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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 22/03/2026
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03:12Ce genre de discours, ces menaces contre les infrastructures iraniennes relèvent davantage de la propagande.
03:18Nous, le peuple, nous le voyons clairement.
03:22Mais d'autres redoutent une rupture durable.
03:27Le président américain doit reconnaître que l'Iran a fait preuve de retenue concernant le détroit d'Ormuz, malgré les
03:34sanctions, à l'avenir, ce ne sera plus le cas, ni pour les pays voisins, ni pour ceux qui dépendent
03:39de cette énergie.
03:41Et le soutien à la riposte de l'Iran.
04:12L'armée américaine a affirmé considér heavenueux, une constante animation 1,2,4,1,2,1,2,1,2,1
04:18,2,3,1,2,2,1,2,1,2,2,1,2,1,2,1,1,2,1,2,1
04:23,2,1,2,1,2,2,1,2,1,1,1,2,2,1.
04:40L'armée américaine se cite abrité des missiles de croisière,
04:43mais aussi des systèmes de renseignement et de surveillance des navires.
04:47Objectif affiché, réduire la capacité de Téhéran à menacer la navigation.
04:52Pour appuyer ce message, le commandement américain insiste sur l'ampleur des opérations menées.
04:59Nous avons non seulement détruit l'installation, mais aussi anéanti des sites de renseignement
05:05et des relais radar utilisés pour surveiller les mouvements des navires.
05:12La menace est réduite, assure le commandement américain qui prévient vouloir poursuivre ses opérations dans la zone.
05:21La capacité de l'Iran à menacer la liberté de navigation dans et autour du détroit d'Hormuz
05:28est désormais affiblie et nous continuerons à poursuivre ses cibles.
05:34Cette frappe intervient alors que le détroit est déjà sous forte pression depuis plusieurs semaines.
05:39L'Iran en restreint l'accès en réponse aux attaques menées par les États-Unis et Israël depuis fin février.
05:47Résultat, une voie maritime stratégique perturbée et des conséquences immédiates sur les marchés.
05:53Les prix du pétrole repartent à la hausse, alimentés par les craintes d'un blocage durable.
05:59Face à l'escalade, la mobilisation internationale s'organise.
06:03Une vingtaine de pays dans le Royaume-Uni, la France, le Japon ou encore les Émirats arabes unis se disent
06:10prêts à contribuer à la sécurisation et à la réouverture du détroit.
06:15Ils appellent aussi à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures civiles et énergétiques.
06:22De son côté, l'Iran tente de nuancer.
06:25Téhéran affirme que le détroit n'est pas totalement fermé et se dit même prêt à aider certains navires, notamment
06:31japonais, à y circuler.
06:34Un discours qui contraste avec la réalité des tensions sur le terrain.
06:38Car au détroit d'Hormuz, l'enjeu dépasse largement le conflit en cours.
06:42C'est une artère vitale pour l'économie mondiale et aujourd'hui un point de rupture potentiel.
06:49Deux missiles iraniens se sont abattus samedi soir sur deux villes du sud et d'Israël, dont l'un près
06:55d'un stratégique centre de recherche nucléaire.
06:58Le bilan fait état de plus d'une centaine de blessés et de lourds dégâts matériels.
07:03Le gouvernement israélien a décidé de la fermeture des écoles dans tout le pays ce dimanche et lundi.
07:08À ce jour, 15 personnes ont été tuées dans les tirs de missiles iraniens sur Israël et 4 femmes palestiniennes
07:14en Cisjordanie occupées.
07:15La double attaque de samedi soir, si elle n'est pas la plus meurtrière, est cependant la plus spectaculaire par
07:21l'ampleur des dégâts causés.
07:22C'est également la plus significative sur les ressources dont disposent toujours les Iraniens afin de répondre aux bombardements israélo
07:29-américains.
07:33Ce week-end, pour la première fois, des sites liés au nucléaire ont été directement visés.
07:37En Israël, c'est Dimona, l'une des régions les plus sensibles du pays.
07:42Côté iraniens, les Etats-Unis et Israël ont mené des frappes contre le complexe nucléaire de Natanz, situé dans le
07:48centre du pays.
07:49On va se lancer en détail avec Rachid Farhan.
07:51C'est une nouvelle étape dans la guerre.
07:53En Israël, le site nucléaire de Dimona Nuclear Research Center a été visé par des frappes iraniennes.
08:00Un symbole hautement stratégique au cœur du programme nucléaire israélien, longtemps entouré de secrets.
08:07Selon de nombreuses sources, plusieurs missiles ont été tirés, certains ont été interceptés.
08:12Mais au moins, un projectile a atteint la zone, provoquant une explosion.
08:16Une attaque loin d'être anodine, car frapper Dimona s'est touché à ce que beaucoup considèrent comme le cœur
08:22de la désuasion israélienne.
08:24En face, l'Iran subit lui aussi des frappes sur des installations nucléaires.
08:29Le site de Natanz Nuclear Facility, pilier du programme d'enrichissement d'uranium, a de nouveau été ciblé par des
08:36frappes attribuées aux États-Unis et à Israël.
08:40Les autorités iraniennes assurent qu'il n'y a pas de fuite radioactive, mais les dégâts, eux, restent difficiles à
08:46évaluer.
08:47Ce n'est pas la première fois que Natanz est visé, déjà fragilisé par des attaques précédentes.
08:52Le site symbolise l'enjeu central de ce conflit, le contrôle du programme nucléaire iranien.
08:58Deux frappes, deux symboles.
09:00D'un côté, Israël, puissance nucléaire non déclarée, voilà l'un de ses sites les plus sensibles, pris pour cible.
09:06De l'autre, l'Iran, dont le programme est au cœur des tensions internationales, subit de nouvelles tentatives de neutralisation.
09:14Mais au-delà des dégâts matériels, c'est le signal politique qui inquiète.
09:19Désormais, une question s'impose, ces frappes restent au-delà des messages de désuasion ?
09:24Ou marque-t-elle le début d'une escalade incontrôlable ?
09:34L'armée israélienne a justement frappé ce dimanche un pont important dans le sud du Liban,
09:39après qu'Israël ait annoncé son intention de détruire des ponts utilisés par le Hezbollah au-dessus du fleuve Litani.
09:46Une frappe a visé le pont de Qasmiye, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tir au
09:53reste du pays.
09:54Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé les frappes israéliennes menées contre des ponts et d'autres infrastructures.
10:00Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban
10:05et sont considérées comme un prélude à une invasion terrestre, a déclaré Joseph Aoun.
10:14Les secours israéliens ont affirmé qu'une personne avait été tuée ce dimanche par une roquette tirée depuis le Liban
10:20dans le nord d'Israël.
10:21Le Hezbollah a dit avoir ciblé des soldats israéliens.
10:25Il s'agit de la première victime civile sur la frontière nord du pays
10:28depuis le début de la guerre entre le mouvement libanais pro-iranien et Israël début mars.
10:34Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël
10:39disant vouloir venger la mort de l'ayatollah Ali Khaminei en Iran.
10:47Autre front de la guerre, le Liban, la riposte israélienne sur le pays du Cèdre
10:51a fait un millier de morts et plus d'un million de déplacés.
10:55On voit cela en détail avec Nasser Dénounayn.
