le gilige marocain,
40:51c'est une chose
40:52de très unique.
40:53C'est probablement
40:54parmi les rares matériaux
40:56dont on peut toujours
40:57sentir la main
40:58de l'artisan
40:59dans le rendu final.
41:01D'où l'importance
41:02de le valoriser.
41:03Exactement.
41:04Chaque pièce,
41:04comme vous le savez bien,
41:05est alliée,
41:06est façonnée
41:07à la main
41:08et assemblée
41:10pour créer
41:10des motifs géométriques
41:12très complexes
41:13et très réfléchis.
41:14Et c'est dans cela,
41:15justement,
41:17c'est pour cela
41:17que je me suis donné
41:18la mission
41:19de défendre
41:20cet héritage,
41:22de le valoriser
41:22et à travers
41:25la valorisation
41:26de cet héritage,
41:27valoriser aussi
41:27l'EMA
41:28qui sont derrière
41:28cet héritage.
41:29L'EMA,
41:30l'EMA qui travaille
41:30dessus,
41:31effectivement,
41:31parce que c'est un travail
41:33comme je le disais
41:33qui demande de la rigueur,
41:35beaucoup de patience,
41:36de la persévérance.
41:38Donc,
41:38il faut valoriser
41:40ce travail.
41:41Vous le faites
41:42parce que vous êtes
41:43aujourd'hui créateur
41:44de contenu,
41:44donc à travers
41:45les médias,
41:46les réseaux sociaux,
41:48donc ça fait
41:49que vous avez
41:49une parole
41:50qui est plus audible
41:51et qui est en phase
41:52avec le temps
41:52dans lequel nous vivons
41:53aujourd'hui.
41:54Exactement.
41:55J'ai une parole
41:56très audible,
41:56mais en même temps,
41:57j'ai une cause
41:58très défendable
41:59à l'audience.
42:00J'ai un héritage
42:00derrière moi,
42:01j'ai un patrimoine
42:02derrière moi
42:03qui est pour moi
42:04très facile à défendre
42:05parce qu'au sein de lui,
42:09il y a la valeur
42:10qu'on cherche tous.
42:12Quand on entre
42:13dans un espace,
42:14on apprécie souvent
42:15les murs
42:16et les sols,
42:17mais on ne se demande
42:18jamais la question
42:19de comment cet espace
42:21a été créé,
42:22les mains
42:22qui ont façonné
42:23cet espace
42:25et les efforts
42:26qui ont été fournis
42:27pour créer
42:27cette beauté.
42:28Et c'est justement
42:29à travers les capsules
42:30que je partage
42:31dans les réseaux sociaux
42:33que j'essaie
42:34de valoriser ce métier,
42:35de le montrer
42:36et de le vulgariser
42:37parce que c'est
42:38un métier très complexe.
42:39On a tendance
42:40à un peu simplifier
42:41de quoi ça s'agit,
42:42mais c'est un métier
42:43très complexe.
42:44Comme je venais
42:45de dire tout à l'heure,
42:47chaque pièce
42:47est alliée
42:48et façonnée à la main
42:49pour créer,
42:50c'est presque mathématique
42:51pour créer
42:52des motifs géométriques
42:54qui demandent
42:55beaucoup d'efforts
42:55et beaucoup de réflexion.
42:57Et je me suis donné
42:58encore une fois
42:59la mission
42:59de montrer
43:02les efforts
43:03qui sont fournis
43:04derrière ce travail
43:05et de valoriser
43:06l'artisan
43:07et à travers
43:07la valorisation
43:08de cet artisan
43:09qu'on va donner
43:10la valeur
43:10au patrimoine
43:11et à ce produit.
43:12Et parlez-nous
43:13justement
43:13de votre démarche
43:14dans ce sens.
43:15Comment vous choisissez
43:16les sujets
43:17que vous abordez,
43:18les types
43:19de giliges
43:20que vous montrez ?
43:21Les vidéos
43:22font combien de temps
43:23à peu près
43:24pour garder aussi
43:25et capter l'attention ?
43:27Alors écoutez,
43:28madame,
43:29moi,
43:29très tôt,
43:29je me suis rendu compte
43:30d'une chose très simple.