11:00A Beyrouth, les frappes israéliennes se succèdent sans répit.
11:04Les immeubles s'effondrent les uns après les autres, laissant derrière eux des quartiers entiers dévastés.
11:11Depuis Tel Aviv, les autorités annoncent de nouvelles salves de missiles visant le territoire libanais.
11:16L'armée affirme cibler le Hezbollah.
11:19Au-delà de Beyrouth, les bombardements ont également touché plusieurs zones du pays,
11:23notamment la ville côtière de Tyr dans le sud, ainsi que Narcora près de la frontière avec Israël.
11:29L'armée israélienne annonce une intensification des frappes dans les prochains jours
11:33et appelle les civils à évacuer les zones ciblées.
11:38Jusqu'à présent, nous avons éliminé plus de 2000 cibles au Liban et neutralisé plus de 600 terroristes.
11:44Nous poursuivrons les frappes et allons désormais étendre l'opération.
11:49Sur les routes, des centaines de milliers de personnes fuient les combats.
11:53Ces familles ont tout abandonné, maison, travail, études,
11:56et tentent de survivre dans des conditions précaires, encore sous le choc.
12:02Tout est difficile, vraiment tout.
12:04Se lever, s'habiller, préparer à manger.
12:06On fait tout dans le froid.
12:08J'espère juste qu'il ne pleuvra pas, qu'on ne sera pas inondés.
12:11J'espère que nous réussirons à survivre malgré les conditions.
12:16Les enfants eux aussi subissent de plein fouet les conséquences du conflit.
12:21Sous la menace constante des bombardements, les parents s'efforcent de préserver un semblant de normalité.
12:29On essaie de faire des cadeaux aux enfants, de les rendre heureux parce que ces enfants sont notre futur, l
12:35'avenir de ce pays.
12:37Malgré le lourd bilan pour les civils, les combats au sol s'intensifient.
12:42Le Hezbollah et Israël échangent régulièrement des tirs.
12:45Le mouvement chiite affirme avoir mené de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans plusieurs villages au sud du Liban.
12:52Le Hezbollah affirme également avoir lancé des roquettes au-delà de la frontière.
12:57La nuit dernière, des colons israéliens ont attaqué plusieurs villages palestiniens en Cisjordanie occupés.
13:03L'agence de presse palestinienne Wafa et l'armée israélienne font état de blessés et de dégâts matériels.
13:09Des véhicules ont notamment été incendiés dans des raids de colons sur des villages de la région de Naplouz et
13:16près de Jénine.
13:17Selon les autorités palestiniennes, six palestiniens ont été tués depuis le 2 mars par des tirs de colons en Cisjordanie
13:24occupés.
13:25Des responsables israéliens se sont publiquement inquiétés de cette montée des violences de la part des colons.
13:49En France, sachez que le taux de participation au second tour des élections municipales s'est établi à 48,10%.
13:56Ce dimanche à 17h en France métropolitaine, sensiblement identique au premier tour le 15 mars à la même heure avec
14:0348,90% selon le ministère de l'Intérieur.
14:07La participation pour ce second tour est en hausse par rapport aux dernières élections municipales qui s'étaient déroulées en
14:142020 en période de Covid et qui était de 34,67%.
14:18Lors du scrutin précédent, en 2014, 52,36% des électeurs avaient voté à 17h alors qu'en 2008, la
14:26participation atteignait les 54,45% des tailles de ministères.
14:31Les résultats sont attendus à partir de 20h.
14:38Le suspense est donc de mise dans la quasi-totalité des grandes villes françaises après un premier tour marqué par
14:45la poussée de la France insoumise et du Rassemblement national à un an de la présidentielle.
14:50On voit tout cela en détail avec Ababa Kartonkara.
14:53En France, le second tour des élections municipales se tient dans plus de 1 500 communes, dont Paris, Lyon et
15:00Marseille, après un premier tour marqué à la fois par une participation relativement limitée et d'importantes recompositions politiques.
15:07Fusion de listes, retraits stratégiques et alliances parfois inattendues ont profondément redessiné les équilibres, donnant à ce scrutin une portée
15:16qui dépasse les seuls enjeux locaux.
15:18Si la majorité des communes ont déjà élu leur conseil municipal, les grandes villes concentrent désormais l'essentiel des tensions.
15:26A Paris, la bataille s'annonce ouverte dans un contexte de fragmentation politique, notamment à gauche.
15:31La candidature de Rachida Datifigur, de la droite et issue de la diaspora marocaine, incarne des enjeux à la fois
15:38locaux et nationaux.
15:39A Marseille, le maire sortant reste en position favorable, mais la progression de l'extrême droite est surveillée de près.
15:45A Lyon, l'issue demeure incertaine, illustrant les compositions en cours.
15:50Dans plusieurs villes, les alliances à gauche font débat, tandis que la droite explore des rapprochements plus ou moins assumés
15:57avec l'extrême droite, au-delà du niveau local.
16:00Ce scrutin est un test politique majeur à l'approche de la présidentielle pour le Rassemblement national.
16:06Il constitue un test grandeur nature de son ancrage territorial.
16:10Les résultats attendus dans la soirée pourraient confirmer ces dynamiques, même si l'issue reste incertaine dans plusieurs grandes villes.
16:20Les résultats du second tour des élections municipales en France sont attendus à partir de 20 heures.
16:25Que faudra-t-il surveiller ce soir au moment des résultats ?
16:28Quelles conséquences politiques peut-on en attendre à court terme, y compris à l'échelle nationale ?
16:33Je vous propose d'écouter l'analyse de Moustapha Tosa, éditorialiste à Paris.
16:36Ce qu'il faut surveiller en premier lieu, c'est l'impact et le résultat et la présence du Rassemblement
16:45national de Jordan Bardella et de Marine Le Pen dans cette nouvelle carte municipale.
16:50Si ce parti réussit à arracher et à réaliser des victoires dans des villes moyennes ou grandes,
16:59cela lui donnera encore plus de chances de prétendre demain à l'élection présidentielle,
17:03parce qu'on sait que la plupart des sondages donnent le Rassemblement national au moins au second tour de la
17:09présidentielle.
17:10Donc si les élections municipales consacrent l'impact et l'implantation du Rassemblement national dans la carte municipale française,
17:20cela aidera beaucoup dans son combat national.
17:23Alors il faut surveiller aussi, est-ce que la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon va transformer les essais du
17:30premier tour ?
17:31Est-ce que malgré toute la campagne de diabolisation dont a été victime ce parti et Jean-Luc Mélenchon,
17:37est-ce qu'il reste un acteur majeur dans la carte municipale française ?
17:42Et puis bien sûr, il y a la prétention de Jean-Luc Mélenchon.
17:45Si demain la France insoumise réussit à gagner ou à faire gagner la gauche dans ses municipales,
17:51il pourra demain se présenter comme l'homme capable de fédérer et d'unifier la gauche,
17:56et donc l'homme capable de porter les couleurs de la gauche dans la prochaine présidentielle française.
18:02Donc autant d'éléments qui, sur le plan des résultats, ce sont des résultats locaux et municipaux,
18:09mais dans la morale politique et dans la leçon politique, ne peuvent que se projeter vers l'élection présidentielle de
18:152027.
18:18Il est l'heure à présent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
18:30Au Moyen-Orient, la situation est tendue entre les États-Unis et l'Iran.
18:34Le président américain Donald Trump a menacé d'anéantir les centrales électriques iraniennes
18:39si le détroit d'Hormuz n'est pas rouvert dans les 48 heures.
18:43En réponse, l'Iran a averti qu'il frapperait les infrastructures énergétiques de technologie,
18:47de l'information et de dessalement d'eau américaine et israélienne dans la région.
18:52Et pour parler des implications économiques de cette escalade des tensions,
18:56nous sommes en direct de Nice avec Adel Ben Youssef, professeure d'économie à l'université Côte d'Azur.
19:02Adel Ben Youssef, bonsoir et merci d'être avec nous.
19:06Bonsoir.
19:07Le président américain Donald Trump a menacé d'anéantir les centrales électriques iraniennes
19:12si le détroit d'Hormuz n'est pas rouvert dans les 48 heures.
19:16Quelles sont les conséquences potentielles d'une attaque contre les centrales électriques iraniennes ?
19:24Je renouvelle mon bonsoir à tous vos téléspectateurs et téléspectatrices.
19:31Je pense que nous sommes dans un scénario d'escalade, mais en même temps sur des effets d'annonce.
19:38Il peut y avoir des effets très importants si ces annonces et ces menaces sont mises en place,
19:45notamment un effet massif au niveau domestique, c'est-à-dire sur l'Iran lui-même,
19:50parce que l'alimentation de l'électricité, elle alimente les ménages,
19:54mais également tout ce qui est raffinerie, la logistique, les complexes industriels.
19:59Et donc, dès lors qu'on se dirige vers un scénario de ce type,
20:03c'est mettre à l'économie en fait en état de stagnation et d'arrêt total.
20:10Mais ça risque d'avoir des répercussions humaines et humanitaires très importantes,
20:18puisque ça impactera également des secteurs vitaux tels que la santé.
20:25Donc, c'est une infrastructure critique.
20:29Normalement, en état de guerre, on ne doit pas toucher les infrastructures critiques
20:33qui doivent justement faire fonctionner les économies.
20:37Mais là, on voit bien que le piège qui a été tendu pour Trump se referme sur lui.
20:43Donc, il est obligé d'aller vers une menace extrême pour pouvoir débloquer la situation.
20:50Alors, il y a deuxièmement un effet sur la région,
20:53parce que la question n'est pas sur la frappe, mais sur la capacité de riposte.
20:58Des Iraniens.
21:00Puisque là, on est dans des effets régionaux.
21:03Et donc, si on est dans un scénario d'escalade,
21:06et que les Iraniens ripostent à cette menace par l'exécution eux-mêmes de leur menace,
21:12qu'ils ont affirmé depuis hier,
21:15c'est de toucher les secteurs vitaux dans l'économie du Golfe,
21:21à commencer par les infrastructures critiques en matière d'eau,
21:24décennisation de l'eau,
21:26et également, en fait, les terminaux pétroliers et gaziers.
21:30Et là, on est dans un scénario catastrophique,
21:33parce que les impacts sont régionaux,
21:36mais également mondiaux,
21:38parce qu'on voit bien que ça,
21:40ça veut dire un blocage de l'économie
21:42ou des répercussions sur l'économie mondiale
21:44beaucoup plus importante que ne le sont actuellement.
21:49Donc, on voit bien que nous sommes ici dans un scénario
21:53plutôt, moi je dirais,
21:55de menace,
21:58et la menace est en général plus importante que son exécution.
22:02On veut arriver peut-être à un deal,
22:04et ces menaces d'aller vers des solutions extrêmes
22:08vont faire converger peut-être ce deal
22:11qui est en train de se dessiner, je l'espère.
22:15Alors, les menaces de Donald Trump
22:16contre les installations électriques iraniennes
22:18ont déjà provoqué une hausse des prix du pétrole,
22:20atteignant des niveaux records.
22:22Quelles sont les implications économiques
22:24d'une escalade des tensions
22:26entre les États-Unis d'un côté et l'Iran de l'autre ?
22:31Oui, les marchés financiers et les marchés mondiaux
22:35sont déjà en réaction, voire en surréaction.
22:39C'est-à-dire, une menace de ce type-là,
22:42même si son exécution pourrait être
22:45avec une probabilité faible,
22:47provoque immédiatement une surréaction du marché.
22:51Et on a vu le prix du Brent à l'échelle internationale
22:54dépasser les 100 dollars et rester à 100 dollars.
22:57Et donc, c'est un choc pétrolier
22:59puisque c'est 50% sur un mois.
23:01Et puis, même là, le WTI,
23:05donc le prix du baril sur le marché américain,
23:08parce que les États-Unis sont un grand pays producteur
23:12et ils produisent pour eux-mêmes.
23:14Mais même sur ce type de produit,
23:16on a une augmentation substantielle
23:19et ça a dépassé les 90 dollars.
23:21Donc, il y aura un effet inflationniste très important
23:25si les prix se maintiennent à ce niveau.
23:28Un effet également sur l'économie mondiale.
23:31Parce que, comme le rappelle la règle établie par le FMI,
23:35c'est qu'une augmentation de 10% de l'énergie au niveau mondial,
23:41c'est 0,4% d'inflation supplémentaire à l'échelle mondiale.
23:46Et donc, il y a eu un risque inflationniste très important.
23:50Donc, vous le voyez bien.
23:51C'est-à-dire qu'on est quasiment à deux points d'inflation de plus
23:54aujourd'hui comme risque au niveau international.
23:58Alors qu'on a mis beaucoup de temps
24:00pour maîtriser l'inflation
24:03depuis l'invasion de la Russie en Ukraine.
24:07Et également, en fait, une stagnation de l'activité économique,
24:11un recul de 0,1 à 0,2%,
24:14un point de croissance pour 10% supplémentaire
24:18d'augmentation du prix de l'énergie.
24:21Donc, les répercussions sur les marchés sont déjà là.
24:24Le prix du Brent et du WTI,
24:26donc les deux marchés les plus importants en matière d'énergie,
24:30sont aux alentours de 100 dollars.
24:33Mais on risque d'avoir un dérapage
24:35si on va vers un scénario beaucoup plus affirmé,
24:39beaucoup plus important.
24:40Et donc, déjà, on sait que les répercussions
24:44sont quasiment pour deux trimestres actuellement.
24:48S'il y a la mise en place des frappes et des représailles,
24:57on pourrait avoir un effet sur l'économie
24:59qui serait beaucoup plus important dans le temps
25:02et qui pourrait durer plusieurs trimestres.
25:04Parlons à présent de l'économie des pays du Moyen-Orient
25:07touchés par cette guerre.
25:09Les menaces du président américain ont été perçues
25:11comme une escalade.
25:12Et l'Iran a déjà riposté
25:14en frappant des infrastructures clés au Moyen-Orient.
25:16Comment les pays du Moyen-Orient
25:18pourraient-ils économiquement être affectés
25:20par ce conflit, selon vous ?
25:22Alors, les pays du Moyen-Orient
25:25et surtout le Conseil du Golfe,
25:28en fait, les pays du Golfe,
25:29sont fortement impliqués
25:33et sont fortement affectés.