43:31Quand on rentre
43:32dans un espace,
43:33on admire souvent
43:34les surfaces
43:35mais on n'admire
43:36pas assez
43:36les artisans
43:37et les mains
43:38qui étaient derrière
43:38ces surfaces.
43:39C'est très facile
43:41de donner des compliments
43:42à des produits
43:43et à des surfaces
43:44et à des espaces
43:44qui sont beaux
43:47mais la vraie question
43:49c'est par quel,
43:51c'est quoi le parcours
43:53par lequel est passé
43:55ce chantier
43:56ou cet espace
43:57pour devenir
43:58ce qui est aujourd'hui.
43:59À travers mes capsules
44:00que je partage,
44:01je partage le parcours
44:02des artisans,
44:03j'invite des artisans
44:04dans mes podcasts
44:05qui sont diffusés
44:07sur YouTube,
44:08je partage des ateliers,
44:11je visite beaucoup
44:12d'expositions internationales
44:14à l'étranger,
44:15en Europe,
44:15aux Etats-Unis
44:16et au Brésil aussi
44:16pour montrer
44:19la magie
44:20et le génie
44:21derrière les espaces
44:22qu'on a tendance
44:29sans pour autant
44:30donner la valeur
44:31aux artisans
44:31qu'ils méritent.
44:33Vous parlez
44:33de la magie,
44:35du génie
44:35de ces espaces,
44:36comment justement
44:38pour poursuivre
44:39et aller plus loin
44:40dans votre réflexion,
44:42valoriser davantage
44:43ce corps de métier
44:44pour préserver
44:46ce savoir-fait
44:47avant qu'il ne disparaisse ?
44:49Alors,
44:51je suis tout à fait d'accord
44:53avec vous,
44:53c'est un métier
44:54qui est en train
44:54de disparaître
44:55parce qu'il n'y a pas
44:56une relève
44:57qui prend le flambeau
45:00de ce métier
45:03et qui le met en va.
45:04Parce que aussi,
45:05les artisans,
45:05ils ne sont pas présents
45:06dans nos expositions,
45:08ils ne sont pas présents
45:08dans les réseaux sociaux,
45:09ils ne sont pas là
45:10pour défendre leur métier.
45:14Ce que je fais
45:15pour défendre cela
45:16et pour valoriser
45:17ce métier,
45:18c'est de mettre
45:19la lumière
45:19sur le parcours
45:21de la conception
45:22du zlige marocain
45:23de A à Z.
45:24Parlez-nous
45:25de ce parcours,
45:25justement,
45:26comment ça se passe ?
45:26Tout est fait à la main.
45:28Normalement,
45:29le génie
45:30des maillons
45:30existe
45:32dans la précision
45:33de leur travail.
45:35Tout est fait
45:35à la main,
45:36sans machine,
45:37sans intelligence
45:39artificielle,
45:40la chose
45:40que beaucoup de monde
45:41craint aujourd'hui
45:42et qui constitue
45:44une menace
45:45très importante
45:46pour tous les métiers
45:48d'aujourd'hui.
45:48L'artisan,
45:49Alhamdoulilah,
45:49le zlige marocain,
45:50c'est une bonne nouvelle
45:50et il est à l'abri
45:52de cela
45:52parce qu'il fait
45:53tout à la main
45:54sans machine
45:55et sans utilité
45:55de technologie.
45:56Est-ce qu'une machine
45:56pourrait se substituer
45:59à ce travail-là
46:00et reproduire
46:02le même résultat ?
46:03Alors pas du tout
46:04parce que chaque maillem
46:05a sa signature
46:07sur le produit
46:10qu'il produit.
46:11Le maillem,
46:12il ne signe pas
46:13avec son nom
46:14au contraire
46:15des artisans classiques,
46:16des peintres et tout,
46:17mais lui,
46:19il signe avec
46:20une sorte
46:20d'imperfection parfaite.
46:21Il y a un concept
46:22en Italie
46:23qu'on appelle
46:23l'aspect zatura
46:24qui est traduit
46:25littéralement
46:26par la négligence
46:27travaillée.
46:28C'est ce que fait
46:29chaque maillem.