25:36Parce que, premièrement, les terminaux,
25:38on a vu le terminal gazier, par exemple,
25:40frapper au Qatar,
25:42qui pourrait générer, en fait,
25:44une perte de 20 milliards de dollars.
25:46Donc là, sur le secteur des hydrocarbures,
25:49il y a un ralentissement des échanges internationaux.
25:52Donc, ils vendent moins.
25:54Ils produisent moins
25:55parce qu'on ne peut pas produire et stocker.
25:58Donc, ils ont arrêté le stockage.
26:03On ne peut pas stocker davantage, en fait,
26:05même si on produit.
26:06Donc, arrêt de la production
26:07parce qu'on ne peut pas charger.
26:10Donc, le secteur, il est à l'arrêt actuellement
26:13avec des pertes très importantes,
26:15le coût en termes d'énergie.
26:17Mais pour les économies diversifiées,
26:20comme, par exemple, les Émirats,
26:22le Qatar lui-même, l'Arabie saoudite,
26:25dans le secteur du tourisme,
26:27on a des effets très importants.
26:28Augmentation des coûts et arrêts,
26:31en fait, de ce secteur.
26:33Arrêt, notamment, du transport aérien.
26:35Augmentation des billets d'avion.
26:38Annulation des réservations,
26:40donc ce secteur.
26:41Mais également, tous les secteurs
26:42liés à la pétrochimie,
26:44liés aux engrais,
26:45liés à tous ces secteurs.
26:47Qui n'arrivent plus à écouler
26:48par le détroit de Hormuz,
26:50de leur production.
26:52Donc, le coût,
26:53il est en train de devenir exorbitant
26:56pour les pays du Conseil du Golfe,
27:00qui ne sont pas part dans ce conflit,
27:04mais qui sont aujourd'hui en train de subir
27:06de manière très importante,
27:09les répercussions.
27:10Alors, le plus important,
27:13la grande question,
27:14c'est est-ce que ce conflit va s'éterniser,
27:17donc va durer ou non ?
27:19Parce qu'en fonction de ça,
27:21il y aura justement des effets
27:23beaucoup plus profonds,
27:25notamment sur l'attractivité de ces pays
27:29pour beaucoup d'industries.
27:31Et notamment,
27:33ce qu'on a vu actuellement,
27:34c'est une délocalisation,
27:36par exemple,
27:38de tout ce qui est centres de serveurs,
27:41d'intelligence artificielle,
27:42des grands projets
27:45pour diversifier ces économies
27:46et qui pourraient être revus,
27:48en fait,
27:49si jamais la situation se dégrade.
27:51Est-ce que, selon vous,
27:52une escalade prolongée des tensions
27:54pourrait entraîner une récession mondiale,
27:56notamment si le conflit
27:58perturbe les chaînes
27:59d'approvisionnement globales ?
28:02Tout à fait,
28:03c'est un scénario qui est plausible,
28:04c'est le scénario qui fait
28:05le plus peur aujourd'hui,
28:07parce que ce sera un choc asymétrique,
28:10parce qu'en fait,
28:11il va frapper davantage les pays
28:15donc importateurs nets de pétrole.
28:18Et donc là,
28:19sur les chaînes d'approvisionnement mondiaux,
28:22certains pays vont manquer de carburant,
28:25vont manquer en fait d'énergie
28:26pour pouvoir fonctionner les économies.
28:29Principalement,
28:29c'est la Corée, la Chine, le Japon,
28:31donc les pays asiatiques
28:33vont être fortement impliqués.
28:35On le voit déjà en Inde,
28:36on le voit au Sri Lanka,
28:38avec des économies
28:39qui commencent à tourner au ralenti.
28:43En Europe également,
28:44il va y avoir un impact,
28:46notamment parce que l'Europe
28:47s'approvisionne une partie
28:49du GNL, du gaz,
28:51qui vient suite au changement
28:54après la guerre de la Russie
28:57et la nécessité de diversifier,
28:59même si elle importe beaucoup
29:01des États-Unis.
29:02Donc, on va avoir une récession mondiale
29:05si jamais le conflit s'éternise,
29:07si jamais il y a un dérapage,
29:10si jamais le golfe de Hormuz
29:15reste fermé
29:16et donc ce point de passage
29:18sera fermé pour longtemps,
29:20on pourrait avoir en fait
29:22une récession qui frappe
29:23surtout l'Europe et l'Asie.
29:26Bien sûr, les pays net importateurs
29:28de pétrole,
29:29y compris en Amérique du Sud
29:32et en Afrique,
29:35seraient également touchés.
29:37Les États-Unis seraient moins dans ça,
29:41sauf que les États-Unis,
29:43ils pourraient avoir également
29:44un crash de tout ce qui est
29:46valeurs technologiques
29:47sur l'intelligence artificielle
29:49et d'autres,
29:49parce que les pétrodollars actuellement,
29:51notamment des pays du Golfe,
29:53alimenter les bourses à New York,
29:55pour pouvoir justement
29:57investir davantage dans la technologie.
29:59Sauf qu'en manquant de moyens
30:01dans les pays du Golfe,
30:03on risque d'avoir un choc financier
30:06également aux États-Unis
30:08et il pourrait y avoir justement
30:10des effets de cascade,
30:11un effondrement
30:12sur tout ce qui est valeurs technologiques
30:14et la bulle de l'intelligence artificielle
30:17pourrait être...
30:18Donc, on voit bien que
30:19c'est un scénario catastrophe,
30:21mais plausible
30:22si la guerre n'est pas maîtrisée,
30:24s'il n'y a pas en fait
30:26une désescalade rapide.
30:29Selon certains analystes,
30:31les marchés boursiers
30:32pourraient connaître
30:32une volatilité accrue
30:34et les investisseurs
30:35pourraient se tourner
30:36vers des valeurs refuge.
30:37Selon vous,
30:38Adèle Benyussef,
30:39quel est l'impact
30:40de cette escalade des tensions
30:41sur les marchés financiers ?
30:44Oui, comme je viens de l'expliquer,
30:46en fait,
30:46il peut y avoir
30:47donc un impact immédiat
30:50sur les valeurs technologiques
30:51parce qu'on voit bien
30:53derrière la problématique
30:54de l'intelligence artificielle
30:56aujourd'hui
30:56et le boom
30:57et les investissements colossaux,
31:00il y a des pétrodollars,
31:02il y a des investisseurs
31:04de ce type-là
31:05qui pourraient avoir
31:06moins d'impact
31:07et donc moins d'investissements
31:09sur cela.
31:10Mais également,
31:11il faudrait voir
31:12que derrière ces projets
31:14de technologies,
31:15il y a de l'énergie
31:16parce que l'intelligence artificielle
31:18et les autres technologies
31:19ont besoin,
31:20notamment les blockchains
31:23ou d'autres,
31:23ont besoin de cette énergie
31:27et donc en manquant d'énergie,
31:29on manquerait en fait
31:30de l'essentiel pour cela.
31:33Mais également,
31:35ce qu'on constate actuellement,
31:37c'est le risque géopolitique
31:41qui est en train
31:42qui est en train
31:42d'être pricé
31:48dans le sens
31:49qu'il y a une prime
31:50de risque géopolitique
31:52qui s'installe
31:53et cela se répercute
31:55sur notamment
31:56les assurances.