46:29Entre les professionnels
46:31et les artisans
46:31les plus anciens
46:32dans le métier,
46:32on peut reconnaître
46:34le travail d'un artisan
46:35par les formes géométriques
46:37qu'il utilise souvent
46:38ou qu'il perfectionniste
46:40ou le contraire.
46:41Donc pour faire cela,
46:43c'est très difficile
46:43pour l'intelligence artificielle
46:45de copier
46:46ou de cloner ce travail.
46:47Donc on est à l'abri
46:48de cela.
46:49La menace
46:50la plus importante
46:51à mon avis,
46:53c'est qu'il n'y a pas
46:53de relève
46:56dans la jeunesse
46:57qui peut prendre
46:59ce métier
47:00et l'exporter
47:01à l'extérieur.
47:02Pendant mes visites
47:03à l'étranger,
47:04aux expositions internationales
47:06ou pendant mes échanges
47:07avec les organisations
47:09internationales
47:10des métiers
47:10des Carleurs
47:12en Europe,
47:13en Italie,
47:14en Espagne,
47:14aux États-Unis,
47:16à chaque fois
47:17qu'on connaît
47:17ce que je suis,
47:19M. Carlage
47:20qui représente le Maroc,
47:21la première idée
47:22qui saute dans leur tête
47:25c'est que
47:25vous avez le zlige marocain,
47:27pourquoi on ne l'a pas ici ?
47:28On a commencé justement
47:30à créer un guide
47:31commun
47:31de la pose du zlige marocain
47:33à l'étranger
47:34pour un peu exporter
47:35ce savoir-faire
47:38ingénieux,
47:38à mon avis,
47:39à l'étranger
47:40et le faire savoir
47:41pas uniquement localement
47:43mais aussi internationalement.
47:44Un savoir-faire,
47:45vous l'avez dit,
47:46effectivement unique
47:48en son genre.
47:49Vous parlez
47:50d'une jeunesse
47:51qui n'est pas là
47:52ou d'une relève
47:52qui n'est pas là
47:54en tout cas aujourd'hui
47:55ou qui manque.
47:56Ce n'est pas dû
47:57à l'attractivité du secteur
47:59parce que c'est un secteur
48:00très attractif
48:01mais est-ce que c'est donc
48:02la valorisation
48:03de ce travail
48:04sur lequel il faut travailler
48:06pour encourager davantage
48:07ces jeunes
48:08à se tourner vers ces métiers
48:09ou est-ce que c'est l'effort
48:12que demande tout de même
48:14ce métier,
48:15cette précision,
48:16cette endurance,
48:16ce travail,
48:18on va dire,
48:18continu sur le temps
48:19qui fait qu'aujourd'hui
48:21on a tellement envie
48:22de tout faire très rapidement
48:23qu'on se dit
48:25il vaut mieux se tourner
48:26vers autre chose.
48:27Alors vous avez tout à fait raison,
48:30c'est un fléau
48:33qui existe dans le monde entier.
48:34En Europe aussi,
48:35aux Etats-Unis,
48:36au Brésil,
48:37même en Asie,
48:37il y a un gap
48:38entre la génération
48:41qui a construit
48:42et qui a bâti ce métier
48:44et la nouvelle génération
48:45qui cherche toujours
48:46les solutions faciles
48:48et qui ne cherche pas
48:48à apprendre
48:51et à prendre ce patrimoine
48:53et de l'exporter
48:53et le faire vivre
48:54à travers leur métier.
48:56Ce que je suis en train
48:57de faire à travers
48:58M. Carla,
48:58c'est de lier
48:59et de remplir
49:00ce gap entre les oeufs.
49:01Les réseaux sociaux
49:02en sont justement
49:03un outil très agréable
49:04à travers la création
49:05des capsules.
49:06J'essaie de créer
49:07des vidéos
49:08et des capsules
49:08pour montrer
49:09à la nouvelle génération
49:10et la révélation
49:11qu'on attend
49:12de demain
49:13pour voir le patrimoine
49:15et l'héritage
49:15très important qu'on a.