31:57L'assurance,
31:58on le voit bien aujourd'hui
32:00pour le transport maritime.
32:02Or,
32:02le transport maritime,
32:03c'est le secteur
32:04qui achemine
32:05les marchandises
32:05à travers le monde,
32:07sauf qu'en augmentant
32:08les prix,
32:08là,
32:09il pourrait y avoir
32:09en fait
32:10des répercussions
32:11très importantes
32:12qui sont répercutées
32:14sur les actifs financiers.
32:16Le deuxième canal,
32:18c'est justement
32:19le canal
32:20des valeurs refuge.
32:21Donc,
32:21on pourrait avoir
32:22un retour
32:23vers le dollar.
32:25Je crois que
32:25le dollar a augmenté
32:26actuellement,
32:28mais on s'attendait
32:30à une augmentation
32:30également
32:31des valeurs refuge
32:32comme l'or
32:33et d'autres valeurs.
32:36Mais malheureusement,
32:37c'est un fait,
32:40on constate
32:41que l'or,
32:42il a décroché
32:43ces dernières semaines
32:43et on ne comprend pas
32:45la dynamique,
32:45même si on est...
32:47Donc,
32:48on voit bien
32:48qu'ici,
32:49il va y avoir
32:50un effet
32:50de changement
32:51de comportement
32:53dans les portefeuilles
32:54des grands institutionnels.
32:56C'est ceux
32:56qui vont avoir
32:58ce changement-là.
32:59On verra
33:00vers quelle valeur
33:01il pourrait y aller.
33:02Mais aujourd'hui,
33:04il ne se dégage pas
33:05des valeurs refuge
33:06particulière
33:07sur lesquelles
33:09les grands institutionnels,
33:11c'est-à-dire
33:11les grands portefeuilles,
33:12sont en train
33:13d'aller
33:14pour donner
33:14une indication.
33:15Donc,
33:16pour l'instant,
33:17on est dans un scénario
33:19de stress modéré
33:20chez les grandes portefeuilles
33:23au niveau international.
33:25C'est-à-dire
33:25qu'on regarde
33:26la situation,
33:27mais on n'essaye pas
33:28trop de faire
33:29de gros mouvements
33:30pour ne pas provoquer
33:31une panique
33:32sur les marchés internationaux.
33:34Merci beaucoup,
33:35Adèle Ben Youssef,
33:36pour votre analyse
33:37et d'avoir répondu
33:38à toutes nos questions.
33:38Je rappelle que vous êtes
33:39professeur d'économie
33:40à l'Université Côte d'Azur
33:42et que vous étiez
33:43avec nous en direct
33:44depuis Nice.
33:44Merci.
33:46Merci à vous.
33:50Un mot de sport
33:51à présent
33:51avec l'ancien sélectionneur
33:53des équipes marocaines
33:54de football,
33:55Talers Kitioui,
33:56qui a officiellement
33:56rejoint l'équipe nationale
33:58du Sultanat d'Omane
33:59en tant que nouveau sélectionneur.
34:01Après une carrière
34:02d'entraîneur ponctuée
34:03de succès,
34:04dont la Coupe arabe
34:06et le Chan,
34:07il quitte le Maroc
34:08en laissant derrière lui
34:09un héritage fort
34:10et des services
34:11rendus au football national,
34:13salués par la Fédération
34:14et les supporters.
34:20Il est l'heure à présent
34:21de faire le tour
34:21de l'actualité économique
34:22nationale et internationale
34:23et c'est avec
34:24Nasser Denounayn.
34:34On débute ce journal au Maroc,
34:35les acteurs économiques
34:36se multiplient à travers le pays.
34:38La région de Marrakech-Safi
34:40contribue à cette augmentation
34:41et confirme sa trajectoire
34:43de dynamisme entrepreneurial.
34:44En 2025,
34:45plus de 12 000 entreprises
34:46y ont été créées,
34:47parmi lesquelles
34:48près de 10 000 personnes morales,
34:50le reste étant
34:50des personnes physiques.
34:51Dans le détail,
34:52sans surprise,
34:53c'est à Marrakech
34:54que l'activité
34:54est la plus forte.
34:55La ville ocre
34:56confirme son rôle
34:57de pôle économique régional.
34:59Côté secteur,
35:00c'est le commerce,
35:00le bâtiment
35:01et les services
35:02qui ont le vent en poupe.
35:03Autre tendance à relever,
35:04le succès de la SARL
35:06associée unique.
35:07Cette forme juridique
35:08représente à elle seule
35:09près de 2 tiers
35:10des nouvelles entreprises créées.
35:12La dynamique s'inscrit
35:13dans un mouvement
35:14plus global et national.
35:15En 2025,
35:16109 000 entreprises
35:17ont lancé leurs activités.
35:20Cap au nord du Maroc
35:21où la région
35:21Tangier-Tétouan,
35:22le Hessema,
35:23mise sur le développement local.
35:24Le conseil de la région
35:25mobilise 33 millions de dirhams
35:27pour la création
35:28de deux zones
35:28d'activité économique
35:29à Sheffshaouen
35:30et Terguiste.
35:32Objectif,
35:32renforcer l'attractivité
35:34territoriale
35:34et encourager
35:35les investissements.
35:36Des éléments moteurs
35:37pour l'économie nationale.
35:39Sur les 33 millions de dirhams,
35:4023 seront consacrés
35:42à la zone Sheffshaouen
35:43qui accueillera
35:43notamment des ateliers
35:45dédiés à l'artisanat
35:46entre autres.
35:47Les 10 millions restants
35:48permettront l'aménagement
35:49d'une zone
35:49de 2 hectares
35:50destinée à faciliter
35:52l'accès aux fonciers
35:53pour les porteurs de projets.
35:54Ces infrastructures
35:55visent à créer
35:56des emplois durables
35:57et aussi à mieux répartir
35:59l'activité économique
36:00sur le territoire.
36:01Un pari sur l'équilibre
36:02régional
36:03pour faire émerger
36:04de nouveaux pôles économiques
36:05au-delà des grandes villes
36:07déjà bien solides.
36:09Dernière information
36:10concernant le Maroc.
36:11Au quatrième trimestre 2025,
36:13le marché boursier marocain
36:14a été dominé
36:15par deux principaux acteurs.
36:17Les organismes
36:18de placement collectif
36:19en valeur mobilière,
36:20les OPCVM
36:21et les personnes morales marocaines.
36:23À eux seuls,
36:23ils concentrent
36:24plus de deux tiers
36:25des transactions.
36:26Loin devant les particuliers
36:27qui ne pèsent
36:28qu'un peu plus de 20%.
36:29Un point reste à relever,
36:30les investissements étrangers
36:32et ceux transitant
36:33par le réseau bancaire
36:34sont en nette hausse,
36:35même s'ils ne représentent
36:36qu'environ 6% des échanges.
36:38Si le marché
36:38est principalement porté
36:39par les acteurs nationaux,
36:41il continue d'attirer
36:42les investisseurs
36:42à l'international.
36:44On quitte le Maroc
36:45pour s'intéresser
36:46au marché mondial
36:47de l'automobile.
36:48Le bras de fer
36:48entre l'Europe et la Chine
36:49prend un tournant.
36:50Pour la première fois
36:51en 2025,
36:52l'Europe a importé
36:53plus de véhicules chinois
36:54qu'elle n'en a exportés
36:55vers la Chine,
36:56selon le cabinet EY.
36:57Le secteur automobile allemand
36:59sort d'une année 2025
37:00marquée par la poursuite
37:02de son déclin.
37:02Le chiffre d'affaires
37:03a reculé de 1,6%.
37:05L'emploi a chuté
37:06encore plus vite
37:07dans le secteur,
37:08une chute de 6,2%.
37:10Malgré cela,
37:11les marques chinoises
37:11restent encore en difficulté.
37:13Sur le marché allemand,
37:14les grandes marques allemandes
37:15défendent leur position.
37:18On reste en Europe
37:18où le président français,
37:20Emmanuel Macron,
37:21et le chancelier allemand,
37:22Friedrich Merz,
37:22annoncent avoir lancé
37:23une mission de rapprochement
37:25entre Airbus et Dassault.
37:26En effet,
37:27ils s'opposent
37:27sur le projet d'avion
37:28de combat européen,
37:29le SCAF,
37:30lancé en 2017
37:31par Emmanuel Macron
37:32et l'ancienne chancelière
37:33Angela Merkel.
37:34Pour l'instant,
37:34Berlin n'exclut pas
37:35une option
37:36à deux avions distincts
37:37pour laquelle Paris
37:38n'est pas d'accord.
37:39A voir les potentielles solutions
37:40que pourrait apporter
37:41cette mission de rapprochement.
37:44On clôture ce journal
37:45en Afrique
37:46avec la relance
37:46du projet ferroviaire
37:48Sino-Kenyan
37:48arrêté depuis six ans.
37:50Un projet stratégique
37:51initialement financé
37:52par Pékin
37:53mais suspendu
37:54faute de moyens
37:54et sur fond de critiques
37:56liés à l'endettement.
37:57Aujourd'hui,
37:57le projet reprend.
37:58Les autorités relancent
37:59l'extension de la ligne
38:00qui doit relier
38:01Mambaza à Malaba
38:02à la frontière
38:03avec l'Ouganda.
38:04Au-delà du redémarrage
38:05des travaux,
38:06cette relance
38:06montre une évolution
38:07plus large.
38:08La Chine revoit
38:09sa manière d'investir
38:10en Afrique
38:10avec des approches
38:11plus prudentes
38:12et ciblées.
38:13Pékin maintient
38:14ses positions en Afrique
38:15où elle reste
38:16dans de nombreux pays
38:16un acteur clé
38:17notamment des infrastructures
38:19africaines.
38:20Votre Soir Info
38:21se poursuit
38:22avec l'invité culture.
38:23Mariam Remrichi
38:24reçoit Eugène Baudet,
38:26écrivain et membre
38:27de l'Académie du Royaume du Maroc.
38:39Mesdames et messieurs,
38:40bonsoir et bienvenue
38:41dans l'invité culture.
38:42Nous plongeons ce soir
38:44au cœur d'un dictionnaire
38:46pas comme les autres,
38:47laissant un mot
38:48de la francophonie.
38:50Cet ouvrage met en lumière
38:51la plasticité d'une langue
38:53qui a su s'enraciner
38:54avec force
38:55dans plusieurs pays,
38:57dans le continent africain,
38:59au Québec,
39:00en Belgique,
39:00en Suisse
39:01et aussi au Maghreb.
39:04Donc sans un mot
39:05pour saisir
39:05la vitalité
39:06d'un français pluriel
39:08qui semble refuser
39:09de s'uniformiser
39:10un espace vivant
39:12où le mot
39:12se fait trait d'union
39:14entre les cultures.
39:15Et pour en parler,
39:16nous recevons
39:17ce soir,
39:18Regène Ebaudet,
39:19vous êtes écrivain,
39:20vous travaillez également
39:23à l'Académie
39:23du Royaume du Maroc.
39:24C'est un plaisir
39:25de vous avoir avec nous,
39:26un plaisir renouvelé
39:27de vous avoir
39:28sur ce plateau.
39:29Le mien également
39:30est renouvelé
39:32d'être présent
39:34à votre antenne.
39:35Alors j'ai entre les mains
39:36ce petit dictionnaire
39:37laissant un mot
39:38de la francophonie.
39:40Une première,
39:42cette publication
39:42est une première.
39:43Racontez-nous
39:44un petit peu
39:44comment est venue
39:45l'idée de ce projet.
39:46Eh bien,
39:47c'est la maison
39:51TV5Monde,
39:52une maison
39:53de la francophonie
39:54donc,
39:55qui a initié
39:57ce projet
39:57et il y a
40:00plusieurs personnalités
40:01qui ont été
40:02sollicitées
40:03et c'était
40:04pour moi
40:04un plaisir
40:05de répondre
40:07à leurs sollicitations
40:08sachant que
40:10TV5Monde
40:11a renouvelé
40:12ses équipes
40:12et je remercie
40:15la présidente
40:16Kim Younes
40:16la PDG
40:18de TV5Monde
40:19sous les conseils
40:21de Denise Epoté
40:23une journaliste
40:24de renom
40:24une grande figure
40:26du journalisme
40:27africain et mondial
40:29parce que
40:30elle a
40:31une compétence
40:32reconnue
40:33par tout le monde
40:34et j'ai eu
40:37la chance
40:38je crois
40:39de pouvoir
40:39faire des émissions
40:42avec elle
40:42notamment
40:43sur une émission
40:46qu'elle animait
40:48et qu'elle a initiée
40:49et si vous me disiez
40:51la vérité
40:51donc j'ai pu
40:53avoir
40:54l'occasion
40:55de présenter
40:56plusieurs de mes livres
40:57dont Brulant
40:59était le regard
41:00de Picasso
41:00ça a été
41:01notre première
41:02rencontre
41:02ensuite
41:03les autres
41:04ouvrages
41:05m'ont
41:07valu
41:08la joie
41:09de pouvoir
41:10m'exprimer
41:11à son antenne
41:12donc Denise
41:12Epoté
41:13est une journaliste
41:15qui a aussi
41:16contribué
41:16à ce que
41:18je puisse être
41:19choisi
41:20pour présenter
41:22pour être présent
41:23dans cet ouvrage
41:24donc je
41:25la remercie
41:26je le souhaite
41:27puisqu'elle vient
41:28de prendre sa retraite
41:29je lui souhaite
41:30le bonheur
41:32celui que j'évoque
41:34justement
41:35et elle a été présente
41:37ici à Rabat
41:38à l'Académie du Royaume
41:39du Maroc
41:40pour un colloque
41:41que nous avons réalisé
41:43autour de l'esthétique
41:44africaine
41:45vous voyez
41:45qu'elle représente