49:17Les visites aussi
49:18que je fais
49:18aux expositions internationales,
49:19ça aide aussi
49:20à construire les pans
49:22entre ces deux cultures
49:23pour faire vivre
49:24et survivre ce patrimoine
49:26parce que sans faire passer
49:27ce métier
49:28entre la génération
49:29parce que c'était toujours
49:30le cas,
49:31ce métier a été toujours
49:32transmis de génération
49:33en génération,
49:34même il y a des cas
49:35où ce métier a été transmis,
49:37le savoir-faire
49:38et le matériel aussi.
49:40Ça vous donne un peu
49:41l'idée
49:41de comment la démarche
49:43est faite souvent
49:44pour transmettre ce métier.
49:45Donc on le fait transmettre
49:47à travers les capsules vidéo.
49:49Je reçois souvent
49:50des messages
49:51des jeunes
49:52qui sont intéressés
49:53par ce patrimoine,
49:54qui sont intéressés
49:54par apprendre
49:55à poser les liges
49:57parce que
49:58ce n'est pas un savoir-faire simple,
49:59c'est un savoir-faire
50:00qui regroupe
50:03mathématiques,
50:04géométrie,
50:05un esprit intuitif
50:07et ce sont des éléments
50:09dont la nouvelle génération
50:11a besoin
50:11pour survivre
50:12dans le monde actuel.
50:13Vous parliez tout à l'heure
50:14aussi d'exporter
50:15ce savoir-faire
50:15à l'international,
50:17ça veut dire
50:18qu'il y a une niche
50:19finalement,
50:20un marché,
50:21une opportunité
50:21qu'il faut développer.
50:24Exactement.
50:25Un terrain fertile
50:26à développer,
50:27économiquement parlant également.
50:28Il a été développé
50:29pendant des décennies
50:30par des partenaires
50:31ici au Maroc,
50:32mais il y a toujours
50:33de la place
50:33pour tout le monde.
50:35Peut-être que nous,
50:37autant que Marocains,
50:38nous avons la chance
50:39de voir le Zilijbeldi
50:41partout au monde.
50:41On part à la mosquée Hassan II,
50:43on part à plusieurs monuments historiques.
50:45On a l'impression
50:48que ce n'est pas un bijou.
50:49On a l'impression
50:50qu'on est habitué
50:50à ce type de Zilij.
50:53Par contre,
50:55à l'étranger,
50:55aux États-Unis par exemple,
50:57le Zilijbeldi,
50:58il est juste posé
50:58dans un petit coin
51:00au-dessus de la cheminée
51:01ou dans la crédence
51:03d'une cuisine
51:03et ça donne l'impression
51:05que c'est un bijou,
51:06que c'est un chef-d'oeuvre.
51:08J'ai du mal
51:09un peu à dire ça,
51:10mais j'ai l'impression
51:11qu'à l'étranger,
51:12on valorise notre produit
51:14plus qu'on le valorise nous
51:16ici au Maroc.
51:17Un message important
51:18à retenir effectivement.
51:19Quand on voit aujourd'hui
51:21que des carreaux
51:22de plus en plus grands
51:23sont travaillés,
51:25qui exigent
51:25une manipulation particulière,
51:28comment la technique
51:29a-t-elle évolué
51:31pour s'adapter
51:32à ces nouvelles tendances,
51:33j'ai envie de dire ?
51:35Alors, on est à l'heure actuelle
51:36dans une phase
51:37de transition
51:37très intéressante.
51:39On a ce savoir-faire
51:40authentique et traditionnel,
51:41mais en même temps,
51:42on a des matériaux
51:44importés de l'étranger,
51:45on a des surfaces,
51:46on a des grandes dalles,
51:47des grands formats
51:48importés d'Italie
51:49ou d'Espagne,
51:50on parle des dimensions
51:52de 280 cm,
51:5330 cm de hauteur.
51:55Alors, ce qui est fascinant
51:57et ce qui est intéressant
51:58au Maroc,
51:59c'est qu'on n'a pas écrasé
52:00le zlige marocain,
52:01on a appris
52:02à marier le zlige marocain
52:05avec tout ce qui est tendance
52:06et tout ce qui est
52:07architecture moderne
52:08importée de l'étranger.