41:46fort bien
41:47cette esthétique
41:48vous profitez
41:49de ce moment
41:49pour lui rendre hommage
41:51ce qui est une très bonne chose
41:53en tout cas
41:53plusieurs mots
41:55comme on disait
41:56sans un mot
41:57défini par
41:58plusieurs personnalités
41:59vous définissez
42:01le mot
42:01bonheur
42:02expliquez-nous
42:03un petit peu
42:03comment vous expliquez
42:05ce mot
42:06j'ai choisi
42:07le mot
42:07bonheur
42:08j'ai aussi conscience
42:09dans le contexte
42:11actuel
42:11qu'il peut paraître
42:13décalé
42:14anachronique
42:15sans objet
42:16puisque
42:17le monde
42:18est traversé
42:18de crises
42:20graves
42:20y compris
42:22de guerre
42:23et je suis
42:25assez peiné
42:27pour ceux
42:27qui perdent
42:28la vie
42:28avec
42:29l'idée
42:31d'ailleurs
42:31qu'un des serments
42:34prononcés
42:35en terre africaine
42:36et qui était
42:37très important
42:38qui a inauguré
42:39le cycle
42:40des constitutions
42:41orales
42:42qui ont marqué
42:43l'humanité
42:44et qui
42:46l'ont
42:47à ce point
42:48marqué
42:48que l'UNESCO
42:49a inscrit
42:52la charte
42:53du mandé
42:53qui porte
42:54donc
42:55dans son
42:56l'un de ses premiers
42:57articles
42:58cette phrase
42:59toute vie
43:00est une vie
43:01et aucune vie
43:03n'est supérieure
43:03à une autre
43:04et cette charte
43:06du mandé
43:06a été prononcée
43:07en 1236
43:09après une bataille
43:11hélas
43:12la bataille
43:12de Kirina
43:13qui a
43:14vu donc
43:15le triomphe
43:16de Sundiata Keïta
43:18et en réunissant
43:20la confrérie
43:21des chasseurs
43:22il y a eu
43:23à Kurugan Fuga
43:24l'adoption
43:25donc de cette charte
43:26du mandé
43:26avec
43:2744 articles
43:29et
43:30ce premier article
43:32qui dit
43:32que toute vie
43:33est une vie
43:33nous ramène
43:35donc à la
43:37préciosité
43:37de toute vie
43:38humaine
43:39et celle
43:40qui
43:40se perdent
43:42à travers
43:42les conflits
43:44et les guerres
43:45nous désespèrent
43:46du coup
43:47le mot bonheur
43:47peut paraître
43:48un décalage
43:49avec cette actualité
43:51que nous vivons
43:52et j'ai
43:53donc à l'esprit
43:54que
43:55en choisissant
43:56ce mot
43:57je voulais
43:58non pas
44:00être un décalage
44:01complet
44:02avec
44:02les réalités
44:04humaines
44:04les difficultés
44:05du vivant
44:06avec
44:06la conflictualité
44:09qui met souvent
44:12en affrontement
44:14des peuples
44:15et qui les divise
44:17et bien
44:18je pensais
44:19qu'on pouvait
44:20avoir
44:20une perspective
44:22haute
44:23et cette perspective
44:24haute
44:24vient par
44:25un sentiment
44:27exalté
44:29qui est un sentiment
44:30supérieur
44:31celui qui nous
44:32sort justement
44:34et de la tristesse
44:36et
44:38de
44:39l'idée
44:40que nous affrontons
44:41un ennemi
44:41parce que
44:42quand on
44:42est habité
44:44par le bonheur
44:45on a
44:45une harmonie
44:47en soi
44:47que l'on veut
44:48répandre
44:49et donc ça
44:50c'est la perspective
44:51que j'ai choisie
44:52celle de l'harmonie
44:53considérant que
44:54les guerres
44:55les
44:56difficultés
44:58sociales
44:58les
44:59les conflits
45:02technologiques
45:03parce que
45:03nous en avons
45:04aussi
45:04et la misère
45:06humaine
45:06sont transitoires
45:09si nous nous
45:10mobilisons
45:11pour ce qui
45:12est harmonieux
45:13et ce qui
45:14apporte
45:15de la satisfaction
45:16haute
45:16et bien
45:17le bonheur
45:18est un mot
45:19approprié
45:20d'ailleurs
45:21je livre un peu
45:22un exposé
45:24très rapide
45:25sur les évolutions
45:27de ce mot
45:27à partir du siècle
45:28dit des Lumières
45:30lorsque
45:31Saint-Just
45:32dit que le bonheur
45:33je crois
45:34c'est en 1794
45:36le bonheur
45:36est une idée
45:37neuve
45:38en Europe
45:38elle était déjà
45:40vieille
45:40en Afrique
45:41une harmonie
45:43donc dans un monde
45:44en difficulté
45:45aujourd'hui
45:46mais qui
45:47nous l'espérons
45:48retrouvera
45:49la voie
45:50du bonheur
45:51il faut l'espérer
45:52d'ailleurs
45:53c'est peut-être
45:54aussi l'occasion
45:55de dire
45:56qu'il ne faut pas
45:58se contenter
45:59des événements
46:00de l'actualité
46:02les anticiper
46:03peut-être que
46:05l'ONU
46:06qui est
46:07chahutée
46:10l'Union
46:11africaine
46:11dans le continent
46:13africain
46:14qui peine
46:15aussi à réguler
46:16les conflits
46:18à être
46:19un arbitre
46:20et il se trouve
46:21que peut-être
46:22l'idée
46:23d'avoir
46:24un arbitre
46:26est une question
46:27qui est intéressante
46:28qui peut être
46:29un arbitre
46:30et bien
46:32en s'inspirant
46:33par exemple
46:34de la charte
46:34du Mandé
46:35l'arbitre
46:36doit être
46:36un collectif
46:37et doit être
46:40composé
46:40de ceux
46:41qui ont
46:41une autorité morale
46:42et qui ont
46:44une vision
46:44sur ce que
46:46l'humanité
46:46peut être
46:48renforcée
46:50se respectant
46:52elle-même
46:52inspirant
46:53justement
46:54les éléments
46:56les plus élevés
46:57et non
46:58les passions
46:58tristes
46:59et bien
47:00c'est peut-être
47:01l'occasion
47:01de lancer
47:02à votre antenne
47:03une idée
47:04que
47:04l'arbitre
47:06mondial
47:07ce sont
47:07les belles âmes
47:08du monde
47:09qu'il faudrait
47:09convoquer
47:10on les connaît
47:11il suffirait
47:12par continent
47:12de les réunir
47:13et avant tout
47:14conflit
47:15de solliciter
47:15leur avis
47:17en tout cas
47:18pour revenir
47:19à la francophonie
47:20à ces 101 mots
47:21on dit souvent
47:22que le français
47:24n'appartient plus
47:25à la France
47:25à travers ces 101 mots
47:28que pouvez-vous nous dire
47:29sur le centre gravité
47:31de la francophonie
47:32aujourd'hui ?
47:33Eh bien
47:33nous sommes au Maroc
47:36très heureux
47:37d'y être
47:38conscient
47:39des difficultés
47:40du monde
47:40des problèmes
47:42qui se posent
47:43à l'humanité
47:43et à partir
47:45de cette terre
47:46sous la vision
47:49de sa majesté
47:50le roi Mohamed VI
47:51qui lui-même
47:52est précisément
47:53disponible
47:54pour être
47:56un facilitateur
47:57eh bien
47:58soyons des facilitateurs
48:00de ce qui
48:02peine l'humanité
48:04et justement
48:05de ce qui peut
48:06lui apporter
48:07un peu plus
48:08de lumière
48:09un peu plus
48:10d'élévation
48:12Plusieurs appels
48:13en cet entretien
48:14avec vous
48:15Eugène
48:15en tout cas
48:16un appel
48:16à la paix
48:17à l'harmonie
48:18à la communication
48:19à l'ouverture
48:20vers le monde
48:20et à la sagesse
48:21dans la prise
48:23de l'éducation
48:23Absolument
48:23à l'éducation aussi
48:25parce que la sagesse
48:26elle ne vient pas
48:27de manière spontanée
48:28elle suit un parcours
48:30elle suit une trajectoire
48:31et donc
48:32la préparation
48:33est importante
48:34les apprentissages
48:35les transmissions
48:36sont à l'ordre du jour
48:38et la mobilisation
48:39des grands esprits
48:40des grandes âmes
48:41comme dirait
48:42Mademma Gandhi
48:43Comment un mot
48:44justement parvient-il
48:46aujourd'hui
48:46à s'enraciner
48:47avec autant de force
48:49dans des territoires
48:50en dehors
48:51de la France ?
48:52Eh bien
48:53l'esprit humain
48:55est divers
48:57la francophonie
48:58est une diversité
48:59vous le disiez
49:00que la France
49:01le français
49:02n'appartient pas
49:03au seul français
49:04ce qui veut donc dire
49:06que
49:06les parlants
49:08de cette langue
49:09l'enrichissent aussi
49:11avec leur propre
49:14culture
49:14avec leur propre
49:18vocable
49:19avec
49:20l'idée
49:21qu'une langue
49:23n'est pas
49:24achevée
49:25tout comme
49:26l'humanité
49:27elle-même
49:27et les langues
49:28marchent aussi
49:29par des accumulations
49:31successives
49:32par des emprunts
49:33les mots
49:34harem
49:35les mots
49:36t
49:36les mots
49:39différents mots
49:40viennent du français
49:42viennent d'autres langues
49:43et les mots
49:44arabes
49:45ont contribué
49:46d'ailleurs
49:47à enrichir
49:47le lexique
49:49du français
49:51et ici
49:52je sais que
49:53parmi les personnalités
49:55qui ont concouru
49:56à la réalisation
49:57de cet ouvrage
49:58il y a
49:58sous les mains
49:59de Bachir
49:59Diagne
50:00qui utilise
50:01le mot odeur
50:02odeur de sainteté
50:04et l'expression
50:05qu'il reprend
50:06il y a
50:21personnalité
50:21je ne peux pas
50:22toutes les citer
50:24si vous deviez
50:25choisir un mot
50:25pour définir
50:26un petit peu
50:27la francophonie
50:27de demain
50:28lequel serait-il
50:29ah c'est la diversité
50:32celui-là
50:33il ne faut absolument
50:34pas le manquer
50:35il faut le respecter
50:38la diversité
50:40c'est ce qui enrichit
50:41cette langue
50:42finalement
50:42oui
50:43c'est le pluriel
50:44peut-être
50:45un mot
50:47qui est
50:50significatif
50:50mais composé
50:53le singulier pluriel
50:55ce serait intéressant
50:56de définir
50:57aussi ainsi
50:58la francophonie
50:59un singulier pluriel
51:01en tout cas
51:02face à l'hégémonie
51:03de l'anglais
51:04globalisé
51:05aujourd'hui
51:06la francophonie
51:08est-elle
51:08une forme
51:10de résistance
51:11culturelle
51:15résister
51:16est une
51:17forme
51:18un peu
51:18on a
51:20l'impression
51:21d'être assiégé
51:22c'est une alternative
51:23à la pensée
51:24on pourrait dire ça
51:27à la pensée
51:28uniformisée
51:29globalisée
51:29je pense que la francophonie
51:31en la cultivant
51:32ça invite aussi
51:34à ne pas
51:35désespérer
51:36les autres langues
51:37par exemple
51:38l'Afrique
51:39a
51:39une
51:40la moitié
51:42des langues du monde
51:43le réservoir
51:44de la moitié
51:45des langues du monde
51:46sont en Afrique
51:473000 langues
51:48n'est-ce pas
51:48qui sont pratiquées
51:51en Afrique
51:51bien sûr
51:52on a besoin
51:52de traduire
51:53également
51:54on a besoin
51:55de faire en sorte
51:55que
51:56comme le dit aussi
51:57Suleymane Bachir
51:58Diagne
51:58à travers la traduction
51:59qu'elle démontre
52:01l'hospitalité
52:01des langues
52:02et que
52:03si nous parlons
52:05nous mobilisons
52:07ici la francophonie
52:08que cet espace
52:10soit aussi
52:11attentif
52:12précisément
52:13à cette diversité
52:14des langues
52:14à ce patrimoine
52:16et que
52:18ces langues
52:18puissent
52:19exercer
52:20un
52:21voisinage
52:23s'enrichir
52:24mutuellement
52:25oui
52:25François-Xavier Fauvel
52:27qui est aussi
52:28un académicien
52:28à l'Académie
52:30du Royaume du Maroc
52:31qui est historien
52:32pense que
52:33la relation
52:35du
52:35du voisinage
52:38est importante
52:38parce qu'elle cultive
52:40le regard
52:42alternatif
52:43elle cultive
52:44aussi
52:45l'enrichissement
52:46réciproque
52:47et elle ne fait pas
52:48d'un outil
52:50un élément
52:51de domination
52:52sur les autres
52:53mais plutôt
52:54d'élargissement
52:54de cohabitation
52:56de mise en valeur
52:58et c'est ce que
52:59moi je veux retenir
53:00de la francophonie
53:01en l'invitant
53:02donc à être
53:03encore plus
53:05plus singulière
53:06dans ce qu'elle souhaite
53:07et plus
53:09pluriel
53:10dans ce qu'elle
53:11mobilise
53:11merci à vous
53:12Eugène Le Baudet
53:13c'était un plaisir
53:14de vous avoir
53:15comme invité
53:15ce soir
53:16un dernier mot
53:16pour nos téléspectateurs
53:17avant de finir
53:18et bien je vais
53:19sur une terre
53:22plurielle
53:22je vais en Guinée
53:23bientôt
53:24où un salon
53:25de livres
53:26sera justement
53:27proposé
53:28pour qu'il y ait
53:29une conjugaison
53:31une variation
53:34des regards
53:35entre culture
53:36et agriculture
53:37comment la lecture
53:39fait germer
53:40l'agriculture
53:41ce sera une question
53:42intéressante
53:42à aborder
53:43en Guinée
53:45à Conakry
53:45et je remercie
53:46les organisateurs
53:48d'avoir convié
53:49l'Académie du Royaume
53:50du Maroc
53:50et ma modeste personne
53:52merci à vous
53:53Eugène
53:54c'était un plaisir
53:55renouvelé
53:55de vous recevoir
53:56merci à vous
53:57c'est la fin
53:58de l'invité culture
53:59pour ce soir
53:59je vous souhaite
54:00une très bonne soirée
54:04et c'est aussi
54:04la fin de ce journal
54:05merci à vous
54:06de nous suivre
54:06l'information
54:07vous le savez
54:07reviens dans un instant
54:08sur Median TV
54:24Sous-titrage ST' 501
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