52:09Je fais beaucoup de capsules
52:10où je montre,
52:12j'en ai fait une récemment,
52:14où j'ai montré
52:14dans un Ria d'Afès
52:15comment le zlige traditionnel
52:17est marié
52:18avec des solutions sanitaires
52:19importées de l'étranger
52:20de très haut niveau
52:22et que ces solutions
52:24ont réussi
52:25à accompagner
52:28ce zlige
52:29et ce patrimoine
52:30et non à l'écraser.
52:31Et c'est ce qui est très important
52:32à garder comme message
52:34par rapport à ça.
52:35Qu'entre matériaux
52:36d'importation
52:37et techniques locales,
52:39on peut marier les deux aujourd'hui.
52:40Exactement.
52:41On peut faire ça
52:42sans pour autant
52:43écraser le patrimoine
52:45et notre héritage.
52:46On se dirige vers
52:47une nouvelle esthétique
52:48d'intérieur contemporaine.
52:51Exactement.
52:51L'inspiration
52:52vient toujours de l'étranger
52:54et l'architecture moderne
52:55et tout,
52:56mais on a un retour
52:57très fort
52:58vers le savoir-faire marocain
52:59et de la valorisation
53:01du patrimoine
53:02et du héritage marocain
53:03et à son image
53:04le zlige traditionnel.
53:06Le mariage
53:06entre les solutions
53:07et tout ce qui est importé
53:09de l'étranger
53:09et notre patrimoine
53:12est très important
53:13pour garder
53:13et préserver
53:14ce patrimoine justement.
53:15Vous le disiez
53:16tout à l'heure,
53:18chaque MLM
53:19laisse une trace
53:20de son travail
53:23qui n'est pas invisible
53:24finalement,
53:24une trace qui est visible,
53:26qui est propre
53:26et qui rend chaque produit
53:28unique ou sans genre.
53:30Donc, il y a une certaine poésie,
53:31j'imagine,
53:32dans ces premiers carreaux
53:33qui sont posés
53:35comme sur une page blanche
53:37quand on commence à écrire.
53:39C'est la même chose
53:39quand on...
53:40Exactement.
53:41Exactement.
53:41Le premier carreau
53:43a un sens très symbolique
53:44dans la construction en général.
53:46C'est lui qui pose
53:47la direction,
53:48l'alignement
53:49et la pose
53:50de tout un espace.
53:53C'est comme vous voulez dire,
53:56c'est comme écrire
53:57le premier verset
53:58d'une très belle poésie.
54:00Le premier carreau
54:00est très important
54:01dans ce sens.
54:02Donc, la signature
54:03d'Amé Al-Lem,
54:04c'est où il pose
54:04ce premier carreau
54:05et comment il visionne
54:07la direction
54:07et l'alignement
54:08de son chantier.
54:09Merci à vous,
54:10monsieur Mohamed Azizi.
54:12Un dernier mot peut-être
54:13que vous souhaiteriez partager
54:14avec mes téléspectateurs.
54:15Alors, je vais en profiter
54:17pour inviter
54:19la nouvelle génération
54:20à découvrir
54:22ce métier
54:23de Zuléj Beldi.
54:24Il y a des formations
54:25académiques
54:25qui existent.
54:27Contactez-moi
54:28pour en savoir plus
54:29et faites un pas
54:31vers le maillem Zuléji.
54:32On est en train
54:32de lier ce gap.
54:34Aidez-nous
54:34à le remplir,
54:35s'il vous plaît.
54:36Merci à vous,
54:37Mohamed Azizi.
54:38C'était un plaisir
54:38de vous avoir
54:39comme invité ce soir
54:40pour en apprendre davantage
54:41sur ce patrimoine
54:43riche que le nôtre.
54:44C'est la fin
54:45d'Invité Culture
54:45pour ce soir.
54:46Je vous souhaite
54:47une très bonne soirée.
54:51Mais c'est aussi
54:52la fin de votre journal.
54:53Merci à vous
54:54de l'avoir suivi.
54:54La formation revient
54:55dans un instant
54:56sur Médien TV.
54:57Sous-titrage Société Radio-Canada
55:02Sous-titrage Société Radio-Canada
55:02Sous-titrage Société Radio-Canada
55:03Sous-titrage Société Radio-Canada
55:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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